14 décembre 2017
Bonne fête Odile

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13 décembre 2017

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FEMMES "COURAGE"

 

   
 

FRATERNITE 

Simone de BAUVOIR
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Hélène BOUCHER
Maria MONTESSORI
Marie MARVINGT
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Jeanne d'ARC
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NEFERTARI EVE Rosa LUXEMBURG Louise MICHEL Rosa PARKS Aliénor d'AQUITAINE                  
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C'est plus BAS

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 Beaucoup d'images et de Mots sont des liens, cliquer dessus ! Page en perpétuelle évolution !

Mis à jour le 03 février 2015

Avis clients de aiguail71poet.com
 


" Maître, quel est votre idéal ?
Confucius : C'est d'inspirer aux vieux la sérénité, aux amis la confiance, aux jeunes l'affection "

(Entretiens de Confucius, livre V, 25).


#GrandAngle lutte contre le djihadisme: "on...par gouvernementFR

Les talibans voulaient la punir d'une balle en pleine tête pour son engagement au droit des jeunes filles d'étudierr à l’école.

Malala Yousafzai au Queen Elizabeth Hospital de Birmingham

Photo : Queen Elizabeth Hospital/Associated Press

Malala a été opéré le samedi 04 février à Londres. Le porte parole de l’hôpital de Birmingham a déclaré une opration du crâne réussie avec succès.l'adolescente. Elle était suivie depuis mi-octobre au Queen Elizabeth Hospital qu'elle avait quitté le 03 janvier. Cinq heures ont été nécessaire à la reconstruction de la boîte crânienne et son état est jugé satisfaisant... Une seconde intervention devait lui permettre d'entendre des sons à l'aide d'un appareil électronique  inserré dans le crane. Il faudra attendre au minimum une quinzaine de mois avant un rétablissement notable.

Courage Malala

aiguail7

Malala Yousafzai

 
Née le July 12, 1997 (age 15) à MINGORA au Pakistan
 
AWARDS : National Malala Peace Prize
Nominations : National Malala Peace Prize, International Children's Peace Prize

Le 09 octobre 2012, à la sortie de son école, une adolescente de 14 ans est grièvement blessée pas balles. Ce sont des " taliban " qui ont tenté de l'abattre comme un vulgaire gibier car elle a le courage de défendre ses convictions, de tout son coeur, en faveur du droit des femmes et des enfants au Pakistan et dans le Monde.

C'est odieux, horrible, abject !

Grièvement blessée pour avoir osé dénoncé les atrocités de ses tortionaires et fait campagne pour le droit des femmes à l'éducation dans le nord-ouest du pays. Elle narrait ce quotidien sur son blog depuis l'année 2009.

 

MALALA ou le courage incarné !

Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a condamnée cette tentative d’assassinat qui a suscité l'émoi dans le monde entier.

Le commentaire du porte-parole du département d'État américain, Victoria Nuland est sans équivoque :

" Nous condamnons fermement l'attaque contre Malala (Yousafzai]. La violence dirigée contre les enfants est barbare, c'est un acte de lâcheté ",

Remet-toi vite Malala, le Monde a besoin de ton COURAGE !

* Amnesty International a déclaré que dèjà deux autres militants pour l'éducation des femmes avaient été assassinés par des activistes pakistanais l''année passée,

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Win Tin, cofondateur avec Aung San Suu Kyi de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), parti historique de l'opposition birmane, est décédé lundi à l'âge de 84 ans, sans jamais abandonner sa lutte pour la démocratie malgré 19 années en prison.

BIRMANIE : Win Tin et Hla Hla Win, le même sang birman coule dans leurs veines. avait 84 ans, elle en a maintenant bientôt 31 et bien qu'ils ne soient pas parents, ils se ressemblent tant. Ils partagent et connaissent le courage, l'héroïsme, la défense de la liberté, et les barreaux des geôles. L'une et l'autre ont bravé et affronté la junte ubuesque qui a tyranisé le pays pendant des décennies. Reporters sans frontières les avait retrouvé en septembre 2011.

Après l'indépendance de la Birmanie, Win Tin avait commencé sa carrière en 1951 comme journaliste au bureau de l'Agence France-Presse à Rangoun.

- 1962 : Coup d'État de Ne Win. La Birmanie bascule vers la tyrannie.

« La raison pour laquelle je suis entré en politique, c'est la pression exercée par les gouvernements militaires », racontait le militant, en recevant l'AFP dans sa maison bourgeoise et décatie du centre de Rangoun.

- 1988 ! presque 3 000 personnes sont tuées lors de la répression par la junte d'un soulèvement populaire et Win Tin participe à la création de la LND, avec notamment le prix Nobel de la paix.

- 1989 : il est arrêté. Il restera incarcéré 19 années, détenant le triste record du prisonnier politique birman le plus longuement détenu derrière des barreaux

- Septembre 2008 : Libéré, enfin, dans le cadre d'une amnistie, il va dévoiler publiquement les tortures qu'il a subies lors de ses années en isolement.

En hommage aux détenus, il restera toujours vêtu de la chemise bleue, uniforme qu'il a porté si longtemps. Il luttera jusqu'à la fin pour ses valeurs, pour la démocratie et la libération de tous les prisonniers politiques.

La junte au pouvoir pendant près d'un demi-siècle s'est autodissoute en mars 2011, transférant ses pouvoirs à un régime quasi civil qui a depuis entraîné la Birmanie dans un tourbillon de réformes, permettant la levée de presque toutes les sanctions occidentales.

Quelques mois après la libération de Win Tin, c'est Hla Hla Win, une jeune enseignante et l'un des vidéo-journalistes de l' Democratic Voice of Burma, qui fera les frais de  l'autorité totalitaire. Elle est arrêtée pour avoir osé interroger les moines bouddhistes qui se sont distingués en 2007, au cours de la  "révolution safran". Déterminé à faire un exemple pour museler le petit groupe de (DVB) journalistes, les autorités l'ont condamné à 27 ans d'emprisonnement. Les motifs scabreux concernant diverses accusations forgées de toutes pièces et le prétexte scandaleux de la conduite d'une moto non enregistrée pour créditer cette arrestation arbitraire ont mobilisé une partie du Monde !

Après la demission du dictateur militaire, le général Than Shwe, Thein Sein est élu comme nouveau président.  les journalistes de DVB  seront libérés en janvier 2012. La censure préalable a été aboli le 20 Août.

Tous deux avaient bravé le groupe de généraux véreux,  férus de tortures et d'innombrables massacres, qui avait écrasé le pays sous sa botte martiale jusqu'en 2011 et le passage à la démocratie.

 

Activités 

Constance Yaï et Lorraine Koonce , deux femmes dressées contre les mutilations génitales féminines

L'Unicef, dans un rapport publié en 2013 fait un triste bilan, le constat sidérant que 130 millions de femmes et de filles sont encore victimes de MGF dans le monde. La Mutilation Génitale Féminine, c'est à dire l'ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins externes, dont le clitoris qui figure au 1er rang, cette organe de l'appareil reproducteur féminin, source de plaisir sexuel pour les femmes.

Lorraine Koonce et Constance Yaï  n'ont certes pas le même parcours mais elles possèdent ce courage indestructible qu'ont les femmes quant elles se battent pour des causes humanitaires et bienfansantes. Dans leur engagement inaltérable elles restent fidèles à leur conviction, elles paraissent invulnérables. Pourtant elles ne peuvent être partout à combattre ce fléau archaïque et horrible. Elles ont besoin d'aide évidemment, ne serait-ce que pour véhiculer le fait que " ça " existe...

La continuité des mutilations est encore bien trop pratiquée par ces peuples africains et asiatiques qui se refusent à toute évolution humaine.  La France a été le premier pays à dénoncer et interdire ces pratiques odieuses sur son territoire. Depuis ce fléau a pu être repéré aussi au sein de certains peuples autochtones d'Amérique latine, et à travers tous les continents où les migrations le véhicule.

  • Lorraine Koonce est une avocate américaine dont la plaidoirie essentielle est la lutte contes les MGF. Elle vit entre la France et les Etats-Unis et profite de ces déplacements pour plaidoyer contre les coupables.
  • Constance Yaï est la petite fille d'une exciseuse ivoirienne. Son père a toujours protégé sa famille contre ce rite assassin. Cette eancienne ministre de la Condition des femmes à Abidjan parcourt le Monde en organisant conférences et manifestations pour mettre un terme au machisme et à la tyrannie ancestrale de certains hommes sur la sexualité des femmes. Elle dénonce avec véhémence ces opérations dangereuses et létales, cruelles et humiliantes, qui condamnent la vie entière de ces femmes soumises par la force. Ainsi elle navigue souvent entre la Côte d'Ivoire et Paris. Beaucoup doit les rejoindre pour en finir avec ces"traditions prétextes" qui n'arrangent que le Maître qui ignore ce qu'épouse veut dire. De tout coeur avec ces femmes courages...

aiguail

Viola Gregg Liuzzo

Viola Liuzzo  Afficher l'image d'origine

Viola Gregg Liuzzo fut une militante blanche des droits civiques dans le Michigan. Mère de cinq enfants, elle a été assassinée par des membres du Ku Klux Klan juste après les Marches de Selma à Montgomery de mars 1965 en Alabama.

Viola Liuzzo est horrifiée par les images de la marche avortée sur le pont Edmund Pettus le 7 mars 1965 dont on se souviendra comme le Bloody Sunday (dimanche sanglant). Cette première marche était menée par Hosea Williams et John Lewis, en l'absence de Martin Luther King.

 

600 manifestants pour les droits civiques furent attaqués par la police locale (sous les ordres du sheriff Jim Clark) avec des matraques et du gaz lacrymogène.  On dénombrera près de 70 blessés alors que c'était une manifestation pacifiste.

