23 octobre 2017
Bonne fête Jean de Capistran

Site mis à jour le
22 octobre 2017

Plan du site

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez pour imprimer cette page

Bretagne

Coeurterre qui batCoeurterre qui bat Coeurterre qui bat

Mis à jour le 07 mars 2015

 

Pour se remettre dans le vrai contexte

Il faudrait savoir !

En 1790, 150 000 gardes nationaux se réunissent à Pontivy afin de prêter serment à la loi et à la nouvelle Constitution. Ils viennent de 80 villes et communes de l'Ouest et jurent d'être français avant d'être bretons, ce qui montrent leur adhésion à la nouvelle France. Leur mouvement est un mouvement spontané, non-organisé par l'Assemblée Constituante et n'est pas un cas unique : d'autres mouvements sont observés en France, comme dans le Dauphiné.

De 1791 à 1793, les 9 districts (Auray, Le Faouët, Hennebont, Josselin, Pontivy, Ploërmel, La Roche-Bernard, Rochefort et Vannes) du département du Morbihan fournirent 4 bataillons de volontaires nationaux.

Source : Michèle Ruz-Le-Badézet, « Le Morbihan pendant la Révolution et l'Empire (1788-1815) »

Le département a été créé sur la base territoriale du présidial de Vannes, anciennement sénéchaussée ducale, royaume du Bro Waroch et territoire des Vénètes. Le Morbihan correspond approximativement au territoire du Vannetais, une des neuf provinces historiques de Bretagne.

 

Image illustrative de l'article Vénètes (Gaule) 

EthnieCeltes
Langue(s)Gaulois
ReligionCeltique
Villes principalesLocmariaquer (?), Darioritum
Région d'origineArmorique
Région actuelleBretagne (France)
FrontièreOsismes, Coriosolites, Namnètes

Source : wikipedia.org

Les Vénètes sont un des peuples de Gaule celtique. Leur territoire occupait approximativement le royaume du Bro Waroch créé plus tard, au Ve siècle, futur pays de Vannes et département du Morbihan. Le peuple des Vénètes, dont la capitale se situa probablement à Locmariaquer jusqu'au Ier siècle av. J.-C., est notamment connu parce que cité par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules en tant que peuple rebelle à l'empire romain. Au cours du Ier siècle av. J.-C., les Romains donnèrent comme nouvelle capitale aux Vénètes la cité de Darioritum aujourd'hui connue sous le nom de Vannes. Même si l'homonymie avec le peuple des Vénètes d'Italie (Vénétie) n'est à ce jour pas expliquée, certains historiens posent comme hypothèse l'existence d'un lien entre les deux peuples Vénètes, ainsi qu'avec un peuple germanique ou slave : les Wendes.

André Martinet fait l’hypothèse suivante : les Vénètes, peuple de langue indo-européenne étaient localisés vers la fin du IIIe millénaire av. J.-C. et le début du IIe millénaire av. J.-C. aux environ de la Pologne actuelle. À cette époque, les dialectes qui allaient donner naissances aux langues celtiques, italiques, germaniques et slaves devaient encore être largement intercompréhensibles. Une partie d’entre eux à dû suivre vers l’Ouest les Celtes, pour finalement être complètement celtisée, alors que d’autres étaient entaîné vers le Sud dans le sillage des Italiques, dont ils subiront également l’influence linguistique. Enfin, certains restent sur place, où ils sont probablement progressivement germanisés, avant de subir les pressions des Slaves, avec lesquels ils finiront par se fondre (au Ve siècle). Les Germains continuent alors de désigner leurs voisins du Sud-Est, qui sont maintenant des Slaves, par le nom de « Wendes ».

bardefilrouge1 

Au XIVème la situation de la Bretagne est très inconfortable ! Tiraillée entre deux Etats voisins, et rivaux, qui se sont toujours sournoisement combattus dans une lutte sans merci, pour s’assurer l’hégémonie en Europe occidentale.

La Bretagne se présente alors sous un aspect vraiment ambigü. C’est un pays où l’on parle deux langues fort différentes :

  • le breton à l’ouest
  • le français, et aussi le dialecte roman qu’on appelle le gallo, à l’est.

Le fait d'étendre ses frontières vers l’intérieur du continent, engendre l’influence française. Le noyau primitif des Bretons, émigrés de l’île de Bretagne, se trouve englobé dans un vaste ensemble groupant des populations gauloises, romaines et franques : ce brassage, ou plutôt ce mixage, est généralement facteur de progrès.

Ce choix provoque le handicap de ne pouvoir affirmer son identité culturelle...

Ce fut un royaume plus ou moins accepté par ses voisins et constamment remis en cause. Devenue un duché qui n’a jamais été un fief de la couronne française pas plus que de la couronne anglaise.

 

 

Anne de Bretagne Louis XIII Basilique Saint Denis  tombeau 

upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/30/Basilique_Saint-Denis_Louis_XII_Anne_de_Bretagne_tombeau_2.jpg/200px-Basilique_Saint-Denis_Louis_XII_Anne_de_Bretagne_tombeau_2.jpg

Anne de Bretagne est née le 26 janvier 1477 au château ducal de NANTES.

Elle est la fille de François II (fils de Richard de Bretagne d'Etampes et de Marguerite) et de Marguerite de Foix, (fille de Gaston IV, comte de Foix, et d'Eléonore d'Aragon, héritière de Navarre).

François II  est veuf de Marguerite de Bretagne (décédée en 1469), fille de François Ier (décédé en 1450), qui lui a donné un garçon. François II confie la tutelle de ses filles (Anne a une soeur qui décèdera en 1490), au maréchal de Rieux et à Lescun. Françoise de Dinan devient leur  gouvernante en 1480. Françoise de Dinan, famille des Dinan Montafilan et dame de Laval, est apparentée par sa mère Catherine de Rohan, à la puissante famille des Rohan. Anne n'a pas l'éducation et les jeux d'une enfance normale. Elle est promise au titre de duchesse de bretagne dès 1486, suite au décès de sa mère, et devient la convoitise de nombreux enjeux politiques.

Malgré son jeune âge, les prétendants au mariage se font déjà pressants.

 

 Francois II

« DSCN2051 ». Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:DSCN2051.JPG#/media/File:DSCN2051.JPG

Le Duc François II espère une alliance avec l'Angleterre contre le royaume de France et il pense ainsi donner sa fille au prince de Galles, fils aîné du roi d'Angleterre.

 

(« In eventu quo dictus princeps Gallie ex filia predicta herede Britannie plures masculos suscitaverit, ille dux erit Britannie, arma ipsius patrie portabit, & in ea moram faciet, qui in ondine nascendi proximus post heredem Anglie filius aut frater extiterif », Morice, 395).


Les autres prétendants sont Louis d'Orléans (prétendant au royaume de France derrière Charles VIII), François de Rohan (fils de Jean de Rohan), le sire d'Albrecht (47 ans, neveu du vicomte Jean II de Rohan) et Maximilien d'Autriche

 

Son enfance est rythmée par les trahisons des seigneurs bretons et les manoeuvres et attaques répétées de la France pour s'approprier le duché. Formée dès son plus jeune âge aux affaires de l'état, Anne a 11 ans et demi lorsque son père meurt et qu'elle prend les rênes du pouvoir. Les prétendants affluent, et c'est finalement Maximilien d'Autriche qui l'épousera par procuration
Suite à la mort de son père à Couëron, le 9 septembre 1488, Anne est couronnée duchesse de Bretagne en la date du 10 février 1489 dans la cathédrale de Rennes. Michel Guibé, évêque du diocèse,   procède à cette cérémonie. Par ce titre, Anne est décidée à assurer son autorité sur le duché et fait alors appel à des troupes étrangères : anglaises, espagnoles et allemandes.

annedebretagne statue de freour1 

« Cueur digne entre tous de couronne céleste, ore est ton cler esprit hord de paine et moleste. »

 

Henri VII, roi d'Angleterre apprête 6 000 hommes qui débarquent à Morlaix

 

Ferdinand, roi d'Espagne, lui envoie 2 000 hommes qui débarquent dans le Sud de la Bretagne sous le  commandement du comte de Salinas.

