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Beaucoup d'images et de Mots sont des liens, cliquer dessus !Page en perpétuelle évolution !
(Entretiens de Confucius, livre V, 25).
N'oublie pas, clique sur les images ! Irena Sendlerest née le 15 février1910 à Varsovie et est décédé le 12 mai 2008à l'âge de 98 ans...
Lors de la 2ème guerre mondiale elle parvint à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie. Dès les premiers jours de l'occupation allemande, elle organise l'aide aux pauvres au Département de l'Aide Sociale à la mairie de Varsovie. Secrètement, un groupe clandestin (sous la direction de l'écrivain Jan Dobraczyński) se forme au sein de la section d'aide à l'enfant, pour venir en aide aux enfants abandonnés qui sont légion à Varsovie après 1939. Cette aide concerne aussi, clandestinement, les enfants sortis du ghetto. Certains enfants se sont enfuis par un trou dans le mur du ghetto, d'autres se sont échappés en se cachant dans des camions de pompiers, dans des ambulances ou sous les ordures… Le groupe s'organise et prépare même de faux papiers (certificats de naissance, enquêtes familiales) pour l'obtention d'un placement des enfants dans les orphelinats ou familles d'accueil. En exil à Londres, le gouvernement polonais s'est chargé d’envoyer des fonds et crée, en septembre 1942 Żegota, une Commission clandestine d’aide aux Juifs. Irena se fait désormais appélé JOLANTA, un nom de clandestinité et l'action de son groupe est maintenant souvent lié à Zegota. Pendant des mois Irena a caché des enfants dans le fond de la boite à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule. Un grand sac était destiné aux plus grands... Elle avait dressé un chien à grogner contre les gardiens afin d'intimider les soldats allemands qui effectuaient le contrôle à l’entrée et à la sortie du camp. Installé à l'arrière du véhicule, le chien aboyait férocement ce qui couvrait le bruit que pouvait faire les enfants apeurés. 2500 enfants furent ainsi sauvés grâce au courage et à la volonté de cette femme.
Son activité découverte, elle fut arrêtée le 20 octobre 1943 et emmenée à la prison de Pawiak. Les nazis la torturèrent longuement, atteint dans leur orgueil d'avoir été ainsi bernés... Ils lui brisèrent les jambes et les bras, lui infligeant de terribles supplices. Malgré les violences qui la rendront infirme pour le reste de sa vie, elle n'avouera jamais rien sur ces activités et sur l'existence de son réseau. Condamnée à mort, Zegota va réussir à la sauver en soudoyant ses gardiens.... Irena a noté le nom de tous les enfants qu’elle extirpa du Ghetto et les a conservé dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre au fond de son jardin.
Son fabuleux combat ne s'arrêta pas là ! Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents survivants du massacre et elle tenta de réunir les familles. Malheureusement, la plupa En 2007 elle a été proposée pour le prix Nobel de la Paix, mais n’a pas été retenue. C’est AlGore qui fut primé, pour son film sur le réchauffement de la planète.
En sa mémoire, Je m'insurge comme beaucoup de cette indifférence et contre cet OUBLI ! Pour la mémoire des 20 millions de Russes, des 10 millions de chrétiens et autres, des 6 millions de juifs et des 1900 prêtres catholiques, des communistes et des homosexuels qui ont été massacrés, assassinés, torturés, brûlés et humiliés. Maintenant plus que jamais, considérant les horreurs provoquées par les dictateurs et les terroristes dans le monde, il faut rester vigilants et transmettre ce message afin que les hommes et les femmes n'oublient pas et sachent que cela peut recommencer ! Diffuse ce message autour de toi, tu éviteras peut-être un génocide, la tuerie de quelques uns ou la mort d'un enfant. Un simple geste pour ne pas oublier !
22-11-2010-Aung San Suu Kyi, âgée de 65 ans, enfin libérée... Aung San Suu Kyi, symbole de la démocratie birmane, est libre, Après avoir passé les sept dernières années en résidence surveillée, elle n'a pas oublié ses convictions et semble déjà vouloir refonder sa Ligue Nationale pour la Démocratie. La lauréate du prix Nobel de la Paix a offert un rameau d'olivier à la junte militaire; et a déclaré ne pas être en colère contre ceux qui l'ont gardée en détention. " Vous pensez que c'est facile d'obtenir la démocratie avec une personne qui agit seule ? C'est quelque chose de très précieux et pour les choses de valeur, il faut beaucoup de sacrifices. On ne peut l'atteindre par les actes d'une seule personne. D'ailleurs cela ne serait pas démocratique. Si les gens disent: " Nous voulons la démocratie, Aung San Suu Kyi, fais le pour nous ", vous n'obtiendrez pas la démocratie, mais plutôt un dictateur Aung San Suu Kyi. " " Si mon peuple n'est pas libre, comment pouvez-vous dire que je suis libre ? Nous ne sommes pas libres. Soit nous sommes tous libres ensemble, soit nous ne le sommes pas" " Pendant mes années de détention, j'ai été bien traitée. Personnellement, je dois le reconnaître, mais cela ne suffit pas", témoigne Aung San Suu Kyi. Aung San Suu Kyi | MAXPPP Aung San Suu Kyi a plaidé pour obtenir l'aide d'autres partis pro démocrates, précisant qu'elle était disposée à travailler avec tous ceux qui désiraient la démocratie en Birmanie. Pour l'armée gouvernante, elle représente toujours une menace mais sa libération apporte toutefois à la junte militaire un brtn de légitimité suite aux élections de la semaine dernière, les premières dans ce pays depuis vingt ans. Information en vidéo:
