27 mai 2012
Bonne fête Auguste de Cant.

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24 mai 2012

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Aspects succincts du mystère avec les éléments rendus publics. Nulle prétention à apporter un jugement. Bons frissons AIGUAIL7

 

 

 

 

 

 

 

 

{C}{C} {C}

Sa dernière victime fut massacrée d'horrible manière.

Démembrée, éviscérée, des morceaux furent éparpillés dans toute la pièce.

DrapeauANG   Dix semaines de terreur sont à l'origine du mythe qui a hanté le 20ème siècle d'un mystère morbide. Cinq victimes, peut-être sept, pour un meurtrier fantôme,  subitement volatilisé après le cinquième meurtre. Sa réapparition épisodique, par la suite, est sujette à caution. Il aurait adressé des lettres aurolées d'un persiflage certain  à la police, mais rien n'est prouvé. Toutes les rumeurs et nombres d'hypothèses, relatives à  l'identité du tueur, ont été proposées mais l'énigme reste encore d'actualité. Le plus étonnant est qu'une quantité de gens est toujours attablée à piocher pour résoudre l'énigme.

Deux autres crimes (Martha Tabram, Emma Smith) semblent de son fait et figurent d'ailleurs dans les dossiers de Scotland Yard.

 

 

 

 

 

 

 

{C}

 

 

{C}{C}{C}{C}{C}

{C}{C}L'affaire débute avant l'aube du 31 août 1888, dans la brume londonienne... 03h45... Des pas résonnent...

Deux employés qui se rendent à leur travail, butent sur le corps de Mary Ann NICHOLS. La victime a semble-t-il été violemment égorgée mais, curieusement, ses vêtements ne sont pas éclaboussés de sang. L'agent de police Neil, qui effectue sa ronde quotidienne, arrive le premier sur les lieux. Puis c'est le docteur Rees Ralph Liewelyn qui vient établir le constat médical. L'autopsie du corps (qui a été lavé malgré l'injonction de la police), lui sera d'ailleurs confiée.

 

Rapport consigné dans le "Times" ( The mystery of Jack the Ripper, édition W.H.Allen, 1929 p.28-29).

La peur s'est installée dans les rues sombres et tortueuses de la cité brumeuse où des ondes maléfiques planent même à l'intérieur des habitations. Le monde de la prostitution et de la nuit est sous le choc, le crime est horrible et apparement sans motif, ce qui accroît l'effroi de la population.

 

 

Un tableau relatant les faits sera bien plus explicite pour situer les évènements avec exactitude

Date

NOM

Victime de JACK

Blessures

Circonstances

Mardi
3 avril 1888

Emma Elizabeth Smith

Non établie

Mutilation abdominale

Attaquée, violée et tuée dans Osborn Street, Whitechapel. Peut-être assassinée par des voyous ?

Mardi
7 août 1888

Martha Tabram

Possible

Mutilation abdominale

Immeuble George Yard,
George Yard, Whitechapel.

Un soldat est aussi suspecté

Vendredi
31 août 1888

Mary Ann Nichols

Oui

Egorgement

Mutilation abdominale

Buck’s Row, Whitechapel,

Samedi

8 septembre 1888

 

Annie CHAPMAN

Oui

Egorgement

Mutilation abdominale

Utérus extrait et emporté

Reear Yard
29 Hanbury Street Spitalfields.

Jeudi

27 Septembre 1888

 

 

 

« Cher directeur. », lettre reçue par la News agency.

Dimanche

30 septembre 1888

Elizabeth Stride

Oui

Egorgement

Pas de  mutilation abdominale

Terrain à côté du
40 Berner Street,

St Georges-in-the-East.

Dimanche

30 septembre 1888

Catherine Eddowes

Oui

Egorgement

Mutilation abdominale

Utérus et rein gauche extraits

Mitre Square,
Aldgate,
City de Londres.

Mardi
2 octobre 1888

Découverte d'un torse de femme inconnue

Non

Incident distinct

Trouvé dans les caves du nouveau Quartier général de la police construit sur l’Embankment

Vendredi

9 novembre 1888

MaryJane Kelly

Oui

Egorgement

Mutilation abdominale

Cœur extrait et emporté

Mutilation grave

Peau du visage enlevé

13 Miller’s Court,
26 Dorset street Spitalfields.

Jeudi

20 décembre 1888

Rose Mylett

 

Pas de  mutilation abdominale

Clarke’s Yard,
Grand-rue.Poplard.
Coupable inconnu...

Mercredi
17 juillet 1889

Alice McKenzie

 

Egorgement

Mutilation abdominale

Castle Alley, Whitechapel.
Blessures différentes dans le mode opératoire. Doute...

Mardi

10 septembre 1889

Découverte d'un torse de femme inconnue

 

Mutilation abdominale

Trouvé sous l'arcade ferroviaire à
Pinchin street
Whitechapel

 

Vendredi
13 février 1891

Frances Coles

 

Egorgement

Mutilation abdominale

Sous l'arcade ferroviaire,
SwallowGardens, Whitechapel.
Son compagnon, James Thomas Sadler, est présumé coupable

Des doutes, relatifs à quelques agressions susceptibles d'être l'oeuvre de "l'eventreur"  subsistent, auquel cas le modus operandi aurait été bouleversé pour diverses raisons, soit le tueur aurait été "dérangé", ou simplement surpris en pleine action :

Annie Millwood, née en 1850, victime d’une agression le 25 février 1888, entraînant son hospitalisation suite à de nombreuses blessures sur les jambes et le corps. Elle quitta l’hôpital et décéda de mort naturelle, le 3 mars 1888.
Ada Wilson, victime d’une violante agression le 28 mars 1888, traumatisée mais vivante.
Martha Tabram
(née Martha White le 10 mai 1849), était aussi connue sous le nom de Emma Turner. Assassinée et lardée de 39 coups de couteau le 7 août 1888 ; le lieu et la date de sa mort coïncident mais le modus operandi diffère totalement.
Elizabeth Jackson, prostituée : son corps fut retrouvé morcelé dans la Tamise entre le 31 mai et le 25 juin 1889.

*Le dernier crime attribué avec certitude à Jack l’éventreur est celui du 9 novembre 1888.

Le surnom « Jacques l’éventreur ».

Cette signature, figurant au bas de la première lettre écrite à l'encre rouge, fut rendue publique et devint vite populaire. L'origine de l'appellation  du tueur est donc née de la rumeur publique. Il est vrai que ce "nom de baptème" donne froid dans le dos et exhorte l'imagination des foules vers l'horreur et les terreurs  refoulées. Il est étrange de constater l'attirance de l'être humain vers l'incompréhensible, même en connaissance de dangers imminents.

 

Il a été évoqué que ses lettres où le sang coagulait, furent envoyées pour narguer la police. "Votre humble serviteur Jack l'Eventreur", c'est ainsi qu' elles étaient signées par un journaliste du Star, nommé Bert, qui avait élaboré ce stratagème pour faire monter les tirages mais qui a aussi mener les enquêteurs sur de fausses pistes, faisant perdre un temps précieux à la police.

L’impuissance de la police dans cette affaire, ( voir les articles de presse de l'époque en fin de dossier), a autorisé beaucoup d'hypothèses quant à l'identité du meurtrier. Les mutilations pratiquées de façon chirurgicale à l'aide d'un scalpel, ou d'un couteau fortement aiguisé, ont supposées la culpabilité d'une personne connaissant la médecine ou une activité parallèle :

Les Principaux suspects.

 

  • Kosminski, Pauvre juif polonais résidant à Whitechapel.Identifié par un témoin, qui a refusé de témoigner.
  • Montague John Druitt, 31 ans. Avocat et enseignant.  Il se suicida en décembre 1888. Le seul dont la mort concorde avec la fin des crimes.
  • Michael Ostrog, Cinquantenaire  Russe et habile escroc,  plusieurs fois interné.

Sir Melville Macnaghten les cite dans un rapport établi le 23 février 1894.  

  • DR Francis J. Tumblety, Américain de 56 ans, arrêté en novembre 1888 pour des délits d’outrage   à la décence. Il fut considéré suspect  par  John George Littlechild, ancien chef de la Special Branch à Scotland Yard en 1888, de par sa présence à l'heure des meurtres.
  • Prince Albert Victor héritier de la couronne d'Angleterre
  • Sir William Gull, médecin et chirurgien
  • Walter Sickert, peintre et artiste


Bien que beaucoup d'arguments furent avancés quant à la culpabilité de chacuns de ces hommes, aucune preuve n'a pu être présentée à ce propos.

Les principaux investigateurs furent le chef du CID, l’Inspecteur Edmund Reid, le Dr. Robert Anderson ; l’officier en charge du dossier, l’inspecteur en chef Donald Swanson, Sir Macnaghten. De Scotland Yard, les inspecteurs Frederick George Abberline, Henry Moore, et Walter Andrews, le Détective inspecteur James McWilliam, et l'enquête fut confiée début 1889 à l’Inspecteur Henry Moore. Son dernier rapport sur les meurtres, figurant au dossier, est daté de 1896, quand une autre lettre signée « Jacques l’éventreur » fut reçue.

aiguail7

 Les FAMEUX COURRIERS de JACK

Lettre datée du 25 septembre 1888, reçue par la Central News Agency le 27 septembre 1888 qui la réexpédia à la Police métropolitaine le 29 septembre. Rédigée dans une prose macabre, ce manuscrit débutait ainsi : « Cher directeur ... » 

Il s'en dégage quelques détails intéressants : « cette plaisanterie au sujet de "tablier en cuir", qui m'a donné de vrais frissons » (« le tablier en cuir » était John Pizer, qui fut un temps suspecté à l’époque du meurtre d’Annie Chapman). « J’abomine les putains et je ne cesserai pas leur massacre tant que l'oeuvre ne sera pas achevée… »  alors que cesse subitement les leurtres ? et ainsi de suite, dans une veine semblable.

Les deux meurtres du 30 sept. 1888 ont donné à cette lettre une importance accrue ; et le correspondant anonyme, pour la souligner, écrivit de nouveau, à l'encre rouge, une carte postale postée le 1er octobre. Dans celle-ci il se désigne lui-même comme « Jacques l’impertinent » et parle du « double événement » . Il signe de nouveau en tant que Jacques l’éventreur. L’authenticité de ces courriers est encore discutée par les historiens modernes.

 

Lettre de Jack l'éventreur du 25 Sept 1888

Cher patron,

Je continue d’entendre que la police m’a attrapé mais ils ne vont pas m’arrêter de si tôt. J’ai rit lorsqu’ils prit un air intelligent et ont affirmé être sur la bonne piste. Cette blague concernant Tablier de Cuir m’a vraiment fait rire. Je cherche des putains et je n’arrêterai pas de les mettre en pièces jusqu’à ce que je sois bouclé. BeauLa 1ere lettre travail que mon dernier boulot. Je n’ai pas laissé à la dame le temps de couiner. Comment pourraient-ils m’attraper maintenant. J’aime mon travail et je veux recommencer. Vous allez bientôt entendre parler de moi avec mes petits jeux amusants. J’ai gardé quelques trucs rouges convenables dans une bouteille de bière au gingembre de mon dernier travail pour écrire mais c’est devenu épais comme de la colle et je ne peux pas l’utiliser. L’encre rouge convient assez j’espère ha ha. Le prochain boulot que je ferai je couperai l’oreille de la dame et l'enverrai aux officiers de Police juste pour s’amuser, n’est-ce pas. Gardez cette lettre jusqu’à ce que j’en fasse plus puis donnez- la. Mon couteau est si beau et acéré que je veux me remettre au travail immédiatement si j’en ai la chance.

