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Le Grêlé


Un détraqué sévit dans le 13ème arrondissement de Paris, un individu à la peau grêlée. C'est un sadique prédateur qui va élargir son territoire vers le 14, 11, 19 et 4ème arrondissement de paris, puis vers la banlieue proche de la capitale.

- 7 avril 1986 : Au 5 place de la Vénétie à Paris 13ème, Sarah A., 8 ans c'est apparemment la première agression, elle est ligotée et violée. Elle s'en sort.

Concernant la disparition de la petite Cécile BLOCH, la famille estime (sans doute à juste raison), que la police et la justice ont commis des bourdes et manifesté un laxisme probant. Beaucoup d'erreurs apparaissent en effet relatives au déroulement de l'enquête.

http://web.mac.com/dignaction/Cecile/Pour_d%C3%A9masquer.html

Il a fallu, par exemple, attendre 10 ans et le quatrième juge d'instruction pour que la justice française se décide à utiliser l'ADN, alors que le frère de Cécile, généticien, avait informé la justice dès le mois de mai 1986 des possibilités et proposé son aide. C’est seulement le cinquième juge, plus de quinze ans après le crime, qui ordonne sans succès à tous les laboratoires de police et de gendarmerie de comparer cet ADN à leurs fichiers.

Jean-Pierre BLOCH considère qu'un lien entre les différentes affaires aurait pu être établi dès 1987

Il en résulte plusieurs conséquences préjudiciables à l'enquête.

- Le 5 mai 1986 la jeune Cécile BLOCH est retrouvée morte dans un local dont pratiquement tous les locataires de l'immeuble, sis au 116 rue petit à Paris dans le 19ème, ignoraient l'existence. Le niveau -3 où a été retrouvé l'enfant, n'est pas desservi par les ascenseurs. Il faut emprunté un escalier pour y accéder et seul le gardien qui a découvert le petit corps aurait dû connaître l'endroit. La fillette de douze ans est à moitié dévêtue et grossièrement dissimulée par un morceau de moquette. Elle est allongée sur le ventre, porte des traces de strangulation, une plaie au thorax et a subit des sévices sexuels. La plaie a été provoquée par un coup de couteau sous le sein gauche...

Le meurtrier a probablement fait un repérage méticuleux car il a agit en plein jour, à une heure où beaucoup de monde circule dans cette cité de 850 logements. Il a sans doute agit avant 9H du matin, interceptant l'enfant dans l'ascenseur alors qu'elle partait pour le collège. Ce petit bout de femme était autonome et déjà responsable, elle restait seule le matin après le départ de ses parents vers le lieu de travail.

Des évènements intriguants attestent de la préparation d'un plan d'action par le tueur :

La lumière est en panne. L'accès de la porte menant au local a été bloquée ouverte à l'aide d'un paquet de cigarettes. L'un des 2 ascenseurs a été volontairement mis en panne. Un individu a été repéré par au moins sept personnes. Il a le visage "grêlé" comme par une rubéole. Il est très poli et est vêtu manière routard, djin et baskets. Le frère de Cécile remarque cet individu courtois et les parents de la fillette croisent l'individu. D'autres locataires constatent qu'il attend dans ou près de l'ascenseur depuis fort longtemps. Malheureusement, chacun commence sa journée de labeur et est loin d'imaginer que l'homme est un pervers désaxé guettant une proie. Pourtant, le témoignage de Luc Richard, le demi-frère de Cécile, qui l'a vu de trois-quart, le présente comme un individu à l'allure négligée mais obséquieuse. Son visage est rond (carré/rond), souriant. Une mèche de cheveux sur le front, il a des sourcils droits. Il mesure 1m85 et doit être âgé de 23/25 ans. La peau de son visage est irrégulière, grêlée. Il paraît tranquille et posé. On a retrouvé du sperme sur le haut de la cuisse gauche de l'enfant, son ADN est donc connu en plus de sa description...

D'après la police, ce mode opératoire désigne un savoir-faire éloquent. En clair, la façon de procéder du meurtrier semble indiquer que ce n'était pas là son premier forfait criminel.

- 27 octobre 1987 : Paris 14ème, Sophie 14 ans est rejoint dans l'ascenseur de son immeuble par un type qui se prétend policier. Il lui demande ses papiers et la convainc d'ouvrir son appartement. Il pénètre chez elle, la viole, puis vole tout ce qu'il peut emporter d'intéressant. (Sophie reconnaîtra le portrait-robot).

- Une jeune femme de 26 ans est violée dans le 14ème, 5 rue...... Le modus operanti est identique.

- 11 novembre 1987 : Paris 11ème, tentative de viol sur deux garçonnets

- 30 novembre 1987 : Paris 19ème, viol.

Une dizaine d'agressions suppmémentaires semblent commisent par le même individu pendant cette courte période.

- Levallois-Perret, même méthode, encore un viol.

-1992 : Aucun indice... Fin de l'instruction...

