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Âmes sensibles, s'abstenir

Le sadique de Romont

10 avril 2017


Tortures, viols et assassinats sur des adolescents, entre 1981 et 1987. Michel PEIRY les prenait en auto-stop avant de leur faire subir des sévices sexuels puis de faire disparaître les corps en les brûlant.

 

 

 

Le sadique de Romont a rendu la région tristement célèbre.   NOM :  Michel PEIRY   suisse

   Né le :  28 février 1959, à Neuchâtel en SUISSE

   Mort le :  Perpétuité

   Surnom :  Le sadique de Romont

    Victimes :  11

 

Peiry est le troisième d’une fratrie de cinq enfants. Malheureux dans une famille recomposée, son père est un alcoolique violent qui tabasse sa mère régulièrement, et est connu des services de police pour de nombreux attouchements sur des petites filles. Livré à lui-même, il s'enferme dans la solitude. Sa mère est indifférente malgré l'amour qu'il lui porte...

- 1962 : Déménagement de la famille à Fribourg.

- 1965 : Il intègre l’école primaire du Botzet, quartier de Pérolles. Timoré, il ne fréquente pas ses camarades de classe. Alors que les autres gosses se retrouvent, il préfére rester chez lui bien qu'il n’y soit pas plus heureux car les coups sont distribués au quotidien. Seul son club d’athlétisme et son chien Pachka semble l'intéresser.

- 1972 : Un jour, il trouve des livres "pornos" dans les affaires de son père. Des revues où il découvre des scènes de bondage et de torture. Il est autant choqué qu'intéressé et il se découvre une pulsion inconnue...

- 1972 : Son errance et sa curiosité malsaine l'amène à épier le voisinage. Un jour il surprend un couple homosexuel. Troublé, l’adolescent se pose alors des questions sur sa propre sexualité. "Enfant de choeur", il sert parfois la messe, aussi interroge-t-il le curé de sa paroisse. Celui-ci, selon lui, l’entraîne dans sa chambre pour "lui expliquer tout ça" et abuse de lui. Il lui donne ensuite "50 francs suisses".

Peiry avouera avoir été traumatisé, et déclarera : « Personne n’a compris qu’à ce moment-là, je quittais la société normale pour m’enfermer dans un mythe, un monde à moi ».

Quant à l’homme d’église, il a toujours nié et n’a jamais été inquiété bien que le tribunal, qui  jugera Peiry en 1989, ait estimé ce fait  « crédible ».

Michel Peiry ne semble pas perturbé mais délaisse l'école. Il enchaîne à présent différents boulots tels que ramoneur ou ramasseur pour la récolte du tabac. Il s’achète un vélomoteur et continue sa vie solitaire.

- 1974 : Alors qu'il a 15 ans, Michel Peiry ne supporte plus de voir sa mère frappée par son ivrogne de père. Il prend un couteau à la cuisine pour poignarder celui-ci, mais l’adolescent abandonne aussitôt son action... « je haïssais mon père dans ces moments-là et j’ai eu souvent envie de le tuer ».

- 25 octobre 1975 : Toute sa famille déménage à Romont. Michel reste à Fribourg pour travailler en tant qu’apprenti sommelier au « Rex ». Peiry se passionne alors pour l’œnologie et se constitue une cave ans sa chambre de bonne. Il s'achète des livres sur le sujet et obtient son certificat de sommelier.

Diplômé, il est engagé dans un grand restaurant, « Le Buffet de la gare » à Fribourg.

- 1978 : Michel quitte l’établissement pour rejoindre sa famille dont il vit séparé depuis 3 ans.

A Romont, il oublie sa passion vinicole et travaille à « La Poularde », un restaurant-discothèque et club de strip-tease.

- 1979 : Il abandonne le métier de sommelier et devient manutentionnaire à l’usine d’emballage Tetra-Pack.

- Mars 1981 : Michel Peiry disparaît. Sa famille, qui s'en fout, et son employeur reste sans nouvelle. Il est parti faire le tour du monde...

