27 mai 2012
Bonne fête Auguste de Cant.

Site mis à jour le
24 mai 2012

Plan du site

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez pour imprimer cette page
Précédent - Retour - Suivant

 Le Buffalo Bill du Silence des Agneaux

 

 Crim.HeidnikGary2

Nom :  Gary " Michael " HEIDNIK

Surnom :  Le tortionnaire canibale, Brother Bishop

Né en :  22 novembre 1943, à Eastlake Ohio USA

Mort le :  Exécuté le 6 juillet 1999 à 22h30, par injection mortelle (à 55 ans)

Victimes : 6 enlèvements et 2 assassinats

 

 

 

 


- Années 1943 à 1949 : Gary Heidnik grandit dans l'enclave silencieuse de Eastlake, une cité de Cleveland, dans l'Ohio. Séparé de sa mère alcoolique à l'âge de 6 ans et confié à son père, Gary souffre durant la majeure partie de sa vie d'énurésie nocturne.  Lui et son frère ne s'entendent pas avec leur belle-mère et le père les châtie pour cela. Son père l'humilie souvent en exposant ses draps sur la fenêtre de sa chambre, au regard du voisinage. Mais il ne s'arrête pas là.Les draps trempés d'urine ne sont pas la seule chose que son père a pendu par la fenêtre. L'enfant s'est lui aussi retrouvé suspendu par ses chevilles à plus d'une occasion. son père le tenait par les jambes en le secouant furieusement.

Tout comme son frère, il est harcelé et maltraité par ses camarades d'école qui se moquent de sa  " tête déformée ". Gary est tombé d'un arbre, se brisant le crâne. De graves dommages ont été causés par le choc. Les railleries coutumières sur la forme de sa tête en " ballon de foot", ont eu un impact durable.


- Année 1957 : Gary  a un Q.I. de 130. Il s'engage en Virginie, dans la Stautnon Military Academy, à l'âge de 14 ans pour deux ans, puis rejoint pour une année un lycée public avant de rejoindre l'armée de terre à l'âge de 17 ans. Il sert pendant13 mois et devient soigneur. Il part alors pour l'Allemagne à Landstuhl.


- Août 1962 : Heidnik est hospitalisé pour de sévères maux de tête, étourdissements, vision floue et nausées. Un neurologue diagnostique des symptômes d'une maladie dégénérative mentale et lui ordonne un traitement de trifluoperazine (stélazine).


- Octobre 1962 : Heidnik est transféré à Philadelphie dans un hôpital militaire.  Les analyses indiquent un  trouble de la personnalité schizoïde, mais peut-être uns schizophrénie.  Il est réformé.


- Année 1963 : Il intègre l'Université de Pennsylvanie en tant qu'infirmier. Six mois plus tard, Il travaille en tant que psychologue clinicien à l'hôpital des anciens vétérans à Coatesville. Son comportement devient agressif envers les patients et il est licencié.


Du mois d'août 1962 jusqu'à son arrestation en mars 1987, la vie de Heidnik se résume à une longue série d'internements dans divers établissements psychiatriques. Il tentera de se suicider à treize reprises tout comme son frère Terry... Ses méthodes vont de la pendaison, à grignoter du verre pilé, overdose de médicaments, conduire sa moto directement dans la trajectoire d'un camion venant en sens inverse. Chaque fois ses tentatives  sont infructueuses et chaque fois,'il est hospitalisé.Il s'enferme souvent surd lui-même, le regard mièvre et le visage taciturne, tout l'aspect d'une ressemblance étroite à la catatonie.


- Année 1970 : Ellen, sa mère, se suicide après avoir bu du chlorure de mercure.


- Octobre 1971 : Heidnik est accepté pour intégrer une église nommée United Church of the Ministers of God. Un conseil d'administration avec initialement cinq croyants, et il ouvre " l'Eglise de Heidnik ". Viennent le rejoindre son frère Terry et une fille handicapée mentale. En 1975, Heidnik ouvre un compte pour l'église sous le nom de Merrill Lynch Investment. Le tout premier dépôt était de 1 500 dollars. Heidnik investit intelligemment durant 12 ans dans Playboy et amasse finalement un demi-million de dollars. Dès 1986, la United Church of the Ministers of God est renommée et fortunée.


Heidnik devient propriétaire, il achète un bien délabré dans un quartier dégradé de l'ouest de Philadelphie, à un jet de pierre de l'Université de Pennsylvanie.