Aung San Suu Kyi, 66 ans, décorée de la Légion d'honneur.Ce 15 janvier 2012, la future candidate aux élections du 1er avril prochain, s'est vue honorée par le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, en visite en Birmanie.Aung San Suu Kyi a décidé de se présenter à des législatives partielles et a fait comprendre qu'elle pourrait entrer au gouvernement pour tenter d'imposer une société démocratique. En 1990, la junte militaire en place avait " manoeuvré pour voler " sa victoire à la LND (Ligue nationale démocratique, sa formation politique) et placé Aung San Suu Kyi en résidence surveillée. Depuis la dissolution de cette junte au printemps 2011, c'est le général en retraite Thein Seinde qui dirige le pays. La Presse birmane semble désormais subir moins de contraintes et se sent plus " libre", les opposants au régime peuvent s'exprimer et 651 prisonniers d'opinion ont été libérés ce vendredi : "J'ai confiance dans sa bonne volonté et dans le fait que ces élections seront justes et démocratiques", a affirmé Aung San Suu Kyi. Déterminée dans ses décisions, elle se veut rassurante pour ceux qui déclarent encore « Elle a tout sacrifié pour nous » : " Il est très dangereux de se croire au-dessus du processus démocratique. Je vais me soumettre aux urnes avec humilité. "
Helen Suzman est née le 7 novembre 1917 à Germiston en Afrique du Sud. Ses parents étaient des émigrants juifs, originaires de Lituanie et son nom de jeune fille était alors Helen Gavronsky. Helen Suzman cesse ses activités parlementaires a l'âge de 72 ans mais reste active dans la politique sud-africaine. La fondation Helen Suzman, qu'elle a créée, agit pour une démocratie grandissante en Afrique du Sud. Aiguail7
*Les universités d'Oxford, de Cambridge et d'Harvard l'ont faite docteur honoris causa.
Mme Farhiyo Farah Ibrahim, 25 ans est de nationalité somalienne et a reçu le 10 mars 2008 le Prix du courage féminin décerné par le département d’État Américain. (Source WiLDAF/FeDDAF 5 janvier 2009) Sa vocation est de défendre les droits de la femme en Somalie et au Kenya. Victime d'ostracisme, elle a tout de même trouvé le courage de lutter pour l’amélioration des conditions de vie de la femme Africaine. Son enfance dans le camp de réfugiés de Dadaab, après que des miliciens claniques Somaliens aient violé sa mère et assassiné son grand-père, est tristement banale. Elle rejoint le Kenya en 1992. Devenue conseillère en matière de santé génésique pour le Conseil national des églises du Kenya. en 2002, elle est accusée de conversion au christianisme. Indignée contre les atrocités commises envers les femmes, elle se révolte dans une campagne relative aux mutilations génitales. Ainsi elle convainc sa mère de ne pas exciser sa plus jeune sœur. Mme Ibrahim prône l’utilisation du préservatif et milite pour le dépistage volontaire du VIH/Sida. Reniée par son père, elle quitte sa famille et démissionne de son emploi au Conseil national des églises. Malgré l'hostilité témoignée, elle trouve un emploi comme interprête à Dadaab et continue son combat en faveur des droits des femmes, des fillettes et des réfugiées. Elle lutte opiniâtrement contre le mariage forcé, la violence et la mutilation génitale dont sont victimes les femmes et les fillettes dans les camps de réfugiés du Kenya. Sept autres femmes, retenues parmi 93 candidates nommées par les ambassades des États-Unis dans le monde entier, se sont vues décerner le Prix 2008 du courage féminin lors d’une cérémonie organisée au département d’État. Aiguail7
MAATHAI Wangari Muta lutte pour les droits des femmes, milite pour la protection de l’environnement, et combat pour que la démocratie soit reconnue et appliquée. Son espoir est "Si nous voulons sauvegarder la nature, commençons par protéger les êtres humains: ils font partie de la biodiversité. Si nous ne pouvons pas préserver notre propre espèce, à quoi rime de sauver les espèces d’arbres? On a parfois l’impression que les pauvres détruisent la nature. Mais ils sont si préoccupés par leur survie qu’ils ne peuvent pas s’inquiéter des dégâts durables qu’ils infligent à l’environnement. Donc, paradoxalement, les pauvres, qui dépendent de la nature, sont aussi en partie responsables de sa destruction. Voilà pourquoi je répète que nous devons améliorer leurs conditions de vie si nous voulons réellement sauver notre environnement."