Bonne chance.

Votre dévoué
Jack l’Éventreur
Je m'excuse si je donne mon nom de plume."

Sur la même lettre, écrit horizontalement :

"n’était pas assez bon pour que je la poste avant que j’ai enlevé toute l’encre rouge de mes mains maudite soit-elle. Pas de chance. Ils Disent que je suis un docteur. Maintenant ha ha".

 

L’éditeur, hésitant,  décida que ce manuscrit était un faux et le garda secret pendant plusieurs jours avant de le faire parvenir à la police.

Le lundi suiLa 2nd lettrevant le double meurtre, la Central News Agency reçut un second courrier, affranchi du 1er octobre et portant la même écriture. :
{C}{C}

“Je n’étais pas lubrique cher vieux patron lorsque je vous ai donné ce tuyau. Vous entendrez parler du travail effronté de Jacky demain double événement cette fois numéro un a crié un peu n’ai pas pu terminer tout de suite. N’ai pas eu le temps de prendre les oreilles pour la police merci d’avoir gardé la dernière lettre jusqu’à ce que je recommence à travailler.

Jack l’Éventreur "

 

Le 16 octobre une 3ème lettre fut envoyée au dirigeant du Comité de Vigilance de Mile End, George Lusk ; elle était accompagnée d'un morceau de rein humain.  L'organe fut aussitôt transmis au Docteur Thomas Openshaw, du London Hospital, pour examen minutieux. Les journalistes s'en donnaient à coeur joie et publièrent un faisceau d'inventions destinées à faire du papier à ce propos. Le Dr Openshaw démentit bien entendu les inepties et présenta le résultat de son analyse : " le rein est celui d’un être humain adulte, sans doute préservé dans de l’alcool de vin plutôt que du formol. Il est possible que ce rein ait été atteint de la maladie de Bright (ou "néphrite")".Les avis des autres médecins ayant examiné le débris restèrent partagés.
Couvertes de fautes d'orthographes et d'erreurs de syntaxes, cette lettre n’avait assurément pas été rédigée par l’auteur des deux manuscrits signés "Jack l’Éventreur". Voici le document :



De l’enfer,

Monsieur Lusk La 3eme lettre

Monsieur (Sor) Je vous envoie la moitié du rein (kidne) que j’ai pris à une femme prasarvé (prasarved) pour vous l’autre (tother) morceau je l’ai frit et mangé c’était très bon (nise) je vous enverrai peut-être le couteau (knif) ensanglanté qui l’a enlevé si vous attendez (wate) un peu (a whil) plus longtemps.

Signé
Attrapez-moi quand
vous pourrez
Monsieur (Mishter) Lusk

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Letrre septembre 1888 à Scotland Yard                                                                           Lettre octobre 1888 à S. Y.

Sûrement des canulars !

La première lettre, soit-disant écrite et signée par " Jack the Ripper ", est réceptionnéeée à l'Agence centrale Nouvelles le 25 Septembre 1888. Ecrite à l'encre rouge et adressée à : " Cher Patron"... 

Le lundi suivant les deux meurtres, une carte postale maculée de sang, est envoyée à la centrale Nouvelles Agence. L'écriture semble identique au courrier précédent et la police croit alors à l'authenticité de ces lettres.

La copie de ces lettres est affichée dans les postes de police, sans doute pour alerter la population de ce quartier à une vigilance accrue. L'effet est diamétralement opposé à celui escompté et déclanche l'envoi innombrable de manuscrits douteux prétendument signé du tueur.

Le 9 Octobre 1888, une autre lettre est adressée directement aux  " Bureaux des détective " de Scotland Yard. Des croquis représentent, d'après les enquêteurs, un plan figurant les meurtres de 15 personnes puis de Jack lui-même, afin " d'échapper à l'échafaud ".

On peut logiquement émettre de sérieux doutes sur la rédaction de ces courriers par le tueur. Leurs véracités ne sera jamais démontrée malgré des recherches sérieuses, pendant et après ces meurtres. Comme toujours, les auteurs de canulars mettent la pagaille entre fiction et réalité, et l'enquête avorte en raison des trops nombreuses pistes à étudier.

Il est à noter que tous ces courriers sont stockées aux "National Archives" de Londres et qu'ils n'ont pas tous été envoyés de la capitale anglaise. Les envois sont expédiés de toute la Grande-Bretagne, des USA et de France...


 

COMPARAISON des Signatures :

 

 

En 1885, Warren se présente aux élections du Parlement comme candidat Libéral indépendant dans le Sheffield Hallam la circonscription électorale avec un manifeste radical. Il perd par 690 votes et est nommé commandant à Suakin en 1886. Quelques semaines après son arrivée, il est pourtant nommé Commissionnaire de Police de la Métropole après la résignation de monsieur Edmund Henderson.
 Les raisons exactes de la nomination de Warren pour ce poste sont toujours inconnues. Jusqu'à présent à cette époque, la direction de Scotland Yard était choisie parmi l'élite des gradés militaires.Le cas de Warren est surprenant, il se peut qu'il ait été choisi pour son rôle dans le fait de découvrir le destin de l'expédition du Professeur Palmer dans le Sinai en 1883. Ainsi, une erreur sérieuse a peut être été commise quant à ce "travail de la police", car c'était une enquête militaire et pas une opération de police de style civil.
 La Police Métropolitaine était dans un bien triste état lorsque Warren a pris son commandement, elle souffrait de l'inactivité d'Henderson durant les dernières années. L'économie à Londres était un désastre. Lui n'était concerné que pour les intérêts de ses hommes qui, bien que le trouvant plutôt distant, remarquèrent ses bonnes relations avec ses surintendants.

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Warren est un Libéral, parti opposé à celui du Ministre de l'Intérieur Conservateur, Henry Matthews, qui fut nommé quelques mois auparavant Commissionnaire. Matthews soutient le désir du Commissionnaire d'Assistant (le Crime), James Monro, reste efficacement indépendant du Commissionnaire mais soutient aussi le Récepteur, officier financier en chef de la force, qui s'affronte constamment avec Warren. Au Ministère de l'Intérieur, le  Secrétaire Permanent Godfrey Lushington est aussi défavorable à Warren. Warren est mis au pilori dans la presse, son extravagant uniforme de cérémonie agace, son inquiétude pour la qualité des bottes de ses hommes énerve. La presse radicale s'est complètement retournée contre lui suite au dimanche ensanglanté du 13 novembre 1887.
 En 1888, Warren a présenté cinq Directeurs de police, se classant entre les Surintendants et les Commissionnaires d'Assistant.
Monro exige que Melville Macnaghten soit nommé. Warren s'y oppose. Entre Warren et Monro, la tension est grande. Les deux hommes offre leur résignation au Ministre de l'Intérieur. Matthews accepte celle de Monro, mais le déplace
simplement au Ministère de l'Intérieur et lui permettant de garder l'ordre de Branche Spéciale, qui était son intérêt particulier. Robert Anderson est nommé Commissionnaire d'Assistant (le Crime) et le Surintendant Adolphus Williamson est nommé Directeur de police (la POLICE CRIMINELLE). Les deux hommes sont encouragés à travailler ensemble avec Monro et Warren.
La plus grande difficulté de Warren fut Jack le cas d'ÉventreurJack l'Éventreur . Il a sans doute été injustement tenu pour responsable dans l'échec de la police à retrouver le tueur et il a fait face aux accusations de presse qui étaient souvent sans fondement. Accusé d'avoir refusé l'offre d'une récompense pour toutes informations concernant le meurtrier, bien qu'en fait il ait soutenu l'idée mais il a été bloqué par le Ministère de l'Intérieur. Accusé d'un manque d'agents de police sur place, alors qu'en fait Whitechapel étaient envahis de policiers

Accusé de ne pas utiliser des limiers, il a alors utilisé leur compétence mais fut finalement accusé d'être obsédé par eux.
 Il répond aux critiques et attaque ses détracteurs dans les pages du Magazine de Murray. Il dénonce et se plaint publiquement du  manque de contrôle de la POLICE CRIMINELLE, qui lui vaut une réprimande officielle du Ministère de l'Intérieur  pour manquement au secret et affichage publique des affaires intérieures de police, sans permission. Warren en a marre et il démissionne ... tout à fait par hasard juste avant le meurtre de Mary Jane Kelly, le 9 novembre 1888. Chaque surintendant lui exprime le regret de sa décision. La résignation de Warren a entravé l'enquête. Il avait donné ordre que, si un autre meurtre se produisait, personne ne devait piétiner la scène du crime (  étrange intention puisque les quatre victimes précédentes avaient toutes été trouvées dans la rue), jusqu'à ce qu'il soit arrivé pour diriger l'enquête.
En conséquence, quand le meurtre de Kelly a été découvert par le pourvoyeur de loyer qui est passé par la fenêtre de la maison "des chambres Spitalfields", la police n'est pas entrée dans la pièce depuis environ trois heures, elle ignorait encore la démission de Warren et attendait sa venue.

Il est décoré des devoirs militaires.
 Il est nommé "Commandant de Chevalier du Bain" (KCB) le 7 janvier 1888.

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SCOTLAND YARD met un visage sur JACK

 

Broadcast on Five (UK)/Copyright of Atlantic Productions

 

Plus d'un siècle après les crimes sanglants du quartier de Whitechapel à Londres, personne n'a pu mettre un visage sur la personne de Jack l'éventreurr. Pourtant beaucoup de témoins ont croisé la route du tueur. Partant de ce constat, Laura Richards, responsable des analyses au service des Crimes violents de Scotland Yard, et John Grieve, de la Metropolitan Police (police municipale de Londres), ont de nouveau réouvert le dossier en utilisant les techniques modernes de la police scientifique et l'assistance d'experts, dont des pathologistes, des psychologues, des criminologues, des historiens et des "profileurs". Ils ont ressorti des archives les déclarations de 13 témoins oculaires, datant du XIXe siècle, et ont assemblés tous les détails occulaires afin de créer un visage, celui du suspect.

Treize témoins

D'après John Grieve, "Il y avait des témoins à l'époque qui étaient tenus en haute estime par la police". On peut citer James Brown, un docker qui a vu Elizabeth Stride repoussant les avances d'un homme d'environ 1,70 m, râblé et portant un long manteau, alors qu'il rentrait à son domicile. Il a ensuite identifié le corps mutilé comme étant celui de la prostituée harcelée plus tôt. Ainsi d'après les descriptions de dizaines de témoins, plus de 200 personnes ont été soupçonnées d'être le pervers criminel.

