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NOM : Michel Fourniret

SURNOM : Dans un premier temps le « Forestier des Ardennes » (il s'était prétendu forestier auprès des policiers, métier qu'il n'a en fait jamais exercé) puis « l'Ogre des Ardennes » ou le « Tueur des Ardennes ».

Né le : 4 avril 1942 à Sedan

Violeur et tueur en série français

Victimes : Plus de vingt jeunes filles en France et en Belgique de la fin des années 80 au début des années 90.

Monique Olivier (née en 1948), est accusée de meurtres et de complicité et sera jugée avec son mari.


"Le monstre des Ardennes"

 

La société a mis fin à la perversité meurtrière de Michel Fourniret en 2003. Il avait été arrêté en Belgique après la tentative d'enlèvement d'une mineure. Extradé en 2006, il avait rejoint le Centre d'incarcération de Châlons-en-Champagne. Il est suspecté du viol et des meurtres de  sept jeunes filles, commis entre 1987 et 2001 avec la complicité de son épouse.  Les informations qu'elle a fourni à la police ont permis de découvrir l'immensité du désastre criminel perpétré par le couple.  Monique Olivier accuse Fourniret de neuf meurtres en 2004. Lui-même en avoue plus d'une dizaine d'autres, certains vérifiés, d'autres pas. Ces aveux ont ainsi mis en lumière la personnalité manipulatrice et perverse du meurtrier.

 

 

ANALYSE et PROFIL de Fourniret : (tiré de l'interwiew du psychiatre Daniel Zagury)

Le psychiatre Daniel Zagury dévoile comment fonctionne Michel Fourniret lors des pulsions qui le pousse à satisfaire ses envies de domination. Selon lui : « il jouit de terroriser, de dominer »

Il ajoute que  pour Fourniret : "il n'y a pas de demi-mesure. On est soit dominant, soit dominé, maître ou esclave ". Le spécialiste le décrit comme un être " au raisonnement simplite qui commet ses crimes puis les légitime au nom du bien, persuadé d'agir selon les desseins de la Nature"

Dès sa douzième année, il prétend avoir des visions. Il est persuadé que l'Immaculée Conception lui est apparue et sa recherche de pureté devien obsessionnelle.

- L'Ardennais développe ainsi une obsession quasi-délirante de la pureté. Il établit un rapprochement insupportable entre ses anciennes femmes et ses victimes, chez qui il croit retrouver la tenue, l'allure altière qui l'avaient séduit jadis."

Ce fonctionnement dirige implacablement Fourniret vers un blocage psychique : " Il cherche mettre en scène, dans une cérémonie mystique, la transformation du pur en impur, il court derrière son fantasme. La victime est convoquée, sort du monde des vivants et devient son objet. Ce qui est adoré dans la mise en scène est détruit dans la mise en actes. Le tueur jouit de terroriser, de dominer pas, selon moi, de prolonger l'agonie. C'est la toute-puissance du démiurge qu'il recherche, le plaisir d'être indifférent à la souffrance de l'autre. Il tue comme on se débarrasse d'un objet devenu encombrant. À ses yeux, on entre vierge dans son fantasme, on en ressort dépravé." explique le Dr Zagury.

Le Dr Zagury conclut : " Il est entièrement responsable, c'est un type à la dangerosité extrême, pour qui la thérapie relève de la spéculation théorique." "C'est le tueur en série français le plus achevé, qui ne mérite aucun piédestal, mais un cachot.

Propos recueillit par

 

Le raisonnement de Fourniret nous apparaît cruel car dépourvu de toute émotion, de toute sensibilité dans la froide indifférence de l'exécution de ses actes déments. C'est, de plus, une quête insatiable qui le guide car le chaos intérieur qui le pousse à assouvir cet instinct criminel sans raison logique, reste inapaisable... Je pense que cela vous effraye tout autant que moi. Quelques minutes sans surveillance et un enfant peut tomber dans les pattes d'un dégénéré de ce genre. Il est, tel un virus, insoupçonnable, destructeur et opportuniste. LA MISE EN QUARANTAINE OU LA SUPPRESSION RESTE L'UNIQUE SOLUTION.