Malgré le sommet de la Terre de Rio en 1992 et le protocole de Kyoto sur le climat signé en 1997, les programmes et les campagnes de protection de l’environnement au niveau mondial n’avancent pratiquement pas. Pourquoi? Propos recueillis par Ethirajan Anbarasan, journaliste au Courrier de l’UNESCO. Enseignante à l'université de Nairobi en 1970, engagée dans la lutte pour la démocratie, pour la race à laquelle elle appartient et où les femmes doivent restées soumises et obéissantes. Elle a subi 25 années d’injures, de menaces, a été battue, jetée en prison et interdit à plusieurs reprises de quitter le territoire. Elle est tout de même revenue au pays et pour y militer. Ses tribulations et les procès subis lui ont permis d'assumer ce militantisme et de faire découvrir au monde la réalité. Elle a créé le mouvement "ceinture verte" en 1977 mais les plantations intensives, la déforestation planifiée des forêts primaires par les multinationales ont causé des dégâts irréparables. Malgré cela, les présidentielles de 1997 furent un échec pour elle car dans ce pays, il est très difficile de se faire élire sans argent. "Je n’avais pas d’argent. J’ai compris que la valeur, l’honnêteté, les sentiments démocratiques importaient peu, si l’on n’a pas d’argent à donner aux électeurs."La KANU (Kenya African National Union) fut fondée en 1960 et a remporté dès 1963 les premières élections de l’après-indépendance. Elle n'a plus quitté le pouvoir depuis et la combattre relève de l'utopie pour beaucoup de Kényans. Pourtant c'est bien cette bataille qu'a tenté de mener Wangari, avec un courage insensé. Alors qu'elle était secrétaire d’État à l’Environnement kenyan et militante écologiste, Wangari Maathai, aussi connue sous le nom de Wangari Muta, a reçu le 08 octobre 2004 à Oslo, le Prix Nobel de la Paix "pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix". Elle est la première Africaine de l’Histoire à être honorée de cette distinction, elle était âgée de 64 ans. Aiguail7
Emily Murphy, Nellie McClung, Irene Parlby, Louise McKinney et Henrietta Muir Edwards En 1927 elles se sont adressées à la Cour suprême du Canada afin de déterminer si le mot « PERSONNE », de l’article 24 de l’AANB, comprenait les femmes. La Cour suprême du Canada, suite à cinq semaines de débat, répond par la négative ! NON ! Considérant le plan juridique, les femmes ne sont pas reconnues comme des personnes ! Les « cinq femmes célèbres » c'est ainsi qu'on les surnomme, réfutent la décision et requiert au Conseil privé en Angleterre, la plus haute cour du Canada à l’époque, pour statuer sur le dilemne. Le 18 octobre 1929, le Conseil exprime son verdict : la réponse est évidente : O U I
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Marie GOUGES dite Olympe de GOUGES est née en 1748 et s'est éteinte à Paris le 03 novembre 1793. C'est à partir de la Révolution qu'elle illustre combien elle est en avance sur son temps. Avec Théroigne de MERICOURT et Claire LACOMBE, elle est l'une des premières féministes.
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"Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne"
PréambuleLes mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous. En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne. Article ILa Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. Article IILe but de toute association politique est la imprescriptible de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression. Article IIILe principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. Article IVLa liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison. Article VLes lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu pas ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas. Article VILa Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents. Article VIINulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse. Article VIIILa Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes. Article IXToute femme étant déclarée coupable ; toute rigueur est exercée par la Loi. Article XNul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l ’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi. Article XILa libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. Article XIILa garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée. Article XIIIPour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie. Article XIVLes Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôts. Article XVLa masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration. Article XVIToute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution ; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction. Article XVIILes propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles ont pour chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. PostambuleFemme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. O femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste t-il donc ? La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? Le bon mot du Législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez vous à répondre. S’ils s’obstinent, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Etre Suprême. Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes. Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.
Pourtant elle défend le roi (elle le juge coupable en tant que souverain mais pas en temps qu'homme), veut aider Malesherbes dans sa défense de LOUIS XVI, rédige des pamphlets contre Robespierre et Marat, elle reste solidaire des Girondins suite aux journées de mai/juin 1793 et sera accusée et arrêtée le 20 juillet de cette année pour être l'auteur d'une affiche girondine. Elle sera condamnée et guillotinée le 03 novembre 1793. "Pensez à moi et souvenez-vous de l'action que j'ai menée en faveur des femmes. Je suis certaine que nous triompherons un jour ! " Indépendante malgré son alliance girondine, son combat pour l'abolition de l'esclavage et l'émancipation des femmes symbolise le courage et la ténacité. Elle était d'ailleurs la SEULE femme à écrire, commenter et divulguer sur le terrain, entre 1788 et 1793, donc en pleine révolution. Au lendemain de son exécution, CHAUMETTE, alors procureur de la commune de Paris, imprimera cette odieuse éloge funèbre dans "Le Moniteur" :
"Rappelez-vous l'impudente Olympe de GOUGES qui la première institua des sociétés de femmes et abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois ...".
a été publiée en 1791 avec une dédicace à la Reine.
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Néfertari eut une grande influence sur le monarque à qui elle prodiguait des conseils très écoutés et de bon aloi, semble-t-il. Elle maîtrisait les fonctions royales et religieuses et secondait souverainement son époux. Elle incarnait la beauté, le charme, l'amour, la vivacité d'esprit, la tendresse et la diplomatie en tant que Maîtresse de la Haute et Basse-Égypte. Sa contribution pour ramener la paix est éloquente quant aux longues négociations engagées avec les Hittites.RAMSES a dédié la façade du petit temple d'Abou Simbel à Hathor, déesse de la joie, de la musique, de la beauté mais aussi à Néfertari (identifiée à Hathor) pour authentifier l'amour qu'il lui portait. Elle décède à 40 ans devançant largement son dieu/époux/souverain qui disparaîtra, après 67 années de règne, à l'âge de 90 ans.
