Nom :Herbert Richard Baumeister
Surnom :
Naissance :7 avril 1947, près d’Indianapolis (Indiana) - Etats Unis
Décès : 3 juillet 1996 (suicide par arme à feu) dans le Ontario’s Pinery Provincial Park, au Canada.
Il avait TOUT pour être heureux mais son attirance pour les pratiques homosexuelles était trop forte.
Cette fascination l'a conduit a assassiné plus d'une vingtaine de jeunes garçons au cours de jeux érotiques particulièrement dangereux pour ses partenaires.
Il fut un bon mari, un père attentif, un excellent patron, beau et riche et pourtant...
- 1950 : banlieue bourgeoise de la ville de Washington dans le sud-ouest de Indianapolis : Herbert Baumeister a vécu jusqu'à ce moment une enfance normale mais, dès son adolescence, il manifeste certaines exhubérances et fait souvent d’étranges rêves éveillés. Un camarade de classe témoigne qu’il réfléchissait tout-haut en relatant des réflexions concernant des sujets répugnants du genre : " Qu'est-ce que ça ferait de boire de l’urine humaine". Un jour, sur le chemin de l’école, il ramasse un corbeau mort pour le jeter sur le bureau de l’institutrice à son insu.
L’attitude irresponsable d’Herb Baumeister lui vaut des examens psychiatriques et le diagnostic est cinglant, le psychiatre estime que l’adolescent est schizophrène et sujet à une double personnalité.
Curieusement, Herb Baumeister n'a jamais suivi aucun traitement ou thérapie ?
Le Lycéen, très sportif, ne s'intègre pas aux autres élèves. Il s'isole le plus souvent et devient un vrai "rat" de bibliothèque. Pas la moindre affinité avec le genre féminin alors que la libido de ces camarades est au " zénith " !
L’université est ensuite un désastre. Quatre années perdues où le manque d'intérêts et d'assiduité est évident pour son entourage. Il n'obtient évidemment aucun diplôme, malgré sa soif de lectures.
Son père, homme influent de la ville, le fait embaucher à l'"Indianapolis Star", le journal local.
Le jeune homme, bien que désireux de devenir "quelqu'un", ne s'adapte pas. Un jour, prétextant un moyen pour être accepté de ses collègues, il propose de les conduire au prochain match de football. Il emprunte un corbillard dans l'hôpital où travaille son père et arrive au rendez-vous tous phares allumés, gyrophares en marche et riant aux éclats...
Ses collègues l'évitent jusqu'au moment où il perd cet emploi... Son étrange comportement ne fait qu'empirer dans son nouveau travail, au Bureau of Motor Vehicule (BMV). Pour Noël, par exemple, il envoie à ses collègues une photo le montrant déguisé en drag-queen. Pourtant cette société va déceler une aptitude certaine à son emploi et le nomme bientôt directeur de programme. Ses frasques se perpétuent malgré tout, son sens de l'humour dépasse souvent l'entendement. Il urine à plusieurs reprises sur le bureau de son patron ! Ce n'est que lorsqu'il "salit" une lettre adressée au Gouverneur de l’Indiana, qu'il est remercié.
- novembre 1971 : Il épouse Juliana (Julie) Saiter dans l’Eglise Méthodiste d’Indianapolis. Il a 24 ans. Ils auront trois enfants : Marie en 1979, Erich en 1981 et Emily en 1984.
Herb Baumeister est licencié de BMV. Ils décident, avec son épouse, d’investir l’argent qu’ils possédent pour créer leur propre magasin :"Sav-a-Lot Thrift" ("faites des économies") avec le très respecté Bureau des Enfants d’Indianapolis, organisme caritatif centenaire.
- Début des années 1990 : De jeunes homosexuels disparaissent dans la région d'Indianapolis. Ce sont des " gays " et la population, très conservatrice, s'en fiche éperdument, tout comme les autorités d'ailleurs !.