- Automne 1976 : Heidnik est accusé d'agression aggravé, de port d'arme illégal et d'usage d'arme à feu  sur un locataire de sa maison nommé Robert Rogers. Il veut juste effrayer le mauvais payeur mais le coup part et entame la joue de Rogers. L'homme est en vie mais c'est un miracle. Il ne porte pas plainte mais la police est mons accomodante. L'affaire sera abandonnée une semaine plus tard sans raison apparente.

Il connaît de nombreux succès avec les femmes, sa préférence allant vers les femmes afro-caribéennes.

 

- 16 mars 1978 : Naissance de Maxine Davidson, issue de son union avec avec Anjeanette Davidson. L'enfant est immédiatement placé en foyer d'accueil. Peu après la naissance de Maxine, Heidnik est arrêté pour l'enlèvement et le viol de Alberta, la sœur d' Anjeanette, qui vit dans une institution pour handicapé mental, à Penn Township.

 

- Année 1978 : Heidnik signe une prise en charge de sortie pour Alberta, la sœur de sa petite amie Anjeanette Davidson.  Il emmène l'handicapée et la garde prisonnière dans son sous-sol. Lorsqu'elle est retrouvée et hôspitalisée, les analyses révèlent qu'elle a été violée et sodomisée. Heidnik est arrêté et accusé d'enlèvement, de viol, de séquestration et d'agression sexuelle sur personne non-consentante.

- Novembre 1978 : Reconnu coupable il écope de 7 ans d'emprisonnement. Il fait appel et obtient une réduction à 3 ans d'emprisonnement dans une institution pour patients atteints de troubles mentaux.

- Année 1986 : Il divorce de Betty mais la brutalise sexuellement un peu plus tard. Heidnik est de nouveau arrêté, accusé de viol et d'agression sexuelle sur personne non-consentante. Les charges ne sont pas retenues contre lui car Betty ne s'est pas présentée à la plaidoirie.

- 26 novembre 1986 : Josefina Rivera quitte subitement l'appartement qu'lle partage avec son homme. Pour la énième fois ils se sont querellés et la séparation semble ce soir-là irrémédiable. Il pleut et un froid glacial pénètre son corps jusqu'aux os. Josefina décide " d'ouvrir son commerce ", elle va faire quelques passes. Ruminant sa colère et perdue dans ses pensées vengeresques, elle ne voit pas tout de suite la cadillac blanche qui a ralenti à sa hauteur.  La fenêtre du conducteur glisse et le conducteur, d'une voix douce, s'enquiert des tarifs. L'affaire est conclue pour 20$ et le véhicule démarre. 

" Gary ", il se présente ainsi, Gary.  Il conduit jusqu'à un McDonalds et lui offre un café. A la lumière du restaurant, la jeune femme de 25 ans détaille son client.  C'est un blanc à la barbe noire dont les cheveux ondulés et bruns sont ébourrifés et sales. Il porte des vêtements bon marché, un pantalon sale, une chemise cow-boy en daim, à col ouvert et à glands. Il a le teint blafard et semble fatigué.Son visage est curieux, un nez long et droit surplombés de deux yeux éteints et froids qui ne clignent jamais. Un regard d'acier encadré par des cernes. Une chaîne d'or portant une croix enserre le cou et une " Rolex "au poignet attire l'attention car elle dénote du personnage déluré. 

L'homme n'est pas bavard, il sirote son café et la regarde parfois.Bientôt, elle suit l'individu. Plus vite fini et mieux ce sera car ce regard fixe de mort-vivant est déprimant.

" Gary "les conduit dans sa maison, sur le Nord-Marshall. Dans le garage, Josefina remarque la Rolls Royce 1971, l'homme semble aisé malgré tout. Pour ouvrir, Gary sort une étrange clé réduit de moitié. Ils passent par la cuisine. Pour une obscure raison, un mur est décoré de " pennies ". La guidant de pièces en pièces, l'homme l'invite à regarder un film, elle refuse, pressée de quitter l'homme et les lieux. Gary semble mécontent, elle explique alors qu'elle ne peut rester dehors toute la nuit car sa fille est seule. Gary semble rassuré  et il la guide vers sa chambre à l'étage.Sur le palier du premier, josefina est médusée par ce qu'elle voit. Les murs sont décorés avec des billets de un et de cinq dollars.

