27 mai 2012
Bonne fête Auguste de Cant.

Site mis à jour le
24 mai 2012

Plan du site

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez pour imprimer cette page
Précédent - Retour - Suivant

 

Crim.AlbertDeSalvo2

 

Nom :Albert De SalvoDrapeauUSA

Surnom :"L’Etrangleur de Boston", mais aussi "Le Mesureur" et "L’Homme en Vert"

Né le :3 septembre 1931, à Chelsea (Massachusetts), près de Boston, USA

Mort le :25 novembre 1973 (poignardé dans sa cellule) à la prison de Walpole, Massachusetts.

VICTIMES : 11/13

 

Albert DeSalvo devint militaire, bon père de famille et mari aimant, puis ouvrier travailleur résidant dans une banlieue calme.

Région de Boston dans le Massachusetts : Pendant la période allant du 14 juin 1962 au 4 janvier 1964, treize femmes  furent étranglées à leurs domiciles.

Albert DeSalvo subit ses premières expériences sexuelles dès l’âge de 8 ans, avec des filles et des femmes, mais aussi rétribués par des homosexuels. Ses pulsions sexuelles étaient déjà incontrôlables, ses besoins sexuels semblaient insatiables... Adolescent, il tirait sur les chats avec un arc et des flèches : "Juste avant de décocher une flèche, quand je les tenais dans ma ligne de mire, je ressentais une telle colère en moi que je crois que j’aurais pu les déchiqueter de mes mains. J’ignore pourquoi mais à cet instant précis, je les haïssais et pourtant ces chats ne m’avaient rien fait".

A 12 ans, il fut envoyé dans une maison de redressement pour un cambriolage mais, selon lui : "j'en suis ressorti encore pire qu’avant." ; "En réalité, j’y ai appris toutes les perversions sexuelles possibles et imaginables". L’appétit et les capacités sexuelles de DeSalvo le rendirent célèbre à l’adolescence. Il ne parvenait pas à penser à autre chose qu’au sexe et avait d’énormes besoins. Souvent il pénétrait par effraction chez des femmes qu'il savait seules, mais une appréhension l'empêchait encore de démontrer sa soif de domination. Il intégra l'armée et parut trouver un équilibre social normal.

Pourtant le 3 janvier 1955, une jeune mère partit faire des courses laissant seule sa fille de neuf ans et ses deux petits frères ; à son retour sa fille lui expliqua qu’un monsieur en uniforme, qui cherchait "une chambre à louer", lui avait caressé la poitrine et le sexe. La mère appela la police du New Jersey et il fut convoquer au poste. La mère retira la plainte. La même année, Judy le premier enfant du couple naquit avec un handicap physique, une malformation pelvienne congénitale. Son épouse fut traumatisée à la pensée d'avoir un second bébé malformé et refusa, dès ce jour,  tous rapports sexuels avec DeSalvo. Celui-ci avait un appétit sexuel "boulimique" puisqu'il lui demandait de faire l’amour jusqu’à 5 ou 6 fois dans la même journée.

En 1956 DeSalvo quitta l'armée et la famille s’installa à Malden, dans la banlieue de Boston où il fut arrêté plusieurs fois pour être entré par effraction dans des habitations.

Entre 1956 et 1960, DeSalvo échappa chaque fois à la prison, il ne reçut que des peines avec sursis.

En 1960, le deuxième enfant du couple naquit malgré tout, Michael, un garçon sans aucun handicap physique. Sa vie semblait normale, il essayait d’être un bon chef de famille, de faire vivre sa famille aimée sans problème... Mais ses pulsions le travaillaient et y résister devenait bien difficile. Début 1960, une série d’intrusions à connotation sexuelle eut lieu dans la région de Cambridge, sans conséquences.

Le 17 mars 1961, la police de Cambridge arrêta un homme qui tentait de pénétrer par effraction dans une maison. Il admit avoir tenté d’entrer puis avoua finalement être "Le Mesureur".

Ces pulsions le forçaient à "faire des choses que je savais être mal".

 

14 juin 1962 :Anna Slesers, Lettonne de 56 ans est retrouvée morte dans son appartement. C'est son fils qui découvre le macabre spectacle, elle a été étranglée et le cordon de son peignoir lui enserre le cou. La Police constate que le corps d’Anna Slesers est positionné symboliquement laissant dévoiler ses parties intimes. Anna a été violemment frappée à la tête avant la starngulation. Elle a subi des violences sexuelles et des traces sont visibles prouvant que l'agresseur s'est servi "d'objets divers" pour satisfaire son désir bestial. 

