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La détection d'ondes gravitationnelles

Le profil d\'un scientifique se découpe sur une représentation des ondes gravitationnelles durant une conférence de presse de l\'institut Max-Planck à l\'université Leibniz, à Hanovre en Allemagne, le 11 février 2016.

Le profil d'un scientifique se découpe sur une représentation des ondes gravitationnelles durant une conférence de presse de l'institut Max-Planck à l'université Leibniz, à Hanovre en Allemagne, le 11 février 2016. (JULIAN STRATENSCHULTE / DPA / AFP)

Einstein avait prédit l'existence des ondes gravitationnelles en 1916 grâce à ses équations de la relativité générale. Ce n'est qu'un siècle plus tard, le 11 février 2016, que deux observatoires, l'un aux Etats-Unis et l'autre en Europe, annoncent avoir détecté simultanément le phénomène, mettant fin au doute.

Les ondes gravitationnelles, "vibrations de l'espace-temps", sont de très légères perturbations provoquées par l'accélération de corps très massifs. Grâce à cette détection directe, les astronomes espèrent mieux comprendre les trous noirs, et percevoir les évènements les plus violents de l'univers qui étaient jusqu'à présent indécelables.

 

 

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Le Qatar – Sport – affairisme – politiciens français

En deux textes :

1/ Sport – Le Qatar va-t-il racheter toute la France  et le monde ?

2/ Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique)


Publié le 6 décembre 2011- Allain Jules


1/ Sport – Le Qatar va-t-il racheter toute la France  et le monde ?

L’argent n’a pas d’odeur, dit-on. Vous pouvez être l’une des pires crapules du monde mais, tout passera sans ambages, surtout en période de crise. Le Qatar se fait de nombreux amis en France, surtout chez certains politiques véreux.

En effet, avec des espèces sonnantes et trébuchantes, le financement de leur campagne se fera en sourdine, probablement avec des valises d’argent que le Conseil constitutionnel validera. Suivez mon regard.

Ce n’est pas seulement en France, mais à travers le monde entier que le Qatar avance ses pions pourris un à un. Normal, il souhaite devenir un acteur incontournable et d’envergure. Surtout en matière de sport alors que cet Émirat ne sait rien au sport. Si c’était vrai, ça se saurait depuis belle lurette.

Pays guerrier, aussi, avec la tentative de mettre en esclavage la Libye, dénonciation faite par les renégats de Benghazi eux-mêmes, ses pétrodollars sont entrain peu à peu de corrompre la France.

En 2010, bien avant l’entrée légitime de la Palestine au sein de l’UNESCO, le Qatar avait signé un accord avec l’institution, pour favoriser soi-disant, la liberté d’expression dans le monde arabe. Ce qui est sûr maintenant, avec la suspension irresponsable des financements américains, elle assoira un peu plus son pouvoir sur l’institution onusienne, alors qu’il ne s’est jamais soucié du sort des Palestiniens.

Irina Gueorguieva Bokova, directrice générale de l’UNESCO, n’a-t-elle pas lancé une souscription pour renflouer ses caisses ? Le Qatar va s’y coller.

Avant le rachat du  PSG en 2011, le Qatar entrait en France en 2008 avec un accord sur le sponsor actuel du Prix de l’Arc de Triomphe par le Qatar Racing and Equestrian Club (QREC). L’accord de sponsoring entre France Galop et le QREC couvre les cinq éditions de l’Arc de 2008 à 2012.

À la suite de cet accord, le montant des récompenses attribuées lors du Prix de l’Arc de Triomphe a été doublé, passant de deux millions d’euros à quatre millions, devenant la troisième course de plat la mieux dotée du monde derrière la Dubai World Cup et la Japan Cup. Un nouvel accord serait en préparation.

Hier, alors même que La chaîne qatarie Al-Jazira Sport verra le jour seulement au printemps 2012, elle a ravi à Canal +, la diffusion de la majorité des matchs de l’épreuve reine du foot européen, la ligue des champions. Elle a décroché quatre des cinq lots lors de l’attribution des droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015, pour le grand bonheur de l’UEFA de Michel Platini.

Al-Jazira Sport, dont le patron Nasser Al-Khelaifi est le président du Paris SG, possède également une partie des droits de la Ligue 1 à partir de 2012-2013. Mais, les dépêches ne disent pas si la diffusion des 133 rencontres de C1 en direct chaque saison sera payante, comme c’était le cas sur Canal+. Néanmoins, les matchs seront aussi diffusés  sur Internet et les téléphones mobiles. 

Selon le site L’Equipe.fr, Canal+ ne pouvait suivre. Al-Jazira Sport débourserait 61 millions d’euros par an, alors que la chaîne cryptée verse aujourd’hui seulement la moitié de cette somme (31 millions d’euros annuels). Et dire que même la FIFA a osé donner la Coupe du monde 2022 à ces gens.

Le monde est fou. Connaissez-vous un seul nom d’un joueur de football qatari ? Mais, la percée du Qatar en France coïncide étrangement avec l’entrée en fonction de Nicolas Sarkozy…


 

2/ Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique)

Dans la stratégie d’influence de ce micro Etat richissime, la France occupe une place à part. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.

Carla
        Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad
        Bin Khali
- Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al-Thani et son épouse Mozah Bint Nasser Al-Misned lors d’un dîner à l’Elysée en juin 2009. REUTERS/Eric Feferberg/Pool -
Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux côtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine un Etat. Etabli sur une petite presqu'île de 11.437 km2,  un peu plus grande que la Corse, à l’est de l’Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l’été quand les températures oscillent entre 40 et 50 degrés.
L’émirat a obtenu son indépendance en 1971. Il compte 1.5 million d'habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris. Leur revenu par tête est tout simplement le plus élevé de la planète. Ils ne payent pas d’impôts, disposent de transports et d’un système de santé gratuits et pour la plupart n’ont tout simplement pas besoin de travailler, la main d'oeuvre immigrée est là pour cela.
La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique de ce micro Etat se trouve sous la terre et sous la mer : le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le troisième producteur au monde. Cela permet au Qatar de gérer le plus grand fonds souverain de la planète, QIA (Qatar Investment Authority), dont les avoirs des différentes entités approchent les 700 milliards de dollars. Les Qataris sont riches à la naissance et assez rapidement inquiets.

Alternance de coups d’Etat

Leur obsession est de préserver et protéger ce qu’ils ont, c’est-à-dire l’indépendance et l’existence même d’un Etat féodal dirigé par un émir qui change au gré des coups d’Etat. Le dernier en date, en juin 1995, a permis à l’actuel émir, Hamad bin Khalifa al-Thani, de déposer son père qui était en vacances en Suisse et qui lui-même avait chassé son cousin du pouvoir en février 1972.

Il a failli y avoir un autre coup d’Etat en juillet 2009, mais il a échoué. «Les Qataris s’achètent en permanence des assurances-vie ou ce qu’ils croient être des assurances-vie, explique un banquier français installé depuis des années à Doha, la capitale de l’émirat. Ils ne font pas dans la finesse et dans la subtilité, mais ils sont très forts. Ils pensent non sans raison que tout s’achète.»

La survie étant sa préoccupation permanente, le Qatar cherche sans cesse des alliés, des obligés et toute forme de reconnaissance: diplomatique, économique, financière, et sportive… Il est le conseiller, le financier, le partenaire, l’intermédiaire de tout le monde ou presque: des Etats-Unis et d’Israël, de l’Arabie saoudite et de l’Iran, de l’Autorité palestinienne, du Hamas, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Syrie, du Liban…

Le Qatar a eu l’habileté de se doter d’une arme de politique internationale exceptionnelle, la chaîne de télévision d’information continue la plus influente du monde musulman, al-Jazeera. Elle couvre tous les pays, sauf un… le Qatar. Et sa bienveillance plus ou moins grande avec les régimes dépend aussi parfois des intérêts de l’émir comme le montrent certaines dépêches secrètes, révélées par Wikileaks, de la diplomatie américaine.

L’addition des biens acquis ne gêne personne

Dans la stratégie d’influence du Qatar, la France occupe une place à part. D’abord parce que les Qataris la connaissent très bien: ses institutions, son personnel politique, ses entreprises, ses forces et ses faiblesses. Ils viennent pour bon nombre d’entre eux en France tous les étés quand ils fuient les grandes chaleurs. Le Qatar aime tellement la France, qu’il a décidé de se la payer… au sens propre.

De se payer sa classe politique, ses grandes entreprises, sa fiscalité, ses grandes écoles, son patrimoine immobilier, ses footballeurs… Et cela ne semble gêner personne. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.

La liste des«biens» français acquis par le Qatar

Car le Qatar n’est pas vraiment un pays fréquentable. C’est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n’y a pas de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l’émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas l'avoir affecté. Il est très difficile d’obtenir des informations sur la tentative de coup d’Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été arrêtés avant de passer à l’acte.

Doha fait preuve d’une attitude pour le moins ambiguë à l’égard de l’islamisme chiite iranien et plus encore sunnite. C’est le seul pays wahhabite en-dehors de l’Arabie saoudite. C’est un pays où plus des trois quarts des résidents ne sont pas des nationaux et où les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, immigrés de pays arabes, pourraient un jour se révolter, prendre le pouvoir, agir pour une puissance étrangère.

Alors Doha tente de jouer un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps en même temps. En février 2010, le Qatar aurait signé un pacte de défense avec la Syrie et l’Iran tout en ayant sur son so une base militaire américainel depuis la première guerre du Golfe.

Le Qatar a été l’organisateur avec le président syrien Bachar el-Assad, de la visite triomphale de Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, au Liban en juillet 2010. L’émir du Qatar s’est rendu en Israël lors d’une visite secrète en mars 2010. Et selon toujours des sources Wikileaks, le Qatar fait preuve d’un considérable laxisme concernant le financement du terrorisme à partir de son sol.

Tout cela n’empêche pas nos hommes et nos femmes politiques de se succéder en rangs serrés au Qatar. On peut citer pêle-mêle parmi les habitués des séjours à Doha: Dominique de Villepin, Bertrand Delanoë, Philippe Douste-Blazy, Rachida Dati, Ségolène Royal, Fadela Amara, Claude Guéant, Jean-Louis Debré, Gérard Larcher, Hubert Védrine, Frédéric Mitterrand, Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement, Dominique Baudis, Jack Lang…

Hamad Bin Khalifa Al-Thani  et Ségolène Royal lors d’un forum  «Démocratie, Développement et libre échange» à Doha, en avril 2008. REUTERS

Un pays pas fréquentable, mais très fréquenté par les politiques français

Trois semaines après son élection en 2007, le premier chef d’Etat arabe reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy était l’émir Hamad bin Khalifa al-Thani. Un mois et demi plus tard, le 14 juillet 2007, il assistait au défilé sur les Champs-Elysées au côté du président de la République. Les liens étroits tissés par Nicolas Sarkozy avec l’émir quand il était ministre de l’Intérieur et faisait former les forces de l’ordre qataries ont été fructueux.

Cela s’est traduit, pour la partie visible, par le rôle déterminant du Qatar dans la libération en juillet 2007 des infirmières bulgares détenues en Libye par Kadhafi et plus récemment par la participation symbolique du Qatar à l’intervention militaire occidentale contre le même Kadhafi, seul pays arabe à le faire.

Illustration toutefois du double jeu permanent du Qatar, l’émirat a aussi joué un rôle dans l’affaire al-Megrahi, la libération en août 2009, soi-disant pour raisons médicales, de l’un des auteurs libyens de l’attentat de Lockerbie.

Parmi les actuels et anciens membres du gouvernement, Claude Guéant en tant qu’envoyé spécial de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati dont la sœur travaille pour le procureur général du Qatar et Fadela Amara ont multiplié les voyages dans l’émirat. A une époque, quand elle était Garde des sceaux, Rachida Dati se rendait jusqu’à deux ou trois fois par mois au Qatar.

Le Qatar soigne Sarkozy, mais pas seulement: des proches de Chirac (qui en tant que président de la République s’était rendu 9 fois en visite officielle à Doha) et des socialistes bénéficient aussi de son attention et de ses faveurs.

Le Qatar est le principal client du cabinet d’avocat de Dominique de Villepin. Le contrat stipulerait que les déplacements de l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac à Doha se font dans les avions de l’émir. Ségolène Royal s’est elle vu offrir un dîner en son honneur à l’ambassade du Qatar le 27 mars 2008.

La bataille d’Areva et les réseaux Sarkozy

Autre démonstration du poids de l’émirat dans la vie politique française, il a obtenu le vote à l’Assemblée et au Sénat au début de l’année 2008 d’un statut fiscal exorbitant pour ses investissements en France. Les investissements immobiliers ne sont pas imposables sur les plus-values et les résidents qataris en France ne payent pas l’ISF pendant leurs cinq premières années de présence. Le groupe d’amitié entre la France et le Qatar compte 49 députés à l’Assemblée nationale…

Le Qatar a passé des accords de défense avec la France qui assure la formation des marins de sa flotte de guerre et de ses policiers et lui a fourni une grande partie de son matériel militaire, notamment des mirages 2000. Le Qatar a obtenu ou veut obtenir l’ouverture d’antennes à Doha de quelques-unes de nos plus prestigieuses grandes écoles comme HEC, Saint-Cyr ou l’Ecole nationale de la magistrature.

Les grandes entreprises françaises sont évidemment très présentes à Doha, notamment dans la défense et l’énergie: Total, GDF-Suez, EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… ont raflé des contrats importants. Mais le Qatar est aussi et avant tout un investisseur. Le fonds souverain du Qatar est actionnaire ou cherche à le devenir, de groupes stratégiques comme Lagardère (défense et presse), Veolia environnement (services collectifs), Suez (énergie, services collectifs), Vinci (BTP), et du coté des tentatives répétées CMA CGM (shipping) et surtout Areva (nucléaire).

La partie qui s’est jouée il y a quelques mois autour du capital d’Areva illustre bien le poids et l’ambition des Qataris en France et la façon dont ils procèdent et dont leurs réseaux fonctionnent. En l’occurrence, ils ont joué sur les liens étroits et anciens entre Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, François Roussely, président du Crédit Suisse France et Henri Proglio, PDG d’EDF et proche de Nicolas Sarkozy.

Ces trois hommes se connaissent très bien. François Roussely a précédé Claude Guéant à la direction de la police nationale et Henri Proglioà la présidence d’EDF. François Roussely a été chargé par le gouvernement de rédiger un rapport sur l’avenir du nucléaire et, ce qui ne semble gêner personne, conseille le Fonds souverain du Qatar qui est client et actionnaire du Crédit Suisse et souhaite ardemment entrer dans le capital d’Areva.

Paris, la tête de pont qatarie

Il a fallu une intervention conjointe du Premier ministre François Fillon, de la ministre de l’Economie Christine Lagarde et d’Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva, pour empêcher in extremis l’entrée à la fin de l’année 2010 du Qatar dans le capital du fleuron français du nucléaire.

«Avec les Qataris, c’est toujours du donnant-donnant, explique sous le couvert de l’anonymat un Français qui a longtemps vécu au Qatar, connaît bien la famille régnante et a vu défiler à Doha une bonne partie de la nomenklatura française. Parfois, il y a un grain de sable in extremis comme dans l’affaire Areva, mais c’est l’exception, ils préparent bien leurs coups.»

L’immobilier donne également une bonne mesure de l’influence qatarie. L’émir possède un palais de 4.000 m2 à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et l’hôtel d’Evreux, place Vendôme ainsi que deux autres hôtels particuliers attenant. Le fonds souverain détient à Paris des hôtels de luxe (Majestic et Royal Monceau).

Hôtel Lambert, à Paris, le 21 août 2009. REUTERS/Benoit Tessier

Mais ce sont les travaux du frère de l’émir lors de la restauration de l’hôtel Lambert, joyau du XVIIe siècle situé sur l’île Saint-Louis, racheté en 2007 aux héritiers du baron Guy de Rotschild, qui ont fait un peu de bruit. Des travaux considérables et illégaux qui ontprovoqué une polémique. Pour y mettre fin, Christine Albanel, alors ministre de la Culture, n’avait pas saisi la Commission nationale des monuments historiques, mais un Comité scientifique… créé spécialement.

Et pour finir donc le sport et le football qui pour le Qatar semblent être le moyen idéal pour obtenir enfin la reconnaissance et le statut qu’il cherche frénétiquement. Le recrutement de Zinedine Zidane pour plusieurs millions d’euros afin vanter les mérites de la candidature à la Coupe du monde de football de 2022 du plus petit pays au monde l’ayant jamais organisé — qui ne s’est jamais qualifié pour cette compétition et de surcroit à un climat inadapté à la pratique de ce sport en été… — a été couronné de succès.

La controverse qui a suivi et les lourds soupçons de corruption de la Fifa n’y ont rien changé. Après le Royaume-Uni, l’Allemagne à son tour vient pourtant de contester le choix du Qatar et demande que la candidature soit rééxaminée. Peu probable.

A Doha, le Qatar vient d’obtenir l’organisation de la Coupe du Monde 2022. REUTERS/Fadi Al-Assaad

L’intérêt du Qatar pour le football ne s’arrête pas à l’organisation de la Coupe du monde et à l’achat pour ses clubs de joueurs européens en fin de carrière payés à prix d’or. Les clubs de football européens deviennent aussi des proies, celui deMalaga en Espagne, le FC Barcelone dans une moindre mesure, et donc maintenant le Paris Saint-Germain, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy est un supporter affirmé. Il se dit de façon insistante que l’Elysée n’aurait d’ailleurs pas ménagé ses efforts pour convaincre l’émir de donner au PSG les moyens de nouvelles ambitions. Mais quelle en sera la contrepartie?

Eric Leser / Slate

 

ls ont osé s’attaquer aux biens accumulés pendant des années, en France, par des présidents africains, aussi riches que leurs pays sont pauvres. Et pour l’instant, contre toute attente, les accusateurs ont eu gain de cause.

Après plusieurs rebondissements, leurs plaintes devant la justice française ont conduit à la désignation de deux magistrats chargés d’éplucher la liste interminable des comptes en banque, voitures de luxe, villas et immeubles qui pourraient révéler un enrichissement illicite. 

Il y a d’abord eu, en décembre 2008, la plainte pour «recel de détournement de biens publics» visant trois présidents: Omar Bongo (Gabon), Denis Sassou-Nguesso (République du Congo), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale). Et depuis juin 2011, l’ex-président tunisien Ben Ali et son entourage sont venus rejoindre ce petit club de dirigeants soupçonnés d’avoir pillé leurs pays pour s’acheter d’immenses villas et de belles voitures. 

Après des années de silence, quelque chose est peut-être en train de changer. Car désormais les chefs d’Etat, notamment africains, qui roulent en Ferrari et collectionnent les hôtels particuliers dans le XVIe arrondissement de Paris, savent qu’ils ont en face d’eux un adversaire déterminé: la section française de l’ONG Transparency International. Elle n’est pas seule dans cette bataille, mais son engagement a joué un rôle décisif.

Car seule une organisation dont la raison sociale est la lutte contre la corruption avait la légitimité de se porter partie civile et contraindre la justice française à s’emparer de ce dossier forcément sulfureux. En acceptant de ce lancer dans cette bataille, Transparency International a donc permis aux plaintes d’aboutir. Pourtant, rares sont ceux qui savent qui se cache derrière ce sigle.

Une organisation sans visage

«TI», comme on l’appelle, n’a jamais eu de porte-parole —en France ou ailleurs. Ses membres se montrent d’une discrétion absolue et apparemment efficace. Cette organisation sans visage est pourtant constituée de gens bien réels. Ni superhéros, ni super-espions.

S’ils pouvaient pousser la porte du siège parisien, les présidents africains mis en cause seraient sûrement surpris. Quoi, juste un modeste local à Neuilly? Occupé par trois jeunes à peine trentenaires? Que vient de rejoindre une chargée de mission sur un dossier plus particulier? Voilà le quotidien de la section française de Transparency International. C’est donc ça, la force de frappe qui pourrait faire trembler les palais présidentiels de Libreville, Malabo et Brazzaville?

Myriam, Julien et Marina ont encore des looks d’étudiants. Ils sortent de grandes écoles et Transparency International est leur premier véritable employeur. Évidemment, ces trois salariés ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Mais, au quotidien, ce sont eux qui rédigent les communiqués, les rapports et la plupart des documents envoyés aux médias, aux autres sections à travers le monde, ou aux responsables politiques.

À leurs côtés, il y a une machine bien plus puissante, et notamment ce conseil d’administration qui réunit des membres aux références aussi prestigieuses qu’inattaquables: magistrats à la retraite, administrateurs, fonctionnaires; ce sont tous des sages dont les avis comme les recherches sont déterminants.

Il y a aussi le président de la section française, Daniel Lebègue. Un haut fonctionnaire (vingt ans à la tête du Trésor, puis à la Caisse des Dépôts). Élu une première fois en 2003, son mandat vient d’être renouvelé pour six ans en mai dernier. C’est lui qui a recruté la petite équipe de permanents, surpris d’avoir reçu autant de candidatures de jeunes diplômés brillants qui auraient pu faire carrière dans la banque ou les affaires.

«C’est quand même plus intéressant que de travailler pour une banque! Tous les trois, on cherchait à notre manière un boulot qui donne du sens à l’existence», explique Myriam Savy qui s’occupe notamment de la communication de la section.

Pour Daniel Lebègue aussi, ce fut un choix réfléchi. Il n’était pas lui non plus prédestiné à s’engager dans ce combat. Il aurait pu couler une retraite tranquille, profitant de sa participation à plusieurs conseils d’administration de grandes entreprises. Mais en quittant la fonction publique après tant d’années de bons et loyaux services, il voulait agir. Et quand TI l’a sollicité, il n’a pas hésité à prendre la tête de la section française.

Fort de son passé de financier (il a également travaillé longtemps à la BNP), il oriente d’abord la section française dans la lutte contre les paradis fiscaux où l’argent sale se recycle si facilement. Mais il allait bientôt être à l’origine d’une petite révolution au sein de Transparency International, dont l’Afrique en sera l’enjeu.

Un casse-tête procédurier

En 2008, il est contacté par William Bourdon. Un avocat parisien spécialisé dans la défense des droits de l’homme et qui est également à la tête d’une association, Sherpa, dont la vocation est de défendre les victimes de crimes économiques.

C’est Sherpa qui, avec deux autres associations (Survie et la Fédération des Congolais de la Diaspora), avait déposé une première plainte en mars 2007 contre les biens mal acquis de plusieurs présidents africains. Cette première plainte avait permis d’ouvrir une enquête de police confirmant à travers 34 procès-verbaux l’existence d’un patrimoine hallucinant aux mains des dirigeants africains.

