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24 mai 2012

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Crim.EdwardGein2

 

Nom :Edward Theodore Gein  DrapeauUSA
Surnom :La Goule de Plainfield, Le Boucher de Plainfield, Le Boucher fou
Né le :27 août 1906 à La Crosse, dans le Wisconsin (Etats-Unis)
Mort le :
26 juillet 1984 au Mendota Mental Health Institute, Wisconsin USA

VICTIMES : 1officiellement. 7/8 , probablement beaucoup plus...

 

 

Terrible l'histoire de ED. Elle a d'ailleurs inspirée le film "Psychose" et "Massacre à la troçonneuse".

Ce désastre simplement provoqué par la possessivité d'une mère bien trop exigente. Religieuse fanatique, déterminée à inculquer aux garçons  un strict code moral. La bible représentait son quotidien car le pêché envahissait le monde. Elle jura qu’Edward ne deviendrait jamais l’un de ces "pécheurs" lubriques et irréligieux qu’elle voyait autour d’elle.
Afin d'effacer chez CES garçons tout désir sexuel et de peur qu’ils ne finissent en enfer, elle leur serinait quotidiennement que les femmes étaient toutes les "récipients du pêché", des créatures immorales.
Augusta, la mère tyrannique, était dure, dominatrice, une égocentrique qui était persuadée de posseder la pensée universelle. Sa vision du monde restait la seule et unique vérité et personne, apparemment, ne semblait contester  ses croyances. Elle méprisait son mari, soumis et alcoolique. Elle évita tout contact avec le monde extérieur pour ses enfants qui furent retirés de l'école dès l'âge de 13 ans. Ceux-ci furent insultés tout au long de leur "éducation" et le fait qu'ils deviendraient des ratés comme leur père fut un
refrain quotidien. Ed était socialement et émotionnellement retardé. Son frère s'inquiétait de son idôlatrerie pour cette mère qu'il jugeait oppressante. Son attachement malsain pour elle, suite à la mort de leur père, angoissait Henry qui ne pouvait s'empêcher d'avoir des propos désobligeants à l'égard de celle-ci. Peut-être est-ce la raison de sa disparition le 16 mai 1944 ? Ce jour-là, les deux frères tentaient d'éteindre un feu qui jouxtait dangereusement la maison. La nuit tomba et comme ils s’échinaient sur les flammes, Ed perdu Henry de vue. Comme il ne retrouvait pas son frère, Ed prévint la police qui organisa une battue.  Dès leur arrivée à la ferme, les agents eurent la surprise de voir Ed Gein les conduire directement au "disparu", étendu sur le sol, mort. Il était allongé sur une parcelle qui n’avait pas brûlée et présentait des contusions à la tête. Ed Gein ne fut pas inquiété car personne ne pouvait penser que cet homme timide et emprunté ait pu tuer son propre frère, ni d'ailleurs qui que ce soit. Ed resta seul avec l'unique personne dont il avait besoin, sa mère mais ce fut de courte durée car le 29 décembre 1945 il fut anéanti par son décès. Il avait 39 ans, ne connaissait strictement rien à ce qui touchait à la ferme ou à sa famille et se retrouvait seul... Il scella les portes des pièces de la maison utilisées par sa mère, surtout à l’étage, ainsi que le salon du rez-de-chaussée et la salle de séjour. Ce fut comme des reliques sacrées de sa défunte mère qu'il préserva et laissa en l'état durant les années qui suivirent. Installé au rez-de-chaussée, il n’utilisait plus que la cuisine et la petite chambre attenante. Totalement isolé, une psychose s'installa, l'entraînant dans des  fantasmes refoulés durant toutes ces années. Fasciné par les interdits, envoûté par ce que sa mère lui défendait d’approcher : les femmes. Sa maturité enfantine et son ignorance le poussèrent à tout vouloir connaître, tout comprendre,  tout apprendre. Il se mît à dévorer tout ce qu'il pouvait lire, surtout sur les atrocités commises par les nazis et les pratiques des chasseurs de têtes. Tout son temps fut consacré aux histoires de rites mortuaires anciens, avec quelques échappatoires vers des magazines pornographiques et des livres d’anatomie. Parfois, il gardait des enfants du voisinage pour se faire quelques deniers et il ne pouvait s'empêcher de narrer toutes ces histoires qui l'obsédaient désormais. Gein ne pensait constamment qu'au sexe et à la mort. La nécrologie des journaux locaux le fascinait aussi. Ainsi il connaissait les décès des femmes de la région et un jour, il apprit qu’une femme venait d’être enterrée près de la tombe de sa mère. Le soir même, il se rendit au cimetière et déterra le corps. N’ayant jamais pu apprécier la compagnie des femmes, il étancha sa soif de sexe en exhumant des cadavres fraîchement enterrés. Une vocation naissait... bien qu'il jura plus tard n'avoir jamais eu de rapport sexuel avec des "cadavres qui sentaient trop mauvais". Son plaisir supprême était de dépecer, de tanner leur peau et de s'en fabriquer comme un vêtement pour le porter. Son rêve était d'être sa mère, d'être une femme, d'avoir un vagin et des seins. Il était fasciné par le pouvoir sexuel des femmes sur les hommes. Une collection envahissante de morceaux de corps prit ampleur et il préservait surtout les têtes, qu'il naturalisait. Des enfants se vantèrent d'avoir aperçu cette collection qui venait des mers du Sud d'après ED.
Personne ne prit réellement cette histoire au sérieux, avant la disparition de Bernice Worden, en 1954. Pourtant, dès 1947, la police fut déconcertée par plusieurs disparitions inexpliquées aux alentours de Plainfield. 

