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24 mai 2012

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  Nom :    Martin DUMOLLARD  DrapeauFRA

  Né le : 21 avril1810  à Tramoyes, Ain

  Mort le : 08 mars 1862 à Montluel, Ain

  Surnom " Lassassin des bonnes "

  Victimes :  Des dizaines

 

Cultivateur, Marie-Anne Martinet épouse

 

 

 

 

 

Sans doute le premier tueur en série recensé en France, Martin Dumollard a assassiné sans compter des dizaines de femmes à travers les départements de l'Ain et du Rhône.

Né le 22 février 1810 (ou le 21 avril 1810 d'après Guy de Wargny), il devient orphelin en 1814.  Son père est hongrois réfugié en France sous le Premier Empire en raison d'un méfait sans doute gravissime et retrouvé finalement par les Autrichiens en Italie après Waterloo, il fut écartelé.

La vie est difficile et il erre avec sa mère sur les routes pour mendier son pain dans les villages qu'il traverse. Il rencontre une jeune femme, Marianne Martinet, alentour de Montluel et l'épouse. Ils s'établissent  à Dagneux, où il loue une petite maison dans la rue du Mollard. Il vivait avec son épouse, plutôt comme une bête dans sa tanière, sortant surtout de nuit en évitant les rencontres, avec de fréquentes absences qui donnaient à penser au voisinage que lorsqu'il ne vivait pas de maraude, il devait aller à Lyon, aux Fardeaux, au déchargement des bateaux, sur les quais. Après avoir commis différents larçins pour survivre, il trouve un moyen radical pour ramener de l'argent au logis.
Il réussit à voler des habits qui présentent bien et se présente désormais comme recruteur pour le compte de son maître, à la recherche de jeunes employées visant à servir son noble seigneur. Il " embauche " des jeunes femmes comme bonnes et, sous prétexte de les présenter à son maître, il les emmène dans la campagne pour les assassiner et les voler.


 

 

Entre 1852 et 1861, des dizaines de jeunes femmes disparaissent alors, victimes du tueur. De nombreux cadavres seront ainsi retrouvés diséminés  dans la région lyonnaise, au nord de Montluel et des cantons voisins. Les corps ont subis des violences et la plupart ont été violés : Ce sont des domestiques et la plupart ont des vêtements propres et soignés; elles ont même quelques
bijoux, de menus objets personnels et aussi un petit pécule.

Les rescapées en font une description bizarre : Nous avons du tueur des servantes un portrait ô combien précis, où s'accordèrent les témoignages de celles qui, au comble de la frayeur, purent lui échapper ou, sur un plan moins dramatique, durent lui abandonner leur modeste avoir. Une blouse bleue de campagnard sur un dos voûté, la jambe traînante et sous un chapeau à larges ailes, un visage à la barbe inculte, à la lèvre difforme, aux cheveux noirs tombant sur un front très bas; un physique au total pas tel cependant qu'il puisse effaroucher à cette époque une Lyonnaise, même encore jeunette. La preuve en est.

Le premier crime reconnu remonte au début de l'année 1855, mais rien ne prouve qu'il n'y eut pas des précédents, les aveux du meurtrier étant incomplets et succincts à ce propos. Une décennie, déjà qu'en toute impunité, Dumollard vole, viole ou tue les servantes lyonnaises. On peut en déduire et faire la conclusion que cette société éminemment bourgeoise du Second Empire ne se souciait que médiocrement du sort et surtout du mauvais sort de ses domestiques. il emmène ses futures victimes assez loin, en amont de Lyon, soit à pied par le plateau croix roussien, soit en voiture, probablement un service public par la rive droite du Rhône. L'aventure se termine à la nuit tombée près d'un bois. Vers Neyron, sans doute dans les ravins de Semzenaz, ce qui suppose une marche d'au moins 10 kilomètres. Son butin, un bagage contenant 50 francs de l'époque pour l'une, il extorque à une autre ses maigres économies : 60 francs. Selon ses propres aveux, une troisième, une blonde bien faite, lui aurait même échappé dans la région de Vénissieux. Mais le plus souvent, les malheureuses n'en reviennent pas. Il s'enfonce alors plus loin dans la campagne, précisément dans cette partie du plateau qui avoisine le marais des Echets, là où les fermes et les habitations se raréfient et qu'il connaît bien puisqu'il est né à Tramoyes. Lors de ces marches forcées, parfois 20 km, certaines filles refusent d'aller plus loin et cherchent une ferme pour refuge. L'une d'elles, une fille de 17 ans prise d'une insurmontable frayeur, demanda asile à la ferme de Poleteins.