Après un rapport rapide mais énergique, Josefina se lève pour s'habiller.Alors qu'elle enfile son chemisier, elle sent deux mains vigoureuses lui enserrer la gorge. Sa vision devient floue et ses forces l'abandonnent. Haletant, Gary relâche l'étreinte juste avant l'inconscience de la jeune femme. Elle sent alors le froid de l'acier des menottes sur ses poignets. La saisissant par l'arrière du cou, il l'a pousse hors de la chambre vers le sombre couloir. Gary Heidnik emprisonne sa première esclave... qu'il enferme dans une petite pièce au sous-sol. L'endroit est glacial et humide. Comme il ne lui a pas laissé le temps de se vêtir, elle n'a pour vêtement que son chemisier. Il la pousse brutalement sur un très vieux matelas, presque pourri, et la frappe pour lui faire comprendre qui est le Maître. La femme se soumet, impuissante, attachée et terrorrisée... Il enserre alors ses chevilles de colliersmétalliques reliés par une extrémité à une chaîne fixée à l'un des tuyaux du plafond. Josefina Rivera s'est écroulée et Heidnik s'est allongé près d'elle, la tête reposant sur ses genoux, il s'est endormi. Lorsque Josefina se réveille, elle voit Gary creusé une fosse dans le sous-sol de la cave. Les bruits de pelle et de pioche évoque un étrange malaise dans l'esprit de la jeune femme. Se sentant observé, Heidnik se confie. Il lui dit avoir eu quatre enfants avec quatre femmes différentes, et se plaint de ne pas avoir de véritable famille. Son rêve est de posséder dix épouses et puisqu'elles ne venaient pas à lui spontanément, il les cloîtrerait dans ce trou pour son plaisir sexuel. Josefina comprend que dans sa folie, cet exhalté est capable du pire. Comme pour illustrer cette pensée, il se hisse hors du trou, entre les jambes de la jeune femme, et la viole sauvagement. Il éjacule dans un sourire triomphant et monte à l'étage.

Josefina, dans un effort désespéré, tente de déserrer l'entrave de ses cheville. Elle réussi à se dégager suffisamment pour soulager son pied. Elle voit alors une fenêtre d'où filtre un rai de lumière. La chaîne tendue l'a mène juste à mi-chemin de l'encadrement. Elle prend alors le risque de hurler à l'aide, sachant que son ravisseur peut l'entendre. Et il l'entend...

Il apparaît tenant un gourdin dans la main. Il traîne Josefina par les cheveux dans le sous-sol puis l'écrase au sol à l'aide du morceau de bois. Plus elle crie puis il frappe fort, elle sanglote et cesse de hurler. Il la menace de ne pas recommencer et la martyrise pour le lui faire comprendre. Ensuite, la punition. Il la jette dans la fosse. Heidnik couvre le trou au-dessus avec un morceau de contreplaqué. Josefina comprend qu'elle est dans ce trou pour un long moment... 

D'où elle est, elle ne peut voir mais elle entend tout. Heidnik écoute du Rock Metal, et il met le volume à fond pour couvrir les cris renouvelés de sa victime. Il garde Josefina enchaînée à demi-nue. Il la viole périodiquement et la bat souvent lorsqu'elle tente d'attirer l'attention du dehors ou de s'échapper, pour qu'elle se taise, aussi. Il lui faut d'autres femmes pour peupler la cave. 

- 03 décembre 1986 : Arrivée d'une deuxième captive qui va engendrer chez Gary la soif de torture. Son cachot va devenir un lieu de lupanar et de violences. Sandra Lindsay est mentalement déficiente et connait son ravisseur depuis plusieurs années.  Gary Heidnik a toujours été très gentil à elle. Il l'a visité de nombreuses fois dans l'établissement pour handicapés où elle soignée. En fait il lui a porté tant d'attentions que Sandra s'est retrouvée enceinte de lui. Sa famille a réussi à la convaincre d'avorter alors qu'il a vainement essayé de l'en dissuader.

Alors, il va se venger. Comme Josefina, Sandra Lindsay est une " black ". Dès son arrivée, elle est immédiatement conduite à la cave et entravée comme Josefina. La paranoïa gagne du terrain. De plus en plus souvent, Heidnik vient se cacher dans le sous-sol, en gardant ses captives bâillonnées dès qu'on frappe à sa porte.À maintes reprises, les parents de Lindsay sont venus " fouiner " à la recherche de Sandra. En fin de compte, il va obliger Sandra à écrire un courrier à sa famille, mentionnant  qu'elle a tout simplement décidé de quitter la ville. Heidnik ira poster la lettre à New York City pour plus d'authenticité.

Désormais,  les " trempes " sont de plus en plus féroces.Les viols, auxquels s'est ajoutée la torture, sont quotidiens. Un châtiment atroce et douloureux, pour manque de soumission,  implique la suspension à une poutre du plafond. La malheureuse qui est punie est pendue, menottée par un poignet, pendant plusieurs d'affilée.

Cela fait plusieurs semaines que les deux femmes sont retenues dans la cave de Gary Heidnik. Parfois, il oublie de les nourrir, ajoutant la disette à la torture.