Les renseignements recueillis ont permis un résultat plutôt conséquent :

Jack devait être trentenaire, entre 25 et 35 ans.  Il mesurait entre 1,67 m et 1,73 m. Rien n'atteste que le meurtrier avait des connaissances médicales. Rien ne prouve qu'il était un "gentleman". Son visage était normal, celui d'un "homme ordinaire".

Pour Laura et John : "épouvantablement normal, sain d'esprit et pourtant capable des pires cruautés".

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Des témoins...

 

 

 

 

 

 

 

 

{C}{C}{C} - 03 au 04 avril 1888 : Meurtre de Emma Elizabeth Smith, à Osborn Street, Whitechapel. Les journaux n'en parlent même pas. SILENCE...

 

 

 

 

 


- Mardi 7 août 1888 : Assassinat de Martha Tabram, prostituée :

 

 

 

 

 

2 h du matin : L'agent Barrett, (police métropolitaine, Division H, matricule 226), repère  lors de sa ronde un soldat d'environ 26 ans, 1 m 80, teint pâle, petite moustache châtain foncé en guidon de vélo, qui déclare attendre "son pote".
2 h du matin. Dans le même temps, M et Mme Mahoney passent devant le palier où sera trouvé le corps, sans rien remarquer.
3 h 30 du matin. Albert Crow, chauffeur de fiacre aperçoit un corps étendu, un ivrogne sans doute se dit-il...
3 h 40 du matin. Georges Cross, fort des halles aperçoit dans la ruelle comme un ballot de linge.
4 h 50 du matin. John S Reeves, employé au port, découvre Martha Trabam, assassinée de 39 coups de couteau.
Elle était petite, obèse et laide.

 

 

 

 

 

 

 

 

- Vendredi 31 août 1888 : Meurtre de Mary Ann Nichols (dite Polly), 42 ans, prostituée, à Buck's Row.

2 h 30 du matin. A l'angle de Osborn Street et de Whitechapel Road,
Nelly Holland croise Mary Ann Nichols qui est ivre et titubante. Elle refuse de suivre Nelly.
3 h 45 du matin. Un chauffeur de Tramway,
Charles Cross, découvre le corps de Mary Ann Nichols. Très vite rejoint par son collègue Robert Paul, ils alertent un policier, G. Mizen, de la 55ème division H. Entre temps un autre policier, John Neil, fait déjà le constat.
Mary Ann Nichols, 1 m 60, grassouillette, yeux marrons, cheveux châtains et grisonnants. Sa tête a été tranchée en deux endroits. Entaille irrégulière sur le côté gauche du corps et quatre plaies semblables sur l'abdomen. Les parties intimes sont lacérées à coups de couteau. Il lui manque cinq dents.

 

 

 

 

 

 

 

 

- Samedi 8 septembre 1888 : Meurtre de Annie Chapman, 47 ans dite Dark Annie (Annie la Sombre), prostituée, découverte au 29 Hanbury Street, Spitalfields.

2 h du matin. Faute d'argent pour payer sa couche, on refuse l'entrée dans l'asile de nuit de Dorset Street. à
Annie Chapman. Elle est Ivre et sort se prostituer pour régler sa nuit. John Donovan,  Le veilleur de nuit, sera le dernier à la voir vivante.
4 h 45 du matin. John Richardson, 37 ans, porteur au marché de Stipalfields
inspecte la maison de sa mère, 29 Hanbury Street.
5 h 25 du matin, au 25 Hanbury Street (maison séparée du 29 par une clôture de bois d'environ 1,50 m de haut)
Albert Cadosh entend une voix dire "NON" de l'autre côté de la palissade, suivi d'un choc contre la clôture, mais n'y prête pas attention.
5 h 30 du matin. Elisabeth Long se rend au marché de Spitafields. Elle remarque un homme et une femme (au cours de l'interrogatoire, elle affirmera qu'il s'agissait de Annie Chapman) qui discutent bruyamment mais paraissent en bon termes. Elle entend juste l'homme demander : D'accord ? et la femme répondre Oui.
5 h 55 du matin. John Davies, porteur au marché de Stipalfields découvre le corps dans la cour, entre la maison et la clôture. La tête est presque détachée du corps, l'abdomen ouvert et les intestins retirés ainsi qu'un morceau de peau du ventre.

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DERNIERE HEURE : Un suspect IDEAL...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

White Chapel 1888 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est un quartier épouvantable où survit une faune hétéroclite. Soixante maisons closes et plus de 1200 prostituées. 

 

 

 

 

 

5

 

 

 

 

 

 

 

 

meurtres, 5 femmes assassinées d'horrible façon en 10 semaines

 

 

 

 

. D'apparence, le tueur éprouve de la jouissance à mutiler ses vistimes.

Un homme est toujours présent sur les lieux des crimes : Robert MANN

Employé des pompes funèbres ou d'une morgue, depuis 1881, Robert MANN a grandit dans cet univers sordide. Il a 7 ans au décès de son père et a toujours rendu service, puis travaillé à la morgue où il assiste à la dissécation des cadavres. Lorsque l'inspecteur HELSON demande l'autopsie de "Polly" Nichols, le corps est envoyé à EAGLE Place, dans l'établissement où travaille MANN. Une première déposition est faite par Robert Marn dès le 1er meurtre.

Robert est dans SON quartier qu'il connaît par coeur et où tout le monde le connaît.

Toutes les victimes font partie de la classe ouvrière, se droguent et sont alcooliques. Le meurtrier veut générer la PEUR et L'HORREUR. Il veut affoler la police, la population et les médias. Il veut qu'on le craigne et que l'on parle de lui. Son grand plaisir est d'étouffer ses victimes puis de les mutiler avec une satisfaction jouissive. Il choisit les victimes dans CE quartier car elles seront envoyées dans SA morgue... Il le sait et peut ainsi observer avec délectation ses "chefs-d'oeuvres".

Il est né à HORPE Street, juste au centre du territoire de chasse de l'éventreur.

Le rein, envoyé par "JACK", a été conservé et seul un personnage ayant accès à des bocaux dans un milieu médical pouvait parvenir à ce fait. "Je vous envoie la moitié d'un rein prélevé sur une femme. J'ai fait cuire l'autre moitié et l'ait mangé, c'était délicieux ! " Robert MANN habite à côté de la morgue de White Chapel...

Ceci est tout à fait plausible.

Part ailleurs, on suppose que Robert MANN a trouvé morte Martha TABRAM, sa première expérience, dans un quartier de Georgia Burnhills. Il en profite pour assouvir ses bas instincts de mutilations. Est-ce a première victime ? 

Il faut préciser qu'il habitait tout près du lieu des deux premiers meurtres et de la morgue où il exerçait.

En septembre, deux femmes sont tuées dans Duffield Yeards. Elizabeth STRIDE est assassinée mais le tueur est dérangé et s'enfuit. Quarante cinq minutes se passent quand une seconde femme est tuée puis mutilée...

MaryJane KELLY a été découpée en morceaux. Plusieurs organes ont été étalés autour du corps mutilé. Pour cette atrocité il eut le loisir du temps puisqu'il incisa de 2H00 à 05H45 du matin.

Alice McKENZY à la gorge tranchée et des blessures superficielles à l'abdomen ? C'est étrange car effectivement ces blessures sont légères, comme si la force du tueur était amoindrie ?

Bizarrement, Robert MANN était atteint de phtisie (tuberculose). La maladie le tuera en six années.

Ce constat est toujours aussi plausible.

Robert MANN est-il "Jack l'éventreur", "Jack the ripper" ?

- Le profilage géographique tend à le prouver.

- La connaissance des lieux.

- Sa profession.

- L'arrêt des meurtres dès l'aggravation de son état.

Une enquête a été dilligentée dans ce sens... dès 1998.

 

Robert Mann

Grâce aux nouvelles techniques d’investigation mises au point par le FBI,  l'historien gallois Mei Trow,  ajoute ce nom en 1998 à la liste d’une trentaine de suspects déjà connus. 

La police scientifique américaine concluait alors que Jack l’Eventreur devait travailler dans une boucherie, chez un médecin ou dans une morgue, qu'il était issu d’un milieu défavorisé et d’une famille explosée. Le « profilage géographique »,  établissait qu’il vivait dans le quartier des meurtres. Deux ans de recherches, ont suffit à Mei TROW pour identifier un témoin correspondant à ce profil : Robert Mann, employé à la morgue Eagle Place, où avaient été transportées les victimes aux fins d'autopsie

aiguail7

Tous les suspects de l'époque : 

Francis J. Tumblety 

Mary Pearcey

George Chapman      

 

John Pizer               

George Hutchinson

Aaron Kosminski

Montague John Druitt

Michael Ostrog           

Thomas Neill Cream   

Sir Melville Leslie Macnaghten

James Maybrick         

Wentworth Bell Smith

Alexandre Pedachenko

Frederick B. Deeming  

Carl Feigenbaum

Robert D. Stephenson

Fogelma

Jacob Levy

Hyam Hyams

James Hardimann

James Kelly                

Francis Thompson

Joseph Barnett              

William Henry Bury      

Lewis Carroll                

De son vrai nom Charles Ludwidge Dogdson, Lewis Carroll est né en 1832

Alfred N. Blanchard

Nicholas Vassily

Dr. John Williams

Alois Szemeredy

Thomas Hayne Cutbush

James Sadler

Robert Mann

John McCarthy

Michael Kidney

Jacob Isenschmid

Prince Albert Victor     

Sir William Gull           

Walter Sickert             

photo_by_George_Charles_Beresford_1911

James K. Stephen

Nathan Kaminski

David Cohen

Joseph Silver

 

Une très, mais vraiment très mauvaise traduction a été faite de ces articles d'époque. J'ai tenté de clarifier ces notes pour une meilleure compréhension mais je ne suis pas anglophone, aussi pardonnez-moi si quelques lacunes subsistent, le principal étant que les faits, les dates et les témoignages soient respectés. D'ailleurs j'ai laissé quelques textes originaux pour le plaisir (lol) de constater la complexité de la tâche...(aiguail7)

Nord-Est Daily Gazette
United KingdomRoyaume-Uni
3 October 1888

Hier, un représentant de la "centrale Nouvelles" a interrogé deux éminents médecins dans le but de déterminer si ils pouvaient éclaircir utilement les meurtres de " l'East End".