Une autre se sent menacée lors d'une pause. L'homme l'invite à s'asseoir à côté de lui au pied d'un chêne, ceci en plein bois et à la nuit tombante. De plus en plus effrayée, elle songe d'abord à récupérer son parapluie posé à terre près de l'inconnu. Celui-ci l'agrippe par sa robe et lui demande son argent. Profitant de ce qu'il se relève, elle s'échappe et, après une course éperdue, rencontre un paysan qui lui indique le chemin de Civrieux. La localisation est suffisamment précise: ce sont bien les bois qui s'étendent au sud du manoir de Montribloud.

Marie Baday, plus malchanceuse, ne devait quant à elle pas échapper au monstre : le 28 février 1855, des chasseurs découvrent son corps dans les bois de Tramoyes, au milieu d'un taillis épais.

Il fait nuit en cette nuit de l'année 1856 quand Dumollard rentre chez lui. Ses vêtements sont ensanglantés et il demande à sa femme de les laver. Il ajoute simplement d'une voix un peu altérée : " Je viens de tuer une fille au bois de Montmain, je vais aller l'enterrer ".
Ce bois de Montmain se situe vers le hameau appelé le Bonnet, à Bressolles, à guère plus de un kilomètre de là.

- Février 1861 ; Il tue, vole et il rapporte en plus des boucles d'oreilles. Il doit retourner au bois des communes, qui appartient au territoire de Montluel cette fois, vers les Avoux, à quelque trois kilomètres.

- Mai 1861 : En fin d'après-midi,  Marie Pichon, veuve Bertin, vingt-sept ans, rencontre un campagnard se disant jardinier dans un château des environs de Montluel. Dumollard joue parfaitement son rôle. Il l'aborde pour lui demander l'adresse d'un bureau de placement. Il est chargé, précise-t-il, de recruter sans retard une domestique, l'offre est aguichante. Marie, tout de suite intéressée par l'affaire, se propose immédiatement. Le piège est simple et bien rôdé. Marie Pichon fait bonne impression, elle porte un coquet  bonnet de lingerie. Elle y tient énormément à son joli bonnet, Marie Pichon, au moins autant, comme on le verra, qu'à sa propre vie. Mais voici que le prétendu jardinier est impératif, il faut partir le soir même... La jeune femme part chercher sa malle chez un de ses frères, qui habite Lyon.  Vers 7 heures du soir, ils sont à la gare des Brotteaux et le train les emmène à Montluel, où ils arrivent à 8 heures. L'homme charge la malle sur son épaule et la guide à travers la campagne par des des chemins détournés et plutôt désertés. Marie le suit, son indispensable parapluie en main. Parvenus dans un ravin boisé, Dumollard s'arrête, il est fatigué. Il prétend laisser la malle sur place, en la cachant dans les buissons pour revenir la chercher le lendemain. En vérité, ils sont sur le territoire de Dagneux, pas très loin de la maison de Dumollard. Marie cède mais l'inquiétude  s'installe. Un doute, une appréhension, quelque chose cloche... Son guide  la conduit par des traverses de plus en plus difficiles, où il doit même lui donner la main pour l'aider, et la nuit tombe. Elle a maintenant franchement peur et elle l'idée de fuir traverse son esprit lorsqu'ils arrivent sur un mamelon dénudé appelé la Côte Enverse, commune de Bressolles. Aucun château à l'horizon. Marie a peur, terriblement peur et lui lance : " Je crois que vous m'avez trompée, je ne vais pas plus loin ".