- Novembre 1981: Peiry prévient ses parents de son retour d’une cabine de Romont. Son père le gifle violemment pour fêter l'évènement.

- Novembre 1981 : Il trouve un emploi à la société Kowalsky, une fabrique de verre où il devient chef de production. Après le boulot, il passe ses soirées au « Johnny’s », une boîte de nuit gay de Lausanne, ou au « Café des négociants », point de rencontre des homosexuels. Il n'assume pourtant pas son homosexualité qu'il cache à son entourage.

Ses envies de connaître le monde le pousse à voyager en France, en Italie, en Pologne, en Yougoslavie, en Espagne et autres destinations, semant la mort derrière lui.

- 7 mai 1986 : Cédric Antille, 13 ans et demi, disparaît. Prévenue, la police apprend que Cédric a quitté ses amis vers 21h30, et a fait du stop pour rentrer chez lui. Les enquêteurs assurent que c'est une fugue; alors la famille, les amis, le voisinage ratissent les alentours pendant 43 jours très exactement.

- 19 juin : Le corps calciné de Cédric est découvert à Albinen.

  • Le juge chargé de l’enquête parle alors de suicide (?).
  • Trois mois plus tard, le rapport d’autopsie conclut à une mort accidentelle (?).
  • L’affaire est close (?).

-1er novembre 1986 : Il fait très froid dans la région de Neuchâtel. Aussi est-il étrange de voir un adolescent à moitié nu en pleine nuit. Il se nomme Yves et a 16 ans et demi, il téléphone apeuré et  grelottant à ses parents.  Il livre un récit époustouflant, comme quoi il a été pris en stop par un homme jeune aux cheveux frisés. Peu bavard, il lui confit pourtant être un détenu en cavale, avant de stopper son véhicule Citroën en pleine forêt. Il lui a braqué un pistolet sur la tempe, l'a ligoté puis l’a violé, et l’a aspergé d’essence. Son tortionnaire s'énerve à ne pas enflammé ses allumettes à cause d'une pluis abondante. Yves en profite, se débat et parvient à se libérer… il s’enfuit dans l'obscurité et parvient à rejoindre un poste de police. L’adolescent narre son cauchemar, décrit son agresseur et sa voiture de marque Citroën.

Un appel à témoin est lancé… C'est tout ! Les policiers pensent à une affabulation et ne prêtent guère attention à cette histoire "tordue"... Circulez, y a rien à voir !

- 15 mars 1987 : Un couple découvre, non loin d’Orsières en Valais, un corps partiellement brûlé, dénudé et bâillonné, celui de Vincent Puippe, 16 ans. Aperçu dans un pub, à Martigny, avec des amis, puis faisant du stop pour rentrer.

L’autopsie révèle que l’adolescent a été battu, bâillonné, déshabillé et sodomisé. Le feu a sans doute entraîné la mort.

Cette fois on ne parle plus suicide ou accident.

Les enquêteurs réalisent qu’un véritable sadique massacre et torture des victimes innocentes.

Les parents de Cédric Antille s'interrogent alors des similitudes avec la mort de leur fils.

-Vendredi 24 avril 1987 : Michel, 16 ans et demi, quitte la « Fête du Soleil » à Lausanne. Il décide de faire du stop. Une voiture s’arrête et l'emmène, le conducteur reste silencieux et prend un itinéraire inhabituel. Michel s’aperçoit alors que sa portière est dépourvue de poignée. Il panique et est  terrorisé lorsque l’homme le braque d'une arme en affirmant être en cavale. Le "fuyard" s'engage dans un chemin à l’écart, près de Moudon. Le véhicule stoppe et Michel est tiré hors du véhicule, puis ligoté et bâillonné avec un bas. L'homme le viole brutalement mais l’adolescent résiste et  casse ses menottes. Il reçoit alors une série de coups de marteau et est balancé dans la rivière proche; car il pleut si fort que l’homme ne peut pas l’asperger d’essence et le brûler "comme d’habitude"... Alors que l’homme tente de le noyer, Michel fait semblant d’être mort. La ruse est efficace et l'homme s’éloigne, la voiture disparaît... Michel court, désespéré mais sauf : " J’ai couru vers le village que je connaissais. A chaque voiture qui passait, je sautais pour me cacher", dira-t-il plus tard à la télévision suisse. Michel atteint le village de Sottens, où il est secouru. Ses plaies au crâne nécessitent 39 points de suture et il est épuisé.