Et dernier hommage, Ramsès fit construire dans la vallée des Reines la plus belle tombe que l'on ait découverte à ce jour. (Aig)
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Mère de l'humanité, Ève (en hébreu: Hawwa(h)), est l'original féminin de la Torah et de l'Ancien Testament . On prête aussi une femme à Adam dans le Coran, elle n'y est cependant pas nommée (Hawwâ’). Impossible d'honorer les femmes sans la citer. L'absence de la lettre "yod" dans le nom présente un doute légitime sur l'interprétation, sinon cela signifierait "vivante", donc la bien nommée ! Créée dans l'une des côtes d'ADAM, elle est, d'après la Genèse (2-21) destinée à lui venir en aide. EVE est désignée dans le Coran comme l'épouse d'ADAM, sans toutefois y être citée, et n'apparaît pas comme unique responsable de l'expulsion du Jardin d'EDEN. En effet SATAN (dans le coran, le serpent dans la Genèse), convainc le couple de "déguster le fruit".
Dans le Misdrah et l'alphabet ben Sira, il est indiqué l'existence de plusieurs femmes dont LILITH (création égalitaire) qui se serait enfuie du Jardin, en laissant l'homme seul, après avoir refusé "d'être sous celui-ci dans l'acte de copulation". L'alphabet ben SIRA cite sans la nommer, une troisième femme d'ADAM qui reste vierge "ad infinitum" et échappe à la malédiction, comme LILITH, de l'arbre de la Connaissance. Dans le Talmud, Adam reste solitaire pendant 130 ans et ses éjaculations procréent des démons et des goules qui meurtrissaient les nouveaux nés mâles non circoncis. Les bébés devaient porter des amulettes en protection.Pour les neurones
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Rosa LUXEMBOURG Cette femme courageuse, participa à la révolution allemande, dénonçant la dictature dans la révolution russe . Sauvagement assassinée, par des corps francs après avoir, été torturée par des sociaux-démocrates allemands. Après la Première Guerre mondiale, d’anciens officiers à la retraite formèrent des milices appelées « Freikorps », destinées à défendre la frontière allemande à l’Est, contre une possible invasion communiste. Ils furent utilisés ensuite pour mater les tentatives de révolution en Allemagne. Dissous en 1921, certains d'entre eux rejoignirent les Sturmabteilung , la milice d’Adolf Hitler, ou les Stahlhelm , autre section de droite. (Aig) ![]()
Secrétaire de la Société démocratique de moralisation, dont l'espoir est d'inciter les femmes à exister de par le travail, Louise Michel appartient à la frange révolutionnaire la plus radicale. Bouillante pendant la Commune, elle voulait la peau d'Adolphe Thiers. Condamnée et déportée jusqu'en 1880, elle rencontre Nathalie LEMEL, en Nouvelle Calédonie, et devient fervente anarchiste à son retour. En 1888, Pierre LUCAS, un extrémiste attente à sa vie. Lors du procès elle témoignera en sa faveur pour lui éviter la prison. Militante acharnée, elle sera de toutes les manifestations et tiendra quantité de conférences et meeting. Emprisonnée encore pendant trois années, Louise M. sera libérée sur ordre de CLEMANCEAU.Elle ne cessera son activité politique qu'à sa mort en 1905. Anticléricale et antireligieuse résolue. 120.000 personnes étaient rassemblées à Levallois lors de ses funérailles. (Aig)
Le 18 mars 1883, Louise Michel s’exclame salle Favié à Paris : « Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions »
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Pour avoir refusé de céder sa place à un Blanc dans un autobus de Montgomery en 1955, Rosa PARKS est devenue le symbole de la lutte contre la ségrégation raciale dans le sud des Etats-Unis . Son refus de se soumettre à l'injustice avait suscité une vaste mobilisation, le boycot des bus de la ville par ses partisans pendant 381 jours, et finalement l'abrogation de la ségrégation après une décision de la Cour Suprême.
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“On a souvent dit que j'avais refusé de céder ma place ce jour-là parce que j'étais trop fatiguée, mais ça n'est
pas exact. Je n'éprouvais pas un sentiment de fatigue physique, ou du moins pas plus qu'à l'accoutumée après
le travail. Ma fatigue était plutôt morale. J'en avais assez de toujours suivre sans protester les ordres des
Blancs”. Hommage d'Aretha FRANKLIN le 02 juin Cliques sur la photo à gauche et de l'Amérique, cliques sur celle-ci ! ![]()
Son rôle en tant que femme et reine sera primordial dans l’Occident du XIIe siècle : duchesse d’Aquitaine, elle épouse le roi de France Louis VII, puis le futur roi d’Angleterre, Henri II. Elle inverse de ce fait le rapport des forces car sa dot changera de main royale. Dans son domaine aquitain, sa cour est reconnue fastueuse. On a souvent affirmé qu'elle fût LA mécène des artistes et des troubadours, mais cette affirmation est quelque peu remise en doute par les historiens.
La vie d'Aliénor, bien qu'exceptionnelle, témoigne du comportement très libre des femmes nobles et bourgeoises du Moyen Âge. Participants aux croisades avec leurs époux, elles se cultivent activement, étudient, participent à l'apprentissage des plus jeunes et s'essayent parfois à la compréhesion des techniques de la guerre. Maladroites dans cette discipline, tout comme Aliénor, elles se font aider par leur mari, leur fils ou un fidéle vassal.