Les choses se précipitent. Le prétendu jardinier se retourne brusquement vers la jeune femme, il tient une corde avec un noeud coulant. Heureusement Marie Pichon est alerte. La corde lui meurtrit déjà le visage et atteint son menton, glissant inexorablement vers la gorge.  Elle rue, se débat et dans un suprême effort, elle parvient à se dégager du noeud fatal en repoussant son agresseur. Le joli bonnet, bien entendu arraché dans la lutte, est tombé à terre.  D'autres auraient décampé dans l'instant, Marie, elle, revient pour ramasser le bonnet et seulement détale comme une biche apeurée.  La fuite est parsemée de chutes, elle se foule le poignet,  mais sa vivacité l'emporte et elle bondit dès qu'elle entend l'homme qui avec lourdeur la poursuit.  Malgré l'obscurité, Marie détale à toutes jambes vers la plaine.
Tout à coup,  la barrière de la voie ferrée, cette même voie qui l'amena à Montluel quelques heures plus tôt. Trois kilomètres encore et elle atteint le village de Balan. Un cultivateur rentre justement une voiture, elle s'affale près de lui.  "  Sauvez-moi... II me suit. "

L'homme la conduit à l'abri et pendant que sa famille réconforte et soigne Marie, il alerte le garde champêtre. On la conduit jusqu'à la gendarmerie de Montluel, il est minuit.

La malle n'a jamais été retrouvée, sur la Côte Enverse. 

La relation est vite fait avec les précédentes plaintes.  Agressions manquées du même ordre, et perpétrées sur de jeunes servantes dans des conditions identiques. Une instruction est ouverte.

Marie Pichon n'était pas la première jeune femme ainsi violentée, elle fut la septième parmi celles qui se plaignirent, mais cette fois il y avait eu tentative d'assassinat caractérisé...

Dumollad est reconnu, la proximité de sa maison et la description des plaignantes l'accable.Il est arrêté, puis transféré à la prison de Trévoux après qu'une perquisation dans sa demeure ait révélé une multitude de vêtements et d'objets diverses ayant appartenu aux victimes.

Marie reconnaît son agresseur sans faillir. D'autres rescapées le reconnaissent formellement aussi.

C'est tout d'abord l'épouse de Dumollard qui va craquer. Ses aveux dénote une femme complètement terrorisée par son mari. Elle indique que le contenu de la malle disparue a été brûlé de nuit,  dans le bois des Rouillonnes, vers la limite de Montluel :

C'est un monceau de dépouilles que la gendarmerie découvre :  1250 pièces, pour la plupart non reconnues ni réclamées par les rescapées.  L'opinion publique pense aussitôt qu'un charnier doit exister quelque part... 

L'instruction retient douze faits contre Dumollard et un treizième, un vol avec menace, ne sera révélé qu'après l'arrêt de renvoi.

Sur la douzaine, trois meurtres sont officiellement établis. Six étaient avancés. Les aveux sont fragmentés, Dumollard s'amuse...
Le corps d'Eulalie Bussod, assassinée au mois de février 1861 dans le bois des communes, à Montluel n'est seulement retrouvé qu'après deux jours de vaines recherches.L'assassin ne manifeste aucun signe d'émotion.

Pour sauver sa tête il adopte un système de défense inadapté, dont il ne se départira jamais :

" ce sont des hommes barbus, description, trait qui restent impersonnels, imprécis et ne l'engagent en rien, des inconnus donc
rencontrés à Lyon qui tuent les servantes ; lui n'est là que pour leur procurer des victimes, il se tient à l'écart, ne voulant
pas participer à ces crimes et s'il accepte les dépouilles, c'est pour sa femme
"...

La rencontre, lors d'une suspension d'audience, entre Dumollard et Marie Pichon, la femme qui l'a fait arrêter, est significative :

Le soir terrible de la Côte Enverse est loin, ils se saluent fort civilement, sans aucune espèce d'invective. Elle, en domestique convenablement
stylée, en femme qui n'a plus peur et sans doute aussi un brin narquoise :

« Bonjour, M. Dumollard ».