Cette photo d'Amelia Boynton Robinson, tombée sous les coups des policiers, inanimée sur le pont Edmund Pettus, publiée par la Presse nationale va faire le tour du monde. Neuf jours plus tard, Viola assiste à une manifestation dans son université. Subjuguée par cette cause, elle prévient son mari qu'elle ira à Selma en lui affirmant que c'est " le combat de tout le monde ".

Afficher l'image d'origine

Amelia Boynton Robinson

Après la fin de la marche le 25 mars, elle est aidée par un Afro-Américain, Leroy Moton, pour ramener des manifestants locaux chez eux dans son Oldsmobile. Après avoir déposé un second groupe, des membres du KKK, à l'intérieur d'une Ford bleue, repère la voiture de Liuzzo et la suivent pendant vingt minutes. Soudainement, ils roulent à sa hauteur et lui tirent deux balles en pleine tête, la tuant instantanément.

Leroy Moton n'est pas blessé, mais reste immobile alors que les "Klansmen" constatent le résultat de leur pitoyable agression. Une fois leur voiture partie, Leroy commence à courir, mais repéré par quelqu'un dans une voiture rouge, il saute dans un ravin sur le bas-côté. Reprenant sa course vers Montgomery, il est aidé plus loin par le Révérend Leon Riley, qui lui aussi emmenait des manifestants à Selma dans son camion.

Le 30 mars, les obsèques de Liuzzo ont lieu dans l'Église catholique Heart of Mary de Detroit. De nombreuses personnalités du mouvement des droits civiques et du gouvernement sont présentes : Martin Luther King, Roy Wilkins (directeur du NAACP), James Farmer (leader national du Congress of Racial Equality), William E. Milliken (vice-gouverneur du Michigan), et Walter Reuther (président d'United Auto Workers).

Moins de deux semaines après la mort de Viola, on trouve une croix brûlée, symbole du KKK, devant quatre résidences de Detroit, dont celle des Liuzzo.

Un des membres du KKK dans la voiture qui a tiré était un informateur du Federal Bureau of Investigation (FBI).

Après sa mort, elle fut odieusement le sujet d'une campagne de désinformation du FBI visant à entacher sa réputation.

Le nom de Liuzzo est l'un de ceux inscrits sur le mémorial des droits civiques de Washington.

Hommage :

 http://40.media.tumblr.com/77357c10978b528d44797b3b38dd2fb0/tumblr_mqx05hOV8O1qzmh88o4_500.jpg

Source : static01.nyt.com/images/2015/08/27/us/27robinson

Amélia Boynton Robinson s’est éteinte, à l'âge de 104 ans, mercredi 26 août 2015 à Montgomery, en Alabama (USA).
Née le 18 août 1911 à Savannah, en Georgie (USA), Amelia Platt Boynton Robinson fut une activiste des Droits civiques et une fervente militante des droits de l’Homme connue dans le monde entier. Elle a combattu la discrimination raciale aux Etats-Unis aux côtés de Rosa Parks et de Martin Luther King,

Elle demandait à pouvoir voir grandir son fils. La justice russe a dit non. Le tribunal de Berezniki, dans l'Oural, où est emprisonnée Maria Alekhina, membre des Pussy Riot, a décidé de "rejeter la requête" déposée par la jeune femme fin 2012. Condamnée à deux ans de camp, elle avait demandé à purger le reste de sa peine une fois que son fils de cinq serait plus âgé.

Selon la loi russe, un tribunal peut autoriser une femme condamnée pour un délit à purger sa peine une fois que ses enfants ont atteint l'âge de 14 ans.  Le juge a indiqué que le tribunal moscovite qui avait condamné la jeune femme avait déjà pris en compte le fait qu'elle avait un jeune enfant.

La justice russe a rejeté, mercredi, la demande faite par une des deux jeunes membres du groupe emprisonnée de purger le reste de sa peine de deux de camp une fois que son fils de cinq ans serait plus âgé.

Elle demandait à pouvoir voir grandir son fils. La justice russe a dit non. Le tribunal de Berezniki, dans l'Oural, où est emprisonnée Maria Alekhina, membre des Pussy Riot, a décidé de "rejeter la requête" déposée par la jeune femme fin 2012. Condamnée à deux ans de camp, elle avait demandé à purger le reste de sa peine une fois que son fils de cinq serait plus âgé.

Selon la loi russe, un tribunal peut autoriser une femme condamnée pour un délit à purger sa peine une fois que ses enfants ont atteint l'âge de 14 ans.  Le juge a indiqué que le tribunal moscovite qui avait condamné la jeune femme avait déjà pris en compte le fait qu'elle avait un jeune enfant.

Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova, détenue dans un autre camp en Mordovie, à 500 km à l'est de Moscou, où Gérard Depardieu s'est récemment installé, et elle aussi mère d'une petite fille, ont été condamnées en août à deux ans de camp pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" après avoir chanté en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à deux pas du Kremlin, une "prière punk" demandant à la Sainte Vierge de "chasser" le président russe Vladimir Poutine du pouvoir. Nadejda Tolokonnikova a déposé une requête similaire, mais la date de l'audience n'a pas encore été fixée.

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Photo : Natalia KOLESNIKOVA/AFP

Condamnation à GERBER !

Maria du groupe punk, Pussy Riot, qui avait été condamnée avec Nadejda et Ekaterina à deux ans de camp pour «hooliganisme» et "incitation à la haine religieuse", à l'issue d'un procès à forte résonance internationale, a vu sa requête refusée par  le tribunal de Berezniki (Oural). La jeune femme demandait à purger la fin de sa peine lorsque son fils de 5 ans serait plus âgé.

Les jeunes femmes se sont vues infliger, le 17 août 2012, deux années d'incarcération en camp pour avoir chanté dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, une "prière" punk où elle demandait le départ de Poutine. Deux ans de privation de liberté pour avoir «violé l'ordre public» et «offensé les sentiments des croyants» selon Marina SYROVA, juge au Tribunal.

Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l'Union européenne, a dénoncé le droit de parole et du droit de respect en général dans ce pays, se faisant la voix d'un sentiment mondial. Un recours est encore possible car Poutine est confronté à la désapprobation internationale. Il est vrai qu'une peine de cette ampleur, pour de simples propos d'opinion, ressemble plus à de la dictature qu'à de la démocratie comme le confiait, pas à ce propos mais à celui de l'Etat, Gérard D.

Tout comme le délégué du Kremlin pour les droits de l'Homme, Vladimir Loukine, on se demande quand et où débute une action dite criminelle en Russie. Sachant que l'appel, dans ces camps cernés de fils barbelés, est fixé à l'extérieur tant que la température n'atteint pas -30 degrés (si,si), et que les meurtrières et voleuses côtoient et dorment avec les "grandes gueules rebelles " parmi une centaine de détenues, mieux vaut naître muet(te) où fermer son clapet...CHUT on pourrait nous entendre !

aiguail7

La justice russe a rejeté, mercredi, la demande faite par une des deux jeunes membres du groupe emprisonnée de purger le reste de sa peine de deux de camp une fois que son fils de cinq ans serait plus âgé.

Elle demandait à pouvoir voir grandir son fils. La justice russe a dit non. Le tribunal de Berezniki, dans l'Oural, où est emprisonnée Maria Alekhina, membre des Pussy Riot, a décidé de "rejeter la requête" déposée par la jeune femme fin 2012. Condamnée à deux ans de camp, elle avait demandé à purger le reste de sa peine une fois que son fils de cinq serait plus âgé.

Selon la loi russe, un tribunal peut autoriser une femme condamnée pour un délit à purger sa peine une fois que ses enfants ont atteint l'âge de 14 ans.  Le juge a indiqué que le tribunal moscovite qui avait condamné la jeune femme avait déjà pris en compte le fait qu'elle avait un jeune enfant.

Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova, détenue dans un autre camp en Mordovie, à 500 km à l'est de Moscou, où Gérard Depardieu s'est récemment installé, et elle aussi mère d'une petite fille, ont été condamnées en août à deux ans de camp pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" après avoir chanté en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à deux pas du Kremlin, une "prière punk" demandant à la Sainte Vierge de "chasser" le président russe Vladimir Poutine du pouvoir. Nadejda Tolokonnikova a déposé une requête similaire, mais la date de l'audience n'a pas encore été fixée.

 

 Irena SENDLER1

 

Irena Sendler est née le 15 février 1910 à Varsovie et est décédé le 12 mai 2008 à l'âge de 98 ans...

irenasendler7

 

Lors de la 2ème guerre mondiale elle parvint à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie.

Dès les premiers jours de l'occupation allemande, elle organise l'aide aux pauvres au Département de l'Aide Sociale à la mairie de Varsovie. Secrètement, un groupe clandestin (sous la direction de l'écrivain Jan Dobraczyński) se forme au sein de la section d'aide à l'enfant, pour venir en aide aux enfants abandonnés qui sont légion à Varsovie après 1939. Cette aide concerne aussi, clandestinement, les enfants sortis du ghetto. Certains enfants se sont enfuis par un trou dans le mur du ghetto, d'autres se sont échappés en se cachant dans des camions de pompiers, dans des ambulances ou sous les ordures… Le groupe s'organise et prépare même de faux papiers (certificats de naissance, enquêtes familiales) pour l'obtention d'un placement des enfants dans les orphelinats ou familles d'accueil. En exil à Londres, le gouvernement polonais s'est chargé d’envoyer des fonds et crée, en septembre 1942,Żegota, une Commission clandestine d’aide aux Juifs. Irena se fait désormais appélé JOLANTA, un nom de clandestinité et l'action de son groupe est maintenant souvent lié à Zegota.

 
Irena Sendler6

 Polonaise, sa motivation était bien particulière car elle connaissait les plans d’extermination des nazis envers les juifs.

