23 octobre 2017
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22 octobre 2017

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HINDOUISME

HINDOUISME

 

Hidouisme1


Ôm (ou Aum) est un des plus importants symboles religieux de l'hindouisme, il signifie l'Âme Cosmique

 


Utilisé comme préfixe et parfois suffixe aux mantras et à toute prière hindoue. Il est empli d'un message symbolique profond : il est considéré comme la vibration primitive divine de l'Univers qui représente toute existence, entourant toute nature dans Une Vérité Ultime.

Ainsi, le son, produit d'une façon prolongée, résultat de la combinaison de trois sons A-U-M (de la triade à l'unité), signifie « ce qui a été, est et sera », et possède, pour ceux qui se voue à la méditation, une force à la fois magique et religieuse. Un Upanishad affirme : « Comme s'agglomèrent toutes les feuilles enfilées sur une tige qui les traverse, de même toute parole se fond dans le son OM. Le son OM est tout cet univers. »

Origines de l'Hindouisme, aussi appelée "religion védique".
 

L'origine exacte de la naissance de l'Hindouisme reste inconnue et n'a pas de fondateur, contrairement à certaines religions . Ce qui suit est tirée de diverses explications d'historiens mais n'est en rien affirmatif quant à la véracité de l'histoire et des origines de l'Hindouisme.

Les historiens sont d'ailleurs assez divisés sur le sujet et les contreverses donnent lieu à de fougueux débats. Ainsi la véracité d'une invasion aryenne n'est pas totalement prouvée mais elle reste proposée comme la plus vraisemblable. Vers l'an -2000 avant JC, un peuple du Moyen Orient envahit l'Inde par le Nord, ce sont les Aryens (forme française du mot sanskrit Arya : fidèle, noble) ! Ils sont guidés par le वेदVeda qui est le fondement même du védisme : L'opposition entre les conquérants aryens à la peau blanche et les autochtones à peau foncée se traduit dans l'organisation en castes de la société védique, qui en compte essentiellement quatre. Ainsi la répartition déjà existante dans la société aryenne des hommes en prêtres (brâhmana), guerriers (kshatriya) et marchands-agriculteurs-pasteurs (vaishyas), vient s'ajouter le groupe des Dravidiens. Ce sont eux qui composent majoritairement la quatrième caste, les shûdra; soumis aux autres, ils doivent remplir les tâches les plus humbles. Cette organisation de la société trouve son fondement mythologique dans un chant du Rig-Veda qui décrit le démembrement de l'Homme cosmique.

Indo-Européens, les Arya développent alors une religion déjà présente mais très rudimentaire et sans fondement véritable. Ils traversent le fleuve Indus et, lors de leur progression, ils constatent des rituels pratiquement semblables sur tout le territoire conquis. La similitude des comportements sur une si vaste étendue prouve la cohérence d'un ensemble déjà social et le terme Indus vient naturellement aux conquérants pour désigner les tribus rencontrées. Ce dénominatif restera dans les moeurs et c'est tous les peuples de la région, en remontant jusqu'à l'Indus qui seront ainsi nommés. Les Aryens s'établissent au Nord et au centre. Leur progression a été momentanément stoppée par les les autochtones vivants au Sud.

Ce sont exactement les sages inspirés des tribus aryennes qui vont donner la valeur totale de cette religion en Inde en promouvant des textes sacrés révélés par les Dieux. Ces textes sacrés hindous consistent en plusieurs recueils fondamentaux comme les 4 Vedas, les 108 Upanishads, les 18 Puranas et la Bhagavat Gita.

Les croyants antiques, tous comme les fidèles d'aujourd'hui, pensent que les écritures divines ont été révélées aux Sages par les Dieux eux-mêmes. Ces " oeuvres ", qui sont le pilier de l'Hindouisme, sont répartis en 4 Vedas (Connaissance, savoir, en sanskrit)

- 1 : Le Rig Veda, la plus importante car elle présente les divinités et les prières rituelles

- 2 : le Sama Veda, examine les branches scientifiques

- 3 : L'Ayur Veda, décrit les rituels de sacrifices et de guérisons

- 4 : l'Atharva Veda, traite le domaine politique et social, le système des castes.

 

Ces 4 oeuvres majeures sont imprégnées d'un style littéraire poétique, et regroupent toute la connaissance et aspects de la vie quotidienne. On comprend alors l'importance, le respect et la vénération de celles-ci dans l'Hindouisme.