Lui, souriant : " Ah ! Pauvre petite, c'est vous... Je vous en ai sauvé d'une belle. Vous savez, les hommes barbus... Vous pouvez dire
que vous me devez une fameuse obligation. "

Suite aux déclarations de l'épouse Dumollard, le corps de la morte du bois Montmain est retrouvé : il ne reste que le squelette. Les enquêteurs finissent par retrouver sa malle  à la gare de Montluel, où l'assassin n'a pas osé venir la récupérer. Aucune indication ne prouvera à qui appartenait réellement la valise.

Beaucoup de victimes détroussées ou ayant subi des sévices ne se plaignirent pas. Il est fort probable que la liste soit bien plus longue.

Le 20 janvier 1862 s'ouvrit, devant la cour d'assises de l'Ain, le procès, au cours duquel soixante-dix témoins furent entendus.

Les circonstances atténuantes furent admises pour son épouse et complice, condamnée quant à elle à vingt ans de travaux forcés.

La peine de mort ne semble pas l'émouvoir. Il condamné à mort moins de dix mois après son arrestation. Sans se troubler il affirm encore qu'il était innocent. Sa dernière pensée, il prie un gendarme de rappeler à sa femme que " La Berthe leur doiit 27 francs moins un sou ".


Concernant les témoignages à charge, toutes les plaignantes étaient pratiquement de Lyon, donc du Rhône ce qui a rendu la procédure difficile.

Reconnu coupable du meurtre de nombreuses jeunes femmes, il est aussi soupçonné d'autres assassinats. Les preuves manquent. Jugé devant la cour d'assise de Bourg en Bresse, il est accusé de plus de 10 viols, 6 meurtres et 9 tentatives de meurtre.

Martin Dumollard est condamné à mort et décapité sur la place publique de Montluel, le 8 mars 1862, devant huit à dix mille personnes. A cette époque, les exécutions par guillotine se déroulaient sur la place publique.120 soldats du 14ème de ligne et 50 lanciers à cheval, plus 25 gendarmes, furent réquisitionnés pour le service d'ordre. Les fenêtres des maisons entourant la place furent louées pour le spectacle, jusqu'à 60 francs de l'époque et par individus. Dumollard va parcourir 200 mètres à pied, au milieu de la foule hurlante, pour se rendre à l'échafaud où l'attendent l'aumônier de la prison de Bourg, l'Abbé Beroud et le Curé de Montluel.

A 6 heures du matin, le couperet tomba.
 

Sa femme sera condamnée à 20 ans de travaux forcés pour complicité.

Une croix, aujourd'hui disparue, fut érigée à la mémoire des victimes de cet assassin. Elle était située dans un bois non loin de la rue du Mollard à Dagneux.


Personne ne sait exactement où le corps fut inhumé...
Certains vieux Montluistes racontent que le cadavre aurait été déposé sous le portail du cimetière de Saint-Barthélémy. Nulle trace, ni aucune plaque ne subsiste pour le prouver.
 
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Sources: article du Grand Dictionnaire Universel du XIX siècle, édition de 1870, presque contemporain de l'affaire.
 

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Peau de la face de Martin Dumollard, exécuté en 1862

Musée Testut-Latarjet


MERCI à : 

LIENS

http://www.pointsdactu.org/article.php3?id_article=920

Monstrueux musée !

Autant dire qu’il vous faudra un peu de patience et beaucoup d’effort pour parvenir jusqu’à l’entrée du musée d’Anatomie Testut-Latarjet, dissimulé dans l’arrière-cour de la faculté de Médecine et de Pharmacie sur le domaine Rockefeller, dans le Quartier de Grange-Blanche. Avant de pénétrer dans les lieux, il vous sera nécessaire de monter un escalier adossé à la façade arrière, pour rejoindre le quatrième et dernier étage du bâtiment - autant dire les combles ! - et les collections d’un musée méconnu de la plupart des lyonnais.