 




Victime d'obsessions quasi délirantes dès l'âge de 12 ans, il est soit disant visité par des apparitions de  "l'Immaculée Conception." On ne connaît pratiquement rien de son enfance et de son adolescence et il reste inconnu des services de gendarmerie et de police. Il effectue son service militaire dans les commandos de l'Air et part pour Algérie. A son retour, sans fait d'armes, il se dirige vers les métiers d'ouvrier-fraiseur et de menuisier. Son mariage est célébré en 1964 et du couple naîtra un unique enfant.

Année1967 : Première condamnation pour agression sur mineures. Il écopera de prison avec sursis.

Année1967 : Sa femme demande le divorce.

Année 1970 : Second mariage. Naissance d'un fils puis de jumelles.

Entre 1966 et 1973 : Michel Fourniret est condamné pour des faits de voyeurisme et de violence  commis à Nantes et à Verdun.

25 mars 1984 : Il est incarcéré en préventive pour une dizaine d'agressions et de viols sur mineures, en région parisienne.

26 juin 1987 : Condamné par la cour d'assises de l'Essonne à cinq ans ferme d'emprisonnement,  assorti de trois ans de mise à l'épreuve . Entre temps sa seconde épouse a demandé le divorce. Il fait la connaissance de Monique OLIVIER à travers les petites annonces et des courriers de sympathisants. Elle le visite ensuite régulièrement pendant son incarcération.

11 décembre 1987 : Isabelle Laville, 17 ans, disparait à Auxerre enrevenant du lycée.

- Son corps est retrouvé en juillet 2006, au fond d'un puits à Bussy-en-Othe dans la campagne auxerroise. Fourniret a fourni quelques indications sur l'emplacement probable des restes. La gendarmerie a dû creuser sur 30 mètres de profondeur, le puits ayant été depuis comblé par la commune. Émile Louis, autre tueur en série qui sévissait dans le même périmètre, fut aussi suspecté de ce meurtre.

Octobre 1987 : Libéré, il quitte Fleury-Mérogis. Il a bénéficié de cette désincarcération par le jeu de remise de peine et des 3 ans de préventive déjà effectués avant le procès.

Lors de son procès d'assise en 1987, l'expertise psychiatrique le décrit comme :

-"un homme dangereux, obnubilé par le fantasme de la virginité chez ses victimes et ne réalisant pleinement (son) caractère antisocial que devant la résistance de celles-ci".

Il n'est pas pulsionnel puisqu'il prépare et prémédite ses actes criminels. Il prépare des cavités pour ensevelir ses victimes avant de partir en chasse et est capable de patienter des heures pour guetter une proie sur laquelle il a fixé son choix comme ce fut le cas pour la petite Élisabeth Brichet. Il est obsédé par la virginité chez la femme et avoue sa déception de ne pas avoir épousé une femme pure et immaculée. Toute son existence fut bouleversée par cette obsession. C'est ainsi qu'il justifie ses traques d'enfants et de jeunes filles, qu'il nomme MSP ("Membranes Sur Pattes"). Il est aussi calculateur et extrèmement violent quand il désire autre chose qu'un sujet sexuel. La tentative de meurtre sur un représentant de commerce pour le voler, le meurtre de Farida Hamiche pour les lingots d'or ou le vol d'armes avec violence à la police des frontières à Givet.

C'est un criminel intelligent et rusé. Le fait d'enlever des jeunes filles dans des régions où sévissaient déjà des tueurs en série n'avait pour but que de brouiller les pistes pour protéger le couple.  Il imitait même la façon d'opérer de ceux-ci. 

Octobre 1987 :  Il  s'installe avec sa nouvelle compagne Monique Olivier à Saint-Cyr-les-Colons dans l'Yonne, non loin d'Auxerre, dans la maison du père de cette dernière, récemment décédé. Olivier est séparée de son mari et a deux enfants.

Décembre 1987 : Premier enlèvement connu et meurtre avec la complicité active de Monique. Enlèvement, viol et meurtre d'une jeune lycéenne, Isabelle Laville.

Année 1988 : Fabienne Leroy, jeune femme de 20 ans, disparait à Chalons-en-Champagne.

- Son corps est retrouvé plus tard dans des bois environnants. Elle a été violée et a été tuée par balle.

Année 1988 : Mariage et naissance d'un fils, Sélim. Projet de réalisation d'un gîte rural. Fourniret se débrouille pour bricoler discrètement au noir, effextuant de travaux de maçonnerie. Sa femme reste cloîtrée dans la maison et les voisins sont bien incapables d'en faire le portrait.

