23 février 2012
Bonne fête Lazare

Site mis à jour le
22 février 2012

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FRATERNITE

  Beaucoup d'images et de Mots sont des liens, cliquer dessus !Page en perpétuelle évolution !

par Marxsdtf'>


L'Homme parle - La Crise
par Marxsdtf


"Maître, quel est votre idéal ?
Confucius : C'est d'inspirer aux vieux la sérénité, aux amis la confiance, aux jeunes l'affection"

(Entretiens de Confucius, livre V, 25).


            

 

 

N'oublie pas, clique sur les images !

 Irena SENDLER1

Irena Sendlerest née le 15 février1910 à Varsovie et est décédé le 12 mai 2008à l'âge de 98 ans...

irenasendler7

 

Lors de la 2ème guerre mondiale elle parvint à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie.

Dès les premiers jours de l'occupation allemande, elle organise l'aide aux pauvres au Département de l'Aide Sociale à la mairie de Varsovie. Secrètement, un groupe clandestin (sous la direction de l'écrivain Jan Dobraczyński) se forme au sein de la section d'aide à l'enfant, pour venir en aide aux enfants abandonnés qui sont légion à Varsovie après 1939. Cette aide concerne aussi, clandestinement, les enfants sortis du ghetto. Certains enfants se sont enfuis par un trou dans le mur du ghetto, d'autres se sont échappés en se cachant dans des camions de pompiers, dans des ambulances ou sous les ordures… Le groupe s'organise et prépare même de faux papiers (certificats de naissance, enquêtes familiales) pour l'obtention d'un placement des enfants dans les orphelinats ou familles d'accueil. En exil à Londres, le gouvernement polonais s'est chargé d’envoyer des fonds et crée, en septembre 1942 Żegota, une Commission clandestine d’aide aux Juifs. Irena se fait désormais appélé JOLANTA, un nom de clandestinité et l'action de son groupe est maintenant souvent lié à Zegota.

 
Irena Sendler6Polonaise, sa motivation était bien particulière car elle connaissait les plans d’extermination des nazis envers les juifs.

  Pendant des mois Irena a caché des enfants dans le fond de la boite à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule. Un grand sac était destiné aux plus grands...

 Elle avait dressé un chien à grogner contre les gardiens afin d'intimider les soldats allemands qui effectuaient le contrôle à l’entrée et à la sortie du camp. Installé à l'arrière du véhicule, le chien aboyait férocement ce qui couvrait le bruit que pouvait  faire les enfants apeurés.

 2500 enfants furent ainsi sauvés grâce au courage et à la volonté de cette femme.

 

Son activité découverte, elle fut arrêtée le 20 octobre 1943 et emmenée à la prison de Pawiak. Les nazis la torturèrent longuement, atteint dans leur orgueil d'avoir été ainsi bernés... Ils lui brisèrent les jambes et les bras, lui infligeant de terribles supplices. Malgré les violences qui la rendront infirme pour le reste de sa vie, elle n'avouera jamais rien sur ces activités et sur l'existence de son réseau. Condamnée à mort, Zegota va réussir à la sauver en soudoyant ses gardiens....

Irena a noté le nom de tous les enfants qu’elle extirpa du Ghetto et les a conservé dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre au fond de son jardin.

 

Son fabuleux combat  ne s'arrêta pas là ! Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents survivants du massacre et elle tenta de réunir les familles. Malheureusement, la plupaIrenaSendler6rt avaient été gazés. Les enfants sauvés avaient été placés dans des familles d’accueil ou adoptés. 2000 furent retrouvés...

 En 2007 elle a été proposée pour le prix Nobel de la Paix, mais n’a pas été retenue.

   C’est AlGore qui fut primé, pour son film sur le réchauffement de la planète.

 

En sa mémoire,

  Je m'insurge comme beaucoup de cette indifférence et contre cet OUBLI !

 Pour la mémoire des 20 millions de Russes, des 10 millions de chrétiens et autres, des  6 millions de juifs et des 1900 prêtres catholiques, des communistes et des homosexuels qui ont été massacrés,

Irina Sendler8

assassinés, torturés, brûlés et humiliés.

Maintenant plus que jamais,  considérant les horreurs provoquées par les dictateurs et les terroristes dans le monde, il faut rester vigilants et transmettre ce message afin que les hommes et les femmes n'oublient pas et sachent que cela peut recommencer ! Diffuse ce message autour de toi, tu éviteras peut-être un génocide, la tuerie de quelques uns ou la mort d'un enfant.

Un simple geste pour ne pas oublier !

 

  

 

 Aung San Su Kyi liberee

22-11-2010-Aung San Suu Kyi, âgée de 65 ans, enfin libérée...

Aung San Suu Kyi, symbole de la démocratie birmane,  est  libre, Après avoir passé les sept dernières années en résidence surveillée, elle n'a pas oublié ses convictions et semble déjà vouloir refonder sa Ligue Nationale pour la Démocratie. La lauréate du prix Nobel de la Paix a offert un rameau d'olivier à la junte militaire; et a déclaré ne pas être en colère  contre ceux qui l'ont gardée en détention.
Son premier discours, depuis sa libération samedi 21, n'a laissé aucun doute sur une
Aung San Suu Khi 1 reprise politique influente. Elle est l'un des leader démocratique dans l'un des pays les plus oppressifs du monde. Lors d'un rassemblement à Rangoon,  état sous le joug de l'armée, elle a appelé pour la liberté d'expression et a exhorté des milliers de partisans à défendre leurs droits :

" Vous pensez que c'est facile d'obtenir la démocratie avec une personne qui agit seule ? C'est quelque chose de très précieux et pour les choses de valeur, il faut beaucoup de sacrifices. On ne peut l'atteindre par les actes d'une seule personne. D'ailleurs cela ne serait pas démocratique. Si les gens disent: " Nous voulons la démocratie, Aung San Suu Kyi, fais le pour nous ", vous n'obtiendrez pas la démocratie, mais plutôt un dictateur Aung San Suu Kyi. "

" Si mon peuple n'est pas libre, comment pouvez-vous dire que je suis libre ? Nous ne sommes pas libres. Soit nous sommes tous libres ensemble, soit nous ne le sommes pas"

" Pendant mes années de détention, j'ai été bien traitée. Personnellement, je dois le reconnaître, mais cela ne suffit pas", témoigne Aung San Suu Kyi.

Aung San Suu Kyi | MAXPPP

Aung San Suu Kyi a plaidé pour obtenir l'aide d'autres partis pro démocrates, précisant qu'elle était disposée à travailler avec tous ceux qui désiraient la démocratie en Birmanie. Pour l'armée gouvernante, elle représente toujours une menace mais sa libération apporte toutefois à la junte militaire un brtn de légitimité suite aux élections de la semaine dernière, les premières dans ce pays depuis vingt ans.

Information en vidéo:
http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2010-11-22/668462972516.html

Aung San Suu Khi 1

 

aung san suu kyi poster

Aung San Suu Kyi, 66 ans, décorée de la Légion d'honneur.