Un seul exemple? Omar Bongo et son entourage: 39 propriétés (la plupart dans les quartiers huppés de Paris), 70 comptes bancaires, 9 véhicules d’une valeur de plus d’un million d’euros… L’une de ces voitures, destinée à la femme du président, a été payée avec un chèque directement émis par le Trésor public gabonais.

Mais malgré ces premiers résultats accablants, la plainte est classée sans suite, le procureur estimant que l’infraction était «insuffisamment caractérisée». Pour faire rebondir l’affaire, il reste une solution: utiliser une autre procédure, la plainte avec constitution de partie civile. L’avantage, c’est qu’elle permet l’ouverture d’une instruction —bien plus importante qu’une simple enquête de police— à condition que les plaignants soient acceptés par le juge.

William Bourdon redoute que Sherpa et les autres ONG ne soient pas reconnues comme victimes. Et c’est pour cette raison qu’il vient solliciter Transparency International, dont l’objectif déclaré est la lutte contre la corruption. En se joignant à la plainte, l’association renforce les chances de la rendre recevable. Daniel Lebègue consulte à plusieurs reprises les sages du conseil d’administration. C’est une décision lourde de conséquences.

Car depuis la création de TI en 1993, l’association a toujours refusé d’intervenir dans des cas précis, préférant jouer le rôle de sentinelle qui avertit, dénonce ou conseille les autorités d’un pays. Finalement, la section française accepte de sauter le pas, brisant l’un des dogmes de l’organisation. Un choix d’autant plus risqué que la France entretient des liens étroits avec les chefs d’Etat visés. Le dossier est donc explosif, et le parcours judiciaire semé d’embûches.

Dés le départ, la bataille sera effectivement rude et il faudra aller jusqu’à la Cour de cassation pour que la plainte contre les trois présidents soit déclarée recevable. Aujourd’hui, l’association espère que la nouvelle plainte contre Ben Ali et ses proches sera acceptée plus facilement.

«Ce serait logique étant donné le précédent des autres plaintes que la Cour de cassation a déclaré recevables», estime Myriam Sauvy.

Pourquoi concentrer cette lutte sur l’Afrique?

En janvier 2009, lors d’une conférence de presse, Daniel Lebègue avait justifié ce choix:

«C’est en Afrique, qu’on observe aujourd’hui le lien le plus destructeur entre corruption et développement. Nous voulons que l’argent détourné soit rendu aux citoyens africains, et nous avons le soutien de toutes nos sections africaines.»

Mais, finalement, c’est aussi un retour aux origines. Transparency International a été créée en 1993 par Peter Eigen, un Allemand, ancien représentant de la Banque mondiale à Nairobi, au Kenya. Deux ans auparavant, en 1991, il avait claqué la porte de cette institution, révolté d’assister aux détournements des fonds destinés au développement par des élites prédatrices, sans que la Banque ne réagisse.

Vingt ans plus tard, alors que TI compte plus d’une centaine de sections dans le monde et qu’elle a imposé partout sa crédibilité, c’est encore en Afrique que s’impose une nouvelle prise de conscience. Pour mettre un terme à la corruption, il faut descendre dans l’arène et attaquer en justice ceux qui sont soupçonnés de profiter du pillage des richesses nationales.

La fin de l’impunité pousserait les puissants à freiner leur appétit de biens mal acquis. Mais le combat ne fait que commencer: dans son édition du 10 juin 2011, Le Monde révélait ainsi que malgré les poursuites engagées en justice, les familles de Bongo, Sassou-Nguesso et Obiang ont continué leurs achats somptuaires en France.

Maria Malagardis

 

 

TRÈS INTÉRESSANT quand les langues se délient
Voir 2ème partie pour l'HISTOIRE

France - Afrique : Sarkozy accusé de favoriser son ami Bolloré en Afrique

France
            - Afrique : Sarkozy accusé de favoriser son ami Bolloré en
            Afrique

Selon Jacques Dupuydauby, ex-dirigeant du groupe portuaire Progosa, interrogé par Mediapart, des chefs d'Etat africains auraient avoué avoir subi des pressions de la part de l'Elysée au profit du groupe Bolloré.

"Quand Vincent Bolloré s'implante quelque part, il utilise le président français comme son VRP de luxe. Nicolas Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et fait des pressions [...] On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions." Dans l'interview que publie Médiapart ce lundi, Jacques Dupuydauby ne mâche pas ses mots, et accuse ouvertement le président de la République de "chantage d'Etat" au profit de son ami Vincent Bolloré.

Au lendemain de son départ à la retraite, l'homme d'affaires franco-espagnol, président du groupe portuaire Progosa, ancien vice-président du groupe Bouygues et proche des réseaux chiraquiens, affirme avoir personnellement recueilli les confidences embarrassantes de plusieurs présidents africains, dont Faure Gnassingbé (Togo), Denis Sassou N'Guesso (Congo) et Paul Biya (Cameroun).

"Vous ne pourrez plus compter sur l'appui de la France"

Les trois dirigeants lui auraient affirmé qu'ils ne pouvaient (ré)attribués la gestion des ports de Lomé, Pointe-noire et Douala à son ex-société en raison des pressions exercées par Nicolas Sarkozy au profit du groupe Bolloré. Selon lui, le message de l'Elysée était clair: "Si vous ne faites pas ce qu'on vous demande en donnant telle et telle chose à Bolloré, vous ne pourrez plus compter sur l'appui de la France."

Dans cet entretien, Jacques Dupuydauby évoque également l'intervention de l'Elysée pour les ports de Misrata en Libye, et d'Abidjian en Côte d'Ivoire, attribués malgré les bouleversements politiques au groupe Bolloré. Selon l'ex-homme d'affaires, Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret et Alain Carignon, un proche de Brice Hortefeux, jouaient un rôle de "courroie de transmission" entre le chef de l'Etat et ces dirigeants africains.

Le bras de fer Dupuydauby-Bolloré ne date pas d'hier

Par ailleurs, l'ex-dirigeant qui a été comdanné le 7 septembre dernier à vingt ans de prison ferme et plus de 350 millions d'euros d'amendes par un tribunal de Lomé (Togo) pour "abus de confiance", "délit d'escroquerie" et "groupement de malfaiteurs" affirme que "toute cette affaire a été orchestrée par Vincent Bolloré". Jacques Dupuydauby demande également l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire par la nouvelle majorité socialiste du Sénat.

Le bras de fer qui oppose Jacques Dupuydauby et Vincent Bolloré en Afrique ne date pas d'hier. Voilà des années que le Sévillan d'adoption et le Breton de souche échangent menaces et anathèmes ou croisent le fer dans les prétoires. Manoeuvres frauduleuses, escroquerie et diffamation, accuse l'un; corruption et favoritisme, rétorque l'autre. 

 

France : « Une partie de nos dirigeants continuent de regarder l’Afrique comme une vache à lait »

 

France : « Une partie de nos dirigeants
          continuent de regarder l’Afrique comme une vache à lait »

La France vient de réaffirmer son soutien à Paul Biya, réélu président du Cameroun, au pouvoir depuis trente ans. Qu’importent la corruption, la répression, les irrégularités du scrutin. Seuls comptent les intérêts politiques et économiques de la France. Un processus que décrypte l’ouvrage Kamerun, une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971). Ou comment asseoir une dictature et développer les intérêts de la France en Afrique, hier comme aujourd’hui. Entretien avec l’un des auteurs, Thomas Deltombe.
 
L’élection présidentielle camerounaise du 9 octobre dernier n’aura pas fait exception. En qualifiant les conditions de scrutin d’« acceptables » [1], Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, affiche la continuité de la politique menée par la France au Cameroun, depuis les années 1950. Peu importe les irrégularités qui ont entaché le scrutin. Peu importe qu’un syndicaliste et 17 militants d’un parti d’opposition aient été arrêtés, quelques jours avant le scrutin. La France apporte ainsi une nouvelle fois son soutien au président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982.

Le gouvernement français n’aimerait certainement pas perdre son « premier partenaire dans le monde en matière de coopération militaire ». Un partenariat chiffré à près de 4 millions d’euros, d’après le député UMP Michel Terrot, et qui comporte un enseignementaux techniques de « maintien de l’ordre ». Ni perturber ses intérêts économiques au Cameroun. Comme ceux de Vincent Bolloré, « acteur incontournable » de l’économie camerounaise [2] Sa marque Corporate Bolloré Africa Logistics a obtenu la concession du terminal à conteneurs du port de Douala et celle du chemin de fer. Le groupe contrôle aussi, directement ou indirectement, d’immenses plantations de palmiers à huile et d’hévéas. Et mise désormais sur les agrocarburants.

L’histoire que la France ne veut pas reconnaître

Comment expliquer cette collaboration entre la France et le Cameroun ? De 1955 à 1961, les militaires français ont mené une guerre terrible au Cameroun. Torture, bombardements, guerre psychologique ont été employés pour venir à bout des nationalistes de l’Union des populations du Cameroun (UPC). « De la pure invention ! », a déclaré François Fillon, en visite officielle à Yaoundé, en mai 2009. Un épisode de l’histoire franco-camerounaise longtemps resté secret, qu’éclaire le livre Kamerun, Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971). Pendant plus de quatre ans, les journalistes Thomas Deltombe et Manuel Domergue, avec l’historien camerounais Jacob Tatsitsa, ont exhumé cette mémoire. Ils dévoilent la mise en place d’un système qui permet à la France de maintenir son influence sur son pré carré africain.

Pourquoi la France a-t-elle lancé cette guerre contre les nationalistes camerounais ?

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Cameroun a un statut particulier. Ce n’était pas une colonie mais un territoire sous tutelle de l’ONU, confié en administration à la France et à la Grande-Bretagne. C’était donc le maillon faible de l’empire français en Afrique centrale : n’ayant pas réussi à faire accepter à l’ONU l’intégration pure et simple du Cameroun dans l’Union française, les autorités coloniales craignaient que le vent de la décolonisation s’engouffre dans cette brèche et, par effet boule de neige, emporte les pays alentour (Tchad, Gabon, Congo, etc.). Cela aurait privé la France de ressources et de positions stratégiques, au moment même où l’Empire s’effilochait en Asie et en Afrique du Nord. Confrontées à un mouvement national très populaire au Cameroun, l’UPC, les autorités françaises ont vite compris qu’il leur faudrait jouer de la carotte et du bâton. La carotte avec une élite docile à laquelle elles ont offert quelques bribes de souveraineté, et le bâton contre le peuple ou tous ceux qui, comme l’UPC, tentaient de défendre ses intérêts. La brutalité est d’autant plus forte que les regards sont alors tournés vers l’Algérie? : au Cameroun, les militaires sont incités à se montrer aussi discrets qu’efficaces.

Hormis l’attention des Français pour la guerre d’Algérie, pourquoi ce conflit va-t-il demeurer secret ?

La première raison vient du statut particulier du Cameroun. Parce qu’elles doivent rendre compte de leur gestion du Cameroun devant l’ONU, les autorités françaises camouflent leur action répressive tout au long des années 1950, pour ne pas être réprimandées par la « communauté internationale ». Mais le silence de la guerre n’est pas levé après la proclamation officielle de l’indépendance, le 1er janvier 1960. Il faut bien comprendre que cette « indépendance » est elle-même une technique de propagande? : on confie une indépendance de façade – la carotte – à une élite servile, baptisée « nationaliste modérée », pour couper l’herbe sous le pied aux nationalistes véritables et continuer à jouer du bâton, en toute discrétion, contre les mouvements populaires. À partir de 1960, la discrétion est d’autant plus nécessaire que la France est simultanément en train d’offrir, sur le modèle camerounais, de fausses indépendances à toutes les colonies françaises d’Afrique, emportées à leur tour par le mouvement de décolonisation… Une troisième explication de l’aspect secret de la guerre du Cameroun vient du régime camerounais lui-même. Imposée de force par la France et contre la volonté populaire, la dictature camerounaise va tout faire pour effacer la lutte des nationalistes de la mémoire des Camerounais.

Le mot « communiste » sert à justifier les actions des militaires français…

Bien entendu. En cette période de guerre froide, les militaires et officiels français ne cessent d’agiter la menace communiste. C’est une méthode de propagande classique? : non seulement on peut ainsi prétendre « défendre les gentils Africains » contre le marxisme, mais on peut également utiliser les méthodes totalitaires que l’on prête à l’ennemi sous prétexte que les moyens démocratiques sont inefficaces. Telle est exactement la logique qui s’installe au Cameroun en 1954-55, lorsque les autorités françaises prennent la décision d’éradiquer l’UPC. Sous prétexte de lutter contre l’ennemi communiste – en fait un mouvement national réclamant l’indépendance du pays –, l’administration française jette les bases d’un système dictatorial de gouvernement. Si l’on veut faire un parallèle avec l’actualité, on notera une grande similarité entre ce que l’on désignait jadis comme le « communisme » et ce qu’on range aujourd’hui sous l’« islamisme », un prétendu danger qui a longtemps servi à justifier l’appui aux dictatures d’Afrique du Nord…

Face à cet « ennemi », les militaires français mènent au Cameroun une guerre dite « révolutionnaire ». Sur quoi repose-t-elle ?

Théorisée au milieu des années 1950 au sein de l’armée française, la « guerre révolutionnaire » repose sur un triptyque : elle est populaire, psychologique et préventive. Populaire, parce qu’il s’agit non pas de combattre frontalement l’adversaire, mais de l’extirper de la population civile. Psychologique, car c’est dans le cerveau des gens que les autorités cherchent prioritairement à annihiler les idées ennemies. Préventive enfin, puisqu’elle considère que toute personne est susceptible de tomber dans le camp adverse. Les militaires élargissent leur cible, qui n’est plus simplement l’ennemi déclaré (les « coupables »), mais tous les ennemis potentiels (les « suspects »). Au début des années 1960, par exemple, on justifie ainsi l’enfermement dans des camps fortifiés de 500 000 personnes, étiquetées comme « ?Bamilékés? », c’est-à-dire originaires de la région de l’Ouest-Cameroun. Progressivement, c’est toute la population camerounaise qui est devenue « suspecte ». Au tournant de l’indépendance, la guerre ponctuelle contre l’UPC s’est transformée en guerre permanente contre le peuple camerounais. Avec l’aide de la coopération française, la dictature d’Ahmadou Ahidjo a instauré un parti unique, mis en place une législation dite « contre-subversive », implanté des « camps de rééducation civique », lancé de grandes campagnes d’action psychologique pour soumettre l’ensemble de la population à l’ordre néo-colonial. À la grande satisfaction de la France, qui « protège » ainsi les Africains contre un communisme international qui a bon dos.

Pour extirper cet ennemi intérieur, les militaires français et camerounais distillent l’effroi ?

Oui, durant cette période, le choc, l’effroi, la sidération sont parmi les instruments psychologiques favoris du pouvoir franco-camerounais. Par les bombardements, les incendies, les disparitions, l’exhibition publique de cadavres. Autant de techniques utilisées quotidiennement à l’Ouest-Cameroun dans les années 1960 : il s’agissait littéralement de tétaniser le peuple. Une des techniques les plus barbares était l’exhibition sur les places publiques des têtes tranchées des combattants nationalistes capturés. Cette « technique » avait pour fonction d’extraire du renseignement : on faisait défiler les villageois devant ces têtes pour essayer de distinguer, dans les émotions exprimées par les spectateurs, d’éventuelles complicités. Mais il s’agissait aussi de profaner la culture locale, celle des Bamilékés, qui ont la particularité de vénérer les crânes de leurs ancêtres. La profanation des crânes des combattants nationalistes par l’armée franco-camerounaise avait donc pour fonction de frapper les gens jusqu’aux tréfonds de leurs croyances et de leur intimité familiale.

La torture est aussi une méthode largement utilisée…

La torture est au centre de la « guerre révolutionnaire ». Avec, comme pour les têtes coupées, une double fonction de renseignement et de propagande. Renseignement parce qu’il s’agit là encore d’extorquer des informations par la force ; et propagande, puisque son effet psychologique est très fort : soit on « réinjecte » les suppliciés dans la population, ce qui les transforme malgré eux en agents de propagande ; soit, au contraire, on fait disparaître leurs corps, ce qui place les familles dans une insupportable incertitude et une très grande fragilité émotionnelle. Ce qui nous a frappés au cours de l’enquête, c’est la décontraction avec laquelle certains témoins, formés à ces techniques par des officiers français puis camerounais, évoquent ce sujet. Certains racontent la gégène ou la balançoire avec le sourire, comme s’ils nous détaillaient une bonne recette de cuisine : « Voilà comment il faut faire », « Telle technique marche vraiment très bien », etc. Une sauvagerie que certains esprits racistes aimeraient imputer aux mœurs locales. Pourtant, cette décontraction révèle autre chose : tandis que la guerre accouchait de la dictature, la torture se normalisait et, si j’ose dire, se démocratisait. Les gens qui nous racontaient la torture avec ces grands sourires sont de petits bonshommes, occupant des positions subalternes dans la société bamilékée et ne sachant souvent ni lire ni écrire. Mais ils étaient les bons élèves de « l’école française » de contre-insurrection? [3]…

Les effets de ce conflit sont-ils toujours perceptibles?

Oui, et il y aurait une grande enquête à faire, à la fois sur les traumatismes provoqués par cette guerre et sur la persistance des schémas répressifs. Ce qui est sûr, c’est que le système militaro-policier instauré au moment de l’indépendance a laissé des traces profondes. La suspicion, par exemple, est omniprésente dans la société camerounaise contemporaine. Tout le monde se méfie de tout le monde, ce qui rend l’action collective très difficile et permet à la caste dirigeante de dormir en paix. Elle dort d’ailleurs d’autant mieux que les techniques contre-subversives sont toujours en vigueur aujourd’hui. En février 2008, lors des émeutes dites « de la faim », au cours desquelles une partie de la jeunesse urbaine s’est soulevée, les policiers ont tiré à vue faisant une centaine de morts. Des gens, en uniforme ou non, sont allés rafler des milliers de personnes dans les quartiers. Le 23 février 2011, alors que l’opposition voulait honorer les martyrs de 2008, un vaste dispositif civilo-militaire avait été déployé dans tout le pays : barrages routiers, activation des agents, contrôles des médias, etc.

Votre livre est subversif car il met en lumière ce passé colonial, l’installation d’une dictature, pour la défense des intérêts économiques français en Afrique…

Les autorités franco-camerounaises d’aujourd’hui n’aiment pas trop qu’on leur rappelle leurs crimes d’hier. Quant aux intérêts économiques, on retrouve là encore des continuités historiques étonnantes. Le groupe Bolloré en est une illustration stupéfiante. Il possède ou contrôle financièrement plusieurs plantations au Cameroun : plantations d’hévéas et de palmiers à huile  [4], dont la plupart étaient déjà, il y a cinquante ou quatre-vingts ans, des symboles de l’exploitation économique du territoire. De même avec le réseau ferré camerounais, construit dans la première moitié du XXe siècle grâce au travail forcé [5]. Plus incroyable encore, nous avons retrouvé dans les archives un document datant de 1950 dans lequel les autorités françaises envisageaient de confier le port de Douala à des intérêts privés français, au cas où le Cameroun deviendrait politiquement indépendant. Or, qui contrôle ce port soixante ans plus tard ? Bolloré, à nouveau… Autant vous dire que Vincent Bolloré aime beaucoup le Cameroun !

Quels sont les intérêts actuels de la France au Cameroun, et plus généralement, sur le continent africain ?

Les intérêts de la France au Cameroun, et en Afrique en général, sont multiples. Quelques exemples d’entreprises françaises présentes au Cameroun ? Vilgrain, Castel, Total, Perenco, Schneider, Cegelec, Bull, Lafarge, CFAO, Compagnie fruitière, Air France, Orange, Société générale, Crédit lyonnais, Banques populaires, Axa, AGF, Gras Savoye, Vinci, Bouygues, Razel, etc. Je cite ces entreprises parce que ce sont surtout les intérêts privés de la France qui sont mis en avant, ces derniers temps, par le pouvoir politique (pour justifier au passage un soutien à « nos champions industriels »). Mais cela ne doit pas faire oublier que les intérêts économiques, publics ou privés, de « la France » restent inextricablement liés aux intérêts politiques, et parfois personnels et électoraux, des dirigeants français. Pourquoi le discours officiel de la France continue-t-il de féliciter les « autocrates amis », comme Paul Biya (président du Cameroun), Blaise Compaoré (président du Burkina Faso) ou Denis Sassou Nguesso (président du Congo), chaque fois qu’ils remportent une élection truquée ? Pourquoi continue-t-elle d’offrir à ces mêmes autocrates son expertise en matière, par exemple, de maintien de l’ordre, d’organisation électorale ou de communication politique ? Parce qu’une bonne partie de notre classe dirigeante continue de regarder, consciemment ou inconsciemment, cette partie de l’Afrique comme « une dépendance de la France ». Et, plus prosaïquement, comme une vache à lait.


Notes
[1] Pour ensuite déplorer « de nombreuses irrégularités »... Voir le communiqué de presse de l’association Survie

[2] « Port, rail, plantations : le triste bilan de Bolloré au Cameroun », Le Monde diplomatique, Thomas Deltombe, avril 2009.

 

[3] Voir Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, l’école française, La Découverte? ; et Mathieu Rigouste, L’Ennemi intérieur, La généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine, La Découverte.

[4] Dans les plantations de la Société camerounaise des palmeraies, privatisée en 2000 et détenue à 38,75 % par Bolloré, des milliers d’ouvriers sont exploités, les plus privilégiés pouvant gagner 53 euros par mois. Misant sur les agrocarburants, le groupe Bolloré ne cesse d’étendre ses palmeraies, « provoquant l’expulsion des populations, manu militari et sans dédommagement, et la destruction progressive des forêts et des cultures traditionnelles locales »(Thomas Deltombe). À lire : « Les Camerounais exploités des palmeraies de Bolloré », Libération, 11 mars 2008.

[5] Le réseau ferré était devenu l’un des symboles de la souveraineté économique et de l’intégration nationale du pays. Sa mise en concession a été suivie d’une augmentation des tarifs « voyageurs » et d’une fermeture des lignes « non rentables », le groupe Bolloré préférant miser sur le transport de marchandises. Un tiers des 3 600 salariés de Camrail ont été licenciés. Les leaders syndicaux ont par ailleurs subi « des infiltrations patronales, des mutations forcées, des licenciements punitifs et même, pour certains, des mois d’emprisonnement ». A lire : « Les heures sup’ africaines de Bolloré », Le Plan B, juin-juillet 2007.