  Pendant des mois Irena a caché des enfants dans le fond de la boite à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule. Un grand sac était destiné aux plus grands...

 Elle avait dressé un chien à grogner contre les gardiens afin d'intimider les soldats allemands qui effectuaient le contrôle à l’entrée et à la sortie du camp. Installé à l'arrière du véhicule, le chien aboyait férocement ce qui couvrait le bruit que pouvait  faire les enfants apeurés.

 2500 enfants furent ainsi sauvés grâce au courage et à la volonté de cette femme.

 

 

Son activité découverte, elle fut arrêtée le 20 octobre 1943 et emmenée à la prison de Pawiak. Les nazis la torturèrent longuement, atteint dans leur orgueil d'avoir été ainsi bernés... Ils lui brisèrent les jambes et les bras, lui infligeant de terribles supplices. Malgré les violences qui la rendront infirme pour le reste de sa vie, elle n'avouera jamais rien sur ces activités et sur l'existence de son réseau. Condamnée à mort, Zegota va réussir à la sauver en soudoyant ses gardiens....

Irena a noté le nom de tous les enfants qu’elle extirpa du Ghetto et les a conservé dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre au fond de son jardin.

 

Son fabuleux combat  ne s'arrêta pas là ! Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents survivants du massacre et elle tenta de réunir les familles. Malheureusement, la plupaIrenaSendler6rt avaient été gazés. Les enfants sauvés avaient été placés dans des familles d’accueil ou adoptés. 2000 furent retrouvés...

 En 2007 elle a été proposée pour le prix Nobel de la Paix, mais n’a pas été retenue.

   C’est AlGore qui fut primé, pour son film sur le réchauffement de la planète.

 

En sa mémoire,

  Je m'insurge comme beaucoup de cette indifférence et contre cet OUBLI !

 Pour la mémoire des 20 millions de Russes, des 10 millions de chrétiens et autres, des  6 millions de juifs et des 1900 prêtres catholiques, des communistes et des homosexuels qui ont été massacrés,

Irina Sendler8

assassinés, torturés, brûlés et humiliés.

Maintenant plus que jamais,  considérant les horreurs provoquées par les dictateurs et les terroristes dans le monde, il faut rester vigilants et transmettre ce message afin que les hommes et les femmes n'oublient pas et sachent que cela peut recommencer ! Diffuse ce message autour de toi, tu éviteras peut-être un génocide, la tuerie de quelques uns ou la mort d'un enfant.

Un simple geste pour ne pas oublier !

aiguail

  

 Aung San Su Kyi liberee

22-11-2010-Aung San Suu Kyi, âgée de 65 ans, enfin libérée...

Aung San Suu Kyi, symbole de la démocratie birmane,  est  libre, Après avoir passé les sept dernières années en résidence surveillée, elle n'a pas oublié ses convictions et semble déjà vouloir refonder sa Ligue Nationale pour la Démocratie. La lauréate du prix Nobel de la Paix a offert un rameau d'olivier à la junte militaire; et a déclaré ne pas être en colère  contre ceux qui l'ont gardée en détention.
Son premier discours, depuis sa libération samedi 21, n'a laissé aucun doute sur une
Aung San Suu Khi 1 reprise politique influente. Elle est l'un des leader démocratique dans l'un des pays les plus oppressifs du monde. Lors d'un rassemblement à Rangoon,  état sous le joug de l'armée, elle a appelé pour la liberté d'expression et a exhorté des milliers de partisans à défendre leurs droits :

" Vous pensez que c'est facile d'obtenir la démocratie avec une personne qui agit seule ? C'est quelque chose de très précieux et pour les choses de valeur, il faut beaucoup de sacrifices. On ne peut l'atteindre par les actes d'une seule personne. D'ailleurs cela ne serait pas démocratique. Si les gens disent: " Nous voulons la démocratie, Aung San Suu Kyi, fais le pour nous ", vous n'obtiendrez pas la démocratie, mais plutôt un dictateur Aung San Suu Kyi. "

" Si mon peuple n'est pas libre, comment pouvez-vous dire que je suis libre ? Nous ne sommes pas libres. Soit nous sommes tous libres ensemble, soit nous ne le sommes pas"

" Pendant mes années de détention, j'ai été bien traitée. Personnellement, je dois le reconnaître, mais cela ne suffit pas", témoigne Aung San Suu Kyi.

Aung San Suu Kyi | MAXPPP

Aung San Suu Kyi a plaidé pour obtenir l'aide d'autres partis pro démocrates, précisant qu'elle était disposée à travailler avec tous ceux qui désiraient la démocratie en Birmanie. Pour l'armée gouvernante, elle représente toujours une menace mais sa libération apporte toutefois à la junte militaire un brtn de légitimité suite aux élections de la semaine dernière, les premières dans ce pays depuis vingt ans.

Information en vidéo:
http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2010-11-22/668462972516.html

 

 

aung san suu kyi poster

Aung San Suu Kyi, 66 ans, décorée de la Légion d'honneur.

Ce 15 janvier 2012, la future candidate aux élections du 1er avril prochain, s'est vue honorée par le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, en visite en Birmanie.

Aung San Suu Kyi a décidé de se présenter à des législatives partielles et a fait comprendre qu'elle pourrait entrer au gouvernement pour tenter d'imposer une société démocratique.

En 1990, la junte militaire en place avait " manoeuvré pour voler " sa victoire à la LND (Ligue nationale démocratique, sa formation politique)  et placé Aung San Suu Kyi en résidence surveillée. Depuis la dissolution de cette junte au printemps 2011, c'est le général en retraite Thein Seinde qui dirige le pays. La Presse birmane semble désormais subir moins de contraintes et se sent plus " libre", les opposants au régime peuvent s'exprimer et 651 prisonniers d'opinion ont été libérés ce vendredi : "J'ai confiance dans sa bonne volonté et dans le fait que ces élections seront justes et démocratiques", a affirmé Aung San Suu Kyi.

Déterminée dans ses décisions, elle se veut rassurante pour ceux qui déclarent encore « Elle a tout sacrifié pour nous » :

 " Il est très dangereux de se croire au-dessus du processus démocratique. Je vais me soumettre aux urnes avec humilité. "

aig

Leymah Gbowee : « Guerrière de la paix ! »

« Je suis juste une fille de terrain qui a maintenant une plateforme mondiale pour s’exprimer.»

Co-lauréate du prix Nobel de la paix en 2011, elles est née le 1er février 1972, au Libéria.

- 1989 : Guerre civile. Les troupes du National Patriotic Front of Liberia (NPFL), dirigées par Charles Taylor, ravagent le pays, c'est la la terreur dans le pays. Leymah a 18 ans...

- 1990 : Le pays est saccagé, il n'existe plus d'eau courante ni d'électricité. La jeune femme a un rêve, devenir pédiatre et c'est une très bonne étudiante. Malheureusement, ses leçons d'histoire se déroulent en direct. Au programme : Pillages, viols, violences sexuelles, meurtres, tortures... Le traumatisme sera sévère.

- 2000 : Leymah Gbowee fonde le Women in Peacebuilding Network (WIPNET), une organisation de femmes pour le maintien de la paix en Afrique de l’Ouest.

- 2002 : lle lance un nouveau mouvement pacifiste, le Women of Liberia Mass Action for Peace.  Un mouvement de contestation basé sur la prière… et la grève du sexe.

Grâce à son action, Charles Taylor est contraint d’associer les femmes aux pourparlers de paix avant d’être poussé à l’exil, puis condamné par la CPI à 50 ans de prison.

- 2011 : Date de la reconnaissance internationale : elle reçoit le prix Nobel de la Paux avec Ellen Johnson Sirleaf, l’actuelle présidente libérienne, pour avoir «mobilisé et organisé les femmes au-delà des lignes de division ethnique et religieuse pour mettre fin à une longue guerre au Liberia et assurer la participation des femmes aux élections».

« Cette récompense m’a donné encore plus de travail, je ne risque pas d’être au chômage tout de suite ! (…)  Quand vous recevez ce prix, on vous invite à parler partout de n’importe quoi. Si vous me demandez de m’engager sur des questions – mêmes très importantes – comme le désarmement nucléaire, je ne signerai pas, car j’estime ne pas avoir assez de connaissances sur le sujet. Je ne vais que là où le droit des femmes à besoin d’être défendu ».

- 2012 : Publication du récit de sa vie : Notre force infinie " publié chez Belfond. Sa vision a évoluée depuis ses 18 ans :

 « Je voulais écrire un livre honnête, qui donne une image vraie de la femme africaine »

«Chacun de nous, dans ce pays, a été une victime (…) chacun de nous a besoin de guérir. (…) Tu racontes ton histoire et tu survis. Tu dépasses ton statut de victime et tu ressens le besoin d’aider. Mais pas seulement une personne : toute la société !»

L'UNICEF lui donne l'occasion d'intégrer "un peu" le domaine médical. Elle devient assistante sociale.

Elle soigne les  blessés, victimes du terrible conflit. Elle s'occuppe des femmes violentées sexuellement et des enfants, transformés en soldats par les milices de Taylor.

Elle n'est pas épargnée sur le plan familial,  quatre enfants avec un homme alcoolique, violent et infidèle. Sa foi l’a aidée.

Elle fait partie de L’Eglise luthérienne.  « La foi est au centre de mon identité. Tout ce que je fais est le travail de Dieu »

A l’hebdo ctaholique La vie, elle confie: « L’Eglise a un rôle central à jouer. Elle doit combattre pour la justice et la paix et faire entendre la voix des plus pauvres plus fermement afin que les droits humains fondamentaux soient respectés (…) Les Eglises chrétiennes ont vraiment une opportunité extraordinaire dans le contexte actuel, parce que les hommes et les femmes politiques vont s’adresser aux responsables ecclésiaux quand les choses vont mal. Mais au Libéria, elles reçoivent des subventions du pouvoir, des cadeaux et, dans ce contexte, il est difficile pour elles d’avoir une parole libre. »

 

Combattante, Leymah Gbowee sait que rien n'est acquis et qu'il faut se surpasser quotidiennement : « les femmes n’occupent pas assez le devant de la scène internationale alors que leur action pour la paix et la justice est considérable. Les médias doivent accorder davantage d’importance au travail des communautés féminines».