Les Upanishads sont au nombre de 108, ils constituent la partie moniste 4 Vedas, autrement dit elles ne mentionnent pas Dieu en tant que personnage, mais parlent de divinité présente dans l'âme de chaque être vivant.

Les 18 Puranas sont des compléments des Védas. ils sont divisés en 3 groupes de 6 livres, chaque groupe traitant des 3 "GUNAS" ou "caractères" présents à divers degrés dans chaque être humain: l'ignorance, la passion et la vertu.

La Bhagavat Gîta, beaucoup plus technique spirituellement, demande une longue explication.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce que l'Hindouisme ?

Il faudrait parler de l'Hindouisme plus comme un mode de vie plutôt qu'une religion. La base de l'Hindouisme repose sur la "conscience de soi", en 2 sens: le soi "individuel", et le soi "universel". Le soi individuel est l'image de soi-même au sens propre: honnêteté, avidité, sincérité, cruauté, hypocrisie, charité et tant d'autres. Ce soi individuel est l'âme conditionnée par la matérialité: la passion et l'ignorance. Il débouche sur un comportement déterminé par le regard des autres et par les sentiments futiles. Pour l'Hindou, les sentiments futiles qui provoquent la passion et l'ignorance sont: l'amour particulier (amour ressenti exclusivement pour la famille et amis) et l'amour superficiel (désir d'argent, de pouvoir, d'esthétique).

Le soi universel quant à lui est la question du rôle de l'homme dans le monde, savoir pourquoi il vit. C'est ici qu'interviennent les divinités qui guident les croyants vers leur destin. Il y a ici un rapport étroit avec le "soi individuel". L'Hindou doit passer du soi individuel au soi universel. (On dit "soi", car il n'existe pas de "moi" et de "mien", ce qui insinuerait qu'il y ait une personnalité et possession. Or, les êtres vivants sont en constante réeincarnation, et ne sont donc pas intègres et par conséquent ne peuvent rien posséder. C'est pourquoi on fait référence au "soi", infime partie de Dieu qui réside dans chaque être vivant.) Le but de tout Hindou est alors le suivant: atteindre le Nirvana, c'est-à-dire l'extinction complète de l'âme pour ne plus revenir souffrir dans ce monde. Pour ce faire, il faut atteindre le soi universel à travers l'amour universel d'une part, qui s'applique à toute la nature (et non à travers l'amour particulier, qui concerne un cercle de personnes), et d'autre part à travers l'apaisement des désirs futiles. On donc à faire ici à une religion anti-matérialiste.

Pourtant, les Hindous différent énormément dans leur manière de pratiquer la religion, on dit de surcroît que l'Inde est un pays très diversifié. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'Hindouisme, sans fondateur précis, n'a pas de dogmes particuliers, si ce n'est qu'il faut respecter les règles morales et éviter les superstitions. Les 4 Védas, principal écrit de l'Hindouisme, se proposent comme une recommandation, et non comme une doctrine. Raison pour laquelle il y a plusieurs voies pour avoir la bénédiction divine. Certains choisiront une vie de famille dévouée, alors que d'autres mèneront une vie d'ascète loin de toute influence matérielle et humaine pour se consacrer uniquement à la méditation divine, tandis que d'autres encore profiteront des plaisirs de la vie, estimant qu'il serait ingrat de refuser ce que Dieu a offert aux hommes.

Société

Tous les Hindous ne sont pas égaux en droits. En effet, la religion a une mauvaise tendance à diviser les croyants selon des classes sociales, appelées CASTES. Le système des castes serait à l'origine une instauration des Aryens, et il est toujours présent aujourd'hui. A l'origine, seules 4 castes étaient instaurées: Les Brahmanes, qui sont les prêtres et les enseignants, auxquels les autres castes doivent le plus grand respect, ensuite les Kshatriyas -"soldats chasseurs" en sanskrit- qui regroupent les guerriers et les souverains, puis les Vaysas, se constituant d'artisans et d'agriculteurs, et enfin les Shudras: les serviteurs. Hiérarchie fortement similaire avec l'Europe de l'Antiquité à la Renaissance: l'Eglise, les Rois, les paysans, et les esclaves.

