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Nom : Peter KURTEN

Ne le : 26 mai 1883 à Köln-Müllheim, Cologne

Mort le : 2 juillet 1932 à Cologne

Surnommé :  le «Vampire de Düsseldorf »

 

 

Dessin de Peter Kürten

L'Allemagne n'a rien a envier à d'autres pays en matière de criminalité. Ces tueurs germaniques ont un penchant sérieux vers  la nécrophilie, le cannibalisme ou l’hématophagie.  Le célèbre boucher d’Hannövre, Fritz Haarmann, particulièrement sadique, en fut l'une des macabres images.

Fin de la première guerre mondiale,l’ascension d’Hitler au pouvoir s'accentue et, étrangement, le nombre de tueurs en série s'intensifie en Allemagne comme dans le reste de l'Europe.  Peter Kürten, alias le "Vampire de Düsseldorf" est l'un de ces monstres qui ont déffrayé la chronique et fait tremblé l'Allemagne.

C'est durant le printemps 1883 qu'il naît dans une famille pauvre de Cologne. La famille compte 13 enfants et les parents ont beaucoup de mal à pourvoir à l'éducation de cette fratrie.  Il passe son enfance dans un pays dévasté par la pauvreté, dans un appartement d'une seule pièce pour une famille de treize enfants, dont le père est un ivrogne invétéré et brutal. Une banale mais triste histoire de l'alcoolisme, accompagnée de troubles mentaux du côté paternel. Son père arrive souvent ivre à la maison, voies de fait contre les enfants et rapports conjugaux forçés avec la mère.Irascible et privé de sang-froid, M. Kürten est sexuellement incontrôlable. Il a été emprisonné pendant trois ans pour avoir commis l'inceste avec la sœur de Peter , âgée de treize ans. Son enfance rythme avec délinquance et  fugues fréquentes du domicile familial. Il accumule les larcins et la violence envers son entourage. Il se targuera d'ailleurs  plus tard avoir commis son premier meurtre à l'âge de 9 ans, en noyant  un (ou deux) de ses camarades de jeux lors d'une sortie en radeau sur le rhin. Lorsque l'autre garçon avait plongé à son secours, lui aussi, aurait été poussé sous le radeau et tenu enfoncé jusqu'à ce que il étouffe.À l'âge de neuf ans d'ailleurs, Kürten se lie d'amitié amitié avec un dogcatcher qui vit dans la même maison. Un dégénéré qui lui a montré comment se masturber, et aussi comment torturer des chiens. Un enfant "normal" aurait sans doute réagi avec le recul émotionnel approprié à cette influence, lui se félicitait de connaître un tel garçon et s'enorgueillissait de cette l'amitié.

Ses pulsions sexuelles se développent rapidement et Kürten commet bientôt la bestialité sur des moutons et des chèvres dans les étables alentour. Il est  découvert alors qu'il poignarde un mouton lors de rapports sexuels avec l'animal. " Une sensation puissante" qui va le pousser à réaliser d'autres actes et sévices sur des animaux, puis sur des humains, avec une constante fréquence.

 

- 1894 : Toute la famille déménage à Düsseldorf. Kurten profite de son anonymat pour s'adonner à la filouterie et la rapine. Quelques passages en prison, pour vol et pyromanie, ne font que l'exclure de la compagnie de gens équilibrés et c'est en solitaire qu'il apprend la loi de la rue et la frénésie qui l'accompagne. Cela donnera 27 peines de prison en 24 ans.

- 1899 : Peu après sa sortie de prison, Kürten commet sa première attaque "meurtrière" sur une fille pendant des rapports sexuels. Il la laisse pour morte dans les bois Grafenberg.  Aucun corps n'a jamais été retrouvé et la fille a probablement pu rampé, s'en remettre en gardant le secret terrible pour elle-même ?

 

- 25 mai 1913 : Son premier assassinat est perpétré à Cologne. Kürten s'est spécialisé dans le vol des bars et auberges de la région. " J'ai cassé dans une maison dans le Wolfstrasse, une auberge appartenant à Klein. Je suis monté au  premier étage. J'ai ouvert différentes portes  et n'ait  rien trouvé à voler,. Soudain, dans un lit,  j'ai vu une jeune fille endormie. Une gamine d'une dizaine d'années, elle dormait sous une épaisse couette."