© bastamag.net : Simon Gouin
 
 

Pour les intéressés :

La souveraineté illusoire des États

 

Malam Gerba - Après plus d’un siècle de colonisation et de domination, la majorité des pays africains ont acquis leur indépendance dans les années 60. Et pourtant, si l’on va au-delà des apparences, c’est-à-dire des attributs du pouvoir (hymne, devise, drapeau, etc.), tout indique que politiquement et économiquement, ils n’ont aucun contrôle sur leurs décisions et que les centres du pouvoir se trouvent ailleurs.

Politiquement d’abord : on a la fâcheuse impression que les anciens maîtres sont partis sans partir et continuent de se mêler, un peu trop et souvent ouvertement, des affaires de leurs anciennes colonies. Ainsi, le dirigeant élu d’une ancienne colonie doit encore avoir leur bénédiction.  De plus, chaque fois qu’il prend une décision, il faut qu’il s’assure que ça va plaire à Paris ou à Londres.Économiquement ensuite : les économies africaines restent extraverties. L’essentiel des exportations est constitué de matières premières et de produits agricoles. Or, les prix de ces produits sont fixés en Occident. Résultat : chaque fois que les pays développés toussent, l’Afrique éternue.

Le comble de l’humiliation a été cependant atteint à la fin des années 80, début des années 90, quand la plupart des pays africains ont été frappés de plein fouet par une crise économique provoquée par la chute des prix des produits de base, la dette publique qui dépassait les 100 % du PIB et le rétrécissement de l’aide extérieure. Pour les aider à s’en sortir, les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale) venues à leur secours, leur ont imposé les programmes d’ajustement structurel (PAS). Ces programmes de réformes, extrêmement contraignants et non négociables, leur ordonnaient de réduire grandement les dépenses publiques, de laisser flotter la devise, d’éliminer les subventions, de privatiser les entreprises d’État, etc. Conséquence de ces mesures : les États perdirent leur souveraineté budgétaire. En fait, le ministre des Finances des pays placés ainsi sous tutelle était...le FMI!

Pendant longtemps, le monde a cru que la souveraineté bafouée, humiliée, était le lot des pays du Tiers-Monde en général et des pays africains en particulier. L’actualité de ces derniers mois en Europe apporte la preuve qu’il n’en est rien et que les  États, à l’heure de la mondialisation, sont devenus de plus en plus faibles et vulnérables.

Regardez ce qui se passe en Grèce. Avec une dette de 350 milliards d’euros, soit 160 % du PIB, le pays risquait tout simplement la faillite. Pour bénéficier de l’aide internationale, on lui a fait boire la coupe jusqu’à la lie, en le faisant passer d’un plan d’austérité à un autre : augmentation des taxes, coupes salariales dans la fonction publique, réforme des retraites, etc. Face au mécontentement populaire et à ce qu’il a perçu comme un abandon de souveraineté, le premier ministre Georges Papandréou a décidé de soumettre le nouvel accord de prêt au référendum. Mal lui en a pris. Nerveux et furieux, les marchés ont eu sa peau. Aujourd’hui, son pays s’est incliné devant la volonté des créanciers et fera tout ce qu’on lui demandera pour les rassurer.

Regardez  l’Italie : septième puissance mondiale, 3e économie de la zone euro, sept fois le poids de la Grèce. Oui, mais ce géant croule sous une dette colossale de 1900 milliards d’euros, soit 120% de son PIB. Il s’est engagé à appliquer un plan d’austérité de près de 48 milliards d’euros, qui doit permettre d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2014 et relancer la croissance du pays. N’empêche : il se retrouve sous la surveillance du FMI qui va contrôler, aux côtés de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne, la mise en œuvre des promesses du gouvernement.

D’autres pays européens (le Portugal, l’Espagne et la France) pourraient tout aussi bien connaître le même sort, c’est-à-dire une atteinte directe à leur souveraineté politique et économique. On peut donc à juste titre se poser la question de savoir, si de nos jours, il existe encore des États indépendants et pour combien de temps encore. Ne faudrait-il pas plutôt admettre la fragilité des gouvernements nationaux face aux coups de boutoir des problèmes mondiaux de plus en plus graves et la montée en puissance des marchés qui sont devenus  bien plus puissants que les États? En réalité, ce sont eux qui gouvernent aujourd’hui le monde. Ils contrôlent, décident, imposent et font la loi.

Mais qui sont-ils? Ce sont les banques devenues puissantes et arrogantes. Ce sont les entreprises multinationales, dont le chiffre d’affaires est très supérieur au budget de plusieurs dizaines d’États. Ce sont enfin les agences de notation qui décident de l’avenir de toute une nation, en suscitant une crise de confiance dans sa solvabilité.

La doctrine néolibérale qui sous-tend tous les programmes d’ajustement structurel, exige moins d’ «État ». Les marchés vont-ils tout simplement faire disparaître cette entité? L’économiste français Jacques Attali, dans son essai de prospective mondiale intitulé Une brève histoire de l’avenir, n’hésite pas à répondre par oui. Pour lui, les forces du marché vont prendre le dessus sur tout ce qui pourrait s’opposer à elles, y compris les États qu’elles détruiront peu à peu, y compris la superpuissance, les États-Unis, qui résistera plus longtemps, mais dont la domination prendra fin avant 2035. Devenu la loi unique du monde, le marché formera ce qu’il appelle un hyperempire, insaisissable et planétaire.

Cet avenir est-il inéluctable? Ne peut-il pas y avoir un sursaut des États? Lors de la crise financière de 2008, ils avaient promis de réguler les marchés. Pourquoi n’ont-ils pas pris leurs responsabilités?  Est-ce un aveu d’impuissance face aux marchés devenus incontrôlables? Si c’est le cas, il y a lieu de s’inquiéter devant ce « monstre » qui a échappé à ses créateurs, devant cette ère nouvelle où le pouvoir n’est plus de type représentatif ou électif, ni localisé géographiquement, mais est exercé directement par ceux qui contrôlent le système financier.             

Malam Gerba    
 

Les investissements directs étrangers en Afrique : l’impact de la crise financière

 
Il y a quelques années, la part de l’Afrique dans les flux mondiaux d’investissements directs étrangers (IDE) demeurait faible et était tombée à certains moments à moins de 1%. La perception d’un risque élevé combinée à la faiblesse des institutions décourageaient les investisseurs et bailleurs de fonds étrangers. Pour renverser cette tendance, la plupart des pays africains ont engagé d’importantes réformes politiques et économiques.

La bonne nouvelle, c’est que ces efforts ont commencé à porter des fruits. Ainsi, dans le dernier Rapport de Doing Business 2009 publié par la Société Financière Internationale (SFI) et la Banque Mondiale et qui classe 181 pays dans le monde en fonction des facilités qu’ils accordent dans le domaine des affaires, la dernière année (juin 2007 à juin 2008) apparaît comme une année record pour l’Afrique en matière de réforme : 28 pays ont adopté 58 réformes qui facilitent la pratique des affaires -plus que toute autre année- et la région compte quatre des dix premiers réformateurs du monde dans ce domaine (le Sénégal, le Burkina Faso, le Botswana et l’Egypte). La plupart des pays réformateurs ont mis l’accent sur la facilitation de la création d’entreprise et la réduction des coûts d’importation et d’exportation.

Et les résultats sont là : d’après un rapport de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) sur les tendances en matière d’investissements, les IDE en Afrique ont doublé entre 2004 et 2006 pour atteindre un record de 36 milliards de dollars. En 2007, ces investissements ont encore augmenté pour atteindre 53 milliards de dollars, ce qui constitue un nouveau record. Les IDE restent concentrés sur le plan géographique. Les dix principaux pays de destination (Nigeria, Égypte, Afrique du Sud, Maroc, Libye, Soudan, Guinée Équatoriale, Algérie, Tunisie et Madagascar) ont absorbé à eux seuls 82% du total et neuf pays ont enregistré des IDE d’un montant égal ou supérieur à 1 milliard de dollars.

L’intérêt pour les ressources naturelles explique la répartition inégale des flux d’IDE à travers le continent. Les 24 pays africains qui, d’après la Banque Mondiale, tirent la quasi-totalité de leurs revenus du pétrole et d’autres ressources minérales, ont en moyenne obtenu près des trois quarts des flux d’IDE pendant les 20 dernières années.

Malgré des investissements en hausse, la part de l’Afrique dans les IED mondiaux est restée cependant de 3 % environ. Les sociétés multinationales des États-Unis et d’Europe sont les principaux investisseurs dans la région, suivis des investisseurs africains, en particulier d’Afrique du Sud. Les sociétés multinationales d’Asie ont principalement investi dans l’extraction et l’infrastructure pétrolières et gazières. Selon les prévisions, les entrées d’IDE devaient croître en 2008 « en raison du maintien de prix élevés sur les marchés de produits de base, des grands projets déjà annoncés pour cette année et des versements qui seront effectués au titre de fusions-acquisitions internationales précédemment conclues».

Quel crédit accorder encore à ces prévisions au moment où s’installe la crise financière internationale? Les prix des matières premières sont en chute libre et dans l’éventualité d’une récession à l’échelle internationale, l’assèchement du crédit et la chute prévisible de l’Aide publique au développement pourraient compromettre sérieusement cette quatrième année consécutive de croissance de l’IDE en Afrique. C’est la mauvaise nouvelle, car l’Afrique- la plupart des experts sont d’accord là-dessus- ne peut pas échapper à l’effet de contagion de cette crise. Et cela, pour plusieurs raisons. D’abord, c’est une crise de financement. Si, déjà, les banques occidentales, pour des raisons de solvabilité, refusent de se prêter de l’argent entre elles, il y a de fortes chances qu’elles ne veuillent pas financer les banques africaines. Et si ces dernières ne peuvent pas bénéficier de ces crédits, elles se retrouveront dans l’incapacité de prêter à leurs clients (particuliers ou entreprises). Ensuite, de nombreux projets dépendent de fonds étrangers, notamment de l’aide au développement. Si déjà en période normale, les pays développés ont du mal à tenir leurs engagements en matière d’aide, sans doute qu’en temps de crise, comme le souligne bien l’économiste en chef de l’OCDE, Gijon Spalla, « ils auront encore plus de mal ». De nombreux projets vont probablement donc être suspendus. Enfin, les demandes en matières premières reculent. C’est un coup dur pour les pays africains producteurs qui vont devoir revoir leurs prévisions et leurs plans.

Quoi qu’il en soit, c’est une période d’incertitude qui s’ouvre pour les IDE en Afrique. Au mieux, le mouvement de hausse devrait ralentir du fait d’une pause des investissements importants dans le secteur pétrolier de plusieurs pays. La seule chance de l’Afrique, c’est que ses richesses naturelles et son marché suscitent aujourd’hui une grande rivalité entre les puissances (les pays occidentaux et les pays émergeants comme l’Inde et la Chine), ce qui lui donne de nouvelles marges de manœuvre et de nouvelles sources… d’investissement.

Gerba Malam

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Salut !
Voilà qui te convaincra de ce que j'avance car aucune transparence n'est détectable sur le financement de ses travaux qui représentent des centaines de milliards. Quand aux miséreux qui vivent alentour de ces cités richissimes, c'est hors sujet. Je te signale que j'ai titré l'Afrique des riches. Il faut lire avant de tenter de dés-informatiser un problème bien gênant pour ces escrocs rapaces qui s'en mettent plein les fouilles de père en fils depuis des décennies. Regarde un peu l'histoire du frère de sarkoléon... et de tous ces " esclavagistes " qui pleurent son abolition... C'est à vomir que de défendre ce genre d'individus. Qu'un Lecanuet, Chirac ou Borloo fassent l'union des français ne me dérange pas, nous sommes en démocratie mais qu'un bouffon, mafieux, voyou, traître (piquer la femme de son meilleur ami dont il était témoin au mariage, puis la virer pour en détourner une autre qu'il abandonne ensuite pour baiser la plus grande " courtisane " d’Europe sur laquelle sont passés toutes les personnalités du monde politique et du spectacle, révèle assez bien le personnage, elle est tout de même 1ère dame de France et donc représentative du pays), psychopathe (il a tous les symptômes d'après la médecine) me file la nausée. Comment peut-on être aussi niais pour avaler ses paroles et surtout aussi " crédule " pour continuer à y croire après toutes ses exactions....
C'est aberrant d'être aussi naïf et ne pas avouer ce que l'on a devant les yeux. Hier encore, ce pourri a osé dire que ces prédécesseurs rendaient odieusement visite aux dictateurs ? Alors que lui les héberge carrément à l'hôtel Marigny ! On se demande franchement si il est normal.... Il ose dire qu'il a sauvé UNE entreprise alors que celles à qui il avait promis de l'aide, l'attendent toujours. Mais que faut-il donc qu'il fasse, ... nous foutre en guerre contre l'islam ? ? ?
Bah cela me dégoûte d'être obligé d'essayer de convaincre des personnes somme toute bornés. On ne peut aider des gens qui ne veulent pas être aidés mais malheureusement leurs votes met en péril l'ensemble de la population et c'est bien là le drame !
Bonne lecture en espérant que tu " analyses " enfin à bon escient. Je n'ai JAMAIS tenté de diriger l'opinion politique de chacun. Les gens sont libres de leur choix politique mais par contre ils ne le sont pas de nommer un dictateur à la tête du pays (soit-disant) des droits de l'homme ! Ma mission n'est que de tenter d'avertir du danger que représente ce genre d'individu assoiffé de pouvoir et de richesses, narcissique, égocentrique et dénué de tous sentiments. C'est l'avenir de nos mômes qui en dépend, alors fi de l'égoisme et retour aux vraies valeurs humaines....
Cordialement
JC

 

  Un contenu et une démarche de séquence 
pour la classe terminale

L'accroissement de la population et l'essor particulièrement soutenu des villes durant la seconde moitié du 20è siècle continuera à bouleverser la démographie du continent africain.
Quels sont les traits spécifiques de la dynamique urbaine en Afrique ?
Un modèle d'organisation et de fonctionnement de l'espace urbain est-il spécifique à ce continent ?
Frappées par la crise depuis les années 1980 et marginalisées par rapport aux centres d'impulsion de l'économie mondiale, les villes africaines peuvent-elles innover pour répondre aux multiples défis du développement ?

 

La séquence est organisée autour de quatre thèmes ; on pourra l'enrichir en puisant aux  ressources qui l'accompagnent.

 

I -La plus forte croissance des villes au monde sur un continent faiblement et inégalement urbanisé.

II -L'organisation de la ville africaine est le reflet des disparités socio-économiques et de la conception politique 

III -L'urbanisation est-elle un vecteur du développement ?

IV -La crise des villes et sa  gestion


Pour problématiser le sujet, on pourra partir d' un extrait vidéo sur une grande ville africaine ou de quelques photographies significatives de l'étalement de l'espace urbain, des contrastes des quartiers et du foisonnement des activités et des problèmes à gérer. 
Ex. de document vidéo : dans la série "Villes africaines", le CNDP et la chaîne de télévision ARTE ont édité en 1998 "Lagos, mégapole à la dérive"ou encore le dvd publié par le CNDP sur les métropoles mondiales.


I- Tardive, mais rapide, la plus forte croissance urbaine est en Afrique
Les élèves seront guidés dans la recherche de cette idée générale en observant et en confrontant dans leur manuel une carte de répartition des grandes villes du monde (un transparent des agglomérations de >1 Mhab.) et une seconde carte portant sur les taux de croissance urbaine (un transparent de l'accroissement urbain moyen 1950-2000)

Hachette de terminale 1998 et Nathan du programme de seconde 2001 propose de telles cartes ; pour des précisions statistiques, on pourra consulter les tableaux  du site.

1) - un continent encore peu urbanisé :

On procède à l'analyse en utilisant les tableaux de données statistiques portant sur l'urbanisation des grands ensembles géo-économiques et continentaux ainsi que sur le nombre et le rang des grandes villes africaines parmi les 50 premières mondiales (liens avec tableaux 1a et b ; 3c) pour constater :

- la sous-urbanisation du continent et le faible nombre de grandes villes :
L' Afrique approche les 2/5 de citadins contre ½ pour l'ensemble du monde ; les habitants des villes représentent en Afrique environ 8 % des urbains du monde, alors que la population africaine totale   comptabilise 13 % de la population du globe. Seulement 3 villes sont mentionnées parmi les 50 premières mondiales.

- l'inégale urbanisation du continent africain :
elle se lit sur la carte des taux de l'urbanisation en 2000  et dans le tableau des taux d'urbanisation par ensemble régional.
on soulignera :
- les contrastes entre Afrique noire (taux de 30 %) et Afrique blanche (taux de 50 %)
- les contrastes aussi à l'intérieur de l'Afrique noire : faible urbanisation de la frange sahélienne < 30 % ; plus élevée dans les états côtiers que dans l'intérieur (voir le poids des grandes villes portuaires de l'Afrique occidentale et du golfe de Guinée) : généralement sont les plus urbanisés les Etats insérés dans les échanges mondiaux ; au contraire, les Etats enclavés sont faiblement urbanisés : ex. comparés de la Côte d'Ivoire ( 44 %) et du Burundi (taux de 9 %) ; le Nigeria avec un taux d'urbanisation supérieur à 40 % concentre les 3/5 de la population urbaine de l'Afrique de l'ouest.

- le semis des grandes villes :
On utilisera la carte de la trame urbaine (semis+taille)  pour analyser la localisation, puis procéder à une interprétation.
Le semis urbain privilégie trois principaux espaces : la frange septentrionale du continent, le trait de côte de l' Afrique occidentale et du golfe de Guinée, la dorsale méridienne de l'Afrique orientale.
Cette répartition différenciée se fonde sur des héritages successifs :

+ un semis urbain précolonial : les cités arabo-musulmanes établies entre le 7è et le 11è siècle (Kairouan, le Caire, Fès...) , les villes marchandes et les centres de diffusion culturelle le long de la bande sahélienne Ex : Djenné (Photo couleur dans GU p. 21), Tombouctou, Kano ; mais aussi les villes des brillantes civilisations urbaines comme celle des Yoruba au sud-ouest du Nigeria actuel.

+ le l'impact de la colonisation sur le processus d'urbanisation autochtone : création de la ville européenne avec le commerce de traite et le commandement colonial administratif et militaire : en dehors des vieilles villes marchandes sahélo-soudanaises et de la civilisation Yoruba, les villes de l' Afrique noire sont nées avec la colonisation comme ville capitale administrative (Yaoundé au Cameroun) ou ville portuaire, en relation avec le commerce de traite (Douala dans ce même pays), Abidjan en Côte d'ivoire (1898 ) .
Les villes ont pour site les points privilégiés de la ligne d'interface océan-continent (ex :le site de la presqu'île du cap vert pour Dakar), les intersections de lignes de transport intérieur et les points de rupture de fret : escales sur les fleuves (Kinshasa 1881), intersection ferroviaire (Thiès), contact fleuve/chemin de fer et lac (Kisangani).
Les fonctions administratives et économiques ont déterminé la hiérarchie urbaine.
La ville issue de la colonisation blanche en Afrique australe a marqué le territoire comme expression de la ségrégation raciale, puis de la politique de l'apartheid avec les quartiers blancs séparés géographiquement des quartiers africains et métis.

Ex : l'ancienne capitale de la Rhodésie du sud ( Salisbury), devenue le Zimbabwe et sa capitale Harar ; Le Cap et Durban en Afrique du sud.

+ depuis les indépendances : des créations en relation avec l'explosion urbaine (à l' Est de Dakar, Pikine est devenue une ville autonome qui compte démographiquement autant que la capitale du Sénégal), en relation avec l'exode devant la désertification (ville-refuge de Rosso en Mauritanie) ou par une décision politique de se démarquer de l'empreinte coloniale : la capitale de la Côte d' Ivoire transférée à Yamoussoukro (1983) et celle du Nigeria à Abuja (1974). Des villes nouvelles se créent pour décongestionner la grande agglomération (voir partie IV- avec l'exemple du Caire)


2)- une croissance spectaculaire en voie de ralentissement

Documents à utiliser : un article de presse (le journal le Monde a publié "la croissance urbaine, l'exemple du Caire" ), une carte précitée sur l'accroissement urbain dans le monde (moyenne 1950-2000) les tableaux portant sur les rythmes de croissance urbaine avec des exemples d'évolution urbaine (liens avec les doc2a et 3a et b) .
- la plus forte croissance urbaine au monde :  ...
Avec l'exemple de Conakry, capitale de la Guinée, qui voit sa population multipliée par 60 entre 1950 et 1990, on saisit la brutalité de la croissance urbaine.
Pour l'ensemble de l'Afrique, on dénombrait 3 villes millionnaires en 1950, 25 en 1990,  30 en 1995 et 42 en l'an 2000 ; ces dernières représentent 32 % de la population citadine africaine en 1995. De 1950 à 1990, la population urbaine a été multipliée par 10 en Afrique sub-saharienne, tandis que la population totale triplait.
- Avec un taux moyen de 5 % l'an - soit un doublement de la population urbaine en 14 ans- on fera remarquer que l'Afrique vit sur un temps court un processus que l'Europe a réalisé sur 2 à 3 siècles ; la croissance contemporaine de l'Afrique est 3 fois plus forte que celle de l'Europe à l'époque de la révolution industrielle ; par contre, on peut la rapprocher de celle des Etats-Unis d' Amérique à l'époque des grandes vagues d'immigration.
Avec la crise induite par la mise en application les plans d'ajustement structurel qui frappe particulièrement les villes, la croissance se ralentirait ... mais en chiffres absolus, elle reste considérable (le Caire s'accroît de 220 000 habitants par an)
... avec des rythmes de croissance différenciés dans le temps et dans l'espace :

-carte  des taux de croissance urbaine en Afrique
- exemples nationaux
- la poussée des grandes villes : classement des villes africaines dans la trame mondiale ; carte des grandes villes d' Afrique noire .


La croissance urbaine aura été particulièrement explosive au lendemain des indépendances avoisinant les 10 % par an et profitant aux grandes métropoles, ce qui n'empêche pas celle des villes moyennes et petites (au Cameroun, les villes moyennes du nord et de l'ouest rattrapent leur retard sur les deux têtes du réseau) ; revenu à un rythme moyen de 4 à  5 % depuis la fin des années 1980, elle est plus marquée pour les régions qui étaient les moins urbanisées jusqu'alors, notamment celles de l'Afrique orientale et centrale, alors qu'elle est plus faible en Afrique du nord disposant de taux d'urbanisation supérieurs à 40 %.