Maximilien Ier de Habsbourg (archiduc d'Autriche, roi des Romains de 1486 à 1519, et Empereur germanique de 1493 à 1519) débarque avec 1 500 hommes à Roscoff. Il aide certainement à  reconquérir  Tréguier, Lannion et Morlaix. 

Le duc de Bretagne est vaincu par les troupes françaises qui sont commandées par La Trémoille, à Saint-Aubin-du-Cormier, le 28 juillet 1488. Il doit alors  signer le traité du Verger, le 19 août 1488, où il promet que sa fille, et héritière, Anne doit obtenir le consentement du roi de France pour se marier.

La duchesse Anne ratifie le 3 décembre 1489, un traité  signé le 22 juillet 1489 à Francfort entre Maximilien et Charles VIII.

Anne de Bretagne a 13 ans lorsqu'elle épouse, le 16 décembre 1490, Maximilien Ier de Habsbourg qui est âgé de 31 ans. Fils de l'empereur Frédéric III, il est élu roi de Germanie en 1486 à l'unanimité par les princes allemands et succède à son père en 1493. Son mariage avec Marie de Bourgogne,  fille et unique héritière de Charles le Téméraire, en août 1477, inclut alors les Pays-Bas dans les possessions des Habsbourg et  l'union entre Maximilien et Anne promettait normalement à la Bretagne  une indépendance totale vis à vis de la France et de l'Angleterre. Mais ce mariage violait le traité du Verger car le roi de France n'avait pas accordé son consentement.

Alain Albrecht, capitaine de Nantes, livre par jalousie le château aux Français dans la nuit du 19 au 20 mars 1491.

 

Documents officiels en bas de page !

 

 

L'Empire romain : C'est au IIe siècle qu'il atteint une domination territoriale maximale. Cette apogée prend fin les deux siècles suivants lorsqu'il abandonne  progressivement la protection et le contrôle de ses frontières. Une grave crise politique, au IIIe siècle, occasionne des problèmes économiques. C'est le début des dictatures où le pouvoir est justifié par la force mais reste éphèmère. Les guerres coûtent très chères pour lutter contre les Sassanides en Orient. Les mercenaires affluent et l'armée devient considérable, bien que l'infanterie lourde disparaisse au profit de la cavalerie et de l'infanterie légère. Les légions s'imposent et se multiplient, mais entraînent des impôts sui engendrent l'appauvrissement des classes inférieures comme les décurions.

En 286, l'empereur Dioclétien divise alors l'Empire afin de le soulager administrativement  en deux moitiés, occidentale et orientale, puis de subdivisées chacune en deux pour former quatre régions possédant un empereur qui formaient la Tétrarchie. Ses réformes se révèlèrent précieuses quelques décennies plus tard.

Constantin Ier réunifie l'Empire en 324 mais c'est un échec et il est contraint de réinstaurer une tétrarchie peu avant son trépas. Il proclame Byzance  nouvelle capitale de l'Empire et la nomme Constantinople. Les problèmes structurels s'accumulent : imposition excessive, démographie en berne, agressions simultanées des Barbares aux frontières tout au long du IVe siècle. Devant cet étiolement des protections dues aux luttes de pouvoir entre empereurs, des Clans barbares s'implantent au sein même de l'Empire. La société romaine décline et se convertit. Le christianisme devient religion officielle en 381. Ce changement crée des persécutions et une opposition violante entre les différents courants théologiques.

En 376, les Ostrogoths, qui fuient l'avancée des Huns, sont accueillis en province romaine de Thrace dans les Balkans. Ils sont autorisés en tant que peuple fédéré mais refusent ce compromis et ils vandalisent et pillent la région.

Valens est tué lors de la bataille d'Andrinople en 378 alors qu'il tentait de reprendre le contrôle et les Ostrogoths en profitent pour s'intégrer de manière autonome au sein de l'Empire.

En 400, les Wisigoths envahissent l'Empire d'Occident et saccagent Rome en 410. Devant cette déroute, d'autres peuples s'invitent à la mise à sac et les « invasions barbares » permettent alors une migration massive de populations essentiellement germaniques dans toute l'Europe.

  • Au nord de la Gaule, s'installent les Francs, les Alamans et les Burgondes... 
  • En Grande-Bretagne, ce sont les Angles, les Saxons et les Jutes qui s'implantent.
  • Les Wisigoths et les Vandales fondent respectivement des royaumes en Hispanie et en Afrique du Nord.

Ces mouvements de population résultent de l'avancée vers l'ouest des Huns qui, menés par Attila (a régné de 434-453), ravagent à cette époque, les Balkans en 442 et 447, la Gaule en 451 et l'Italie en 452.

L'Empire hunnique s'effondre en 453 à la mort d'Attila.

L'Occident reste traumatisé de ces chambardements, véritable cataclysme culturelle, politique, artistique et démographique de l'Empire romain.

On comprend peut-être mieux à présent pourquoi je précise que nous sommes TOUS croisés avec " une coquille saint-jacques et un fer à souder " ! Il faut avoir une sacrée prétention pour prétendre être "racé" et sans aucune bâtardise... Bâtardise qui n'est nullement dépréciative !

Ve siècle : La partie occidentale de l'Empire se morcèle en petites factions autonomes gouvernées par les tribus régnantes implantés au début du siècle. Le pouvoir appartient aux généraux d'origine barbare, tel Stilicon, Aspar  ou Ricimer, les empereurs n'étant plus que d'apparat, maîtres de cérémonie.

- 476 : Odoacre, chef ostrogoth, dépose Romulus Augustule, consacrant ainsi le terme du Grand Empire romain d'Occident. Celui d'Orient échappe aux invasions barbares, perd ses territoires et devient l'Empire byzantin.

VIe siècle : L'empereur Justinien reconquiert l'Afrique du Nord et la péninsule italienne mais seront reprises au siècle suivant...

La pratique de l'esclavage décline mais le servage s'installe !

Fin du Ve siècle : De nouvelles entités apparaissent en Europe occidentale et les Ostrogoths dirigés par Théodoric peuplent l'Italie

- 440 : Bien que détruit en 436 par les Huns, le  royaume burgonde réapparait en 440 dans l'actuel Est de la France.

Les royaumes indépendants formés au Ve siècle par les Francs sont unifiés et christianisés par Clovis.

Dans les îles Britanniques, les Anglo-Saxons s'installent aux côtés des Britto-romains, mais l'actuelle Angleterre restera divisée en plusieurs royaumes formant l'Heptarchie.

Au sud, les Wisigoths et les Suèves forment indépendemment des royaumes dans l'Est et dans l'Ouest de la péninsule Ibérique.

Les Vandales s'installent en Afrique du Nord.

Les Lombards supplantent le royaume ostrogoth à la fin du VIe siècle, profitant des attaques byzantines en Italie, l

Des peuples slaves s'installent plus à l'Est, en Europe centrale et orientale. Ils occupent les anciens territoires des tribus germaniques mais ces migrations sont méconnues !

Le latin est progressivement remplacé par des langues distinctes, regroupées sous l'appellation de langues romanes.

Le grec reste la langue dominante de l'Empire byzantin

Les Slaves importent leurs propres langages en Europe de l'Est.

On s'y retrouve un peu, non ?

Et voici toujours pourquoi  je précise que nous sommes TOUS croisés avec " une coquille saint-jacques et un fer à souder " ! Et qu'il faut avoir une sacrée prétention pour prétendre être "racé" et sans aucune bâtardise... Bâtardise qui n'est nullement dépréciative !

Le reste est à la portée de tout un chacun de connaître sa véritable identité, mais ne dis plus que tu ne savais pas ! Bon sang !

- 814 : Mort de Charlemagne, il  couronne empereur son unique fils Louis Ier avant son agonie.

Sacré bordel !

  • Louis obtient la Francie orientale à l'est du Rhin.
  • Son plus jeune fils, Charles reçoit la Francie occidentale. 
  • Le troisième fils, Louis, régne sur la Bavière sous la suzeraineté de Charles.

Le partage fut contesté après la mort de Louis Ier et au terme d'une guerre civile de trois ans, les frères s'accordent sur le traité de Verdun.