Sir James Risdon Bennett, de Cavendish Square West, dans le cadre d'une conversation avec le journaliste, a déclaré :

Je n'ai aucun désir de promouvoir une théorie à propos de ces meurtres. Mon but, en écrivant au Times l'autre jour, fut simplement de démontrer l'absurdité de la théorie selon laquelle les crimes ont été commis dans le but de fournir  en utérus un physiologiste américain. Je ne peux croire un seul instant qu'une récompense soit promise, en échange d'utérus prélevés sur des personnes assassinées. Il est aisé pour un physiologiste, ici ou en Amérique, d'acquérir cette partie de l'intestin. Une simple demande aux hôpitaux publics suffirait, car beaucoup de pauvres hères ou de personnes "non réclamées "et non identifiées sont des sujets d'expériences, au quotidien, dans ces hospices. Pour une opération, un spécialiste obtiendra d'un chirurgien tout ce qui lui est nécessaire pour une intervention.  L'idée qu'un utérus soit lavé afin d'être envoyé avec les copies d'une publication médicale est ridicule, non seulement ridicule en vérité, mais absolument impossible à réaliser et je réfute entièrement cette hypothèse. Cette façon de se procurer des organes humains ne peut être le fait d'un esprit sain. Les risques encourus, tant par le demandeur que par le fournisseur, seraient bien trop importants comparés à des méthodes rationelles ou normales. Le meurtrier a pris un risque terrible et tout à fait inutile. Les amputations sont incorrectement prélevées et il ne peut être aider dans l'accomplissement de son acte. Mon impression est donc que cet énergumène est un maniaque homicide. Il a un problème psychique et ses manipulations sont plus sûrement de nature érotique. Je peux dire que nous n'avons aucune preuve quant à son état mental  sauf peut-être le caractère des blessures infligées à ses victimes, qui suggère tout de même la folie. Je répète que mon impression est qu'il souffre d'un délire érotique, mais il se peut qu'il soit un fanatique religieux. Peut-être est-il persuadé d'une mission divine en vue de purger le monde des prostituées et que, dans sa tolle théorie, il soit déterminé  à partir en croisade contre les malheureuses de Londres pour les priver de l'utérus ,source du mal dans ses délires ? Il y a, d'autre part, quantité de théories qui pourraient être spéculées sur la forme particulière de sa manie mais, dans la mesure où nous ignorons tout de l'homme lui-même, nous ne sommes guidés que par les caractéristiques des traces de ses crimes. J'en suis venu à la conclusion que son délire est pertinemment dû à des questions de caractère social. Les deux crimes perpétrés hier matin confirme mon opinion que l'assassin est un fou. Même si il s'avère que dans le cas de la victime de Mitre, l'utérus est absent, je réfute la théorie américaine, et je suis étonné de l'approbation de certains journaux  à accepter celle du coroner qui a enquêté sur les circonstances de l'assassinat de la femme Chapman. Mon avis est qu'il serait plus facile à un chirurgien, dont la précision est acquise, de se procurer un spécimen d'utérus plutôt que d'engager un sous fifre pour ce faire. Même l'amour du gain ne peut conduire un homme sain d'esprit à commettre de telles atrocités. Il a été dit, et c'est une observation apparemment justifiée, que si le meurtrier était un fou, il ne pourrait commettre ces crimes puis s'échapper ainsi en toute impunité.Ce commentaire ne peur être évoqué que par une personne ignorante du domaine psychiatrique. Cependant, l'extraordinaire finesse démontrée dans les mutilations  est une preuve convaincante de sa folie.Aucun homme sain d'esprit n'aurait pu agir de façon semblable et s'échapper comme le fait cet individu. Pour qu'il soit pris, il faut qu'il se trahisse lui-même. Les psychiatres, dans leur ensemble, reconnaissent l'intelligence merveilleuse de certains psycopathes dans leurs activités criminelles, et je ne doute pas que si le meurtrier n'était pas fou, il serait déjà sous les verrous. Dans de nombreux cas un fou n 'est victime que d'une seule pathologie et l'on ne se rend pas compte de sa folie. Je doute que le meurtrier de ces femmes est différent d'un homme souffrant de manie aiguë et, cela étant, son infirmité serait évidente si il était en  présence de l'un de nous, nous devrions dire, "Oh, c'est un fou. Il ya de nombreux cas où le test est commune pour le médecin d'entrer en conversation avec le suspect, de toucher à une variété de sujets, et puis comme par hasard de mentionner les éléments au sujet desquels le patient a une illusion particulière, Puis, la folie de la personne se manifeste, bien que sur tout autre point, il s'entretient de façon rationnelle.Mais ici, la maladie est mentale, et je dois dire que les personnes avec lesquelles il entre en contact au quotidien ne peuvent pas le considérer comme une personne saine d'esprit.Dr Phillip (sic) a déclaré que les blessures infligées à ces femmes ont été apparemment effectué par une personne possédant des connaissances anatomiques. C'est assez probable, mais un boucher est  tout à fait capable de traiter le corps de cette façon ? Depuis que j'ai écrit ma lettre au Times, j'ai reçu plusieurs communications à l'appui de mon point de vue.Un de ces avis provient de l'évêque de Hertford, qui convient que la théorie de la physiologiste américain n'est pas crédible.Mon seul souci est de prouver qu'un membre de la profession médicale ene peut être responsable de ces actes, ce n'est pas crédible et la population doit cesser de croire à ces balivernes. Je n'ai jamais cru à cette théorie, et les deux derniers meurtres  confirment mon opinion qu'ils sont bien l'œuvre d'un homme souffrant de manie aiguë,et donc juridiquement irresponsable.

DR. DR.WINSLOW'S OPINION Winslow AVIS
"A MONOMANIAC WITH A LUST FOR BLOOD""A un monomane soif de sang"

Dr. Forbes Winslow, the eminent specialist in lunacy cases, said to the representative of the Central News:- M. Forbes Winslow, l'éminent spécialiste dans les cas de la démence, répond au représentant de "Centrale Nouvelles" :

Je reste totalement convaincu que ces meurtres sont commis par un unique maniaque homicide. J'ai lu attentivement les rapports dans les journaux du matin, et ils  confirment mon opinion, il s'agît clairement d'un fou homicide.Je crois aussi qu'il est un monomane, et qu'il présentent un extérieur froid et rationnel, sauf pendant les périodes où dijoncte.  J'ai ici dans mon livre - un ouvrage sur la physiologie - une affaire, dans laquelle un homme avait soif de sang comme dans ce cas et, vu de l'extérieur, c'était généralement une personne douce et agréable.Selon toute probabilité, l'ensemble des meurtres a été commis par la même main, mais je tiens à souligner que la faculté d'imitation est très forte chez les personnes faibles d'esprit, et c'est la raison pour laquelle il existe une sorte d'épidémie frénétique de couteaux. Nous allons probablement constater une augmentation du port de couteaux dans les prochaines semaines.Cependant, il faut se souvenir que toutes les preuves, pour le moment, attestent assez clairement que les crimes de Whitechapel sont perpétrées par la même main. Mon idée dans les circonstances actuelles est de faire assurer la protection du voisinage par les gardiens des asiles, et autres personnes qui ont la charge des aliénés. Ils connaissent mieux que la police les réactions de ce genre d'individu criminel. Ces hommes, correctement disposés dans le secteur, reconnaîtraient assurément toute personne faible d'esprit. J'ai envoyé une lettre portant cette suggestion à Sir Charles Warren, mais je n'ai reçu qu'une communication officielle reconnaissant sa réception. Il n'est pas facile de persuader la police d'accepter une suggestion issue de sources extérieures. Quand un homme, l'autre jour, à imité l'assassin de Whitechapel en sortant un couteau aiguisé en présence d'un membre de ma famille à Brighton, incident publié dans les journaux, je suis allé faire une déclaration à la police à cette occasion. Je n'accorde aucune importance à l'histoire du physiologiste américain.C'est une théorie qui est tout à fait intenable.Tout ce qui est arrivé récemment confirme excellemment l'opinion que j'ai déjà donnée à ce sujet : "le meurtrier est un monomane homicide à la ruse infinie, et je crains qu'il ne soit jamais traduit en justice à moins qu'il ne soit pris sur le fait dans la perpétration de l'un de ses crimes affreux.

Je suis bigrement dubitatif sur ces propos, tenus par un éminent psychiatre ? Dans cette logique, si l'assassin était un écolier adolescent, il faudrait faire garder l'entourage par des instituteurs ? J'extrapole bien sûr, mais cet homme n'est pas sérieux ou fait du zèle pour se donner contenance... Bien qu'à l'époque, dans cette Angleterre Victorienne, certains notables possédaient des pouvoirs révolus depuis... Pourtant, à la lecture  de ce témoignage, je ressent les dires d'une personne qui veut laisser sa trace, capable d'inventer quelques anecdotes à son profit pour que l'on parle d'elle. Seule son opinion médicale me semble digne d'intérêt. (aiguail)

OPENING OF THE INQUEST OUVERTURE DE L'ENQUÊTE

Hier après-midi, M. Wynne Baxter a ouvert l'enquête relative au corps découvert mutilé d'Elizabeth Stride. Le premier témoin (William West, du 2) a déclaré se trouver à l'Internationale des Travailleurs Club, ce dimanche soir. Il a donné une description des lieux, et a mentionné que les portes en bois sont restées ouvertes jusque tard dans la nuit. Il est arrivé au Club après son travail et il est resté jusqu'à 00h20.  Il s'est ensuite rendu dans la cour, et a remarqué que les portes étaient ouvertes. Il n'a rien remarqué mais le corps pouvait déjà s'y trouver, l'endroit étant dépourvu de lumière. Il est retourné dans le club chercher son frère et Louis Selso puis ils sont partis ensemble par la porte d'entrée. Hormis un homme et une femme qui s'en sont allés dès son arrivée, il a mentionné n'avait jamais rencontré  âme qui vive, dans cette cour toujours déserte, en douze mois.

Maurice Eagle, (de 4 nouvelles routes, la route commerciale), a déclaré avoir quitté le club à 11,30 et y être revenu vers 00h40. Il est entré par la cour, la porte d'entrée étant fermée, mais n'a rien remarqué. Il assuree qu'il aurait remarqué, à coup sûr, la présence d'un homme et d'une femme, le cas échéant. Il avait l'habitude d'aller dans la cour de temps en temps, mais n'y avait jamais surpris de couples. Il était au club depuis une vingtaine de minutes lorsqu'un homme, nommé Gigleman, est monté en déclarant qu'une femme morte était affalée dans la cour.Il est descendu, a craqué une allumette, et a vu sur le sol près de la porte une femme gisant dans une mare de sang, .Il n'a pas touché le corps et a descendu la route commerciale pour alerter la police. Il a informé les deux policiers rencontrés qu'un meurtre s'était sans doute produit et ils s'en sont retournés ensemble sur les lieux où un groupe s'était rassemblé. Un des policiers l'a ensuite envoyé à la station prévenir l'inspecteur. Il lui est impossible de révèler d'autres éléments sur la tenue vestimentaire, l'allure où la présence de la victime à cet endroit. D'après lui, les gens du Club auraient du entendre les cris de la femme si elle avait été agressé sur ce lieu.

Lewis Diemschitz, le steward du Club Éducatif des Hommes au Club Internationnal des Travailleurs, est le témoin suivant. Il déclare avoir quitté le Club à onze heures et demi le samedi et être revenu exactement à une heure le dimanche matin. Il guidait un poney tirant la brouette d'un costermonger et les a conduit dans la cour  Les deux portes étaient grandes ouvertes. Il faisait très sombre. Son poney hésitant, il a regardé à terre et vu quelque chose  mais il ne pouvait vraiment distinguer. Il est descendu, a craqué une allumette mais le vent faisait vaciller la flamme et il ne pouvait que deviner une forme humaine. Il est entré dans le Club par la pièce de devant, a trouvé plusieurs membres auxquels il a narré sa découverte. On lui a fourni une chandelle et il est ressorti immédiatement pour découvrir un corps ensanglanté baignant dans son propre sang. Il n'a pas touché le corps et est immédiatement parti à la recherche d'un policier en compagnie d'un homme appelé Isaacs. Ils ont foulé les pavés de plusieurs rues sans rencontrer âme qui vive. Ils hurlaient pour alerter la police. Ils sont revenus vers la cour, accompagné d'un troisième acolyte  Il a soulevé la tête de la femme et a  constaté une blessure à la gorge. Le docteur est arrivé environ dix minutes après les agents. La police a fouillé partout et a relevé l'identité et l'adresse des gens présents. Les vêtements de la morte la recouvrait, le corps sur son côté et le visage vers le mur.
Le docteur a palpé vers un sein et a dit qu'elle était encore chaude. Il a estimé à environ deux quarts le sang répandu autour du corps. Le témoin a confirmé n'avoirt jamais vu d'hommes et de femmes dans la cour.