 

Sa devise :  » Le travail est ardu : Quand l’immensité de ce qu’il reste à accomplir me décourage, je me tourne vers ces femmes qui luttent au jour le jour : elles ne baissent pas les bras et, pour elles, nous sommes un symbole d’espoir. Vous aussi, vous devez aller de l’avant. Vous n’avez pas la liberté de renoncer. »


aig

Helen Suzman est née le 7 novembre 1917 à Germiston en Afrique du Sud. Ses parents étaient des émigrants juifs, originaires de Lituanie et son nom de jeune fille était alors Helen Gavronsky.
Helen Suzman épouse un médecin, Moses Suzman, avec qui elle aura
deux en
fants. Auparavant elle avait étudié l'économie avec emphase.
Elle devient députée d'Houghton dans la  banlieue de Johannesburg et fonde à 42 ans le parti progressiste (Progressive Party). Son incroyable courage l'expose, seule, à lutter contre les législations racistes adoptées par le gouvernement du Parti national. De 1961 et 1974, elle sera humiliée, insultée par les autres parlementaires blancs à chacune de ses interventions mais jamais elle ne cédera et son obstination à défendre une juste cause lui vaudra en 1978 la médaille des droits de l'homme aux Nations unies et, en 1980, la médaille de l'héroïsme. Malgré
des quolibets du genre « Retourne à Moscou » ou « Rentre en Israël » c'est elle qui méprise ses sarcasmes pour ne se consacrer qu'à cette cause qu'elle juge légitime.
Le sort de Nelson Mandela, qui est alors détenu, va l'intriguer. Elle va le visiter dès 1967 et une relation d'amitié va naître avec ce futur président du pays.

                                                                                                                                                   
 

 Helen Suzman

 

Helen Suzman cesse ses activités parlementaires a l'âge de 72 ans mais reste active dans la politique sud-africaine. La fondation Helen Suzman, qu'elle a créée, agit pour une démocratie grandissante en Afrique du Sud.

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*Les universités d'Oxford, de Cambridge et d'Harvard l'ont faite docteur honoris causa.
Veuve depuis 1994, cette grande dame habite toujours son domicile de Johannesburg. Elle a profité de son récent 90ème anniversaire pour dénoncer « les errements dans la lutte contre le sida » de son pays et critiquer le président Mugabe du Zimbabwe « dont l'économie est en ruine et les droits de l'homme en berne ».

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Mme Farhiyo Farah Ibrahim, 25 ans est de nationalité somalienne et a reçu le 10 mars 2008 le Prix du courage féminin décerné par le département d’État Américain. (Source WiLDAF/FeDDAF 5 janvier 2009)

Sa vocation est de défendre les droits de la femme en Somalie et au Kenya. Victime d'ostracisme, elle a tout de même trouvé le courage de lutter pour l’amélioration des conditions de vie de la femme Africaine. Son enfance dans le camp de réfugiés de Dadaab, après que des miliciens claniques Somaliens aient violé sa mère et assassiné son grand-père, est tristement banale. Elle rejoint le Kenya en 1992. Devenue conseillère en matière de santé génésique pour le Conseil national des églises du Kenya. en 2002,  elle est accusée de conversion au christianisme. Indignée contre les atrocités commises envers les femmes, elle se révolte  dans une campagne relative aux mutilations génitales.  Ainsi elle convainc sa mère de ne pas exciser sa plus jeune sœur.

Mme Ibrahim prône l’utilisation du préservatif et milite pour le dépistage volontaire du VIH/Sida. Reniée par son père, elle quitte sa famille et démissionne  de son emploi au Conseil national des églises. Malgré l'hostilité témoignée, elle trouve un emploi comme interprête à Dadaab et continue son combat en faveur  des droits des femmes, des fillettes et des réfugiées. Elle lutte opiniâtrement contre le mariage forcé, la violence et la mutilation génitale dont sont victimes les femmes et les fillettes dans les camps de réfugiés du Kenya.

Sept autres femmes, retenues parmi 93 candidates nommées par les ambassades des États-Unis dans le monde entier, se sont vues décerner le Prix 2008 du courage féminin lors d’une cérémonie organisée au département d’État.

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MAATHAI Wangari Muta lutte pour les droits des femmes, milite pour la protection de l’environnement, et combat pour que la démocratie soit reconnue et appliquée. Son espoir est l'investissement  des dirigeants africains contre la misère et la maladie qui déciment le peuple africain.

"Si nous voulons sauvegarder la nature, commençons par protéger les êtres humains: ils font partie de la biodiversité. Si nous ne pouvons pas préserver notre propre espèce, à quoi rime de sauver les espèces d’arbres? On a parfois l’impression que les pauvres détruisent la nature. Mais ils sont si préoccupés par leur survie qu’ils ne peuvent pas s’inquiéter des dégâts durables qu’ils infligent à l’environnement. Donc, paradoxalement, les pauvres, qui dépendent de la nature, sont aussi en partie responsables de sa destruction. Voilà pourquoi je répète que nous devons améliorer leurs conditions de vie si nous voulons réellement sauver notre environnement."

 

Malgré le sommet de la Terre de Rio en 1992 et le protocole de Kyoto sur le climat signé en 1997, les programmes et les campagnes de protection de l’environnement au niveau mondial n’avancent pratiquement pas. Pourquoi?
"Pour beaucoup de dirigeants de la planète, le développement continue malheureusement de signifier culture extensive de denrées agricoles exportables, barrages hydroélectriques ruineux, hôtels, supermarchés et produits de luxe, qui contribuent au pillage des ressources naturelles. C’est une politique à courte vue qui ne répond pas aux besoins essentiels des gens : une alimentation suffisante, de l’eau potable, un toit, des hôpitaux de proximité, de l’information et la liberté. Cette frénésie de prétendu «développement» a relégué la protection de l’environnement à l’arrière-plan.
Le problème, c’est que ceux qui portent une lourde responsabilité dans la destruction de l’environnement sont précisément ceux qui devraient soutenir des campagnes écologiques. Ils ne le font pas. Les détenteurs du pouvoir politique font des affaires et entretiennent des liens étroits avec les multinationales. Et celles-ci n’ont d’autre but que de gagner de l’argent aux dépens de l’environnement et de la population.
Nous savons que les multinationales persuadent de nombreux dirigeants politiques de ne pas prendre au sérieux les conférences internationales sur l’environnement. Je suis fermement convaincue que nous devons refuser, en tant que citoyens, d’être à la merci de ces sociétés. Elles peuvent être absolument impitoyables : elles sont sans visage humain.
"

Propos recueillis par Ethirajan Anbarasan, journaliste au Courrier de l’UNESCO.

Enseignante à l'université de Nairobi en 1970, engagée dans la lutte pour la démocratie, pour la race à laquelle elle appartient et où les femmes doivent restées soumises et obéissantes. Elle a subi 25 années d’injures, de menaces, a été battue, jetée en prison et interdit à plusieurs reprises de quitter le territoire. Elle est tout de même revenue au pays et pour y militer. Ses tribulations et les procès subis lui ont permis d'assumer ce militantisme et de faire découvrir au monde la réalité. Elle a créé le mouvement "ceinture verte" en 1977 mais les plantations intensives, la déforestation planifiée des forêts primaires par les multinationales ont causé des dégâts irréparables. Malgré cela, les présidentielles de 1997 furent un échec pour elle car dans ce pays, il est très difficile de se faire élire sans argent. "Je n’avais pas d’argent. J’ai compris que la valeur, l’honnêteté, les sentiments démocratiques importaient peu, si l’on n’a pas d’argent à donner aux électeurs."La KANU (Kenya African National Union)  fut fondée en 1960 et a remporté dès 1963 les premières élections de l’après-indépendance. Elle n'a plus quitté le pouvoir depuis et la combattre relève de l'utopie pour beaucoup de Kényans. Pourtant c'est bien cette bataille qu'a tenté de mener Wangari, avec un courage insensé.

Alors qu'elle était secrétaire d’État à l’Environnement kenyan et militante écologiste, Wangari Maathai, aussi connue sous le nom de Wangari Muta, a reçu le 08 octobre 2004 à Oslo, le Prix Nobel de la Paix "pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix". Elle est la première Africaine de l’Histoire à être honorée de cette distinction, elle était âgée de 64 ans.

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Emily Murphy, Nellie McClung, Irene Parlby, Louise McKinney et Henrietta Muir Edwards

 

En 1927 elles se sont adressées à la Cour suprême du Canada afin de déterminer si le mot « PERSONNE », de l’article 24 de l’AANB, comprenait les femmes. La Cour suprême du Canada, suite à cinq semaines de débat, répond par la négative ! NON ! Considérant le plan juridique, les femmes ne sont pas reconnues comme des personnes !

 

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Les « cinq femmes célèbres » c'est ainsi qu'on les surnomme, réfutent la décision et requiert au Conseil privé en Angleterre, la plus haute cour du Canada à l’époque, pour statuer sur le dilemne.

Le 18 octobre 1929, le Conseil exprime son verdict : 
L’exclusion des femmes de toute charge publique est un vestige d’une époque plus barbare. Aux personnes qui se demandent si le mot « personne » doit comprendre les femmes,

la réponse est évidente :

O U I

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10Barre 





Sa Sainteté le XIVème Dalaï-Lama est venu à Digne
le 15 octobre 1982, puis du 21 au 26 mai 1986,  visiter la maison d'Alexandra David-Néel, "Samten-Dzong", rendant ainsi hommage à son courage.
Celle qui fit découvrir  aux occidentaux le haut pays des neiges est née le 24 octobre 1868 et s'est éteinte  le 08 septembre 1969.
Le 28 février 1973,  les cendres de l'exploratrice du Tibet et de son fils adoptif le Lama Yongden ont été immergées dans le Gange, à Bénarès.