  • Charles obtint les territoires occidentaux correspondant à une grande partie de la France actuelle.
  • Louis reçoit la Bavière et les territoires orientaux de l'Empire, situés aujourd'hui en Allemagne
  • Lothaire conserve son titre d'empereur et régne sur la Francie médiane située entre les possessions de ses deux frères.

Ces royaumes furent divisés à leur tour, l'unité aussi.

- 911 : Mort de Louis IV. La dynastie carolingienne disparaît en Francie orientale avec le choix de Conrad Ier sans lien de parenté. - 987 : En Francie occidentale elle est remplacée par la dynastie capétienne avec le couronnement de Hugues Capet.

Alors ? On est d'où ?

Aiguail

Mosaïque représentant un groupe d'hommes en tenues ecclésiastiques blanches en entourant un autre portant une toge noire. Des hommes en armes se tiennent à leurs côtés.

Mosaïque montrant Justinien avec l'évêque de Ravenne, des courtisans et des gardes du corps

 

Les missi dominici (littéralement, « envoyés du seigneur »

Charles Martel et de Pépin Le Bref ont institué cette charge administrative. Les mérovingiens étaient férus de faire constater l'exécution des ordres royaux.

Les missi sont des envoyés des souverains carolingiens, inspecteurs spéciaux, qui supervisent et contrôlent localement les représentants du Roi. Ils décident des administrateurs et centralisent le pouvoir dans la conception d'une " doctrine " impériale. Une charge instituées en 789 et renouvelés en 802 par ce même pouvoir.

Ils voyagent en général par couple, ou trio, comprenant un comte et un évêque, et sont impérativement et dans un premier temps étrangers au district - missatica - qu'ils administrent.

Lors de conjonctures particulières, ils sont nommés " missi extraordinaires " et incarnent alors le pouvoir royal en n'importe quel endroit !

Genèse et histoire

- 775 : Les Missi, sont des personnages déterminants pour Charlemagne. Ils assurent le pouvoir dans l'empire d'Occident et sont des instruments de l'ordre et de son exécution, de son accomplissement et de son achèvement.

- Dès son couronnement en 800, Charlemagne préfère les nommer dans le milieu de l'Aristocratie. Ils ne sont plus simples fonctionnares mais assument le caractère prestigieux d'une mission. Ils sont recrutés parmi les vassaux de petite noblesse jusqu'en mars 802.

- Comme souvent des loups s'infiltrent. Des litiges éclatent dans les inspections d'Arimodus et de Wernerius en 778 puis de Leydrade et de Théodulfe en 798. A la suite de ces escroqueries et malversations diverses, des personnalités de haut rang sont de suite assignées à ces postes.  Archevêques, abbés, évêques et comtes, exécutent désormais les pouvoirs.

Source Wikipédia :Au cours du IXe siècle, les forces qui conduisirent la féodalité à rendre les fiefs héréditaires comme seul moyen pour assurer la stabilité, en particulier face aux agressions externes comme celles des Vikings, conduisent à l'effondrement du pouvoir royal au profit de celui de ses vassaux. Dans ces conditions, il n'est plus question d'un contrôle par le souverain sur les seigneurs qui dépendent théoriquement de lui.

- 830, Nominoë  , est nommé "missus imperatoris" par Louis 1er le Pieux. Il devient potentat de Bretagne, crée un pouvoir central (ducatus ipsius gentis) et peut ainsi nommer des missi dominici. 

 

Le Serment de Nominoë (illustration du Barzaz Breiz)

Nominoë Le serment - illustration du Barzaz Breiz

Missions

Les missions impliquent un exercice d'inspection dans un cadre religieux et séculier, déterminées par le royaume des francs.

Un capitulaire précisera en 802 les tâches particulières à cette charge, les spécifiant représentants de l'empire.

Soit : Faire respecter l'ordre, les sentances, le pouvoir, rendre la justice, faire respecter des droits royaux, contrôler les officiers royaux et en particulier identifier les comtes. Recevoir les serments d'allégeance, superviser le travail du clergé et la conduite de ses émissaires. Vérifier l'orthopraxie au sein de l'Empire, réunir les fonctionnaires du district visité, expliquer les fonctions et rappeler les obligations civiles et religieuses.

Des lettres, formulaires, diplômes, instructions, sont maintenant apportés et distribués aux missi spécifiquement à la mission confiée.

Les missatica, régions gérées par les missi dominici

 

Oui mais, être reçu dans son pays comme un étranger, ça fait mal !

La 1ère question posée, et ce par 98% des indigènes, c'est :

D'où k'c'est k'tu viens ?

Au bout de la 11éme génération officielle en mairies et paroisses, d'où puis-je bien venir ?

La Gallice ... espagnole est pourtant présente même dans les meubles et les Celtes étaient Païens !

De quoi se poser des questions, moi qui adorait la Bretagne... Le morbihan "archaïque" m'a peiné. Très Décu, même démoralisé !

 

barresanneauxanim1 

MIGRATIONS

De quel droit empêche-t-on les populations de connaître leur origine réelle ?

Femme Terre  

 Réseau Bretagne Ecoles 

Nos cousins d'Amérique et d'ailleurs 

  • Les mairies concernées. Les Conseils généraux et régional. Les Provinces (Canada).
  • Les services d’Archives départementales et régional. Les Archives départementales d’Ille-et-Vilaine.
  • L’INSEE, l’INED, ...
  • Les travaux disponibles sur la question :
    - articles de presse, sociétés savantes
    - ouvrages universitaires ou divers.

barondulation1 

HUMOUR ?

On peut en rire mais ...

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Bretagne

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Breton_(langue)

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Bretons

barondulation1

Quelques recherches dissipent les doutes ...

J'ai retrouvé l'un des documents officiels dont j'annonçais le contenu pour argumenter mes propos lors de conversations sur le dépeuplement breton et les grandes migrations. En fait c'est à l'Académie de RENNES, où toutes les archives sont désormais accessibles et où l'on découvre, si on a le courage de reconnaître les erreurs de nos aïeux, le nom des familles qui se sont enrichies par l'exode Négrière (dont SURCOUF). Ceux qui n'ont pu partir au Canada, en Australie, Nlle Zélande ou pays du Magrheb, se sont installés en Aquitaine comme j'avais osé l'avancer. Cela réconforte dans l'idée que nous sommes bien croisés les uns et les autres et qu'il n'y a pas de "peuple élu" (QUELLE CONNERIE).
La lettre d'introduction pour diriger les MIGRANTS bretons vers l'Algérie est explicite alors les racistes feraient bien de mieux vérifier  leurs origines et ne pas se croire issus de la cuisse de JUPITER. Merci à ceux qui partagent nos idées sur l'égalité des femmes et des hommes.
Les hommes sont tous d'éternels migrants et ce depuis la genèse. Preuve en est pour tous ceux qui déjà partent pour des pays de l'est et qui vont copuler avec les indigènes, puis se targuer d'être les premiers et uniques natifs de l'endroit qu'ils intégreront. Cela s'est TOUJOURS passé ainsi et se reproduira sans cesse parce que nous sommes uniques dans le genre. Par contre, je jubile à l'idée de la déconvenue de certains qui sont obligés de reconnaître qu'ils ont sûrement du "sang mêlé" dans les veines ou vice versa LOL. Belle la claque non ?
Amitié aux gens droits et sincères qui ont des valeurs, du courage et qui sont eux, les dignes représentants de l'ESPECE HUMAINE.
Bisous et pognes à celles et ceux qui sont arrivés jusqu'ici....
***Tirés de l'un de mes propos sur les réalités cachées ou la honte d'être soi - aiguail7
L'inaction des gens de bien permet au mal d'exister

aig7

Comme sur toute la Terre de nos ancêtres communs, les migrations ont peuplées tous les lieux de passage ou de sédentarité.

Marre des discriminations et du racisme primaire !

Terrecerveau 

17pogne 

L'attitude des pouvoirs publics et la stratégie du peuplement de l'Algérie

Documents transcrits à partir des originaux, en conservant les erreurs d'orthographe et grammaire

 

 ADIV - 6 M 691

 

Lettre du Gouverneur Général de l'Algérie au Préfet d'Ille-et-Vilaine ( doc. A), rectifiée par celui-ci à l'intention des Sous-Préfets ( doc. B), complétée par une note et une lettre au Commissaire spécial de Saint Malo

Document A

Office
du Gouvernement Général
de l'Algérie
--------

Paris, le 19 mai 1904

4, Galerie d'orléans
(Palais-Royal)
--------

Le Gouverneur Général de l'Algérie
(Office du Gouvernement Général à Paris)
à Monsieur  le Préfet d'Ille-&-Vilaine,
à RENNES.