L'investigation fut alors ajournée pour reprendre dans l'après-midi.

 

PROMPT ACTION OF THE LONDON CORPORATION ACTION DETERMINEE DE LA SOCIÉTÉ LONDRES
A REWARD OF £500 Une récompense de £ 500

M. Phillips, membre du Conseil commun de Londres, a donné avis de son intention de proposer à la prochaine réunion du Conseil que la Société offre une récompense de £ 500 pour la découverte de l'assassin meurtrier de la femme trouvée sur  la place Mitre, qui se situe dans l'enceinte de la ville. Cela a toutefois été prévu par le lord-maire, qui a, au nom de la Société, émis une offre de £ 500 de récompense pour l'arrestation du criminel.

SHOWING THE HOME SECRETARY HIS DUTY. LE SECRÉTAIRE D'ACCUEIL montre l'exemple !

Le sentiment d'indignation contre le ministre de l'Intérieur de ne pas offrir une récompense a immensément augmenté depuis la découverte des deux derniers meurtres. La lettre suivante pratique a été transmise au ministère de l'Intérieur : the Home Office :

The Financial News Les Nouvelles financières
London, October 1st, 1888. Londres 1er Octobre 1888.

Sir, Monsieur le Président,
Compte tenu de votre refus d'offrir une récompense à partir des fonds du gouvernement pour la découverte de l'auteur ou des auteurs des récents meurtres dans l'East End de Londres, je suis chargé, au nom de plusieurs lecteurs des Nouvelles financières, dont les noms et adresses sont joints, de vous faire parvenir le chèque d'accompagnement pour £ 500, et de vous demander d'offrir cette somme à cette fin au nom du gouvernement.

Awaiting the favour of your reply,
I have the honour to be
Your obedient servant
Harry H. Marks
To the Right Hon. Henry Matthews, QC, MP

MR.MR.MATTHEWS DECLINES TO OFFER A REWARD

To this the following reply was received:-

October 1st 1888.
My Dear Sir,
I am directed by Mr. Matthews to acknowledge the receipt of your letter of this date, containing a cheque for £500, which you say has been contributed on behalf of several readers of the Financial News, and which you are desirous should be offered as a reward for the discovery of the recent murders in the East End of London. If Mr. Matthews had been of opinion that the offer of a reward in these cases would have been attended by useful result he would himself have at once made such an offer; but he is not of that opinion. Under these circumstances I am directed to return you the cheque, which I enclose, and to thank you and the gentlemen whose names you have forwarded for the liberality of their offer, which Mr. Matthews much regrets he is unable to accept.

Mon Cher monsieur, 
 Je suis ordonné par M. Matthews d'accuser réception de votre lettre à cette date, contenant un chèque pour £500, dont vous mentionné contribution de la part de plusieurs lecteurs des Nouvelles Financières et dont vous êtes désireux d'offrir en tant que récompense pour la découverte des meurtres récents à la Fin Est de Londres. Si M. Matthews avait été de l'avis que l'offre d'une récompense dans ces cas aurait été nécessairee par un résultat utile, il aurait immédiatement fait une telle offre; mais il n'est pas de cette opinion. Dans ces circonstances je suis ordonné de vous rendre le chèque, que j'entoure et de vous dire merci ainsi qu'aux gentilshommes dont vous nous avez envoyé les noms pour la libéralité de leur offre, que M. Matthews, avec beaucoup de regrets ne souhaite pas accepter.

I am, sir, your very obedient servant,
E. Leigh Pemberton.
Harry H. Marks Esq.

ANOTHER REWARD

Colonel Sir Alfred Kirby, JP, l'officier commandant le bataillon de Tower Hamlets, Royal Engineers, a offert, au nom de ses officiers, une récompense de £ 100 qui sera versée à quiconque peut fournir des informations conduisant à la découverte et à la condamnation du ou des auteurs des récents meurtres commis dans le district dans lequel est situé son régiment.Sir Alfred Kirby a également exprimé sa volonté de placer les services d'une cinquantaine de membres de son corps à la disposition des autorités pour être utilisé de quelque façon qu'ils jugent souhaitable à ce stade, que ce soit pour la protection du public ou la détection de ou des  criminels.

THE WHITECHAPEL AUTHORITIES DEMAND MORE POLICE LES
AUTORITES DE LA DEMANDE PLUS DE POLICE Whitechapel

Une réunion du conseil d'administration de district des Travaux Whitechapel a eu lieu hier soir.M. Catmur a dit qu'il pensait que la Commission, selon les autorités locales, devrait exprimer l'horreur des crimes qui ont été perpétrés dans le quartier.Les résultats de ces tragédies ont été la perte du commerce de l'arrondissement et l'arrêt de certains métiers en raison de la peur des femmes d'avoir à traverser les rues sans escorte.L'inefficacité de la police a été démontré par le fait des tragédies dans la rue Berner et Mitre Square, et le cambriolage du bureau de poste avoisinant où beaucoup de biens ont été volés.Le révérend Daniel Greatorex (maisons des émigrés de l'appel) a ressenti la panique des émigrants à un tel point qu'ils ont refusé de venir dans Whitechapel, même temporairement.Il a affirmé l'inefficacité de la police dans les changements fréquents de ces agents d'un quartier à l'autre,  Ces hommes ont été tenu dans l'ignorance de leurs battements respectifs.M. Teller a déclaré qu'il espérait que ces derniers crimes  pourrait entraîner un retour à l'ancien système par lequel les agents étaient familiarisés avec tous les endroits et heures de leurs battements. M. Brown GT suggére un changement radical dicté par le gouvernement, plutôt que par le ministre de l'Intérieur ou le commissaire en chef de la police (?).  M. Caramanelli (?) Dit que les changements dans l'état de Whitechapel ces dernières années suggère un ensemble de réversion du régime de la police.Whitechapel est maintenant l'endroit où se retrouve les résidus et les miséreux de l'ensemble du pays, ce qui n'était pas le cas voici à peine un siècle. Après discussion, la résolution suivante a été effectuée, sur la motion de M. Catmur, appuyé par M. Bonham :

" Que le Conseil regrette cette horreur et alarme contre les meurtres atroces de plusieurs femmes perpétrés récemment dans le quartier de Whitechapel et ses environs, et demande à Sir Charles Warren, afin de localiser et de renforcer les forces de police dans le quartier, que pour se prémunir contre toute répétition de telles atrocités à ce qu'un message soit adressé au  ministre de l'Intérieur  dans les mêmes termes ".

THE RECENT BUTCHERY OF WOMEN IN TEXAS La boucherie RÉCENTES DES FEMMES DANS LE TEXAS
ARE THE WHITECHAPEL MURDERS BY THE SAME HAND? SONT LES MEURTRES Whitechapel par la même main?

 

LA BOUCHERIE RÉCENTE DES FEMMES DANS LE TEXAS EST-ELLE LIEE AVEC LES MEURTRES DE WHITECHAPEL ET COMMISE PAR LA MÊME MAIN ?

Il ya quelques mois une série de meurtres violents sur des femmes a eu lieu au Texas.L'affaire a déchaîné la colère locale, mais a suscité moins d'intérêt parce que  les victimes étaient principalement des femmes noires.Les crimes ont une similitude évidente et les mêmes méthodes brutales que celles des meurtres de Whitechapel.La théorie suggérée que l'auteur peut être le criminel ayant sévi au Texas, n'a jamais été prouvée.La Constitution d'Atlanta, un des principaux journaux du Sud, argument ainsi sur le sujet : 

" Dans nos récentes annales  criminelles, aucun autre homme n'est capable de commettre de tels actes. Les crimes mystérieux au Texas ont cessé. Ils viennent de débuter à Londres. Est-ce le même homme du Texas qui assassine en Angleterre ? Si c'est un monstre ou un fou, on peut s'attendre à ce qu'il apparaisse n'importe où. Le fait qu'il n'exerce plus au Texas affirme sa présence ailleurs. La méthode employée pour tuer est exactement identique à Londres qu'elle le fut au Texas. Pourquoi ne serait-il pas là ? Plus on réfléchit, plus il est probable que ce soit  l'homme du Texas., nous en sommes convaincus. Depuis l'énergie à vapeur, les voyages sont de nos jours,à bas prix, et la distance n'est plus un obstacle. Aucun inconvénient, ni scrupule, n'empêcherait un homme ayant massacré une douzaine de femmes ici, de voyager par eau pour aller tuer ailleurs. Cette théorie est correcte et possible, admet le directeur de la police de New York, mais certainement improbable : " Il est certain que cet homme est un fou d'une brutalité extrème, capable de mutiler sauvagement et avec la même vigueur dans n'importe quel endroit. Un monstre qui a déclaré la guerre aux femmes en se servant d'un couteau, mais j'ai peine à croire que c'est la même personne ".

Voici ce que Carlyle a écrit sur l'état Londres il y a quarante ans   :

"Thirty thousand wretched women, sunk in that putrefying well of abominations; they have oozed in upon London from the universal Stygian quagmire of British industrial life; are accumulated in the well of the concern, to that extent. British charity is smitten to the heart at the laying bare of such a scene; passionately undertakes, by enormous subscription of money, or by other enormous effort, to redress that individual horror; as I and all men hope it may. But, alas! what next? This general well and cesspool once baled clean out today will begin before night to fill itself anew. The universal Stygian quagmire is still there; opulent in women ready to be ruined, and in men ready. Towards the same sad cesspool will these waste currents of human ruin ooze and gravitate as heretofore; except in draining the universal quagmire itself there is no remedy."

Traduction automatique :" Trente mille femmes minables, enfoncées qu'en putréfiant bien des abominations; ils ont débordé dans sur Londres du bourbier universel du Styx de vie industrielle britannique; sont accumulés dans bien de l'inquiétude, à cette mesure. La charité britannique est frappée au coeur à la pose nue d'une telle scène; passionnément entreprend, par l'énorme abonnement d'argent, ou par d'autre énorme effort, réparer cette horreur individuelle; comme moi et tous les hommes espérons qu'il peut. Mais, hélas! quel ensuite ? Ce général bien et fosse à fumier une fois baled nettoie à fond aujourd'hui commencera avant la nuit à se remplir de nouveau. Le bourbier universel du Styx est toujours là; opulent dans les femmes prêtes à être ruiné et dans les hommes prêts. Vers la même fosse à fumier triste ira faire ces courants inutilisés de ruine humaine déborder et graviter comme jusqu'ici; sauf dans le drainage du bourbier universel lui-même il n'y a aucun remède."

