ED KEMPER

Nom :Edmund Emil Kemper III 
Surnom :" L’ogre de Santa Cruz ", le " Co-ed Killer " (le tueur d’étudiantes)
Né le :18 décembre 1948 , à Burbank (Californie)
Vivant : Toujours emprisonné à perpétuité dans la prison de Folsom, en Californie.
VICTIMES : 10 : ses 2 grands-parents, 6 étudiantes, sa mère et son amie. (pourquoi lit-on souvent 8 ?)
Photo USA libre sur le net
Depuis 1974, l’ogre de Santa Cruz est écroué au pénitencier de Vancarville, en Californie.
Ed Kemper, de son vrai nom Edmund Emil Kemper III, est né le 18 décembre 1948 à Burbank, en Californie. Son enfance auprès d’une mère tyrannique, qui l’enferme dans la cave sous n'importe quel prétexte, lui laissera des séquelles indélébiles. Dès l’âge de 16 ans il commet l'odieux, le meurtre de ses grands parents. Interné il déclarera : " Je voulais juste savoir ce que ça faisait de tuer grand-maman. "
Personne
ne souhaitait s'occuper d'Edmund. Refoulé de toutes parts, le grand Ed est abandonné chez ses grands-parents. Sa grand-maman est le clone de sa mère, en pire ; elle ne lui passe rien, le critique et le harcèle sans cesse, exigeant une obéissance totale et soumise. Le 27 août 1964, assis à la table de la cuisine, Ed dévisage sa grand-mère d'un air arrogant, sinon menaçant. Elle lui en fait violemment le reproche. Il se lève, prend son fusil et appelle son chien prétextant d'aller chasser les taupes. "Ne tue pas les oiseaux" lui crie-t-elle une énième fois... une fois de trop. Il se retourne, épaule et vise la tête, elle s'effondre. Il tire encore deux fois dans le dos. Tout à coup soulagé et détendu, il ne s'affole pas et enveloppe la tête dans une serviette pour récupérer le sang. Il traîne le corps jusqu'à sa chambre et le dépose sur son lit. Peu de temps après, entendant le retour de son grand-père, il panique. Il ne réfléchit plus et sort au-devant du
vieillard qui est penché sur son coffre de voiture. Il lui tire une balle dans la nuque et tire le corps dans le garage. Désemparé, il prend soudainement conscience de la situation. Incapable de prendre une décision, il joint sa mère qui se trouve dans le MONTANA. Celle-ci lui conseille de se rendre au shérif. Arrêté, il avoue les deux meurtres et est interné le 6 décembre 1964, à l'hôpital d'état "pour adultes" d'Atascadero ; il n'avait pas 16 ans !
À l'âge de 21 ans, il est libéré sur avis favorable des psychiatres. Kemper mesurait 2,10 mètres et pesait 150 Kg. Un géant meurtrier est lâché dans la foule. En liberté surveillée, il doit rentrer tous les soirs ; c'est convainquant, semble-t-il, puisqu'il est placé en liberté conditionnelle au bout d'un trimestre. Le fauve est lâché. Malgré le traumatisme causé par sa mère et la peur viscérale des "autres", il effectue sans contrainte de petits boulots, ce qui lui occupe l'esprit mais, ne supportant pas sa mère, il file à Alameda. Celle-ci ne le lâchera pas, lui adressant ses reproches et critiques par téléphone ; un harcèlement quotidien qui pèsera lourd dans la balance.
Kemper se prépare avec minutie durant des mois, modifiant sa voiture afin de bloquer la porte passager de l'intérieur. Son apparente sérénité n'est due qu'à l'obstination avec laquelle il établit des "plans de bataille". Il se procure des armes à feu et des armes blanches, et parcourt allègrement les autoroutes afin d'étudier le comportement des jeunes femmes qu'il prend en stop. Sa ténacité à "apprendre" est prodigieuse car il se passe des mois avant qu'il ne commette l'irréparable. Des dizaines de jeunes femmes sont ainsi transportées sur les autoroutes du comté de Santa Cruz, et il a tout le loisir à s'initier à la façon de créer confiance.
En 197
2, il prend en stop 2 étudiantes co-locataires d'un collège local, Mary An
n Pesce et Anita Luchese. A l'abri d'un endroit déserté, il les poignarde mortellement puis ramène les cadavres dans sa demeure. En réalité il voulait les étrangler puis les poignarder mais il s'est trouvé complètement désemparé en contatant qu'elle s'agitaient encore et gémissaient, agonisantes mais toujours vivantes. Sa conception du meurtre telle qu'il l'avait projetée tombait à néant et il s'est alors acharné sur les deux jeunes femmes, les poignardant encore et encore... Il ne comprenait pas : " pourquoi elles ne voulaient pas mourir".