Téléphone 108.40

 

N° 1894

 

Emigration française au Canada

A la date du 18 juin 1903  vous avez bien voulu me fournir d'intéressants renseignements sur les circonstances qui ont amené un certain nombre d'habitants d'Ille-&-Vilaine à émigrer au Canada.
        Des lettres émanant de Français du Canada, et qui me sont parvenues depuis, représente (sic) la situation faite actuellement aux immigrants de la Métropole dans les provinces de l'Ouest du Dominion comme très malheureuse.
        Il y aurait opportunié (sic) à essayer de diriger sur l'Algérie les énergies colonisatrices qui vont se perdre dans l'Amérique anglaise.
        Je vous serai  donc reconnaissant, Monsieur le Préfet, de vouloir bien me renseigner sur l'importance du  mouvement d'émigration qui a pu s'effectuer dans votre Département depuis vos dernières communications sur la situation de fortune des émigrants, leur profession etc.
        Je vous serai également obligé de me faire connaître les moyens d'action que vous estimeriez les plus propres à détourner ce mouvement au profit de l'Algérie.
        En vue de la propagande à exercer, je vous adresse 10 notices sur la colonisation et 20 affiches que je vous prierai de vouloir bien faire placarder dans les principales communes de votre Département.
        Cette provision sera renouvelée si vous en manifestez le désir.
Le Gouverneur Général de l'Algérie,
Par délégation spéciale,
P.le Directeur de l'Office empêché,
Le Sous-Directeur.


   Document B ( Les rectifications apportées par le Préfet sont en italique)

Office
du Gouvernement Général
de l'Algérie
--------

8 juin 1904

4, Galerie d'orléans
(Palais-Royal)
--------

Le Préfet d'Ille-&-Vilaine,
à RENNES.
à M.M les Sous-Préfets

Téléphone 108.40

 

N° 1894

 

Emigration française au Canada

Au mois d'avril dernier  vous m'avez  fourni des  renseignements sur les circonstances qui ont amené un certain nombre d'habitants d'Ille-&-Vilaine à émigrer au Canada.
        Des lettres émanant de Français du Canada, et qui me sont parvenues depuis, représentent  la situation faite actuellement aux immigrants de la Métropole dans les provinces de l'Ouest du Dominion comme très malheureuse.
        M.le Gouverneur général de l'Algérie estime dans ces conditions qu'Il y aurait opportunité  à essayer de diriger sur l'Algérie les énergies colonisatrices qui vont se perdre dans l'Amérique anglaise.
        Partageant cette opinion, je vous serais  donc reconnaissant, Monsieur le S/ Préfet, de vouloir bien me renseigner aussitôt que possible sur l'importance du  mouvement d'émigration qui a pu s'effectuer dans votre arrondissement depuis votre dernière communication sur la situation de fortune des émigrants, leur profession etc.
        Vous m'indiquerez à la suite quelles seraient à votre avis,  les moyens d'action les plus propres à détourner ce mouvement au profit de l'Algérie.
        En vue de la propagande à exercer, je vous adresse 3  notices sur la colonisation et  3 affiches que je vous prierai de vouloir bien faire placarder dans les principales communes de votre  arrondissement.
    Cette provision sera renouvelée si vous en manifestez le désir.

Enquête historique et géographique sur les mouvements migratoires à partir de la Bretagne : Canada, Maghreb ...

- Documents d'archives retranscrits au format .rtf (fichier 168Ko)
- Nouvelle adresse : migration.0352009U@ac-rennes.fr

Problématiques, objectifs :

  • Reconstituer des itinéraires migratoires de familles bretonnes aux XIXe et XXe siècles.

Pour les sceptiques :

Droit et conditions d'accès aux Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

L'article premier de la loi de 1979 sur les archives donne la définition suivante :

"Les archives sont l'ensemble des documents quels que soient leur date, leur forme et leur support matériel, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privé dans l'exercice de leur activité."

Depuis 1796, les documents ainsi rassemblés, conservés au chef-lieu du département peuvent être consultés sur place par le public selon le principe de la libre communication.
Aujourd'hui sont communicables les documents de plus de trente ans.

Quelques restrictions existent dans la consultation : certains documents particulièrement fragiles ou en mauvais état ne sont pas communicables, tout au moins l'original. Ils peuvent être consultables sur microfilms ou microfiches.

Par ailleurs, l'article 7 de la loi de 1979 prévoit des délais de communication de :
 

60 ans à partir de la date de l'actepour les documents avec informations mettant en cause la vie privée, la sûreté de l'Etat ou la Défense Nationale.
100 ansà partir de la date de recensement ou de l'enquêtepour les documents avec informations liées à la vie personnelle et familiale, collectées dans le cadre des enquêtes statistiques des services publics.
100 ans à partir de la date de l'actepour les documents liés aux affaires portées devant juridictions, pour les minutes et répertoires des notaires et les registres de l'état-civil.
120 ans à partir de la date de naissance de la personne concernéepour les dossiers de personnel.
150 ans à partir de la date de naissancepour les documents avec informations individuelles de caractère médical.

 

 

Certains chercheurs peuvent bénéficier d'une dérogation pour consulter certains documents qui ne sont pas communicables.

La consultation est libre et gratuite, après avoir présenté une pièce d'identité (et une autorisation parentale pour les moins de 18 ans) et avoir rempli une fiche d'inscription.
De plus, depuis 1977, le Service Educatif des Archives Départementales d'Ille-et Vilaine (Rennes), confié à un professeur, permet aux enseignants et à leurs classes de tout niveau de venir travailler sur des documents originaux et des sujets variés.

- Documents d'archives retranscrits au format .rtf (fichier 168Ko)
- Nouvelle adresse : migration.0352009U@ac-rennes.fr

 

Mesure et nature de l'émigration bretonne

 

 

Jusqu'au recensement de 1911, la population bretonne augmente pour atteindre alors 3 271 700 individus. Mais le rythme de la croissance diminue (le gain de 233 000 habitants de 1850 à 1875 n'est plus que de 185 000 de 1875 à 1900). Alors que l'accroissement naturel se maintient, les départs définitifs s'accroissent. De 1871 à 1911, sans compter la Loire-Inférieure, le gain brut de population aurait du être de 667 000 habitants alors qu'il n'a atteint que 145 000 : plus de 500 000 Bretons ont donc émigré.

 

Bien que cette émigration se fasse essentiellement dans l'hexagone elle se dirige également hors de France. En 1885 se produisit un premier départ vers le Canada. Des immigrants bretons y fondent en 1905 la paroisse de St-Brieux (Saskatchewan). Dans la région de Gourin-Le Faouët l'émigration devient massive. Les migrants se dirigent également vers les Etats-Unis. Par contre, les appels répétés du gouvernement en faveur de la colonisation de l'Algérie ne seront guère entendus.

Source: séance de travail aux Archives d'Ille-et-Vilaine

 

Un récit historique d'après les documents découverts aux Archives d'Ille-et-Vilaine

Remarque :
accéder à un site canadien en suivant le lien St Brieux.

On observe, d'après les documents des ADIV, un important mouvement migratoire de bretons à destination du Canada d'avril 1903 à mai 1904.
En général ces immigrants étaient de souche paysanne, donc pauvres à cette époque. Ils partaient pour rejoindre les familles déjà émigrées mais aussi dans le but de cultiver les terres disponibles en abondance du côté du Québec, du Manitoba et du Saskatchewan et distribuées selon le principe du homestead.
Quant à l'émigration des religieux (congrégations, abbés), elle fut principalement la conséquence de l'adoption de la loi de séparation entre l'Eglise et l'Etat.