Ce 15 janvier 2012, la future candidate aux élections du 1er avril prochain, s'est vue honorée par le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, en visite en Birmanie.

Aung San Suu Kyi a décidé de se présenter à des législatives partielles et a fait comprendre qu'elle pourrait entrer au gouvernement pour tenter d'imposer une société démocratique.

En 1990, la junte militaire en place avait " manoeuvré pour voler " sa victoire à la LND (Ligue nationale démocratique, sa formation politique)  et placé Aung San Suu Kyi en résidence surveillée. Depuis la dissolution de cette junte au printemps 2011, c'est le général en retraite Thein Seinde qui dirige le pays. La Presse birmane semble désormais subir moins de contraintes et se sent plus " libre", les opposants au régime peuvent s'exprimer et 651 prisonniers d'opinion ont été libérés ce vendredi : "J'ai confiance dans sa bonne volonté et dans le fait que ces élections seront justes et démocratiques", a affirmé Aung San Suu Kyi.

Déterminée dans ses décisions, elle se veut rassurante pour ceux qui déclarent encore « Elle a tout sacrifié pour nous » :

 " Il est très dangereux de se croire au-dessus du processus démocratique. Je vais me soumettre aux urnes avec humilité. "

 

 

Helen Suzman est née le 7 novembre 1917 à Germiston en Afrique du Sud. Ses parents étaient des émigrants juifs, originaires de Lituanie et son nom de jeune fille était alors Helen Gavronsky.
Helen Suzman épouse un médecin, Moses Suzman, avec qui elle aura
deux enfants. Auparavant elle avait étudié l'économie avec emphase.
Elle devient députée d'Houghton dans la  banlieue de Johannesburg et fonde à 42 ans le parti progressiste (Progressive Party). Son incroyable courage l'expose, seule, à lutter contre les législations racistes adoptées par le gouvernement du Parti national. De 1961 et 1974, elle sera humiliée, insultée par les autres parlementaires blancs à chacune de ses interventions mais jamais elle ne cédera et son obstination à défendre une juste cause lui vaudra en 1978 la médaille des droits de l'homme aux Nations unies et, en 1980, la médaille de l'héroïsme. Malgré des quolibets du genre « Retourne à Moscou » ou « Rentre en Israël » c'est elle qui méprise ses sarcasmes pour ne se consacrer qu'à cette cause qu'elle juge légitime.
Le sort de Nelson Mandela, qui est alors détenu, va l'intriguer. Elle va le visiter dès 1967 et une relation d'amitié va naître avec ce futur président du pays.
                                                                                                                                                   
  Helen Suzman

Helen Suzman cesse ses activités parlementaires a l'âge de 72 ans mais reste active dans la politique sud-africaine. La fondation Helen Suzman, qu'elle a créée, agit pour une démocratie grandissante en Afrique du Sud.

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*Les universités d'Oxford, de Cambridge et d'Harvard l'ont faite docteur honoris causa.
Veuve depuis 1994, cette grande dame habite toujours son domicile de Johannesburg. Elle a profité de son récent 90ème anniversaire pour dénoncer « les errements dans la lutte contre le sida » de son pays et critiquer le président Mugabe du Zimbabwe « dont l'économie est en ruine et les droits de l'homme en berne ».

 

 

 

 

 

 

Mme Farhiyo Farah Ibrahim, 25 ans est de nationalité somalienne et a reçu le 10 mars 2008 le Prix du courage féminin décerné par le département d’État Américain. (Source WiLDAF/FeDDAF 5 janvier 2009)

Sa vocation est de défendre les droits de la femme en Somalie et au Kenya. Victime d'ostracisme, elle a tout de même trouvé le courage de lutter pour l’amélioration des conditions de vie de la femme Africaine. Son enfance dans le camp de réfugiés de Dadaab, après que des miliciens claniques Somaliens aient violé sa mère et assassiné son grand-père, est tristement banale. Elle rejoint le Kenya en 1992. Devenue conseillère en matière de santé génésique pour le Conseil national des églises du Kenya. en 2002,  elle est accusée de conversion au christianisme. Indignée contre les atrocités commises envers les femmes, elle se révolte  dans une campagne relative aux mutilations génitales.  Ainsi elle convainc sa mère de ne pas exciser sa plus jeune sœur.

Mme Ibrahim prône l’utilisation du préservatif et milite pour le dépistage volontaire du VIH/Sida. Reniée par son père, elle quitte sa famille et démissionne  de son emploi au Conseil national des églises. Malgré l'hostilité témoignée, elle trouve un emploi comme interprête à Dadaab et continue son combat en faveur  des droits des femmes, des fillettes et des réfugiées. Elle lutte opiniâtrement contre le mariage forcé, la violence et la mutilation génitale dont sont victimes les femmes et les fillettes dans les camps de réfugiés du Kenya.

Sept autres femmes, retenues parmi 93 candidates nommées par les ambassades des États-Unis dans le monde entier, se sont vues décerner le Prix 2008 du courage féminin lors d’une cérémonie organisée au département d’État.

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MAATHAI Wangari Muta lutte pour les droits des femmes, milite pour la protection de l’environnement, et combat pour que la démocratie soit reconnue et appliquée. Son espoir est l'investissement  des dirigeants africains contre la misère et la maladie qui déciment le peuple africain.

"Si nous voulons sauvegarder la nature, commençons par protéger les êtres humains: ils font partie de la biodiversité. Si nous ne pouvons pas préserver notre propre espèce, à quoi rime de sauver les espèces d’arbres? On a parfois l’impression que les pauvres détruisent la nature. Mais ils sont si préoccupés par leur survie qu’ils ne peuvent pas s’inquiéter des dégâts durables qu’ils infligent à l’environnement. Donc, paradoxalement, les pauvres, qui dépendent de la nature, sont aussi en partie responsables de sa destruction. Voilà pourquoi je répète que nous devons améliorer leurs conditions de vie si nous voulons réellement sauver notre environnement."

 

Malgré le sommet de la Terre de Rio en 1992 et le protocole de Kyoto sur le climat signé en 1997, les programmes et les campagnes de protection de l’environnement au niveau mondial n’avancent pratiquement pas. Pourquoi?
"Pour beaucoup de dirigeants de la planète, le développement continue malheureusement de signifier culture extensive de denrées agricoles exportables, barrages hydroélectriques ruineux, hôtels, supermarchés et produits de luxe, qui contribuent au pillage des ressources naturelles. C’est une politique à courte vue qui ne répond pas aux besoins essentiels des gens : une alimentation suffisante, de l’eau potable, un toit, des hôpitaux de proximité, de l’information et la liberté. Cette frénésie de prétendu «développement» a relégué la protection de l’environnement à l’arrière-plan.
Le problème, c’est que ceux qui portent une lourde responsabilité dans la destruction de l’environnement sont précisément ceux qui devraient soutenir des campagnes écologiques. Ils ne le font pas. Les détenteurs du pouvoir politique font des affaires et entretiennent des liens étroits avec les multinationales. Et celles-ci n’ont d’autre but que de gagner de l’argent aux dépens de l’environnement et de la population.
Nous savons que les multinationales persuadent de nombreux dirigeants politiques de ne pas prendre au sérieux les conférences internationales sur l’environnement. Je suis fermement convaincue que nous devons refuser, en tant que citoyens, d’être à la merci de ces sociétés. Elles peuvent être absolument impitoyables : elles sont sans visage humain.
"

Propos recueillis par Ethirajan Anbarasan, journaliste au Courrier de l’UNESCO.

