Né : le 29 août 1962 à Lindenhurst (New York) - USA
Nom : Richard Angelo
Surnom :"The Angel of Death" (L’Ange de la Mort)
Victimes : 25
Arrêté le : le 14 octobre 1987
Toujours en vie

Empoisonner ses patients et tout faire pour les réanimer afin de passer pour un héros !
Voilà probablement une idée qui a pu germer dans l'esprit de certains employés des personnels médicaux hospitaliers du monde entier, mais heureusement, très peu sont passés à l'acte.
ANGELO empoisonnait délibérément des personnes hospitalisées ! Pourtant Richard Angelo paraissait mature et heureux de travailler au Bon Samaritain. Pourtant, durant six semaines, 25 personnes hospitalisées décédèrent dans des circonstances similaires et le lien était qu'Angelo était toujours de service à ces périodes.
Angelo apprend son métier en 1980 où il débute des études d’infirmier à l’Université de Farmingdale à New York. Après un passage à l’unité des grands brûlés du Centre Médical du Comté de Nassau surLong Island à New York, il intègre l’Hôpital Brunswick d’Amityville, toujours dans cet Etat. En janvier 1987, il démissionne et obtient dès le printemps 1987 un poste de responsabilité à l’Hôpital du Bon Samaritain de Long Island. Il superve le Personnel des Urgences et c'est un rêve qui se réalise...
Ses collègues lui reconnaissent une humilité et une correction exemplaire.
A cette époque ses collègues ne se doutaient de rien et pensaient même que sans les efforts héroïques d’Angelo, d'autres morts seraient à dénombrer. Personne ne semblait étonné que ce fut Angelo qui soit TOUJOURS le premier arrivé sur les lieux après l'alarme ? Les membres de l’équipe de nuit au Bon Samaritain manifestaient même une admiration pour ce jeune infirmier qui semblait savoir exactement ce qu’il fallait faire à chaque alerte.
Mais certains, sans doute plus observateurs, finirent par avoir des doutes. Ce schéma semblait se renouveler trop souvent à l'identique et Lauren Ball intégrait la courte liste des sceptiques.
Cette infirmière pensait que "quelque chose n’allait pas" avec Angelo.
Elle travaillait deux nuits par semaine avec lui et n'avait pas vraiment à s'en plaindre mais quelque chose l'a turlupinait. Trop parfait, se disait-elle. Se pouvait-il être lié à ses morts ?
D'autant que l'une des patientes, Nancy Falabella, 67 ans, lui avait dit qu’elle n’aimait pas Angelo et qu’elle ne lui faisait pas confiance. Le fils de cette patiente lui confia même que sa mère lui avait demandé : « Ne laisse pas cet infirmier barbu s’approcher de moi ».
- juillet 1987 : Décès de Milton Poultney, 75 ans
- juillet 1987 : Décès de Anthony Green, 57 ans
- juillet 1987 : Décès de Joseph Seider
- le 08 septembre 1987 : Décès de John Stanley Fisher, 75 ans
- septembre 1987 : Décès de Frederick LaGois, 66 ans
- le 21 septembre 1987 : Décès de Joseph O’Neill
- le 11 octobre 1987 : Joseph Mirabella, 71 ans. Bien qu'opéré pour un sérieux désordre intestinal, il avait particulièrement bien récupéré. Sa famille le quitta sans inquiétude en constatant son parfait état de santé. Richard Angelo vint vérifier sa tension, une demi heure après le départ de la famille. Son épouse fut averti par l'hôpital de son décès à 1h30 du matin : il venait de décéder d’une crise cardiaque. Retour à l’hôpital où Angelo conduit la famille affligée directement à la morgue. Religieusement, il réconforte les me
mbres en leur assurant que " Joseph devait déjà être avec le Père", puis les dirige vers la sortie. - le 11 octobre 1987 : Gerolamo Cucich, 73 ans. Tout juste une heure après Joseph Mirabella, Angelo injecte un produit dans l'intraveineuse de Cucich en le rassurant : « Je vais vous aider à vous sentir mieux ». Après un court moment, Cucich suffoque mais parvient à appeller l'infirmière qui n'est autre que Lauren BALL. Elle parvient à lui sauver la vie. Il indique à Lauren la description de celui qui injecta un produit, un barbu rondouillard. Seul ANGELO correspond à cette description ce jour-là !
- le 11 octobre 1987 : Nancy Falabella, 67 ans, sera la troisième victime présumée, vers 6h00 du matin.
- les 11 et 12 octobre 1987, Lauren BALL "enquête" et fait part de ses soupçons à sa hiérarchie. Une enquête interne est ouverte et l'on retrouve des traces de " PAVULON " dans l'organisme de Cucich.