Le transport par mer était effectué  par les compagnies maritimes : celle d'Herme-Péron par exemple. Un bateau, le Malou, qui transporta de nombreux émigrés, appartenait à un armement de Bordeaux. Les départs se faisaient à partir des ports : par exemple Saint Malo et Cherbourg. En avril 1903 et mai 1904, il y eut environ 400 départs.

L'abbé Le Floch, parti à son tour le 1er avril 1904, développe ses arguments en faveur de l'émigration au Canada pour entraîner avec lui d'autres Bretons : possibilité de pratiquer librement sa religion et de sauver les congrégations religieuses, menacées, à ses yeux, par la République. Il va fonder, dans la province canadienne du Saskatchewan, une paroisse d'émigrés : St Brieux.

Le gouvernement français, le ministère de l'intérieur, les préfets,  et les maires, vont s'efforcer de détourner l'émigration vers le Canada en soulignant les risques qu'elle comporte. Il vont proposer (par des campagnes de promotion et d'affichage) une autre destination, l'Algérie,  que la France a colonisée dès 1830 et qu'elle cherche à peupler d'européens.
 
De leur côté, les autorités  canadiennes vont finir aussi par s'émouvoir d'une immigration qui transforme les équilibres culturels et religieux du pays. Elles vont alors chercher à limiter l'arrivée de ces bretons catholiques dans des provinces à majorité protestante.

 

Louis 1er le pieux   empereur des Romains pour REDON (abbaye Saint-Sauveur )

NuméroR00002   Genrecharte   Date (précise)18/06/0834

Authenticité non suspecté

Langue latin   Diocèse Vannes

Auteur Louis 1er le Pieux empereur des Romains

Bénéficiaire Redon (abbaye Saint-Sauveur)

Suite à la mort de Bernard, Louis le Pieux organisa une campagne contre les Bretons révoltés.

Ermengarde, qui accompagnait son époux, mourut à Angers en octobre 818.

 

Second mariage de Louis le Pieux, naissance de Charles (819 à 823) : l’Empereur décida alors de se remarier, épousant Judith en février 819 (cette dernière était la fille d’un seigneur bavarois). Vers 820, le couple eut une fille, Gisèle, puis un fils, Charles (né en 823).

La naissance du nouveau-né impliquait une révision de l’Ordinatio imperii, d’autant que Judith était une femme ambitieuse qui souhaitait assurer l’avenir de sa descendance.

Dans un premier temps, cette dernière se rapprocha de Pépin et Louis le Germanique, car Lothaire, sacré à Rome la même année, refusait que le partage de 817 ne soit amendé.

Par ailleurs, Judith reçut le soutien de Bernard, comte de Barcelone et marquis de Septimanie. Ce dernier, fort de son prestige gagné lors de la lutte contre les musulmans, devint l’un des principaux conseillers de l’Empereur.

b) La constitutio romana (824) : des troubles ayant éclaté à Rome suite à l’élection d’Eugène II, en 824, le nouveau pape se rapprocha de Louis le Pieux. L’objectif du souverain pontife était de faire en sorte que les futurs papes soient reconnus par l’Empereur, afin de diminuer le risque de révoltes.

C’est ainsi que fut promulgué la constitutio romana (constitution romaine) en 824. Chaque nouveau pape, suite à son élection, devait prêter serment à l’Empereur, qui en contrepartie l’assurait de son soutien

c) Le partage de 829 : en 829, Louis le Pieux convoqua une assemblée à Worms. C’est ainsi qu’un nouveau partage de l’Empire fut organisé, cette fois ci afin d’y inclure Charles, qui reçut l’Alémanie (territoire s’étendant entre l’Alsace et la Souabe).

Par ailleurs, Bernard fut nommé gouverneur de Charles.

 

            5° La révolte de 830 – Suite à ce nouveau partage, Pépin et Louis se révoltèrent, quittant leurs Etats respectifs. En 830, ils firent avancer leurs armées en direction d’Aix-la-Chapelle, s’emparant du palais impérial.

Louis le Pieux, acculé, fut alors contraint de céder devant les exigences de ses fils. Ainsi, Judith fut placée dans le couvent de Sainte Radegonde à Poitiers, et Charles, privé de ses terres, fut confié à des moines. Bernard de Septimanie, qui était parvenu à s’enfuir de justesse, regagna le Midi.

Lothaire, arrivé d’Italie, s’opposa à Pépin qui réclamait l’abdication de leur père. Ainsi, Louis le Pieux conserva son titre, mais l’autorité échut à son fils aîné. Par ailleurs, Judith et Charles purent rejoindre la Cour.

En 831, suite au départ de Lothaire pour l’Italie, Pépin et Louis procédèrent à un nouveau partage, les deux hommes étant soucieux de contrecarrer les ambitions de leur frère : ainsi, si Lothaire conservait la dignité impériale, les royaumes d’Aquitaine et de Bavière obtiendraient leur indépendanceà sa mort. En outre, Pépin et Louis profitèrent de ce nouveau partage pour agrandir considérablement leurs Etats respectifs.

 

            6° La révolte de 833 –Pépin, rentré en Aquitaine, reçut la soumission de Bernard de Septimanie. En 832, ce souverain décida de se révolter une fois encore, sachant que Judith négociait une alliance avec Lothaire.

A l’annonce de la nouvelle, Louis le Pieux décida de déposséder Pépin de ses Etats, puis les céda à Charles.

a) Le champ du mensonge : toutefois, alors que Pépin soulevait l’Aquitaine, Louis le Germanique envahit l’Alémanie, territoire appartenant à Charles.

En juin 833, les trois frères convoquèrent leur père dans la plaine de Rothfeld, près de Colmar, en Alsace. L’objectif était de mettre en place des pourparlers afin de trouver une issue favorable à la crise.

Lothaire amenait d’Italie le pape Grégoire IV, qui selon les chroniques souhaitait remplir une mission de conciliation. Toutefois, sa présence fut mal interprétée par les partisans de Louis le Pieux croyant que l’Empereur avait été excommunié. Ainsi, ces derniers firent défection les uns après les autres, plaçant le fils de Charlemagne dans une situation difficile.

A la merci des ses enfants, Louis le Pieux fut déposé ; la dignité impériale fut cédée à Lothaire ; Judith fut enfermée dans le couvent de Tortone, en Italie ; Charles fut placé dans un monastère ; enfin, Pépin récupéra ses Etats.

Selon les chroniques, le pape retourna à Rome, désolé du rôle qu’on lui avait fait jouer. La plaine de Rothfeld (« champ rouge » en allemand) fut alors rebaptisée plaine de Lügenfeld (« champ du mensonge »).  

b) La déchéance de Louis le Pieux : suite à la rencontre du champ du mensonge, Lothaire contraignit son père à prendre l’habit de moine, acte qui signifiait une abdication officielle.

Toutefois, comme Louis le Pieux se montra hostile à ce projet, son aîné convoqua à Compiègne une assemblée d’évêques de Gaule. En fin d’année 833, les prélats déposèrent solennellement Louis le Pieux.

Peu de temps après, ce dernier fut contraint de procéder à une pénitence publique dans l’abbaye Saint Médard de Soissons. L’Empereur déchu y confessa ses « crimes », ôta son habit royal et revêtit le costume gris des pénitents.

L'humiliation de Louis le Pieux, par Paul Lehugeur, XIX° siècle.

Par la suite, Louis le Pieux fut enfermé au monastère de Saint Denis.

Louis le Pieux enfermé à Saint Médard, enluminure issue de l'ouvrage Grandes Chroniques de France, Paris, France, XIV°siècle.

 

            7° la révolte de 834, le rétablissement de Louis le Pieux (835) – Un an seulement depuis la dernière révolte, Pépin et Louis le Germanique décidèrent de prendre les armes une fois encore. En effet, ces derniers craignaient que Lothaire, investi de la titulature impériale, ne devienne trop puissant.

Ainsi, les deux hommes dénoncèrent les actes de Compiègne, sortirent leur père de Saint Denis, puis le rétablirent dans ses droits (février 834).

 

A l’annonce de la nouvelle, Lothaire sortit d’Italie, se dirigeant vers la Bourgogne. Ce dernier s’empara de Chalon, ou fut exécuté le frère de Bernard de Septimanie. Toutefois, il fut contraint de rentrer en Italie peu de temps après.

