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22 octobre 2017

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ACADIE

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Le courage et la ténacité des Acadiens

ces chers cousins !

 

 

L'histoire de l'Acadie :

Ce Territoire est habité depuis onze millénaires, peut-être plus...

 

Homme Acadien : Gravure de Jacques Grasset de Saint-Sauveur, 1757-1810, graveur : J. Laroque. Publié dans Encyclopédie des voyages, Jacques Grasset de Saint-Sauveur, Paris, 1796.

Femme Acadienne : Gravure de Jacques Grasset de Saint-Sauveur, 1757-1810, graveur : J. Laroque. Publié dans Encyclopédie des voyages, Paris, 1796-1804.

  • D'abord par les Paléoaméricains.
  • Période du grand hiatus, entre -8000 et -3000, Peu de preuves archéologiques.
  • La culture archaïque maritime qui vit surtout des ressources halieutiques.
  • - 500 : La céramique voit le jour et c'est à cette époque que se développe les peuples des Micmacs et des Etchemins.
  • - 500 et suivant... Les Malécites, également appelés Etchemins, sont une tribu amérindienne. Elle se nomme elle-même Wolastoqiyik

      Fichier:Madame La Tour Defending Fort St.Jean.jpg  

  Giovanni da Verrazano.   William Alexander.    Françoise-Marie Jacquelin fort Saint-Jean contre D'Aulnay.   William Phips.

  • XIème : Les Vikings sont assidus à visiter les côtes. ainsi que les pêcheurs basques.
  • 1524 : Giovanni da Verrazzano découvre ces terres qu'il nomme Acadie. Il longe les côtes et repère les coordonnées.
  • 1534 : Au nom de la France, Jacques Cartier prend possession de l'Acadie.

Carte de La Nouvelle-France du XVIIe siècle dédiée à Colbert

Fichier:Carte de La Nouvelle-France du XVIIe siècle dédiée à Colbert.jpg

  • 1604 : Pierre Dugua de Mons fonde officiellement l'Acadie, à l'île Sainte-Croix puis la colonie est déplacée à Port-Royal, en raison de conditions hostiles. La vie des indigènes se trouve bouleversée par l'intrusion des Européens. Une influence culturelle réciproque s'installe, les coutumes, la façon et le mode d'existence se transforment et " évoluent ". Naturellement, un métissage se crée avec les Acadiens.
  • Positionnée entre Canada et Nouvelle-Angleterrele, l'Acadie attise dès sa fondation la convoitise de ses voisins. La position est en effet bougrement stratégique. Des guerres civiles seigneuriales se multiplent.
  • 1710 : Traité d'Utrecht. Les britanniques concquièrent la région et prennent possession d'une partie des anciennes colonies françaises.
  • 1713 : Le texte d'appartenance est officialisé. La France garde dans les faits le contrôle d'une partie de ce territoire. La partie la plus peuplée et ses 1 700 habitants sont cédés à la Grande-Bretagne et ils deviennent par la force des choses, des sujets britanniques. Quatre cents soldats britanniques restent sur place pour assurer une gouvernance militaire ce qui évite la création d'une législature à majorité acadienne.
  • 1755 : Déportation des Acadiens ou expropriation massive des Francophones. La déportation des Acadiens constitue une opération de nettoyage ethnique de grande envergure, compte tenu de la démographie de l'époque.
  • Cette opération odieuse transforme la composition de la population de trois provinces canadiennes : la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, mais aussi une partie de l'État américain du Maine. Malgré la mortalité élevée due aux méthodes violentes de ces déplacements arbitraires, une partie de la population parvient à rester sur place.

Acadiebeaubassin plan1755 

- 1754 : Début de la crise qui démarre dès le début de la 4e guerre intercoloniale (French and Indian War).

  • Victoires françaises dans la vallée de l'Ohio, créant la panique dans les colonies britanniques.
  • Charles Lawrence devient gouverneur et commandant en chef de la Nouvelle-Écosse.
  • Charles Lawrence rencontre William Shirley, gouverneur du Massachusetts, pour solutionner le remplacement des Acadiens par des colons anglo-américains.

- 1755 : Débarquement en Nouvelle-Écosse de 1.800 soldats arrivant de la Nouvelle-Angleterre.