Kurten saisit la jeune fille par le cou et l'étrangle lentement avec ses deux mains .L'enfant se débat, de plus en plus faiblement puis tombe inconsciente. Kürten coince la tête de l'enfant sur le bord du lit pénétré son sexe avec ses doigts.

"J'ai toujours un couteau sur moi. J'ai tenu fermement la tête et lui ai tranché la gorge. J'ai entendu la poussée de sang au moment où j'ai coupé, puis le clapotis du goutte à goutte sur le tapis, à côté du lit. Elle a jaillit en arc de cercle, à droite sur ma main. Le tout a duré environ trois minutes. Puis je suis allé verrouiller la porte et je suis rentré chez moi à Düsseldorf."

Christine Klein, une fillette de 10 ans, fut donc la première victime de Kürten. Elle allait à l'école dans les environs de Cologne. Pourtant Kurten ne fut jamais inquiété pour ce crime. Les soupçons se portèrent directement sur Otto, le frère du père de Christine. " Le soir précédent, Otto Klein avait demandé à son frère de lui accorder un prêt mais Peter avait obstinément refusé. Fou de rage, Otto avait alors menacé de faire quelque chose dont il :  " se souviendrait toute sa vie."Pour confirmer cette suspiscion, la police découvrit un mouchoir, brodé aux initiales  «PK», dans la chambre de la victime. Il a semblé concevable aux enquêteurs qu'Otto ait empruntée ce linge à son frère. De plus, le meurtre semble n'avoir aucun motif, l'enfant a été étranglé, inconscient. Sa gorge a été tranchée avec un couteau bien aiguisé.Des signes de sévices sexuels, mais pas de viol, sont décelés sur le corps. Il apparaît même possible aux policiers que Otto Klein ait pénétré les organes génitaux de la fillette dans le but de fournir un motif apparent. Accusé du meurtre de Christine, le jury, bien que partiellement convaincu de la culpabilité d'Otto, a estimées les preuves insuffisantes et a prononcé son acquittement.

Kurten, quant à lui, s'est délecté de l'indignation et des remarques relatives autour du tueur. Il s'est sans doute senti invulnérable et son impulsion sadique s'est réveillée de plus belle. L'appétit sanguinaire aiguisé de Kürten allait plonger la population de Düsseldorf dans l'angoisse...

- 1913 : Première condamnation pour meurtre, Il étrangle une jeune fille lors d'un braquage. Ses penchants sadiques se révèlent. Il est pris et condamné, il écope de huit ans.

- 1921 : Peu après sa sortie de prison, Kurten s'installe à Altenburg  Il y trouve un emploi permanent dans une usine et est devient très actif dans les milieux syndicaux. Sa nouvelle apparence, en tant que militant politique, lui procure quatre années de paix et de décence.

- 1925 : Il repart à Düsseldorf où il va faire régner la terreur quelques années plus tard. Les impulsions sadiques de Kürten ont été réveillés par les scènes de violence dans sa propre maison.

- 3 février 1929 :  Appolonia Kuhn, une prostituée, est laissée pour morte dans les rues de la ville. Elle a été la victime d'un "fou" qui l'a agressé de 24 coups de couteau. L'agresseur a ténté de l'atteidre au visage... Dépassant la femme, il l'a agrippé par le revers et l'a poignardée à plusieurs reprises.Frau Kühn a subi vingt  quatre blessures avant que l'homme ne s'enfuit. L'appétit sadique de Kürten s'est donc réveillé  et ce nouveau stimulant sexuel confine Dusseldorf a vivre dans l'angoisse.

- 8/9 février 1929 : Il agresse et violente une jeune femme puis tue une fillette de 8 ans.  le corps de la petite fille, Rosa Ohliger, a été trouvé dans une haie. Elle a été poignardé à treize reprises et une tentative d'immolation par l'essence a échoué.Le corps est partiellement brûlé. Le meurtrier l'a aussi poignardé dans le vagin et des taches séminales sur ses culottes de golf indiquent qu'elle a encore subit des sévices après avoir été violée. Les facteurs essentiels sont les coups caractéristiques, la congestion du sang relevée dans la tête et le préjudice causé à l'appareil génital. Suivant ces considérations, on peut constater que l'objectif du tueur n'était pas le coït. Il a du insérer un doigt enduit de sperme dans le vagin, sous la culotte de l'enfant,  le vêtement étant encore fermé.