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  L'historique résistance non violente du peuple tibétain

 

 
4 separateur 

 

Farhiyo Farah Ibrahim
Alexandra DAVID-Néel
Olympe de GOUGES
NEFERTARI
EVE
Rosa LUXEMBURG
Louise MICHEL
Rosa PARKS
Aliénor d'AQUITAINE
Lucie AUBRAC
CLEOPÄTRE
Marie CURIE
Maathai Wangari Muta
Simone de BEAUVOIR
Mère TERESA
Hélène BOUCHER
Maria MONTESSORI
Marie MARVINGT
Soeur EMMANUELLE
Yang Kai Houei
Hsiang King Yu
Flora TRISTAN
Jeanne DEROIN
Jeanne d'ARC


Olympe de GOUGES  

Marie GOUGES dite Olympe de GOUGES est née en 1748 et s'est éteinte à Paris le 03 novembre 1793. C'est à partir de la Révolution qu'elle illustre combien elle est en avance sur son temps.
Avec Théroigne de MERICOURT et Claire LACOMBE, elle est l'une des premières féministes.

 

Elle bataille dans la lutte pour l'égalité des droits mais c'est en 1791 qu'elle montre sa témérité réelle et toute sa grandeur.

L'Assemblée Constituante établie une constitution qui exclut les Femmes des droits de cité.

Olympe publie en retour un texte dont la teneur soudera  les bases du féminisme.

 
 
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Le droit de vote !

 
D'abord, en 1791, la révolution français donne le droit de vote aux homme payant les impôts : c'est le suffrage censitaire.
Puis, en
1848, après une nouvelle révolution, les Français asquièrent le suffrage universel masculin.
Cependant, il faudra attendre
1944 pour que la Résistance permettent aux femmes d'accéder au droit de vote.
Ensuite, en
1974 les jeunes citoyens peuvent voter à partir de 18 ans.
Enfin, en
1992, le traité de Maastricht crée la citoyenneté européenne.

      

 

 " Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne "

Préambule

Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

Article I

La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II

Le but de toute association politique est la imprescriptible de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression.

Article III

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article IV

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article V

Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu pas ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

Article VI

La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Article VII

Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

Article VIII

La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

Article IX

Toute femme étant déclarée coupable ; toute rigueur est exercée par la Loi.

Article X

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l ’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi.

Article XI

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article XII

La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

Article XIII

Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

Article XIV

Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôts.

Article XV

La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

Article XVI

Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution ; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction.

Article XVII

Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles ont pour chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Postambule

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges.

Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne.

O femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste t-il donc ?

La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? Le bon mot du Législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ?

Tout, auriez vous à répondre. S’ils s’obstinent, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Etre Suprême.

Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

 

Pourtant elle défend le roi (elle le juge coupable en tant que souverain mais pas en temps qu'homme), veut aider Malesherbes dans sa défense de LOUIS XVI, rédige des pamphlets contre Robespierre et Marat, elle reste solidaire des Girondins suite aux journées de mai/juin 1793 et sera accusée et arrêtée le 20 juillet de cette année pour être l'auteur d'une affiche girondine. Elle sera condamnée et guillotinée le 03 novembre 1793.
"Pensez à moi et souvenez-vous de l'action que j'ai menée en faveur des femmes. Je suis certaine que nous triompherons un jour ! "
Indépendante malgré son alliance girondine, son combat pour l'abolition de l'esclavage et l'émancipation des femmes symbolise le courage et la ténacité. Elle était d'ailleurs la SEULE femme à écrire, commenter et divulguer sur le terrain, entre 1788 et 1793, donc en pleine  révolution.
Au lendemain de son exécution, CHAUMETTE, alors procureur de la commune de Paris, imprimera cette odieuse éloge funèbre dans "Le Moniteur" :

 

"Rappelez-vous l'impudente Olympe de GOUGES qui la première institua des sociétés de femmes et abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois ...".

 

La Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne 
a été publiée en 1791 avec une dédicace à la Reine.

À LA REINE.

Madame,

Peu faite au langage que l’on tient aux Rois, je n’emploierai point l’adulation des Courtisans pour vous faire hommage de cette singulière production. Mon but, Madame, est de vous parler franchement ; je n’ai pas attendu, pour m’exprimer ainsi, l’époque de la Liberté ; je me suis montrée avec la même énergie dans un temps où l’aveuglement des Despotes punissait une si noble audace.

Lorsque tout l’Empire vous accusait et vous rendait responsable de ses calamités, moi seule, dans un temps de trouble et d’orage, j’ai eu la force de prendre votre défense. Je n’ai jamais pu me persuader qu’une Princesse, élevée au sein des grandeurs, eût tous les vices de la bassesse.

Oui, Madame, lorsque j’ai vu le glaive levé sur vous, j’ai jeté mes observations entre ce glaive et la victime ; mais aujourd’hui que je vois qu’on observe de près la foule de mutins soudoyée, & qu’elle est retenue par la crainte des loix, je vous dirai, Madame, ce que je ne vous aurois pas dit alors.

Si l’étranger porte le fer en France, vous n’êtes plus à mes yeux cette Reine faussement inculpée, cette Reine intéressante, mais une implacable ennemie des Français. Ah ! Madame, songez que vous êtes mère et épouse ; employez tout votre crédit pour le retour des Princes. Ce crédit, si sagement appliqué, raffermit la couronne du père, la conserve au fils, et vous réconcilie l’amour des Français. Cette digne négociation est le vrai devoir d’une Reine. L’intrigue, la cabale, les projets sanguinaires précipiteroient votre chûte, si l’on pouvait vous soupçonner capable de semblables desseins.

Qu’un plus noble emploi, Madame, vous caractérise, excite votre ambition, et fixe vos regards. Il n’appartient qu’à celle que le hasard a élevée à une place éminente, de donner du poids à l’essor des Droits de la Femme, et d’en accélérer les succès. Si vous étiez moins instruite, Madame, je pourrais craindre que vos intérêts particuliers ne l’emportassent sur ceux de votre sexe. Vous aimez la gloire : songez, Madame, que les plus grands crimes s’immortalisent comme les plus grandes vertus ; mais quelle différence de célébrité dans les fastes de l’histoire ! l’une est sans cesse prise pour exemple, et l’autre est éternellement l’exécration du genre humain.

On ne vous fera jamais un crime de travailler à la restauration des mœurs, à donner à votre sexe toute la consistance dont il est susceptible. Cet ouvrage n’est pas le travail d’un jour, malheureusement pour le nouveau régime. Cette révolution ne s’opérera que quand toutes les femmes seront pénétrées de leur déplorable sort, & des droits qu’elles ont perdus dans la société. Soutenez, Madame, une si belle cause ; défendez ce sexe malheureux, et vous aurez bientôt pour vous une moitié du royaume, et le tiers au moins de l’autre.

Voilà, Madame, voilà par quels exploits vous devez vous signaler et employer votre crédit. Croyez-moi, Madame, notre vie est bien peu de chose, sur-tout pour une Reine, quand cette vie n’est pas embellie par l’amour des peuples, et par les charmes éternels de la bienfaisance.

S’il est vrai que des Français arment contre leur patrie toutes les puissances ; pourquoi ? pour de frivoles prérogatives, pour des chimères. Croyez, Madame, si j’en juge par ce que je sens, le parti monarchique se détruira de lui-même, qu’il abandonnera tous les tyrans, et tous les cœurs se rallieront autour de la patrie pour la défendre.

Voilà, Madame, voilà quels sont mes principes. En vous parlant de ma patrie, je perds de vue le but de cette dédicace. C’est ainsi que tout bon citoyen sacrifie sa gloire, ses intérêts, quand il n’a pour objet que ceux de son pays.

 

Je suis avec le plus profond respect,

 

Madame,

 

Votre très-humble et très-
obéissante servante,

 

De Gouges.

 

 


  Néfertari, Nofretari, Mery-en-Mout « La plus belle de toutes » est la première Grande épouse royale du pharaon RamsèsII  qui vécut sous la XIXe dynastie aux environs du XIIIème siècle av. J-C.

 

Néfertari eut une grande influence sur le monarque à qui  elle prodiguait des conseils très écoutés et de bon aloi, semble-t-il.  Elle maîtrisait les fonctions royales et religieuses et secondait souverainement son époux. Elle incarnait la beauté, le charme, l'amour, la vivacité d'esprit, la tendresse et la diplomatie en tant que Maîtresse de la Haute et Basse Egypte. Sa contribution pour ramener la paix est éloquente quant aux longues négociations engagées avec les Hittites.Résultat de recherche d'images pour

RAMSES  a dédié  la façade du petit temple d'Abou Simbel  à Hathor, déesse de la joie, de la musique, de la beauté mais aussi à Néfertari (identifiée à Hathor) pour authentifier l'amour qu'il lui portait. Elle décède à 40 ans devançant largement son dieu/époux/souverain qui disparaîtra, après 67 années de règne, à l'âge de 90 ans.

 Ramsès a construit un temple creusé dans la montagne […] pour la première épouse royale Néfertari Meryen-Mout. »

Et dernier hommage, Ramsès fit construire dans la vallée des Reines la plus belle tombe que l'on ait découverte à ce jour.