- les facteurs de l' explosion urbaine :
On peut repartir de l'article de presse du journal Le Monde portant sur le Caire.
+ la dynamique naturelle est devenu aujourd'hui le facteur principal même si l'urbanisation accélère le processus de transition démographique par rapport au monde rural (contraception mieux diffusée, âge plus tardif du mariage, statut de la femme : plus scolarisée, salariée ; influence des facteurs socio-économiques liées à la crise : coût du logement, nécessité d'assumer les obligations communautaires...) car la natalité reste forte à cause de la jeunesse de la population, résultat de l'ampleur des migrations antérieures - et d'autre part, la baisse de la mortalité est également plus forte que dans les campagnes :
Données - sur la mortalité infantile au SENEGAL : (moyenne 1976- 87)
                        Dakar : 73°%  ; Rural 102 °%
Dakar concentre les 2/3 des médecins et le 1/3 des hôpitaux du pays
              

+ les mouvements migratoires, facteur principal dans la phase de forte croissance de la période 1950-1970, ne sont plus aussi déterminants, car le retour au village est possible ; la crise économique conduit les mouvements dans les deux sens ; les migrants ruraux sont attirés par l'espoir de trouver l'emploi, d'être mieux scolarisés et soignés, de s'approprier les biens de la modernité proposés par la ville en contact avec les flux mondiaux. D'autre part on assiste à des retours à la campagne, notamment dans les Etats fortement secoués par la crise depuis les années 1980, suite à la chute des cours des matières premières, au développement de l'insécurité urbaine et à la montée de la corruption : au Congo, les villes petites et moyennes bénéficient du repli de la population de Kinshasa dont le taux de croissance est passé de plus de 9 % dans les années 1960 à 6 % aujourd'hui. Au Sénégal frappé par la récession économique et le sous-emploi à Dakar, des jeunes diplômés ont décidé de retourner à la terre ; leur dynamisme fait des émules autour du territoire mis en valeur par des plantations fruitières et légumières alimentant les marchés locaux et urbains de plus en plus développés par des acteurs privés. 

 + la traduction spatiale de la croissance : la ville africaine est consommatrice d'espace ; l'horizontalité de la ville avec parfois un caractère semi-rural est un trait marquant pour celui qui découvre l' Afrique : toits de tôle ou à terrasse s'étalent sous le regard de l'européen qui atterrit dans une de ces métropoles, portes d'entrée de l'Afrique. Cet étalement est une reproduction de la trame de l'habitat des campagnes, mais il est aussi provoqué par la précarité de l'habitat et à une occupation du sol mal maîtrisée.

La croissance peut se réaliser aussi par densification du tissu urbain pré-existant,  par extension verticale ou par formation de villes satellites en périphérie de l'agglomération ; les trois processus peuvent se réaliser simultanément dans le cas de la métropole du Caire.

Les exemples et documents ne manquent pas pour démontrer ce phénomène de l'extension spatiale de la ville :
- le croquis des étapes du développement spatial du Caire (Nathan p.218 ou Breal p. 243) associé à une photographie de la densification de l'espace du vieux Caire (Hachette de Terminale p. 221)
- croquis de l'extension de Dakar (Hachette p. 235)


3 ) - les réseaux urbains nationaux à structure primatiale sont fréquents, mais les systèmes urbains en Afrique sont riches de leur diversité :

-Documents graphiques et cartographiques sur la trame urbaine au Sénégal, au Maroc et au Cameroun sur le site.
- Les villes primatiales, voire macrocéphales regroupent en moyenne 30 à 60 % de la population urbaine et sont de 3 à 5 fois plus peuplées que la seconde ville du pays ; on pourrait les classer en trois types :
       - des systèmes macrocéphales : Sénégal, Tunisie, Côte d' Ivoire, Mali, Guinée, Madagascar... La capitale concentre > 1/5 de la population totale du pays et > 60% de la population urbaine (55 % pour Dakar et 80 % pour Conakry)
        - des systèmes bipolaires : au Cameroun, Yaoundé est la métropole administrative et Douala, la métropole économique.
        - des systèmes multipolaires hiérarchisés fréquents en Afrique du nord (Algérie, Maroc) et en Afrique australe, mais aussi pour la fédération du Nigeria, la République démocratique du Congo.

 

 

II- L'ESPACE URBAIN FRAGMENTE, REFLET DES DISPARITES DE LA SOCIETE et DU POUVOIR DOMINANT

DOCUMENTS DE TRAVAIL A CHOISIR PARMI :

- des documents photographiques sur les paysages urbains : ceux du manuel utilisé par les élèves et notre banque d'images.
- un extrait d'une cassette VIDEO portant sur la ville africaine : dans la série des "villes africaines" le Cndp et la chaîne de télévision Arte proposent une séquence sur "Dakar, porte de l' Afrique " ( durée 7 minutes) : il s'agit d'une lecture de l'organisation spatiale d'une ville d' Afrique noire.
- des extraits de la carte Ign de Dakar permettront une analyse en relation avec le document video.
- l'étude de la ville du Cap, comme traduction spatiale de la ségrégation raciale depuis les années 1950 et marquant encore le paysage urbain malgré la disparition officielle de l'apartheid, pourra être conduite en utilisant les références bibliographiques et photographiques signalées dans la documentation. On pourra demander à l'issue de cette étude de réaliser un croquis-schéma modélisant l'espace urbain de la ville d' Afrique noire, d'une ville de l'apartheid ; l'outil informatique de dessin pourra être utilisé dans Word.

A partir d'un temps d'observation des paysages urbains et de la formulation des premiers constats par les élèves, on construit l'analyse autour de quelques traits caractérisant la morphologie urbaine :

1 ) - l'héritage d'un urbanisme pré-colonial et colonial transparaît dans les paysages actuels des grandes villes d'Afrique.

- dans l'Afrique arabo-musulmane : la médina souvent édifiée sur un site défensif (Casbah d' Alger) est le cœur ancien de la cité ; elle s' organise autour de la mosquée avec son dédale de rues étroites et ses impasses ou venelles ( plan de la médina de Fès-El Bali au Maroc). Malgré des programmes de réhabilitation, les quartiers de la médina sont gagnés par la paupérisation et la surdensification. S'y juxtaposent  et les extensions urbaines.la ville européenne

- dans l'Afrique de la ségrégation raciale :

- l'exemple de Harare, capitale du Zimbabwe, l'ancienne Rhodésie du sud devenue indépendante au début des années 1980 (croquis modélisant la ville de l'apartheid dans Nathan p 225) : le compartimentage de la ville montre les effets toujours visibles de l'application de la loi d'apartheid ayant conduit à une ségrégation raciale et sociale.
- l'exemple de la ville du Cap (Cape Town) ou de Durban en Afrique du sud :la ville héritée de la  période de l'apartheid (1948-1994) traduit dans le tissu urbain les disparités socio-économiques, mais aussi la politique et l'idéologie raciale de l'ancienne minorité blanche au pouvoir ; celle-ci a radicalisé une ségrégation raciale et spatiale qui préexistait avec la période coloniale qui la justifiait par des arguments sanitaires et sécuritaires. La législation de l'apartheid avec notamment le "group areas Act" de 1950 sectionne la ville en quartiers racialement homogènes : quartiers blancs, indiens, townships de la  population africaine. 

La ville de l'apartheid est donc éclatée, fragmentée avec des zones de vide qui introduisent une discontinuité dans le tissu urbain

- dans la ville coloniale : la différenciation entre les quartiers européens et la ville indigène :

l'exemple de Dakar est retenu pour l'analyse ci-après.

- la situation et le site : un promontoire à l'extrémité de la presqu'île du cap vert (observation sur une carte ou une image) avec une rade lovée dans sa partie orientale.

- montrer par l'aide à la lecture d'un extrait de la carte IGN la dualité du tissu urbain : le plan quadrillé de la ville européenne dénommé "le plateau" avec une division fonctionnelle du territoire, des lotissements standardisés ;  la ville indigène délimitée après 1914 (la "médina" dakaroise), est aménagée après la guerre en lotissements destinés aux "évolués" .

2 ) -mais aujourd'hui l'africain est acteur de l'espace urbain, reflet de la société avec ses dysfonctionnements et ses contrastes, d'où l'aspect composite du tissu urbain, avec néanmoins un dualisme marqué par la ville "légale" et la ville "illégale" .

On orientera la lecture de la carte IGN vers des secteurs particulièrement démonstratifs ; en fonction du manuel de l'élève, se reporter aux cartes ou plans disponibles et aux photographies.

-la ville légale est celle qui relève des normes occidentales, avec l' héritage de la période coloniale ; elle comprend :
+ le centre politique, administratif et les quartiers des services marchands de la finance et de l'import-export ( Dakar et le quartier du "Plateau"); le paysage urbain est caractérisé par de grandes avenues bordées d'immeubles à étage, de carrefours et parcs ayant conservé des monuments rappelant le passé colonial (Dakar et le monument honorant le tirailleur sénégalais de la grande guerre)
+ les quartiers des classes aiséesà Dakar s'étirent le long de la corniche maritime entre Fan et Ouakam, et se prolongent jusqu' à la pointe des Almadies.
+ les quartiers de logements sociaux, détournés au profit des classes moyennes et des fonctionnaires de l'Etat, mais souvent dégradés (le "Grand Dakar" ) : on y trouvent des lotissements de maisons d'un seul niveau et des immeubles de type HLM ; les loyers élevés poussent les résidents à migrer vers la périphérie où l'Etat a entrepris de planifier l'extension urbaine en viabilisant des lots et en construisant des lotissements (le Dakar- Yoff) ; on remarquera la trame des réseaux de la voirie qui adopte aussi le modèle quadrillé ; ce type de programme de relogement en périphérie se vérifie dans les autres villes d'Afrique noire, telles Abidjan et Douala.

- la ville illégale est constituée de quartiers d'habitat populaire avec une propension à s'étaler considérablement et anarchiquement sur les terrains non parcellisés. Elle reçoit la grande majorité des citadins rejetés de la ville moderne ; ces derniers construisent sur des espaces "illégaux" négociés auprès d'intermédiaires urbains ou auprès des chefs coutumiers des villages de la périphérie urbaine ; cet habitat autoproduit permet de résoudre partiellement la crise du logement non maîtrisée par les pouvoirs publics et montre la capacité des africains à gérer la précarité ; l'espace "irrégulier" pourra ultérieurement bénéficier de projets d'amélioration dans le cadre de lots viabilisés : des habitats précaires auto-construits sont restructurés avec l'aide de la Banque mondiale (desserte en eau et électricité, voirie hiérarchisée, assainissement, légalisation foncière) ; sur l'extrait de carte de la périphérie nord de Dakar, on peut lire des toponymes significatifs des transformations urbaines ( "parcelles assainies" du Dakar Grand Yoff) ; l' amélioration des quartiers auto-construits est le résultat de la mobilisation populaire organisée en associations comme à "Guinaw rails", quartier irrégulier de 160.000 habitants occupant une zone inondable durant la saison d' hivernage, dans l'une des banlieues les plus pauvres de Dakar. Les associations construisent l'école primaire, fondent une caisse de crédit pour aider les femmes à créer un petit commerce.

Mais le processus d'extension urbaine inégalement contrôlé est surtout dynamique au nord-est de l'agglomération dakaroise, à Dakar-Pikine :

DAKAR-PIKINE :
est une banlieue située à 13 km au nord-est de Dakar, aménagée à partir de 1952 sur les terres de deux villages de pêcheurs lébou (Thiaroye et Yembeul) afin de décongestionner les quartiers populaires de la capitale ; devenue une véritable ville avec dualité de l'occupation de l'espace , lisible sur la carte au 1/25 000 : à partir de lots "assainis" et ordonnés par la voirie qui dessine une trame géométrique, des villages ethniques se reconstituent avec leurs associations de solidarité, la mosquée, le poste de santé, l'école : la ville est africanisée sans une copie servile du modèle occidental, mais en tenant compte des traditions des villages d'origine. Aujourd'hui Pikine est le siège d'une préfecture, dispose d'un lycée, de plusieurs marchés, de cinémas, d'une maternité ; en périphérie de l'espace légalement construit et propriété de l'Etat sénégalais, on lira l'espace hétérogène d'autoconstruction et d'extension spontanée sur des terrains négociés avec les chefferies locales des pêcheurs Lébou ; ceux-ci vendent et morcellent irrégulièrement leur patrimoine en fonction des opportunités.

Finalement, aux portes de Dakar, s'est développé une ville qui compte autant d' habitants que la capitale :

Evolution de la population de Dakar-Pikine ( nombre d'habitants)

196019761987

30 000

210 000650 000

- des indicateurs permettent d' appréhender la différenciation des quartiers urbainsen fonction des degrés de précarité :

-la mortalité et l'encadrement sanitaire et médical : le paludisme est un révélateur des contrastes socio-spatiaux, car il se concentre dans les quartiers urbains de la périphérie où les conditions sont favorables à l'établissement des sites larvaires : bras d'égout à ciel ouvert, périmètres maraîchers
-le niveau de scolarisation et la précarité des infrastructures
-l'assainissement et la distribution de l'eau : à Pikine, la mortalité junénile est x 1.6 quand on s'approvisionne en eau à la borne-fontaine plutôt qu'au robinet domestique.

Aujourd'hui, majoritairement la croissance spatiale des villes africaines se fait selon un processus illégal : l' espace ainsi occupé représenterait plus de 40 % de la surface urbaine et logerait 70 % des citadins.

3) - La diversité des grandes villes africaines :

- la grande ville arabo-musulmane : Le Caire, Alger, Tunis, Casablanca.
-le grand port maritime de l' Afrique occidentale et du golfe de Guinée : Dakar, Abidjan, Lagos, Douala.
- le grand port fluvial d'Afrique centrale: Brazzaville, Kinshasa.
- la capitale macrocéphale de l'état sahélien au caractère semi-rural : Bamako
- la grande métropole d'Afrique australe post-apartheid : Johannesburg, Le Cap, Durban.

A l'issue de l' étude de la différenciation et de la dynamique de l'espace urbain, la construction de croquis-schéma modélisant peut être envisagée pour mémoriser les types de d'organisation spatiale.

 

 

III -L'URBANISATION EST- ELLE UN FACTEUR DE DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE ?

- la ville est un lieu de production dont le caractère informel est devenu majoritaire.

Document pouvant être utilisé :
on recommandera la séquence vidéo éditée par le Cndp et Arte dans la série des villes d’ Afrique : " L’économie de la débrouille ". ( durée 2 minutes )
Photographies et textes du manuel relatifs aux activités dans la grande ville.
Labanque d'images sur le site ( partie III de l'index )

On mettra en évidence la dualité entre un secteur dit " moderne " et les activités du secteur dit " informel " dont on précisera les critères de définition.
- les activités du tertiaire sont regroupées dans l'ancienne ville coloniale; elles concentrent la quasi-totalité des fonctions de direction du pays, les sièges des sociétés étrangères , les banques, les grands hôtels . En terme d'emploi, le secteur public apparaît hypertrophié et d'inégale valeur. Pour les responsables politiques, il constitue une soupape de sécurité face à la pression des jeunes diplômés demandeurs d’emploi.
- l'activité manufacturière légale est géographiquement concentrée ; elle se limite souvent au traitement des produits primaires pour l'exportation et aux activités de substitution à l'importation ; l'espace de cette activité est liée à l'outil portuaire .
- les activités de l’artisanat sont nombreuses et diffuses dans la ville : celles du bâtiment font vivre des filières de tâcherons ; les métiers de la récupération de produits intermédiaires auprès des industriels élaborent des produits finis destinés aux ménages urbains et aux ruraux : forgerons fabriquant des moulins à céréales, des presses à manioc, les seaux pour les bornes-fontaines, ferblantiers (arrosoirs, cuvettes) , vanniers, maroquiniers, charbonniers ...
- la place croissante de l'agriculture en réponse aux besoins des citadins : 
L ' alimentation des villes se fait en partie par les importations (pour 30 % en Afrique subsaharienne et même plus de 50 % en Afrique septentrionale) et aussi par l’ autoproduction vivrière : soit sur des parcelles intra-urbaines dans les bas fonds humides, voire sur les parcs urbains, soit dans des périmètres de polyculture vivrière en couronne périphérique (jardins de case et champs de case dans les quartiers périphériques de Bangui) . Si la ville dynamise l'agriculture vivrière dans les campagnes proches, souvent elle est une source d'appauvrissement pour les espaces ruraux enclavés et concurrencés par les importations alimentaires au meilleur coût.
Il apparaît que les surplus de l’agriculture traditionnelle ne répondent que partiellement aux besoins des villes.

- l ' importance du secteur informel :
par rapport à l'économie légale, l'informel désigne un ensemble d'activités non officiellement déclarées, difficilement répertoriées, ce qui fait dire par certains critiques qu' il détourne une partie des recettes fiscales de l 'Etat ; au contraire d'autres y voient le régulateur économique et social face à la crise.
La réalité est que l'économie informelle fait vivre ou survivre un grand nombre d'actifs (90 % à Cotonou ; 51 % à Douala ; 37 % à Bamako ...) ; elle repose sur une foule d'activités diversifiées ne nécessitant pas un capital important et s'adaptant aux besoins de la clientèle ; on notera l'importance des métiers de la récupération ou "économie de la débrouille", mais nombre de services que l'autorité publique ne peut assumer relèvent aussi de ce mode de production : ainsi en est-il des petits services de la reprographie à Yaoundé ou dans le secteur des transports assuré par des minibus privés à Dakar ; à la gare routière de la "Patte d'oie" , des jeunes surnommés "coxeurs" orientent les passagers vers le minibus en fonction de la destination.

-l'informel peut-il continuer à jouer un rôle régulateur face à la crise urbaine ?

- l' économie populaire du secteur de l'informel répond aux urgences de la société fournissant des produits à faible prix, créant des emplois et développant l'apprentissage ; c'est un mode de survie pour la majorité des urbains exclus du système légal de l'économie. Mais avec la pression démographique et les politiques d'austérité, on peut s'interroger sur les capacités de l'informel à répondre aux nouvelles nécessités. La crise urbaine avec les diminutions des dépenses publiques ralentit l'embauche des jeunes diplômés et fait exploser le chômage. 
- Si le secteur est inventif, il ne gagne pas en productivité ; le secteur informel peut même être destructeur des écosystèmes dans le cas du négoce du bois de feu pour la consommation domestique.
A propos de l'informel, le sociologue de l' Afrique,Georges BALANDIER parlait de "L' importance d'une culture du bricolage ... L'ingéniosité tire profit des ressources les plus modestes" .

- la ville est un lieu d'échanges et de socialisation

- La ville est l'espace privilégié du changement social par le contact avec le monde extérieur et la diffusion de la connaissance.
- Des liens de solidarité communautaires se maintiennent entre le jeune migrant et le village d'origine -où il aura construit avant de migrer vers la ville- , ainsi qu'entre le jeune citadin et les aînés qui l'ont précédé dans la mesure où ils appartiennent à la même communauté villageoise et ethnique ; ces rapports sont définis par un système coutumier de droits et d'obligations au présent et au futur. La solidarité villageoise se traduit par des transferts directs en numéraire ou en nature (plats alimentaires) ou indirects (tutorat/ hébergement / cérémonies) .
Mais il est vrai que la crise urbaine dissocie les solidarités et rend les liens plus lâches : les structures sociales traditionnelles sont mises à rude épreuve ; elles servent d'amortisseur à la crise, mais jusque quand ? Néanmoins dans les quartiers pauvres "irréguliers" , la solidarité est nécessaire pour affirmer son droit à l'occupation foncière : dans le quartier dénommé "les Baraques", à la périphérie du Grand Dakar, les familles cotisent en vue d'acheter du terrain pour ne pas être victimes d'une opération de "déguerpissement " . Les aînés offrent au moins le logement aux jeunes générations à la recherche d'un emploi.

La ville est aussi le lieu de la palabre institutionnelle : les représentants des communautés rurales viennent exposer les problèmes et négocier les projets de développement rural auprès des représentants de l' Etat.

- la ville africaine est un foyer de création, d'innovation :
  l'identité citadine et l' image positive de la ville sont défendus par les promoteurs de la musique moderne africaine et urbaine : les chanteurs et compositeurs Youssou N'DOUR, Wasis DIOP, Baaba MAAL ... puisent leur inspiration dans la  tradition du griot africain et dans les apports du monde occidental.
La ville est un lieu d'échanges et de diffusion culturelle, à l'exemple de Bamako et ses rencontres littéraires, ses ateliers de sculpteurs ...

Si la ville est l' espace de la vie et de la survie, il apparaît qu'elle apporte plus de bien-être que le monde des campagnes, qu'elle contribue à la création, à la modernité pour le futur du continent.
Mais il est vrai que les défis à gérer sont à la démesure de sa croissance.

 

 

IV- LA DIFFICILE GESTION DE LA CRISE URBAINE

Documents proposés :
-Le document vidéo Cndp-Arte "Lagos, Mégapole à la dérive"
-Les photographies témoignant des conditions de la vie citadine.
-Les croquis-schémas sur les plans d’urbanisme (plusieurs éditions en font mention dans leur manuel en prenant l’exemple du Caire, Ouagadougou ...)
-Les textes du manuel de l'élève et des extraits d’articles de presse nombreux sur les grandes villes d’ Afrique (exemple de référence : " la croissance urbaine et ses effets " dans le journal Le Monde, du 26/09/ 1994) .
- Partie IV de l'Index de la banque d'images

On fera identifier à partir des documents la nature des dysfonctionnements de la grande ville africaine, puis on évoquera les solutions envisagées par les autorités institutionnelles nationales et étrangères ou de plus en plus par les sociétés civiles pour y remédier.

1- les dysfonctionnements de la ville africaine peuvent être perçus à travers :

-Le problème du foncier et la crise du logement :
l' étalement spatial et la fragmentation du tissu urbain manifestent l’impossibilité des autorités à canaliser l’avancée anarchique du front d’urbanisation ou la surdensification des centres.  On rappellera que 40 à 70 % des citadins vivent dans des constructions illégales.
Le centre des villes du monde arabo-musulman est l'objet de surdensification à l'insu des autorités qui se voient dans l'obligation de prendre des mesures coercitives ; c'est le cas de la ville du Caire avec ses élévations illégales et l'occupation des cimetières à l'Est de la citadelle ou "cité de la mort".
A la périphérie des villes, la gestion foncière  se heurte aux pratiques illégales sur les terres de l’Etat ou aux droits coutumiers des villages péri-urbains sur lesquels s'exercent aujourd'hui la pression foncière. Les chefs villageois négocient la terre en fonction des opportunités sans que les lots soient viabilisés et enregistrés dans un dispositif de réglementation de l’occupation du sol. Le problème foncier, c'est aussi l'avancée du front urbain aux dépens des zones cultivables (vallée du Nil, plaines fertiles de la Mitidja algérienne, dépressions maraîchères interdunaires au nord de Dakar ... ) D’ autre part les afflux importants de population en périphérie rendent dérisoires les programmes d’habitat insuffisants ou financièrement inaccessibles aux couches les plus pauvres de la population ; sans compter les méfaits de la corruption et du clientélisme qui détournent les programmes de leurs destinataires initiaux. Dans les villes marquées par l'apartheid, le remodelage du tissu urbain et la reconstruction des liens sociaux sont également de lourds défis.