Enseignante à l'université de Nairobi en 1970, engagée dans la lutte pour la démocratie, pour la race à laquelle elle appartient et où les femmes doivent restées soumises et obéissantes. Elle a subi 25 années d’injures, de menaces, a été battue, jetée en prison et interdit à plusieurs reprises de quitter le territoire. Elle est tout de même revenue au pays et pour y militer. Ses tribulations et les procès subis lui ont permis d'assumer ce militantisme et de faire découvrir au monde la réalité. Elle a créé le mouvement "ceinture verte" en 1977 mais les plantations intensives, la déforestation planifiée des forêts primaires par les multinationales ont causé des dégâts irréparables. Malgré cela, les présidentielles de 1997 furent un échec pour elle car dans ce pays, il est très difficile de se faire élire sans argent. "Je n’avais pas d’argent. J’ai compris que la valeur, l’honnêteté, les sentiments démocratiques importaient peu, si l’on n’a pas d’argent à donner aux électeurs."La KANU (Kenya African National Union)  fut fondée en 1960 et a remporté dès 1963 les premières élections de l’après-indépendance. Elle n'a plus quitté le pouvoir depuis et la combattre relève de l'utopie pour beaucoup de Kényans. Pourtant c'est bien cette bataille qu'a tenté de mener Wangari, avec un courage insensé.

Alors qu'elle était secrétaire d’État à l’Environnement kenyan et militante écologiste, Wangari Maathai, aussi connue sous le nom de Wangari Muta, a reçu le 08 octobre 2004 à Oslo, le Prix Nobel de la Paix "pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix". Elle est la première Africaine de l’Histoire à être honorée de cette distinction, elle était âgée de 64 ans.

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Emily Murphy, Nellie McClung, Irene Parlby, Louise McKinney et Henrietta Muir Edwards

En 1927 elles se sont adressées à la Cour suprême du Canada afin de déterminer si le mot « PERSONNE », de l’article 24 de l’AANB, comprenait les femmes. La Cour suprême du Canada, suite à cinq semaines de débat, répond par la négative ! NON ! Considérant le plan juridique, les femmes ne sont pas reconnues comme des personnes !

Les « cinq femmes célèbres » c'est ainsi qu'on les surnomme, réfutent la décision et requiert au Conseil privé en Angleterre, la plus haute cour du Canada à l’époque, pour statuer sur le dilemne.

Le 18 octobre 1929, le Conseil exprime son verdict : 
L’exclusion des femmes de toute charge publique est un vestige d’une époque plus barbare. Aux personnes qui se demandent si le mot « personne » doit comprendre les femmes,

la réponse est évidente :

O U I

 





Sa Sainteté le XIVème Dalaï-Lama est venu à Digne
le 15 octobre 1982, puis du 21 au 26 mai 1986,  visiter la maison d'Alexandra David-Néel, "Samten-Dzong", rendant ainsi hommage à son courage.
Celle qui fit découvrir  aux occidentaux le haut pays des neiges est née le 24 octobre 1868 et s'est éteinte  le 08 septembre 1969.
Le 28 février 1973,  les cendres de l'exploratrice du Tibet et de son fils adoptif le Lama Yongden ont été immergées dans le Gange, à Bénarès.

(Aig)


  L'historique résistance non violente du peuple tibétain

 

 

 

    Farhiyo Farah Ibrahim
Alexandra DAVID-Néel
Olympe de GOUGES
NEFERTARI
EVE
Rosa LUXEMBURG
Louise MICHEL
Rosa PARKS
Aliénor d'AQUITAINE
Lucie AUBRAC
CLEOPÄTRE
Marie CURIE
Maathai Wangari Muta
Simone de BEAUVOIR
Mère TERESA
Hélène BOUCHER
Maria MONTESSORI
Marie MARVINGT
Soeur EMMANUELLE
Yang Kai Houei
Hsiang King Yu
Flora TRISTAN
Jeanne DEROIN
Jeanne d'ARC


Olympe de GOUGES
 

Marie GOUGES dite Olympe de GOUGES est née en 1748 et s'est éteinte à Paris le 03 novembre 1793. C'est à partir de la Révolution qu'elle illustre combien elle est en avance sur son temps. Avec Théroigne de MERICOURT et Claire LACOMBE, elle est l'une des premières féministes.

 

Elle bataille dans la lutte pour l'égalité des droits mais c'est en 1791 qu'elle montre sa témérité réelle et toute sa grandeur. L'Assemblée Constituante établie une constitution qui exclut les Femmes des droits de cité. Olympe publie en retour un texte dont la teneur soudera  les bases du féminisme.

(Aig)


      

 "Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne"


 

Préambule

Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

Article I

La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II

Le but de toute association politique est la imprescriptible de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression.

Article III

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article IV

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article V

Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu pas ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

Article VI

La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Article VII

Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

Article VIII

La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

Article IX

Toute femme étant déclarée coupable ; toute rigueur est exercée par la Loi.

Article X

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l ’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi.

Article XI

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article XII

La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

Article XIII

Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

Article XIV

Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôts.

Article XV

La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

Article XVI

Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution ; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction.

Article XVII

Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles ont pour chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

Postambule

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges.

Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne.

O femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste t-il donc ?

La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? Le bon mot du Législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ?

Tout, auriez vous à répondre. S’ils s’obstinent, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Etre Suprême.

Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

 

Pourtant elle défend le roi (elle le juge coupable en tant que souverain mais pas en temps qu'homme), veut aider Malesherbes dans sa défense de LOUIS XVI, rédige des pamphlets contre Robespierre et Marat, elle reste solidaire des Girondins suite aux journées de mai/juin 1793 et sera accusée et arrêtée le 20 juillet de cette année pour être l'auteur d'une affiche girondine. Elle sera condamnée et guillotinée le 03 novembre 1793.
"Pensez à moi et souvenez-vous de l'action que j'ai menée en faveur des femmes. Je suis certaine que nous triompherons un jour ! "
Indépendante malgré son alliance girondine, son combat pour l'abolition de l'esclavage et l'émancipation des femmes symbolise le courage et la ténacité. Elle était d'ailleurs la SEULE femme à écrire, commenter et divulguer sur le terrain, entre 1788 et 1793, donc en pleine  révolution.
Au lendemain de son exécution, CHAUMETTE, alors procureur de la commune de Paris, imprimera cette odieuse éloge funèbre dans "Le Moniteur" :

 

"Rappelez-vous l'impudente Olympe de GOUGES qui la première institua des sociétés de femmes et abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois ...".