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EVE  

 

Mère de l'humanité, Ève (en hébreu: Hawwa(h)), est l'original féminin de la Torah et de l'Ancien Testament . On prête aussi une  femme à Adam  dans le Coran, elle n'y est cependant pas nommée (Hawwâ’). Impossible d'honorer les femmes sans la citer. L'absence de la lettre "yod" dans le nom  présente un doute légitime sur l'interprétation, sinon cela signifierait "vivante", donc la bien nommée ! Créée dans l'une des côtes d'ADAM, elle est, d'après la Genèse (2-21) destinée à lui venir en aide. EVE est  désignée dans le Coran comme l'épouse d'ADAM, sans toutefois y être citée, et n'apparaît pas comme unique responsable de l'expulsion du Jardin d'EDEN. En effet SATAN (dans le coran, le serpent dans la Genèse), convainc le couple de "déguster le fruit".


Voilà donc EVE en partie réhabilitée ?

Dans le Misdrah et l'alphabet ben Sira, il est indiqué l'existence de plusieurs femmes dont LILITH (création égalitaire) qui se serait enfuie du Jardin, en laissant l'homme seul, après avoir refusé "d'être sous celui-ci dans l'acte de copulation". L'alphabet ben SIRA cite sans la nommer, une troisième femme d'ADAM qui reste vierge "ad infinitum" et échappe à la malédiction, comme LILITH, de l'arbre de la Connaissance.
Dans le Talmud, Adam reste solitaire pendant 130 ans et ses éjaculations procréent des démons et des goules qui meurtrissaient les nouveaux nés mâles non circoncis. Les bébés devaient porter des amulettes en protection. Pour les neurones


Un tombeau, recouvert de béton, pourrait-être le tombeau d'EVE à DJEDDAH.

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Rosa LUXEMBOURG 

Cette femme courageuse,  participa à la révolution   allemande, dénonçant la dictature dans la révolution russe . Sauvagement assassinée, par des corps francs après avoir,  été torturée par des sociaux-démocrates allemands. Après la 1ère guerre mondiale, d’anciens officiers à la retraite formèrent des milices appelées « Freikorps », destinées à défendre la frontière allemande à l’Est, contre une possible invasion communiste. Ils furent utilisés ensuite pour mater les tentatives de révolution en Allemagne. Dissous en 1921,  certains d'entre eux   rejoignirent les Sturmabteilung , la milice de Hitler,  ou les Stahlhelm , autre section de droite.

10/01/1914  Alsace : Non lieu pour le colonel Adolf von Reuter, le principal impliqué dans l’affaire de Saverne où un officier allemand avait traité les Alsaciens de « Wackes » (voyous) et provoqué une vague générale de protestation dans l’Alsace annexée, au point de semer le trouble à Berlin….
20/01/1914  Le président Woodrow Wilson proclame une politique antitrust pour contenir la puissance des grands groupes industriels.
11/02/1914  Le nationaliste Ivan Goremykin (1839-1917) devient le nouveau ministre du conseil en Russie.
14/02/1914  Manifestation des suffragettes anglaises pour le droit de vote des femmes.
15/02/1914  Accord franco-allemand pour la construction de voies ferrées dans l’empire ottoman.
20/02/1914  Rosa Luxemburg est condamnée à un an de prison pour ses discours contre l’Etat allemand.
10/03/1914  Retrait du président du conseil italien Giovanni Giolitti. Leader des libéraux et nommé quatre fois président du conseil, il avait influencé notablement la politique italienne. Son successeur est le libéral de droite Antonio Salandra (1853-1931).
16/03/1914  L’empereur d’Autriche-Hongrie François Joseph I dissout le parlement à cause du refus de siéger des parlementaires tchèques. Le gouvernement procède désormais par ordonnances impériales.
30/03/1914  Suite à des remous au sein de l’armée anglaise qui combat en Irlande contre des Unionistes, certains soldats refusant de se battre, le ministre de la guerre John Seely (1868-1947) démissionne.
01/04/1914  Albert Einstein commence sa carrière à Berlin comme membre da l’Académie des Sciences de Prusse et devient directeur de l’Institut de Physique Kaiser-Wilhelm.
03/04/1914  Lors d’un grand mouvement de grève contre l’insécurité sociale à Saint-Pétersbourg, plus de 70 000 ouvriers sont licenciés.
13/04/1914  Les associations allemandes de jeunes liées au mouvement « Wandervögel » approuvent une résolution excluant de leur mouvement les membres juifs.
 
Rosa Luxemburg (1871-1919). Une grande figure du socialisme

Affiche du mouvement « Wandervögel » de 1914Rosa Luxemburg (1871-1919). Une grande figure du socialisme(Aig)

KARL LIEBKNECHT - ROSA LUXEMBURG

L’unification des socialistes français

( 1905)

Article de Rosa Luxemburg paru dans Czervony Sztandar (« Le Drapeau rouge ») V. N°26, mai 1905

Trois jours durant, les 23, 24 et 25 avril derniers, s’est tenu à Paris le congrès de toutes les organisations socialistes de France: du Parti socialiste français (les jaurésistes), du Parti ouvrier français (les partisans de Guesde et de Vaillant, c’est-à-dire les guesdistes et les blanquistes), du Parti ouvrier socialiste-révolutionnaire (les allemanistes), ainsi que de quelques organisations indépendantes de province, d’importance moindre. Au cours de ce congrès a été décidée, à la majorité écrasante des voix, l’unification de toutes ces organisations en un seul parti appelé Parti socialiste (Section Française de l’Internationale ouvrière). Le congrès a adopté comme organe officiel du Parti le journal Le Socialiste, ancien organe du Parti ouvrier français.

Afin de mieux saisir toute la signification internationale de cet événement, il importe d’examiner les causes qui étaient à l’origine de la scission parmi les socialistes français et de l’affaiblissement du mouvement socialiste en France. Par ailleurs, ces mêmes causes suscitèrent la méfiance des masses ouvrière quant à l’efficacité de la lutte politique parlementaire contre les gouvernements de la bourgeoisie.

Une première unification, bien qu’encore très lâche, des différentes organisations socialistes existant en France depuis longtemps avait eu lieu en 1899. Mais, la même année, l’un des députés socialistes, Millerand, accepta le portefeuille de ministre du Commerce dans le gouvernement bourgeois de Waldeck-Rousseau. Le motif invoqué était que la République française aurait été menacée par les cléricaux et les conservateurs visant à restaurer la monarchie en France et que, partant, tous les républicains sincères devaient s’unir pour défendre solidairement la République contre les attaques des monarchistes. Une partie des socialistes – les partisans de Jaurès -décida de soutenir le gouvernement « républicain » de Waldeck-Rousseau dans lequel, à côté du socialiste Millerand, prit place, en tant que ministre de la Guerre, le général de Galliffet, un de ceux qui, de la manière la plus sauvage et la plus cruelle, avaient écrasé, en 1871, la glorieuse insurrection des ouvriers: la Commune de Paris. Ces socialistes conclurent une alliance (dite « Bloc Républicain ») avec divers partis bourgeois radicaux, donc avec des ennemis de la classe ouvrière, et ils consentirent à la participation de Millerand au gouvernement bourgeois.

C’est alors que tous les socialistes révolutionnaires avec Guesde en tête, ayant compris le danger d’une pareille trahison des principes du socialisme, lesquels exigent une lutte de classe impitoyable et irréconciliable contre tout gouvernement bourgeois, même démocratique, rompirent leur alliance avec les partisans de Jaurès, alliance qui au départ était censée aboutir à la fusion totale des différentes fractions socialistes. Quelque temps après, les blanquistes dirigés par Vaillant rompirent également avec les jaurésistes et, en commun avec les guesdistes, créèrent le Parti socialiste de France. Ils déclarèrent une lutte sans merci aux fondateurs du Parti socialiste français dirigé par Jaurès et Millerand, partisans de la collusion avec les partis bourgeois et du « ministérialisme » – c’est-à-dire de la participation d’un socialiste à un gouvernement bourgeois.

Le danger majeur d’une telle participation était qu’elle engageait la responsabilité des socialistes dans les agissements de ce gouvernement. Quant à ce dernier, le fait qu’il comprenait un socialiste ne l’empêchait nullement de demeurer un gouvernement de domination de classe, l’organisation politico-policière de la bourgeoisie contre le prolétariat révolutionnaire, et il continua de servir fidèlement les intérêts de la classe capitaliste dans tous les domaines de la vie sociale. C’était précisément cette circonstance – la participation d’un socialiste au gouvernement – qui encourageait davantage le gouvernement bourgeois à agir de la manière la plus brutale contre les ouvriers en grève et de recourir en toute occasion à la force armée. Ironie du sort, le sang des ouvriers français n’avait peut-être jamais coulé aussi souvent que du temps du gouvernement « socialiste » de Waldeck-Rousseau.

Dans la période antérieure au récent congrès qui décida l’unification, Millerand n’était plus depuis longtemps au gouvernement, mais les partisans de Jaurès restaient toujours alliés avec les partis bourgeois pour une prétendue « défense » de la République: c’est alors qu’à Limoges coula à flot le sang des ouvriers français qui revendiquaient d’être mieux traités par leurs contremaîtres. En devenant un parti qui soutenait toujours et partout la politique du gouvernement, les jaurésistes étaient obligés de voter un budget dont les plus beaux fleurons étaient les fonds secrets (aux fins de rétribuer les mouchards), des dépenses sans cesse accrues pour la marine et l’armée – cet instrument le plus puissant de la bourgeoisie dans sa lutte contre les revendications ouvrières – , un budget fondé dans sa quasi-totalité sur les impôts indirects et qui pèse donc de tout son poids sur les épaules des couches sociales les plus pauvres. Pris dans cet engrenage, les partisans de Jaurès durent également soutenir l’alliance franco-russe, en tant que prétendue « garantie » de la paix européenne. Tant et si bien que pendant l’Exposition universelle de Paris en 1900, Millerand s’abstint d’assister au congrès socialiste international qui se tenait au même moment, afin de ne pas se compromettre aux yeux de ses collègues bourgeois du ministère, tandis que ses convictions « socialistes » ne l’empêchaient pas d’accueillir à l’Exposition le tsar sanglant et même de laisser orner sa propre poitrine d’une décoration impériale.