Les cadavres en sa demeure, sa curiosité morbide l'amène à disséquer les corps, examinant avec délectation les organes internes, puis à prendre des clichés de son oeuvre. Les restes seront ensuite jetés dans des sacs plastiques pour finir enterrés dans la montagne de Santa Cruz. Pour une raison obscure, il a posé les têtes sur le bord d'une route.
La progression vers d'autres techniques pour obtenir des orgasmes plus violents est évidente. Ses relations sexuelles avec les cadavres, par exemple, sont plus "minutieuses".
Pendant cette macabre période, il a visité un psychiatre qu'il a convaincu de son excellente santé mentale alors que la tête de l'une de ses victimes faisandait dans son véhicule. Ceci prouve la complexité pour un psychiatre de l'entière exactitude de son diagnostic !
Ainsi il a étouffé Aiko Koo, dans la nuit du 14 Septembre 1972 sur le bord d'une route, l'étranglant à mort et toujours angoissé de ne pas la voir mourir immédiatement. Il ne comprenait pas la lenteur de ses
victimes à mourir et cela l'agaçait, le terrorrisait dans le même temps. Il a ensuite emporté le corps dans la maison de sa mère, puis dans sa chambre, il a violé et disséqué le cadavre, l'a démembré en exécutant diverses expériences macabres sur celui-ci. La tête a été enterrée dans le jardin de sa mère comme une blague, "car ma mère voulait que j'ai des amis proches". Le reste de sa dépouille fut enterré dans la cour de la maison.
Pour les meurtres des trois dernières étudiantes, il a exclusivement utilisé une arme à feu. Kemper craignait plus que tout la violence physique, le combat qu’il aurait pu avoir à mener (bien que mesurant 2m10 pour 150kg !), et voulait tuer ses victimes rapidement.
Le 7 Janvier 1973, Kemper ramasse Cindy Schall, étudiante de 19 ans au Cabrillo College camp
us. Il stoppe dans une zone isolée par des bois et l'abat avec un pistolet de calibre 22. Le corps est placé dans le coffre de sa voiture et retour à la maison de sa mère. Là, il dissèque le corps dans la baignoire et garde le corps dans sa chambre jusqu'à la nuit où il s'affaire à extraire la balle de la tête décapitée qui finira enfouie dans le jardin. La dépouille sera démembrée et balançée dans un ravin.
Le 5 février, une dispute avec sa mère déclanche sans doute l'instinct meurtrier de Kemper qui part à la recherche d'éventuelles victimes. Il croise le chemin de Rosalind Thorpe, 24 ans, et de Allison Liu,
23 ans, qui étudient sur le campus de UC Santa Cruz. Allison semble rétissante à grimper dans le véhicule mais Kemper a appris à convaincre. Non loin de l'université, Kemper abat Thorpe et Liu avec un pistolet de calibre 22, dans sa voiture, sans même
arrêter de conduire. Il ne s'embarrasse plus de rapprochements charnels avec ses victimes comme le font la plupart des tueurs en série. Enveloppés dans des couvertures, les corps sont, une fois de plus, placés à l'arrière de sa voiture et emportés dans la maison de sa mère. Incroyablement sûr de lui, il parvient à introduire les corps des victimes dans la demeure, les décapite, s'adonne à d'étranges activités sexuelles avec leur corps, alors que sa mère vaque à ses occupations dans la cour. Dès le lendemain matin, les corps de Thorpe et Liu sont démembrés et les restes jetés à la mer.

Le vendredi saint du 21 avril 1973, Kemper profite du sommeil de sa mère et la massacre avec un marteau. Il l'a décapite de suite, mettant fin à la voix criarde qui le harcelait de reproches méprisants. Par mépris, il utilise la tête comme cible pour jouer aux fléchettes. Il prélève les cordes vocales qu'il jette dans le broyeur de l'évier mais celui-ci, comme un signe démoniaque, rejette les tissus trop robustes dans la cuvette. Kemper n'est pas satisfait et pas tout à fait rassasié, alors il appelle la meilleure amie de sa mère, Sarah Hallett.Il se rue sur elle dès son entrée et l'étrangle sauvagement, comme pour effacer tout ce qui le relie encore à cette "bitch", comme il le déclarera à son arrestation. Son corps fut découvert le 23 avril 1973.
Kemper s'enfuit alors vers l'est pour quitter la Californie, mais il entend à la radio un avis de recherche relatif à ces crimes. Découragé, il appelle la police et avoue le meurtre de sa mère, omettant consciemment ses crimes comme "Co-ed killer".