- 23 décembre 1986 : Lisa Thomas, 19 ans, rejoint le 3250, rue du Nord Marshall. Rencontrée lors d'un dîner, il séduit la jeune fille en lui offrant son repas et en lui promettant de lui acheter des vêtement à la mode. La jeune " black " se laisse convaincre et accepte de l'accompagner pour partager une bonne bouteille de vin. La possibilité de probables relations sexuelles est abordée. Le vin est drogué et Lisa est violée puis battue. Elle rejoint le cheptel grandissant après avoir été menotté. Encore sept pour former le harem...

- 02 janvier 1987 : Deborah Dudley, 23 ans, devient la quatrième prisonnière de Gary. Elle se débat de toutes ses forces pour ne pas tomber sous le joug du malade. Cette combattante refuse d'être enchaînée comme un animal dans le sous-sol de Heidnik. Elle ne cessera de se rebeller du premier au dernier jour de sa triste captivité. Il la torture et lui donne autant de coups qu'elle  croyait ses transgresse son autorité, si bien qu'elle est continuellement tabassée et blessée au cours de cette longue épreuve. Heidnik ne réussira pas à briser son esprit.

Gary Heidnik s'est rapproché de Josefina. Il l'apprécie d'autant plus qu'elle est sa plus ancienne esclave. Il lui témoigne sa confiance en lui confiant la" surveillance " des autres femmes quand il doit s'absenter. Josefina semble aussi apprécier son ravisseur. Le syndrome de Stockholm ? Josefina s'identifie-t-elle à son ravisseur ou bien est-ce un prétexte amoindrir la méfiance du tortionnaire ? Un des avantages d'être la favorite est d'éviter les raclées et les séances de torture mais aussi de bénéficier d'une meilleure alimentation et d'une condition de vie différente.Pourtant, elle a continué de souffrir avec les autres...

Heidnik ne prend pas toujours la peine de nourrir ses prisonnières tous les jours. Pendant un moment, le pain et l'eau sont au menu du jour. Parfois, un plaisir rare, de vieux hot-dogs ou des sandwiches. Puis, pour des raisons que lui seul connait, Gary Heidnik commence à les alimenter de nourriture pour chiens.

Les fellations forçées se banalisent et  Heidnik  recherche le grand frisson. Il apprécie beaucoup le voyeurisme.

Et l'hygiène dans tout ça ? Heidnik ne semble pas trop perturber par le sujet. Ses filles sont autorisées à utiliser des serviettes hydratée pour se purifier. 

- 18 janvier 1987 : Jacquelyn Askins, 17 ans, est piégée par Heidnik.Il l'a " ramassé " dans le côté nord de la ville et l'a immédiatement emprisonné avec les autres. Elle est enchaînée, violée et frappée sans autre procès.

Anniversaire de Josefina qui a 26 ans. C'est jour de réjouissance. Les filles sont autorisées à dîner chinois et à siroter du champagne.Les prisonnières, qui souffrent de malnutrition, engloutissent la nourriture rageusement. Heidnik les contemple en buvant du champagne, souriant de ce pouvoir légitime. 

- samedi 7 Février 1987 : Gary Heidnik surprend Sandra Lindsay qui tente de déplacer le contreplaqué et le lest qui couvrent la fosse. Après une sévère correction, il la torture puis la suspend à l'aide d'une menotte unique à la poutre du toit. Jugeant la peine peu sévère pour elle, il prolonge le supplice pendant deux jours.

Lorsqu'il la décroche, elle est inconsciente ou presque et a sérieusement vomi sur elle. Son état s'aggrave puis empire rapidement et elle est bientôt porteuse d'une fièvre sévère. Les vomissements s'accentuent. Sandra est enceinte et il ne tolérera pas qu'elle avorte. La famille s'est sacrée....Sandra Lindsay refuse de s'alimenter, alors il la force à avaler des morceaux de pain sec en lui manipulant les mâchoires et en l'obligeant à avaler. 

- Mi février 1987 : Le lendemain matin, Sandra Lindsay décède.Lorsque Heidnik vérifie son pouls, il  constate le fait, sort le corps de la fosse et le jette sur son épaule, puis disparait à l'étage.

Le jour de la mort de Sandra, la musique Rock Métal joue en sourdine dans la maison. Habituellement le volume est à fond pour couvrir les cris des " pensionnaires ". Les femmes entendent très clairement le bruit d'une scie.Elles comprennent que Heidnik pratique l'équarrissage sur le corps de Sandra Lindsay.La tête va dans le grand pot sur le poêle, la cage thoracique dans le four.Les mains et les pieds sont réfrigérés pour être cuits plus tard.Les parties du corps restant sont réduites à l'état de bouillie, une mixture qui va nourrir les chiens sans doute. Il n'a jamais avoué avoir mangé tout cela lui-même, mais en reprenant par la suite le récit de ses actes, il est fort probable qu'il en ait mangé une bonne partie. 