"Trente mille femmes misérables, minables, absorbées dans cette putréfaction qu'en subissant les pires des abominations, elles ont débordées sur Londres dans le bourbier du Styx de la vie industrielle britannique où elles sont accumulés dans l'inquiétude. La charité britannique est nue, frappée au coeur par une telle scène, elle  organise et entreprend des oeuvres caritatives demandant que l'entraide britannique s'engage passionnément  par voie d'énormes souscriptions de sommes d'argent et d'abonnements, ou par d'autres gigantesques efforts, pour remédier à réparer cette horreur individuelle; comme moi et tous les hommes, il faut espérer. Mais, hélas quel avenir ? Cette fosse à fumier, ce cloaque, une fois nettoyé ressortira propre aujourd'hui mais se remplira de nouveau avant la nuit. Le bourbier universelle du Styx est toujours là;. Prèt à ruiner les hommes et les femmes oppulents, Vers le cloaque, la même triste fosse   où renaîtront ces courants inutilisés de ruines et de déchets humains qui déborderont et graviter ont comme par le passé; sauf en draînant le bourbier universel lui-même. Il n'y a aucun remède.

Très compliqué à traduire, j'ai pris çà et là, en essayant d'entrer dans la pensée de l'auteur mais mon anglais est déjà désastreux, alors la traduction ! Je fais humblement comme je le peux, en surveillant surtout à relater les faits réels et non pas en brodant du n'importe quoi pour remplir des lignes. Le sujet me passionne d'où ce "labeur" vraiment exténuant pour quelqu'un qui ne parle pas la langue de Shakespeare, mais la volonté est là ! LOL

Mon site vous plaît ? écrivez-moi ! D'ailleurs de l'aide sur certains sujets seraient bénéfique et bienvenu...   Aiguail7

Seulement, le mal s'est considérablement étendu et est devenu plus vil par certains traits de caractère. Ces mots décrivent le Londres d'aujourd'hui de façon correcte et la description est aussi réelle qu'elle ne l'était en 1850, au moment où ils ont été écrits.

 

THE WHITECHAPEL MURDERS Les meurtres de Whitechapel
THE POLICE STILL AT FAULT LA POLICE ENCORE A DEFAUT
EXTRAORDINARY AFFAIR IN A CHURCH AFFAIRE EXTRAORDINAIRE DANS UNE ÉGLISE

Les autorités Whitechapel cherchent et spéculent quant aux moyens de découvrirle ou les auteurs des peurtres. La police enquête avec le peu indices relvés, jusqu'ici sans succès, et et mènera des investigations  sur Elizabeth Stride.  Le nom de la victime de Mitre Square pourrait être Kelly.  L'affaire est désormais connu sous le nom du mystère Pimlico.Full.

ALARM AT WOOD GREEN ALARME AU BOIS VERT

Great consternation has been caused locally by a report that "Jack the Ripper" has sent a post card to Barrett's confectionery factory at Wood green saying that he should visit the neighbourhood and "do for six of the girls employed at the factory." It is further said that a man answering the published description of the supposed murderer has been seen in Wood green. People speak of their intentions to carry arms to be prepared for a sudden attack.

La population locale du quartier des meurtres est consternée après l'envoi d'une carte, à l'usine de sucreries de Barrett (bois vert), signée " Jack l'éventreur ". Un homme répondant à la description publiée du meurtrier, a été vu dans le Bois Vert. Les gens se préparent contre toutes agressions..

THE MITRE SQUARE VICTIM IDENTIFIED
Télégraphe de notre correspondant : la femme assassinée dans le square de Mitre esti dentifiée. Elle se nomme Kate Conway, femme d'un artilleur, Tom Conway. Elle a vécu dans "une maison de chambres communes" avec John Kelly, un homme qui  bricole au Marché Spitalfields. Kelly a déclaré qu'is n'avaient pas gagné un shilling depuis la semaine passée et qu'elle avait été obligé de vendre ses bottes pour qu'ils puissent se nourrir. Ce fut leur dernier repas ensemble.Elle que devait se rendre chez sa fille dans Bermondsey. Il l'a suppliéede ne pas rentrer trop tard, cde peur qu'elle ne rencontre le couteau du meurtrier de Whitechapel. Elle lui a répondu ne pas le craindre et a ajouté  : "  je ferai attention et je ne tomberai pas dans ses mains. " Il n'a plus revu Kelly. Il a compris que c'était Kelly lorsqu'il a lu les nouvelles et reconnu le tatouage des lettres *c.  sur les bras de la morte.

 

 STREET SCENES LAST NIGHT SCENES
LES FEMMES SORTENT ARMEES

Rien d'inhabituel concernant l'aspect des rues de Whitechapel la nuit dernière, si ce n'est la diminution du nombre de femmes circulant sur les trottoirs après 20h. En fin de la soirée, le bruit se répandit rapidement qu'un autre assassinatterrible venait d'être commis et que le corps horriblement mutilé d'une femme avait été trouvé. Une vive émotion a pesé sur le district où l'on se demandait : " Où est-il"Les journaux du soir ont cependant opté pour ne pas affoler la population, ne titrant pas comme d'habitude que "l'affaire Westminster est l'œuvre du démon de l'East End". Seul, un titulaire s'est  montré entreprenant et a publié une image très colorée et sensationnelle de la tragédie meurtrière sur le chemin Mile End et titrant  " l'assassinat de la rue Berners ".Chacun s'est interrogé sur l'exactitude de l'image. Tous les promeneurs et la plupart des prostitués ont désertés les rues de la ville ce soir-là ! L'une des  courageuses, ou inconscientes, à avoir arpenté la rue jusqu'au petites heures du matin a déclaré , alors qu'on lui demandait si elle n'avait pas peur : "Non" Ces meurtres sont choquants, mais je ne peux aller, nulle part ailleurs et il faut bien trouver de l'argent pour se loger et se nourrir." Une autre femme, en réponse à une question similaire, a déclaré: "Peur ? Non ! Je suis armée", et elle a sorti un couteau de sa poche."Je ne suis pas la seule, beaucoup porte désormais une arme blanche"  Les commerçants se plaignent évidemment de cette situation. La clientèle est calfeutrée malgré une augmentation des forces de police dans les rues. Peu après quatre heures ce matin, un homme a été remarqué dans un  café de la rue commerciale car l'une de ses mains était couverte de sang.Un agent de police a été appelée et a examiné l'homme, mais la cause de la tache de sang n'a prouvé aucune implication avec les récents évènements et l'homme n'a pas été maintenu en garde à vue. La vue du sang dans le quartier a  maintenant l'effet du chiffon rouge, agité devant le taureau. L'officier de service du poste de police, rue Leman, a déclaré qu'aucune arrestation n'avait eu lieu pendant la nuit.

SOCIAL HORRORS HORREURS SOCIALES

La semaine dernière, la caricature dans "Punch" appelée "Nemesis of neglect", fut portée à son paroxysme, mêlant la honte à l'effroi en observant l'état de dégradation sociale où les meurtres de Whitechapel ont été commis. La population de ces quartiers vit dans une abjecte et impardonnable précarité. Quelque temps après "SGO" la lettre dans le Times a produit son effet et tous les journaux dans le pays ont dénoncé et relaté l'immonde de certains quartiers de la capitale et de ses districts. La morale a même été remise en cause davant la nonchalance et le laxisme des autorités.  Celles-ci se défendent, argumentant que lorsqu'un remède est proposé,  dans la plupart des cas les conditions du problème lui-même ne sont pas comprises.  Pourtant, le problème de la surpopulation est relativement facile à traiter, rétorque les antagonistes. La santé de toute une population se dégrade au rythme des tourments qui atteignent le mora et menace d'autres habitants par la même occasion. Lorsque la bonne réponse à cette question sera donnée, il sera aisé de constater que la surpopulation n'est que le dernier maillon d'une chaîne dont la cause est  un chemin tracé vers le vice et la misère. Il faut assainir ces quartiers et mieux éclairer les rues, ventiler le nombre pour naviguer dans la bonne direction. d'habitants regroupées dans ces périmètres trop restreints et construire des logements, des maisons d'hébergement seraient tous d'exercer une influence dans la bonne direction. Un éclairage au gaz dans les ruelles, avec une police plus efficace, pour permettre de mieux détecter les criminels, aurait un effet dissuasif .Mais si tout cela était fait - et il devrait certainement être fait - la véritable cause de cette plaie purulente de notre civilisation christianisée ne serait pas atteint. Ce qui donne forme à la société sont les buts et objectifs considérés par la société elle-même. Ils auront effet à  stimuler la passion et à amortir la conscience, à vulgariser le goût et à abrutir le sentiment, à surestimer la valeur de la prospérité matérielle et à appaiser, spiritualiser, organismer.  Les créatures humaines  et malheureuses qui survivent à Whitechapel ont droit à un degré égal de civilisation. Les horreurs du moment sont le fait du désordre et de l'abandon de ces endroits et, si l'on suppose qu'un brin de rafistolage sous la forme d'améliorations des logis, va changer les choses, cela relève de l'utopie pure et simple. La volonté d'une rénovation totale peut seule mettre un fin à ces odieux problèmes pour toujours.

SELF ACCUSED OF THE MITRE SQUARE MURDER Etudiant accusé du meurtre de Mitre Square

At the Guildhall Police Court, London, today Wm. Bull, describing himself as a medical student, of the London Hospital, was charged on his own confession with committing the Mitre square murder. He went to Bishopsgate Police Station last evening and made a statement to Inspector Izzard while under the influence of drink. He said he met the woman in Aldgate; went up a narrow passage with her, giving her half a crown, which another man came up and took from her. The rest of the prisoner's story was not clear, and as he was proved not to be a student at the London Hospital, he was remanded for enquiries.

Cour de justice de Police de l'Hôtel de ville, Londres, aujourd'hui Wm. BULL se présente comme étudiant médical  à l'Hôpital de Londres. Il s' accuse  du meurtre de Mitre Square. Il prétend qu'il est allé au Poste de police Bishopsgate la veille au soir et qu'il a fait une déclaration à l'Inspecteur Izzard sous l'influence de la boisson. Il déclare avoir rencontré la femme dans Aldgate, être monté vers un passage étroit avec elle, l'avoir payé d'une moitié de couronne. Un autre homme a surgi et ils sont partis ensemble. Etant prouvé qu'il n'est pas étudiant à l'Hôpital de Londres et que ses propos sont flous et invérifiables,  le suspect a été renvoyé pour  demande de renseignements complémentaires.

SUPPOSED CLUE

A description has been issued by the police of a man said to have been seen on Saturday night in the company of Elizabeth Stride, the victim of the Berners street murder. He was about 28 years of age, dark complexioned, and wore dark clothes and a stained felt hat.

La police a publié la description d'un homme d'environ 28 ans, vu samedi soir en compagnie d'Elizabeth Stride, la victime de la rue Berners. Il était vêtu de vêtements sombres, complexé d'être noire ?,  et coiffé d'un chapeau feutre.