Année 1988 : Viols, meurtres et assassinats jalonnent le parcours du couple entre les Ardennes et l'Yonne.

Juillet 1988 : Marie-Angèle Domèce, une jeune fille handicapée mentale de 19 ans, disparait à la sortie du foyer Leclerc de Fouroulles à Auxerre.

Année 1988 : Fourniret est contacté par Farida Hamiche, la compagne d'un détenu avec qui il partagea sa cellule, Jean-Pierre Hellegouarch.

Hellegouarch est tombé pour braquage et trafic de stupéfiants. Les deux gars ont  sympathisé et se sont confiée l'un à l'autre. Hellegouarch va lui demander, par l'entremise de sa compagne, d'aller récupérer un magot en compagnie de celle-ci. Le trésor est constitué de lingots et de pièces d'or et est caché dans un cimetière des Yvelines. Il ordonne que l'on transfère le tout dans un appartement à Vitry. Le magot proviendrait, d'après un braqueur italien nommé Gianluigi Esposito, du "trésor de guerre" du célèbre gang des postiches, dont l'un des membres s'était évadé d'une prison italienne avec Esposito. Fourniret et Farida Hamiche effectuent la mission mais Fourniret trahit la confiance du couple. Prétextant de récupérer des armes, il l'attire Farida à Clairefontaine (Yvelines) et la tue dans une carrière déserte. Il décrit aux enquêteurs belges cette éxécution, en ces termes : " Il n'y a eu aucun aspect sexuel, il s'agissait seulement d'un transfert de propriété. "

Décembre 1988 : Fourniret et Olivier quittent l'Yonne et s'installent à Floing, près de Sedan.

18 mars 1989 : Jeanne-Marie Desramault,étudiante de 22 ans, disparait à Charleville-Mézières.

- Son cadavre est retrouvé sur indication de Fourniret, dans sa propriété. Fourniret l'avait rencontrée dans le train Paris/Charleville-Mézières et, avec la complicité de Monique, avait réussi à l'attirer chez lui.

20 décembre 1989 : Élisabeth Brichet,12 ans, disparait à Saint-Servais (près de Namur). Repérée par le couple, elle a été accostée en sortant de chez des amis. Prétextant un malaise de leur bébé était malade, ils ont demandé à la fillette de les accompagner chez un médecin. Enlevée, la fillette subira un calvaire sexuel pendant 36 heures. Elle sera tuée au domicile de Fourniret.

- Marc Dutroux fut soupçonné de cet enlèvement jusqu'à ce que Fourniret mène la police sur le lieu où il l'avait enterrée, dans sa propriété de Sautou.

Mai 1990 : Joanna Parrish, 20 ans, est retrouvée violée et étranglée dans une rivière près d'Auxerre. Cette jeune femme britannique exerçait comme lectrice d'anglais, au lycée Jacques Amyot d'Auxerre,

24 novembre 1990 : Natacha Danais, 13 ans, disparait à Rezé dans la banlieue de Nantes. Le couple Fourniret/Olivier était à Nantes pour répondre d'une convocation du tribunal. Sortant de l'audience, il croise la fillette sur le parking du centre commercial "Atout Sud" et l'enlève.

- Le corps de l'adolescente est retrouvé quelques jours plus tard, poignardé, dans les dunes de Brem-sur-Mer à 70 km de Nantes. Jean Groix, vétérinaire et militant breton, est tout d'abord soupçonné. Il habitait juste en face de la fillette qu'il connaissait et possédait une fourgonnette blanche similaire à celle de Fourniret. La soeur de Natacha, avait décrit ainsi le véhicule ravisseur. Lors d'une perquisition relative à l'affaire Danais, Jean GROIX sera incarcéré. La police va découvrir complètement fortuitement dans son cabinet, la présence de trois Basques, supposés appartenir à l'ETA. Jean  s'est suicidé quelques semaines après son incarcération.

Année 1990 : Meurtre de Farida Hamiche, la compagne de Jean-Pierre Hellegouarch.

Année 1990 : Fourniret vend le butin d'or à Bruxelles. Il achète le château de Sautou, à Donchery dans les Ardennes, un petit manoir du XIXe isolé et entouré par la forêt, et un studio à Sedan.