Il faut également noter que la police parisienne interdit à l’époque tout discours et se comporta d’une manière particulièrement insolente et provocatrice envers les congressistes quand ceux-ci se rendirent au cimetière où reposent les dépouilles des héros de la Commune, afin de rendre hommage à leur mémoire. Et ceci malgré la présence de Millerand dans le gouvernement républicain.

Au congrès international qui examina notamment la question de la participation d’un socialiste au gouvernement, cette tactique de collusion avec les partis bourgeois fut rejetée. Une résolution fut adoptée sur la proposition de Karl Kautsky qui précisait les cas exceptionnels où un danger réel menacerait le régime démocratique et où pourrait être tolérée temporairement la participation d’un socialiste au gouvernement pour la défense des libertés publiques mais, même alors, à la seule condition de l’accord du prolétariat organisé et sous son contrôle.

Cependant, bien que le congrès international se fût ainsi prononcé, le parti de Jaurès continua à persévérer dans sa tactique opportuniste, sapant ainsi la confiance des larges masses ouvrières dans le socialisme, leur inspirant de la méfiance et même de l’hostilité envers la lutte politique parlementaire, tandis que se propageait rapidement le courant syndicaliste qui préconisait la grève générale comme l’unique moyen d’abolir l’ordre capitaliste et d’instaurer le socialisme, comme le seul remède à toute injustice sociale.

Les partisans de Guesde et de Vaillant eurent alors à assumer la tâche dure mais méritoire de combattre dans le socialisme français, d’une part, le courant opportuniste de Jaurès qui, en échange de concessions misérables et souvent rien moins qu’illusoires de la part du gouvernement bourgeois, reniait toute aspiration à un régime socialiste, et d’autre part les tendances anarchistes des ouvriers français qui, faute d’une conscience suffisante, voyaient dans le parlementarisme la source de tout le mal et se réfugiaient dans une conception fausse et abusive de la grève générale excluant tout autre moyen d’action.

En même temps, les guesdistes et les blanquistes poursuivaient sans répit leurs efforts socialistes en vue de frayer la voie à la lutte de classes du prolétariat contre la bourgeoisie. Ces efforts associaient l’action législative au parlement dans le but d’arracher à la classe dominante le maximum de lois favorables à la classe ouvrière avec l’éducation et l’organisation du prolétariat en vue de conquérir, à la longue et par des moyens révolutionnaires, le pouvoir politique et de mettre ainsi fin à la domination capitaliste.

Fidèle à l’esprit de l’enseignement de Marx, le Parti socialiste de France (formé par des guesdistes et des blanquistes) ne s’est jamais laissé abuser par une quelconque phraséologie démocratique ou nationaliste; il est toujours demeuré en opposition absolue envers les gouvernements bourgeois et républicains en France, défendant ainsi les intérêts des ouvriers.

Au congrès international d’Amsterdam en 1904, ce Parti avait présenté une résolution entièrement élaborée et adoptée par la social-démocratie allemande, qui concernait la presse socialiste. Cette résolution autorise, bien entendu, une entière liberté dans les discussions sur les questions fondamentales de la pratique et de la théorie socialiste, mais elle ne permet pas d’introduire en fraude des théories bourgeoises sous le couvert de « la critique » des principes du socialisme, ni d’obscurcir la conscience de classe du prolétariat.

Comme on le voit, les travaux de ce congrès ont été extrêmement fructueux et l’Internationale ouvrière a retrouvé dans le prolétariat français son ancien et héroïque combattant pour les idéaux socialistes.


Louise MICHEL 1830/1905  

Secrétaire de la Société démocratique de moralisation, dont l'espoir est d'inciter les femmes à exister de par le travail, Louise Michel appartient à  la frange révolutionnaire la plus radicale. Bouillante pendant la Commune, elle voulait la peau  d'Adolphe Thiers. Condamnée et déportée jusqu'en 1880, elle rencontre Nathalie LEMEL, en Nouvelle Calédonie, et devient fervente anarchiste à son retour. En 1888, Pierre LUCAS, un extrémiste attente à sa vie. Lors du procès elle témoignera en sa faveur pour lui éviter la prison. Militante acharnée, elle sera de toutes les manifestations et tiendra quantité de conférences et meeting. Emprisonnée encore pendant trois années, Louise M. sera libérée sur ordre de CLEMANCEAU.
Elle ne cessera son activité politique qu'à sa mort en 1905.
Anticléricale et antireligieuse résolue. 120.000 personnes étaient rassemblées à Levallois lors de ses funérailles.
(Aig)

 

 

 

Le 18 mars 1883, Louise Michel s’exclame dans la salle Favié à Paris :

« Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions »


[Cité par Maurice Dommanget dans L’Histoire du drapeau rouge, des origines à la guerre de 1939]. Louise Michel reprend le même discours à Lyon, devant une foule qui, lors de la révolte des Canuts, avait vu, pour la première fois l’apparition du drapeau noir. Elle était encore dans les mémoires.

 

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Rosa PARKS :
 

Pour avoir refusé de céder sa place à un Blanc dans un autobus de Montgomery en 1955, Rosa PARKS est devenue le symbole de la lutte contre la ségrégation raciale dans le sud des Etats-Unis . Son refus de se soumettre à l'injustice avait suscité une vaste mobilisation, le boycot des bus de la ville par ses partisans pendant 381 jours, et finalement l'abrogation de la ségrégation après une décision de la Cour Suprême.
(Aig)


                   Elle a dit :

 

On a souvent dit que j'avais refusé de céder ma place ce jour-là parce que j'étais trop fatiguée, mais ça n'est pas exact. Je n'éprouvais pas un sentiment de fatigue physique, ou du moins pas plus qu'à l'accoutumée après le travail. Ma fatigue était plutôt morale. J'en avais assez de toujours suivre sans protester les ordres des Blancs ”. 

  Hommage d'Aretha FRANKLIN le 02 juin Cliques sur la photo à gauche et de l'Amérique, cliques sur celle-ci !

 
 
 



Alienor d'AQUITAINE

Aliénor d’Aquitaine (dite également Éléonore de Guyenne) est née en 1122.
Le 01 avril 1204, elle décède à l'abbaye de Fontevraud, près de Saumur !

Son rôle en tant que  femme  et reine sera primordial dans l’Occident du XIIème siècle : duchesse d’Aquitaine, elle épouse  le roi de France Louis VII, puis le futur roi d’Angleterre, Henri II.  Elle inverse de ce fait le rapport des forces car sa dot changera de main royale. Dans son domaine aquitain, sa cour est reconnue  fastueuse. On a souvent affirmé qu'elle  fût LA mécène des artistes et des troubadours, mais cette affirmation est quelque peu remise en doute par les historiens.

 

La vie d'Aliénor, bien qu'exceptionnelle,  témoigne du comportement très libre des femmes  nobles et bourgeoises du Moyen Âge.  Participants aux croisades avec leurs époux, elles se cultivent activement, étudient, participent à l'apprentissage des plus jeunes et s'essayent parfois à la compréhesion des techniques de la guerre. Maladroites dans cette discipline, tout comme Aliénor, elles se font aider par leur mari, leur fils ou un fidéle vassal.

 

La reine accompagne le roi en croisade. Pendant le séjour en Terre Sainte, les relations du couple se détériorent (adultère d'Aliénor ?). Au retour en France, la situation devient invivable. Cette simple histoire conjugale va avoir des conséquences dramatiques sur l'histoire de France : Louis VII finit par répudier Aliénor sous prétexte de consanguinité, faisant ressortir l'Aquitaine du domaine royal. Elle ne pardonnera jamais cette humiliation à la France... Aliénor épouse en seconde noce le comte d'Anjou Henri Plantagenêt.
18 mai 1152 : Deux mois après son divorce, Aliénor d'Aquitaine et Henri II Plantagenêt se marient.
25 octobre 1154 : Mort du roi d'Angleterre Etienne de Blois/ Avènement d'Henri II de Plantagenêt.
Débute alors la  formidable histoire du royaume des Plantagenêts dont le  territoire est composé de l'Angleterre et du tiers Ouest de la France  soit la Normandie, la Bretagne, l'Anjou et l'Aquitaine). Bien que vassal du   roi de France, le roi d'Angleterre semble plus puissant.
Ses possessions sur le continent lui donnent un atout majeur sur le roitelet d'Ile de France !

 

(Aig)

 

 


Hsiang King Yu (Xiang Jingyu) fut la première femme qui adhéra à l'Association Sinmin (Xinmin), créée par Mao Tse Toung (Mao Zedong), en 1918, dans le souci de transformer la Chine.
Elle fonde la première école primaire mixte à Siupou, en son pays natal, puis  part poursuivre ses études en France, l'année suivante. Fin 1901, elle revient à Shanghai pour soutenir et épauler toutes les organisations féminines progressistes. Elle lutte pour éduquer la population ouvrière et demande à de jeunes étudiants d'ouvrir des cours du soir à Shanghai pour leurs apprendre à lire et écrire.
Membre du Parti Communiste dès 1922, un an après sa fondation, elle fut la première femme élue au Comité Central, et dirigea la même année la grève de vingt mille tisseuses de soie de Shanghai.
Une association pour la libération des femmes est créée grâce à sa ténacité. Elle se réfugie dans la clandestinité en 1927 et devint l'une des responsables du Comité du Parti dans la province du Hubei. Elle est dénoncée et arrêtée en mars 1928 dans la concession française de Wuhan, où elle fut exécutée le 1er mai 1928, à l'âge de 32 ans.
 