Illust : Cyclope © Musée Testut, 33.8 ko, 319x425

Cyclope © Musée Testut-Latarjet

L’origine de ces collections est liée au passé médical de Lyon. Dès 1796, un arrêté de l’Hôtel-Dieu institue en effet une pratique qui devait durer jusqu’en 1962 : chaque aide de chirurgie des hospices de Lyon est alors tenu de déposer un objet d’étude à la fin de son service triennal. Entendez par là des organes humains fixés par dessiccation ou traités à l’alcool qui constituent pendant près de deux siècles le matériel pédagogique des chirurgiens majors, chefs de service des hôpitaux de l’époque.

 

  

Doc : Têtes de criminels, 74.5 ko, 150x89

Têtes de criminels décapités
Platre

Coll. Testut Latarjet - Photo D.Nicole

(JPEG, 74.5 ko)

Doc : Têtes d’un (...), 277.6 ko, 150x100

Têtes d’un homme et d’une femme
microcéphales

Musée Testut-Latarjet

(JPEG, 277.6 ko)

  

Doc : Crane d’Anthelme, 97.5 ko, 150x136

Crane d’Anthelme Perrin
Décapité à Lyon en 1844

Musée Testut-Latarjet

(JPEG, 97.5 ko)

Doc : Crâne phrénologique, 97.4 ko, 150x136

Crâne phrénologique
du docteur Gall, fin XIXe s.

Musée Testut-Latarjet

(JPEG, 97.4 ko)

  

C’est en 1854 à l’initiative de Charles Richard, directeur de l’Ecole préparatoire de Médecine alors dépendante de l’Hôtel-Dieu, qu’est créé le musée d’Anatomie de Lyon. La faculté de Médecine, tout comme le musée, intègrent en 1877 les spacieux locaux qui lui sont réservés dans l’édifice monumental construit sur la rive gauche du Rhône (actuelle faculté de Lettres).

  

Doc : Tatouage sur peau (...), 918 ko, 79x150

Tatouage sur peau humaine

Musée Testut-Latarjet

(JPEG, 918 ko)

Doc : Peau de la face de, 101.8 ko, 108x150

Peau de la face de
Martin Dumollard,
exécuté en 1862

Musée Testut-Latarjet

(JPEG, 101.8 ko)

  

A partir de 1886, et durant ses 33 années d’exercice, Jean-Léo Testut, comme bien d’autres médecins (le légiste Alexandre Lacassagne, les phrénologues Gall et Spurzheim, le chirurgien orthopédiste Louis Léopold Ollier, etc.), enrichit le musée Anatomique d’un matériel conservé soit à l’état sec, soit par la voie humide, et comprenant toutes les pièces nécessaires à l’instruction des étudiants. Son successeur, le docteur André Latarjet, qui donne également son nom au musée, en organise quant à lui le transfert et l’installation dans les locaux de la nouvelle faculté de Médecine et de Pharmacie du site Rockefeller (1931). Outre une collection de tous les types de lésions des viscères et de pièces osseuses et articulaires, on y retrouve également quelques pièces rares, dont les plus anciennes sont issues du cabinet anatomique de Marc-Antoine Petit et remontent à la toute fin du XVIIIe siècle.

Illust : Momie d’un (...), 7.2 ko, 121x145

Momie d’un homme de 34 ans

Musée Testut-Latarjet

Le musée déploie actuellement tout l’arsenal des techniques de conservation des organes et décrit l’évolution des maladies et de leurs traitements depuis deux siècles. S’il présente de nombreuses pièces d’anatomie ou de malformations du corps humain (fœtus, sirènes et cyclopes conservés dans le formol ou l’alcool, squelettes de siamois, cires anatomiques, etc.), son champ d’étude très large lui permet également de couvrir de nombreux autres domaines tel que l’anthropologie criminelle et la criminologie (collection Lacassagne), la phrénologie (collection Gall) ou l’embryologie, que le néophyte aura quelquefois du mal à relier. D’autres pièces, plus étonnantes, sont difficile à reclasser, tels ces têtes humaines réduites selon la techniques des indiens Jivaros, ces lambeaux de peaux humaines tatoués et tannés, conservés tendus sur une armature métallique tel des échantillons de maroquinerie, ou bien encore ce corps d’un homme de 34 ans, momifié en 1892, et conservé "dans son jus" jusqu’à nos jours !