-l'importance des flux intra-urbains et le problème des transports :
la question est posée en termes d’inégalité spatiale  pour les classes populaires rejetées en périphérie qui doivent effectuer de longs déplacements journaliers vers le centre pour y exercer leurs activités marchandes. Aux flux de migrants des campagnes vers la ville, s’ajoutent donc les migrations intra-urbaines que les autorités ne peuvent accompagner, compte-tenu de l’indigence des services publics. L’étalement de l’habitat contribue au surcoût des réseaux : ceux de la voirie, de la distribution de l’électricité, de l’eau et de l'assainissement.

-Les problèmes d'environnement : accès à l'eau potable, évacuation ou traitement des déchets.

- l'alimentation en eau : à Dakar, le taux de branchement à l'eau potable est de 30 %, sans pouvoir préciser s’il s’agit de desserte à domicile ou aux bornes-fontaines publiques plus facilement sujettes à des formes de pollution. A Alger, l'approvisionnement est devenu un cauchemar pour les familles de nombreux quartiers pour lesquels l'eau est rationnée ;des camions citernes desservent les quartiers et les plus fortunés achètent l'eau à des distributeurs privés. Cette situation s'explique par le déficit pluviométrique, mais aussi par un réseau d'adduction défectueux non entretenu.

- l'évacuation des eaux pluviales, des eaux usées et des ordures ménagères : leur traitement dépasse les capacités financières des villes ; la mortalité infantile est révélatrice des carences en équipement et des niveaux de sous-équipement. Les décharges sauvages se multiplient et le littoral ou les fonds marins servent de dépotoir. 
Des associations de quartier se sont créées pour financer l'achat de charrettes destinées à la collecte des ordures ménagères ; souvent celles-ci sont brûlées à l'air libre dans la ville.
- la menace sur l'environnement est aussi provoquée par la consommation de bois de feu utilisé pour les besoins domestiques ; des camions surchargés de charbon de bois ravitaillent les ménages urbains pour couvrir des besoins qui ont été multipliés par 2 en dix ans à Dakar, ce qui correspondrait à la disparition de 30 000 ha de forêt.

- L’insécurité est une autre donnée de la vie urbaine : l’insécurité sanitaire plane sur les quartiers d’habitat spontané et se double de l’insécurité foncière menaçant les familles récemment installées. Si des opérations spectaculaires de démolition d’habitat taudifié ont été remarquées dans le passé, on voit s’instaurer une pratique moins radicale vis à vis des populations démunies.

2- Quelles réponses aux défis de la crise urbaine ?

La Conférence Habitat2 d'Istanbul en 1996 a insisté sur la nécessité de mener des actions intégrées et participatives en vue de rendre les villes plus sûres, saines et justes : le droit au logement est reconnu comme une des priorités dans les droits de l'homme, de même que l'accès aux services de base comme l'eau potable et l'assainissement. Ces droits sont devenus des objectifs proclamés lors de la Conférence de Monterrey sur le financement du développement en juin 2002 et rappelés au second sommet de la terre pour le développement durable à Johannesburg en septembre 2002.
Dans quelle mesure autorités centrales, collectivités locales, institutions internationales et autres acteurs extérieurs contribuent à  répondre aux objectifs ainsi proclamés ? 

- l'évolution vers un traitement plus humain de l’habitat illicite : de la politique du "déguerpissement" à celle du "déménagement"

- la fin des procédures répressives est apparemment le fait des villes comme Abidjan, Dakar 
- les nouvelles stratégies recommandées par la banque mondiale privilégient les programmes de parcelles assainies (les trames d'accueil) et des logements sociaux. Il s'agit d'africaniser la ville sans une copie servile du modèle occidental. En partant de l’existant, les quartiers se voient octroyer progressivement la distribution de l'eau et de l’électricité.
Photo de parcelles loties pour les classes moyennes à l'est de Dakar.
Mais la gestion urbaine a aussi montré ses incohérences en allant copier des modèles extérieurs mal adaptés aux modes de fonctionnement de la société africaine (logements dans de grands ensembles collectifs s’inscrivant dans la politique urbaine de "villes nouvelles" .

- Les tentatives de planification urbaine et de recomposition spatiale :

Leur analyse est présentée dans plusieurs manuels de terminales, dont le manuel des ed. Bréal p. 248-249 et Galée p.162 avec le texte de l'IAURIF.

+ dans les ville du Maghreb :

: "  Une tentative d'aménagement métropolitain " : l'exemple de la ville du Caire. "  : depuis la publication du schéma-directeur du Grand Caire en 1970, une politique d'urbanisation fondée sur la construction de villes nouvelles se poursuit. Les villes nouvelles dites "vraies" situées à plus de 50 km de la capitale doivent apporter une autonomie fonctionnelle (Dix de Ramadan et Sadate située à 90 km ; des régimes fiscaux favorables aux investisseurs stimulent localement l'emploi) ; les villes satellites dans un rayon de moindre importance (Six Octobre, Quinze de Mai) prolongent l'étalement urbain tout en bénéficiant des infrastructures de transport modernes développées au Caire.)
En ce qui concerne la protection de l'environnement, les autorités du Caire ont développé un programme de lutte contre la pollution atmosphérique, obligeant les installations industrielles à se mettre aux normes antipollution.

+ dans les villes d'Afrique noire : on mentionnera les politiques de freinage de la croissance des grandes villes en renforçant les niveaux inférieurs de la hiérarchie urbaine ou en procédant à des opérations de transfert de compétences administratives (création de nouvelles villes capitales : Côte d’Ivoire, Nigeria) ou en dotant les extensions urbaines périphériques d'une véritable autonomie administrative avec les effets induits pour leur équipement (exemple de la ville de Pikine au nord-est de Dakar).


+ dans les villes de l'apartheid : comment rompre le cloisonnement géographique hérité de la période de la politique de l'apartheid? comment recréer un espace public en y faisant vivre collectivement des groupes sociaux qui s'ignorent ou qui exercent un effet de repoussoir ?
Il apparaît difficile de remodeler des quartiers qui ont inscrit sur leur espace des réseaux de fonctionnement et de solidarité les faisant vivre souvent en autarcie comme dans les townships des communautés noires. De même les espaces publics ont été séparés : les plages de front de mer à Durban et Cape Town sont fréquentés par les communautés qui se sont approprié des territoires bornés artificiellement par des jetées.
Deux logiques orientent le devenir territorial des villes issues de l'apartheid : la logique du marché et celle de l'intervention publique. Avec la suppression officielle des lois de l'apartheid et l'application de la loi du marché au foncier, certains quartiers réservés aux blancs sont devenus accessibles aux noirs, indiens et métis les plus fortunés. Les townships restent isolés et peuplés de noirs pauvres, premières victimes de la violence urbaine qui s'est emparée de la ville sud-africaine (criminalité, réseaux de gangs ...) ; la politique du logement social mis en oeuvre par les autorités dans ces quartiers ne peut que prendre en compte les effets désastreux de ce qu'il faut désormais appelé une ségrégation sociale. A la périphérie des villes se développent des centres commerciaux fréquentés par classes aisées et les classes moyennes parmi lesquelles on voit se développer la mixité raciale et un désir de nouer des liens sociaux.

 

                      Quelle croissance future pour les grandes villes d'Afrique ? Le ralentissement qui paraît s'être amorcé depuis une vingtaine d'années va -t-il durer ? Peut-on interpréter ce ralentissement  comme s'inscrivant  dans une phase de transition urbaine avancée ? On pourrait aussi avancer  que le ralentissement s'explique par la crise économique et sociale qui frappe l'Afrique sous-industrialisée et marginalisée dans les échanges mondiaux. Une industrialisation de l'Afrique redonnerait à la ville sa fonction attractive pour l'emploi et contribuerait à l'accélération de l'urbanisation. Pour l'ONU, le taux d'urbanisation restera le plus fort  du monde et une croissance annuelle de 4 % jusque 2015 est possible. 
                      Restent  les problèmes qui donnent dans la démesure,  compte-tenu de la soudaineté et la force du processus d'urbanisation. Les villes africaines montrent leur niveau de pauvreté, mais pas systématiquement de la misère... car les populations innovent et veulent vivre dignes. Lorsque les autorités administratives se dérobent à leurs responsabilités, la société civile se solidarise et invente des solutions avec un sens de la débrouille remarquable.



 

Afin de décongestionner les grandes agglomérations, de nombreux pays ont relevé le défi des villes nouvelles. C’est au Maghreb que les plus gros programmes sont menés. Au Maroc, 15 villes ­nouvelles devraient sortir de terre d’ici à 2020. C’est déjà le cas de Tamansourt, près de Marrakech, dont le chantier a été engagé en 2004 et qui a accueilli ses premiers habitants en février : le projet prévoit la construction de 88 000 unités de logements pour 450 000 habitants. Coût total : 34 milliards de dirhams (3 milliards d’euros), dont 4 milliards pour les équipements publics. Tamesna, près de Rabat, dont la construction a commencé en 2007, devrait accueillir 250 000 habitants et couvrir 38 % des besoins en logements de la région de Rabat.

L’Algérie, dans le cadre de son Schéma national du territoire (Snat 2025), a relancé la construction de ­villes nouvelles, dont 4 projets doivent être achevés d’ici quinze ans : Sidi Abdallah, Bouinan, Boughzoul et Hassi Mesaoud. Coût global : plus de 10 milliards d’euros.

Dans la conception et la réalisation de ces projets, les enjeux et écueils à éviter sont nombreux. L’impératif est que les villes nouvelles ne soient ni des cités-dortoirs ni des ghettos, en veillant à la mixité de la population et des fonctions (qu’au-delà des logements et bureaux les habitants y disposent de commerces, d’équipements publics, de loisirs…), ainsi qu’à l’intégration des exigences environnementales et de développement durable.

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Tu vas la connaître la vie africaine lol et maintenant tu peux entrevoir avec quelle facilité le gouvernement actuel et celui de Chirac ont "arrangé" les transactions visant à construire. L'argent n'est pas tombé du ciel mais ne pouvait pas non plus appartenir à des Africains de souche dans ces pays en éternel conflit (alimenté) par les colonisateurs et leurs alliés)...
Cordialement
aig

France: LA FRANCE ET SES COLONIES .

C’est le titre d’une leçon du livre de lecture " Mamadou  et Bineta sont devenus grands" , livre écrit par les colons français  à l’usage des écoliers africains jusqu’au début des années 1950 .Tous les africains ayant appris la lecture dans ce livre sont aujourd’hui  capables de réciter des paragraphes entiers de ce livre. Ils sont donc bien placés pour comparer la politique coloniale de la France à cette époque et sa politique actuelle.

I-Le système colonial français :

L’administration coloniale française est fondamentalement différente de l’administration anglaise. Les deux principales puissances qui se sont partagé l’Afrique de la fin du 19ème  siècle à 1960 ont des cultures diamétralement opposées. Dans les colonies anglaises l’administration était indirecte : les anciens souverains africains (par exemple l’empereur de Sokoto au Nigeria) furent maintenus et l’administration locale leur fut abandonnée, les administrateurs ou résidents britanniques se limitant à la haute direction des affaires.

Par contre les colonialistes français appliquèrent le principe de l’administration directe. Tout le pouvoir fut réservé aux administrateurs coloniaux : gouverneurs des colonies, commandants de cercles, chefs de subdivisions ou de postes, suivant la hiérarchie descendante.  Tous les grands chefs ou souverains, même ceux qui avaient  aidé les français, furent supprimés ou réduits à un titre honorifique. La chefferie dite  coutumière, en réalité administrative, fut réduite au rôle d’instrument d’exécution subalterne au niveau des circonscriptions administratives les plus petites, cantons et villages. D’autre part les colonialistes français mirent en place une politique d’assimilation visant à faire des colonies ce qu’ils appelaient la <>.

En fait <> se  traduisait uniquement par le mépris et la destruction de tout élément de culture nationale, au profit d’une culture française tronquée et adaptée. Il  ne fut jamais question d’introduire les lois sociales ou les libertés démocratiques existant en France. On sait que même de nos jours la France ne brille que par son intolérance vis - à – vis des cultures étrangères (voile intégral). L’indigène, sujet français, était en fait privé de tout droit.  L’école était utilisée comme le plus puissant moyen d’aliénation culturelle. Tous les Chefs qui avaient héroïquement résisté à la pénétration coloniale étaient présentés aux élèves africains comme  des tyrans, des roitelets sanguinaires  et des esclavagistes.

La France au contraire était enseignée  comme modèle de civilisation, de générosité, d’abolitionnisme et de pure beauté. Dans tout le secondaire les programmes étaient exactement les programmes français. Le système était conçu de manière que les africains ne pensent qu’en français et se sentent français jusque dans la moelle des os. A titre d’exemple voici l’un des chants qu’on nous faisait chanter à l’école primaire dans les années fin 1940-début 1950 (les points virgules marquent la fin des vers) :

<< Salut à toi belle terre africaine ; Terre sacrée où dorment nos aïeux ; La France un jour t’adopta comme sienne ; Et d’être ses enfants soyons heureux ; Depuis ce jour nous avons l’espérance ; De mériter ce qu’elle a fait pour nous ; Et de grand cœur nous te disons ô France ; Dès maintenant dès maintenant tu peux compter sur nous ; Enfants de l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française) de brousse ou de ville ; Souvenons – nous toujours ; Que nous sommes français  sommes français ; Quel que soit l’avenir, confiants et tranquilles ; Nous resterons français, toujours français>>.

On comprend alors qu’avec une telle mentalité les colonialistes français ne soient jamais disposés à lâcher la proie coloniale, à moins d’y être contraints par la force des armes. Mais l’Histoire évolue. Au lendemain de la dernière guerre mondiale il se trouvait que les colonies  françaises, qui avaient pris une part active à la libération de la France du joug colonial nazi, aspiraient elles  aussi à l’indépendance.

Certaines d’entre elles avaient entrepris une guerre de libération nationale. C’est le cas de l’Indochine qui, après une guerre de 8 ans (1946 – 1954) conquit  de haute lutte son indépendance totale. A la bataille de Dien Bien Phu en 1954 l’armée coloniale assiégée, commandée par un général et des officiers formés dans les plus hautes écoles militaires françaises, n’eut d’autre choix que de se rendre à un général vietnamien formé dans la jungle. C’était la correction la plus exemplaire qui pût être infligée à une armée d’occupation coloniale.

Le ton était donné. En 1954 c’était le tour de l’Algérie qui obtint l’indépendance en 1962 après une guerre qui dura également 8ans. Au sud du Sahara un autre mouvement de libération armé était déclenché au Cameroun,  malheureusement réprimé dans le sang et décapité.

L’on sait en Afrique qu’un peulh ne peut vivre heureux sans vaches. Vaches à lait certes, mais il les aime du fond du cœur. Pareillement la France ne peut être la France sans colonies. Des colonies qu’elle domine, exploite, considère comme ses champs, ses jardins, mais dont elle méprise cordialement les habitants, les « indigènes ». Afin de ne pas avoir plusieurs guerres coloniales à gérer  simultanément elle décida en 1960 d’accorder l’indépendance à ses colonies restantes,  toutes africaines car depuis 1954 cette puissance avait été définitivement  chassée d’Asie.

Mais  ces indépendances,  dont on célèbre aujourd’hui çà et là le cinquantenaire avec faste et fracas ne sont que des indépendances factices. En dehors de la reconnaissance par l’O.N.U. les Etats ne jouissent d’aucun attribut fondamental de la souveraineté. Par exemple la France ne conçoit pas qu’un Etat puisse contracter des relations économiques  ou politiques contraires à ses  intérêts égoïstes.

Un élément important de souveraineté est la monnaie. Presque toutes les anciennes colonies anglaises disposent aujourd’hui de leur propre monnaie, vaille  que vaille. Toutes les ex – colonies françaises (sauf la Guinée) sont dans la zone franc. Lorsqu’une ex – colonie ex porte un produit et acquiert de l’argent elle doit verser une partie de cet argent (j’ignore la fraction exacte) dans un compte du trésor français. C’est l’intérêt  produit par cette réserve qui nous est servi sous forme d’aide au développement.

La France ne peut pas vivre sans colonies. Au lendemain (J+1) de la proclamation de l’indépendance du Congo Belge (actuellement R.D.C) en 1960 ce pays( la France) avait rappelé à la Belgique un accord secret passé entre les deux pays dans les années 1880, accord qui stipulait que le jour où la Belgique quitterait le Congo la France serait prête à le reprendre. Je tiens cette information d’un de mes professeurs en France lors d’un meeting qu’il avait animé. Et le conférencier de s’insurger : << Excusez – moi mes chers camarades, mais voilà : la France veut acheter un peuple nègre>>. Vive émotion dans l’assistance. Il y a quelques mois lors d’un débat sur France 24 un Français disait : << Nous avons perdu le Rwanda, il ne faudra pas perdre la Côte d’ivoire >>. Rappelons que le Rwanda est une ancienne colonie Belge.

Il ressort de tous ces faits que de 1885 à nos jours le fond de la politique coloniale française n’a pas évolué. Seules les méthodes  ont été adaptées à l’Histoire. De 1960 à la date d’aujourd’hui tout chef d’Etat  d’une ex – colonie qui dit non à la France est renversé par un coup d’Etat fomenté par la puissance coloniale. Il est présenté comme un dictateur par les médias français. La radio RFI donne le micro à ses opposants et suggère qu’il soit jugé et condamné, en sorte qu’il ne puisse plus jamais revenir au pouvoir. Pour la France nous sommes toujours dans son empire colonial. Par les temps qui courent la situation est particulièrement préoccupante.

L’on assiste à un retour en force du colonialisme et de l’impérialisme par des méthodes d’agression armée sauvage et barbare plus dévastatrices  que celles des années 1880. La situation qui prévaut en Libye nous interpelle  tous. Le Niger risque de se trouver à terme quasiment  entouré de régimes fantoches à la botte des colonialistes français. Dans la capitale on constate avec douleur la réhabilitation du monument et de la place Monteil, ce qui constitue une insulte au peuple nigérien et à sa dignité souveraine en ce début du 21ème siècle. Ce monument doit être immédiatement démoli et la place rebaptisée « Place de la République ». De  même le monument Cazemazou de Zinder doit disparaître sans délai. Ces deux monuments constituent des lieux de pèlerinage pour les néocolonialistes français.

L’Afrique n’ira jamais de l’avant tant qu’elle n’aura pas définitivement tourné la page de l’histoire coloniale. En effet tous les rapports sur le développement mondial placent les pays africains francophones en bas de liste alors que certains pays anglophones donnent des signes visibles de décollage économique. Ceci devrait amener l’Afrique à réexaminer ses relations avec la France.

II – LA POLITIQUE AFRICAINE DE  N. SARKOZY

Sarkozy est le fils d’un refugié économique hongrois. D’origines modestes, c’est un homme pétri de complexes au sens le plus complexe du terme. Pour lui la diplomatie, les relations entre les peuples et entre les individus, tout doit se ramener à une question de rapport des forces. Dans sa vision politique du monde il y’a de grands pays au dessus  de tous les autres, qui méritent  le respect, d’autres pays moyens inférieurs  aux premiers et enfin une troisième catégorie de  pays arriérés qui n’ont que le droit d’être dominés, exploités et méprisés. Tous les Africains se rappellent encore le discours qu’il a tenu à Dakar en juillet 2007 lors de sa première sortie en Afrique, discours offensant , outrageant et exécrable  .

Depuis  lors cet homme n’a cessé d’afficher son mépris à l’égard des Africains. On serait surpris de constater le zèle avec lequel il fait la cour aux Américains.  Sarkozy lèche les bottes du mulâtre Obama tout en remuant la queue. L es Français l’appellent « le caniche des Américains » tandis que ces derniers le nomment  "  le plus pro – Américain des Français". Comment expliquer une telle platitude ? La réponse est toute simple. Sarkozy veut copier les méthodes américaines en matière de politique extérieure.

Pour  cela il a besoin  des grands moyens dont disposent les Américains, en particulier l’O.N.U.  Sorti du néant il ambitionne de marquer l’Histoire à l’ombre des yankees. Jamais la France ne s’est donnée  un chef d’Etat aussi nul, d’une nullité totale et absolue. Totale quant à son parcours scolaire, universitaire, professionnel et politique. Absolue parce qu’il bat le record de nullité dans tous ces domaines. Comment donc a – t – il réussi à convaincre les Français pour accéder au pouvoir ? Sarkozy a une arme et une seule, le mensonge. Dans son propre fief à Neuilly il a été vomi pour n’avoir pas tenu ses promesses électorales.

Sur le plan diplomatique Sarkozy veut établir avec certains pays du Sud des « partenariats stratégiques ».  Ces pays  sont choisis en fonction de leur poids économique dans leurs sous – régions respectives. Sa stratégie consiste à s’appuyer sur ces pays  pour dominer les sous – régions. En Afrique Australe c’est l’Afrique du Sud, en Afrique centrale le Gabon, en Afrique de l’Ouest le Nigeria, en Afrique du Nord l’Egypte, en Amérique centrale le Mexique et en Amérique du Sud  le Brésil. Sarkozy utilise aussi de petits chefs d’Etat fantoches  pour déstabiliser les Etats d’une sous – région. En tout état de cause il se considère comme étant au - dessus de tous les chefs d’Etat du Sud. En particulier il traite ceux des anciennes colonies comme ses boys. D’ailleurs ce comportement ne lui réussit pas toujours. C’est le cas du Mexique où il a contesté une décision de justice de ce pays et même celui du Tchad où, dans son arrogance insensée il a dit à propos de l’affaire Arche de Zoé : << J’irai les chercher quoi qu’ils aient fait>>. Les instincts sataniques de cet homme joints à l’irresponsabilité de l’Union Africaine marqueront pour longtemps le continent africain.

