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 NOM :  Carles SOBHRAJ  Drapeau.VietNamVN

 Né le : 06 avril à Saigon au Viet Nam

 Mort le : En Vie : Le 30 juillet 2010 appel rejeté. PERPETUITE

 Surnom :  " Bikini Killer "

 Victimes :  + de 20

 

Ce trafiquant d'héroïne va se débarrasser, au fil du temps, de plusieurs de ses concurrents selon une méthode que l'on pensait réservée aux femmes et qui deviendra sa signature : l'empoisonnement.     C'est en tout cas ce qu'il prétend.

Les touristes en ligne de mire, il commence par agresser de simples routards qui ont eu le malheur de croiser son chemin. Parlant plusieurs langues et doué d'un charisme exceptionnel, il joue les séducteurs pour gagner leur confiance, puis leur administre un cocktail mortel avant de les détrousser. Leurs passeports lui serviront pour ses trafics de drogue et de pierres précieuses. En 1975, le cadavre d'une jeune femme est découvert sur une plage. La série Crim.Sobhraj Charles3des «meurtres bikini» qui va affoler une partie du continent asiatique est entamée. Rapidement, cinq autres victimes sont retrouvées mortes rouées de coups, étranglées ou brûlées et simplement vêtues d'un bikini.

L'opinion publique gronde, "Bikini Killer", c'est le surnom du tueur, dérange les autorités locales. Il est pourtant contrôlé et arrêté à maintes reprises, tant en Europe qu'en Asie, mais il parvient toujours  à se tirer d'affaires en s'évadant, en soudoyant ses geôliers ou en usant de son charme. La série s'allonge macabrement... Inde, en 1976, il va rencontrer un groupe d'étudiants français qu'il va bien sûr considérer comme une aubaine. Il a besoin de passeports "frais" pour ses activités et l'occasion est trop belle.   Après avoir joué son "speach", il distribue au groupe de soit-disant «pilules contre la dysenterie». C'est tout bonnement une tentative d'empoisonnement collectif. Le plan échoue lorsque les premières victimes s'effondrent alors qu'il se trouve encore dans le hall. Appréhendé, il sera inculpé pour meurtres perpétrés sur le territoire indien puis condamné à 12 années, alors qu'il risquait la peine de mort, et incarcéré à Tihar . Son procès fut un vrai cirque où  ses avocats étaient limogés à tour de rôle et où les témoins étaient apostrophés sans plus de gêne que dans un salon. Il commença une grève de la faim. La condamnation, apparemment légère (12 ans de prison), fut sûrement possible grâce à la subordination des juges. Ses complices : Mary Ellen Eater et Barbara Sheryl Smith furent condamnées à deux ans de prison. Jean Dhuisme fut innocenté faute de preuves. Pour sa principale complice, Marie-Andrée Leclerc, la peine fut  de six ans de prison. Gravement malade, elle est libérée en 1983 et part au Québec pour mourir d'un cancer des ovaires en 1984. Acquitté en appel en 1986, Charles Sobhraj reste pourtant fébrile car s'il est libéré, il sera plus que certainement extradé vers la Thaïlande où il risque la peine de mort. C'est alors qu'il prépare une évasion pour le moins rocambolesque. Profitant de son prochain anniversaire, le 13 mars 1986, il invite à vau-l’eau détenus et gardiens. Il faut dire que «Sir Charles», comme on le nomme en prison, est respecté en l’endroit. Cet habile manipulateur  a réussi à corrompre tout le personnel de Tihar Jail et à s’accorder la sympathie de l’ensemble des détenus. Les gardiens ont été  soudoyés sans difficulté aucune. Habitués aux largesses du détenu ils sont confiants et piochent avec délectation dans les grappes de raisin où le Serpent a injecté des somnifères. Il ne lui reste qu’à décamper par la porte principale avec quatre complices. Cavale de courte durée car il est repris très vite et inculpé pour possession illicite d’armes à feu.