Le harem est en état de choc.Les captives contemplent le chien trottinant dans les escaliers, un os etre les dents. C'est un os humain, elles hurlent d'horreur. Le chien, Bear, a encore des restes de viande sanglantes sur le museau et des morceaux de chair pendent de l'os qu'il serre dans ses mâchoires.

Bear, comme pour les narguer, s'installe bien en vue et ronge patiemment son " nonos "...

Dans la cuisine, Gary Heidnik broie les chairs de Sandra Lindsay avec son robot ménager. Il met la bouillie recueillie dans des pots.

Dans les jours qui suivent une odeur de mort, de chair brûlée, hante la maison. Elle s'est incrustée dans les vêtements de Gary, dans sa peau et ses cheveux. Les voisins le remarquent aussi et avertissent la police.

Le lendemain, un policier se présente et questionne sur l'horrible odeur qui empeste le quartier ? Après avoir baissé sa musique endiablée, Heidnik explique que l'odeur provient de la cuisson de viande certainement avariée qu'il a cuisinée la veille. Le policier décide de le croire pendant que dans un pot, sur le poêle, la tête de Sandra Lindsay mijote à feu doux. 

Les femmes sont désormais convaincues que Gary Heidnik a scié le corps de Sandra Lindsay, l'a cuisiné et en a fait profiter ses chiens. Ce qu'elles ignorent cependant, c'est que Heidnik a eu une autre idée : il a décidé de mélanger les morceaux de viande, provenant du corps de Sandra, avec la nourriture pour chien, et de leurs servir ce mets en guise de repas. Les filles ont mangé de la chair du corps de Sandra Lindsay sans le savoir. Gary est fier de lui !

Suite à ce premier décès, Heidnik a expérimenté une nouvelle conception de son pouvoir et l'apprentissage d'un nouveaux jeu psychologique testé par ses prisonnières. Les filles s'encouragent à échaffauder des plans d'évasion.Heidnik prend plaisir à exercer son pouvoir, heureux dans cette autre exercice de contrôle sur elles. Josefina Rivera a trahi quand elle a appris plus tard ce que les autres complotaient, en avertissant  Heidnik de leurs plan d'évasion. Regret.

Gary Heidnik s'amuse. Après la torture physique, il a découvert la puissance de la torture cérébrale et il s'en délecte. Un jour, il est descendu à la cave avec une sélection de tournevis, pour savoir si quelque chose se manigançait. Les femmes se sont mises à trembler comme il approchait. Heidnik a lié cles mains et les pieds de chacune d'entre elles, avec des menottes et des chaînes aux chevilles. Puis il les a suspendu à une poutre du plafond, un sac de plastique dans la bouche et du ruban adhésif d'électricien enroulé étroitement autour de leurs têtes. Les yeux exorbités de panique, ils gémissaient alors qu'Heidnik passait au crible son assortiment d'outils. Subitement, il a enfoncé un tournevis dans l'oreille de la plus proche. Le métal a pénétré la membrane du tympan. Il a continué la torture en pratiquant pareillement pour chacune d'entre elles.Les cris ont durés très longtemps.
Josefina Rivera regardait pendant tout ce temps. A quoi pensait-elle ?

Ce fut leur punition pour avoir conspiré à tenter de renverser son régime sadique et à essayer de fuir. Façon démente pour Heidnik de maintenir la fidélité de son harem. L'avantage supplémentaire de cette surdité générale est qu'elles seront maintenant incapables de l'entendre arriver.

Deborah Dudley continue d'afficher sa rébellion.  Cette semaine-là, Heidnik lui a enlevé ses entraves et l'a fait monter à l'étage pour lui donner une leçon. Dans la cuisine, il lui a montré la tête tranchée de Sandra Lindsay, bouillonnant dans la casserole sur le feu. Dans le four il faisait fumer ses côtes. Il a ouvert le réfrigérateur, lui montrant un bras, une paire de mains, les pieds enveloppés dans du plastique. Voulait-elle être de son côté, lui a t-il demandé ? Deborah a secoué lentement la tête en guise d'assentiment. Il l'a ramené en bas.

Heidnik inclus désormais systématiquement les électrochocs dans ses tortures.Des fils dénudés et branchés sont placés contre les chaînes des filles et Heidnik prend un plaisir " fou " à se divertir de ce procédé barbare.