- Le 1er mai 1947, à Jefferson : disparition d'une fillette de 8 ans dénommée Georgia Weckler.
Aucun suspect sérieux. Seules des marques de pneus d’une Ford près de l’endroit où Georgia avait été vue pour la dernière fois.

- Novembre 1952 : Victor Travis et Ray Burgess s’arrêtèrent pour boire un verre dans un bar à Plainfield avant de partir chasser le cerf.  Malgré les recherches et les battues, on ne les revit plus jamais.

- Octobre 1953 à La Crosse : Evelyn Hartley, 15 ans, faisait du baby-sitting. Suite à diverses tentatives d'appels téléphoniques, son père, inquiet, se rendit à la maison où, après s'être introduit par une fenêtre de la cave qui était tâchée de sang , il  découvrit l’une des chaussures de sa fille ainsi que ses lunettes sur le sol. D'évidents signes de lutte l'incitèrent à alerter la police, qui trouva d’autres indices : l’autre chaussure et des traces de pas à la cave, du sang sur l’herbe du jardin devant la maison et l’empreinte sanglante d’une main sur une maison voisine. Les recherches organisées furent sans résultat. Des vêtements ensanglantés, appartenant à l’adolescente, furent découvert quelques jours plus tard près de la grande route sortant de La Crosse.

- 8 décembre 1954 : la tenancière d’une "taverne" de Pine Grove, Mary Hogan, disparait mystérieusement.

Quelques semaines plus tard, discutant avec Elmo Ueeck, un voisin, Ed prétendit que la disparue était à la ferme. Elmo crut à une plaisanterie.

- Presque 3 ans plus tard, le 16 novembre 1957 : Bernice Worden, une méthodiste de 58 ans à la réputation irréprochable, propriétaire d’un magasin à Plainfield, disparut dans les mêmes circonstances que Mary Hogan. C'était le jour de l’ouverture de la chasse. Sur le comptoir, les policiers trouvèrent une facture pour de l’antigel, au nom d’Edward Gein. L’agent Chase et le shérif adjoint Spees interrogèrent Ed sur son emploi du temps et celui se contredit, accusant même le shériff que ce fut un coup monté contre lui au sujet de la mort de Bernice Worden... alors que Chase n’avait même pas mentionné la disparition de la commerçante. Gein fut arrêté sur le champ.

L'inspection de la ferme ne fut pas sans surprises. L’intérieur,  très sombre, etait stricte et bien tenu si l'on exceptait les deux pièces de vie de ED.  La nuit était venue et par manque d'électricité les policiers s'éclairèrent à la torche. C'est à la luminosité de l'une d'elle que le shérif SCHLEY sursauta à la vue d'une grande carcasse qui se balançait à l'une des poutres de la cuisine. Il fallut un bon moment de réflexion au fonctionnaire avant de se rendre à l'évidence, ce n'était pas la carcasse d'un gibier mais le cadavre d'une femme étêtée qui pendait suspendu à l'envers. Le désordre innommable qui régnait dans les deux pièces rendait la scène surréaliste. Dans la pénombre, cette femme décapitée, éventrée, vidée de ses entrailles se balançait au-dessus d'une décharge d'immondices multiples. Des papiers, des vêtements crasseux, des cartons, des conserves vides, des canettes, des bouquins pornographiques, des monticules de détritus hétéroclites et cette odeur...