STRANGE OCCURRENCE IN A CHURCH

The Rev. JMS Brooke, writing from the vestry of St. Mary Woolnoth and St. Mary Woolchurch Haw, Lombard street, said:-

Paying my daily visit to my church on Monday afternoon, I was surprised to find the caretaker in a semi stupefied state. Asking her what was the matter, she told me that a man had just entered the church and, finding her all alone, enquired whether I was in the vestry. On receiving a reply in the negative, he said, "I see you are alone," and immediately took out a pocket handkerchief and dashed it into her face. The strong smell of whatever liquid it had been steeped in dazed and stupefied her, and she for a moment lost her consciousness. The noise of some of the workmen on the roof seemed to have alarmed the scoundrel, and he bolted out of the church.

FAIT ÉTRANGE DANS UNE EGLISE CATHOLIQUE

Le Révérend JMS Brooke lors de sa visite quotidienne à l'église le lundi après-midi, a été surpris de trouver le concierge dans un état semi-comateux. Celui-ci lui a expliqué qu'un homme venait d'entrer dans l'église et, le trouvant seul, lui avait demandé si le Révérend était dans la sacristie. Recevant une réponse négative, il a dit, " je vois que vous êtes seul ",  et il a sorti un mouchoir de sa poche pour le lui appliquer sur le visage. La forte odeur émanant du tissu l'a étourdi et il a perdu sa conscience un moment. Le bruit des ouvriers travaillant sur le toit a effrayé la fripouille qui s'est enfui.

ANOTHER MYSTERIOUS COMMUNICATION

The authorities have not yet decided whether they will photograph the letter and post card received by the Central News, and publish copies with a view to discover the writer, who, it will be remembered, professes to be the murderer. It is somewhat curious that a man, who lives at the house, 29 Hanbury street, where Annie Chapman was found murdered, received yesterday morning a copy of Monday's Liverpool Daily Post with the letter and post card referred to marked in blue pencil. The newspaper was wrapped in an ordinary stamped cover, and was addressed to "Jack the Ripper, Hanbury street, London, EC" The paper was posted in Liverpool on October 1st, and the postmark is numbered 466. On the reverse side of the wrapper was written, "Dear Jack, I send you this paper, and hope you will come to Liverpool as I am an associate of yours. KT Please reply to 39 Pitt street." The paper was immediately handed over to the police, with whom it remains.

UN AUTRE COMMUNICATION  MYSTÉRIEUSE 

Les autorités n'ont pas encore décidé s'ils prendront des photos de la lettre et posteront la carte reçue par les Nouvelles Centrales, ni si ils publieront des copies en vue de découvrir l'auteur, qui, on s'en souviendra, se vante d'être le meurtrier. Il est curieux qu'un homme, qui vit dans la maison, 29 rue Hanbury, où Annie Chapman a été trouvée assassiné, ait reçu hier matin une copie du Monday's Liverpool Daily Post. Le journal a été emballé dans une couverture timbrée ordinaire et a été adressé à  " Jack l'Éventreur, la Communauté européenne, rue de Hanbury, Londres ", le papier a été postée à Liverpool le 1 octobre et le cachet de la poste est numéroté 466. Sur l'autre côté du papier il a été écrit, " Cher Jack, je vous envoie ce papier et espère que vous viendrez à Liverpool comme je suis votre associé . KT répondez S'il vous plaît au  39 rue Pitt. " Le papier a été tout de suite livré à la police, avec le reste.

THE ADJOURNED INQUEST
STRANGE PRESENTIMENT OF THE TRAGEDY
L'ENQUÊTE AJOURNÉE 
 PRESSENTIMENT ÉTRANGE DE LA TRAGÉDIE

M. Wynne Baxter a repris l'enquête sur le cadavre d'Elizabeth Stride, qui a été retrouvée assassinée dans la rue Berners à Whitechapel, dimanche matin. La procédure n'a pas commencé avant 14h25, tous les jurés n'étant pas présent à 14 heures.Le premier témoin est le gardien de la paix Hy.lamb, 252H,  qui déclare qu'il effectuait son service sur la route commerciale vers une heure du matin, lorsque deux hommes s'approchèrent de lui." Ils criaient : "Allons ! Il ya eu une autre assassinat !" Ils se sont précipités rue Berners, vers le bas, suivi par un autre agent.Il est entré sur la passerelle du 40 Berners Street, et a vu quelque chose se trouvant sur le côté droit, près de la porte.Il a éclairé l'endroit et a trouvé que une femme dont la gorge était tranchée.Il a envoyé des gens prévenir un médecin, le connétable et a envoyé un autre homme au poste de police prévenir l'inspecteur de garde. Il y avait une trentaine de personnes dans la cour à son arrivée.Il a posé sa main sur le visage qui était encore chaud.La femme était couchée sur le côté gauche, avec son bras droit sur la poitrine.Les vêtements n'ont pas été perturbées.Du sang était encore liquide alors qu'une autre partie était figée.M. Blackwell est arrivé environ dix minutes après pour examiner le corps.

Edward Spooner, rue de Fairclough, gardien à cheval dit qu'il se trouvait debout à l'extérieur de Beehive public (la maison), vers 00.30 dimanche matin.  Quand l"alarme a été donnée, il était au coin de la rue chrétienne. Il est entré dans le square de la rue Berners, un homme a dirigé la lumière vers lui. Le témoin a soulevé le menton de la femme, qui était tout à fait chaude. Le sang coulait de sa gorge. Il ne peut pas dire si quelqu'un a quitté le square. Il pense qu'il était environ 00h35 quand il est arrivé sur les lieux du drame. Le témoin a été fouillé et a donné son nom et adresse avant de quitté l'endroit.

Mary Malcolm, Eagle street, stated that she had seen the body in the mortuary and recognised it as her sister, Elizabeth Watts. She was satisfied it was her sister. She last saw her alive on Thursday last. She came to witness to ask assistance. Witness gave her a shilling and a jacket. She did not know where the deceased lived, but thought it was somewhere in the East End. Deceased was given to drink. Her age was 38. Her husband was alive, and his father was a wine and spirit merchant at Poplar. He went to sea and was wrecked at the Isle of St. Paul, about three years ago. Since then witness did not think the deceased had lived with anyone. Witness never visited the deceased, whose nickname was "Long Liz." Witness had never heard the name of Stride before. The deceased used to come to witness every Saturday for two shillings which she allowed her. Deceased did not come last Saturday. She used to meet witness at the corner of Chancery lane. Witness did not recognise the deceased at first, but did so afterwards. Witness had a presentiment that the deceased had come to harm on Sunday morning. At 1.20 she was in bed, when she woke up and heard a noise like a fall, and also the sound as of kisses. Her husband also heard the noise. She was much depressed, and when she saw the papers she went to the mortuary. She left her husband about eight years ago. She had two children, a boy and a girl. Her husband left her because he caught her with a porter, and sent her home to her mother, who died five years ago. Witness believed the deceased had been charged with drunkenness and let off on the ground of having epileptic fits. Witness knew deceased by a mark made by an adder's bite when they were children. Did not think deceased had ever broken any limb. Witness had a brother and sister, but they had not seen deceased for years. Deceased had hollow under one of her feet, caused by an accident about three years ago. Witness could not recognise any clothing worn by deceased. Deceased once left a naked baby outside her door. She believed deceased afterwards took it to bath, where it died. The Coroner advised witness to go to the usual meeting place on Saturday next, as there was some doubt as to deceased being her sister. Witness promised to do this.

Dr. Blackwell, 100 Commercial road, said he was called on Sunday morning at 1.10 to Berners street. He detailed the injuries to the body, and stated that post mortem evidence would be given later. The inquest was adjourned until today.

THE BLOODHOUND PROPOSAL
OPINION OF AN EXPERT

Professor J. Wortley Axe, principal of the Royal Veterinary College, London, has favoured a representative of the Central news with his views upon the employment of bloodhounds in the detection of murderers. Professor Axe stated that no doubt a leash of bloodhounds might be a useful police auxiliary, but its successful employment would depend upon the efficient training of the dogs and the promptitude with which they were put upon the track. All dogs had a natural instinct for blood odours, but this instinct required development by training; and in the case of the bloodhound it was necessary to make it an expert at the business. The dog must, in the first place, be familiarised with the odour of blood. The incriminating element of the murder, so far as the dog was concerned, would, of course, be the blood carried in the clothes or upon the boots of the murderer. It was, in fact, a condition precedent of the hunt that some of the blood of the victim should be upon the person of the fugitive. In the country, where the ground and atmosphere might remain undisturbed for a longer period, this system of pursuit would work fairly well; but, said Professor Axe, when you come to deal with the streets of large towns, the ground surface of which must necessarily be impregnated with a number of odours, I apprehend that this fact would materially operate against your success in tracing the murderer with bloodhounds. The pavements of our own city, for instance, may possibly be stained with the blood of carcasses such as sheep in transit, as well, indeed, as with human blood, the result of natural deposit. This would tend to confuse the scent which you desired to follow up, unless it were very fresh and strong. Again, the air in large towns is always shifting, or may have been shifted by the ordinary traffic of the street; so that the odour left by the fugitive would not be suffered to abide long without obliteration. Hence it comes to this, that if you resort to bloodhounds for the tracking of blood stained fugitives your dogs must be perfectly trained, must be experts at the business, and the condition of the ground must be favourable to the retention of the odour forming the clue. In large towns the last condition presents a serious difficulty.

THE LONDON ATROCITIES
ANOTHER WOMAN MURDERED
THE BODY HACKED TO PIECES
A HORRIBLE DISCOVERY
NO CLUE TO THE MURDERER

Yet another London horror has come to light to intensify the panic which the recent abominable crimes have caused throughout London. The discovery was made about five o'clock yesterday afternoon by a man in the employ of the builder who has secured the contract for the erection of the new police headquarters on the Thames Embankment, near the Houses of Parliament. The man had occasion to go into a vaulted cellar when he was startled by the horrible stench which filled the place and which caused him to look around to see whence it came. To his horror he saw a large mass of decomposed flesh which proved to be the headless, armless, legless trunk of a female. The workman rushed into the open and called loudly for assistance and then hurried for a policeman who arrived almost immediately. Word was at once sent to Scotland Yard, and Dr. Bond, divisional surgeon, and several other leading doctors were quickly on the spot. The remains were conveyed in an ambulance to the Millbank street Mortuary, Westminster, where Dr. Bond made a cursory examination of the remains. He found that cords had been tightly bound round the body, apparently with the idea of keeping it together when decomposition had fully set in. The trunk was wrapped in a coarse kind of cloth, which has, of course, been carefully preserved and which may prove to be of the greatest importance in the matter of solving the mystery of this, the latest and perhaps not the least horrible of the crimes of the metropolis. An extraordinary fact is that the lower portion of the trunk from the ribs has been removed. It is pronounced by the medical gentleman to have belonged to a remarkable fine young woman and that at once gives good grounds for the theory that it is the body of which the arm was found in the Thames. Upon Dr. Neville(?) having the arm submitted to him for inspection he pronounced it to have belonged to a woman apparently from 25 to 33 years of age.