  • Prise des forts français par le général Robert Monckton. Lawrence confisque les armes et les embarcations des Acadiens.
  • Juin 1755 :  Victoires lors de la bataille de Fort Beauséjour et prise de Fort Gaspareaux. Lawrence exige des délégués acadiens un nouveau serment d'allégeance inconditionnel en échange du retour des armes. Les Acadiens refusent.
  • Juillet 1755 : Lawrence décréte la déportation des Acadiens. Les premiers départs concernent ceux de l'isthme (l'actuel Isthme de Chignectou) où est situé le fort Beauséjour, , car ils se sont révoltés en prenanr les armes...
  • Les suivants sont répartis en petits groupes dans les différentes colonies où la population leur est hostile. Cette décision dans le but d'éviter qu'ils ne se regroupent et afin de les soumettre aux travaux forcés. Les Anglais peuvent ainsi se partager les fermes et les terres des Acadiens endroits les plus fertiles de la Nouvelle-Écosse.
  • Tous les Acadiens doivent être déportés sans exception et il leurs est refuser de porter un serment absolu à la Couronne britannique.

 

  • Lawrence ordonne aux commandants de Beaubassin, Pisiquid et Annapolis Royal d'attirer les hommes français de leurs districts respectifs au fort ou à l'église locale, soit-disant pour communication des instructions royales. En fait, c'est un traquenard; une fois sur place ils sont encerclés, puis arrêtés et détenus dans des bateaux. Ils seront déportés hors de la province et leurs possessions confisquées par Sa Majesté. Des navires en provenance du Massachusetts sont affrêtés dans ce but.
  • Les femmes et les enfants, quant à eux, sont confinés chez eux et doivent alimenter soldats et prisonniers. Certains seront exterminés juste pour le "plaisir".
  • Les déportés sont séparés de leur famille et regroupés selon l'âge et le sexe.
  • 8 000 à 10 000 Acadiens seront ainsi exilés.
  • Le général Monckton fait embarquer les Acadiens de la région du fort Beauséjour
  • John Winslow à Grand-Pré
  • Alexander Murrayà Pisiguit et à Cobeguit.

 

  • Le commandant John Handfield, responsable de l'embarquement des Acadiens vers Port-Royal, désobéit aux ordres. Son épouse étant  Acadienne, il attend jusqu'en novembre, soit trois mois plus tard, pour déporter les Acadiens. Il ne sépare pas les familles. On pense que 20 % de la population d'Annapolis Royal a réussi à s'échapper. Les Acadiens furent traqués et souvent fusillés par les Anglais qui en avaient fait un jeu.
  • Caroline du Sud : " L'arrivée des "papistes" provoquent la panique dans la grande communauté de Huguenots. On les force à rester à bord des navires surpeuplés. Une trentaine réussissent à s'évader.
  • En 1756, fut organisé une levée de fonds pour payer leur expulsion… vers la Nouvelle-Écosse ! Ils rejoindront les partisans de Boishébert qui luttaient encore contre les Britanniques.

Sept à huit mille Français embarquent de Grand-Pré sous contrôle Britannique qui les éparpille le long de la côte atlantique. Ils y arrivent sans que les autorités locales ne soient averties et sont considérés comme une possible " 5e colonne ".

- Mai 1756 : La Virginie et la Caroline du Nord refusent 1 500 Français, qui restent alors à bord des bateaux ou sur les plages. Ils sont détenus quelque temps à Williamsburg mais une épidémie ravagent les prisonniers. Des centaines décèdent avant le départ pour l'Angleterre

  • Il est décidé en haut lieu qu'ils seront expulsés vers l'Angleterre.
  • Deux vieux bateaux presque délabrés, le Violet et le Duke William, coulent en cours de route.
  • Trois mois de navigation sont nécessaires pour la traversée. Les survivants débarquent en Angleterre sous les huées d'une foule haineuse.

- Fin de l'été 1756 : Les 1 226 Acadiens survivants sont répartis en quatre groupes :

  • 336 à Liverpool où ils sont logés dans les ruines d'ateliers de potiers
  • 340 à Southampton où ils vivent dans des baraquements sur les quais
  • 300 à Bristol où n'étant point attendus, ils végètent trois jours et trois nuits sur les quais avant d'être parqués dans une vieille bâtisse
  • 250 à Penryn (près de Falmouth), l'accueil est meilleur. Certains jeunes trouvent à travailler. Une somme de six sols par jour est allouée à tous mais avec obligation de subvenir à leurs besoins.
  • En Géorgie, colonie pénitentiaire, ils sont  livrés à eux-mêmes, puis tous arrêtés en 1756.

Au Maryland et en Pennsylvanie, ils soumis aux travaux serviles et doivent se débrouiller pour se loger et se nourrir. En Pennsylvanie , le gouverneur Morris les place sous surveillance d'une garde armée. Les maladies infectieuses déciment la colonie et ils sont isolés en quarantaine.