 

La Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne 
a été publiée en 1791 avec une dédicace à la Reine.



 


Néfertari, Nofretari, Mery-en-Mout « La plus belle de toutes » est la première Grande épouse royale du pharaon Ramsès II qui vécut sous la XIXe dynastie aux environs du XIIIe siècle av. J.-C..

 

Néfertari eut une grande influence sur le monarque à qui  elle prodiguait des conseils très écoutés et de bon aloi, semble-t-il.  Elle maîtrisait les fonctions royales et religieuses et secondait souverainement son époux. Elle incarnait la beauté, le charme, l'amour, la vivacité d'esprit, la tendresse et la diplomatie en tant que Maîtresse de la Haute et Basse-Égypte. Sa contribution pour ramener la paix est éloquente quant aux longues négociations engagées avec les Hittites.

RAMSES  a dédié  la façade du petit temple d'Abou Simbel  à Hathor, déesse de la joie, de la musique, de la beauté mais aussi à Néfertari (identifiée à Hathor) pour authentifier l'amour qu'il lui portait. Elle décède à 40 ans devançant largement son dieu/époux/souverain qui disparaîtra, après 67 années de règne, à l'âge de 90 ans.

 Ramsès a construit un temple creusé dans la montagne […] pour la première épouse royale Néfertari Meryen-Mout. »

Et dernier hommage, Ramsès fit construire dans la vallée des Reines la plus belle tombe que l'on ait découverte à ce jour.

(Aig)

 


EVE
 

Mère de l'humanité, Ève (en hébreu: Hawwa(h)), est l'original féminin de la Torah et de l'Ancien Testament . On prête aussi une  femme à Adam  dans le Coran, elle n'y est cependant pas nommée (Hawwâ’). Impossible d'honorer les femmes sans la citer. L'absence de la lettre "yod" dans le nom  présente un doute légitime sur l'interprétation, sinon cela signifierait "vivante", donc la bien nommée ! Créée dans l'une des côtes d'ADAM, elle est, d'après la Genèse (2-21) destinée à lui venir en aide. EVE est  désignée dans le Coran comme l'épouse d'ADAM, sans toutefois y être citée, et n'apparaît pas comme unique responsable de l'expulsion du Jardin d'EDEN. En effet SATAN (dans le coran, le serpent dans la Genèse), convainc le couple de "déguster le fruit".


Voilà donc EVE en partie réhabilitée ?

Dans le Misdrah et l'alphabet ben Sira, il est indiqué l'existence de plusieurs femmes dont LILITH (création égalitaire) qui se serait enfuie du Jardin, en laissant l'homme seul, après avoir refusé "d'être sous celui-ci dans l'acte de copulation". L'alphabet ben SIRA cite sans la nommer, une troisième femme d'ADAM qui reste vierge "ad infinitum" et échappe à la malédiction, comme LILITH, de l'arbre de la Connaissance.
Dans le Talmud, Adam reste solitaire pendant 130 ans et ses éjaculations procréent des démons et des goules qui meurtrissaient les nouveaux nés mâles non circoncis. Les bébés devaient porter des amulettes en protection.Pour les neurones



Un tombeau, recouvert de béton, pourrait-être le tombeau d'EVE à DJEDDAH.

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Rosa LUXEMBOURG

Cette femme courageuse,  participa à la révolution   allemande, dénonçant la dictature dans la révolution russe .  Sauvagement assassinée, par des corps francs après avoir,  été torturée par des sociaux-démocrates allemands. Après la Première Guerre mondiale, d’anciens officiers à la retraite formèrent   des milices appelées « Freikorps », destinées à défendre la frontière allemande à l’Est, contre une possible invasion communiste. Ils furent utilisés ensuite pour mater les tentatives de révolution en Allemagne. Dissous en 1921,  certains d'entre eux   rejoignirent les Sturmabteilung , la milice d’Adolf Hitler,  ou les Stahlhelm , autre section de droite.

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Louise MICHEL 1830/1905

Secrétaire de la Société démocratique de moralisation, dont l'espoir est d'inciter les femmes à exister de par le travail, Louise Michel appartient à  la frange révolutionnaire la plus radicale. Bouillante pendant la Commune, elle voulait la peau  d'Adolphe Thiers. Condamnée et déportée jusqu'en 1880, elle rencontre Nathalie LEMEL, en Nouvelle Calédonie, et devient fervente anarchiste à son retour. En 1888, Pierre LUCAS, un extrémiste attente à sa vie. Lors du procès elle témoignera en sa faveur pour lui éviter la prison. Militante acharnée, elle sera de toutes les manifestations et tiendra quantité de conférences et meeting. Emprisonnée encore pendant trois années, Louise M. sera libérée sur ordre de CLEMANCEAU.
Elle ne cessera son activité politique qu'à sa mort en 1905.
Anticléricale et antireligieuse résolue. 120.000 personnes étaient rassemblées à Levallois lors de ses funérailles.
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Le 18 mars 1883, Louise Michel s’exclame salle Favié à Paris :

« Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions »


[Cité par Maurice Dommanget dans L’Histoire du drapeau rouge, des origines à la guerre de 1939]. Louise Michel reprend le même discours à Lyon, devant une foule qui, lors de la révolte des Canuts, avait vu, pour la première fois l’apparition du drapeau noir. Elle était encore dans les mémoires.

 

 


Rosa PARKS :

 

Pour avoir refusé de céder sa place à un Blanc dans un autobus de Montgomery en 1955, Rosa PARKS est devenue le symbole de la lutte contre la ségrégation raciale dans le sud des Etats-Unis . Son refus de se soumettre à l'injustice avait suscité une vaste mobilisation, le boycot des bus de la ville par ses partisans pendant 381 jours, et finalement l'abrogation de la ségrégation après une décision de la Cour Suprême.
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                   Elle a dit :

 

On a souvent dit que j'avais refusé de céder ma place ce jour-là parce que j'étais trop fatiguée, mais ça n'est

 

 

pas exact. Je n'éprouvais pas un sentiment de fatigue physique, ou du moins pas plus qu'à l'accoutumée après

 

 

le travail. Ma fatigue était plutôt morale. J'en avais assez de toujours suivre sans protester les ordres des

 

Blancs”. 

  Hommage d'Aretha FRANKLIN le 02 juin Cliques sur la photo à gauche et de l'Amérique, cliques sur celle-ci !



Alienor d'AQUITAINE

Aliénor d’Aquitaine (dite également Éléonore de Guyenne) est née en 1122.
Le 01 avril 1204, elle décède à l'abbaye de Fontevraud, près de Saumur !