III-LA CRISE IVOIRIENNE :

La Côte d’Ivoire est pour la France la poule aux œufs d’or dans l’ouest africain. Son PIB représente les 40% du PIB de l’UEMOA. La plupart des grosses entreprises sont entre les mains des étrangers, les Français notamment. Il y a quelques mois un sénateur américain déclarait au Congrès que lorsque la Côte d’Ivoire mettra en exploitation toutes ses réserves pétrolières la production de pétrole du Golfe de Guinée atteindra celle de Moyen Orient. Il est clair qu’une telle éventualité sera de nature à modifier tout l’équilibre géostratégique dans le monde. On comprend alors que la France, de nature colonialiste, ne supporte pas de voir au pouvoir un homme qui ne lui garantit pas la pérennité de ses intérêts  dans ce pays et la sous – région,  alors qu’elle a un candidat prêt à jouer ce rôle. Après l’échec d’une tentative de coup d’Etat  elle utilise l’ONU pour parvenir à ses fins. Le Secrétaire Général de cette organisation est originaire de la Corée du sud, un Etat vassal des Etats Unis. Pour mener à bien le complot ourdi par la France le chef de l’O.N.U. se fait représenter en Côte d’Ivoire par un de ses  concitoyens, un autre coréen qui allait être à l’origine de la crise post – électorale dans ce pays de la CEDEAO.

Le monde entier se rappelle les conditions scandaleuses dans lesquelles se sont déroulées ces élections, notamment le bourrage des urnes dans le nord non désarmé, l’ingérence prétentieuse des ambassadeurs de France et des Etats Unis dans le processus électoral, l’ultimatum inacceptable de Sarkozy à Gbagbo. Dans ces conditions quoi de plus normal que de recompter les voix ? Entre celui qui demande le recomptage et celui qui le rejette qui est  le voleur ?  La solution la plus simple et la plus juste aurait permis d’éviter à l’Afrique une guerre fratricide et tout son cortège de malheurs et de ressentiments. Dans ce dossier il faut condamner avec la plus grande énergie la CEDEAO qui, une fois de plus a fait preuve d’incapacité et de lâcheté devant la pression de Sarkozy. Je demanderai spécialement au président du Nigeria d’ôter son chapeau et de se regarder dans une glace : il est noir des pieds à la tête et doit se dire que jamais un Chef d’Etat blanc ne se mettra du côté  d’un Chef d’Etat noir contre son semblable. Il doit se trouver ridicule en  se laissant appeler dix fois par jour par Sarkozy. Son comportement de pantin n’honore pas l’Afrique. Peut - être ne se sent – il pas concerné par le discours de Dakar et  qu’il souhaiterait  revenir aux anciennes  amours entre la France et le Biafra. En tout état de cause, engager une guerre  contre un pays suite  à un contentieux électoral relève de la pure démence.

D’autant plus que dans  toute la CEDEAO il y a au plus trois  pays réellement  démocratiques. Le Nigeria n’en fait pas partie. Un pays gangrené par la corruption et incapable d’organiser dans la transparence même l’élection d’un chef de service peut – il imposer par la guerre  la démocratie à un autre pays ? Au nom de quoi ? De toute manière l’ONUCI coalisée avec la horde de Ouatara n’aurait jamais pu déloger  Gbagbo. Il fallait l’intervention de l’armée coloniale française qui, pour des raisons évidentes connaissait la topographie des lieux. Tout le monde attendait au tournant Goodluck pour son élection. Le président des Etats-Unis Obama n’a même pas attendu la fin  du processus pour féliciter son candidat. Quant aux observateurs occidentaux ils ont minimisé les irrégularités qui ont émaillé les élections. Devant les violences meurtrières qui  en ont résulté Obama- le- mulâtre est resté bouche cousue .Mieux, il a invité Goodluck  et Bongo afin de les féliciter pour leur vote au Conseil de Sécurité .Tous  ces faits prouvent que ce n’est pas la démocratie que les impérialistes veulent en Afrique mais des régimes qui leur soient favorables et  sauvegardent leurs intérêts.

LA GUERRE DE LIBYE

Tout comme l’intervention en côte d’Ivoire la guerre de Libye a été initiée sous le même prétexte par la même personne, à savoir Sarkozy .Il s’agissait de faire adopter  par le Conseil de Sécurité une résolution visant à  protéger  les populations civiles .Argument  grossier, idiot, complètement ridicule. Depuis quand les impérialistes sont-ils devenus sensibles aux souffrances d’autrui alors même qu’ils les ont toujours provoquées là où  elles n’existaient pas? Leur but réel  est partout le même : S’emparer des richesses du pays, notamment pétrolières. Après l’adoption de la  résolution Obama-le- mulâtre  pousse le cynisme jusqu’à dire que malgré les termes de la résolution il s’agit bien de faire partir Kadhafi.

Comment les représentants africains au Conseil se sont – ils laissés berner dans ce jeu malhonnête ? Sarkozy laisse entendre à tous les pays qu’il appelle ses <> qu’il est entrain de lutter en leur faveur afin qu’ils soient admis comme membres  permanents au Conseil de Sécurité. Les dirigeants  de ces pays sont – ils naïfs au point de prendre au sérieux un professionnel du mensonge ? Quoi qu’il en soit voici déjà  plusieurs mois que tout l’occident est engagé dans une guerre injuste contre la petite Libye sans parvenir à déloger Kadhafi. A Dien Bien Phu quand l’armée française s’était sentie perdue la France avait lâchement demandé aux Etats Unis de lui prêter main forte, mais n’avait pas obtenu satisfaction. Cette fois – ci c’est la plus grande coalition impérialiste qui s’est abattue sur la Libye grâce à l’appui des américains.

Aujourd’hui ce sont les patriotes du monde entier qui vivent des jours tragiques sous le terrorisme de bandits sans foi ni loi, sans honneur et sans honte. Mon ami Hugo Chavez avait dit il y a quelques mois que l’actuel Président des Etats – Unis commençait à sentir aussi mauvais que son prédécesseur. Je dois l’informer que le mulâtre Obama avait déjà suffoqué de sa puanteur tout le continent africain depuis le jour où il avait foulé le sol ghanéen en2009. Bush, Obama et Sarkozy sont les trois chefs d’Etat les moins sérieux des deux derniers siècles. On se doit de rappeler à chaque occasion que sous le voile du plus gros mensonge de l’Histoire, Bush et ses acolytes  avaient envahi l’Irak dans le but de piller son pétrole et de s’enrichir, semant ainsi le chaos qui agite le pays depuis dix ans. Aucune organisation, aucune institution, aucun média en occident n’a condamné cette agression,  encore moins évoqué le Tribunal Pénal International pour les crimes de guerre et contre l’humanité commis par les coupables.

S’étant rendu compte qu’ils font face à une résistance imprévue, les coalisés se tournent vers l’Union Africaine qu’ils ont jusqu’à présent ignorée et méprisée. La  Sécrétaire d’Etat américaine Mme Clinton s’est rendue au siège de l’Union non pas pour négocier le départ de Kadhafi, mais pour l’imposer malgré tout ce que Kadhafi a fait pour l’institution et qu’elle reconnaît d’ailleurs. D’après ses propos c’est l’Occident qui confère la légitimité d’un chef d’Etat et non son peuple, et l’Union Africaine doit l’accepter car l’occident ne lui reconnaît de rôle que celui de convaincre Kadhafi. Jamais la dignité de l’Afrique n’a souffert à ce point. J’ai déjà dit que les impérialistes yankees ont élu Obama pour qu’il joue le gendarme de l’Afrique.
Ayant  été chassés d’Amérique latine ils veulent se rabattre sur l’Afrique. Le meilleur moyen de dominer l’Afrique est d’utiliser un demi – africain. Je voudrais demander à Mme  Clinton : Au temps de l’esclavage le nègre désigné par son maître pour fouetter ses frères était- il aimé et respecté ou au contraire haï et méprisé des siens ? Il est évident aux yeux de tous que la présence des Africains à l’O.N.U ne sert pas l’Afrique mais les Occidentaux. Si l’Afrique du Sud, le Nigeria, et le Gabon s’étaient simplement abstenus dans le vote de la résolution 1973 celle – ci n’aurait pas été adoptée car la Chine ou la Russie aurait voté contre. Mais on ne peut pas être plus royaliste que le roi. Il est triste de constater aujourd’hui que l’Afrique fait le jeu de Sarkozy, mais ne le réalise que quand le mal est fait.

Le chef d’Etat français ne croit plus maintenant à la solution militaire malgré l’aide américaine. Il cherche donc à isoler politiquement Kadhafi en faisant pression sur les fantoches africains et en racontant des mensonges à des diplomates européens qui ne seraient même pas capables de retrouver la Libye sur une carte. Les médias français sont en première ligne de cette campagne de discrédit en diffusant les informations mensongères les plus infamantes. Sur ce point on ne saurait passer sous silence le comportement de Mr Abdoulaye Wade. De même qu’il s’est singularisé dans la crise ivoirienne par son soutien inconditionnel au fantoche Ouattara, de même il veut intervenir de façon théâtrale dans la tragédie libyenne. Embarqué à Paris sous la couverture aérienne de la chasse française, il débarque à Benghazi avec l’unique intention de tenir  des propos surprenants, ahurissants et délirants. Prétendre que Kadhafi n’a rien fait pour l’Union Africaine ne relève pas seulement de la mauvaise foi mais de l’effronterie.

La Lybie et l’Algérie sont de très loin les plus gros contributeurs pour la mise en place du fonds Monétaire Africain. Elles donnent ainsi le vrai, le seul contenu crédible à la coquille vide que constituait cette organisation. L’agression de la Libye par la coalition des bandits occidentaux n’a d’autre but que d’empêcher  la réalisation de cette opération capitale pour le développement économique du continent. Par ailleurs Mr Wade s’emploie à discréditer l’Union Africaine, prenant ainsi fait et cause pour les impérialistes et les colonialistes qui sont les ennemis jurés du progrès du continent. Dans ces conditions force est de conclure que cet homme non seulement ne croit pas à l’Union Africaine mais ne veut même pas de cette organisation. Alors pourquoi tant de bruit et de manifestations grandioses autour de la renaissance africaine ? Pour masquer sa servilité vis – à – vis du colonialisme français. Au lieu de la faire renaître Mr Wade est entrain de pousser l’Afrique vers une deuxième mort par sa lâcheté qui n’attire au continent noir qu’insultes et mépris de la part des colonialistes.

V – CONCLUSION :

L’année  2011 aura été la plus éprouvante pour l’Afrique depuis les indépendances tcha – tcha  de 1960. L’Afrique est le seul continent où les bandits impérialistes et colonialistes  de tout acabit peuvent se permettre d’agresser sous l’égide de l’ONU des armées régulières d’Etats souverains au motif qu’il faut protéger  les populations alors que le monde entier sait que ce sont les populations qu’ils respectent  le moins. Cet irrespect n’est pas seulement dû au sous- développement de l’Afrique. Il est surtout la conséquence du comportement des dirigeants africains.

Si  dans la crise ivoirienne les dirigeants de la CEDEAO avaient fait preuve de dignité et de responsabilité l’Union Africaine n’aurait pas été négligée et ignorée dans la guerre de Libye. C’est parce que ces deux organisations ont plié sous la pression de Sarkozy que la médiation de l’Union Africaine a été rejetée. Les  impérialistes considèrent les organisations africaines comme de simples instruments de domination et d’exploitation de l’Afrique. Pour les patriotes africains ceci est inacceptable. L’Afrique du Sud et l’Angola qui ont versé leur sang pour obtenir l’indépendance connaissent le prix de la liberté et ont eu une attitude digne et réfléchie dans la crise ivoirienne, mais n’ont pas été suivies.

De façon générale il faut déplorer et même condamner la lâcheté des dirigeants actuels face aux agissements de Sarkozy. Aucun d’entre eux n’a réagi ni de près ni de loin au discours insultant de Dakar en 2007, pas même Mr Wade au nez duquel l’insulte a été proférée. Une loi psychologique veut que la docilité et la soumission encouragent l’arrogance, le mépris et l’agression tandis que la réaction active les décourage. L’intervention colonialiste de l’armée française en Côte d’Ivoire consistant à transporter les troupes fantoches du Nord au Sud et à déloger Gbagbo a été vécue par les africains comme une humiliation. Mais cela n’a pas suffi.

Devant l’Assemblée  Nationale française le Premier Ministre François Fillon laissait entendre que c’était là un signal (pour les autres pays africains). Même  s’il est vrai que l’Union Européenne contribue pour 80%  au budget de l’Union Africaine comme le dit RFI, cela ne saurait justifier ni l’agression de la coalition impérialiste, ni l’attitude passive de l’organisation continentale. Rappelons qu’en 1957 les chefs de gouvernements de l’A.O.F., qui étaient à l’époque de nationalité française et futurs premiers présidents des Etats indépendants de l’Afrique occidentale, avaient demandé conjointement à la France de ne plus engager des africains dans la guerre de répression contre la rébellion algérienne.

Rappelons aussi que la France finançait à 100%  les budgets de ces Etats qui étaient des colonies françaises. La recolonisation par les armes de la Côte  d’Ivoire et de la Libye sera lourde de conséquences car les destructions et dégâts causés par ces deux guerres seront réparés avec l’argent du pétrole et des ressources de ces pays. Il faut ajouter à cela la perte de leur indépendance et de leur dignité. Il n’y a aucune comparaison possible avec le financement de la CEDEAO et de l’Union Africaine par l’Union Européenne. L’Afrique n’a pas à s’embarrasser de scrupules inutiles, d’autant plus que Kadhafi et Gbagbo ont financé la campagne de Sarkozy et que ce dernier, comme on le voit, le leur rend à sa manière.

On se rappelle qu’après les deux guerres du golfe la part de la France dans les contrats de reconstruction et d’exploitation pétrolière au Koweït et en Irak était insignifiante. Voilà pourquoi Sarkozy fait de la guerre de Libye une affaire personnelle.   Les impérialistes et les néocolonialistes sont des gens détestables et méprisables.

Tous ceux qui connaissent  l’histoire de  la colonisation peuvent constater aujourd’hui que les colonialistes n’ont jamais  changé de caractère de puis 1880. Menteurs, malhonnêtes, perfides, traîtres, sans parole, déloyaux, ils ont toujours abusé de la bonne foi des africains pour leur arracher leurs terres. De nos jours leur mauvaise foi les a conduits dans un état d’imbécillité tel qu’ils ne sont même plus conscients de leur ridicule et de leurs contradictions. C’est ainsi que le ministre français des affaires Etrangères Alain Juppé dit, avec toute l’arrogance d’un imbécile heureux : << le Conseil de Sécurité ne demande pas le départ de Kadhafi, mais c’est nous qui le voulons>>, et quand par ailleurs on traite les dirigeants français de colonialistes il s’insurge et prétend le contraire car selon lui l’intervention a lieu dans le cadre de l’ONU. Il faut espérer que les dirigeants africains sont finalement édifiés sur la psychologie des impérialistes et tireront les conséquences de leurs erreurs.

L’Afrique réalise aisément que le monde actuel, devenu unipolaire, est régi par la loi de la jungle. En Irak, en Côte d’Ivoire, en Libye, partout ce sont les impérialistes qui, avec la complicité de leurs valets locaux installent les régimes fantoches qui doivent leur permettre de  dominer et exploiter les pays concernés. Dés lors le salut de l’Afrique  ne réside que dans l’union. On constate avec stupeur la solidarité de l’occident dans les questions les plus immorales face au Sud. Pourquoi l’Afrique n’est –elle pas capable d’une attitude réciproque ? Pendant que l’Union Européenne se renforce sans cesse de nouvelles adhésions elle s’évertue à diviser l’Afrique. Le principe est bien connu .Les pays africains que Sarkozy  considère comme ses  partenaires stratégiques doivent comprendre que quelles que soient leurs puissances économiques d’ailleurs relatives ils ne seront respectés que dans la mesure où ils défendent les intérêts de l’Afrique et rien d’autre.

Même armés du droit de veto (d’ailleurs utopique) au Conseil de Sécurité ils ne seront jamais que les plus petits  des grands et seront toujours instrumentalisés par les impérialistes car ces derniers ont une vision lointaine de l’Histoire pendant que l’Afrique se débat dans ses problèmes quotidiens de subsistance, de sécurité, de paix et de développement. Je ne le dirai jamais assez, le problème de l’Afrique est d’abord le développement. Les africains ont certes besoin de démocratie, mais celle – ci doit être une << démocratie de développement>> et non une démocratie à l’occidentale qui les divertit et leur fait oublier l’essentiel. La priorité des priorités de l’Afrique étant le développement, l’ennemi commun des africains est l’impérialisme car ce dernier ne veut pas de notre développement. Les contradictions entre l’Afrique et l’impérialisme sont les contradictions fondamentales. Elles sont plus importantes que les contradictions interafricaines qui, elles, sont secondaires et disparaîtront dés que sera réalisée l’unité de l’Afrique.

Une Afrique solidaire et parlant d’une seule voix pourrait s’imposer mieux que si elle disposait d’un droit de veto au conseil de sécurité. Car actuellement l’Afrique jouit de bons atouts qui sont ses ressources énergétiques et minières tandis que l’Europe n’a pratiquement plus rien dans son sous – sol. En cas de rupture des relations Nord- Sud l’Europe a plus à perdre que l’Afrique. Mais notre continent ne peut survivre que dans l’union. Il est révoltant de constater que l’Afrique de l’Ouest n’est pas encore libérée de la tutelle coloniale. On peut le comprendre quand on sait que le système colonial français est le plus aliénant du monde et quand on relit le dernier vers du chant que j’évoquais tantôt. Par contre il est surprenant et inexplicable de voir un Président du Nigeria travesti  en marionnette par un Président français. Comment  peut – on quitter le joug colonial britannique et se faire recoloniser par la France, puissance coloniale indécrottable. Cependant  il faut remarquer que ce phénomène lamentable ne se produit au Nigeria que quand un homme du Sud est au pouvoir.

Dans ce monde sauvage et immoral l’Afrique est le continent le plus riche et  de ce fait le plus vulnérable. Hormis l’Afrique du Sud aucun autre pays africain ne peut être qualifié d’émergent car il ne développe pas une industrie lourde ni une industrie de pointe. La survie du continent dépendra de son unité. A  défaut d’une union fédérale les Etats africains doivent être solidaires et  parler d’une seule voix. Une union de peuples n’est pas nécessairement un mariage d’amour, mais une alliance en vue de résister à une domination extérieure. La France et l’Allemagne se sont livrées trois grandes  guerres en l’espace d’une vie d’homme, à savoir en 1870, en  1914 et en1939. Si ces deux pays constituent  aujourd’hui l’axe central de l’Union Européenne c’est bien pour faire face à la domination économique américaine après la deuxième guerre mondiale. Nous vivons dans un monde où ceux qui prétendent aimer la démocratie sont ceux – là mêmes qui ne croient qu’à la loi du plus fort.

Pour l’Afrique la première priorité n’est pas la démocratie mais le développement. Pour les impérialistes occidentaux il s’agit avant tout d’avoir la mainmise sur toutes les ressources de la planète, notamment énergétiques. Sous le couvert de la démocratie ils veulent installer dans tous les pays  en voie de développement des régimes à leur botte qui leur assurent le contrôle et le pillage de ces ressources. Ces dernières années la faillite du système économique occidental conjuguée à la montée en puissance des pays émergents exacerbe l’agressivité des impérialistes et des néocolonialistes. Les impérialistes yankees ne supportent pas l’idée de voir une superpuissance autre que la leur. Quant aux néocolonialistes européens, notamment les Français qui ont fondé leur système économique sur l’exploitation des colonies, ils sont prêts à se relancer dans une nouvelle aventure coloniale au nom de la démocratie et du droit d’ingérence humanitaire.

Après la reconquête de la Côte d’Ivoire, la France veut rependre à l’Italie son ancienne colonie la Libye. Dans la perspective de leur déclin inexorable les pays occidentaux sont plus solidaires que jamais. Même  à l’intérieur de ces pays la classe politique n’affiche plus ses différences idéologiques lorsqu’il s’agit de domination et d’exploitation coloniale, alors que ce n’était pas le cas en 1885 quand, en France par exemple, la politique coloniale de Jules Ferry (conquête du Tonkin) provoqua la chute de ce dernier.

Le nouvel ordre mondial et l’expérience vécue par l’Afrique cette année doivent interpeller et inquiéter les dirigeants africains, du moins ceux d’entre eux qui entendent  rester africains et servir l’Afrique. Un constat s’impose à tous : L’Afrique n’a pas d’avenir dans la désunion. Elle perdra ses ressources naturelles, sa dignité et même son âme si elle ne prend pas en main sa destinée.

L’Afrique de l’Ouest n’est pas encore libérée du carcan colonial. La CEDEAO est une organisation fantoche pilotée par la France. On parle aujourd’hui d’une monnaie de la CEDEAO alors qu’une monnaie africaine est à l’ordre du jour. Il s’agit encore manifestement d’une manœuvre de division de la puissance colonialiste.

La prochaine guerre mondiale ne sera pas une guerre de civilisations ni une guerre de religions, mais une guerre économique. Peut – être  a – t – elle déjà commencé. Elle opposera d’une part l’Occident impérialiste et colonialiste, d’autre part les pays émergents. Son théâtre d’opérations sera le continent africain. Le grand vainqueur de cette guerre pourrait être l’Afrique si elle prend à bras- le- corps le problème de son avenir. Dans le cas contraire elle est condamnée à disparaître. Car après la mainmise sur ses ressources les ennemis de l’Afrique déferleront sur le continent à la recherche d’espace vital. Raison de plus pour accélérer le développement du continent.

APPENDICE

Le dénouement de la crise ivoirienne est considéré comme un succès pour l’ONU et une victoire pour la France, mais il est clair que c’est un drame pour l’Afrique. La recolonisation de la Cote d’Ivoire est aujourd’hui totale. Les lâches dirigeants de la CEDEAO doivent réfléchir à leur propre cas, à leur responsabilité devant l’Afrique et devant l’Histoire.  En effet c’est leur attitude qui a encouragé Sarkozy à inventer de toutes pièces le problème de la Libye. La résolution  de l’ONU ne prévoit le départ de Kadhafi. Au nom de quoi le guide de la révolution libyenne doit – il partir ? Parce qu’une coalition de bandits et de voyous en a ainsi décidé dans le seul but de piller les ressources pétrolières de la Libye ? Les néocolonialistes ne connaissent pas l’histoire de l’Afrique et ont misé sur la reddition ou la liquidation physique de Kadhafi dès les premiers bombardements.