"Ce soir là, je suis revenu par deux fois à l'endroit où j'ai attaqué Frau Kühn, j'ai revisité  la scène de l'agressionà  à plusieurs reprises. Ce faisant, j'ai parfois eu un orgasme. Quand ce matin, j'ai versé de l'essence sur l'enfant Ohliger et mis le feu à elle, j'ai eu un orgasme à la hauteur de l'incendie."

- 13 février 1929 : Meurtre d'un mécanicien de quarante ans, Rudolph Sheer.  Son cadavre  est découvert au lendemain d’une soirée particulièrement arrosée. L'homme a reçu 26 coups de couteau dont plusieurs à la tête, une tempe de la victime a été perforée. Les rumeurs s'amplifient : La police allemande déduit alors l’inimaginable. L’agresseur aurait  précisément frappé Rudolph Sheer à cet endroit pour sucer le sang tel un vampire. Cette hypothèse se confirme quelques jours plus tard. Sheer a été retrouvé sur une route dans Flingern.Le lendemain, Kürten est retourné sur les lieux de son attaque et a même eu l'audace d'entamer une conversation avec un policier sur le site.Bien que méfiant, le policier n'avait aucune raison de s'inquiéter et il a donc parlé franchement du crime. Ce fait incroyable a été confirmé au cours du procès par les policiers présents sur les lieux.
 

- 10 mars :  Une petite fille est retrouvée sauvagement tuée sur un chantier. Elle a les jambes brûlées, et a été violemment frappée au crâne, ses tempes ayant été ciblées par l’assassin.        

Photos de victimes de Kurten : Maria Hann, Ida Reuter et Elisabeth Dorrier
 

 

La police avoue son impuissance. Le (ou les) tueur agît avec déraison et aucun point commun ne peut-être établi entre les victimes. Les meurtres sont commis n'importe où et, parfois, le criminel n'achève pas son méfait, certaines victimes féminines étant laissées pour mortes. Sans doute beaucoup de miraculées n'ont osé porter plainte. par peur des autorités ou des représailles...  La "UNE" de l'un des journaux allemands est tout à fait éloquente :  

« La Bête des Âbimes » qui fait la loi dans la ville de Dusseldorf.


La peur désertifie les rues de Düsseldorf. La police, devant l'état de frayeur qui paralyse la ville, va bizarrement trouver le "suspect idéal". 

- Juillet 1929 : Arrestation d’un suspect. Le présumé coupable serait Johann Strausberg, un jeune garçon qui aurait ,paraît-il, tout reconnu au cours de son interrogatoire. Sans procès, l’homme est directement intégré dans un asile psychiatrique, bien qu'il soit totalement innocent.

- 21 août : 3 personnes sont agressées par le Vampire, en seulement 2 h. Une série d'agressions comptant des étranglement et des incidents à coups de poignard a déjà été signalée. La police prend témoignage de  la présence d'un fou à l'affût. Dans la banlieue ouest de Lierenfeld, trois personnes ont été poignardées alors qu'elles rentraient au logis, dans la nuit. Les trois victimes ont été saluées d'un «bonsoir» poli avant d'être poignardées profondément au dos et dans les côtes.

 

Le rythme des méfaits du tueur va désormais s'amplifier. 

Les meurtres et les viols s’enchaînent, toujours avec un mode opératoire différent.

La police, complètement larguée, est persuadée de la présence de plusieurs meurtriers dans la ville.

Le "vampire" est assoiffé de sang et ce désir semble insatiable, tant les victimes sont différentes...

Les agressions se multiplient avec une frénésie croissante dans des lieux complètement disparates.

 

- 23 août 1929 : Il assassine deux sœurs, âgées de cinq et quatorze ans.

- 23 août 1929 : Dans la même journée il tue aussi un homme

- 24 août 1929 : Il commet deux viols.   