Son rôle en tant que  femme  et reine sera primordial dans l’Occident du XIIe siècle : duchesse d’Aquitaine, elle épouse  le roi de France Louis VII, puis le futur roi d’Angleterre, Henri II.  Elle inverse de ce fait le rapport des forces car sa dot changera de main royale. Dans son domaine aquitain, sa cour est reconnue  fastueuse. On a souvent affirmé qu'elle  fût LA mécène des artistes et des troubadours, mais cette affirmation est quelque peu remise en doute par les historiens.

 

La vie d'Aliénor, bien qu'exceptionnelle,  témoigne du comportement très libre des femmes nobles et bourgeoises du Moyen Âge.  Participants aux croisades avec leurs époux, elles se cultivent activement, étudient, participent à l'apprentissage des plus jeunes et s'essayent parfois à la compréhesion des techniques de la guerre. Maladroites dans cette discipline, tout comme Aliénor, elles se font aider par leur mari, leur fils ou un fidéle vassal.

 

La reine accompagne le roi en croisade. Pendant le séjour en Terre Sainte, les relations du couple se détériorent (adultère d'Aliénor ?). Au retour en France, la situation devient invivable. Cette simple histoire conjugale va avoir des conséquences dramatiques sur l'histoire de France : Louis VII finit par répudier Aliénor sous prétexte de consanguinité, faisant ressortir l'Aquitaine du domaine royal. Elle ne pardonnera jamais cette humiliation à la France... Aliénor épouse en seconde noce le comte d'Anjou Henri Plantagenêt.
18 mai 1152 : Deux mois après son divorce, Aliénor d'Aquitaine et Henri II Plantagenêt se marient.
25 octobre 1154 : Mort du roi d'Angleterre Etienne de Blois/ Avènement d'Henri II de Plantagenêt.
Débute alors la  formidable histoire du royaume des Plantagenêts dont le  territoire est composé de l'Angleterre et du tiers Ouest de la France  soit la Normandie, la Bretagne, l'Anjou et l'Aquitaine). Bien que vassal du   roi de France, le roi d'Angleterre semble plus puissant. Ses possessions sur le continent lui donnent un atout majeur sur le roitelet d'Ile de France !

 

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Hsiang King Yu (Xiang Jingyu) fut la première femme qui adhéra à l'Association Sinmin (Xinmin), créée par Mao Tse Toung (Mao Zedong), en 1918, dans le souci de transformer la Chine.
Elle fonde la première école primaire mixte à Siupou, en son pays natal, puis  part poursuivre ses études en France, l'année suivante. Fin 1901, elle revient à Shanghai pour soutenir et épauler toutes les organisations féminines progressistes. Elle lutte pour éduquer la population ouvrière et demande à de jeunes étudiants d'ouvrir des cours du soir à Shanghai pour leurs apprendre à lire et écrire.
Membre du Parti Communiste dès 1922, un an après sa fondation, elle fut la première femme élue au Comité Central, et dirigea la même année la grève de vingt mille tisseuses de soie de Shanghai.
Une association pour la libération des femmes est créée grâce à sa ténacité. Elle se réfugie dans la clandestinité en 1927 et devint l'une des responsables du Comité du Parti dans la province du Hubei. Elle est dénoncée et arrêtée en mars 1928 dans la concession française de Wuhan, où elle fut exécutée le 1er mai 1928, à l'âge de 32 ans.

 

 

Yang Kai Houei (Yang Kaihui) est née en 1901 à Pantsang, un petit village de la province du Hunan près de Changsha. Son père Yang Tchang Tsi veut changer la société chinoise : il étudie en Angleterre et au Japon où il change de nom. Il s'appellera Houai-Tchong (Huaizhong - Nostalgie de la Chine). En 1913, il rentre dans son pays et commence à enseigner à l'École Normale n°1 du Hunan, à Changsha, où toute sa famille le rejoint. Sa fille Yang Kai Houei (Yang Kaihui) est calme, peu bavarde et possède un sens aigu de la justice. C'est dans cette même École Normale n°1 que Mao Tse Toung (Mao Zedong) est alors élève. Accompagné par d'autres étudiants, il se rend souvent chez Yang Houai Tchong (Yang Huaizhong), où tous discutent de la situation du pays et des moyens de la changer. Yang Kai Houei (Yang Kaihui) participe activement à ces réunions. Yang Houai Tchong (Yang Huaizhong) influencera beaucoup Mao et à Pékin, il deviendra son meilleur ami.

En automne 1918, Yang Huai Tchong (Yang Huaizhong) meurt et toute sa famille retourne à Changsha, YangKai Houei a alors 18 ans.

Mao fonde l'union des étudiant du Hunan et Kai Houei est responsable de la propagande. En juillet 1920, Mao revient à Changsha et Kai Houei l'aide à fonder le "cercle de la culture". En automne, il fonde toujours à Changsha le groupe communiste du Hunan et la Ligue de la Jeunesse socialiste. Kai Houei est l'une des première à s'inscrire. Ils se marient la même année.

Le parti communiste est fondé le 1er juillet 1921, et Yang Kai Houei y adhère peu après. L'organisation clandestine du Parti de la province s'installe dans un maison à Tsinghcoueitang, près de Changsha, là même où habitent Mao et Kai Houei.

En  février 1925, Yang Kai Houei et Mao retournent à Shaoshan, village natal de ce dernier. Ils suscitent la création d'une vingtaine d'écoles du soir dont Kai Houei est responsable.

En 1927, en pleine révolution, Tchiang Kai Chek (Jiang Jieshi) se retourne contre les révolutionnaires. L'insurrection de Nanchang annonce le début de la résistance armée. Peu après Mao dirige l'insurrection de "la moisson d'automne" dans le Jiangxi. Yang Kai Houei est restée dans le Hunan où elle continue la lutte. Elle est arrêtée le 14 octobre à l'aube avec son fils aîné (elle eut trois enfants) Mao AnYing âgé de 8 ans. Elle sera exécutée le 14 novembre 1930, sur le Mont "Chetse", à l'âge de 29 ans.

(1 )Mao fut en fait marié quatre fois. Son premier mariage avec une paysanne illettrée, organisé à la manière traditionnelle par ses parents, ne fut jamais consommé. Le second fut, comme exposé ci-dessus, avec Yang Kai-Houei qu'il épousa en 1920 et qui lui donna trois fils (Mao An-Ying, Mao An-Ch'ing et Mao An-Lung). L'aîné Mao An-Ying fut tué le 25 octobre 1950, au cours de la guerre de Corée. Après l'exécution de Kai-Houei, Mao épousa en 1930, Ho Tsu-Chen, militante politique qui participa à la "Longue Marche" et lui donna trois enfants. Il divorcera en 1937, pour épouse en 39 Chiang Ch'ing dont il eut une fille Li Na.