Exaspérés par leur échec ils cherchent une solution politique bâtarde sans Kadhafi. Quand bien même les bandits occidentaux enverraient des troupes au sol l’armée libyenne doit  continuer à se battre. Les agresseurs doivent savoir que lors de la pénétration coloniale, dans tous les sièges que les colonialistes ont mis devant les villes africaines, les dignes fils du continent, hommes, femmes, enfants se sont battus jusqu’aux extrêmes limites des possibilités humaines et ont préféré se donner la mort par familles entières plutôt que de se rendre à l’envahisseur blanc.

En tant que soldat et grand combattant de la cause africaine, Kadhafi n’a pas le droit de se rendre à des bandits lâches, déloyaux et méprisables.

En tant que musulman et grand militant de la foi islamique, Kadhafi n’a pas le droit de se rendre  à des cafres sans foi ni loi et sans aucun scrupule.

La nouvelle Côte d’Ivoire est une honte pour l’Afrique. La reddition de Kadhafi n’aura d’autre effet que d’accroître l’arrogance des colonialistes français et leur faire croire que l’heure a sonné pour la reconquête totale de tout l’Ouest africain d’Est en Ouest et du Nord au Sud. En témoigne les nouvelles prétentions de la France vis – à – vis du Ghana (visite récente de  F.Fillon dans ce pays).

En ce début du 21ème siècle une recolonisation de l’Afrique par les méthodes du 19ème  est inacceptable.

Kadhafi doit mourir les armes à la main.

Pr Abou TRAORE

Université de Niamey – Département de Mathematique

 

 

A écouter :
http://youtu.be/BsGNFkK5uXw

 

Quand l'Afrique envoyait des tam tam bourrés de dollars à l'Elysée

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" Un soir, j’étais à Ouagadougou avec le président Blaise Compaoré. Je devais ramener pour Chirac et Villepin 3 millions de dollars. Compaoré a eu l’idée, " connaissant Villepin comme un homme de l’art ", a-t-il dit, de cacher l’argent dans quatre djembés (...) Je revois Villepin, sa secrétaire, Nadine Izard, qui était dans toutes les confidences, prendre chacun un djembé, devant les gendarmes de faction… Les tams-tams étaient bourrés de dollars "...

A part les tam tam, rien de nouveau sous le soleil dira-t-on, mais une confirmation (une de plus) que la condition du maintien au pouvoir des chefs de comptoirs coloniaux que sont les Sassou, Bongo était notamment le versement par ces derniers de dizaines de millions de francs CFA aux " grands chefs blancs " régnant tantôt à la mairie de Paris, tantôt à l'Elysée. Depuis le procès Elf on le sait avec certitude. Il ne s'agit même pas d'un racket mais d'un deal passé entre eux. Ainsi Chirac a, en 1997 , réinstallé Sassou au pouvoir (après avoir vainement plaidé pour que Lissouba, alors président, nomme ce dernier comme son Premier ministre, en jetant la constitution à " la poubelle ") avec le soutien militaire de l'Angola, sous des monceaux de cadavres congolais...

Dernières en date donc les " révélations " de l'avocat Robert Bourgi (lire également les révélations de WikiLeaks), " porte-valises " de la Françafrique qui explique, dans " Le Journal du Dimanche" (11/9) de quelle façon les chefs Etat africains (dont bien entendu Sassou) financent les campagnes électorales en France...

Lu dans le quotidien " Le Monde "

Robert Bourgi

bourgiL'avocat Robert Bourgi raconte, au Journal du Dimanche, comment il a convoyé jusqu'à l'Élysée pendant des années les millions des chefs d'État africains. Dans un long entretien, l'avocat successeur de Jacques Foccart, explique que " pendant trente ans, Jacques Foccart a été en charge, entre autres choses, des transferts de fonds entre les chefs d'État africains et Jacques Chirac. Moi-même, j'ai participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac, en personne, à la mairie de Paris". Dans le livre de Pierre Péan, La République des mallettes, il témoignage de ces pratiques concernant les fonds occultes.

Il poursuit : " J'ai travaillé avec Dominique pendant des années. Nous avons été très proches, comme on peut être proche d'un ami, de quelqu'un que l'on connaît intimement. Et puis, fin 2005, brutalement, il m'a chassé". Selon l'avocat, Dominique de Villepin lui aurait déclaré que " l'argent de Sassou, de Bongo, de tous les Africains, sent le soufre. C'est fini. (...) Si un juge d'instruction vous interroge (...) cela va mal finir".

Dominique de Villepin et Chirac

villepinEvoquant les remises de fonds, il précise : " Il n'y avait jamais moins de 5 millions de francs. Cela pouvait aller jusqu'à 15 millions. Je me souviens de la première remise de fonds en présence de Villepin. L'argent venait du maréchal Mobutu, président du Zaïre. C'était en 1995. Il m'avait confié 10 millions de francs que Jacques Foccart est allé remettre à Chirac ". En revanche, il ne parvient pas àestimer le montant total versé : " À ma connaissance, il n'y avait pas de comptabilité. Plusieurs dizaines de millions de francs par an. Davantage pendant les périodes électorales ".

Pour Dominique de Villepin, ces accusations ont tout à voir avec l'affaire Clearstream qui doit trouver son dénouement mercredi. La cour d'appel de Paris confirmera ou non sa relaxe dans l'affaire qui mettait en cause Nicolas Sarkozy, une décision cruciale pour l'avenir politique de l'ancien premier ministre à sept mois de l'élection présidentielle. " Tout cela n'est que fariboles et écrans de fumée. Je n'ai jamais cessé, depuis 1993, de me mobiliser contre les réseaux de quelque nature que ce soit, en vue d'une moralisation de la vie politique dans le cadre fixé par Jacques Chirac", répond M. de Villepin au JDD, y voyant un coup venant de l'Elysée. L'ancien premier ministre a qualifié, vendredi, sur RTL, de " livre de fantasmes" le dernier opus de Pierre Péan, centré sur un de ses amis, Alexandre Djouhri, qualifié par ce journaliste-enquêteur de " Prince des ténèbres".

© Le Monde (11/9).

Lire l'intégralité de l'entretien de Robert Bourgi dans le JDD

Photos insérées par Mwinda

Ndlr - Précision : A la question du JDD qui l'interroge sur le fait que ces remises se faisaient" directement ", Robert Bourgi répond " oui". Jacques Chirac " prenait le sac et se dirigeait vers le meuble vitré au fond de son bureau et rangeait lui-même les liasses. Il n'y avait jamais moins de 5 millions de francs ", raconte l'avocat.

sassouchiraccBourgi ajoute : " Par mon intermédiaire, et dans son bureau, cinq chefs d’État africains - Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) - ont versé environ 10 millions de dollars pour cette campagne de 2002".

Et de raconter l'anecdote où l'argent fut même acheminé jusqu'à l'Elysée dans des... tam tam : " Un soir, j’étais à Ouagadougou avec le président Blaise Compaoré. Je devais ramener pour Chirac et Villepin 3 millions de dollars. Compaoré a eu l’idée, " connaissant Villepin comme un homme de l’art ", a-t-il dit, de cacher l’argent dans quatre djembés. Une fois à Paris, je les ai chargés dans ma voiture jusqu’à l’Élysée. C’est la seule fois où j’ai pu me garer dans la cour d’honneur ! C’était un dimanche soir et je suis venu avec un émissaire burkinabais, Salif Diallo, alors ministre de l’Agriculture. Je revois Villepin, sa secrétaire, Nadine Izard, qui était dans toutes les confidences, prendre chacun un djembé, devant les gendarmes de faction… Les tams-tams étaient bourrés de dollars ".

Commentaires (217)

Rien ne peut donc surprendre
Rien ne peut surprendre quand on voit la dilpomatie que déploie la France pour effacer la dette d'un comptoir comme le Congo pour permettre au préfet de mieux piller et mieux enrichir les partis politiques de gauche comme de droite. Rien de surprenant si l'on voit l'omerta qui entoure la mauvaise gestion des ressources de ses préfectures subsahariennes; rien de surprenant que la France soutienne les successions monarchiques archaïques et contre nature dans cette partie du monde.Que l'on ne se méprenne point ce n'est pas demain que la France et l'OTAN chasseront les sieurs Sassou, Biya, Bongo, Deby, Bozizé et autres Faure Gnassigbé, Blaise Compaoré. Au contraire on nous servira des pantins comme Ouattara et demain Kiki pour mieux asservir les Africains noirs.
 
 
Bonne lecture
03 septembre 2010, la France, l'Espagne, l'Italie, la Belgique et le Canada financent les infrastructures et équipements du domaine santé... Crieux non ? et la crise alors ? Mais c'est pas fini... lol

L’Afrique a besoin d’au moins 550 000 lits supplémentaires d’ici à dix ans. Un marché porteur financé par des bailleurs ou sur les fonds propres des États.

Qui construit, équipe, et, surtout, paie les hôpitaux en Afrique ? Le sujet est d’une importance fondamentale sur un continent où le déficit des infrastructures de santé est criant. Mais à 40 millions d’euros l’hôpital moderne « clés en main » de 200 lits, les États ne peuvent bien souvent pas être les seuls financeurs.

Les bailleurs de fonds internationaux mettent ainsi plus souvent la main à la poche. Union européenne – via le Fonds européen de développement –, Banque mondiale, Banque islamique de développement, Banque africaine de développement… À travers des dons ou des prêts, ils interviennent auprès des États, souvent dans le cadre de partenariats avec des structures de type Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (Agetip), qui ont essaimé à la faveur des programmes d’ajustement structurel dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne francophone.

Quelque peu en retrait, les bailleurs de fonds bilatéraux (France, Espagne, Italie, Belgique, Canada) continuent de financer des projets d’infrastructures ou d’équipements dans le domaine de la santé. À travers l’Eximbank, la Chine déploie ces dernières années un activisme assez impressionnant. Le privé intervient aussi, et quelques multinationales, notamment pétrolières, investissent aussi dans la construction d’hôpitaux au nom du concept de « responsabilité sociale ».


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En 1960, année d’accession à la souveraineté internationale pour la plupart des anciennes colonies d'Afrique, parallèlement aux accords d’indépendance, les anciennes puissances coloniales ont fait signer aux Nations africaines plusieurs « accords » que nous verrons plus bas. Cela était surtout vrai pour la France2 qui aura une « politique africaine » après les indépendances, à la différence de la Grande-Bretagne par exemple, dont la coopération avec ses anciennes colonies se diluait dans les liens au sein du Commonwealth.

En effet, la France, forcée dans les années 1960 à reconnaitre officiellement et formellement l’indépendance de ses anciennes colonies, (celle des esprits déjà conquise), va, sous l’égide du Général De Gaulle, s’assurer qu’un système substituable (et comparable) au système colonial se mette préalablement en place. Ainsi, des accords dits de « coopération »3 franco-africains seront scellés. Ces derniers, pour la plupart toujours d’actualité, couvrent un certains nombre de domaines, dont les plus significatifs sont la politique étrangère, les volets militaire, économique, monétaire et financier. Par conséquent, même indépendante, l’Afrique, qualifiée par certains de « Continent béni », et par d’autres de « scandale géologique » tant ses richesses naturelles sont importantes (), doit, dans ses relations avec le monde, privilégier la France et ses intérêts. Ainsi, tous les Chefs d’Etats africains (ou ceux qui aspirent à l’être) sont « priés » de prendre en compte cette nouvelle donne. Au fil du temps, plusieurs catégories de présidents africains vont se dégager, dont les deux principales renferment :

  • D’une part, ceux qui osent la « souveraineté », et qui, même démocratiquement élus, sont rapidement chassés du pouvoir soit par des groupes armés par la France, ou avec l’aide précieuse de l’armée française ramifiée un peu partout en Afrique.

  • D’autre part, ceux qui jouent le jeu du néocolonialisme, bradant les richesses de leurs pays en contrepartie d’une « aide précieuse » de l’Hexagone pour accéder et/ou rester au pouvoir, pour avoir une certaine légitimité internationale, etc.

Rappelons qu’en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, la diplomatie française peut, en maquillant et trafiquant (politiquement et médiatiquement) n’importe quel évènement en « génocide », « massacre de civils », etc., faire passer des résolutions onusiennes dont le mandat peut aller d’une mise au banc (d’un Etat) de la communauté dite « internationale », à l’envoi de forces armées officiellement « d’interposition » (ou « de coercition ») mais officieusement souvent d’éradication d’un régime dans un pays souverain (Côte d’ivoire, pour l’exemple le plus récent).

Par ailleurs certains présidents africains, très attachés à leur pouvoir, vont faire preuve d’une très grande créativité pour pérenniser leur règne : plutôt que de s’attacher à un seul président français, un seul potentiel président, un seul bord politique, etc., et risquer de chuter lorsque ceux-ci chutent, ils vont utiliser les richesses de leurs pays pour s’attirer les faveurs des politiques français, tous bords confondus afin que leurs régimes subsistent aux alternances politiques françaises. Ainsi, depuis plusieurs décennies, des « mallettes » occultes d’argent ont circulé entre des dirigeants africains et des politiques français au plus haut niveau.
En effet, comme l’a brillamment démontré Patrick Benquet dans son documentaire4, souvent, à l’approche d’importantes échéances électorales en France, des chefs d’Etat africains (Omar Bongo dans le film) demandent à ce qu’on les renseigne sur les figures montantes du paysage politique français pour qu’ils puissent se les fidéliser au cas où ils seraient élus, président notamment. C’est ainsi que Monsieur Bongo père recevait régulièrement lors de ses passages à Paris, des hommes politiques français (Sarkozy, Copé, etc) qu’il raccompagnait avec des liasses de billets. Une fois qu’un des débiteurs accède à la magistrature suprême française, il s’est, sans le savoir, engagé à ne remettre en cause aucun des fondements du système françafricain. Plus clairement, il s’agit comme l’a confié R. Bourgi, de faire en sorte que «la France ferme les yeux sur certaines dérives du pouvoir en Afrique ».

Une précision mérite cependant d’être apportée à ce niveau. Certes, c’est au Général De Gaulle que revient en grande partie la paternité de la « Françafrique », mais lui, était guidé par des objectifs différents de ceux de la plupart de ses successeurs. En effet, alors que ces derniers se servent (en grande partie) de la « Françafrique » pour financer leurs activités/ambitions politiques ou parfois s’enrichir personnellement, les motivations de « l’homme du 18 juin » avaient une dimension patriotique indéniable. De Gaulle avait une grande idée de la France et n’a ménagé aucun effort pour lui assurer la « place » qu’il considérait être la sienne dans le concert des Nations : mais comment apprécier toute la noblesse des ces ambitions lorsque celles-ci se concrétisent trop souvent aux dépens d’autres peuples et par l’hypothèque du destin de tout un Continent ?

Un des exemples les plus éloquents pour étayer ces propos est la réponse fomenté par le Général contre la Guinée, lorsqu’en 1958, Sékou Touré, alors Président, décide contrairement au reste de l’Afrique francophone, de ne pas faire partie de la communauté franco-africaine et proclame l’indépendance de son pays. Une véritable opération de déstabilisation du régime guinéen est alors mise sur pied avec un nombre record de tentatives de coup d’état télécommander par les services secrets français, qui vont finir par rendre complètement paranoïaque et autoritaire l’homme qui a osé dire « non » au colon. Le paroxysme de la volonté de nuire sera atteint avec l’assassinat économique enclenché lorsque de Gaulle fera fabriquer et déverser dans le pays, de faux francs guinéens. L’économie de la Guinée ne s’en est toujours pas remise.

Pour conclure, les révélations (si on peut les qualifier ainsi) de Maitre Bourgi ne constituent en rien un scoop, car le financement de la vie politique française par des chefs d’Etat africains est un secret de polichinelle. Plusieurs écrits ont déjà été consacrés à la question françafricaine : « La Françafrique, le plus long scandale de la République » (1998) de François-Xavier Verschave, « Françafrique l'échec : l'Afrique postcoloniale en question » (2003) de Baadikko Mamadou, « Dernières nouvelles de la Françafrique » (2003) de Séyouba Traoré et al., le documentaire « Françafrique: la raison d’Etat » et « Françafrique : l’argent roi» (2010) de Patrick Benquet, ou encore le « Livre blanc pour une politique de la France en Afrique, responsable et transparente » de l’Association SURVIE, pour ne citer que ceux-là.

La France, fait incontestablement partie des grandes démocraties de ce monde. Mais malheureusement, trop souvent, lorsqu’il est question du Continent africain, le pays bastion des « Droits de l’Homme » se délie trop rapidement et trop aisément de la cohérence que lui impose pourtant son histoire.

Un système pervers a été installé pour que l’Afrique soit le fournisseur à genoux de matières premières de la France, un fournisseur qui plus est, mal et sous-payé. Et il appartient aux peuples d’Afrique, et uniquement à eux, de briser ces chaines de la « françafrique » qui entravent leur développement et leur épanouissement.

VIVE LA CONSCIENCE AFRICAINE ET VIVE LA PAIX DANS LE MONDE !

Bouchra et Yousra N’DIAYE

 


 

1 BERNARD P. (2011) « WikiLeaks : Robert Bourgi, une figure bien vivante de la "Françafrique" » (www.lemonde.fr).

2 La France est le pays européen ayant le plus d’anciennes colonies en Afrique et le plus d’influence sur le Continent.

3 Pour le juriste français POTIER, la coopération est « la situation dans laquelle deux ou plusieurs nations dialoguent, échangent et construisent une œuvre commune qui leur profite».

4« Françafrique: 1) La raison d’Etat – 2) L’argent roi », Disponible ici : www.patrickbenquet.info

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Percée des firmes asiatiques

Difficile à évaluer au niveau continental, le marché des biens et équipements médicaux atteint, pour le seul Maghreb, plus de 320 millions d’euros en 2008, en hausse de 28,5 % par rapport à 2007. Une progression qui, selon les experts, devrait se poursuivre au rythme de 10 % par an. Preuve de cette vigueur, trois salons spécialisés se sont déjà tenus au Maroc, en Tunisie et en Algérie depuis le début de l’année. D’autres sont aussi annoncés au Kenya et en Afrique du Sud.

Auparavant trusté par les marques européennes et américaines, le marché est aujourd’hui capté par les produits chinois ou indiens, notamment sur les matériels les plus basiques. « Leurs plateaux chirurgicaux sont peut-être plus fins et moins bien polis, mais leurs prix sont beaucoup plus attractifs. D’ailleurs, nous ne proposons plus d’autres produits », avoue Roland Scaut, fondateur d’Excotramed, une société belge d’export de matériel médical spécialisée sur l’Afrique subsaharienne.

Les équipements à forte composante technologique, comme les scanners ou les appareils de radiologie, demeurent quant à eux entre les mains de spécialistes comme Siemens, Philips, General Electric, mais aussi Hitachi ou Toshiba. Là encore, les firmes asiatiques font une percée remarquée, car elles arrivent à répondre à des spécifications de haut niveau tout en proposant des tarifs inférieurs.

Demandes inadaptées

Une course à la haute technologie qui constitue une dérive regrettable, selon Frédéric Bia, responsable du belge Biamed, distributeur de General Electric en Afrique centrale. « Habitués aux équipements utilisés en Europe, les chefs de service demandent des matériels identiques, constate-t-il.

Face à la pénurie d’équipement, peut-être vaudrait-il mieux privilégier un scanner adapté à la traumatologie et un échographe pour les examens cardiaques, plutôt qu’un seul scanner cardiaque dont la facture va vite atteindre 1 million d’euros, en comptant l’installation, la maintenance et la formation du personnel… »

Autre écueil récurrent dans les appels d’offres : le manque de transparence. « Les fabricants signent des engagements anticorruption, alors que les bakchichs sont des pratiques courantes, admet un distributeur. Mais pour un directeur d’hôpital dont la rémunération n’excède pas 500 euros, il s’agit plus d’un salaire déguisé que d’autre chose. » 

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La société Orange est devenu cinquième opérateur de téléphonie mobile en Ouganda, rejoignant les quatre fournisseurs des services de téléphonie mobile qui opèrent actuellement dans le pays de l'Afrique de l'Est.

Abu Mukasa, directeur de la compagnie en Ouganda, dont les propos ont été cités par le quotidien gouvernemental New Vision mercredi, a indiqué que le réseau Orange lancé mardi fonctionnerait sur le code 0790.

Selon lui, Orange taxera la seconde à 8 shillings (environ 0,4 centimes de dollar américain) pour les appels entre les abonnés du réseau Orange et 310 shillings (15,5 centimes) la minute pour les appels vers d'autres opérateurs locaux.

Le message (SMS) vers les autres réseaux locaux et Orange Kenya devra coûter 90 shillings (4,5 centimes de dollars) et 220 shillings (11 centimes) pour les réseaux internationaux. Le lancement d'Orange fait suite à son acquisition de 53% des capitaux dans Hits Telecom, les détenteurs initiaux de la licence.

Orange arrive à un moment de grave crise financière qui secoue le monde. Michael Barre, vice-président des opérations internationales de la compagnie, a toutefois déclaré que la crise du crédit n'affecterait pas le fonctionnement de la compagnie.

"Nous avons mis de côté 8 milliards d'euros et nous avons un soutien de la compagnie mère, France Telecom," a affirmé Barre.

"Nous avons débuté de la même façon en Afrique centrale en décembre 2007 et nous sommes devenus les meilleurs en décembre 2008," a-t-il affirmé, notant qu'Orange vise à devenir le premier opérateur en Ouganda.

Le nouveau venu sur le marché ougandais doit faire face à quatre compagnies de télécommunication déjà installées, notamment MTN, Uganda Telecom, Zain et Warid.

Avec environ cinq millions d'abonnés, MTN est le leader du marché, suivi par Zain (quatre millions), Uganda Telecom (trois millions) et Warid Telecom arrivée il y a un an, qui a plus d'un million d'abonnés.

Entre temps, dans une tentative d'éviter la construction de trop de sites, Orange a signé un accord de partage de 300 sites avec Warid Telecom.

Selon l'accord, la compagnie contruira 150 sites et partagera les 150 sites de Warid déjà en place.

Orange fonctionne dans 15 pays africains, dont le Kenya, le Senegal, le Niger, le Cameroun, le Botswana, Madagascar, l'Egypte et l'Ile Maurice.