L’enquête conclue à un cambriolage ayant mal tourné ? ? ? Dans ce cas, pourquoi rien a été volé ? De plus Anna Slesers, qui menait une vie réservée, n'aurait jamais ouvert à un inconnu aussi intimement vêtue, aucune effraction n'ayant été décelée...

30 juin 1962 : Présence de DaSalvo dans la ville de Lynn, où il avait, 2 ans auparavant, "mesuré de jeunes femmes".

30 juin 1962 : Helen Blake, infirmière retraitée de 65 ans, est retrouvée étranglée dans son appartement. La police rapproche immédiatement ce meurtre au précédent, le nœud servant à lier l’un des bas-nylon avec lequel elle a été étranglée est identique au noeud de la ceinture du peignoir. D'ailleurs le corps d'Helen Blake est retrouvé partiellement nue, dans une position indécente rappelant la première scène de crime et elle a aussi été victime de violences sexuelles infligées à l'aide d'objets. La police retrouve du sperme sur ses cuisses bien que son agresseur ne l'ait pas violée. Aucun objet de valeur n’a disparu.

30 juin 1962 : Le même jour, Nina Nichols, retraitée de 68 ans et belle-sœur du procureur Chester Steadman, est assassinée dans son appartement à Boston. Elle est retrouvée les jambes largement écartées, à demi-nue sur le sol de sa chambre à coucher. La victime a été pénétrée avec un objet et le meurtrier a éjaculé sur ses cuisses. Bien que l'appartement semble avoir été fouillé, rien n’a été volé et aucun signe d’effraction n’est constaté.

19 août 1962 :Ida Irga, veuve russe de 75 ans, est retrouvée morte dans un appartement du quartier ouest de Boston. Nue, son bassin est surélevé par un coussin et ses jambes, attachées aux barreaux de deux chaises, sont largement entrouvertes. Le Modus Operanti semble identique aux agressions précédentes et la police ne semble pas doutée que le tueur soit le même pour tous ces crimes. Ida Irga a été abusée à l'aide d'un objet et étranglée à mains nues. Son appartement a été fouillé mais pas cambriolé.

 

19 août 1962 : Jane  Sullivan, infirmière de 67 ans, est assassinée chez elle, de l’autre coté de la ville, sans doute quelques heures après le meurtre de Ida Irga. Son neveu découvre le cadavre 10 jours plus tard et la décomposition avancée interdit tout constat d'abus sexuel pratiqué avec un objet, mais la position du corps le laisse supposer. Comme pour les autres victimes, le vol n'est pas le motif du meurtre. Rien n'a été volé et le porte-monnaie est même retrouvé ouvert et rempli d'argent.

Les patrouilles de police investissent la ville ce qui, suppose-t-on à l'époque, calme les ardeurs criminelles du tueur.

 

5 décembre 1962 : Sophie Clark, une jeune afro-américaine de 21 ans,  est retrouvée morte dans son appartement par ses colocataires. L'âge de la victime et le viol constaté différencient ce crime des autres meurtres. Le corps est retrouvé nu, les jambes sont largement écartées, le sexe exposé. Le noeud qui retient la pression des bas nylon exerçant l'étranglement sur la gorge de la jeune femme est strictement semblable aux précédents. Sophie Clark n'a pas subi l'abus de son intimité par un objet mais a bien été violée physiquement. Une voisine témoigne avoir reçu la visite d’un homme de taille moyenne, âgé d'une trentaine d'années, qui prétendait vouloir visiter son appartement, sur l'injonction du propriétaire, désirant évaluer l'état des peintures...  La présence du mari, dans la chambre attenante, a sans doute affolé l'individu qui n'a pas insisté. Cette voisine a insisté sur le fait que les jeunes femmes de l'étage étaient très méfiantes et que jamais elle n'auraient, l'une ou l'autre, admis la présence d'un étranger masculin dans leur logement.

Un autre étrangleur ?

31 décembre 1962 : Patricia Bissette est assassinée. Son employeur, inquiet d'une longue absence non motivée, ne découvrira le cadavre que 3 semaines plus tard. Il l'a découvre dans son appartement, allongée sous les couvertures dans son lit. Elle a été étranglé à l'aide de plusieurs bas-nylon et  violée. La serrure est fracturée mais personne ne semble ne s'être soucié ni de sa disparition subite, ni de cette porte forcée qui n'est sans doute pas passée inaperçue... La jeune femme était enceinte de 1 mois.