- 1991 : les Baumeister déménagent dans la région bourgeoise et "à la mode" de Westfield, à environ 30 km d’Indianapolis, dans le Comté d’Hamilton où ils achetent une maison de style Tudor appelée "Fox Hollow Farms" ("La ferme du terrier de renard"). Quatre chambres, une piscine intérieure et une écurie sur sept hectares.
Quelques temps après, les problèmes conjugaux se multiplient. En fait le couple a une vie sexuelle complètement défaillante sinon inexistente. Selon un enquêteur, " le couple eut six relations sexuelles en 25 années de mariage ! Et Julie Baumeister ne vit presque jamais son époux nu. Il s’habillait dans la salle de bain et, lorsqu’il se mettait au lit, il portait toujours un pyjama. Son corps maigrichon lui faisait honte."
Malgré les comportements et l'attitude de son mari, Julie Baumeister prône toujours la réconciliation et son esprit en pâtira tout au long de leur vie commune.
- Eté 1992 : Disparition de Jeff Jones, 31 ans.
- 1994 : Erich découvre, à moitié enterré, un squelette humain complet dans un coin reculé de la propriété. Devant l'inquiétude de Julie, Herb explique qu'il s'agît sûrement des restes d'un corps que son père, médecin réputé, avait disséqué. Il l’aurait enterré là lorsqu’il avait décidé de nettoyer le garage. Julie accepte l'explication sans autres questions.
- 1994 : Le détective privé Virgil Vandagriff, ancien Shérif du Comté de Marion comprend que toutes ses disparitions sont suspectes. Il a ouvert,en 1982, sa société d’enquête privée qu'il a dirigé dirigeant à mi-temps jusqu’à sa retraite de Shérif en 1989. La spécialité de cette étude était justement la recherche de personnes disparues. Le sérieux de sa société était à hauteur de ses propos : " A Indianapolis », expliquait-il, « voilà comment ça fonctionne. Une personne n’est déclarée disparue que lorsqu’elle est partie depuis plus de 24 heures. Ensuite, l’affaire est confié à un enquêteur du quartier et s’il ne trouve pas la personne dans les 30 jours, le dossier est transmis au Bureau des Personnes Disparues pour une autre enquête... qui peut ne jamais être close. Mais, pour les gens, cela ressemble à une perte de temps. Les parents ne veulent pas attendre de savoir ce qui est arrivé à leur enfant, et les épouses ne veulent pas attendre non plus. Alors ils viennent me voir".
- Juin 1994 : La maman d'Alan Broussard, homosexuel et alcoolique de 28 ans, vient signaler sa disparition à Vandagriff. C'est dans un bar gay appelé "Brothers", qu'il fut aperçu pour la dernière fois.
Vandagriff est persuadé qu’un tueur en série opére à Indianapolis. Trois jeunes hommes ont en effet disparu simultanément. Toutes les personnes disparues présentes le même aspect physique et le même âge. Il découvre dans un journal gay, la surprenante volatilisation de Jeff Jones, disparu auparavant.
- Juillet 1994 : Roger Allen Goodlet, 34 ans, se rend dans un bar gay de la 16ème Rue. Plus personne ne le reverra.Tout comme Broussard et Jones, il était gay et aimait l'alcool. L'enquêteur apprend que Roger Goodlet a quitté le bar "Our Place", en compagnie d'un inconnu possédant une voiture bleue claire immatriculée dans l’Ohio.
- août 1994 : Mark Goodyear apporte un étrange témoignage à Vandagriff. Il pense posséder de sérieuses informations sur les disparitions de Broussard et Goodlet. Il jure avoir passé une nuit avec un homme dont l'apparence et les agissements étaient celles d'un tueur en série. La police a crédité ce témoignage comme farfelu.
Vandagriff accepte de l'entendre et la confiance s'installe :
DELIRE OU VERITE
Mark Goodyear dit avoir rencontré le suspect au " Club 501". Selon lui, l'homme, qui était grand et mince, fréquentait d’autres bars gays dans ce quartier. Comme il fixait l’affiche concernant la disparition de Roger Goodlet, punaisée derrière le comptoir du bar : " J’avais simplement la sensation, à cause de la manière dont il était captivé par cette affiche, que cet homme était celui qui avait tué mon ami Roger... Quelque chose dans ses yeux ». A cet instant il était persuadé que l'homme avait quelque chose à voir avec la disparition de son ami Roger, et il entreprit de le faire parler.