La reine accompagne le roi en croisade. Pendant le séjour en Terre Sainte, les relations du couple se détériorent (adultère d'Aliénor ?). Au retour en France, la situation devient invivable. Cette simple histoire conjugale va avoir des conséquences dramatiques sur l'histoire de France : Louis VII finit par répudier Aliénor sous prétexte de consanguinité, faisant ressortir l'Aquitaine du domaine royal. Elle ne pardonnera jamais cette humiliation à la France... Aliénor épouse en seconde noce le comte d'Anjou Henri Plantagenêt. 18 mai 1152 : Deux mois après son divorce, Aliénor d'Aquitaine et Henri II Plantagenêt se marient. 25 octobre 1154 : Mort du roi d'Angleterre Etienne de Blois/ Avènement d'Henri II de Plantagenêt. Débute alors la formidable histoire du royaume des Plantagenêts dont le territoire est composé de l'Angleterre et du tiers Ouest de la France soit la Normandie, la Bretagne, l'Anjou et l'Aquitaine). Bien que vassal du roi de France, le roi d'Angleterre semble plus puissant. Ses possessions sur le continent lui donnent un atout majeur sur le roitelet d'Ile de France !
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Hsiang King Yu (Xiang Jingyu) fut la première femme qui adhéra à l'Association Sinmin (Xinmin), créée par Mao Tse Toung (Mao Zedong), en 1918, dans le souci de transformer la Chine. Elle fonde la première école primaire mixte à Siupou, en son pays natal, puis part poursuivre ses études en France, l'année suivante. Fin 1901, elle revient à Shanghai pour soutenir et épauler toutes les organisations féminines progressistes. Elle lutte pour éduquer la population ouvrière et demande à de jeunes étudiants d'ouvrir des cours du soir à Shanghai pour leurs apprendre à lire et écrire. Membre du Parti Communiste dès 1922, un an après sa fondation, elle fut la première femme élue au Comité Central, et dirigea la même année la grève de vingt mille tisseuses de soie de Shanghai. Une association pour la libération des femmes est créée grâce à sa ténacité. Elle se réfugie dans la clandestinité en 1927 et devint l'une des responsables du Comité du Parti dans la province du Hubei. Elle est dénoncée et arrêtée en mars 1928 dans la concession française de Wuhan, où elle fut exécutée le 1er mai 1928, à l'âge de 32 ans.
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Yang Kai Houei (Yang Kaihui) est née en 1901 à Pantsang, un petit village de la province du Hunan près de Changsha. Son père Yang Tchang Tsi veut changer la société chinoise : il étudie en Angleterre et au Japon où il change de nom. Il s'appellera Houai-Tchong (Huaizhong - Nostalgie de la Chine). En 1913, il rentre dans son pays et commence à enseigner à l'École Normale n°1 du Hunan, à Changsha, où toute sa famille le rejoint. Sa fille Yang Kai Houei (Yang Kaihui) est calme, peu bavarde et possède un sens aigu de la justice. C'est dans cette même École Normale n°1 que Mao Tse Toung (Mao Zedong) est alors élève. Accompagné par d'autres étudiants, il se rend souvent chez Yang Houai Tchong (Yang Huaizhong), où tous discutent de la situation du pays et des moyens de la changer. Yang Kai Houei (Yang Kaihui) participe activement à ces réunions. Yang Houai Tchong (Yang Huaizhong) influencera beaucoup Mao et à Pékin, il deviendra son meilleur ami.
En automne 1918, Yang Huai Tchong (Yang Huaizhong) meurt et toute sa famille retourne à Changsha, YangKai Houei a alors 18 ans. Mao fonde l'union des étudiant du Hunan et Kai Houei est responsable de la propagande. En juillet 1920, Mao revient à Changsha et Kai Houei l'aide à fonder le "cercle de la culture". En automne, il fonde toujours à Changsha le groupe communiste du Hunan et la Ligue de la Jeunesse socialiste. Kai Houei est l'une des première à s'inscrire. Ils se marient la même année. Le parti communiste est fondé le 1er juillet 1921, et Yang Kai Houei y adhère peu après. L'organisation clandestine du Parti de la province s'installe dans un maison à Tsinghcoueitang, près de Changsha, là même où habitent Mao et Kai Houei. En février 1925, Yang Kai Houei et Mao retournent à Shaoshan, village natal de ce dernier. Ils suscitent la création d'une vingtaine d'écoles du soir dont Kai Houei est responsable. En 1927, en pleine révolution, Tchiang Kai Chek (Jiang Jieshi) se retourne contre les révolutionnaires. L'insurrection de Nanchang annonce le début de la résistance armée. Peu après Mao dirige l'insurrection de "la moisson d'automne" dans le Jiangxi. Yang Kai Houei est restée dans le Hunan où elle continue la lutte. Elle est arrêtée le 14 octobre à l'aube avec son fils aîné (elle eut trois enfants) Mao AnYing âgé de 8 ans. Elle sera exécutée le 14 novembre 1930, sur le Mont "Chetse", à l'âge de 29 ans. (1 )Mao fut en fait marié quatre fois. Son premier mariage avec une paysanne illettrée, organisé à la manière traditionnelle par ses parents, ne fut jamais consommé. Le second fut, comme exposé ci-dessus, avec Yang Kai-Houei qu'il épousa en 1920 et qui lui donna trois fils (Mao An-Ying, Mao An-Ch'ing et Mao An-Lung). L'aîné Mao An-Ying fut tué le 25 octobre 1950, au cours de la guerre de Corée. Après l'exécution de Kai-Houei, Mao épousa en 1930, Ho Tsu-Chen, militante politique qui participa à la "Longue Marche" et lui donna trois enfants. Il divorcera en 1937, pour épouse en 39 Chiang Ch'ing dont il eut une fille Li Na.