8 mai 1962 : Beverly Samans, 23 ans, est retrouvée par son fiancé, étranglée dans son appartement. La jeune femme a reçu 22 coups de couteaux, dans et près de la gorge, dont 17 post-mortem portés au sein gauche. De nombreuses traces de morsures sont relevées sur le corps. La scène et le modus operanti sont complètement différents des tueries précédentes. Seule la position du corps, jambes largement écartées, et les bas nylons qui ceinturent la gorge d'un nœud caractéristique, restent ressemblants mais ne sont, de toute évidence, qu'une sinistre mise en scène. L’arme du crime est restée sur place mais est dépourvue d'empreinte.

La police découvrira plus tard que la victime aurait supplié le tueur de ne pas la violer et l’aurait insulté, déclanchant alors une colère meurtrière de celui-ci, dans le but de la faire taire.

De nouveau 3 mois d'acalmie...

8 septembre 1962 : Evelyn Corbin,  58 ans, est assassinée. Etranglée par ses bas-nylon qui sont noués autour du cou par le nœud bouffant habituel, elle a été violée et mordue sur tout le corps. L'appartement a été fouillé.

Un "légiste" se mouille en fin à émettre une opinion...

25 novembre 1962 : Joann Graff, 23 ans, est retrouvée morte dans son appartement de Boston. Le Médecin légiste envoyé sur place reconnait alors les traces de morsure sur le corps comme étant celle de " l’Etrangleur de Boston". Un voisin a vu le tueur qui s’est tout d’abord trompé d’appartement en frappant à celui d’en dessous. Ce témoin décrit l’assassin comme étant âgé de 27/28 ans, les cheveux épais et habillé de vêtements de travail de couleur verte.

L'HORREUR :

4 janvier 1964 : Mary Sullivan, 19 ans, est retrouvée morte par ses toutes nouvelles colocataires. La position dans laquelle elles la retrouvent est horrible : Un coussin sous les fesse, elle est adossée contre la tête du lit, les jambes pliées et écartées. Elle a été étranglée à mains nues. Du sperme coule de sa bouche vers sa poitrine et un manche à balai est enfoncé dans son vagin. Près du corps meurtri, une carte de vœux souhaitant une « Bonne et heureuse année » a été déposée par le tueur.

 

 

 

Dès ce jour, Edward Brooke, le Procureur Général de l’Etat du Massachussetts, crée un groupe spécial dont l’objectif est  l’arrestation de l’étrangleur. Il décide en janvier 1964 de former une division qui a pour charge la coordination des activités de tous les départements de police qui ont jusqu’alors travaillé sur l’affaire de « l’Etrangleur de Boston ». Les crimes ayant eu lieu dans différents juridictions, l’échange des informations est alors difficile, voire inexistante. Pour diriger cette équipe, Brooke nomme l’un de ses assistants : John S. Bottomly, inexpérimenté mais honnête et enthousiaste. Le désaveu est total pour McNamara.

Quatre personnes composent cette nouvelle équipe : Stephen Delaney de la police métropolitaine, Andrew Tuney, Lieutenant de la Police d’Etat, Phillip DiNatale de la police de Boston et James Mellon de la police métropolitaine. De plus, le Docteur Donald Kenefick chapote un comité consultatif médico-psychiatrique composé de divers experts en charge de dresser un profil psychologique du tueur.

Une récompense de 10.000 $ est offerte à quiconque pourrait aider à la mise sous verrou de l’assassin.

L’équipe d’experts dirigée par le docteur Kenefick s’accorde à trouver de trop grosses différences entre les meurtres des femmes âgées et ceux des jeunes femmes pour qu’ils soient commis par le même meurtrier. Pourtant, un seul psychiatre, le Docteur James Brussels, très réputé dans son domaine, propose un avis divergent. Pionnier du « profiling », Brussels pense que la police de Boston a affaire à une seule et même personne. « Un homme musclé de taille moyenne, âgé d’environ 30 ans, glabre, à la chevelure épaisse et soignée, d’origine méditerranéenne et célibataire.

Selon le Dr. Brussels, le tueur est jeune au vue de ses pulsions sexuelles et très musclé puisqu'il peut rapidement étrangler à mains nues. Sa discrétion n'a d'égale sa capacité à passer inaperçu. L’assassin est très propre de sa personne car aucun indice permettant son identification n'a jamais été retrouvé sur les scènes de crime. Il ajoute que la violence du dernier crime est sans doute la preuve de "sa guérison". Il affirme que le tueur « trouvera maintenant une satisfaction sexuelle avec des femmes conscientes, de façon plus ou moins normales ».