Michel va fournir aux enquêteurs de précieuses informations dès sa sortie du bloc opératoire. Il décrit :

  • un homme d’environ 30 ans
  • frisé
  • cheveux châtain clair
  • mal rasé
  • un sparadrap près de la bouche
  • sa voiture est un break Peugeot 504 beige clair automatique.

Un portrait-robot est établi, un avis de recherche lancé et diffusé dans les journaux.

Ce portrait-robot interpelle la famille de Michel Peiry. Trop de ressemblances, trop de coïncidences, comme le fait que Michel possède une Peugeot 504 break, et qu’il dispose toujours de son ancienne Citroën, celle décrite par Yves, l’autre survivant. C'est finalement, l’un de ses frères qui décide de le dénoncer.

La police effectue une perquisition au domicile des parents où réside Michel Peiry. Les découvertes semblent probantes :

  • des cordelettes
  • des baillons
  • des bidons d’essence dans la Peugeot
  • un break dont la portière passager est démunie de poignée
  • le marteau ayant servi à frapper le jeune Michel.

La police suisse lance une opération conjointe avec l’armée car Michel Peiry effectue alors ses obligations militaires annuelles de citoyen-soldat suisse.

- 2 mai 1987 : Michel Peiry, 28 ans est localisée à Schangnau et arrêté. Il a sur lui une paire de menottes et le pistolet d’alarme utilisé contre ses victimes.

Dans ses affaires un exemplaire de « Mein Kampf ». Certains paragraphes des 20 premières pages sont soulignés ou annotés " 100% d’accord» ou « À savoir par cœur "…

Le " Sadique de Romont " passe aux aveux, il reconnaît être l’auteur des agressions de :

  • Michel
  • d’Yves
  • du meurtre de Vincent Puippe
  • de celui de Cédric Antille

Au cours des interrogatoires, Michel Peiry a déclaré : " Si vous ne m’aviez pas arrêté, j’aurais recommencé ". Par contre, les policiers remarquent qu'il éprouve manifestement un  certain plaisir à revivre ses crimes : il est en transe, transpire abondamment et tremble.

Modus operandi :

  • des adolescentssont ses proies
  • frappées violemment  au moyen d’un marteau
  • sodomisées
  • immolées par le feu
  • lien aux poignets et pieds
  • bâillonnées avec des éponges, des pansements, des sparadraps
  • torture aux extrémités de la poitrine avec des pinces métalliques

Ses pulsions le poussaient à prendre sa voiture et partir en chasse. Il lui fallait une victime pour les satisfaire : " Pendant que j’avais ces gars à ma merci, je me sentais vengé de toutes ces frustrations que j’avais endurées. Et j’aimais tellement cette sensation de dominer, que j’y ai pris goût… Que pour moi, c’était comme une drogue".

Cédric Antille n’est pas la première victime du  " Sadique de Romont " les enquêteurs en sont désormais persuadés. Son profil de prédateur les conduit à réexaminer toutes les disparitions non élucidées ou mystérieuses.

L’instruction est confiée au juge du Tribunal d’Entremont, Philippe Chastellain.

Venu de France, le capitaine Joël Vaillant, de la section de gendarmerie de Reims, se rend au pénitencier cantonal du Valais, à Sion, pour rencontrer le tueur en série car une énigme similaire préoccupe ses services : de jeunes appelés se volatilisent autour du camp militaire de Mourmelon. Michel Peiry nie, et pour cause : quelques mois plus tard, c’est finalement Pierre Chanal, adjudant-chef et instructeur, qui sera inculpé.