- Septembre 1929 : Il commet un meurtre.

- Octobre 1929 : Il commet un nouveau meurtre et agresse des gens par deux fois à l'aide d'un marteau...

- 7 novembre 1929 : Sans doute l'apogée des crimes de Kurten. Il attire Gertrud Alberman, âgée de 5 ans, dans un chantier en l'appâtant avec des bonbons. La pauvre môme va subir un véritable calvaire. Il la violebrutalement , elle sera poignardée à plusieurs reprises, puis décapitée. Sans doute malheureux et déçu que le cadavre ne soit pas encore découvert au bout de quelques temps, Kurten provoque la police de Dusseldorf en lui adressant une carte indiquant l'emplacement du corps.

Mais l'horreur est qu'il envoie une lettre à la mère de l'enfant qu’il a torturé de manière  horrible. Les extraits de ses écrits montrent la folie et le sadismede celui qui découvre son pouvoir et s’autoproclame, pour la 1ère fois, le " Vampire de Dusseldorf " : 

Je crois, Madame, pouvoir dire sans vanité que les derniers instants de votre enfant furent des plus agréables. Quelle enfant peut en effet se vanter d’avoir connu les plaisirs de la chair à 5 ans ? Oui, Madame, votre fille prit beaucoup de plaisir à nos rapports, plusieurs fois elle m’incita à recommencer, et ce avec le charme et la persuasion d’une vraie femme. […] Je devais sauver cette enfant possédée par le vice malgré son jeune âge. Le Diable lui-même l’habitait ! Et il ne me fallut pas moins de 30 coups de poignards pour faire fuir le démon.

C'est à glacer le sang...

 

Un changement s'opère, Kurten veut qu'on parle de LUI.

- 7 novembre 1929 : L'enquête démarre vraiment. Les différentes méthodes et la diversité des armes employées,  la multiciplité des profils des victimes,  conduisent les enquêteurs à décider que ces horreurs ne peuvent être  perpétrées  que par différents tueurs. La peur règne sur Düsseldorf.

Ce meurtre a sans doute fortement perturbé Kurten, qui arrête momentanément le massacre. 

Trois mois ont passé !

- Février 1930 : Il agresse plusieurs personnes à coups de marteau, les blessant sans les tuer.

- Mars 1930 : De nouvelles victimes sont frappées à coups de marteau mais aucune n'est tuée.

La soif de sang de Kurten paraît insatiable, dans les deux sens des termes.   Tandis que l'enquête s'enlise en l'absence de pistes réelles, le tueur va lui aussi patauger dans la boue de l'irréparable...

- 14 Mai 1930 : Une domestique, Maria Budlick quitte les environs de la cathédrale de Cologne pour chercher du travail alentour de Düsseldorf.Sur le quai de la gare de Düsseldorf, un homme l'accoste lui proposant de lui montrer une Auberge pour jeunes filles. Les rues sont suffisamment éclairées mais à l'approche du Parc, la pénombre inquiète la jeune fille. Elle se remémore soudain les articles de journaux citant le vampire assassin et  refuse alors d'aller plus loin. L'homme insiste lourdement et agrippe la jeune femme quand un individu s'approche, demandant si tout allait bien. Surpris de cette arrivée inopportune pour lui, l'accosteur préfère laisser la place et s'esquive sans demander son reste. Bouleversée et intimidée par les évènements la jeune fille semble entièrement acquise à son sauveur. Ce "sauveur" n'est autre que Peter Kurten !  Kurten interroge la demoiselle qui répond au nom de Maria Budlick, est sans travail et ne sait où aller. L'aubaine est trop belle et Kurten propose aussitôt de l'heberger. Maria lui déclare ne pas vouloir de rapports sexuels mais serait ravie de dormir un moment car elle est épuisée :

" La jeune fille m'a dit qu'elle était sans travail et avait nulle part où aller. Elle a accepté de venir avec moi dans ma chambre sur la Strasse Mettmanner puis, soudain, elle a déclaré qu'elle ne voulait pas derapports sexuels et m'a demandé si je pouvais trouver un autre endroit pour dormir. "