Le pavulon est un dérivé du curare. C'est un paralysant musculaire utilisé, à faibles doses, comme médicament relaxant. A fortes doses, c'est un poison qui provoque une mort longue et douloureuse. Aux Etats-Unis, le Pavulon est utilisé en doses extrèmes pour l'exécution des condamnés à mort dans certains états.
L’Anectine est un anti-douleur aux nombreux effets indésirables : Bradycardie, douleurs musculaires, crampes. Des arrêts cardiaques ont même été constatés.
- le 13 octobre 1987 : Le casier d'ANGELO, qui a été suspendu de ses fonctions en attendant les résultats de l'enquête, est fouillé. Des produits tels que l'Anectine, un autre paralysant, et du chlorure de potassium sont découverts. On constate aussi une importante disparition de pavulon dans le local réservé aux médicaments dangereux.
- le 14 octobre 1987 : Décès de Ruth Gardeneer, 49 ans
- le 14 octobre 1987 : La police procède à une fouille chez ANGELO qui est absent. Des fioles de Pavulon et d’Anectine sont trouvées.
- le 14 octobre 1987 : ANGELO est retrouvé alors qu'il assiste à une convention de "techniciens médicaux" au Conseil du service médical des urgences de l’état de New York, à Albany. Il avoue, au commissariat central de Yaphank, à Long Island, plusieurs dizaines d'empoisonnements sur des patients. Il confesse ces crimes et avoue avoir procédé juste avant à des essais sur des souris.
L'enquête est rapidement mené et les aveux confirmés, la justice peut mener ses investigations avec des éléments probants. Le Docteur Charles Hirsch, médecin légiste du Comté de Suffolk, demande l'exhumation de patients décédés dans des circonstances mystérieuses. Les autorités compétentes procèdent aux analyses nécessaires. Des victimes ayant échappé à la mort sont examinées dans le même temps, dans l'espoir de retrouver des traces de pavulon.
Les résultats rapportent que 10 à 25 des 33 patients exhumés, (4 familles ont refusées l'exhumation), sont mortes après injection de pavulon. Preuve est faite !
- Automne 1989 : Début du procès. ANGELO est cité pour le meurtre de 4 victimes seulement car les preuves pour ces meurtres sont accablantes et sans contestation.
- Les avocats de la défense tentent de démontrer une maladie mentale : il souffre « d’une maladie mentale qui l’empêche de produire l’état mental requis pour les crimes dont il est accusé : la conscience d’un grand risque de décès du patient à cause de ces injections ».
Deux experts psychiatres affirment : qu’il souffre d’un « désordre de dissociation de la personnalité qui l’empêchait d’identifier (et ainsi le poussait à négliger) les risques associés à son geste d’injecter aux patients des produits qui causaient une détresse respiratoire ». Angelo souffre d'un sentiment « d’extrême inconformité ». Les psychiatres affirment que le " désordre dissociatif " dont il est victime l'empêche de réaliser qu'il est en train de tuer.
En somme, il crée des situations où il rend malade un patient pour ensuite surgir comme un héros afin de le sauver.
Pourtant et malheureusement pour lui, les policiers qui l'ont interrogé affirment qu' ANGELO a expliqué tout le contraire : " il savait parfaitement que ses injections pouvaient tuer ses patients."
" J’ai fait tout ça intentionnellement. Je voulais que l’équipe me respecte... J’ai l’air idiot maintenant... Et je suis désolé " : a-t-il dit aux enquêteurs.
Deux psychiatres demandés par l'Accusation constatent que : Angelo souffre d’un trouble de la personnalité le poussant à chercher constamment les félicitations et l’admiration, mais il est parfaitement capable d’évaluer les risques et les conséquences de ses actes.
Richard ANGELO a déclaré lors du procès :
" Je voulais créer une situation dans laquelle je provoquerais une détresse respiratoire chez le patient, ou un autre problème, et que grâce à mon intervention, on pense que je savais ce que je faisais. Je n’avais pas du tout confiance en moi. Je me sentais terriblement inadapté... insuffisant."
- le 14 décembre 1989 : Angelo est reconnu coupable de 1 meurtre au premier degré,de 2 meurtres au second degré, d’un homicide par négligence criminelle et d’une tentative de meurtre sur Gerolamo Cucich.
La peine maximale prévue par la loi du New Jersey est prononcée :
Prison à vie, avec une peine de sécurité incompressible de 50 ans.

Son objectif n’était pas de tuer ses victimes mais de les rendre malades pour les sauver. Il voulait être " LE HEROS "
Son but a toujours été d'être reconnu comme le sauveur. Adolescent, il avait été promu " Eagle Scout " (la plus haute distinction qu’un scout puisse obtenir). Toujours prêt à secourir, à aider, à sauver même, juste pour être glorifier. Il fut aussi un pompier volontaire courageux. Il voulait être admiré !
aiguail7