  

Doc : Tête réduite, 433.1 ko, 113x150

Tête réduite

Musée Testut-Latarjet

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Doc : Tête réduite, 432.1 ko, 150x113

Tête réduite

Musée Testut-Latarjet

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Avec son étalage de bocaux, son avalanche de corps difformes, de membres écorchés et d’organes formolés, le musée a aujourd’hui réussi à recréer une atmosphère à mi-chemin entre les cabinets de curiosité du XVIIIe siècle et le film  Freaks de Tod Browning.

Parfois morbide, mais souvent instructif, le musée Testut-Latarjet de Lyon est surtout, avec le musée Orfila de la faculté de Médecine de la rue des Saints-Pères à Paris, l’un des plus importants musées d’anatomie en France et l’un des rares de cette catégorie à ouvrir ses portes, librement et sans contraintes, à tous les publics.

-  Musée Testut-Latarjet d’anatomie et d’histoire naturelle médicale
Présentation en ligne des collections du musée Testut-Latarjet d’anatomie et d’histoire naturelle médicale. Le musée est fermé durant la saison estivale mais reprend ses horaires habituels début septembre, notamment pour les journées du patrimoine. Du lundi au vendredi de 15h30 à 19h ; le samedi de 15h30 à 18h.
Accueil des groupes possible selon disponibilité des conférenciers.
Musée Testut Latarjet d’Anatomie de Lyon Faculté de médecine, 8 avenue Rockefeller, 69008 Lyon (Tél. : 04.78.77.75.86).
-   Le médecin et le criminel : Alexandre Lacassagne, 1843-1924, par Philippe ARTIÈRES, Gérard CORNELOUP ; assistés de Philippe RASSAERT, Lyon, Bibliothèque municipale, 2004, 204 p.

Doc : Expo. Lacassagne, (...), 108.6 ko, 127x150

Expo. Lacassagne, 2003

BM Lyon

(JPEG, 108.6 ko)

Catalogue de l’exposition proposée par la Bibliothèque de Lyon à l’hiver 2004. Il permet d’appréhender les richesses qui constituèrent les collections de ce médecin lyonnais, aujourd’hui partagées entre la Bibliothèque de Lyon pour ce qui concerne les livres et manuscrits ; les musées de l’Ecole nationale supérieure de la Policeà Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (voir ci-dessous), d’histoire de la médecine et d’Anatomie du site Rockfeller pour les objets, tableaux et autres documents liés au monde médical.
L’exposition montrait de nombreuses pièces empruntées à ces musées.
-   200 ans de collections à l’Université Claude Bernard, Lyon, Université Claude Bernard, octobre 1997, 47 p.
Numéro spécial de la revue  Isotopes consacrée aux collections lyonnaises. Entre le musée dentaire et les bibliothèques universitaires de sciences et de Santé, on y retrouve quelques pages sur la musée Testut-Latarjet.

De l’anatomie à la criminologie...

Non loin de Lyon, sur la commune de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, existe un musée exemplaire consacré à l’anthropologie criminelle et à la police scientifique et technique. Ce dernier est hébergé au sein de l’Ecole nationale supérieure de Police (E.N.S.P.), celle-là même qui prépare chaque année les cadres et commissaires de notre police nationale. Son fonds rassemble plusieurs collections distinctes d’objets et de documents insolites patiemment réunis par les pères de la criminologie (étude du comportement criminel) et de la criminalistique (étude scientifique du crime) : celles de médecine légale et d’anthropologie criminelle du Professeur Alexandre Lacassagne qui constituèrent, à la fin du XIXe siècle, les prémices d’un musée de criminologie dans les locaux de la faculté de Médecine (rue Pasteur) et celles du Docteur Edmond Locard, fondateur à Lyon du premier laboratoire de la Police scientifique et technique, accueillies dans un premier temps, au début des années 1920, dans les combles du palais de Justice !