Année 1990 : Hellegouarch sort de prison. Fourniret et Olivier, prévoyants, ss sont installés dans un taudis près de Sedan. Il retrouve Fourniret à qui il demande des explications mais ce dernier joue la comédie. Il nie avoir été contacté par Farida et affirme ignorer la disparition du magot. Hellegouarch repart alors, convaincu de la fidélité de son. Fourniret pense avoir déjoué la méfiance du braqueur mais la police va en décider autrement.  Une affaire de faux papiers, et voilà qu'elle s'intéresse de très près à Fourniret et à Hellegouarch. Une perquisition est ordonnée au château, révélant ainsi son existence à Hellegouarch qui, furieux,  repart alors dans les Ardennes. Fourniret réussit à lui échapper et revend précipitamment le manoir en 1992. Il s'installe alors avec sa femme et son fils dans un village des Ardennes belges, à Sart-Custinne près de la frontière française.

Année 1999 : Hellegouarch porte plainte contre Fourniret pour la disparition de son épouse. L'enquête n'aboutit pas. Pendant ce temps, Fourniret trouve un emploi comme surveillant dans l'école communale de Gedinne.

Année 2000 : Céline Saison, 18 ans,disparait à Charleville-Mézièresbac. Son corps fut retrouvé en Belgique.

5 mai 2001 : Manyana Thumpong, 13 ans, française d'origine thaïlandaise disparait à Sedan. Ses ossements ont été retrouvés en Belgique, dans le bois de Nollevaux, à une trentaine de kilomètres de Sedan.

26 juin 2003 : Marie-Ascension, 13 ans, est enlevé à Ciney, non loin de Namur, en Belgique. Fourniret l'a poussé dans sa voiture alors que la fillette marchait sur le chemin de l'école. Il emploie la même technique pour la plupart de ses crimes. Il utilise la ruse, prétendant chercher l'école et proposant alors d'accompagner la victime pour qu'elle lui indique le chemin, l'a déposant par la même occasion. Marie-Ascension lui montre la direction mais refuse de monter dans le véhicule. Fourniret prend alors une moue indignée et avec un air de professeur, lui dit "

Ce n'est pas bien de ne pas faire confiance aux gens ! "

Le ton employé et le reproche peiné convainquent malheureusement Marie-Ascension. Dès que la fillette se trouve à l'intérieur, Fourniret la saisit brutalement, la ligote, la jette à l'arrière et s'enfuit. Une dizaine de kilomètres plus loin, le véhicule est bloqué par un stop à Beauraing. Marie-Ascencion saisit l'opportunité et réussit à ouvrir la porte arrière et à s'échapper. Prise en charge par une automobiliste, ils croisent alors la fourgonnette de Fourniret qui avait fait demi-tour, probablement pour retrouver la jeune fille. L'automobiliste note la plaque d'immatriculation, permettant l'arrestation de Michel Fourniret. Il a alors 62 ans.

 

Meurtres avoués par Fourniret :


Persuadé que les autres meurtres sont prescrits, Fourniret nie avoir commis les deux derniers meurtres.

1er juillet 2004 : Après un long interrogatoire policier, il avoue les meurtres.

Année 2004 : Des fouilles sont menées visant à retrouver les restes enterrés d'une jeune fille de 16 ans, assassinée par Fourniret en 1993, alors qu'elle travaillait au pair, au domicile du couple criminel. C'est sur les indications de Monique Olivier, qui ajoute donc un meurtre à l'actif deon mari, que les investigations sont menées à Sart-Custinne,  au domicile des Fourniret et dans les environs. Pas de résultat. L'identité de la victime présumée restant inconnue l'affaire est classée.

Fourniret a aussi avoué le meurtre d'un représentant de commerce, dans les années 1980, sur une aire de l'autoroute Paris-Sens. Il se targue d'avoir agressé l'homme en lui tirant dessus pour le dépouiller de son argent.  En fait cet homme avait pu être secouru. Sa plainte, déposée peu après, fut classée sans suite, faute d'éléments. La victime avait été retrouvée en 2004 grâce à la sagacité d'un gendarme en retraite. Les faits relatifs à ce crime sont considérés comme prescrits mais la justice enquête toujours sur d'autres disparitions et crimes non élucidés pouvant être reliés au couple infernal.

* Farida Hamiche : Bien que Fourniret ait avoué le meurtre, le corps n'a pas été retrouvé, l'enquête se poursuit et ce dossier ne sera pas jugé lors du procès de mars 2008.