En Italie, c’est la  qui intrigue les policiers locaux. La nuit du - 14 août 1986 : Disparition de Fabio Vanettice, 18 ans, en Italie.

- Avril 1987 : Lorsqu’il entend parler de l’arrestation de Michel Peiry, le policier Giorgio Galusero a une intuition. Bien que Romont soit à plusieurs centaines de kilomètres, Peiry s’en est pris à trois autostoppeurs, à chaque fois la veille d’un jour férié. Or Fabio a disparu la veille de l’Assomption. Galusero demande donc son transfert en Italie, pour l’interroger. Sur le trajet, Michel Peiry passe aux aveux : il a pris Fabio en stop, l’a violé, puis brûlé son corps. Le soir même, les policiers découvrent les restes du corps calciné près d’une rivière.

Galusero se souvient : « Il était extrêmement calme, racontait en détails ce qu’il avait infligé aux victimes. En tant que policiers, nous sommes entraînés à ce genre de choses, mais je dois dire qu’il était difficile de garder son sang-froid en entendant Michel Peiry ». ( Zone d’ombre )

Peiry va avouer beaucoup de crimes mais aussi souvent se rétracter.

- 1er septembre 1981 :  États-Unis, il découvre la Floride avec un Canadien gay nommé Sylvestre. Il lui défonce le crâne à coups de marteau à Miami. Il brûle et enterre le corps qui ne sera jamais retrouver.

- 04 février 1984 : Frédéric, un Français est assassiné dans la région d’Annecy

- Joël, un jeune autostoppeur tué dans le Jura

- 06 juin 1985 : Anne-Laure (ou Anne-Fleur), une jeune femme, la seule parmi ses victimes, originaire de l’Ile de Ré (ou du Lot-et-Garonne), rencontre Peiry aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en Camargue. Elle le drague et devant son impuissance, se moque de lui. Il l'a tue.

- 16 avril 1987 : Roger, jeune Français de 20 ans originaire de Reims, est tué en Italie. Un corps sera retrouvé dans la région de Côme, mais n’a jamais été formellement identifié.

- Juillet 1986 : Yougoslavie : Peiry est en vacances. Des touristes suisses se souviennent de lui au Club Med’, il avait les jambes gravement brûlées. "«  Un coup de soleil", explique-t-il. Lors de son interrogatoire, Giorgio Galusero n’est pas convaincu : " nous on a tout de suite pensé que ces brûlures étaient probablement liées à un crime. Du coup on a commencé à cuisiner Michel Peiry". Ce dernier finit par avouer qu'il a tué Silvio, un jeune pris en stop vers Rijeka, il s’est brûlé les jambes en l’aspergeant d’essence. Peiry décrit très précisément le lieu du crime mais aucun corps n'est retrouvé, alors il se rétracte.

Au total 11 crimes, entre 1981 et 1987. Il comparaît pour 4 meurtres et 2 tentatives d’assassinats.

*****

- 30 octobre 1989 : Ouverture du procès de Michel Peiry, à Sembrancher, en Valais.

Le procès, présidé par M. Jean-Pierre Gross, dure 30 minutes.

*En Valais, le tribunal siège sans jurés. Il n’y a pas d’oralité des débats : la procédure est essentiellement écrite.

Le procès se résume donc à une rapide lecture de l’acte d’accusation, puis à un questionnement tout aussi rapide de l’accusé :

  • " Vous vous êtes largement expliqué pendant l’instruction, est-ce que vous confirmez vos aveux ? "
  • " Oui », marmonne Peiry, qui ajoute : « J’ai un sentiment de honte vis-à-vis de mes victimes "
  • " L’instruction est déclarée close".

La folie n’a pas été retenue. Les psychiatres ont noté des troubles : " assimilables à un développement mental incomplet", mais " Dans l’état actuel de nos connaissances, le placement en détention est le moyen le moins inapproprié pour tenter d’engager un processus thérapeutique qui s’avère d’emblée hasardeux ".