Proche des collections exposées au musée de la Préfecture de Police de Paris, le musée lyonnais, bien qu’ouvert exceptionnellement au public, présente un panorama sur l’évolution des idées en matière de criminologie et sur les problèmes touchant à l’identification des criminels et des malfaiteurs. Des empreintes digitales aux tatouages, du bertillonnage au "portait-robot", du rossignol au passe-partout et à la "pince monseigneur", toutes les techniques sont explorées, mises en perspective et illustrées à travers des documents de quelques grandes affaires criminelles, souvent récoltés de premières mains par ces collectionneurs avertis.

  

Doc : Vitrine iconographique, 55 ko, 150x98

Vitrine iconographique relative
aux renseignements descriptifs
d’A. Bertillon, déb. XXe s.

Coll. criminalistique de l’E.N.S.P.

(JPEG, 55 ko)

Doc : Vitrine iconographique, 49.7 ko, 150x97

Vitrine iconographique (détail)
des renseignements descriptifs
d’A. Bertillon, déb. XXe s.

Coll. criminalistique de l’E.N.S.P.

(JPEG, 49.7 ko)

  

Doc : Recueil de documents, 35.9 ko, 150x98

Recueil de documents sur les tatouages

Coll. criminalistique de l’E.N.S.P.

(JPEG, 35.9 ko)

Doc : Le matériel des cambri, 36.3 ko, 150x98

Le matériel des cambrioleurs

Coll. criminalistique de l’E.N.S.P.

(JPEG, 36.3 ko)

  

-  Visite interactive des collections de criminaliste de la police scientifique à Saint-Cyr-au-Mont d’Or
Situé sur un site sensible dédié à l’enseignement et à la formation de la police nationale, le musée est actuellement fermé au public. Il ne se dévoile qu’exceptionnellement lors des journées portes ouvertes généralement situées dans première quinzaine d’octobre.
Une visite du musée est cependant possible pour les groupes déjà constitués (maximum 25 personnes) sur simple demande écrite.
Renseignements auprès de l’Ecole nationale supérieure de Police : 9 rue Carnot, 69450 Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, 04.72.53.18.50.
-  <a class="spip_out" data-cke-saved-href="http://www.ensp.interieur.gouv.fr/uavm/Visite_virtuelle/guide_internet.pdf" href="http://www.ensp.interieur.gouv.fr/uavm/Visite_virtuelle/guide_internet.pdf" target="_blank" title="" le="" crime,="" les="" criminels="" et="" l'enquête="" scientifique"="" -="" lien="" externe"="">"Le crime, les criminels et l’enquête scientifique"
Guide de présentation, au format PDF, des collections du musée réparties entre 9 grandes sections : "Du bagne au quai des Orfèvres", "Les drogues et les armes", "Les tatouages, des cicatrices parlantes", "Bertillon et l’anthropométrie criminelle", "La preuve dactyloscopique", "Elémentaire... mon cher Locard", "Les bandits en auto", "Les bombes et les cambrioleurs" et "La médecine légale et la phrénologie".
-   Le Musée de l’Ecole Nationale Supérieure de Police, Saint Cyr au Mont-d’Or, Jean-par François VIPLE, Impr. Allais, 20 p.
Ancienne plaquette de présentation du musée et de ses collections.
-  Publication en ligne des Archives de l’anthropologie criminelle (1886-1914)
La revue des Archives de l’anthropologie criminelle, fondée à Lyon en 1886 par Alexandre Lacassagne, est la "première revue scientifique francophone dédiée à la criminologie". Elle est désormais intégralement publiée en ligne sur le site Criminocorpus, le portail sur l’histoire des crimes et des peines.
La collection est également  consultable à la Bibliothèque de Lyon.

 

http://www.lesamisduvillagedereyrieux.com/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=92

http://books.google.fr/books?id=7qKWIa45Ej0C&pg=RA7-PA17&lpg=RA7-PA17&dq=dumollard,+assassin&source=bl&ots=bFSrHnilrS&sig=mkFcY86vDzauvBzd2pGiAaH0IBI&hl=fr&ei=5ufvSo7CFNGZjAfLjPXNCA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=9&ved=0CCQQ6AEwCA#v=onepage&q=dumollard%2C%20assassin&f=false

http://collections.bm-lyon.fr/PER00182898

http://perso.montluel.mageos.com/dumollar.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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