L’homme, qui se présente sous le nom de Brian Smart, artiste originaire de l’Ohio, évince toutes les autres questions mais, charmeur, l’invite à l'accompagner dans la grande maison vide qu'il aménage, pour boire un verre et nager dans la piscine. Mark hésita mais finit par accepter.
La voiture de "Brian", une Buick grise immatriculée dans l’Ohio. Ils se dirigent vers le nord par l’autoroute 31, dans la banlieue riche d’Indianapolis. Dans une petite localité, Brian ralentit et entre dans une propriété où trône une grande maison de style Tudor. La maison est en désordre. Brian le guide vers une vaste "salle de jeux" toute aussi désordonnée et située dans la cave. Il visualise un bar bien rempli et une piscine, mais se fige de terreur quand il bute dans des mannequins figés et disposés dans d'étranges postures. Brian explique : « Je me sens seul, ici, alors ils me tiennent compagnie ».
Mal à l'aise, Mark refuse un verre. Mark s'absente un moment et revint beaucoup dynamique, sans doute a-t-il avalé une substance, en déduit-il ?
Brian convaincq Mark de se baigner nu dans la piscine. Alors qu'ils discutent de choses banales, l’expression de Brian change et il murmure, en ramassant le tuyau d’arrosage qui serpentait sur le bord de la piscine : " On m’a appris un truc génial, si tu étrangles quelqu’un pendant que tu couches avec, c’est une sensation extraordinaire. Ca précipite l’orgasme... Il faut juste pincer ces deux veines". Il désigne ses artères carotides. " C’est un bourdonnement... spécial. Tu devrais voir comment ils sont quand tu leur fait ça. Leurs lèvres changent de couleur, c’est comme ça que tu sais que ça marche".
Mark est désormais convaincu que cet homme a tué son ami Roger, peut-être d’autres, et lui... !
Tout à coup Brian hurle : " Fais-le moi !" . Il s’allonge sur un canapé et guide la main de Mark pour qu'elle entoure son cou du tuyau d’arrosage. Il se masturbe pendant que Mark exerce la pression....
Mark agit dans un état second, il est mortifié. Il dit avoir continué pour savoir...
Il se prête au jeu et s’allonge à son tour. Brian, l’étrangle lentement avec le tuyau. Il sait qu'il joue un jeu dangereux mais est décidé à aller plus loin. La pression sanguine tambourine dans sa tête et il a peur. Il feint alors l’inconscience pour ne pas vraiment s'évanouir. L'instant est terrible et l'angoisse l'étreint autant que le plastic froid qui l'enserre. Il a les yeux fermés etses pensées vont à son ami.
Les yeux toujours clos, il sent Brian relâcher sa pression puis enlever le tuyau et murmurer son nom. Subitement Brian le secoue avec force. Il ouvre les yeux et Brian hurle : « Tu m’a fait une de ces peurs ! Tu peux mourir en faisant ça, tu sais ? Il y a eu des accidents avant ! »
Mark comprend que Brian était vraiment inquiet de l'issue de l'expérience et en profite : " C’est ce qui est arrivé à Roger Goodlet ? Il a eu un accident ? Il y en a eu d’autres ?".
Mutisme absolu de Brian qui le fixe d'un regard vide. Il parle quelques instants de balivernes puis... s'endort !
Heberlué et encore angoissé, Mark pense alors à fouiller la maison. Ses investigations sont de courte durée car dejà et malheureusement, Brian se réveille. Ainsi il n'a pas la preuve de l'identité réelle de Brian et rien de ce qu'il a pu voir ne prouve une culpabilité. Il réussit à convaincre Brian de le ramener à Indianapolis. Brian se montre courtois, et lui propose de se revoir, au Club 501, le mercredi suivant.
FICTION OU REALITE ?