Le septicisme du comité, concernant le profil établit par le Dr. Brussels,va pourtant s'émousser quelques mois après, devant l'incroyable ressemblance avec la personnalité du criminel arrêté.

Mars 1964 : La police est submergée et les médias font pression. 25 plaintes pour agressions et viols sont déposées auprès des autorités, dans différents états. L’agresseur, surnommé « l’homme en vert », porte des vêtements de travail de cette couleur, il agresse principalement des femmes âgées. Il est poli et propre d'après tous les témoignages, il attache souvent ses victimes avec leurs propres bas, ou leur combinaison, et s’excuse pour les actes qu'il va commettre tout en les menaçant d’un couteau.

Pas banal !

2 novembre 1964 : Albert DeSalvo est arrêté après avoir agressé une jeune femme. Il s'est introduit chez elle par effraction et, sous la menace d’un couteau, il l’a ligoté les jambes écartées puis l'a bâillonné à l’aide de ses sous-vêtements. L'incroyable est qu'après l’avoir embrassé et caressé, il a tout simplement quitté les lieux en s’excusant.

Cette plainte et le témoignage précis de la victime vont dirigés certains enquêteurs à faire le rapprochement avec « le Mesureur » qui avait sévit en 1960. Albert DeSalvo est arrêté et immédiatement identifié par sa victime. Sa photo est diffusée sur le réseau judiciaire et, malgré la libération sous caution accordée, il est de nouveau appréhendé car suite à l'affaire de "l'homme en vert", de nombreux témoins l'identifient comme leur agresseur.

DeSalvo, sous l'insistance de sa femme, avoue. Il commente aux policiers médusés une liste impressionnante d’intrusions, d'attaques brutales et de viols. Il déclare même avoir agressé jusqu’à 4 femmes dans une même journée.

Novembre 1964 : Il avoue à son avocat être " l’Etrangleur de Boston " mais celui-ci ne le croit pas !

Hiver 1964 : Albert DeSalvo intègre l’hôpital d’état de Bridgewater qui n’est en fait qu’une prison. Le  Dr. Ames Robey, seul psychiatre de cette établissement, déclare DeSalvo apte à  être poursuivi pour les crimes dont il est accusé. Il peut à juste titre suivre son procès et est donc transféré à la prison d’East Cambridge.

L’Etat psychologique de DeSalvo se détériore rapidement dans cette prison et on le renvoie à Bridgewater.

25 janvier 1965 : Madame DeSalvo quitte officiellement le domicile conjugal. Le divorce est prononcé le 1er décembre 1966 et elle retourne dès lors en Allemagne.

4 février 1965 : la Cour accorde à DeSalvo les droits aux soins pour troubles psychologiques à  Bridgewater.

Février 1965 : DeSalvo rencontre George Nassar, l'assassin d’un propriétaire de station-service. Soit disant par vantardise, DeSalvo raconte à Nassar ses nombreuses performances sexuelles et lui avoue également quelques meurtres. Nassar décide alors d’en parler à son avocat F. Lee Bailey.

Bailey organise une entrevue où il enregistre les propos de DeSalvo qui avoue le meurtre des 11 victimes officielles de « l’Etrangleur de Boston » mais également ceux de Marie Brown en 1963 et de Mary Mullen, une dame âgée décédée d’une crise cardiaque lors de son agression. Mais il faut des preuves... Afin de vérifier l'exactitude de ces aveux, Bailey contacte alors le lieutenant Donovan. Il lui soumet sa conviction que DeSalvo est " l'étrangleur de Boston". En fait Bailey désire l'aveugle participation du Lieutenant à obtenir des informations que seul le véritable assassin peut connaître. Il est bien décider à profiter de l'aubaine pour son propre compte. Ce qu'il ignore c'est que l'équipe spéciale de Bottomly poursuit sérieusement l'enquête sur DeSalvo. L’affaire de « l’Homme en Vert » a éveillé les curiosités et a mené les enquêteurs spéciaux à détailler l'historique de DeSalvo qui devient suspect N°1 dans les affaires de meurtres.

Bailey obtient un nouvel entretien et, toujours munit de son dictaphone, il recueille les aveux précis de DeSalvo relatifs à chaque scène de crime. Il réitère également la confession des 12ème et 13ème meurtres de « l’étrangleur de Boston ». Bailey est convaincu, aucun doute, DeSalvo est le coupable.

Bailey met Donovan dans la confidence. A l'écoute de la retransmission, le lieutenant Donovan admet la probable culpabilité de DeSalvo. Seul l’assassin peut savoir et connaitre certains détails qui n'ont jamais été divulgués à la presse.