The site of the new police offices extends from the Embankment right through to Cannon Row, Westminster, and the trunk of the murdered woman must have been carried either from the Embankment or from Cannon Row. It certainly could not have been thrown over to where it lay from either roadway. Il ne pouvait certainement pas avoir été jetés par-dessus de l'endroit où le faire passer de deux routes. The general appearance, indeed, indicated rather that it had been carefully placed where it was subsequently found. It is simply astonishing that any man could have carried such an offensive burden through the public street without attracting attention, and it is still more extraordinary how it could have been taken into the vault without discovery. The route from Cannon row to the vault is a difficult one. L'itinéraire de la ligne Cannon à la voûte est une question difficile. A hoarding some seven or eight feet high would have to be climbed, and the ground is of a very broken character. From the Embankment side the hoarding is about the same height and to reach the vault one must actually pass through the building in course of construction and round it, about which several policemen are constantly patrolling. It is more reasonable to assume that the vault was gained from Cannon row and so that it seems pretty certain that more than one person was concerned in the disposal of the ghastly parcel. One man probably climbed to the top of the hoarding with the assistance of his accomplice from whom he then received the parcel, dropped it on the inner side and then let himself down after it. The other man presumably kept watch while his confederate disposed of the remains. How the man could have known of the existence of the vault is not clear, for strangers are not admitted to the works except on business. Possibly the original intention was to place the remains in some out of the way corner in the works and they were only taken to the vault after the obviously desirable place of concealment had been accidentally discovered.

The conclusion has been arrived at by the medical men that the remains are those of the woman whose arms have recently been discovered in different parts of the metropolis. Dr. Nevill, who examined the arm of a female found a few weeks ago in the Thames, said on that occasion that he did not think that it had been skilfully taken from the body and this fact would appear to favour the theory that the arm, together with the one found in the grounds of the Blind asylum in the Lambeth road last week, belong to the trunk discovered yesterday, for it is stated that the limbs appear to have been taken from the body just found in anything but a skilful manner.

No information has been received by the police that would assist them in establishing the identity of the young woman, and this is generally believed that she must have been a member of the unfortunate class known as fallen females.

A man employed upon the works, who was one of the first to see the remains, made the following statement to a representative of the Press Association:-

"I went down into one of the cellars, which is about 20 feet by 19 feet in size to look round, when I saw parcel lying in a corner as though it had been thrown there carelessly. I may say that the cellar is really a part of the half finished basement of what are to be the new police offices. The parcel was a paper one, which could easily be carried under the arm. When the parcel was opened I saw that it contained the trunk of a woman wrapped up in a coarse cloth. In cutting off the legs a portion of the abdomen had been cut away. The head and arms were also cut off close to the trunk. The police have digging up rubbish and in any place where it seems likely any more remains could be hidden, but I don't think they have found anything more. The contents of the parcel were very much decomposed and looked as if they had been in the place where they were found for three weeks or a month. My opinion is that the person putting the parcel where it was found must have got over the hoarding in Cannon row, and then thrown the bundle down."

Another workman, who has a thorough knowledge of the facts connected with the finding of the ghastly remains, has made the following statement:-

"As one of our carpenters was putting away his tools at about five o'clock last (Monday) night in one of the vaults which are to form the foundation of the main building of the new offices, he saw what seemed to be a heap of paper. As it is very dark in that particular spot even during the day, the matter somehow did not appear to strike him as curious or out of the way. He consequently mentioned the matter to no one, and having left his tools, came away and went home thinking no more about the mysterious parcel. This (Tuesday) morning, when he went to fetch his tools, he became aware of a very peculiar smell proceeding from the dark corner, but at the time made no attempt to ascertain the cause. Later in the day he mentioned the circumstance to one or two of his fellow workmen. They at once told the foreman, and the foreman, accompanied by some of the men, proceeded to the spot. One of the labourers was called to shift the parcel. It was then opened, and the onlookers were horrified to find that it contained a human body. The legs, arms, and head were missing, and the body presented a sickening spectacle. It had evidently been dead for some time, as decomposition was far advanced. We sent for the police. Almost immediately after that Dr. Bond, of the Middlesex Hospital, came and saw the body. He found that it was very brown, and I believe he said it was the body from which the arms found in the Thames a few days ago had been cut. The body was wrapped in what looked like part of an old black dress of very common material, and it is a very strange thing that other parts of the same dress have been found in other parts of the yard. The body could not have been lying where we found it above two or three says, because men are continually passing the spot. I know for a fact that it was not there last Friday, because we had occasion to do something at that very spot. He further stated that the parcel must have been got in from the Cannon row side - a very dark and lonely spot, although within twenty yards if the main thoroughfare, through which passes all the traffic going south west from London; but he could not imagine how the person could get past the watchman.

When the discovery became known some fifty or sixty people assembled round the hoarding which encloses the new works. At half past seven last evening, when the police arrived with an ambulance, large crowds were on the spot, and followed the corpse on its way to the mortuary.

A Press Association later account says that there is no doubt now that the portion of the body found is connected with the terrible murder. From the way in which the body has been treated it is impossible that it could have been spirited away from a dissecting room after having answered the purpose of lawful operations. Dr. Bond, the police divisional surgeon, who had the trunk handed over to him, had it conveyed to the mortuary early in the evening. This was not done, however, before a careful examination of the remains had been made by Dr. Bond and Mr. Charles Hibbert.

 

Le retour de Jack the Ripper ?

Décembre 2006 :

Les corps de trois prostituées ont été découverts en huit jours près de la ville d'Ipswich.

La police britannique craint l'existence d'un tueur en série après la découverte de trois cadavres à proximité d'Ipswich  dans l'Est de l'Angleterre.  La disparition depuis plusieurs jours de deux autre prostituées, accentue cette appréhension. Etrangement, les méthodes pratiquées pour commettre ces agressions semblent similaires à celles exercées par un certain Jack l'éventreur.

La West Suffolk Police est chargée de l’enquête. Deux corps nus (19/25 ans), ont été retrouvées les 7 et 8 décembre, l'un dans un ruisseau et l'autre dans un étang. Les jeunes femmes avaient disparu depuis un mois environ (14 novembre et 30 octobre). L’autopsie n'a révélé aucune trace d’agression sexuelle.

Le corps de la troisième prostituée, dont l'identité reste inconnue, a été découvert par un automobiliste près d'un bois à Nacton, au sud-est d'Ipswich. La commissaire adjointe Jacqui Cheer déconseille les sorties solitaires alentour de la ville.

15/10/2007 :

Plusieurs dizaines d'enquêteurs (500 hommes mobilisés) et de spécialistes de la police scientifique de Scotland Yard débarquent à Ipswich. Ce renfort devrait calmer l'agressivité de " l'étrangleur du Suffolk "  ,  avant qu'il ne frappe à nouveau.

Le tueur n'avait pas hésité à assassiner Paula Clenell, enlevée le 10 décembre 2006, alors que les meurtres précédents avaient pourtant déclenché le déploiement d'un conséquent dispositif policier dans la région. Faibes indices et traces sur les cadavres inexploitables, le séjour prolongé dans l'eau ayant gommé toutes traces d'ADN. Les corps ont été retrouvés éloignés des lieux d'assassinats, dans un ruisseau ou en pleine campagne. Les cinq femmes, retrouvées nues,  n'ont apparemment pas subi d'agression sexuelle. Les enquêteurs pensent qu'elles ont pu être droguées.

- Selon The Observer, la police a la certitude que le meurtrier les a tuées à mains nues.

- Effets retrouvés : une paire de baskets, un sac à main, et un blouson repêché dans la rivière Orwell. Les relevés des  - Téléphones portables des victimes examinés pour localiser l'endroit où ils ont cessé d'émettre.

- Témoignage d'une prostituée qui a vu pour la dernière fois l'une des victimes, Anneli Aldedron, monter dans une BMW bleue conduite par un homme grassouillet.

- Similitude avec le meurtre de Natalie Pearman, adolescente droguée et prostituée, retrouvée étranglée dans la ville voisine de Norfolk en 1992. Comme les victimes d'Ipswich, elle avait été découverte nue et dépouillée de ses poils pubiens.

- Un roman de PD James, Par action et par omission, met en scène dans la même région un étrangleur qui agit pareillement !

- La cinquième victime du tueur d'Ipswich est une prostituée de 29 ans, Annette Nicholls.

- Annette Nicholls, dont le corps a été retrouvé le 12 décembre, n'avait pas été vue depuis le 5 décembre.

- les jeunes femmes ne portaient pas de blessures montrant qu'elles se seraient défendues.

- Le commissaire en charge de l'enquête Stewart Gull, a rappelé les " similitudes frappantes " dans les cinq affaires : les jeunes femmes, âgées de 19 à 29 ans, étaient toutes des prostituées, droguées, disparues ces dernières semaines. Toutes se connaissaient. Leur corps nu a été abandonné dans la nature aux environs d'Ipswich entre le 2 et le 12 décembre 2006.

Les Victimes :

 

- Tania Nicol, 19 ans,

- Gemma Adams, 25 ans

- Anneli Alderton, 24 ans,  

- Paula Clennell, 24 ans

- Annette Nicholls, 29 ans.

 

 

Les deux premières ont été retrouvées dans un ruisseau, la troisième dans un bois, et les deux dernières dans la campagne près d'une route, à 150 mètres l'une de l'autre. Anneli avait été étranglée. Paula est morte d'une pression au cou. On ignore encore les causes de la mort de Tania, Gemma et Annette.

Gemma Adams et Tania Nicol  © TF1-LCI
 
 

Anneli Alderton, 24 ans, était la mère d'un fils de cinq ans, Freddy, avec qui elle vivait dans la ville voisine de Harwich. Un ami anonyme de sa mère a confié au Times : "c'était vraiment la dernière personne que j'aurais soupçonné faire ce type de travail". "Des amis lui ont donné du crack quand elle avait 13 ans environ, et elle s'est tournée vers la prostitution", explique une autre amie.

Annette Nicholls, 29 ans, qui avait reçu une formation d'esthéticienne, était pour sa part mère d'un fils de 8 ans, Farron, et parlait d'ouvrir un commerce. "Subitement elle est tombée sous l'emprise de l'héroïne et cela l'a changée complètement", indique sa cousine au Daily Mail.

Paula Clennell, dont le corps a été retrouvé mardi, et qui selon le Guardianétait mère de trois petites filles, avait reconnu ce week-end sur la chaîne ITV qu'elle prenait des risques en continuant à travailler alors que l'on recherchait un tueur en série. Mais "j'ai besoin d'argent", avait-elle déclaré, sans montrer son visage aux caméras. Ce n'est d'ailleurs qu'après sa mort que son père, divorcé, a appris comment sa fille gagnait sa vie. "Nous n'avions jamais remarqué qu'elle avait des problèmes (...) elle est juste tombé dans un mauvais milieu", a-t-il dit au Daily Telegraph.

Gemma Adams, 25 ans, avait grandi dans une grande maison aux alentours d'Ipswich. Employée par une société d'assurances, elle avait perdu son emploi il y a deux ans en raison de sa dépendance au crack et à l'héroïne. Tania Nicol, 19 ans, était quant à elle passionnée par les arts martiaux et se prostituait également à l'insu de ses parents.

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