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Flora Tristan y MoscosoNée à Paris le 7 avril 1803, morte à Bordeaux le 14 novembre 1844 Fille d'un noble péruvien (Mariano de Tristàn y Moccavo) et de Anne-Pierre Laisnay, une parisienne émigrée en Espagne pendant la Révolution. L'une des premières enquêtrices sociales, pionnière de l'association ouvrière et de l'internationalisme. Femme de lettres, L'Émancipation de la Femme ou Le Testament de la Paria, entres autres, militante socialiste, féministe, figure du débat social dans les années 1840, elle participa aux esquisses de l'internationalisme. Ouvrière militante, fille rejetée, mère battue, elle apparaît comme la malchance incarnée. D'ailleurs elle semble avoir vécu en épousant le côté obscur de toutes les facettes de la condition féminine. Karl Marx, qu'elle n'a pas connu la cite dans "La sainte famille" et Proudhon, trop fameux misogyne qu'elle a personnellement connu, l'évince de la scène malgré ses convictions. "Traitée de paria par le monde entier, Flora Tristan accepte ce nom et s'en fait d'ailleurs un titre... Elle se sent comme investie d'une mission divine et, sans doute par dérision se dénomme : " La Messiah (le Messie) des Femmes." source Eléonore Blanc, 1845. C'est pourtant bel et bien la représente originelle des luttes de la classe ouvrière, favorable à la condition féminine dans le monde entier. Au PEROU, la principale organisation pour la promotion féminine se nomme :
de retour d’un voyage d’étude au Royaume-Uni, Flora Tristan avoue dans son Promenades dans Londres qu’ « en France, de tradition, la femme y est l'être le plus honoré, en Angleterre, c'est le cheval… ». Aiguail7
Source :
" Il n'est peut-être pas de destinée féminine qui, au firmament de l'esprit, laisse un sillage aussi long et aussi lumineux." André Breton D'origine franco-péruvienne elle prétendait descendre de Montézuma. Nombreux sont les bâtiments publics baptisés de son nom de par le monde.
Flora TRISTAN
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Issue d'une famille ou vrière, Jeanne DEROIN eût pour saccerdoce le droit de la femme au travail rénuméré. Elle défend avec conviction l'égalité sociale et fonde "le club de l'Emancipation des Femmes". Démocrate socialiste, elle se présente dès 1849 aux législatives mais n'obtient que 15 voix. Elle aide alors à la création de l'Union des associations ouvrières. Jetée en prison pour idées subversives sous Louis-Napoléon BONAPARTE, elle n'en continue pas moins sa lutte. Exhilée en Angleterre, elle travaille avec les socialistes et publie "l'Almanach des Femmes". Le suffrage universel de 1848, laissant intacte le Code Napoléon quant à la servitude des Femmes, l'attriste profondément surtout que PROUDHON prône avec de plus en plus de virulence sa misogynie maladive. Elle rédige sa Lettre à Proudhon en 1849 et attire Hubertine AUCLERT (du journal La Citoyenne) et Marguerite DURAND (du journal La Fronde qui est totalement géré par des femmes) dans l'attaque anti-proudhonienne. Cet adversaire de l'égalité Femmes/Hommes, craignant qu'on fît atteinte aux saintes lois morales, avait décrié avec véhémence : "Plutôt ménagères que courtisanes", parmi d'autres dénigrements forts vindicatifs.aiguail7
Fondateur du Mouvement Settlement House avec son amie Ellen Starr Hull House, qui fut créé dans les bidonvilles de Chicago en 1889. Première femme américaine à recevoir le prix Nobel de la Paix. Jane est une femme désintéressée qui se consacre aux pauvres, mais qui a peu à peu prris conscience qu'elle était un moteur et un agitateur dans le domaine de la réforme du travail (lois qui régissent les conditions de travail des enfants et des femmes), et elle a été membre de l'Association nationale, promotion de la Colored People, (NAACP). Jane prévoyait la Première Guerre mondiale. En 1915, dans un effort pour éviter la guerre, elle a organisé le Parti des femmes pour la paix et le Congrès international de la femme. Hull House, however, continued to be successful. Hull House, toutefois, continuent d'être couronnées de succès. Quand la dépression des années 1930 a frappé, Jane Addams a vu que ses prévisions étaient fondées et elle a lutté pour intervenir politiquement avec le Président Franklin Roosevelt. Elle a reçu de nombreux prix au cours de cette période, y compris, en 1931, le prix Nobel de la Paix. Cette année-là, sa santé a commencé à échouer, mais elle a poursuivi son travail jusqu'à sa mort en 1935. Des milliers de personnes se sont présentées aux funérailles de Hull House avant qu'elle ne soit enterré à Cedarville.