Mais ils étaient encore bien éloignés de la réalité car les découvertes horribles allaient  se succéder :
(JPG) Les abat-jours et la corbeille à papiers étaient fabriqués de peau humaine, alors qu'un fauteuil en était recouvert. Un bol d'étrange aspect était en fait le haut d’un crâne humain. Des crânes humains décoraient le lit de ED GEIN.  Des sexes de femmes, desséchés,  emplissaient une boîte à chaussures, une ceinture faite de mamelons, des têtes humaines réduites et bourrées de chiffons, quatre nez, et la tête de Bernice Worden et celle, desséchée, de Mary Hogan. Posé dans un coin de la cuisine, le coeur de Worden fut retrouvé dans un sac plastique et ses entrailles reposaient non loin, recouvertes d’un vieux costume.

Vers l'apothéose de l'horreur : Les policiers avaient la nausée devant chaque nouvelle morbide découverte. Ils fouillaient et trouvaient des restes humains tous azimuts, sortes d'abjects trophées. Pour finir, ils trouvèrent un costume de peau humaine. Totalement en peau humaine, présentant des "jambières", des seins véritables et un sexe féminin...


A l'étage, les portes étaient condamnées de planches clouées. Enfin béantes, ils découvrirent des pièces tout à fait normales, mais recouvertes de poussière. Ces pièces de la ferme étaient propres et inoccupées. Ils comprirent que Gein vénérait l'endroit tel un mausolée en la mémoire sa défunte mère.

Le 18 novembre, Gein fut uniquement inculpé de vol à main armée car aucune preuve n'établissait encore qu'il fut véritablement meurtrier. Il affirma de nouveau qu’il se trouvait dans une sorte de "brouillard" lorsqu’il avait tué Bernice Worden, que "tout cela n’avait finalement été qu’un accident". Il nia de plus belle le meurtre de Mary Hogan, bien que  sa tête fût retrouvée dans sa ferme. Il récusait en effet tous les crimes sauf le fait de dépouiller des cadavres et de prélever des organes.

Devant le détecteur de mensonges, il admit avoir porté son "vêtement de peau” et avoua finalement le meurtre de Mary Hogan, exécuté d'après lui dans un état second. Il  l’avait abattue "accidentellement" plaidait-il. Sa seule véritable réticence surgissait dès qu'on abordait sa participation à des rapports sexuels sur des cadavres.
C'est dans la sérénité, très coopératif et parfois même joyeux qu'il participa à l'enquête et aux interrogatoires. Il semblait très loin, comme inconscient de l’énormité de ses crimes. Les psychologues et les psychiatres qui l’interrogèrent affirmèrent qu’il était intelligent, mais schizophrène. Son état fut attribué à la relation malsaine qu’il avait eue avec sa mère. Les sentiments conflictuels envers les femmes et ce sentiment d’amour/haine envers elles s’étaient amplifiés, se transformant en une complète psychose.

Alors que Gein passait d’autres examens psychiatriques, les enquêteurs continuèrent à fouiller sa propriété. Ils découvrirent les "restes" des corps d’une dizaine de femmes. Le 29 novembre, la police déterra un squelette dans la propriété de Gein, celui d’une femme d’âge moyen, lui aussi volé dans une tombe. On découvrit également deux vagins "frais" dans la cuisine. Les analyses indiquèrent  qu'ils provenaient de femmes jeunes mais aucune n’avait été enterrée à Plainfield. L’une des victimes était sans doute Evelyn Hartley, la jeune baby-sitter de 15 ans disparue à LaCrosse. 

Après que Gein eût passé 30 jours dans une institution psychiatrique, il fut déclaré mentalement incompétent et il ne fut plus possible de le juger pour meurtre. Gein fut envoyé à l’hôpital central d’état de Waupun.

Le matin du 20 mars 1958 un incendie détruisit la ferme qui avait été transformée en musée de l'horreur.

MAIS dix ans plus tard, la justice, après maints examens et requêtes, décida finalement que Gein était sain d’esprit et pouvait à ce titre être jugé. Son procès pour le meurtre de Bernice Worden débuta le 7 novembre 1968. Il ne fallut qu’une semaine pour fermer le procès. Gein fut déclaré coupable de meurtre avec préméditation.

REBONDISSEMENT : Et pourtant, comme il avait été déclaré aliéné au moment du meurtre, il fut ensuite déclaré non coupable car mentalement irresponsable, puis acquitté !

En 1978, il fut aliéné au service de gériatrie du Mendota Mental Health Institute, où il passa des jours heureux jusqu’à la fin de sa vie. Le 26 juillet 1984, il mourut à 78 ans, suite à une  insuffisance respiratoire. Il fut enterré au cimetière de Plainfield, à côté de sa mère.

 

 

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