 


    Flora TRISTAN

Flora Tristan y Moscoso
Née à Paris le 7 avril 1803, morte à Bordeaux le 14 novembre 1844
Fille d'un noble péruvien (Mariano de Tristàn y Moccavo) et de Anne-Pierre Laisnay, une parisienne émigrée en Espagne pendant la Révolution.
L'une des premières enquêtrices sociales, pionnière de l'association ouvrière et de l'internationalisme.
Femme de lettres, L'Émancipation de la Femme ou Le Testament de la Paria, entres autres, militante socialiste, féministe, figure  du débat social dans les années 1840, elle participa aux esquisses de l'internationalisme.
Ouvrière militante, fille rejetée, mère battue, elle apparaît comme la malchance incarnée. D'ailleurs elle semble avoir vécu en épousant le côté obscur de toutes les facettes de la condition féminine. Karl Marx, qu'elle n'a pas connu  la cite dans "La sainte famille" et Proudhon, trop fameux misogyne qu'elle a personnellement connu, l'évince de la scène malgré ses convictions. "Traitée de paria par le monde entier, Flora Tristan accepte ce nom et s'en fait d'ailleurs un titre... Elle  se sent comme investie d'une mission divine et, sans doute par dérision se dénomme : " La Messiah (le Messie) des Femmes." source Eléonore Blanc, 1845. C'est pourtant bel et bien la représente originelle des luttes de la classe ouvrière, favorable à la condition féminine dans le monde entier.

Au PEROU, la principale organisation pour la promotion féminine  se nomme :
Centro de la Mujer Peruana Flora Tristán et revendique “25 años trabajando por los derechos de las mujeres” (25 ans de travail pour le droit des femmes).

 

de retour d’un voyage d’étude au Royaume-Uni, Flora Tristan avoue dans son Promenades dans Londres qu’ « en France, de tradition, la femme y est l'être le plus honoré, en Angleterre, c'est le cheval… ».

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Source :

" Il n'est peut-être pas de destinée féminine qui, au firmament de l'esprit, laisse un sillage aussi long et aussi lumineux." André Breton
D'origine franco-péruvienne elle prétendait descendre de Montézuma.

Nombreux sont les bâtiments publics baptisés de son nom de par le monde.


Au fait cela ne vous rappelle pas quelqu'un ?

" OUVRIERS ET OUVRIERES, écoutez-moi. […] le jour est venu où il faut agir et c'est à vous, à vous seuls, qu'il appartient d'agir dans l'intérêt de votre propre cause. Il y va pour vous de la vie…ou de la mort ! de cette mort horrible qui tue à chaque instant : la misère et la faim! […] Votre action à vous, ce n'est pas la révolte à main armée, l'émeute sur la place publique, l'incendie ni le pillage. Non ; car la destruction, au lieu de remédier à vos maux, ne ferait que les empirer. Les émeutes de Lyon et de Paris sont venues l'attester. Votre action à vous, vous n'en avez qu'une légale, légitime, avouable devant Dieu et les hommes : c'est l'UNION UNIVERSELLE DES OUVRIERS ET DES OUVRIERES

Flora TRISTAN


 



Jeanne DEROIN 1805-1894

Issue d'une famille ouvrière, Jeanne DEROIN  eût pour saccerdoce le droit de la femme au travail rénuméré. Elle défend avec conviction l'égalité sociale et fonde "le club de l'Emancipation des Femmes". Démocrate socialiste, elle se présente dès 1849  aux législatives mais n'obtient que 15 voix. Elle aide alors à la création de l'Union des associations ouvrières. Jetée en prison pour idées  subversives sous Louis-Napoléon BONAPARTE, elle n'en continue pas moins sa lutte. Exhilée en Angleterre, elle travaille avec les socialistes et publie "l'Almanach des Femmes". Le suffrage universel de 1848, laissant intacte le Code Napoléon quant à la servitude des Femmes, l'attriste profondément surtout que  PROUDHON prône avec de plus en plus de virulence sa misogynie maladive. Elle rédige sa Lettre à Proudhon en 1849 et attire Hubertine AUCLERT (du journal La Citoyenne) et Marguerite DURAND (du journal La Fronde qui est totalement géré par des femmes) dans l'attaque anti-proudhonienne. Cet adversaire de l'égalité Femmes/Hommes, craignant qu'on fît atteinte aux saintes lois morales, avait décrié avec véhémence : "Plutôt ménagères que courtisanes",  parmi d'autres dénigrements forts vindicatifs.
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Jane ADDAMS

Fondateur du Mouvement Settlement House avec son amie Ellen Starr Hull House, qui fut créé dans les bidonvilles de Chicago en 1889. Première femme américaine à recevoir le prix Nobel de la Paix.

Jane est une femme désintéressée qui se consacre aux pauvres, mais qui a peu à peu prris conscience qu'elle était un moteur et un agitateur dans le domaine de la réforme du travail (lois qui régissent les conditions de travail des enfants et des femmes), et elle a été membre de l'Association nationale, promotion de la Colored People, (NAACP).

Jane prévoyait la Première Guerre mondiale. En 1915, dans un effort pour éviter la guerre, elle a organisé le Parti des femmes pour la paix et le Congrès international de la femme.Cette dernière organisation a provoqué à La Haye  de graves tentatives diplomatiques pour faire échec à la guerre. Les États-Unis se sont joints au conflit mondial en 1917 et c'est alors l'échec de la mission qu"elle s'était fixée. Elle est expulsée des Filles de la Révolution américaine. En 1919, elle a été élue première présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, un poste qu'elle a occupé jusqu'à sa mort. Elle a été membre de l'Association nationale pour la promotion de la Colored People (NAACP), après avoir répondu à l'appel "en 1909 qui a conduit à l'organisation de la formation. Ces positions lui valent d'autant plus de critiques que son pacifisme est grand. Elle a été accusée d'être une socialiste, anarchiste et communiste.

Hull House, however, continued to be successful. Hull House, toutefois, continuent d'être couronnées de succès. Quand la dépression des années 1930 a frappé, Jane Addams a vu que ses prévisions étaient fondées et elle a lutté pour intervenir politiquement avec le Président Franklin Roosevelt. Elle a reçu de nombreux prix au cours de cette période, y compris, en 1931, le prix Nobel de la Paix.

Cette année-là, sa santé a commencé à échouer, mais elle a poursuivi son travail jusqu'à sa mort en 1935. Des milliers de personnes se sont présentées aux funérailles de Hull House avant qu'elle ne soit  enterré à Cedarville.