Le couple est donc parti en tram pour Worringerplatz où il s'est enfoncé profondément dans les bois Grafenberger. Kürten a saisi Budlick par le cou et lui a demandé, ou plutôt intimé,  de lui accorder ses faveurs. " Je pensais que dans ces circonstances, elle serait d'accord et j'ai eu raison. Ensuite je l'ai ramené au tramway, mais je ne l'ai pas accompagné car j'ai crains qu'elle n'informe l'agent de police présent de ce qui venait de se passer. Je n'avais nullement l'intention de tuer Budlick car elle n'avait offert aucune résistance. "

Kürten a été d'un calme olympien, s'assurant que personne dans  le tram ne le voit déposer la jeune fille à la gare.

"J'étais certain que Budlick ne serait pas en mesure de retrouver le chemin vers mon appartement, vue l'obscurité qui régnait alors sur Strasse Mettmanner.Quelle fut donc ma surprise quand je l'ai trouvé dans ma maison le mercredi  21 mai ?"

Fraulein Budlick va pourtant se souvenir aisément de l'endroit. La plaque signalétique «Mettmanner Strasse» sous le scintillement de l'éclairage à gaz ne lui a pas échappé. Plus important encore, Maria a écrit sa rencontre dans une lettre datée du 17 mai à une Madame Bruckner. La police a été immédiatement alertée après lecture du courrier.

Maria Budlick a été immédiatement localisé et longuement interrogé. Après un long temps d'hésitation, elle a dirigé l'inspecteur en chef Gennat dans le couloir du numéro 71 Mettmanner Strasse. L'hôtesse leur fît visiter  une pièce vide que Maria reconnu immédiatement. Il a été rapidement établi qu'un homme du nom de Peter Kürten occupait les locaux.

Quand Kurten a compris que les mailles du filet s'était refermées et que sa capture était inévitable, il a choisi d'expliquer son rapport avec la jeune fille à sa femme.Le rapport sexuel forcé étant considéré comme un viol, viendrait s'ajouter à ses condamnations antérieures et Kürten n'échapperait pas à quinze ans de réclusion minimum, d'après lui...

"Tout au long de la nuit je me suis promené. Le jeudi 22 mai, j'ai vu ma femme au matin dans l'appartement. J'ai rassemblé quelques affaires et  loué  une chambre à Adlerstrasse. J'ai dormi tranquillement jusqu'au vendredi matin ".

Pourtant, pour l'instant, rien ne relie les agressions du « Vampire » avec Kurten.Il n'était que soupçonné de viol mais il ne lui restait que peu d'espoir de réussir à cacher son identité.Peter Kürten décrit ainsi les événements du vendredi 23 mai :

" Aujourd'hui, ce matin du 23 mai, j'ai confié à ma femme que j'étais également impliquéé dans l'affaire Schulte, ajoutant que cela signifiait dix ans de plus à être séparé l'un de l'autre, sinon pour toujours. A ce propos, ma femme était inconsolable. Elle a parlé du chômage, du manque de moyens et de la famine qui guettait la vieillesse. Elle a déliré, suggérant mon suicide et qu'elle ferait de même  car l'avenir était sans espoir. Puis, en fin d'après midi, j'ai dit ma femme que je pouvais l'aider. "

Kurten avoue à sa femme être le fameux «Vampire de Düsseldorf» et se communie de tous les assassinats envers elle. Une forte récompense étant offerte pour la découverte du criminel ou de tout ce qui pouvait permettre à son arrestation, elle pouvait mettre la main sur ce pactole en le dénonçant et en rapportant le rapport de sa confession, 

 

" Difficile de la convaincre que ce n'était pas une trahison, mais que, bien au contraire, elle réaliserait une bonne action pour l'humanité et la justice. Ce ne fût qu'en fin dans la soirée qu'elle promis d'accéder à ma demande,et ,par là même, q'il n'était plus question de suicide. Il était 11 heures quand nous nous sommes séparés. rDe etour à mon logement, je suis allé au lit pour m'endormir aussitôt."