Josefina est à présent une partenaire. Ils passent de nombreuses heures en tête à tête. Ils ont de nombreuses relations sexuelles dans sa chambre où  ils regardent parfois des films.

- 18 Mars 1987 : Heidnik décide une punition spéciale pour ses esclaves. Josefina va l'aider. Il prépare ses fils d'électrocution et perce des trous dans le contreplaqué utilisé pour couvrir fermer la fosse. Il demande ensuite à Josefina de combler le trou avec de l'eau.  Les victimes sont fortement liées avec des chaînes et des menottes et elles sont submergées. Heidnik repositionne ses sacs de lest.Les captives sont impuissantes dans leur prison d'eau. Il insert la partie dénudée dans les trous, imaginant déjà l'enfer que va produire cette action.

La première secousse électrique galvanise l'eau, envoyant de puissantes ondes de choc à travers l'obscurité. Deborah Dudley reçoit de plein fouet la décharge, le fil est entré en contact direct avec l'un de ses fers et son corps est grillé par la tension qui la traverse. Lorsque le fil es retiré, Deborah est toujours violemment secoué et son visage frappe l'eau boueuse. Elle était morte.

Lisa et Jacquelyn, les deux autres victimes, poussent des cris hystériques. Imperturbable, Heidnik quitte la scène du drame, c'est l'heure de dîner, et revient avec ses sandwichs " spécial nourriture chien ". Il a apporté un stylo et du papier.

Plus tard, pendant que les femmes perplexes consomment leur nourriture, Heidnik ordonne à Josefina de noter la date et l'heure en haut de la feuille de papier, puis d'écrire le détail de l'électrocution et de signer le document. En vérité, c'est la preuve de la complicité de Josefina. Apparemment satisfait, Heidnik ajoute sa propre signature. Ils sont maintenant partenaires dans le crime. Pour améliorer la crédibilité du document, il fait signer les deux autres filles aussi.

Le corps de Deborah Dudley est laissé dans la cave, avec Lisa et Jacquelyn. Josefina dort avec Heidnik dans sa chambre à coucher. Le lendemain matin, le corps de Deborah est transporté en haut pour être conservé dans le congélateur. Josefina Rivera est maintenant " la petite amie " d'Heidnik. Il est plein de bonnes intentions pour elle et l'autorise a partager ses repas et son lit. Elle  a même droit à des vêtements spécialement achetés pour elle. Apparemment elle n'a pas tenté de s'enfuir quand Heidnik l'a laissé seule. Elle l'a aidé à enterrer le corps de Deborah Dudley, quatre jours après sa mort, à l'extérieur de Philadelphie dans un endroit nommé : le " Barrens de Pin ". Heidnik a tiré le corps de Deborah hors du véhicule pour le porter dans les bois. Josefina est restée dans la fourgonnette.

Le jour suivant Gary décide d'augmenter son cheptel d'esclaves et de trouver une remplaçante à Deborah Dudley. Maintenant que deux prisonnières sont mortes et que josefina Rivera est sa complice, il lui faut retrouver huit captives pour atteindre le but recherché, un harem de dix femmes. En compagnie de Josefina Rivera, il parcourt les rues de Philadelphie nord, chassant une autre victime.

Agnes Adams a vingt-quatre ans et est prostituée. Elle connait Josefina pour avoir travaillé avec elle comme strip-teaseuses dans un club local. Elle n'oppose pas de difficulté à accompagner Josefina et son nouveau "petit ami". Le soir même, Agnes est enchaînée nue dans la cave. Gary est très content. Son aide a été parfaite.

- 24 mars 1987 : Cela fait presque quatre mois que Josefina Rivera est retenue captive. En réalité, elle suit un plan visant à échapper à son bourreau mais elle ne veut pas risquer de tout gacher au dernier moment. L'homme est trop dangereux pour risquer n'importe quoi d'aléatoire. Elle n'a pas envie de suivre la même voie que Sandra et Deborah.
Estimant qu'elle avait gagné l'entière confiance d'Heidnik, elle demande amoureusement si elle peut visiter sa famille.

 

Crim.heidnik 4

En garde à vue Mars 1987

Heidnik vient de commetre une énorme faute. Deux filles sont mortes de ses mains et il n'a pourtant pas abandonner son espoir de fonder une grande famille. Il est surmené intellectuellement et Josefina va en profiter. Aussitôt qu'elle est hors de portée d'Heidnik, Josefina pique un sprint délirant vers son appartement. L'adrénaline et la joie d'être libre lui donne des ailes et elle seprécipite chez son petit ami, Vincent Nelson. Il sera le premier à entendre son histoire effrayante. La police viendra ensuite. Gary Heidnik est arrêté peu après minuit à la station service où il attend Josefina Rivera. A l'arrière du bâtiment de l'Unité Crimes Sexuel, Heidnik a demandé d'un air détaché si son arrestation avait un rapport avec le retard de la pension alimentaire pour ses enfants.