 

 Elizabeth (Bessie) Coleman

  Elle rêvait de "s'élever à quelque chose" et son frère se moquait de sa motivation à devenir  pilote. La poursuite de ce rêve n'était pas facile car il était déjà difficile pour une femme blanche d'obtenir des leçons de pilotage, donc vraiment {C}{C}{C}{C}{C}{C}utopique de l'envisager pour une femme noire . Pourtant un jour, son frère vétéran de guerre, lui appris qu'en france des femmes pilotaient des avions et qu'elles étaient respectées dans ce pays démocratique. Encouragée par son ami Robert Abbott, le fondateur du Chicago Defender, elle décida de s'inscrire dans une école d'aviation en France, où le racisme est inexistant. Avant tout elle a dû se familiariser avec la langue française. Ayant obtenu des fonds auprès de Jesse Binga, fondateur de la Banque d'État,  Bessie part pour la France en novembre 1920. En sept mois, elle digère les dix mois de cours à l'Ecole d'aviation  des Freres Caudon Le Crotoy, dans la Somme.Elle apprend à voler dans un avion français, le Nieuport Type 82. Le 15 juin 1921, Bessie décroche le brevet de pilote de la célèbre Fédération Aéronautique Internationale. Sur le passeport délivré par les autorités de Chicago, sa date de naissance indiquait 1896 au lieu de 1892, annonçant 25 ans au lieu des 29 années qu'elle portaient en réalité.Bessie n'était pas la première femme noire (ou même la seule femme de sa classe) à recevoir une licence de la FAI - mais elle a été la premiere Américaine à obtenir son brevet de pilote de l'école française. et elle fut le premier pilote noir sous licence aux États-Unis.

Après avoir encore étudié trois mois en France, Bessie revient aux États-Unis en septembre et est accueillie triomphalement par la presse.Le 3 septembre 1922, Bessie donne son premier spectacle  aérien à Curtiss Field, près de New York City. Le spectacle est parrainé par Robert Abbott et par le Chicago Defender. et Bessie est proclamée  "la plus importante femme volante du monde "women flyer". Son succès est loué par  toute la presse communautés blanche et noire confondues. Lors des entrevues, son assurance, sa verve et son aisance démentent sa triste enfance.Son succès s'étend de Memphis à Chicago.

Une brève carrière cinématographique dans le sud de la Californie où elle casse son contrat avec la société de film noir quand elle a apprend qu'elle doit  jouer une ignorante  fille noire de la campagne qui découvre la grande ville. Elle a le sentiment d'un rôle humiliant pour les femmes. Un an plus tard, elle donne des leçons de pilotage et obtient l'exclusivité pour une publicité  de airdropping avec annonce tracts en échange de la donnation d'un avion. C'est un vieux coucou, un excédent de guerre JN-4 ( "Jenny") réformé  de l'armée qui  décroche dès le premier vol et s' écrase .Bessie a une jambe cassée et d'autres contusions. Quatre mois de convalescence et elle  donne alors une série de conférences dans le Los Angeles YMCA, incitant les démunis à réaliser leurs rêves.  Elle révèle ainsi sa volonté d'ouvrir une école d'aviation noir. Pourtant sa carrière reste au point mort et elle retourne retourné à Chicago, sans emploi et sans avion. Une série de spectacles au Texas, à l'été 1925.et le succès revient. Houston, Dallas, Wharton, Richmond, San Antonio, Fort Worth, et Waxahachie, où elle exige la non-ségrégation relative à la porte d'entrée principale du lieu d'exhibition. Elle prône aussi le droit à des leçons de théâtre pour les noirs, dans les églises et les écoles, non seulement au Texas mais aussi en Géorgie. On la surnomme : Brave Bessie ou Reine Bessie.

D'innombrables obstacles la guettent pourtant car- à la fois les hommes noirs autant que les blancs ont  le ressentiment qu'une simple femme (noire de surcroît) a réussi là où les hommesont échoué. De nombreuses femmes noires, en dépit de l'activisme des libertés civiles et des possibilités d'accès dans de meilleures écoles, sont encore  trop conservatrices socialement pour accepter cet état de fait.  Les journaux (noirs ou blancs) la dénigre trop souvent ou l'ignore purement.

 

 Le soir du 30 avril, Bessie et son mécanicien-pilote ont pris l'avion pour un essai au banc. Le mécanicien a perdu la maîtrise de l'engin et Bessie  ne portait pas de ceinture de sécurité  L'avion a brusquement accéléré et a culbuté. Lors de l'impact, tous les os de son corps ont été écrasés et elle est morte. L'avion s'est écrasé à proximité, tuant le pilote.

Des milliers de personnes ont pleuré la mort de Bessie - de Jacksonville et Orlando à Chicago, où son corps a été transporté par train. On estime que 10.000 personnes ont offert un ultime hommage lors de la cérémonie du souvenir à Pilgrim Baptist Church de Chicago. Elle est enterrée au cimetière de Lincoln et ce n'est malheureusement qu'après sa mort que Bessie reçu la reconnaissance qu'elle méritait

En 1929, le lieutenant William J. Powell a fondé le Bessie Coleman Aero Club, l'école d'aviation qu'elle avait envie de créer, à Los Angeles. En 1931, le Challenger Association des pilotes de Chicago a fait lune première évaluation annuelle de saut-de-mouton au-dessus de Lincoln cimetière, en l'honneur de BESSIE . En 1934, Powell dédie son livre Black Wingsà sa mémoire. C'est en 1977 que les femmes pilotes de la région de Chicago ont fondé le Bessie Coleman Aviators Club.

DATE DE DECES: 30 avril, 1926à Jacksonville, Floride

 

 

 peinture de Jules Eugène Lenepveu, vers 1886-1890)

 

JEANNE L'AUDACIEUSE

Est-il vraiment besoin de relater ses faits d'armes ? Nous nous attacherons à la façon dont elle eut le courage de défendre son pays et son roi. Jeanne n'a certainement jamais entendu de voix et rien n'est vraiment prouvé concernant son patronyme (d'ARC) ! Née le 06 janvier 1412, elle a bel et bien vécu, de nombreux témoignages prouvent son existence mais beaucoup trop de paradoxes apparaissent si on analyse objectivement les faits :

A cette époque, les femmes sont à l'écart des affaires politiques et sont même rejetées des conflits dits publics se résolvant dans la rue. La rue aussi est réservée aux hommes dans les villages et les femmes reçoivent une éducation traditionnelle, familiale ou paroissiale.

Si elle est bergère et fille de laboureurs, elle ne connait donc pas le maniement des armes, ni l'art de s'exprimer devant des nobles. Elle aurait pu être manipulée. Si ses origines sont erronées, l'éducation qu'on lui prête laisse entrevoir une parenté noble et atteste alors de probables connaissances militaires. Le fait de faire croire qu'elle était dirigée par une manifestation divine est tout simplement génial en matière politique de l'époque. Sinon comment croire qu'une bergère inculte ait pu convaincre un capitaine d'armée (Robert de Baudricourt) de lui fournir une armée pour aller bouter les Anglais hors de France, puis être reçue par Charles VII le 06 mars 1429 en audience publique ? C'est tout simplement improbable sinon aberrant... Pourtant les faits sont là ! Jeanne a bien combattu aux côtés de Jean, duc d'Alençon et de René, duc de BAR, devançant même Charles VII lors de l'assaut de Paris à la porte Saint-Honoré où elle fut blessée. Son courage l'amena à s'enfuir du château de Sully-sur-Loire pour voler au secours de ses amis assiégés à Compiègne (1430). Ses chevaleresques conquêtes cessèrent en l'endroit, Jeanne fut prise au cours d'une sortie en force, par les troupes de Jean de Luxembourg qui attendit en vain une offre du Roi Charles VII pour sa libération. Il vendît alors Jeanne au duc de Bedfort, Jean régent du royaume de France pour Heni de Lancastre (HenriVI), roi de France et d'Angleterre, pour la somme de 10.000 livres de l'époque. Prisonnière de l'Eglise, elle devenait justiciable d'un tribunal d'inquisition et c'est dans le château de Rouen que se déroulât son Procès, 21 février 1431, conduit par Pierre CAUCHON, évêque de Beauvais et conseiller de Henri VI. S'ensuit toute une série d'hypothèses plus ou moins fondées sur cette triste période dont le terme fut le bûcher pour Jeanne, ce 30 mai 1431 sur la place du Vieux-Marché. Des milliers de Normands se rassemblèrent autour des juges et des soldats anglais et aucun beau chevalier ne vînt au secours de la courageuse petite bonne femme dont on ne voyait pas le visage..