Michel Peiry s’est bouché les oreilles. Le procureur conclut que c'est : "unêtre froid, calculateur, égoïste, cynique, pervers et sec, qui rejoint les plus grands criminels de l’Histoire". Un procureur qui aurait aimé requérir la peine de mort (dixit).

Quelques jours plus tard il est condamné à la prison à vie.

En 2002, quinze ans après son incarcération, le "sadique de Romont" aurait théoriquement pu bénéficier d’une libération conditionnelle. La commission a refusé, comme elle le fera à nouveau en 2010, les experts diagnostiquant que le risque de récidive est trop élévé.

En résumé :

- Peiry commet son premier crime a 22 ans lors d'un voyage aux États-Unis. Il y fait la rencontre d'un jeune Canadien nommé Sylvestre qui disparaîtra sans laisser de traces. (Peiry a avoué ce meurtre, s'est rétracté, pour enfin le reconnaître, méthode qu'il choisira pour bon nombre de meurtres).

- 0 : Il assassine le jeune Frédéric dans la région d'Annecy en France.

- Juin 1985 : Peiry rôde aux Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue en France. Il tue Anne-Laure (ou Anne-Fleur, il ne se souvient plus très bien) .

- : Retour en Suisse où il maltraite et tue le jeune Cédric. Son cadavre calciné est retrouvé à Albinen, une région isolée du Valais.

- Juillet 1986 : Michel Peiry écume plusieurs pays d'Europe, notamment la Yougoslavie. Il assassine un certain Silvio dans la région de Rijeka (Croatie). Il se rétractera.

- Nuit du 14 au15 aoùt 1986 : dans le canton du Tessin (Suisse), Il prend en auto-stop le jeune Fabio V. dans le canton du Tessin en Suisse. Il le tue selon un scénario devenu habituel.

- Novembre 1986 : Dans la région de Neuchâtel en Suisse, il rencontre Yves Ath. Il lui fait  subir des sévices sexuels affreux et tente de le tuer. La victime s'en sort miraculeusement.

- Mars 1987 : Une autre victime, le jeune Vincent, est retrouvée calcinée. L'adjudant-chef Chanal est un moment évoqué mais rien ne viendra étayer ses rumeurs; pourtant Peiry avait été suspecté dans les disparitions de Mourmelon entre 1980 et 1987 car il fréquentait les secteurs militaires du Nord de la France comme le camp Valdahon dans le Doubs près de la frontière suisse. Cette piste sera rejetée en 1990.

- : En Italie, près de Côme, un jeune Français devient la neuvième victime du sadique.

- 24 avril 1987 : Le jeune Thomas réchappe à l'agression meurtrière l'assassin.

- Michel Peiry est arrêté alors qu'il effectue son service militaire dans le canton de Berne.

- Octobre 1989 : Il écope d'une peine de prison à perpétuité pour 4 assassinats et deux tentatives de meurtres. Il a avoué 11 meurtres d'adomescents violé et suppliciés.

- 2002  : Il fait une demande de mise en liberté. Refusée !

- 2009 : Il récidive cette demande. Refusée !

Depuis là, j'ai toujours envie de faire mal aux autres !

Propos et photo tirée de l'émission " Zone d'ombre "

Les enquêteurs français trouvent des concordances avec les disparus de l'Isère :

Les gendarmes de la section de recherche (SR) de Grenoble avaient rencontré leurs homologues suisses de la police judiciaire du canton du Valais. Les gendarmes de la cellule Mineurs 38 ont les coudées franches pour enquêter sur trois « cold cases » : la disparition de Ludovic Janvier (6 ans) en mars 1983 à Saint-Martin-d’Hères, la tentative d’assassinat contre Grégory Dubrulle (8 ans) en juillet 1983, enlevé devant son domicile à Grenoble, et l’enlèvement de la petite Charazed Bendouiou (10 ans) au pied de son immeuble à Bourgoin-Jallieu en juillet 1987.