Aujourd'hui, il y a plus de 3000 castes ! L'une des castes les moins favorisées est celle des Intouchables. Beaucoup de castes ne leur adressent pas la parole ni n'ont de relations avec elle. Ces 3000 castes sont des divisions de la caste des Vaysas, représentant un gros pourcentage des Hindous. Ces nombreuses subdivisions sont dûes à l'émergence de nouveaux métiers depuis la Renaissance jusqu'au 19ème siècle, car en général la caste est indissociable du métier.

Pourquoi diviser la société en castes ? La réponse à cette question se trouve dans le concept du "Dharma", mot sanskrit qui signifie "Devoir religieux", ou encore "Obligation morale". Ce qui signifie que chacun a un destin propre, selon ses croyances, ses incarnations précédentes, son travail, son groupe ethnique et linguistique. Plus on est pieux dans la vie actuelle meilleure sera la caste lors de la prochaine incarnation, jusqu'au Nirvana. Toutefois, il est possible qu'un Intouchable parvienne directement à l'extinction de l'âme suivant ses actions dans sa vie. Autrement dit, la caste n'accorde pas d'importance aux signes de richesse, mais à la pureté de l'âme: un Brahmane peut très bien être un gueux, mais il est Brahmane car il a une grande foi et une connaissance de Dieu.

Ici, un représentant d'une caste de templier.

Nous avons dit qu'il n'y a pas d'orthodoxie propre ni d'Eglise organisée. Reste la littérature védique qui prône aux Hindous de ne pas manger de boeuf ; les bovidés -surtout la vache- étant considérés comme sacrés. (insulter, frapper, tuer une vache en Inde est considéré comme un sacrilège, de plus la vache est l'animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva). La polygamie et le sacrifice animal et humain sont également interdits. Mais il faut faire des offrandes comme des fruits, des livres, et de quelques pièces de monnaie.(ces 3 éléments, parmi d'autres, représentent une divinité particulière, par exemple, la pièce de monnaie est l'image de Laxmi, déesse de la Richesse). Un point notable de cette religion est le polythéisme conduisant au monothéisme, en effet, nombreuses divinités sont vénérées quotidiennement, après s'être lavé, et avant le repas. Toutes les divinités sont des émanations représentables d'un seul Dieu, appelé Brahman, qui lui n'est pas représentable car parfait, et la perfection n'est pas du monde terrestre, du monde matériel. Si vous voulez savoir combien exactement il y a de divinités dans la religion védique, la réponse est... des milliers. Sur ce site sont référenciées les principales.

La religion hindoue a 3 divinités importantes issues de Brahman, qui constituent sa base: Brahma, Vishnu, et Shiva, ou autrement dit "Dattatreya" (union de ces trois divinités). Tout Hindous se doit de vénérer au moins un de ces Dieux, par mantra, puja ou par bhajan. (Voir ces termes dans le lexique ).



Religions dérivées

Autre point capital à savoir: l'Hindouisme a donné naissance à 2 religions :

premièrement, le Bouddhisme, fondé par Siddharta Gautama Shakyamuni, -(qui n'est autre que Bouddha lui même)- vers 500 av. J-C, qui rejette le système des castes des Vedas car tout le monde doit avoir un statut égal, et qui reprend le concept du cycle des Réeincarnations duquel il faut se délivrer par l'action désintéressée et la méditation, car vivre et revivre dans ce monde d'objets est source de souffrances. Le bouddhiste doit se plier aux 5 interdictions: violence orale (mensonges et insultes), violence physique, vol, débauche, et usage d'intoxicants.


et deuxièmement le Jaïnisme, fondé par Mahavira, (contemporain de Bouddha), qui prêche la non-violence envers tout élément de la nature. (Gandhi était d'origine jaïne). Le Jaïn doit observer les 3 piliers suivants: la juste croyance (avoir la foi dans la doctrine jaïniste), le juste savoir (se connaître soi-même et le monde de la nature), et la juste action (non violence physique et verbale, non désir matérialiste, charité et jeûne.) Mahavira rejette également le système des castes, source d'inégalité.


Ces deux principaux courants sont apparus suite au système des castes, qui rendait certaines personnes jouissant de droits basiques que n'avaient pas les autres, ce qui était contraire à la morale religieuse. Depuis, les Hindous divergent dans leurs manières de penser, ils se bâtissent chacun une croyance tirée d'un mélange de l'Hindouisme, du Bouddhisme et du Jaïnisme. (Bouddha et Gandhi sont des figures sacrées en Inde).

 


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