Ses interrogateurs lui ont assuré que c'était beaucoup plus sérieux que cela...

 
Les victimes :

  • Josefina Rivera, 25 ans, enlevée le 26 novembre 1986
  • Sandra Lindsay, 24 ans, enlevée le 3 décembre 1986, assassinée en février 1987
  • Lisa Thomas, 19 ans, enlevée le 23 décembre 1986
  • Deborah Dudley, 23 ans, enlevée le 2 janvier 1987, assassinée le 19 mars 1987
  • Jacqueline Askins, 17 ans, enlevée le 18 janvier 1987
  • Agnes Adams, 24 ans, enlevée le 23 mars 1987

 

Malgré le jeu de clés remis par Heidnik, les policiers font chou-blanc à pénétrer au domicile du suspect. Ils sont tenus en échec par le système de verrouillage savamment élaboré mis en place.Le lieutenant Hansen brise les gonds avec un pied de biche.

L'un des premiers à pénétrer dans la maison est l'agent David Savidge. C'est lui qui a arrêté Heidnik quelques heures auparavant. Le sergent Frank McCloskey entre juste derrière lui. Les policiers sont bien renseignés et se dirigent directement vers le sous-sol. Plusieurs étroits paliers, avant d'accéder à une petite pièce sombre. Deux femmes sont endormies sur un matelas crasseux dans un coin. Elles n'ont qu'une misérable et crasseuse couverture pour se protéger du froid et de l'humidité et sont blotties l'une contre l'autre pour garder un peu de chaleur. 

A leur approche, les deux femmes se réveillent, les yeux exhorbités par la terreur et se mettent à hurler. Les enquêteurs ont bien du mal à les rassurer en leurs affirmant que tout est fini...  à les consoler, les convaincre qu'elles sont désormais en sécurité tient du prodige... Savidge retire délicatement la couverture. Les femmes sont enchaînées à un gros tuyau fixé au  plafond. Elles sont vêtues de blouses déchirées et crasseuses qui laissent tout le corps découvert à partir de la ceinture. Le monstre a généreusement autorisé le port des chaussettes... 

D'autres femmes se trouvent-elles dans la maison , demandent les policiers. Les pauvres filles regardent alors avec effroi une mince feuille de contreplaqué posée sur le sol de pierre, au sommet de laquelle sont empilés des sacs en plastique remplis de terre. La feuille est lestée pour recouvrir l'horrible fosse et c'est à coups de pieds que les policiers dégagent l'orifice.  

Ils tentent d'apercevoir le fond ténébreux et humide. C'est difficile de distinguer quoi que ce soit mais peu à peu les yeux s'habituent et peu à peu ils découvrent un corps nu. Une femme, couverte d'immondices et de boue, est accroupie, en état de choc. Elle  se balance de droite à gauche, gémissant doucement, elle grelotte de froid et de peur. Ce qu'ils trouvent est inimaginable et ils sont obligé de constater que le récit fait par Josephina Rivera est bien plus terrible encore que ce qu'ils croyaient découvrir.

McCloskey et Savidge approchent doucement la rescapée de l'horreur, pour la rassurer. Ils tentent de lui parler et réussissent à la hisser hors de l'excavation. Ses jambes sont enchaînées et ses mains sont menottées dans le dos. Les policiers ont bien une clé qui correspond mais il faut un coupe-boulons pour retirer les entraves métalliques, fabriqués à partir d'une tige de métal pliée en forme de U et qui est normalement utilisée pour soutenir les tuyaux d'échappement des voitures.

La pauvre femme éclate en sanglots hystériques mais parvient tout de même à comprendre ce qui se passe. Elle regarde ses sauveurs en glapissant des brides de mots exprimant sa gratitude mais difficilement audible tant le traumatisme est grand.  Puis elle étouffe littéralement les enquêteurs de baisers et d'accolades reconnaissantes.

L'air libre enfin, le bruit des sauveteurs, des sirènes, l'ambulance salvatrice, le réconfort des personnels soignants, la vie...

Les enquêteurs ont le champ libre pour commencer l'enquête de l'immonde. Les recherches démarrent dans la maison obscure. L'endroit est jonché de papiers et de documents divers et anciens, des vieux reçus, des factures, des publicités, un système de classement semble être en devenir.

En bas, Hansen et McCloskey découvrent une étrange collection de vidéos, rangée de façon juxtaposée entre films d'horreur et comédies infantiles. A l'étage, dans une cachette secrète à l'intérieur d'une armoire, ils dénichent un grand nombre de magazines pornographiques où ne s'exhibentque des femmes de couleur.