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Quelques noms dans les dernières accusations mais si l'on remonte plus loin dans le temps c'est du " GRAND GUIGNOL"
Cordialement
aig


Dans le livre de Pierre Péan, «Le monde selon K.», ouvrage à charge contre le ministre, l’auteur apporte plusieurs preuves solides de collusions entre l’activité publique de l’actuel ministre des Affaires étrangères et ses affaires privées. En effet, Bernard Kouchner a créé des sociétés de "conseil" en matière de politique de santé à destination des pays africains, Africa Steps et Imeda. M. Kouchner occupe également, en même temps que ses activités de conseil, des postes stratégiques, comme celui de directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2006 et préside au même moment le groupement d’intérêt public Esther, consacré à la coopération internationale hospitalière. Comment ne pas y voir un conflit d’intéret et la possibilité pour le ministre d’opérer un nombre incroyable de malversations et autres versements de dessous de table… Entre 2002 et 2007, ces sociétés auraient ainsi engrangé 4,6 millions d’euros de contrats pour des conseils sur la réforme des systèmes de santé du Gabon et du Congo. M. Kouchner a aussi nommé un de ses proches, Eric Danon, gérant d’Imeda, ambassadeur à Monaco en 2007. Danon aurait alors continué de démarcher des pays africains pour le compte d’Imeda, afin d’obtenir le paiement de plusieurs factures en attente. En résumé, le "french doctor", au-delà de tout le battage médiatique qu’il traine en permanence autour de lui, est surtout le "boss" de la "french connection" en Afrique… Je le disais dans mon post précedent, adressez vos dons aux associations françaises et surtout pas aux pseudo aides africaines rongées par la corruption jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.

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L'avocat Robert Bourgi, proche de Nicolas Sarkozy, affirme que Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont régulièrement reçu des mallettes de billets en provenance d'Afrique, entre 1995 et 2005.

Il affirme que "pendant trente ans, Jacques Foccart a été en charge, entre autres choses, des transferts de fonds entre les chefs d'État africains et Jacques Chirac". Et ajoute: "Moi-même, j'ai participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac, en personne, à la mairie de Paris". Il mouille aussi Dominique de Villepin qui, à partir de 1995, aurait assisté à ces remises, puis les aurait fait cesser en 2005.

Robert Bourgi affirme que Dominique de Villepin lui aurait déclaré: "l'argent de Sassou, de Bongo, de tous les Africains, sent le soufre. C'est fini". Aucune somme n'aurait été remise à Nicolas Sarkozy depuis 2007. 

Robert Bourgi, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines affirme au JDD: "C'était toujours le soir. (...) Chirac prenait le sac et se dirigeait vers le meuble vitré au fond de son bureau et rangeait lui-même les liasses. Il n'y avait jamais moins de 5 millions de francs. Cela pouvait aller jusqu'à 15 millions. Je me souviens de la première remise de fonds en présence de Villepin. L'argent venait du maréchal Mobutu, président du Zaïre. C'était en 1995. Il m'avait confié 10 millions de francs que Jacques Foccart est allé remettre à Chirac".

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Quand on voit se qui se passe au sommet de l'Etat français,il n'y a pas de doute que le président Laurent Gbagbo, professeur d'histoire ne ménagerait aucun effort d'enseigner à son homologue français la vraie histoire secrète, les vraies raisons de la fausse amabilité des dirigeants  français au sourire très large jusqu'à la nuque chaque fois qu'il s'agit de relation bilatérale entre la france et un pays africain au sous-sol très riche ,insolemment riche.

  L'on peut comprendre aisément pourquoi et comment ces dirigeants français s'activent à accorder leurs soutiens inconditionnels aux régimes africains pourris et connus pour être corrompus jusqu'aux os tant qu'ils sont une "Oréal tropicale".Sous le label de cette affaire d'Etat qui pollue la Droite française, on pourrait imaginer un scenario de magouille et de trafics d'influences français en Afrique de même acabit  comme on le découvre de jour en jour dans l'affaire Liliane Bettencourt.

  On pourrait transposer ce scenario à l'echelle de "Coopération" françafricaine par exemple où Liliane  Bettencourt devient l'ensemble d'anciennes riches  colonies francaises d'Afrique, Patrice de Maistre un préfet françafricain,madame woerth une société francaise( comme bolloré) en afrique,monsieur woerth le diplomate francais en poste en afrique et derrière tout ceci: Le mesquin Nicolas Sarkozy,chef de l'Etat francais, animé de sombres appetits et trafics d'influences par personnes interposées.On pourrait conclure hâtivement, vu le scénario que Nicolas Sarkozy , comme un arbre nain qui cache la forêt équatoriale,serait le principal coupable pour les observateurs avertis.

  Car l'aboutissement final de  ces pots de vin et autres traffics d'influences ne serviraient  qu' un but: d'arroser à coup de millions notre bourgeon élyséen pour la fortification pérenne de sa campagne électorale toutes elections confondues.

  Bizarre et coincidence troublante,Eric Woerth Trésorier de l'UMP,ex Minitre du Budget devenu Ministre du Travail,époux de Florence Woerth,celui là même qui a voulu et obtenu  la distinction trop "officielle" de Patrice le Maistre, enfin le Bourgeon de Nicolas Sarkozy qui dit "tout haut" soutenir son trésorier-d'ex-ministre-du budget-devenu-ministre-du travail-par-la-suite-trésorier-démissionnaire-sur-conseil-de-Neuilly-son-pote.L'affaire étant de TAILLE, on se demanderait si Arnold Sarkozy arriverait bien à cacher Willy Woerth en ligne de mire de monsieur le Francais Lambda Drumond.

  On dit en Afrique quand un bourgeon de banane se targe de cacher le bananier, c'est qu'il sait que ce dernier,déjà pourri,lui cédéra sa place.Mais on ne pourrait pas dire que si Nicolas Sarkozy défend bec et ongle Eric Woerth c'est parce que sa survie politique en dépendrait.Non. On ne pourrait non plus dire que l'argent qu'aurait reçu les Woerth aurait servi la campagne du Bourgeon élyséen.

  Mais on peut cependant comprendre même sans dessin comment la trame Bettencourt correspondrait bien à la manière que les dirigeants français manipulent les dictateurs africains assis sur des "Bettencourt de l'Oréal à la puissances N". (Entendu par là, la richesse de Lilianne Bettencourt à la puissance N)

  Alors, entre le discours et les faits, vous comprenez pourquoi ils ont inventé le mot diplomatie africaine,monsieur afrique,francophonie,françafrique pour tout dire.

Certains accusent l'actuel président de n'avoir pas stoppé des transferts occultes d'argent entre pays africains et l'Elysée...

Après les déclarations de l’avocat Robert Bourgi, accusant la présidence de Jacques Chirac d’avoir reçu des financements occultes en provenance d’Afrique, certains assurent, ce lundi, que cette pratique ne s’est pas arrêtée avec l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Ce dernier avait fait de la «rupture» de la politique française en Afrique l’un de ses arguments de campagne, avant d'adresser, sitôt élu, plusieurs discours fondateurs de cette nouvelle politique.

Pierre Péan, auteur d’une enquête sur la corruption dans l'Etat intitulée République des mallettes, l’affirme à Marianne: «l'arbre Villepin ne doit pas cacher la forêt (…). J'ai aussi interrogé Michel de Bonnecorse, le «Monsieur Afrique» de Chirac. Ce dernier affirme que, Robert Bourgi, ayant compris que Dominique de Villepin était «cuit» politiquement, a acheminé vers Nicolas Sarozy non seulement l'argent de Sassou et Bongo qui lui était destiné, mais y a ajouté également les sommes qui devaient aller dans l'escarcelle de Dominique Villepin».

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Pour les fonds c'est déjà fait. Les dessous de table distribués par les divers gouvernements européens et américains et les recettes sur les ventes d'armes avec promesse de financement sur les constructions futures ont commencés sous Giscard.
Que tu ne partage pas mon analyse, qui n'en est pas une, c'est une constatation avec preuve d'achats depuis Giscard , est un fait, que tu la réfutes en proposant un simple " ? " est facile mais n'apporte rien au "débat" ?
A regarder de plus près, tous les gens de droite ont fait affaire avec Amin Dada, Bokhassa, Kadhaffi, etc, avec tous les dictateurs en fin de compte. Il n'ya qu'à voir l'abandon du Darfour ou du Tchad pour s'en faire une idée. Avec le net les secrets d’alcôve se divulguent au grand jour car les copies des preuves peuvent parvenir à des organismes ou des rédactions sans approche physique. Bien que ce fussent des secrets de Polichinelle, tout le monde pactisait ou s'en lavait les mains les mains. J'ai vécu à Bali et je ne connais pas Bali. Je suis allé au Maroc, au Sénégal, en thaïlande, en Inde, en Grèce etc...  et je n'ai rien vu ni entendu bien que nous apportions de l'aide aux miséreux. Je ne peux me vanter de connaître un pays rien qu'en le parcourant ! Par contre, s'agissant des politicieux véreux je peux me targuer d'avoir connu des sujets bien avant certaines personnes qui l'ouvrent sans avoir jamais bouger le cul de leur fauteuil. La politique en Afriqie est simple et connue depuis les années 1960 : Apporter le bordel et la zizanie pour instaurer des génocides et se retirer en laissant les habitants se débrouiller, après les avoir dépouiller des richesses transportables. Au Rwanda, les Hutus ont massacrés la minorité Tutsi avec l'aide des autorités belges et françaises puis se sont retournés contre les Hutus pour mettre au pouvoir leurs séides, etc...Détenir les marchés financiers aux meilleurs taux en pactisant avec les gouvernements mis en place par ces mêmes financiers magouilleurs politiciens, militaires et, banquiers et constructeurs d'armements de guerre. Puis acheter à bas prix diverses entreprises et constructions locatives sous des prêtes noms ou sociétés fantômes. Les diamants de Giscard sont le premier faux pas mis à jour à ce propos.
Dire toutes les saloperies que l'on a fait subir aux Africains depuis l'esclavagisme est impossible alors avec quoi crois-tu qu'on été payées ces cités modernes ? L'argent a évidemment été blanchis mais la connerie a été de " doubler " les gugusses qui ont participé à la mise en place de ses projets et là, le bât blesse
Bon moi aussi je vais dormir alors si tu peux apporter une argumentation censée je serai à l'écoute. Si c'est pour faire du racisme primaire en jouant sur la désinformation et les rumeurs d'ordures tarées qui chient dans leurs frocs rien qu'à l'idée d'aller en banlieue parisienne, oublie-moi, je n'ai pas de temps à perdre. Mon but est d'apporter le maximum d'informations vérifiées afin que les " moutons" cessent de voter à la gueule du client comme aux Etats-Unis pour Clinton ou subissant les menaces comme pout Buch family ( dont le clone est le gnome qui a des entreprises aussi là-bas.
Sur ce je te laisse de la lecture, facilement vérifiable et reste à ta disposition pour des documents probants relatifs à ce sujet. J'étudie toujours un sujet avant d'en parler et prend mes infos pour un même sujet sur des partis et mouvements différents et dans des pays concernés...
Bonsoir
Cordialement
aig
et...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SUPER

http://extremecentre.org/2012/07/12/le-judaisme-ou-le-nazisme-des-juifs-selon-soler-et-onfray-plus-con-tu-meurs/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

> > Nicolas Sarkozy.
> > Né en 1955, il est le fils d'un noble hongrois, Pal Sarkozy de
> > Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fui l'Armée rouge, et
> > d'Andrée Mallah, une juive originaire de
> Thesalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et
> François), le couple divorce. Pal Sarkozy de Nagy-Bocsa se remarie
> avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants
> (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls
> parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
> > Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir
> > co-fondé le SAC, le garde du corps de de Gaulle avait poursuivi une
> > brillante carrière politique. Il avait
> été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue
> résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée nationale.
> > >
> > > Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en
> > > cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une
> > > organisation criminelle secrète «
> l'Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de
> stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French
> connexion » qu'Hollywwod devait porter à l'écran.
> >
> > > S'appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres
> > > investigations, Time cite le nom d'un chef mafieux, Jean Venturi,
> > > arrêté quelques années plus tôt au
> Canada, et qui n'est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua
> pour la société d'alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs
> familles qui dirigeraient « l'Union corse », dont les Peretti. Achille
> nie, mais doit renoncer à la présidence de l'Assemblée nationale et
> échappe même à un « suicide ».
> > >
> > >
> > En 197, Pal Sarközy se sépare de sa seconde épouse, Christine de
> > Ganay, laquelle se lie alors avec le n° 2 de l'administration
> > centrale du département d'État des États-
> Unis. Elle l'épouse et s'installe avec lui en Amérique. Le monde étant
> petit, c'est bien connu, son mari n'est autre que Frank Wisner Jr.,
> fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas
> connues, mais il clair qu'il y joue un rôle important.
> > Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de
> > sa demi-soeur, commence à se tourner vers les États-Unis où il «
> > bénéficie » des programmes de
> formation du département d'État.
> >
> > > À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y
> > > fréquente d'autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci
> > > n'est pas seulement un leader
> national, mais aussi le responsable de la section départementale des
> Hauts-de-Seine.
> > >
> > > En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et
> > > s'étant inscrit au barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son
> > > témoin de mariage est Charles Pasqua.
> En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de
> ses mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à Vico, et
> imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » :
> Sarkozi.
> > >
> > > L'année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en
> > > remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une
> > > crise cardiaque.
> > >
> > > Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il
> > > poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre
> > > animateur de télévision français
> de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en
> célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double
> vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints
> respectifs pour construire un nouveau foyer.
> > >
> > > Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques
> > > Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut
> > > s'empêcher de séduire Claude et de mener
> une brève relation avec elle, tandis qu'il vit officiellement avec
> Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La
> rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas
> Sarkozy.
> > >
> > > En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président
> > > François Mitterrand refuse de démissionner et entre en
> > > cohabitation avec un Premier ministre de
> droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors
> former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de de
> Gaulle-Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la
> place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur.
> > Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de
> > l'Intérieur. S'il conserve la haute main sur la majiruana marocaine,
> > il profite de sa situation pour légaliser
> ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et
> courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie
> saoudite et en Israël et devient officier d'honneur du Mossad. Nicolas
> Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du
> gouvernement.
> > >
> > > À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul
> > > Wolfowitz comme responsable de la planification politique au>
> > > département de la Défense. Personne ne
> remarque les liens qui l'unissent au porte-parole du gouvernement
> français.
> > >
> > > C'est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que
> > > l'on avait connue trente ans plus tôt entre les gaullistes
> > > historiques et la droite financière, incarnée par
> Balladur. La nouveauté, c'est que Charles Pasqua et avec lui le jeune
> Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du
> courant Rothschild.
> > >
> > >
> > Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard
> > Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l'élection
> > présidentielle, et sera
> battu..
> > >
> > > Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont
> > > près de s'entretuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard
> > > Balladur tente de faire main basse
> sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double
> comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort,
> les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont
> incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à
> récupérer le magot.
> >
> > > La traversée du désert
> > Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas
> > Sarkozy à distance. L'homme se fait discret durant cette longue
> > traversée du désert. Discrètement, il
> continue à nouer des relations dans les cercles financiers.
> > En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de
> > divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour
> > témoins les deux milliardaires
> Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le plus riche du pays).
> > >
> > > Dernier acte
> > Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de
> > la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée
> > en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils
> agissent en trois temps : d'abord l'élimination de la direction du
> parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis
> l'élimination du principal rival de droite et l'investiture du parti
> gaulliste à l'élection présidentielle, enfin l'élimination de tout
> challenger sérieux à gauche de manière à être certain d'emporter
> l'élection présidentielle.
> > >
> > > Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les
> > > révélations posthumes d'un promoteur immobilier. Avant de décéder
> > > d'une grave maladie, il a enregistré
> pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une
> raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d'un
> hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait
> parvenir indirectement à la presse.
> > >
> > > Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction
> > > judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale
> > > victime des affaires successives sera le
> Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul
> toutes les infractions pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la
> voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti
> gaulliste.
> >
> > > Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac
> > > à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il
> > > sera en définitive, ministre de
> l'Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le
> renseignement intérieur qu'il utilise pour noyauter les grandes
> administrations.
> > >
> > > Assassinat du préfet Erignac
> >
> > > Il s'occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a
> > > été assassiné. Bien qu'il n'ait pas été revendiqué, le meurtre a
> > > immédiatement été interprété comme
> un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une
> longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan
> Colonna, fils d'un député socialiste.
> > Faisant fi de la présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy annonce
> > cette interpellation en accusant le suspect d'être l'assassin. C'est
> > que la nouvelle est trop belle à
> deux jours du référendum que le ministre de l'Intérieur organise en
> Corse pour modifier le statut de l'île. Quoi qu'il en soit, les
> électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise
> les intérêts mafieux. Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été
> reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve
> matérielle n'a été trouvée contre lui. Étrangement, l'homme s'est muré
> dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu'il sait.
> >
> > > Nous révélons ici que le préfet Érignac n'a pas été tué par des
> > > nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte,
> > > immédiatement exfiltré vers l'Angola où il a
> été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était
> précisément lié aux fonctions antérieures d'Érignac. Il était
> responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la
> Coopération.
> > >
> > > Une nouvelle affaire éclate :
> > >
> > >
> > de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs
> > personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez
> > Clearstream. Parmi les
> personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et
> sous-entend que son rival de droite à l'élection présidentielle, le
> Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination.
> Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
> > >
> > > En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des
> > > membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte
> > > était président et dont Frank Wisner
> Jr. est administrateur.
> > > Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c'est que les
> > > listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de
> > > la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont
> Frank Wisner Jr. est également administrateur. Villepin se défend de
> ce dont on l'accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence
> et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique.
> > >
> > >
> > La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
> >
> > > Reste à neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations
> > > d'adhésion au parti socialiste sont réduites à un niveau
> > > symbolique pour attirer de nouveaux
> militants.
> > Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux,
> > au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants
> > du Parti trotskiste « lambertiste »
> (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation
> d'extrême gauche s'est historiquement mise au service de la CIA contre
> les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est
> l'équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les
> néoconservateurs aux USA). Ce n'est pas la première fois que les «
> lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment
> placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu
> Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal
> conseiller de Dominique Strauss-Kahn.
> > >
> > > Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour
> > > désigner son candidat à l'élection présidentielle. Deux
> > > personnalités sont en concurrence : Laurent
> Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour
> Sarkozy.
> > Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission
> > d'éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu'il sera en mesure de
> > faire grâce aux votes des militants «
> lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son
> nom, mais sur celui de Royal. L'opération est possible parce que
> Strauss-Kahn, d'origine juive marocaine, est depuis longtemps sur le
> payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il donne des cours à
> Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université,
> Condoleezza Rice. Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et
> Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la
> direction du Fonds monétaire international.
> > >
> > >
> > >
> > Premiers jours à l'Élysée
> >
> > > Le soir du second tour de l'élection présidentielle, lorsque les
> > > instituts de sondage annoncent sa victoire probable, Nicolas
> > > Sarkozy prononce un bref discours à la
> nation depuis son QG de
> > > campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas
> > > faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au
> > > Fouquet's. La célèbre brasserie des
> Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l'Union corse »
> est aujourd'hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a
> été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les
> principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d'invités s'y
> bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les
> patrons de casinos.
> > >
> > > Puis le président élu s'offre quelques jours de repos bien
> > > mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le
> > > Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami
> Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
> > >
> > > Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République
> > > française. Le premier décret qu'il signe n'est pas pour proclamer
> > > une amnistie, mais pour autoriser les
> casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à
> sous.
> > >
> > > Il forme son équipe de travail et son gouvernement.
> > >
> > >
> > Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos
> > (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des
> > casinos de l'ami Desseigne (qui
> devient porte-parole du parti
> > > « gaulliste »).
> > >
> > > Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur quatre hommes :
> > >
> > >
> > 1/ Claude Guéant, secrétaire général du palais de l'Élysée. C'est
> > l'ancien bras droit de Charles Pasqua.
> > >
> > >
> > 2/ François Pérol (qui vient de prendre du galon) , secrétaire
> > général adjoint de l'Élysée. C'est un associé-gérant de la Banque
> > Rothschild.
> > >
> > >
> > 3/ Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique, fils de l'ancien
> > directeur de l'Agence juive.
> > > Ambassadeur de France à l'ONU, il fut relevé de ses fonctions par
> > > Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
> > >
> > >
> > 4/ Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les
> > annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Petit-fils
> > du Grand rabbin de Lyon, ancien
> Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience
> maçonnique
> française) et ancien n° 2 de la National Security Agency états-unienne en
> Europe.
> > >
> > > Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps Envoyé spécial du
> > > président Bush pour l'indépendance du Kosovo, insiste pour que
> > > Bernard Kouchner soit nommé
> ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire :
> l'indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la
> France.
> > >
> > > Kouchner, un juif d'origine balte, a débuté sa carrière en
> > > participant à la création d'une ONG humanitaire. Grâce aux
> > > financements de la National Endowment for
> Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en
> Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre
> les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d'Alija
> Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut
> représentant de l'ONU au Kosovo.
> > >
> > > Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï,
> > > l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot.
> > > Le suc est transformé sur place en
> héroïne et transporté par l'US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo).
> Là, la drogue est prise en charge par les hommes d'Haçim Thaçi qui
> l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis.
> Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de
> la CIA. Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de
> Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles
> malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
> > >
> > > Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine
> > > Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances. Elle a fait toute
> > > sa carrière aux États-Unis où
> elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au
> sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney,
> elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a
> supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense
> lobying pour le compte de Lockheed Martin contre l'avionneur français
> Dassault.
> > >
> > > Nouvelle escapade durant l'été.
> > Nicolas, Cécilia, leur maitresse commune et leurs enfants se font
> > offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la
> > propriété du président Bush. La
> facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier
> d'affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre
> qui s'exprime dans Commentary, la revue de l'American Jewish
> Committee.
> > >
> > > La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère
> > > Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé «d'Oliver », il est nommé
> > > par Frank Carlucci (qui fut le n° 2 de la CIA après
> avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d'un nouveau fonds
> de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de
> portefeuille des Bush et des Ben Laden). Devenu le 5e noueur de deals
> dans le monde, il gère les principaux avoirs des fonds souverains du
> Koweit et de Singapour.
> > >
> > > La côte de popularité du président est en chute libre dans les
> > > sondages. L'un de ses conseillers en communication, Jacques
> > > Séguéla, préconise de détourner
> l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'annonce
> du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son
> ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants
> un jour de grève générale.
> > Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec
> > l'artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa
> > liaison avec le président est
> officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques
> politiques.
> > Quelques semaines encore et c'est le troisième mariage de Nicolas
> > Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l'épouse
> > de
> > Robert) et Nicolas Bazire, ancien
> directeur de cabinet d'Edouard Balladur devenu associé-gérant chez
> Rothschild.
> > >
> > > Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à
> > > faire ?

 

 

 

 

 

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LA QUESTION DE + - La sodomie Source : CANAL+.fr

 

 

 


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