Elizabeth (Bessie) Coleman Elle rêvait de "s'élever à quelque chose" et son frère se moquait de sa motivation à devenir pilote. La poursuite de ce Après avoir encore étudié trois mois en France, Bessie revient aux États-Unis en septembre et est accueillie triomphalement par la presse.Le 3 septembre 1922, Bessie donne son premier spectacle aérien à Curtiss Field, près de New York City. Le spectacle est parrainé par Robert Abbott et par le Chicago Defender. et Bessie est proclamée "la plus importante femme volante du monde "women flyer". Son succès est loué par toute la presse communautés blanche et noire confondues. Lors des entrevues, son assurance, sa verve et son aisance démentent sa triste enfance.Son succès s'étend de Memphis à Chicago. Une brève carrière cinématographique dans le sud de la Californie où elle casse son contrat avec la société de film noir quand elle a apprend qu'elle doit jouer une ignorante fille noire de la campagne qui découvre la grande ville. Elle a le sentiment d'un rôle humiliant pour les femmes. Un an plus tard, elle donne des leçons de pilotage et obtient l'exclusivité pour une publicité de airdropping avec annonce tracts en échange de la donnation d'un avion. C'est un vieux coucou, un excédent de guerre JN-4 ( "Jenny") réformé de l'armée qui décroche dès le premier vol et s' écrase .Bessie a une jambe cassée et d'autres contusions. Quatre mois de convalescence et elle donne alors une série de conférences dans le Los Angeles YMCA, incitant les démunis à réaliser leurs rêves. Elle révèle ainsi sa volonté d'ouvrir une école d'aviation noir. Pourtant sa carrière reste au point mort et elle retourne retourné à Chicago, sans emploi et sans avion. Une série de spectacles au Texas, à l'été 1925.et le succès revient. Houston, Dallas, Wharton, Richmond, San Antonio, Fort Worth, et Waxahachie, où elle exige la non-ségrégation relative à la porte d'entrée principale du lieu d'exhibition. Elle prône aussi le droit à des leçons de théâtre pour les noirs, dans les églises et les écoles, non seulement au Texas mais aussi en Géorgie. On la surnomme : Brave Bessie ou Reine Bessie. D'innombrables obstacles la guettent pourtant car- à la fois les hommes noirs autant que les blancs ont le ressentiment qu'une simple femme (noire de surcroît) a réussi là où les hommesont échoué. De nombreuses femmes noires, en dépit de l'activisme des libertés civiles et des possibilités d'accès dans de meilleures écoles, sont encore trop conservatrices socialement pour accepter cet état de fait. Les journaux (noirs ou blancs) la dénigre trop souvent ou l'ignore purement.
Le soir du 30 avril, Bessie et son mécanicien-pilote ont pris l'avion pour un essai au banc. Le mécanicien a perdu la maîtrise de l'engin et Bessie ne portait pas de ceinture de sécurité L'avion a brusquement accéléré et a culbuté. Lors de l'impact, tous les os de son corps ont été écrasés et elle est morte. L'avion s'est écrasé à proximité, tuant le pilote. Des milliers de personnes ont pleuré la mort de Bessie - de Jacksonville et Orlando à Chicago, où son corps a été transporté par train. On estime que 10.000 personnes ont offert un ultime hommage lors de la cérémonie du souvenir à Pilgrim Baptist Church de Chicago. Elle est enterrée au cimetière de Lincoln et ce n'est malheureusement qu'après sa mort qu En 1929, le lieutenant William J. Powell a fondé le Bessie Coleman Aero Club, l'école d'aviation qu'elle avait envie de créer, à Los Angeles. En 1931, le Challenger Association des pilotes de Chicago a fait lune première évaluation annuelle de saut-de-mouton au-dessus de Lincoln cimetière, en l'honneur de BESSIE . En 1934, Powell dédie son livre Black Wingsà sa mémoire. C'est en 1977 que les femmes pilotes de la région de Chicago ont fondé le Bessie Coleman Aviators Club. DATE DE DECES: 30 avril, 1926à Jacksonville, Floride
peinture de Jules Eugène Lenepveu, vers 1886-1890)
JEANNE L'AUDACIEUSE Est-il vraiment besoin de relater ses faits d'armes ? Nous nous attacherons à la façon dont elle eut le courage de défendre son pays et son roi. Jeanne n'a certainement jamais entendu de voix et rien n'est vraiment prouvé concernant son patronyme (d'ARC) ! Née le 06 janvier 1412, elle a bel et bien vécu, de nombreux témoignages prouvent son existence mais beaucoup trop de paradoxes apparaissent si on analyse objectivement les faits : A cette époque, les femmes sont à l'écart des affaires politiques et sont même rejetées des conflits dits publics se résolvant dans la rue. La rue aussi est réservée aux hommes dans les villages et les femmes reçoivent une éducation traditionnelle, familiale ou paroissiale. Si elle est bergère et fille de laboureurs, elle ne connait donc pas le maniement des armes, ni l'art de s'exprimer devant des nobles. Elle aurait pu être manipulée. Si ses origines sont erronées, l'éducation qu'on lui prête laisse entrevoir une parenté noble et atteste alors de probables connaissances militaires. Le fait de faire croire qu'elle était dirigée par une manifestation divine est tout simplement génial en matière politique de l'époque. Sinon comment croire qu'une bergère inculte ait pu convaincre un capitaine d'armée (Robert de Baudricourt) de lui fournir une armée pour aller bouter les Anglais hors de France, puis être reçue par Charles VII le 06 mars 1429 en audience publique ? C'est tout simplement improbable sinon aberrant... Pourtant les faits sont là ! Jeanne a bien combattu aux côtés de Jean, duc d'Alençon et de René, duc de BAR, devançant même Charles VII lors de l'assaut de Paris à la porte Saint-Honoré où elle fut blessée. Son courage l'amena à s'enfuir du château de