- 29 avril 1994 : Le grêlé enlève Ingrid 11 ans, à 11H05 du matin à Mitry Maury. La fillette va vivre un cauchemar. Menottée et allongée entre les sièges de la voiture, il va la transporter jusqu'à Saclay, soit une soixantaine de Km. Il l'enferme vers 14H30 dans une ferme de Villeras. Il lui donne une BD porno à lire puis la viole. Trois heures de sévices. A 17H30, il s'enfuit, lui laissant la vie sauve. (Bizarrement, il ne reste jamais passé 18H00, sans doute imposé par une obligation ???)

- Délivrée, la fillette dresse un portrait-robot de son agresseur ainsi qu'un portrait psychologique. Elle a beaucoup parlé avec son tortionnaire. Une façon de se protéger qui lui a certainement sauvé la vie. Il est très perturbé, dira-t-elle.

- 1996 : Réouverture de l'Information. Traces et indices réapparaissent pour test ADN. Le sperme retrouvé a été superbement conservé, à l'abri de la lumière et au sec, ce n'est pas si courant ! Il est envoyé au CHU de Nantes. Une trace de seperme est aussi décelée sur la couette où Sophie a été violée : Il est IDENTIQUE !

- 1996 : Un Kleenex, trouvé en 1994 à Saclay, est analysé. 16/17/16/7/9/3, c'est le même ADN

- 1996 : Quartier du Marais à Paris, deux autres victimes...

- 29 avril 1996 : Au 7 rue de la Croix de la Bretonnerie, Paris 4ème, Anne-Marie POLITTI rentre chez elle. Surprise, elle trouve la porte de son appartement ouverte. Inquiète elle visite les lieux et découvre son mari, Gilles, ligoté, mains et pieds attachés "en gondole", dans le dos. Les liens sont rattachés à un tisonnier qui fait la jonction pour resserrer et tirer bras et jambes à chaques mouvements. La victime est allongée sur le ventre, son corps épousant la forme d'une gondole, les bras rejoignant les jambes par le dessus. Les liens sont composés de bouts de chiffons, écharpe, ceinture... Il a été brûlé et torturé. Il est mort de suffocation par "garrot espagnol". Une strangulation qui s'exerce via les pieds, les mains et le cou et dont Irmgard Muller, 20 ans, la baby-sitter,  va décédée. Elle est attachée dans une chambre, accrochée au montants du lit superposé. Elle a une plaie au cou infligé par un couteau de cuisine. Elle a ses règles et l'on retrouve un tampon en elle...

Sur place les enquêteurs retrouveront un couteau de cuisine, un mégot et des liens.

L'assassin n'est donc pas qu'un simple tueur pédophile ?

La fille au pair, Irmgard MULLER, habitait dans un logement fourni par les POLITTI, rue de sévigné. Les policiers vont retrouver un carnet d'adresses où trente noms vont être vérifier, dont 29 retrouvés. La jeune femme avait de nombreux partenaires sexuels. Un jeune homme a été remarqué la veille dans la quartier, il a un problème de peau... Le grêlé serait-il l'un des amants d'Irmgard ? Elie Louringe habite ou habitait 13 rue Rubens à Paris 13ème. Curieusement l'immeuble est démoli, était-ce un squat ?

- Avril 1996 : Elie LOURINGE a eu un rapport avec la fille au pair. Mais est-ce son vrai nom ?

- Toutes les victimes sont entravées. Il se sert de liens pour les ligotées.

- Ligoter dénote une mentalité sadique et dominatrice.

- La crucifixion a pour but de démystifier la victime, de l'exposer dans une position infâmante afin de l'outrager. Le pervers sadique se prend alors pour "Dieu", c'est lui le commandeur, lui qui décide de la vie ou de la mort.

- Il laisse de nombreux indices chaque fois...

- Il agit de jour

- Il aborde ses victimes en se faisant passer pour un policier.

- Il ne reste jamais après 18H00

- En 1986 il avait la trentaine...

- Delphine est la dernière victime connue

- Entre 1986 et 1994, 4 viols et 3 homicides connus. Certainement beaucoup plus...

- Il est recherché depuis bientôt 25 ans...

 

 

01 45 43 31 82 Police criminelle

  

 

 ULRICH MUENSTERMANN

 
 Portrait-robot du "Grêlé"
 
Ulrich Muensterman, un allemand de 52 ans devant les Assises. Ce  ressortissant allemand, multirécidiviste, est suspecté d'avoir, en mai 1989, violé puis tué Sylvie Bâton, 24 ans, une étudiante retrouvée à son domicile de Sauvigny-les-Bois dans la Nièvre. Il est aussi pressenti dans une quinzaine de meurtres non élucidés et certains ont même avancé qu'il pourrait s'agir "du grêlé", bien que son poids, 120 kg, ne correspond pas à la description du grêlé faite par les témoins à l'époque des faits. L'ADN n'a pas été évoquée non plus pour le confondre. Seule la ressemblance avec le portrait-robot semble rapproché ces deux personnages.

Déjà condamné pour un meurtre commis en Allemagne en 1983 et une série de viols, Muenstermann a été identifié en Mars 2007 grâce à la diffusion de l'ADN découvert chez la victime, dans tous les pays membres d'Interpol presque 20 ans aprés les faits. Retrouvé dans une prison de Dusseldorf il a été  extradé vers la France.


 

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