La cuisine encombrée réserve aussi son lot de surprises.L'officier Savidge est un coriace mais ce policier vétéran ne s'attendait certainement pas à découvrir l'immonde. Dans une casserole en aluminium, qui se trouve sur la cuisinière, il remarque comme de la graisse durcie et fortement brûlée. D'un aspect jaunâtre et désagréable, cela ressemble a du saindoux et l'odeur esr écoeurante.  Sur le comptoir servant de table de travail, un processeur industrielle alimentaire a servi récemment. Des lambeaux de ce qui ressemble à de la viande crue sont restés coincés à l'intérieur et cela dégage une puanteur insupportable. 

La porte du four est béante et le regard de Savidge s'attarde sur la plaque de cuisson. Il regarde, effaré, un os assez long et courbé, presque noir tant il est carbonisé. Il vient de comprendre, c'est un os humain... Et le saindoux, de la graisse humaine. Livide, il ouvre la porte du réfrigérateur et la claque aussitôt. Il a fermé les yeux pour effacer l'image horrible qu'il vient d'entrevoir, un avant-bras humain... Il s'est adossé au mur pour ne pas tomber car un vertige semble l'emporter. Son estomac semble vouloir sortir de sa gorge. Les relents de pourriture lui donnent la nausée, trop difficile à supporter. Savidge se traîne au-dehors, il lui faut de l'air... Il respire goulument la fraicheur matinale comme si sa vie en dépendait. Lui, le dur, malgré toutes ces années d'expériences criminelles, il convient que c'est l'horreur absolue... Cet avant-bras sectionné, dans la cuisine puante de Gary Heidnik, lui donne la nausée et il vomit l'insoutenable, il gerbe une bile souillée par l'infâme constat. Son regard est embué... 

 


Crim.heidnikCave

 

Investigation dans la cave de l'horreur

 

Jeanne Durkin a vécu dans les rues, surtout dans le porche d'une boulangerie abandonnée deux bâtiments loin de Goldie. Elle avait 28 ans et une victime potentiellement facile pour le viol ou le meurtre. Son corps a été trouvé par un employé de restaurant au-dessous d'un camion d'entreposage (selon le Newton, pourtant, elle a été trouvée au-dessous d'un fruit et d'un éventaire à légumes) sur un sort Pratt de La rue à l'ouest de l'Avenue Frankford possédée par un vendeur de fruit et elle avait été poignardée dans la caisse, les fesses et en arrière 74 fois. C'était un bloc d'où Helen Patent avait été tuée. En étant dans une piscine de sang, Durkin était nu de la taille en bas et ses jambes ont été étendues. Le sang a été éclaboussé contre une clôture et le côté du camion. Une autopsie a indiqué qu'elle avait été sexuellement assaillie.

 

Dès qu'elle est devenue la victime *4, le journal a commencé à pressuriser la police pour résoudre ces crimes. C'était clair à ce moment-là que Philadelphie avait un meurtrier en série sur le desserré. En fait, entre 1985 et 1989, la Ville d'Amour Fraternel a connu trois série séparée de meurtres brutaux. Pendant que les crimes du Frankford Slasher étaient enquêtés, la police apprise d'une femme qui s'était enfuie d'un homme excentrique qui tenait le prisonnier de femelles dans sa maison dans la Rue Nord de Marchall. Harold Schechter dit l'histoire dans les Dossiers de Meurtrier en série. Un captif était mort de s'accrocher dans les chaînes depuis plusieurs jours et on avait été tué. La police a envahi la maison et a constaté que trois plus presque mortes ont enchaîné dans une cave crasseuse. Un homme appelé Gary Heidnik les avait utilisés comme les esclaves sexuels. Après son arrestation, il a avoué manger des morceaux d'une victime et nourrir certains à ses autres prisonniers.

 Alors, un jour d'août oppressant en 1987, Harrison 'Marty Graham' a été expulsé de son appartement nord de Philadelphie à cause des odeurs odieuses. Il est parti, mais l'odeur s'est détériorée, donc la police est entrée. Ils ont découvert les corps se décomposant de six femmes, avec le fait de rester d'un septième. Graham a essayé de réclamer que les corps se sont trouvés présent quand il a emménagé, mais a alors avoué au fait d'étrangler eux tous pendant le sexe. Malgré son excuse de folie, un juge l'a condamné dans chaque cas.

 

 

 

 

 

En 1997, la fille d'Heidnik, Maxine, et son ex-femme Betty plaident la peine de mort

Page précédente Page suivante