Nom : Henri Désiré LANDRU 
Né le : 12 avril 1869 à
Mort le :25 février 1922 dans la cour du palais de justice de VERSAILLES
Surnom : " Le Tueur de l'Est Parisien "
Victimes : 11mais certainement +
Henri Désiré Landru naît le 12 avril 1869. Sa mère est couturière, son père chauffeur et, comme son nom l'indique, il fut un enfant choyé et aimé. Il étudie à l'école des Frères, à Paris, puis officie comme sous-diacre à l'église Saint-Louis en l'Ile. Plus tard il épouse Marie-Catherine Rémy qui lui donnera quatre enfants. Landru est un très bon père de famille, aimant sa femme et ses enfants mais les fins de mois sont difficiles et il a vraiment de la difficulté à subvenir aux besoins de ceux-ci. Il devient donc escroc par nécessité après plusieurs tentatives dans des métiers fort différents tels que brocanteur, comptable, cartographe. La faillite de la fabrique de bicyclettes à pétrole qu'il a créée lui donne l'occasion de commettre sa première escroquerie. Il demande, à l'aide d'une publicité nationale mensongère, un mandat équivalant au tiers du prix des vélos à réception de la commande. Il empoche le montant des mandats mais n'honore jamais les commandes. Dès lors, il fait l'objet de plusieurs condamnations et est emprisonné mais libéré aussitôt pour déficit mental selon l'expertise de médecins psychiatres.
En 1909 : Landru séduit une certaine Jeanne Isoré. Subjuguée, celle-ci lui confie tous ses titres, avant de voir se volatiliser son fiancé d'un jour. Arrêté, Landru monte une nouvelle escroquerie dès sa remise en liberté pour "bizarrerie mentale". 
En 1914, il est condamné par contumace à une peine de prison de quatre ans assortie d'une déportation à vie au bagne de Guyane. Sans doute cela va-t-il provoquer l'élimination des futures victimes car il ne veut surtout pas être dénoncé pour ses méfaits et subir l'enfer de Cayenne.
Dès 1915, Landru joue les veufs fortunés auprès de femmes seules. Il les séduit et les invite dans sa villa de Vernouillet (par la suite ce sera celle de Gambais). Doté aussi d'un humour plaisant, ce charmeur sait attirer l'amour de ces femmes qu'il dépouille de leur fortune avant de les faire disparaître. La Première Guerre mondiale constitue évidemment un contexte propice à ce genre de méfaits. Les femmes sont veuves ou seules, l'identité de chacun est bouleversée, facile à falsifier et la circulation aisée.
Une fumée pestilentielle gêne le voisinage. La cheminée, en service été comme hiver, ne manque pas d'attirer l'attention et certains ont déjà manifesté leur mécontentement. Ce n'est pas le souci de LANDRU qui, après avoir trucidé les femmes dans ses villas de Vernouillet puis de Gambay, découpe et démembre les corps. Les troncs, jambes et bras n'étant pas identifiables, sont enterrés en forêt alors que les têtes, mains et pieds sont incinérés dans la "fameuse" cuisinière.
* Décembre 1914 : LANDRU loue une villa à VERNOUILLET où 4 personnes vont disparaitre.
> Janvier 1915 : disparition de Jeanne CRUCHET, une veuve de 39 ans, et son fils André 17 ans.
> Juin 1915 : Thérèse LABORD-LINE, veuve 46 ans, grossit le dossier.
> Aout 1915 : c'est au tour de Désirée GUILLIN, 52 ans de disparaître.
* Décembre 1915 : Landru loue la villa de GAMBAIS, : 7 femmes y disparaitront.
> Décembre 1915 : Mme HEON, veuve, 55 ans.
> Décembre 1916 : Anna COLLOMB, veuve, 44 ans.
> En 1917 : il rencontre Fernande SEGRET dans le tramway, elle devient sa maitresse, il l'aime et la couvre de cadeaux. Elle ne disparaitra pas, il sera arrêté chez elle.
> Avril 1917 : Andrée BABELAY, 19 ans.
> Septembre 1917 : Céléstine BUISSON,veuve, 44 ans
> Novembre 1917 : Louise JAUME, divorcée, 35 ans.
> Avril 1918 : Anne-Marie PASCAL, divorcée, 36 ans.
> Janvier 1919 : Marie-Thérèse MARCHADIER, célibataire, 36 ans.
Ce petit bonhomme malingre est doté d'un pouvoir de séduction exceptionnel. Pendant quatre années, il va rencontrer par le biais des annonces matrimoniales, ONZE femmes qu'il va charmer par on ne sait quel philtre miraculeux. Appâtées, ces victimes opteront pour une totale confiance envers Landru. Il obtiendra toutes les procurations nécessaires pour jouir de leurs biens après les avoir fait disparaître.
Fin 1918 : le maire de la ville de Gambais en Seine-et-Oise, (actuelles Yvelines), reçoit deux lettres : 2 courriers dont l'un d'une certaine Mme Pellet et l'autre de Mme Lacoste, qui l'alertent sur la probable disparition de deux femmes, Anne Collomb et Célestine Buisson. Aucune nouvelle depuis leur installation en ville avec leurs nouveaux maris respectifs M. Dupont et M. Frémyet. Le Maire assimile les deux affaires et en déduit que Dupont et Frémyet ne sont qu'une seule et même personne, ce qui dénote une vivacité d'esprit certaine.