Yang Kai Houei (Yang Kaihui) est née en 1901 à Pantsang, un petit village de la province du Hunan près de Changsha. Son père Yang Tchang Tsi veut changer la société chinoise : il étudie en Angleterre et au Japon où il change de nom. Il s'appellera Houai-Tchong (Huaizhong - Nostalgie de la Chine). En 1913, il rentre dans son pays et commence à enseigner à l'École Normale n°1 du Hunan, à Changsha, où toute sa famille le rejoint. Sa fille Yang Kai Houei (Yang Kaihui) est calme, peu bavarde et possède un sens aigu de la justice. C'est dans cette même École Normale n°1 que Mao Tse Toung (Mao Zedong) est alors élève. Accompagné par d'autres étudiants, il se rend souvent chez Yang Houai Tchong (Yang Huaizhong), où tous discutent de la situation du pays et des moyens de la changer. Yang Kai Houei (Yang Kaihui) participe activement à ces réunions. Yang Houai Tchong (Yang Huaizhong) influencera beaucoup Mao et à Pékin, il deviendra son meilleur ami.
 

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En automne 1918, Yang Huai Tchong (Yang Huaizhong) meurt et toute sa famille retourne à Changsha, YangKai Houei a alors 18 ans.

Mao fonde l'union des étudiant du Hunan et Kai Houei est responsable de la propagande. En juillet 1920, Mao revient à Changsha et Kai Houei l'aide à fonder le "cercle de la culture". En automne, il fonde toujours à Changsha le groupe communiste du Hunan et la Ligue de la Jeunesse socialiste. Kai Houei est l'une des première à s'inscrire. Ils se marient la même année.

Le parti communiste est fondé le 1er juillet 1921, et Yang Kai Houei y adhère peu après. L'organisation clandestine du Parti de la province s'installe dans un maison à Tsinghcoueitang, près de Changsha, là même où habitent Mao et Kai Houei.

En  février 1925, Yang Kai Houei et Mao retournent à Shaoshan, village natal de ce dernier. Ils suscitent la création d'une vingtaine d'écoles du soir dont Kai Houei est responsable.

En 1927, en pleine révolution, Tchiang Kai Chek (Jiang Jieshi) se retourne contre les révolutionnaires. L'insurrection de Nanchang annonce le début de la résistance armée. Peu après Mao dirige l'insurrection de "la moisson d'automne" dans le Jiangxi. Yang Kai Houei est restée dans le Hunan où elle continue la lutte. Elle est arrêtée le 14 octobre à l'aube avec son fils aîné (elle eut trois enfants) Mao AnYing âgé de 8 ans. Elle sera exécutée le 14 novembre 1930, sur le Mont "Chetse", à l'âge de 29 ans.

Mao fut en fait marié quatre fois. Son premier mariage avec une paysanne illettrée, organisé à la manière traditionnelle par ses parents, ne fut jamais consommé. Le second fut, comme exposé ci-dessus, avec Yang Kai-Houei qu'il épousa en 1920 et qui lui donna trois fils (Mao An-Ying, Mao An-Ch'ing et Mao An-Lung). L'aîné Mao An-Ying fut tué le 25 octobre 1950, au cours de la guerre de Corée. Après l'exécution de Kai-Houei, Mao épousa en 1930, Ho Tsu-Chen, militante politique qui participa à la "Longue Marche" et lui donna trois enfants. Il divorcera en 1937, pour épouse en 39 Chiang Ch'ing dont il eut une fille Li Na.

 


Flora TRISTAN

Flora Tristan y Moscoso
Née à Paris le 7 avril 1803, morte à Bordeaux le 14 novembre 1844
Fille d'un noble péruvien (Mariano de Tristàn y Moccavo) et de Anne-Pierre Laisnay, une parisienne émigrée en Espagne pendant la Révolution.
L'une des premières enquêtrices sociales, pionnière de l'association ouvrière et de l'internationalisme.

Femme de lettres, L'Émancipation de la Femme ou Le Testament de la Paria, entres autres, militante socialiste, féministe, figure  du débat social dans les années 1840, elle participe aux esquisses de l'internationalisme.
Ouvrière militante, fille rejetée, mère battue, elle apparaît comme la malchance incarnée. D'ailleurs elle semble avoir vécu en épousant le côté obscur de toutes les facettes de la condition féminine. Karl Marx, qu'elle n'a pas connu  la cite dans "La sainte famille" et proudhon1 Proudhon, trop fameux misogyne qu'elle a personnellement connu, l'évince de la scène malgré ses convictions." Traitée de paria par le monde entier, Flora Tristan accepte ce nom et s'en fait d'ailleurs un titre... Elle  se sent comme investie d'une mission divine et, sans doute par dérision se dénomme : " La Messiah (le Messie) des Femmes." source Eléonore Blanc, 1845. C'est pourtant bel et bien la représente originelle des luttes de la classe ouvrière, favorable à la condition féminine dans le monde entier.

 

Au PEROU, la principale organisation pour la promotion féminine  se nomme : Centro de la Mujer Peruana Flora Tristán et revendique “ 25 años trabajando por los derechos de las mujeres” (25 ans de travail pour le droit des femmes).

 

De retour d’un voyage d’étude au Royaume-Uni, Flora TRISTAN avoue dans son Promenades dans Londres :

« en France, de tradition, la femme y est l'être le plus honoré, en Angleterre, c'est le cheval… ».

Aiguail7

 

Source :

" Il n'est peut-être pas de destinée féminine qui, au firmament de l'esprit, laisse un sillage aussi long et aussi lumineux." André Breton
D'origine franco-péruvienne elle prétendait descendre de Montézuma.

Nombreux sont les bâtiments publics baptisés de son nom de par le monde.


Au fait cela ne vous rappelle pas quelqu'un ?

" OUVRIERS ET OUVRIERES, écoutez-moi. […] le jour est venu où il faut agir et c'est à vous, à vous seuls, qu'il appartient d'agir dans l'intérêt de votre propre cause. Il y va pour vous de la vie…ou de la mort ! de cette mort horrible qui tue à chaque instant : la misère et la faim! […] Votre action à vous, ce n'est pas la révolte à main armée, l'émeute sur la place publique, l'incendie ni le pillage. Non ; car la destruction, au lieu de remédier à vos maux, ne ferait que les empirer. Les émeutes de Lyon et de Paris sont venues l'attester. Votre action à vous, vous n'en avez qu'une légale, légitime, avouable devant Dieu et les hommes : c'est l'UNION UNIVERSELLE DES OUVRIERS ET DES OUVRIERES

Flora TRISTAN


Jeanne DEROIN 1805-1894

Issue d'une famille ouvrière, Jeanne DEROIN  eût pour saccerdoce le droit de la femme au travail rénuméré. Elle défend avec conviction l'égalité sociale et fonde "le club de l'Emancipation des Femmes". Démocrate socialiste, elle se présente dès 1849  aux législatives mais n'obtient que 15 voix. Elle aide alors à la création de l'Union des associations ouvrières. Jetée en prison pour idées  subversives sous Louis-Napoléon BONAPARTE, elle n'en continue pas moins sa lutte. Exhilée en Angleterre, elle travaille avec les socialistes et publie "l'Almanach des Femmes". Le suffrage universel de 1848, laissant intacte le Code Napoléon quant à la servitude des Femmes, l'attriste profondément surtout que  Proudhon   prône avec de plus en plus de virulence sa misogynie maladive. Elle rédige sa Lettre à Proudhon en 1849 et attire Hubertine AUCLERT (du journal La Citoyenne) et Marguerite DURAND (du journal La Fronde qui est totalement géré par des femmes) dans l'attaque anti-proudhonienne. Cet adversaire de l'égalité Femmes/Hommes, craignant qu'on fît atteinte aux saintes lois morales, avait décrié avec véhémence :
" Plutôt ménagères que courtisanes ",  parmi d'autres dénigrements forts vindicatifs.
 
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Jane ADDAMS

 

Fondatrice avec son amie Ellen Starr Hull House, du Mouvement " Settlement House ", qui fut créé dans les bidonvilles de Chicago en 1889. Première femme américaine à recevoir le prix Nobel de la Paix.

Jane est une femme désintéressée qui se consacre aux pauvres, mais qui a peu à peu pris conscience qu'elle était un moteur et un agitateur dans le domaine de la réforme du travail (lois qui régissent les conditions de travail des enfants et des femmes). Elle a été membre de l'Association nationale, promotion de la Colored People, (NAACP).

Jane prévoyait la Première Guerre mondiale. En 1915 elle tente d'éviter la guerre en créant le Parti des femmes pour la paix et en organisant le Congrès international de la femme.Cette dernière organisation a provoqué à La Haye  de graves incidents diplomatiques avec ceux qui prônaient la guerre. Les États-Unis entrent dans le conflit mondial en 1917 et sa mission est un échec, elle est expulsée des Filles de la Révolution américaine. En 1919, elle est élue première présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, un poste qu'elle tiendra jusqu'à sa mort. Elle a été membre de l'Association nationale pour la promotion de la Colored People (NAACP), après avoir répondu à l'appel "en 1909 qui a conduit à l'organisation de la formation. Ces positions lui valent alors d'autant plus de critiques que son pacifisme est grand. Elle est accusée d'être socialiste, anarchiste et communiste.

 Après la dépression des années 1930, Jane Addams constate que ses prévisions étaient fondées et elle lutte encore plus courageusement pour intervenir politiquement auprès du Président Franklin Roosevelt. Elle recevra de nombreux prix au cours de cette période, y compris, en 1931, le prix Nobel de la Paix.

Cette année-là, sa santé décline fortement. Inlassablement pourtant, elle  travaillera jusqu'à sa mort en 1935. Des milliers de personnes assisteront aux funérailles de Hull House.

Jane ADDAMS est  enterré à Cedarville.

 

 


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