Vandagriff, en tous cas, écoute et prend des notes. Son objectif, après ses déclarations, est de savoir où se trouve cette maison. La direction et le temps de conduite, indique peut-être Westfield, ou Carmel, en tous cas hors du Comté de Marion. Peu d'indication pour localiser l'endroit. Mark a un vague souvenir d'un panneau où était inscrit : " FARMS "
- Août 1994 : Mercredi, jour du rendez-vous fixé. Vandagriff est sur les dents. Mark est à l'intérieur du Club 501. Il poste l'un de ses hommes, Steve Rivers devant l'entrée, pour surveiller les arrivées. Aucun fêtard ne correspond à la description de Mark : Brun, grand, long visage pâle. Brian ne viendra pas !
Vandagriff le signale une partie de l'histoire à la police d’Indianapolis mais c'est trop incroyable pour être vraiment crédible. Il fait chou blanc sauf envers le détective Mary Wilson qui travaille déjà sur plusieurs affaires de personnes disparues. Elle connaît la pathologie des pervers criminels sexuels, ayant exerçé dans la division des crimes à caractères sexuels et a enquêté, depuis le début des années 90, sur les disparition de Jeff Jones, Richard Hamilton, Johnny Bayer, Allan Livingstone et bien d’autres homosexuels. Si ce que Mark avançait était vrai, ils tenaient une piste sérieuse et elle voulait y croire, tout comme Virgil.
Les propriétaires des bars gays le Club 501, le Varsity et particulièrement le Our Place, sont interrogés sur leurs clientèles. Vandagriff dépêche Bill Hilzley, un ancien "state trooper" qui connaissait toutes les rues et autoroutes de la région d’Indianapolis, pour "fouiner" dans les riches faubourgs de Carmel et Westfield. Il a lu le dossier et sait que Mark a parlé d'un panneau où figurait " Farms ". Bingo ! Il vient de trouver le panneau d’une grande propriété de Westfield, sur laquelle était inscrit "Fox Hollow Farms".
La maison correspond à la description de Mark. Elle semble vide. Hilzley se gare et tente de sentir l’odeur du chlore, indiquant une piscine intérieure. Après renseignements, la maison appartient à la famille Baumeister. C'est une famille normale d'après le voisinage.
Vandagriff fait prendre des photos aériennes de la propriété. Mark ne recommaît pas la maison : « Non, je ne crois pas que ce soit ça... L’allée du garage est trop courte par rapport à ce dont je me souviens ».
- fin 1994 : La faillite guette Brian et sa famille. Julie, son épouse, menaçe de divorcer.
- Janvier 1995 : Herb Baumeister devient irrascible envers ses employés. Il les fait trimer de façon parfois odieuse et licencie ceux ou celles qui ne se soumettent pas. Il boit plus que de raison et le magasin devient un véritable dépotoir.
L'enquête se poursuit mais le manque de coopération entre la police d’Indianapolis et celle du Comté d’Hamilton fait stagner les recherches. Hamilton étant le comté le plus riche de l’Indiana, la police prend des gants avec ses résidents.
- 29 août 1995 : Herb Baumeister se rend au "Varsity Lounge". Mark Goodyear est là lui-aussi. Ils discutent amicalement et Mark peut relever le numéro de la plaque d’immatriculation à son départ.
Le véhicule n’appartient pas à " Brian Smart ", mais à Herbert Richard Baumeister, habitant Westfield, Comté d’Hamilton, dans l’Indiana. Une propriété appelée "Fox Hollow Farms" possédant une piscine intérieure à la cave. Une épouse et trois enfants.
Mary est satisfaite, enfin elle tient une piste. Elle commençe à enquêter sur Herb Baumeister.
- 1er novembre : Mary Wilson et son supérieur, le Lieutenant Thomas Green, visite Herb Baumeister dans l’un de ses magasins. Mary Wilson lui indique qu'ils enquêtent sur les disparitions de plusieurs jeunes homosexuels d’Indianapolis, et qu'il fait partie des suspects. Ils veulent perquisitionner sa maison. Baumeister refuse et contacte son avocat. Son épouse Julie refuse aussi d'aider la police, Herb Baumeister l'ayant prévenu qu’il était accusé, à tort de vol. " Surtout,en aucune circonstance, il ne faut les autoriser à fouiller".