- 24 mai 1930 : Mme Kürten relate l'histoire à la police, ajoutant l'heure et l'ebdroit du rendez-vous avec son mari, Saint-Roch église à 3 heures cet après-midi.Toute la zone est immédiatement bouclée et quatre officiers se précipitent, revolvers chargés et pointés en direction de Kurten, au moment de son apparition. L'homme sourit et n'offre aucune résistance.

" Il n'est pas nécessaire d'avoir peur", dit-il.


- 24 mai 1930 : Enfin repéré, il est appréhendé.

- Mai 1930 à juillet 1932 : Lors des différents "interrogatoires", il avoue pas moins de 80 crimes.

- Avril 1931 : Début du procès. Malgré les aveux retentissants de Kurten, l'accusation ne retient que 9 meurtres et 7 tentatives de meurtres. Il change constament de système de défense lors des plaidoiries, se déclarant coupable pour tous les crimes, puis non-coupable et enfin coupable de nouveau. Il est jugé coupable, sain de corps et d'esprit et condamné à mort. 

- 2 juillet 1932 : Kurten est guillotiné à Cologne.

Le jury a rendu son verdict après seulement une heure et demi de débat, verdict unanime :  coupable de tous les chefs d'accusation.Le juge qui a présidé, le Dr Rose, a souligné le comportement digne et exemplaire de l'accusé qui n'a pas contesté le jugement, ni feint en aucune façon d'avoir des remords. 

On July 2nd 1932, the 'Düsseldorf Vampire' went to his death at a guillotine erected in the yard of the Klingelputz Prison.Le 2 Juillet 1932, le «Vampire de Düsseldorf» est allé à sa mort à la guillotine érigé dans la cour de la prison Klingelputz.Kürten expressed his last earthly desire on the way to the yard: "Tell me", he asked the prison psychiatrist, "after my head has been chopped off, will I still be able to hear, at least for a moment, the sound of my own blood gushing from the stump of my neck?"Kürten a exprimé son désir terrestre dernière sur le chemin de la cour: «Dis-moi", il a demandé au psychiatre de la prison, "après ma tête a été coupée, aurai-je toujours être capable d'entendre, au moins pour un moment, le bruit de mon propre sang qui jaillit de la souche de mon cou?He savoured this thought for a while, then added, "that would be the pleasure to end all pleasures."Il savourait cette pensée pour un certain temps, puis a ajouté, "ce serait le plaisir de mettre fin à tous les plaisirs."

 

 

Le « Vampire de Düsseldorf »

 

Le « Vampire de Düsseldorf », surnommé ainsi par les médias contemporains, demeure l'un des plus célèbres tueurs en série d'Allemagne. Il fut l'auteur d'une série de meurtres et d'agressions à caractère sexuels, sur des enfants et des adultes, dont la plupart furent commis à Düsseldorf en 1929. L'ampleur des agressions meurtrières est époustouflante dans un laps de temps si court. Le terme de "frénésie meurtrière" prend toute son ampleur dans cette sordide affaire. L'année 1929 est connue comme l'année de toutes les horreurs à Düsseldorf.

Le réalisateur allemand Fritz Lang s'inspira de la vie de Peter Kurten pour la réalisation de son film  :

- M le maudit -

 

 

- 11 mai 1931 : Soit trois semaines après la condamnation à mort de Kürten, la  première de ce film est projeté à Berlin. Kurten aurait donc pu se reconnaître à travers ce film si l'occasion lui avait été donné de le visualiser.

Dès son arrestation, Kürten s'est confié avec une exceptionnelle franchise au professeur Karl Berg. Cet éminent psychologue allemand, a d'ailleurs écrit le guide le plus complet sur la carrière de Peter Kuerten dans son livre intitulé " Le sadique ".Berg a réussi à gagner la confiance du détenu et a pu fournir un aperçu fascinant de l'esprit d'un tueur.Kürten s'est impliqué avec une extraordinaire clarté dans ses souvenirs criminels. Il a mémorisé les détails les insignifiants de chacun des meurtres accomplis.Toutes les questions relatives à ces méfaits ont trouvés des réponses méticuleusement détaillées mais lorsque l'on s'égare à aborder d'autres sujets plus conventionnels, moins affectifs,  son esprit se verrouille et sa mémoire semble rentrer en léthargie.

aiguail7

 

 

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