C'est TOUJOURS dans la maison de sa mère qu'il rapportait ses victimes pour violer leurs
cadavres. Ses victimes étaient démembrées "par curiosité" mais sans doute aussi pour rendre l'identification des corps impraticables. Il a été dit qu'il s'était aussi livré au cannibalisme. Un nombre impressionnant de Polaroïds représentant ses victimes dépecées, a été retrouvé. Il avoua qu’il aimait à regarder souvent ses oeuvres photographiques, en fantasmant.
Il a parcouru des centaines de kilomètres. Des morceaux de corps ont été abandonnés dans des endroits différents, dans des comtés différents et sur des centaines de kilomètres.
Pâques 1973, les corps de victimes ont commencé à être trouvés, et reliés les uns aux autres. L'enquête a été entravée par les travaux de deux autres tueurs en série dans le même domaine à l'époque - Herbert Mullin et Linley Frazier.
Pour ses 21 ans, il est libéré sur une décision des psychiatres, qui le considèrent apte à reprendre une vie "normale". C'est un géant de
deux mètres dix, meurtrier, qui est lâché en pleine nature. Très vite ses désirs morbides et le goût du sang vont l'assaillir et il va massacrer, décapiter, mutiler six étudiantes. Il viole les cadavres et les dévore... Au terme de sa folie assassine, il va tuer sa propre mère et la meilleure amie de celle-ci, après avoir tué ses grands-parents à 16 ans.
Stéphane Bourgouin (l'un des meilleurs criminologues) a pu approcher ce colosse sanguinaire et, au terme de ces entretiens avec KEMPER, il avoue que : " Personne ne peut sortir intact d’une telle confrontation".
Ed Kemper, se confiant à Stéphane BOURGOUIN, s'est exprimé ainsi :
"Vers la fin, je devenais de plus en plus malade, assoiffé de sang, et pourtant ces flots de sang m'emmerdent. Ce n’est pas quelque chose que j’ai envie de voir. Ce que je désire ardemment, par contre, c’est assister à la mort, et savourer le triomphe que j’y associe, mon propre triomphe sur la mort des autres. C’est comme une drogue, qui me pousse à en vouloir toujours plus. Je veux triompher de la mort. Je veux triompher de ma victime. Vaincre la mort. Elles sont mortes et moi, je suis vivant. C’est une victoire personnelle. "
Stéphane Bourgouin, le plus grand spécialiste français du crime en série, est descendu dans les enfers d’une conscience dévorée par des fantasmes sanguinaires.
Cela fait vingt ans que Stéphane Bourgouin confesse les plus grands meurtriers du monde entier. Suite à des centaines d’heures d'interview auprès des plus abominables serial killers dans leurs prisons, il a manuscrit et parfois filmé, immortalisant ainsi les aveux sur cassette vidéo :
Ed Kemper est un cas un peu à part. Ce fut le tout premier tueur en série à avoir été interrogé par les agents spéciaux du FBI, John Douglas et Robert Ressler dans le but d’élaborer une nouvelle stratégie d’enquête pour mieux attraper les serial killers dans le futur. En effet, comme l’explique dans la préface à son ouvrage Stéphane Bourgouin, " ces crimes, où l’assassin et sa victime ne se connaissent pas,
ont peu d’espoir d’être résolus par une enquête traditionnelle. […] Afin de mieux identifier un serial killer, il faut comprendre ses motivations internes, des fantasmes qui se traduisent, la plupart du temps, par un rituel élaboré lors de la mise à mort ou juste après. Et , pour pénétrer au cœur de ces fantasmes, il fallu se mettre littéralement dans la peau des tueurs, les rencontrer pour les interroger longuement. "
Grâce aux entretiens menés avec Ed Kemper, ces agents ont pu convaincre leurs supérieurs de mettre sur pied un programme révolutionnaire d’entretiens avec 36 serial killers et criminels sexuels.
Murder his grandparents, North Fork, CA (27-Aug-1964), sentenced to youth authority
Murder Mary Ann Pesce (7-May-1972)
Murder Anita Luchessa (7-May-1972)
Murder Aiko Koo (14-Sep-1972)
Murder Cindy Schall (7-Jan-1973)
Murder Rosalind Thorpe (5-Feb-1973)
Murder Alice Liu (5-Feb-1973)
Murder Clarnell Strandberg (20-Apr-1973)
Murder Sally Hallett (20-Apr-1973)
Suicide Attempt four times
Inmate: Folsom Prison
Risk Factors: Obesity, Smoking