Mary Wilson indique alors la véritable raison de sa requête : " Ce sont des meurtres, et non pas un simple vol."
Julie Baumeister est tétanisée mais refuse néanmoins la perquisition.
Mary Wilson ne peut obteni un mandat de perquisition parce que le Comté d’Hamilton n’est pas dans sa juridiction. Et le Comté d’Hamilton ne veut pas coopérer, les gens huppés pourraient " grogner " !.
- Mai 1996 : Julie Baumeister décide enfin de les autoriser à fouiller sa propriété.
- Juin 1996 : Baumeister perd les pédales. Il devient complètement paranoïaque.
- 23 juin 1996 : Julie appelle son avocat, Bill Wendling, pour qu'il contacte Mary Wilson. Elle veut montrer les os découverts dans leur jardin.

- 24 juin 1996 : Mary Wilson se rend à "Fox Hollow Farms" avec deux policiers - extrêmement sceptiques - du Comté d’Hamilton, le Capitaine Tom Anderson (du Bureau du Shérif) et l’inspecteur Jeff Marcum. Anderson explique : " qu’il va être heureux d’apprendre à Julie Baumeister que ses soupçons sont « de la connerie". Julie Baumeister reçoit les policiers, accompagnée de son avocat et les guide immédiatement jusqu’à l'endroit de la macabre découverte. Elle a cru ce que lui a dit son mari, à savoir : " juste un squelette de dissection".
- Fox Hollow Farm
Les policiers commencent à fouiller et découvrent un grand os brûlé. Il devient alors évident que les nombreux cailloux et pierres éparpillés dans l’herbe pourraient être des fragments d’os !
Bill Wendling, l’avocat de Julie Baumeister, se penche pour ramasser ce qui est manifestement une dent humaine.
Il y avait des fragments d’os partout.
Les échantillons sont confiés à "l’anthropologue légal" Stephen Nawrocki, à l’Université de l’Indiana, pour analyse. La réponse est rapide : ce sont des os humains, assez récents et brûlés.
- 25 juin 1996 : D’autres officiers et "officiels" se joignent aux trois policiers pour diriger des fouilles plus minutieuses dans ce jardin/cimetierre. Sonia Leerkamp, procureur, et le Docteur Nawrocki accompagné de deux assistants, pour procéder à l’exhumation. Les trois anthropologues découvrent de nombreux autres fragments d’os.
Les fouilles continuent et cautionnent la description de Mark Goodyear. Ils trouvent également un caméscope caché dans un coin. Baumeister aurait-il filmé ses meurtres ?
Une question intriguait tout le monde : comment Baumeister avait pu tuer, brûler et enterrer tous ces hommes sans que sa famille le sache. Julie Baumeister explique alors que parfois, durant plusieurs mois en été, elle emmene les enfants chez "mamie", la mère d’Herb Baumeister. " Il avait beaucoup de travail", dit-elle.
Les policiers comparent les dates des disparitions et constatent que les périodes coïncident.
Une soixantaine de "fossoyeurs", des policiers à la retraite et des pompiers pour la plupart, cherchent d'autres indices. Les deux premiers jours 5500 fragments d’os et de dents sont extraits des 7 hectares de la propriété, ce qui, selon Nawrocki, représente quatre corps. Des voisins d’une maison adjacente informent les policiers qu’ils ont eux aussi découvert d’autres os chez eux. Dans un fossé qui sépare les deux propriétés, des vertèbres et des colonnes vertébrales ! On remonte non seulement des os, mais aussi des cannettes de bière "Miller Genuine Draft", la bière favorite de Baumeister, et des menottes. Pas moins de140 os sont mis à jour. Trois hommes environ selon Nawrocki.
Sept victimes.
- 29 juin 1996 : Brad Baumeister, le petit frère de Herb, prévient la police que son frère lui a téléphoné de la petite ville de Fennville, dans le Michigan, pour lui demander de l'argent.