  • A Philadelphie, un bidonville prend forme dans des conditions dramatiques.
  • Leur sort est confié aux county townships, la juridictions locale traitant de ces problèmes, sous la direction du magistrat chargé de la difficlté aux indigents, "warden of the poor (« Gardien des pauvres").
  • Le travail leur est formellement interdit.
  • Les enfants ont obligation de fréquenter les écoles anglophones.
  • En 1756, la législature du Maryland adopte alors une loi qui prévoit la prison pour ceux qui n'ont pas d'emploi. À la frontière ouest, les troupes ont l'ordre de tirer à vue sur ceux qui tenteraient de quitter la colonie.
  • Cette "Loi" prévoit que tout Acadien qui désire s'éloigner de plus de 16 km de sa résidence doit avoir un passeport.

 

Sept années de détention difficile pendant lesquelles le gouvernement britannique tente par tous les moyens de leur faire accepter le droit à la citoyenneté anglaise, mais...  sans résultat. L'Acadien est têtu, les Anglais s'en rendent compte...

 - 1758 : L'hiver est terrible pour les évadés qui errent sans abri ni nourriture. 500 périront au camp de Boishébert...

- 3 novembre 1762 : Le traité de Paris est signé, le calvaire des Français se termine.

- janvier 1763 : 866 personnes sont encore en territoire ennemi. 1 226 avaient débarqué " mais quelques bébés aviant pointé leur nez.

  • Au cours de l'année 1763, on leur donne 18 mois pour dégager. La plupart émigreront à Saint-Domingue.
  • Cette même année, les Acadiens du Maryland et de la Pennsylvanie font route vers la Louisiane. Certains posent les bagages à Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti)Mauvaise idée : Le comte d'Estaing, gouverneur profite de l'occasion pour les soumettre aux travaux forcés dans la réalisation de la construction d'une forteresse.
  • Le New Jersey refoule les Acadiens.

  • À New York, ils sont parqués et traités comme des bêtes. Staten Island et Long Island emploient un bon tiers comme indentured servants (servitude à contrat d'une durée limitée). Plusieurs s'évadent. Les prisonniers parviendront à atteidre Saint-Domingue, après le Traité de Paris.
  • Au Connecticut, ils sont gardés sous surveillance, puis expédiés vers Saint-Domingue en 1763.

- Louis XV et Choiseul oeuvrent à les faire libérer.  Ils promettent de les aider en leurs apportant secours et aide pour leur installation en France Ils remboursent le gouvernement anglais des dettes et d'une partie de chaque solde.

  • Les Acadiens sont rapatrier en France...

-  En 1767, un certain nombre s'installent au Nouveau-Brunswick.

aiguail

 

 Source wikipedia : Au moins 2 000 Acadiens arrivent au Massachusetts où une épidémie de variole les décime. Ils ne reçoivent aucune assistance du gouvernement local. Leurs enfants sont arrachés de leurs familles pour être distribués chez les colons anglais dans diverses régions du Massachusetts. En 1756, on les engage comme indentured servants. On interdit aux navires de les engager comme marins. En 1757, on leur interdit de quitter les villes où ils sont assignés à résidence. En 1763, certains partent pour Saint-Domingue, mais la majorité pour le Canada.

Environ 3 500 Acadiens se réfugient en « Acadie française », le long du fleuve Saint-Jean et de la rivière Miramichi (Nouveau-Brunswick actuel) sous la direction de l'abbé François Le Guerne. Beaucoup d'entre eux meurent de faim et de froid durant l'hiver 1756-1757, vu l'impossibilité de pratiquer les industries traditionnelles (pêche, agriculture) pendant la guerre. De plus, entre 1756 et 1758, les autorités de la Nouvelle-Écosse offrent des primes pour les prisonniers acadiens et, moins officiellement, pour leurs scalps. Tous ces camps de réfugiés sont détruits par l'avance des troupes britanniques dans les années qui suivent.

En 1763, la France cède ses colonies américaines à la Grande-Bretagne et le gouvernement britannique donne 18 mois aux Acadiens pour quitter l'Empire britannique et gagner une colonie française.

En 1766, les Acadiens sont officiellement autorisés à s'installer au Québec, où plusieurs s'étaient réfugiés avant 1759, mais, dans les provinces maritimes (ancienne Acadie), les droits politiques leur seront refusés jusque dans les années 1830.

Vers 1766 aussi, d'autres Acadiens, les Cadiens, commenceront à se regrouper en Louisiane, devenue colonie espagnole

 

 


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