Le coupable étant démasqué, 2 problèmes se posent :

  • Le 1er est d’ordre politique : Bailey, qui souhaite éviter la peine de mort à son client hésite à impliquer Bottomly dans la suite des évènements. Pourtant il était assez difficile de faire sans. De plus, le Procureur Général Brooke convoitant un siège au Sénat, souhaite absolument garder l’affaire en main.
    • Un accord est passé : toutes les questions pourront être posées à Albert DeSalvo concernant les meurtres de « l’étrangleur de Boston » mais aucune réponse ne pourra être utilisée lors d’un éventuel procès. Après ces différents entretiens, la culpabilité de DeSalvo est évidente et indéniable.
  • Le 2ème concerne l’aptitude de DeSalvo à être jugé comme responsable de ses actes. Aucune preuve concrète, à l’exception de ses aveux, n’implique directement DeSalvo.
    • Albert DeSalvo est déjà certain de finir ces jours en prison pour les crimes de « l’homme en vert ». S’il est déclaré apte à être jugé, il serait soumis à un examen psychiatrique. Dans ce cas, il serait - soit reconnu irresponsable, pourrait faire des aveux et finir en hôpital psychiatrique - soit reconnu sain d’esprit, n’avouerait pas les crimes et les poursuites cesseraient.

26 avril 1966 : la Cour déclare DeSalvo apte à être jugé mais refuse qu’il avoue ses crimes en plaidant l’irresponsabilité.

Bailey décide alors de ruser : Il opte de faire attester la démence de son client en le faisant jugé pour les crimes de « l’homme en vert ». Etant déclaré dément, DeSalvo ne peut encourir la peine de mort pour d’autres meurtres et repartirait alors en hôpital psychiatrique.

9 janvier 1967 : DeSalvo est jugé pour les crimes de « l’homme en vert », soit pour agressions sexuelles et vols à main armée. Le jury le déclare coupable et demande sa détention dans une prison de haute sécurité afin qu’il y soit enfermé à vie. 

24 février 1967 :  DeSalvo, en attente d'un transfert en quartier de haute sécurité, s’échappe de Bridgewater avec 2 autres détenus. Il se constitue prisonnier 38 heures plus tard, plaidant un réel besoin d’aide psychologique.

Personne n'y accorde intérêt et DeSalvo est directement envoyé à Walpole, prison de très haute sécurité, où il ne recevra jamais aucun soin.

Personne n’aura jamais pu profiter d’Albert DeSalvo pour découvrir les motivations et le mode-opératoire de l’un des pires tueurs en série que connurent les Etats-Unis.

Le 25 novembre 1973, Albert DeSalvo est retrouvé mort dans sa cellule, poignardé de très nombreuses fois dans le cœur. Selon le directeur de la prison, celui-ci se serait probablement livré à un trafic de drogue qui aurait mal tourné. Son assassin ne sera jamais retrouvé.

Les victimes d’Albert DeSalvo :

Anna Slesers - 56 ans – Agressée sexuellement avec un objet et étranglée, le 14 juin 1962.

Mary Mullen - 85 ans - Morte d’une crise cardiaque le 28 juin 1962, alors que DeSalvo tentée de l’étrangler.

Nina Nichols - 68 ans – Agressée sexuellement avec un objet et étranglée, le 30 juin 1962.

Helen Blake - 65 ans – Agressée sexuellement avec un objet et étranglée, le 30 juin 1962.

Ida Irga -75 ans - Agressée sexuellement avec un objet et étranglée manuellement, le 19 août 1962.

Jane Sullivan - 67 ans - Agressée sexuellement avec un objet et étranglée, le 20 août 1962.

Sophie Clark - 21 ans - Violée et étranglée, le 5 décembre 1962.

Patricia Bissette - 23 ans - Violée et étranglée, le 30 décembre 1962.

Gertrude Gruen - 28 ans - Agressée et presque étranglée, le 18 février 1963.

Mary Brown - 69 ans - Battue à mort et étranglée, le 9 mars 1963.

Beverly Samans - 23 ans - Violée et poignardée, le 6 mai 1963.

Evelyn Corbin - 58 ans - Violée et étranglée, le 8 septembre 1963.

Joanne Graff - 23 ans - Violée et étranglée, le 23 novembre 1963.

Mary Sullivan - 19 ans - Violée et étranglée manuellement, le 4 janvier 1964.


De mars à fin octobre 1964, "l’Homme en Vert" viole entre 25 et 300 femmes dans le Massaschusetts, le New Hampshire, le Connecticut et Rhode Island.

 

Page précédente Page suivante