L'enquête est confiée à l'inspecteur Belin, qui a déjà démantelé la "Bande à Bonnot" en 1912. Il se rend sur place et observe une maison aux volets clos, dissimulée par une haie épaisse. L'enquête de voisinage décrit un homme chauve et barbu habitant les lieux. Souvent coiffé d'un chapeau melon, il est toujours accompagné par une femme différente à son arrivée mais repart étrangement seul à chaque visite. L'enquête établie par ailleurs que le propriétaire est un certain M. Tric qui loue la demeure à M. Frémyet, ce dernier résidant à Rouen.

11 avril 1919 : Madame Bonhoure, une amie de Célestine Buisson, reconnaît Frémyet, alors qu'il sort d'un magasin. Sa tentative de filature avorte vite et elle avertit la police. Les employés du magasin témoignent que l'homme se fait appeler Lucien Guillet et qu'il habite au 76, rue de Rochechouart, à Paris. LANDRU est appréhendé le lendemain à l'aube. Pendant son transfert dans les bureaux des brigades mobiles, Lucien Guillet tente de se débarrasser d'un petit carnet noir en le jetant par l'une des fenêtres. Les policiers interceptent l'objet qui va se révéler être une précieuse pièce à conviction.

Tout le déroulement des rencontres est noté dans ce fieffé recueil : dates, rencontres, déplacements, voyages, dépenses sont méticuleusement détaillés. Pas moins de 283 femmes sont ainsi répertoriées comme "futures mariées" afin d'être escroquées après être entrées en contact avec lui par le biais d'annonces matrimoniales passées dans des journaux.
A son domicile, on retrouve également ses livres de comptabilité qui révèlent l'achat de scies à métaux. Enfin, preuves accablantes et irréfutables, des talons et reçus de billets de train montrent que LANDRU achetait lors de ses déplacements à Gambais et à Vernouillet, un aller-retour (pour lui) et un aller simple (pour la fiancée).
La culpabilité de LANDRU est certaine et pourtant il n'y a aucun corps...
Le 7 novembre 1921, devant la cour d'
assises de Seine-et-Oise, qui siège à Versailles, s'ouvre le procès d'Henri Désiré Landru et pour les jurés le doute n'est pas permis. Pourtant, Landru nie jusqu'au bout être l'auteur des crimes, avouant seulement avoir volé et escroqué les victimes. Provoquant, son élégance et son humour attirerait presque la sympathie. D'ailleurs la salle semble apprécier l'oratoire de l'accusé mais les témoignages qui suivent restent accablants pour le séducteur. Les pièces à conviction s'accumulent : le fameux carnet noir est détaillé, la cuisinière est apportée devant les jurés...
Une scène gravée dans l'histoire :

L'avocat de l'accusé aurait lancé qu'une des victimes, retrouvée, était sur le point d'entrer dans le tribunal. Tout le monde aurait alors tourné la tête vers la porte. Une démonstration pour l'avocat de Landru, montrant que nul n'était certain de sa culpabilité.
Mais l'avocat de l'accusation aurait alors surenchéri, en faisant remarquer que Landru, lui, n'avait pas tourné la tête vers la porte. Cette remarque a paraît-il influencé le jugement final.
Le 30 novembre 1921, Henry Désiré LANDRU est condamné à mort.
Sa demande en grâce sera rejetée.

Il est exécuté le 25 février 1922 dans la cour du palais de justice de VERSAILLES
Citations de Landru
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| Landru, brillant orateur |
- Au président, qui lui demande les raisons pour lesquelles ses enfants se seraient tus sur ses forfaits :
"Quand je donne un ordre à mes enfants, moi, Monsieur le juge, ils obéissent. Ils ne cherchent pas le pourquoi ni le comment. Je me demande comment vous élevez les vôtres !"
- A l'avocat général :"Vous parlez toujours de ma tête, Monsieur l'avocat général. Je regrette de n'en avoir pas plusieurs à vous offrir."
- "Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n'ont qu'à déposer plainte ! "
- Alors que Landru venait de déclencher l'hilarité de l'assistance, le président : "Si les rires continuent, je vais demander à chacun de rentrer chez soi."
Et Landru de répondre : "Pour mon compte, Monsieur le président, ce ne serait pas de refus."
