SCEPTIQUE ?
Luis Alfredo Gavarito
Surnom : Le monstre de Genova
VICTIMES : 140 enfants
Colombie
Gavarito avoue le viol, la torture et le meurtre de 140 enfants en l’espace de cinq à sept ans !
Les corps de 114 jeunes garçons ont été retrouvés dans plusieurs États de la Colombie. Ses victimes étaient âgées de 8 à 16 ans...
Battu par son père, abusé et violé par deux voisins alors qu’il était gamin, Gavarito, dépressif chronique, était devenu alcoolique. Il choisissait ses victimes et les appâtait en leur offrant des boissons gazeuses et en leur donnant de l’argent. On a retrouvé plusieurs corps dont la gorge avait été déchirée ! C'est un criminel sans précédent dans l'histoire de la Colombie, d'après le police de Bogota. En décembre 1999, alors qu'il est condamné à 52 ans de prison pour l'assassinat d'un enfant de 11 ans perpétré dans le centre-nord de la ville de Tunja, Gavarito avoue avoir agressé et mis à mort 140 enfants au cours d'une période de sept ans.
Aîné d'une famille de sept enfants, Gavarito est également surnommé "Dingo", "le prêtre", ou "El Loco". Après cinq années de scolarité, Gavarito quitte la maison à l'âge de 16 ans et travaille comme commis de magasin et vendeur ambulant de vente de cartes et d'icônes religieuses. C'est ainsi qu'il pénètre dans les écoles où il se fait passer pour le représentant de fondations (fictives) pour enfants et personnes âgées, en y tenant des conférences. Il change souvent d'apparence, apparaissant moustachu, barbu, coiffé d'une casquette de base-ball. Il est appréhendé en avril 1999, dans l'est de la ville de Villavicencio où il vivait sous un faux nom, pour tentative de viol d'un gamin de 12 ans, Gavarito.
Pendant quatre heures de confession, Gavarito va comptabiliser, à l'aide de traits verticaux sur des feuilles de papier, le nombre d'enfants qu'il a tués. Il en dénombrera 140 au total, surtout des garçons âgés de 8 à 16 ans, issus de foyers frappés par la pauvreté. Il situera son premier meurtre dès 1992, puis la plupart entre 1994 et 1999, précisant qu'il consommait de fortes proportions d'alcool ses forfaits accomplis. En novembre 1998, la police découvre les restes de 25 garçons dans un ravin à Pereira et réfute le fait que ce massacre résulte d'un culte satanique. L'enquête démontrera par la suite qu'il existe de grandes similitudes entre les corps retrouvés dans tout le pays. Un lien incontestable avec l'homicide de 1996 dans Tunjava va confondre Gavarito et conduire à son arrestation. La plupart des meurtres ont eu lieu dans l'ouest de l'état de Risaralda, dont la capitale est Pereira, mais la frénésie criminelle de Gavarito a couvert l'ensemble du pays où les victimes sont généralement retrouvées décapitées. Les aveux du criminel vont aussi permettre d'élucider certains meurtres non résolus perpétrés en Equateur où Gavarito a séjourné. Gavarito est soupçonné de 29 des meurtres imputés à Pedro Pablo Ramírez qui était sans nul doute un pseudonyme. Au moment de sa condamnation nul ne connaît la vérité à ce sujet.
Le 28 mai 2000, Gavarito a fait une tentative de suicide en prison. Il a ingurgité une capsule de cyanure. La peine de mort étant abolie en Colombie, la condamnation de 52 ans lui laisse peu de chances de sortir un jour. Pour les autres cas, Gavarito ne peut être condamné qu'à une peine maximale de 60 ans, ce qui représente 835 années d'emprisonnement ! Ce fut sa condamnation en mai 2000 à Bogota.