 

Enlisés par un non-lieu rendu par les juges d’instruction en octobre 2014, infirmé par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble en juin 2015, trois dossiers de crimes non élucidés sont rouverts. Les investigations reprennent et un rendez-vous est fixé.

Les gendarmes de la section de recherche (SR) de Grenoble se rendront en Suisse début mars pour rencontrer leurs homologues de la police judiciaire du canton du Valais. Les gendarmes de la cellule Mineurs 38 peuvent alors enquêter sur trois dossiers en latence : la disparition de Ludovic Janvier (6 ans) en mars 1983 à Saint-Martin-d’Hères, la tentative d’assassinat contre Grégory Dubrulle (8 ans) en juillet 1983, enlevé devant son domicile à Grenoble, et l’enlèvement de la petite Charazed Bendouiou (10 ans) au pied de son immeuble à Bourgoin-Jallieu en juillet 1987. Pour les deux premiers cas, ils s’intéressent fort à l'impitoyable tueur en série Michel Peiry. Ses victimes sont des adolescents violés et suppliciés et ce tueur itinérant a avoué onze meurtres, reconnaissant avoir tué à plusieurs reprises en France. Il a souvent fréquenté la région d’Annecy (Savoie) au début des années 1980. Michel Peiry a parcouru pendant des mois l’Italie, la France, la Norvège, les Etats-Unis, le Canada. Il ira ensuite aussi en Pologne, en Espagne, en Yougoslavie puis séjournera à nouveau en France…

Les hommes de la SR  vont faire un travail de rapprochement sur dossier, comme c’est la règle dans ce type d’enquête. Une évaluation technique pour déterminer si Michel Peiry a pu enlever et tuer le jeune Ludovic Janvier et s’en prendre sauvagement à Grégory Dubrulle.

En Suisse, le 7 mai 1986, le Sadique de Romont a tué Cédric Antille, 13 ans, dont le corps sera retrouvé calciné à Albinen. Le 1er novembre, un autre adolescent de 16 ans est enlevé et violé. En mars 1987, c’est au tour de Vincent Puippe, tout juste 16 ans. Son corps supplicié sera retrouvé sur une grille à rôtir à Or- sières dans le Valais. Et, en avril 1987, le Sadique prend en stop un autre garçon. Il le ligote, le viole, le frappe à coups de marteau puis le jette dans une rivière. La victime en réchappe par miracle. Cette sauvagerie présente des similitudes avec l’agression de Grégory Dubrulle. Michel Peiry est toujours incarcéré dans une unité de haute sécurité en Suisse.

Les familles des victimes restent "dans une angoisse permanente de la part d’une justice qui manque singulièrement d’humanité et se signale surtout par des lenteurs pesantes", pestent d’une même voix Mes Didier Seban et Corinne Herrmann, avocats des familles Janvier, Dubrulle et Bendouiou.

Il faut pourtant garder espoir tentent de se convaincre les familles car :

- Juillet 2013, les gendarmes de Grenoble ont identifié Georges Pouille, 37 ans, voisin et tueur présumé des petites Sarah Syad (6 ans) et Saïda Berch (10 ans), enlevées au pied de leur immeuble à Voreppe (Isère) en 1991 et 1996, élucidant ainsi deux énigmes de l’affaire des Disparus de l’Isère.

" Si les enquêteurs ont obtenu des résultats dans ces dossiers, ils peuvent le faire pour d’autres, si on leur en donne les moyens. La relance de la procédure est un bon signe. Impossible de négliger cette piste suisse. Car, derrière ces affaires, il y a des mères, des soeurs, des frères dont les demandes sont trop souvent restées lettre morte. Certains n’ont jamais obtenu un rendez-vous chez le juge d’instruction. On ne peut plus traiter les victimes de cette façon ", a déclaré sèchement Me Didier Seban.


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