- Septembre 1996 : quatre corps seulement sont identifiés grâce à leur dentition : Roger Allen Goodlet, 34 ans, Steven Hale, 26 ans, Richard Hamilton, 20 ans, et Manuel Resendez, 31 ans.
Les trois autres hommes découverts à Fox Hollow Farms n’ont toujours pas pu être identifiés aujourd'hui.
Herb Baumeister a disparu dans la nature. Le seul indice est l'appel qu'a reçu Brad Baumeister.
L'enquête indique que Baumeister a quitté Wawasee dans sa Buick grise et a roulé vers le nord pour arriver à Fennville le 28 juin.
- 30 juin 1996 : Herb passe la frontière au Canada.
- Le soir du 3 juillet 1996 : Ontario’s Pinery Provincial Park, Herb se suicide d'une balle de 357 Magnum dans la tempe. Il laisse un message de 3 pages mentionnant : " un commerce moribond et un mariage irréparable". Baumeister ne dit rien concernant ses actes criminels et des squelettes qu’il avait laissé à Westfield. Ces mots ultimes, expliquent : " qu’il va manger un sandwich au beurre de cacahuètes et aller dormir ".
Virgil Vandagriff avait fait la connexion entre les disparitions d’homosexuels d’Indianapolis et les meurtres par strangulation d’autres jeunes gays, découverts sur l’autoroute inter-état 70, dans l’Ohio. Le dernier des "meurtres de la I-70" avait été commis en 1990, peu avant que les disparitions à Indianapolis ne débutent. Baumeister avait effectué de très nombreux "voyages d’affaires" dans l’Ohio dans la fin des années 80. Herb Baumeister avait un frère qui vivait au Texas, Richard. Vandagriff ne sait pas si Herb Baumeister était dans les parages ou non, mais Richard avait été découvert mort dans un bain à remous. Cette affaire n’a jamais été élucidée mais elle s’est déroulée à l’époque où Herb Baumeister étranglait des gens dans sa piscine.
.. Etrange...
- 28 avril 1998 : L'enquête conclu que Herb Baumeister aurait tué 16 hommes au total :
7 à Westfield, plus 9 dont les corps ont été retrouvés le long de la I-70, entre 1985 et 1990.
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Victimes
Herbert Baumeister est soupçonné d’avoir tué au moins 16 jeunes hommes, mais tous n’ont pas pu être identifiés. On a retrouvé les restes de sept corps dans la propriété de Baumeister, dans l’Indiana. Neuf hommes ont été étranglés et découverts le long de l’autoroute I-70 dans l’Ohio. Il est possible que Baumeister ait tué trois ou quatre hommes de plus.
Parmi ceux qui ont été identifiés figurent :
Jeff Jones (31 ans)
Disparu durant l’été 1993, après être allé dans un bar gay d’Indianapolis.
Alan Broussard (28 ans)
Disparu en juin 1994, après être allé dans un bar gay d’Indianapolis.
Roger Allen Goodlet (34 ans)
Disparu en juillet 1994, après être allé dans un bar gay d’Indianapolis.
Son squelette fut retrouvé dans la propriété de Baumeister en juin 1996.
Richard Hamilton (20 ans)
Disparu après être allé dans un bar gay d’Indianapolis.
Son squelette fut retrouvé dans la propriété de Baumeister en juin 1996.
Steven Hale (26 ans)
Disparu après être allé dans un bar gay d’Indianapolis.
Son squelette fut retrouvé dans la propriété de Baumeister en juin 1996.
Manuel Resendez (31 ans)
Disparu après être allé dans un bar gay d’Indianapolis.
Son squelette fut retrouvé dans la propriété de Baumeister en juin 1996.
Michael Riley
Son corps fut découvert à moitié nu sur la I-70.
Parmi les sources :
Livre :
WHERE THE BODIES ARE BURIED
Auteur :Fannie Weinstein et Melinda Wilson
Edition : NY St. Martin’s Press
Date : 1998
Résumé : la vie normale et les crimes atroces d’Herb Baumeister.