 

Le concile de Thionville, réunit en février 835, cassa les actes de Compiègne ; par ailleurs, Louis le Pieux retrouva officiellement la dignité impériale.

 

            8° La fin de règne de Louis le Pieux (835 à 840) – Sous l’influence de Judith, rentrée d’Italie en 834, Louis le Pieux décida d’agrandir les possessions de Charles.

 

a) L’agrandissement des territoires de Charles (837 à 838) : en 837, ce dernier reçut la vallée de la Meuse ; puis, l’année suivante (suite à la mort de Pépin), il reçut le royaume d’Aquitaine (qui avait autorité sur la Neustrie, la Bourgogne, la Septimanie et la Provence).

Toutefois, Pépin avait eu un fils, Pépin II, qui n’apprécia guère d’être dépossédé de ses Etats. Ainsi, ce dernier se rapprocha de son oncle Lothaire.

 

b) Le partage de 839 : en mai 839, une assemblée fut organiséeà Worms, où Louis le Pieux procéda à un nouveau partage de l’Empire. Ainsi, Lothaire reçut les territoires situés à l’est de la Meuse ; Louis le Germanique conservait la Bavière ; enfin, Charles récupérait les territoires à l’ouest de la Meuse.

 

c) Révolte de Louis le Germanique, mort de Louis le Pieux (840) : Louis le Germanique, qui avait été écarté des négociations précédant le nouveau partage, s’estima lésé. Prenant les armes, il s’attaqua à l’Alémanie, territoire de Charles.

 

En 840, l’Empereur décida de contre-attaquer, avançant vers la Bavière. Toutefois, ce dernier fut saisi d’une fièvre violente alors qu’il traversait le Rhin. Il mourut le 22 juin à Ingelheim, une île près de Mayence. Selon certaines chroniques, les derniers mots de l’Empereur furent les suivants : Je pardonne à mon fils, mais qu’il sache qu’il est l’auteur de ma mort.

Suite à son décès, l’Empereur fut inhumé dans l’abbaye Saint Arnould de Metz.

 

Contrairement à Charlemagne, le défunt n’avait pas réussi à conserver l’unité de l’Empire, qui fut déchiré au cours de guerres fratricides.

Ainsi, alors que les Carolingiens étaient au pouvoir depuis moins d’un siècle, ils imitaient déjà les mauvaises habitudes des Mérovingiens, qui au fil des années avaient perdu leur puissance, leur unité et leur trône.

Regeste

II. Nominoe, missus imperatoris Lodouici, abbatiae Roton. donat partem terrae Ros, in Bain. Nominoe, missus de l'empereur Louis (le Pieux), a donné aux moines qui habitent et suivent la règle de saint Benoît dans le monastère qu'on appelle Redon, sa part du territoire de Ros (commune de Bains), entre l'Oust et la Vilaine.

Texte

Mundi termino adpropinquante, ruinis crebrescentibus, jam certa signa manifestantur, idcirco ego, in Dei nomine, missus imperatoris Lodouuici Nomine (leg. Nominoe), considerans querelam ac tribulationem quam habet domnus noster imperator Lodouicus et gravitudinem peccatorum meorum, et reminiscens bonitatem Dei dicentis, date elemosinam et omnia munda fiant vobis; ego quidem, de tanta misericordia et pietate Domini confisus, per hanc epistolam donationis donatumque in perpetuum volo esse ad illos monachos habitantes et regulam sancti Benedicti tenentes, in monasterio quod vocatur Roton, quod ita et feci; id est, donavi eis illam partem que vocatur Ros, circumcinctam ex duobus (sic) aquis, id est, ex Ultone flumine et Visnonie; et, ex tertia parte, de antiqua ecclesia Bain, sita in parte quę dicitur Spiluc pervenientis per finem hereditatis Uuethencor et per finem Villule quae dicitur Mutsin, usque ad flumen Ult; hoc totum dedi supradictis monachis, in elemosina Hlodouici imperatoris, cum massis et manentibus, cum silvis, pratis, pascuis, aquis, aquarumve decursibus, mobilibus et immobilibus, et cum omnibus adpenditis suis, ita ut quicquid exinde pro oportunitate (sic) monasterii facere voluerint, liberam ac firmissimam in omnibus habeant potestatem, sicut a me videtur hodie esse possessum ita trado atque transfundo, totum atque integrum, supradictis monachis, in elemosina domni imperatoris, ut eum Dominus, per orationes eorum, adjuvare dignetur; et si fuerit aliquis, post hunc diem, qui contra hanc donationem aliquam calumniam fecerit, ad me veniat; et si rectum fuerit, ego mutabo ei in alio loco, et isti permaneant securi; et ista donatio, per omnia tempora, firma et inmutabilis permaneat. Factum est hoc in loco nuncupato Roton, .XXI. anno imperii domni Hlodouuici. Signum Uuoruuoret; X. Loieshoiarn; X. Rodalt; X. Uuoruuoret; X. Bledic; X. Morman; X. Vuotalin; X. Riskipoe; X. Conan; X. Kintuuallon; X. Guethencar; X. Derian; X. Hedremarchuc; X. Kalanhedre; X. Aithlon, Gulugan; X. Hailgugur; Raginarius episcopus subscripsit, .V. feria, .XIIII. kal. juli.

Bibliographie

COURSON (Aurélien, de), Cartulaire de l'abbaye de Redon, Paris, 1863, p. 1-2.

Source de l'édition

Rennes, Archives de l'Archevêché, Cartulaire de Redon. Édition fac-simile: Cartulaire de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, Rennes 1998, fol. 1r-v. (cartulaire)

Comment citer cette notice

Acte n°214124 dans Chartae Galliae, éd. Benoît-Michel Tock. Edition électronique: Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2014. (Telma). [En ligne]http://www.cn-telma.fr/chartae-galliae/charte214124/. Date de mise à jour : 31/07/2013. Première version : 10 juin 2010.

Origine bretonne :


Le breton est une langue celtique de la branche brittonique (breton, gallois, cornique), proche du gaulois . Ses dialectes principaux sont le trégorrois, le léonard, le cornouaillais et le vannetais. La Bretagne « bretonnante » (parlant le breton) représente actuellement toute la zone se trouvant à l'ouest de la ligne Plouha-Corlay-Elven-Muzillac : sur le territoire des départements du Finistère, et de l'ouest de ceux du Morbihan et des Côtes-d'Armor. Dans cette aire, 200 000 personnes parlent le breton, sur les 1 500 000 habitants de la Basse-Bretagne, à l'ouest de la ligne Paimpol-Vannes (Michel Malherbe, Les langages de l'humanité, Éditions Seghers, Paris, 1983, p. 160).

La langue bretonne est apparue en France à partir du Vème et du VIème siècle. C'est à cette époque que des vagues d'immigrations venant de la Grande-Bretagne actuelle déplacèrent les populations bretonnes en Armorique. Les Bretons, peuple celte proche des Gaulois, avaient eux-mêmes été chassés de leur île par les Angles et les Saxons venus du continent. Les immigrants donnèrent alors leur nom à leur nouvelle patrie.

Les noms réellement bretons apparurent à la fin du Moyen-Âge, période à laquelle la langue bretonne se parlait à l'ouest d'une ligne allant de Saint-Brieuc à Saint-Nazaire, en passant par Loudeac et Ploermel. Pourtant, la limite entre les noms bretons et les noms français n'est pas aussi nette, puisque de nombreuses migrations eurent lieu au cours des siècles entre les deux côtés de cette ligne. On peut estimer que les plus anciens noms de famille bretons remontent aux alentours du XIème siècle.

Il s'agissait là de noms dits « solennels », c'est-à-dire très proches de la légende des chevaliers comme Gwenole qui vient de Gwenn« blanc » et Uual « valeureux ». On peut également citer Catuun « l'homme de combat », formé de cat « combat » et de uun « l'homme ».

Voici quelques exemples de noms bretons courant : Legoff (« forgeron »), Prigent (vient de prit « belle » et de gent « race »), etc. Quelques préfixes peuvent aider à reconnaître un nom breton: ab et ap viennent ainsi de mab « fils de » ; Ker signifie « le domaine », « le village », « le hameau ».

 

Le MORBIHAN n'est pas une terre d'accueil.