Septembre 2004 : Michel Fourniret est reconnu responsable de ses actes par les experts de la justice belge.

19 janvier 2006 : La Cour d'appel de Reims a rejeté le pourvoi introduit par Monique Olivier devant la Cour de cassation pour faire prescrire les meurtres d'Isabelle Laville, de Fabienne Leroy et de Jeanne-Marie Desramault.

18 juin 2007 : Fourniret demande à comparaître pour le meurtre de Joanna Parrish et les disparitions de Marie-Angèle et d'Estelle Mouzin. On pense alors à une tentative de manipulation pour faire reculer le procès ???
 

 

Depuis sa sortie de prison en 1987 et pendant 17 ans, Michel Fourniret n'a jamais été inquiété par la justice ou la police. Cela peut s'expliquer par plusieurs raisons :[3]

* La plupart des affaires criminelles qui lui sont aujourd'hui imputées n'avaient pas été reliées entre elles.
* Les crimes ont été commis des deux côtés de la frontière franco-belge.
* Les crimes ont été commis à des endroits parfois très éloignés les uns des autres (Yonne, Nantes, Ardennes).
* Il tue de différentes façons, donc n'est pas "classé" comme tueur en série.
* Certains de ses crimes sont potentiellement attribués à d'autres (Dutroux en Belgique, Groix à Nantes, Émile Louis dans l'Yonne).
* Il arrive à donner une bonne image de lui auprès de son entourage. Il avait ainsi réussi à obtenir un poste de surveillant dans une école belge, 6 mois avant son arrestation.

En France, lors de l'enquête administrative ouverte sur des dysfonctionnements judiciaires dans le traitement des "Disparues de l'Yonne ", il n'a pas été démontré d'erreurs dans le traitement policier et judiciaire de la disparition d'Isabelle Laville en 1987 qui avait entraîné dans les jours suivant sa disparition, d'importantes recherches. Mais l'avocat de la famille Laville déplore que l'on n'ait pas enquêté auprès des délinquants sexuels de la région ce qui aurait permis d'interroger Michel Fourniret.

Les aveux froids et les récits des interrogatoires font apparaître une personnalité égocentrique, imperméable au remords et indifférent à la douleur des familles des victimes.[7]





Dahina Le Guennan, présidente de l'association Victimes en série (association d'aide aux familles victimes de tueurs ou violeurs en série et qui lutte contre la prescription de ces crimes) et l'une des premières victimes de Fourniret (sur lequel elle a écrit un livre) s'emporte contre cette description. Elle note que, si Michel Fourniret était aussi intelligent qu'on le dit, il n'aurait pas commis tous ses crimes dans un même type de véhicule ou n'aurait pas donné son prénom à certaines de ses victimes. Pour elle, il a surtout pu sévir pendant si longtemps par chance et aussi parce que la justice ne s'était pas donné les moyens d'appréhender un tel individu.

Son procès s'est ouvert le 27 mars 2008 à Charleville-Mézières. Il refusait de s'exprimer en brandissant plusieurs fois un écriteau sans huis clos, bouche cousue, avant de tendre un exposé au président de la cour, Gilles Latapie. Il répondait au question sur son identité en brandissant cette feuille de papier blanche avec ces mots écrits sur ordinateur. Monique Olivier, elle, a répondu aux questions sur son identité.

il a été arrêté en Belgique après une tentative d'enlèvement d'une fillette en juin 2003. Après enquête des faits qu'il avait pu commettre en Belgique et la découverte des crimes commis en France, il a été extradé le 9 janvier 2006 vers la France. Plusieurs fois reporté, son procès s'ouvrira finalement devant la cour d'assises des Ardennes à Charleville-Mézières le 27 mars 2008[1] pour cinq meurtres et deux assassinats de jeunes filles en France et en Belgique, les justices française et belge s'étant mises d'accord pour un procès unique. Des enquêtes se poursuivent pour d'autres affaires.

Il a jusqu'à présent avoué neuf meurtres commis entre 1987 et 2001, mais il est soupçonné de plusieurs autres crimes.

Comme pour Marc Dutroux, on est tenté de qualifier les exactions de Fourniret de crimes pédophiles, bien que cela entraîne une confusion que les experts psychologues auront à expliquer.
 

 

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