Sully-sur-Loire pour voler au secours de ses amis assiégés à Compiègne (1430). Ses chevaleresques conquêtes cessèrent en l'endroit, Jeanne fut prise au cours d'une sortie en force, par les troupes de Jean de Luxembourg qui attendit en vain une offre du Roi Charles VII pour sa libération. Il vendît alors Jeanne au duc de Bedfort, Jean régent du royaume de France pour Heni de Lancastre (HenriVI), roi de France et d'Angleterre, pour la somme de 10.000 livres de l'époque. Prisonnière de l'Eglise, elle devenait justiciable d'un tribunal d'inquisition et c'est dans le château de Rouen que se déroulât son Procès, 21 février 1431, conduit par Pierre CAUCHON, évêque de Beauvais et conseiller de Henri VI. S'ensuit toute une série d'hypothèses plus ou moins fondées sur cette triste période dont le terme fut le bûcher pour Jeanne, ce 30 mai 1431 sur la place du Vieux-Marché. Des milliers de Normands se rassemblèrent autour des juges et des soldats anglais et aucun beau chevalier ne vînt au secours de la courageuse petite bonne femme dont on ne voyait pas le visage.. Des témoignages de contemporains, d'archives ou de documents lui prêtent une audace irraisonnée et une inconsciente témérité : " La maîtrise dont Jeanne, cavalière intrépide et infatigable, faisait preuve sur sa monture, l'aisance avec laquelle elle portait le "harnois blanc" ou le "jaseran", son goût des belles armes. Elle faisait merveille d'armes de son corps et maniait un bourdon de lance, une longue et forte lance, très puissamment." Tous ses contemporains citaient sa vaillance et sa hardiesse, ce ne peut être mis en doute. Trois blessures, le 06 mai 1429, au pied par chausse-trape, au cou par une flèche et à l'épaule par une "arbalète" qui lui traversa le membre et la fit pleurer. Puis une autre "arbalète" le 08 septembre 1429, à la cuisse. Le 11 juin 1429 à la tête par un jet de pierre. La "GESTE des nobles français" stipule dans un passage probablement rédigé entre 1429/1430 (Conseil du roi à Chinon) : "à merveille elle traita des manières propres à faire vider les Anglais du royaume et là il n'y eut pas un chef de guerre qui aussi bien qu'elle sût remontrer les manières de guerroyer ses ennemis. Le roi et tout son conseil en furent émerveillés car en toutes autres matières elle fut auusi simple qu'une "pastoure" (bergère)". Thibaud de TERMES, capitaine de Charles VII, vint confirmer lors du procès de réhabilitation : "En dehors du fait de guerre, elle était simple et innocente, mais dans la conduite et l'organisation des combattants et pour ordonner les guerres et animer les combattants, elle se comportait comme si elle avait été le plus subtil capitaine du monde, élevé toute sa vie dans la guerre..." Le cousin du roi, Jean le duc d'Alençon : "Jeanne, hors du fait de guerre, était d'un comportement simple et jeune, mais pour la guerre elle était très habile, tant pour porter la lance que pour rassembler l'armée, ordonner le combat et préparer l'artillerie " Aiguail Extraits du libelle d'accusation présenté à Pierre Cauchon et Jean Le Maistre le 28 mars 1431. Le promoteur Jean d'Estivet, souhaite que "Jeanne, communément appelée la Pucelle", soit par les juges"déclarée sorcière ou lectrice de sorts, devineresse, fausse prophétesse, invocatrice et conjuratrice de malins esprits, supersticieuse, impliquée et appliquée aux arts magiques, mal pensante et, au sujet de notre foi catholique, schismatique, doutant et égarée sur l'article "Unam Sanctum"(article du Credo sur l'unité de l'Eglise), etc... Et divers autres articles de ladite foi, sacrilège, idolâtre, apostate à la foi, maldisante et malfaisante, blasphématrice envers Dieu et ses saints,scandaleuse, séditieuse, troublant et empêchant la paix, excitant aux guerres, cruellement altérée de sang humain et incitant à le répandre, ayant abandonné complètement et sans honte la décence et la réserve de son sexe, prenant sans pudeur l'habit infâme et l'état des hommes d'armes, pour cela et d'autres motifs encore abominables à Dieu et aux hommes, prévaricatrice des lois divine et naturelle et de la discipline ecclésiastique, séductrice des princes et des simples; en permettant et consentant, à l'injure et au mépris de Dieu, qu'elle soit vénérée et adorée, en donnant ses mains et ses vêtements à baiser, usurpatrice des hommages et du culte divin, hérétique ou du moins véhémentement suspecte d'hérésie..." Procès de condamnation de Jeanne d'Arc.éd Pierre Tisset, t.II Paris, Société de l'histoire de France Klincksieck,1970 Question posée à l'écrivain journaliste Marcel GAY
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Vous qui avez fait des recherches, comment décririez-vous Jeanne d'Arc ? Pour vous, qui est-elle, sa personnalité... ? Deux choses. 1°) Jeanne, je la trouve plus grande, plus belle, plus courageuse en, femme qui va combattre l'ennemi, comme pendant la dernière guerre, quand des femmes ont mis leur vie en péril pour défendre une cause qu'elle estiment juste. 2°) Je crois aussi que si Jeanne n'avait pas existé, le traité de Troyes de 1420 aurait été appliqué. Et les rois d'Angleterre qui étaient de souche française, de culture et de langue française se seraient installés à Paris. Il y avait alors 20 millions d'habitants au royaume de France et 4 millions seulement au royaume d'Angleterre. Donc, aujourd'hui, l'Angleterre serait une province française. Et le Français serait la langue véhiculaire dans le monde entier et non pas l'Anglais. Merci Jeanne. Merci à vous pour oser bousculer les dogmes, véridiques ou pas.
Par Marcel Gay et Roger Senzig
XXe siècle : femmes dans le siècle[modifier]
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