La plupart des villageois sont racistes et ont la vivacité d'esprit des pécores du moyen-âge. Il faut posséder un caractère très fort pour s'adapter car EUX ne s'adapteront pas à vous. C'est une communauté à part entière qui défend bec et ongle même les pires individus si ils sont natifs du coin. Ils se donnent le mot pour vous briser, vous casser. J'ai eu la malencontreuse idée d'adopter un berger allemand femelle. Les visites, déjà rares, ont cessées aussitôt. Une rumeur s'est alors répandu rapidement à 20km alentour comme quoi nous possédions des "LOUPS". INCROYABLE ! Il faut le vivre pour y croire. Vous dîtes bonjour aux habitants du Haut, ceux du bas ne vous adressent plus la prole et vice versa. C'est INVIVABLE. Une barrière plus avenante que celle du voisin devient un motif de mépris ? C'est une ERREUR MONUMENTALE d'avoir acheté dans ce coin de merde ! Nous sommes vraiment malheureux, bouleversés et peinés devant cette implacable indifférence. C'est un racisme inconditionnel qui s'étend à tous les niveaux de la population et peut même faire divergence entre villages et familles. Chacun a d'ailleurs ses passes-droits car l'impartialité n'existe pas dans cette région où l'on rêve d'un retour à la royauté. La plupart, "Q.I." aidant, veut un retour à l'esclavage monarchique, la protection du "seigneur" restant vivace dans leurs gènes. Les quelques personnes dignes de ce nom avec qui nous nous sommes liées un temps, finissent par se retrancher devant l'hostilité des autres habitants. Vivre dans la totale indifférence des autres est particulièrement pénible et, évidemment,  ces retardés en sont conscients et se délectent de telles situations. Toujours observés, épiés, jugés, rien ne peut se passer sans que chacun le sache. Les moindres faits et gestes sont commentés mais le pire reste la rumeur qui s'amplifie à chaque connivence. Même devant le fait accompli ces gens diront "c'est pas moi", alors que tout un village sait que ce sont eux.  Pour couronner le tout, ils sont bornés et menteurs : "Vous désignez un verre de vin rouge, on va vous répliquer avec un sourire narquois et... détestable : Non, c'est un verre de cidre ! et le jurer devant dieu alors que le verre de vin ROUGE est à la vue de tout le monde, et que ce MONDE se portera témoin pour dire que c'est un verre de cidre". Le vivre pour y coire ! OUI, cela semble aveu de paranoïaque et pourtant, si vous réussissez à entrer dans l'intime causerie de quelques réfractaires de ces manigances, on vous le dira à coups de murmure. Cela existe bel et bien et nous le vivons comme quantité de français isolés qui se sentent exclus !!!

Un autre exemple concerne les infirmières à domicile. Ma mère a été retrouvé, pesant 28 kg, par les pompiers à Paris. Trois sociétés étaient chargées de sa surveillance, soins médicaux, hygiène et ménage. Une plainte déposée pour non assistance à personne en danger n'a pas abouti. Cela "semble normal" de rémunérer des professionnels pour qu'ils laissent crever les personnes âgées de faim dans une crasse insoutenable !

J'ai donc rappatrié ma mère sur le morbihan. Nous avons contacté deux infirmières à domicile pour exercer les soins d'hygiène et le suivi médical :

La première passait 25mn à faire la toilette et était assez assidue. La seconde venait quand elle "pouvait" et passait 5mn pour effectuer les mêmes soins ??? Elle bousculait ma mère qui a 85 ans et ne la ménageait guère. Je me suis donc interogé sur cette façon de travailler et lui ai demandé des comptes. Mal m'en a pris puisque cette dernière a été chanté sous tous les toits qu'elle s'était senti agressée et qu'elle ne pouvait travailler si on lui faisait des réflexions. Nous avons tout de même trouvé une seconde équipe. Les mêmes faits se sont reproduits, mis à part la brutalité. Un manque d'assiduitée ponctué de "je suis désolée", de la part du second membre de cette deuxième équipe. Un empressement incompréhensible et douteux à effectuer un travail qui demandait cinq fois plus de temps à son responsable ???

Même défense lorsque j'ai "osé" faire la remarque : "Mais je me sens agressée .... Moi je ne peux pas continuer... " et elle est partie sans plus d'explications, laissant une personne âgée sans soins d'hygiène ni prise de médicaments....

C'est bien là une FAUTE PROFESSIONNELLE. L'abandon d'une personne affaiblie dont on a la charge et la privation médicamenteuse en toute connaissance de cause est un délit. Le responsable a défendu sa coéquipière, inventant même de faux arguments en prétendant qu'il passait devant la maison lorsqu'elle travaillait, alors qu'il était de repos. Enorme mensonge mais sans plus de honte....

Les tentatives de recherche d'une équipe valable sont restées vaines à partir de ce jour. PLUS AUCUNE INFIRMIERE n' accepté de venir donner les soins à ma mère lorsque je mentionnais son nom...  Ainsi procède cette population de tarés dont le cousinage est d'une intensité rarement rencontrée...

C'est une honte, cette personne a trahi le secret professionnel médical et le secret de préservation d'intimité des familles. Il faut se rendre compte que sans réel motif, des professionnels du milieu medical refuse de prendre en charge une femme de 85 ans sous prétexte de rumeur d'une petite garce qui faisait mal son travail.

IGNOBLE, ABERRANT, j'ai vomi devant cette situation qui semble venir du moyen âge. Comment peut-on réagir de la sorte au 21ème siècle. Ils se foutent des lois sous couvert des cousins qui exercent en notables. Il faut dire que ces gens vivent encore entourée de merde et d'urine de porcs qu'ils prennent plaisir à respirer. Le porc étant un animal omnivore, ses défécations sont pour le moins malsaines. Ne leur parler de ce qui se passe dans le monde, ils s'en foutent. Ils veulent copuler ensemble et vivre en vase clos avec leurs danses à la con. Oh ce n'est pas du tout l'esprit Celte, ni la musique celte. Ce n'est pas la Bretagne, c'est le Morbihan ! C'est une rengaine immuable tant dans la connerie que dans les quelques "danses" et quelques sons répétitifs reproduits pour faire sobrement s'agiter ces culs terreux. Ils veulent rester hors france. Ma compagne qui se renseignait à PLOERMEL sur le chômage s'est vu répondre "qu'en France ça se passait peut-être comme ça, mais pas en ici : " Ici il faut travailler gratuitement pour un patron pendant trois mois pour faire ses preuves de pouvoir toucher les allocations. INVRAISEMBLABLE ! Ils envoient de pauvres gens effectuer des stages non rémunérés chez leurs cousins qui possèdent une exploitation, fournissant ainsi de la main-d'oeuvre gratuite à longueur d'année.

Tout le monde est dans la connivence mais par contre pour briguer les primes et aides de l'état c'est à dire de tous les salariés, là pas de problème racial. Toutes les lois sont bafouées avec la bénédiction des maires et des membres du Conseil Général. Si vous osez vous plaindre, tout vous est alors fermé !!!

Ce ne sont pas des BRETONS, loin de là !!! Vous devenez des leurs quand cela LES arrange, et refouler aussi vite que vous n'êtes plus rentables. Mais eux n'ont RIEN de breton ! Le CONSTAT est que vous serez toujours considérés comme étranger dans votre propre pays. Un comble.

On comprend mieux pourquoi ce département est en tête de liste des alcooliques et des suicides chez les jeunes.

Ce sont des hordes de fuyards immigrés d'Espagne, d'Italie et du pays basque qui se sont retrouvé dans un Morbihan complètement abandonné et déserté au début du vingtième siècle. Il n'y a pires racistes que des gens qui s'accaparent un territoire où les ancêtres, pour d'obscures raisons, sont venus se terrés, fuyant des gens qui eux défendaient leur pays avec honneur et courage !

 

 

Par l'entremise de l'ami Roger Grégoire, qui a obtenu la permission de Grand Mère Johanne Chayer, voici son texte qui est en train de faire le tour du Québec sur les courriels. Parions que cette dame sera invitée à l'émission de Guy A.Lepage.

Le texte est intégral et n'a pas été retouché !