Retour à Tihar où il est accueilli en grandes pompes. Les gardiens sont à son service et il mène vraiment une vie de luxe dans sa prison dorée. Rien ne lui manque pas même un portable et des visites féminines nocturnes…  En 1997, le 17 février et après 21 années dans les prisons indiennes, bien qu’en attente de son procès il est relâché, sa détention préventive ayant excédé la peine maximale qu'il encourait. Il refuse de quitter sa cellule par peur d'être extradé vers la Thaïlande, mais Paris n'a pas la moindre intention de le recevoir en France. Pourtant, après quarante-sept jours de bras de fer avec le gouvernement indien, qui menace de le «larguer» à l'ambassade de France, Paris finit par lui accorder un laissez-passer. Il s'est fait oublier jusqu'à son retour au Népal où il fut arrêté en septembre 2003, dans le casino du très chic hôtel Yak and Yeti. Condamné à la perpétuité (20 ans maximum au Népal) en août 2004 pour le meurtre en 1975 de la jeune touriste américaine, Connie Joe Bronzich. Toujours emprisonné au NEPAL en 2008.


Le Serpent a vécut tranquillement en France, à l'abri de tout souci financier ayant signé un contrat de 15 millions de dollars pour la production d'un film et d'un livre sur sa vie. . Se revendiquant businessman et non criminel, il considérait ses victimes comme des rivaux dans le trafic d'héroïne et a également affirmé avoir été employé par les triades de Hongkong qui voulaient, selon lui, inonder l'Occident d'héroïne afin de prendre leur revanche contre la guerre de l'opium, au XIXe siècle... Un discours qui collait certes avec sa fascination pour l'Asie et son idéologie anticolonialiste, mais qui n'explique en rien sa violence de psychopathe.

 

 Victime ou complice ?

Incarcérée depuis août 1976 dans la prison de Tihar, en Inde, la Québécoise Marie-Andrée Leclerc meurt le 20 avril 1984 d'un cancer aux ovaires. Inculpée le 17 novembre 1981 du meurtre de plusieurs touristes européens et nord-américains, en complicité avec SOBHRAJ de 1975 à 1976. Elle aurait aidé en effet Charles Sobhraj à droguer des voyageurs naïfs pour leur dérober argent et passeports, puis éventuellement s'en débarrasser. Le nombre des victimes de Sobhraj, dit le Serpent, monterait à 20 selon certaines sources, et à plus de 50 selon d'autres. Elle s'est toujours défendue de connaître les réelles activités de SOBHRAJ.

Devenue la femme la plus recherchée d'Asie, elle rencontre Charles Sobhraj lors d'un premier voyage en Inde en 1975, alors qu'elle voyage avec son ami André Bernier. Une relation amoureuse s'établit sans
doute entre la jeune femme et cet homme affable.

Marie-Andrée Leclerc affirmera toujours ne pas avoir été amoureuse de ce Français d'adoption, qui disait être négociant en pierres précieuses. Pourtant, elle va le rejoindre en Asie. Pendant un an, elle voyage avec lui à travers le continent asiatique et l'Europe.

La Lévisienne clamera jusqu'à sa mort qu'elle ne savait rien des activités meurtrières de son compagnon, disant plutôt avoir été sa victime. Il lui aurait dérobé tout son argent et aurait fait en sorte que son passeport soit inutilisable. Elle était à sa merci, écrit-elle dans son livre.

Si Marie-Andrée Leclerc obtient un non-lieu dans une cause et des acquittements dans deux autres causes, elle reçoit une condamnation à vie dans l'affaire Varanasi en mai 1982. En 1983, elle rentre enfin au Canada pour soigner un cancer de l'utérus. Elle meurt le 20 avril 1984. Elle a clamé son innocence jusqu'à son dernier souffle...

 

 

 

 

 

 

 

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