''J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur expliquer notre devise je me souviens. Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c'était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d'atteindre la douzaine. Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération. Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ? Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome. Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société. Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au dîner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc.. Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée. Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale.

Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m'ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés. Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitées au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc. Je me souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs.
 
Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas. C'est donc par ignorance qu'on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, n' habille sa femelle par dessus
la tête. Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles. Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu'on se souvient. On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l'oubli ?
 
Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances au travail. Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent  montrer au grand jour voir imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile. Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au milieu et non régresser jusqu'au point de départ. Il faut se souvenir. L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice. Peut-être que nos livres d'histoire ne se souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour. C'est donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise « je me souviens » à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de s'assurer que la génération montante s'en souvienne . C'est aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec «» afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans. En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE ainsi qu'ailleurs dans nos institutions font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous les arguments que j'ai soulevés précédemment.

 


Grand-mère Johanne Chayer
1865, 8e avenue Montréal
(Québec) HIB 4H7 Téléphone: (514) 645-0745

Courriel :johanne.chayer@videotron.ca


 

 

Vénus égyptienne, romaine ou gauloise ?

"La déesse est représentée nue,

les mains sur la poitrine, une sorte d'étole qui passe autour du cou lui descend jusque sur le ventre."

 

Provenance : Egyptienne ou romaine.

Statue (Venus) en granit, reposant sur un piedestal et mesurant plus de 2 m. La cuve en granit gisant à ses pieds est alimenté par une source en applomb. Sa capacité est de 3600 litres.

Ojet d'un culte païen, les paysans l'ont vénéré jusqu'à la fin du XVIIème siècle vers la commune de Bieuzy sur la butte de Castennec, au hameau de la Gouarde, où elle portait le nom de Groarc’h er Gouard (la sorcière de la Garde) ou Notre Dame de la Gouarde. Vénéré est le terme qui convient puisque les adorateurs bretons lui apportaient des offrandes, des malades, infirmes et innocents la touchaient en implorant une guérison, les femmes délivrées de grossesse se purifiaient dans les eaux d'une vaste cuve posée à ses pieds, et, certains "hérétiques" puceaux et pucelles, espérant le mariage, commettaient des actes considérés comme répréhensibles par l'église, sous le regard de l'idole...

Le clergé breton haissait la statue barbare et surtout ce qu'elle représentait.

 

Vénus sur son piedestal et la cuve de 3600 litres




 

Le culte populaire, voué à cette représentation inconnue, agaçait le clergé de Vannes qui voyait grossir le rang des infidèles, hérétiques à leurs yeux. Cette provocation  ouvertement dirigée contre l'autorité ecclésistique, devait être matée au plus vite car les superstitions qui l’entouraient étaient païennes. La statue fut basculée à terre à plusieurs reprises, renversée avec la hargne de ceux qui ont le pouvoir de même commander les âmes.  Mais les paysans la relevaient aussi vite et reprenaient leurs rituels. Très inquiétant et politiquement embêtant car faire autorité par la violence eut été une erreur stratégique, la région étant très divisée sur les religions. Ils décidèrent de "noyer" la source du mal dans la rivière.

"En 1661 et 1690, l'évêque de Vannes la fit jeter dans le Blavet. Sa récupération, en 1698, par le comte de Lannion en son château de Quinipily provoqua un retentissant procès avec le duc de Rohan."

La statue a été retrouvée vers 1698. A cette époque, Pierre de Lannion la récupère, avec sa cuve, dans la rivière "le Blavet" et transporte le tout dans son château de Quinipily à des fins de rénovation. La face est méconnaissable et il décide de lui redonner apparence. Dès les premiers coups de ciseaux, la pierre éclate en morceaux, il fait donc sculpter la pierre telle qu'on la contemple maintenant, posée sur un nouveau piedestal au bas duquel repose la cuve. La date 1696, gravée sur la quatrième face du piedestal, est donc fausse si l'on s'en tient à la date de 1698 où elle fut sauvée des eaux. Il faut noter aussi que le procès opposant Pierre de Lannion au duc de Rohan a eu lieu en 1701, donc avant cette rénovation...

Le jugement rendu en 1701, en faveur de Lannion, permit finalement l'installation de la statue sur le site où elle trône actuellement.

Cette Vénus a été située hottentote.La Vénus est un type de femme bochimane, peuple du Kalahari et non hottentote, pasteurs nomades de Namibie.

Une suspicion subsiste quant aux inscriptions IIT ou LIT… inscrites sur la bandelette qui lui ceint le front, dont l'interprétation est toujours méconnue.

L'eau provient des sources alentours dont celle de la fontaine Saint-Michel.


 

Site de la chapelle et fontaine de saint Michel à Quinipily


 

 

 

 

Anne de bretagne et Louis gisants7 

 

 

Le nom même de « Bretagne », remplaçant celui d'« Armorique », remonte au moment où une partie des Bretons insulaires vint s'installer sur le continent, laissant la place aux Anglo-Saxons. Cette migration se situa pendant les Veme et VIeme siècles, et correspondit à l'évangélisation de la Bretagne par les « saints fondateurs », plus ou moins légendaires, venus d'outre-mer. On est mal renseigné sur cette époque lointaine, mais on imagine que dès lors les relations furent relativement fréquentes entre la Bretagne armoricaine et la « grande Bretagne » : elles s'étendirent en effet par la suite aux royaumes anglo-saxons, car c'est à la cour d'un de leurs souverains qu'un comte du Poher se réfugia, chassé par les incursions normandes. Le fils de ce comte, Alain Barbetorte, débarqua en Bretagne en 936, battit les Normands en 937 et se rendit maître de toute la péninsule armoricaine : il fut toujours considéré par les Bretons comme un héros national. Inversement, quand Guillaume le Conquérant attaqua l'Angleterre, il fut accompagné par de nombreux chevaliers bretons, qui se distinguèrent à Hastings, et auxquels il donna des terres dans le pays conquis. Le plus important de ces domaines fut le comté (ou «honneur») de Richmond francisé en «Richemond» ou «Richemont» près de York, dans le nord-est de l'Angleterre : ce comté fut attribué par Guillaume 1er à la maison de Penthièvre, mais il passa par mariage, en 1148, aux comtes de Bretagne de la maison de Cornouaille. Henri II Plantagenêt favorisa ceux-ci dans la seconde moitié du XIIeme siècle, et fit épouser à son troisième fils Geoffroi la fille du comte de Bretagne Conan IV, Constance (ci-dessous).

 

 

 

 

Henri II put obtenir ainsi la garde féodale de la Bretagne jusqu'à la majorité de Geoffroi en 1181. Le fief breton, totalement encerclé par les possessions des Plantagenêts, paraissait ainsi devoir tomber dans leur domaine. Seigneurs bretons et anglais se trouvent associés dans les romans de la Table Ronde, et des relations commerciales commencent à se nouer alors entre la Bretagne et l'Aquitaine aux mains du roi d'Angleterre. Toutefois la Bretagne gardait son particularisme, et Geoffroi Plantagenêt ne gouverna pas toujours en bonne entente avec son père. Celui-ci profita de la mort de Geoffroi, en 1186, pour remarier Constance avec un seigneur anglais. Malgré cela Constance reprit la politique indépendante de Geoffroi, ce qui lui fit encourir l'hostilité de Richard Coeur de Lion; prisonnière de ce dernier en 1197, la comtesse confia son fils Arthur à la garde de Philippe-Auguste, malgré les protestations de Jean sans Terre. Philippe maria Arthur à l'une de ses filles et l'investit de la Bretagne, du Maine, de l'Anjou et de l'Aquitaine. Mais Arthur, capturé dans un combat, fut emmené à Rouen où il fut assassiné en 1203 de façon mystérieuse; les soupçons se portèrent sur Jean sans Terre et facilitèrent l'action du roi de France, qui maria Alix, demi-soeur d'Arthur, à Pierre de Dreux (surnommé plus tard Mauclerc), petit-cousin de Philippe-Auguste : la Bretagne se voyait ainsi doté d'une nouvelle dynastie comtale sous l'influence de la monarchie française. (Extrait  : les sources de l'histoire médiévale de la Bretagne en Angleterre, par G. Peyronnet)


Page précédente Page suivante