Des témoignages de contemporains, d'archives ou de documents lui prêtent une audace irraisonnée et une inconsciente témérité : " La maîtrise dont Jeanne, cavalière intrépide et infatigable, faisait preuve sur sa monture, l'aisance avec laquelle elle portait le "harnois blanc" ou le "jaseran", son goût des belles armes. Elle faisait merveille d'armes de son corps et maniait un bourdon de lance, une longue et forte lance, très puissamment." Tous ses contemporains citaient sa vaillance et sa hardiesse, ce ne peut être mis en doute. Trois blessures, le 06 mai 1429, au pied par chausse-trape, au cou par une flèche et à l'épaule par une "arbalète" qui lui traversa le membre et la fit pleurer. Puis une autre "arbalète" le 08 septembre 1429, à la cuisse.  Le 11 juin 1429 à la tête par un jet de pierre.

La "GESTE des nobles français" stipule dans un passage probablement rédigé entre 1429/1430 (Conseil du roi à Chinon) :

"à merveille elle traita des manières propres à faire vider les Anglais du royaume et là il n'y eut pas un chef de guerre qui aussi bien qu'elle sût remontrer les manières de guerroyer ses ennemis. Le roi et tout son conseil en furent émerveillés car en toutes autres matières elle fut auusi simple qu'une "pastoure" (bergère)".

Thibaud de TERMES, capitaine de Charles VII, vint confirmer lors du procès de réhabilitation :

"En dehors du fait de guerre, elle était simple et innocente, mais dans la conduite et l'organisation des combattants et pour ordonner les guerres et animer les combattants, elle se comportait comme si elle avait été le plus subtil capitaine du monde, élevé toute sa vie dans la guerre..."

Le cousin du roi, Jean le duc d'Alençon :

"Jeanne, hors du fait de guerre, était d'un comportement simple et jeune, mais pour la guerre elle était très habile, tant pour porter la lance que pour rassembler l'armée, ordonner le combat et préparer l'artillerie "

Aiguail

 Extraits du libelle d'accusation présenté à Pierre Cauchon et Jean Le Maistre le 28 mars 1431.

Le promoteur Jean d'Estivet, souhaite que "Jeanne, communément appelée la Pucelle", soit par les juges"déclarée sorcière ou lectrice de sorts, devineresse, fausse prophétesse, invocatrice et conjuratrice de malins esprits, supersticieuse, impliquée  et appliquée aux arts magiques, mal pensante et, au sujet de notre foi catholique, schismatique, doutant et égarée sur l'article "Unam Sanctum"(article du Credo sur l'unité de l'Eglise), etc... Et divers autres articles de ladite foi, sacrilège, idolâtre, apostate à la foi, maldisante et malfaisante, blasphématrice envers Dieu et ses saints,scandaleuse, séditieuse, troublant et empêchant la paix, excitant aux guerres, cruellement altérée de sang humain et incitant à le répandre, ayant abandonné complètement et sans honte la décence et la réserve de son sexe, prenant sans pudeur l'habit infâme et l'état  des hommes d'armes, pour cela et d'autres motifs encore abominables à Dieu et aux hommes, prévaricatrice des lois divine et naturelle et de la discipline ecclésiastique, séductrice des princes et des simples; en permettant et consentant, à l'injure et au mépris de Dieu, qu'elle soit vénérée et adorée, en donnant ses mains et ses vêtements à baiser, usurpatrice des hommages et du culte divin, hérétique ou du moins véhémentement suspecte d'hérésie..."

Procès de condamnation de Jeanne d'Arc.éd Pierre Tisset, t.II Paris, Société de l'histoire de France Klincksieck,1970

Question posée à l'écrivain journaliste Marcel GAY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

{C}{C}{C}

 

Vous qui avez fait des recherches, comment décririez-vous Jeanne d'Arc ? Pour vous, qui est-elle, sa personnalité... ?

Deux choses. 1°) Jeanne, je la trouve plus grande, plus belle, plus courageuse en, femme qui va combattre l'ennemi, comme pendant la dernière guerre, quand des femmes ont mis leur vie en péril pour défendre une cause qu'elle estiment juste. 2°) Je crois aussi que si Jeanne n'avait pas existé, le traité de Troyes de 1420 aurait été appliqué. Et les rois d'Angleterre qui étaient de souche française, de culture et de langue française se seraient installés à Paris. Il y avait alors 20 millions d'habitants au royaume de France et 4 millions seulement au royaume d'Angleterre. Donc, aujourd'hui, l'Angleterre serait une province française. Et le Français serait la langue véhiculaire dans le monde entier et non pas l'Anglais. Merci Jeanne. Merci à vous pour oser bousculer les dogmes, véridiques ou pas.

"L'affaire Jeanne d'Arc"

 

Par Marcel Gay et Roger Senzig
280 pages, Florent Massot

 

 

 

 

 

  • 1789 - France : 5 octobre 1789 Marche des femmes de Paris à Versailles.
  • 1790 - France :
    • Condorcet plaide pour le droit de vote aux femmes dans son Admission des femmes au droit de cité : « songez qu’il s’agit des droits de la moitié du genre humain ».
    • le droit d'aînesse masculin est supprimé par la loi. Tous les enfants sont désormais égaux devant la succession, quel que soit leur rang de naissance et leur sexe.
  • 1791 - France :
    • La loi laïcise le mariage qui devient un contrat entre les époux.
    • Olympe de Gouges réclame l’égalité politique entre hommes et femmes dans sa « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » : « article 1. La femme nait libre et égale à l’homme en droits ». Elle est guillotinée deux ans plus tard, officiellement pour des écrits en faveur de Louis XVI.
    • Instauration du suffrage censitaire (environ 4,3 millions d’électeurs pour 40 000 personnes éligibles). Les femmes sont exclues du corps électoral.
  • 1792 - France :
    • Le divorce est institué par la loi qui reconnaît par ailleurs l'égalité des époux, et le divorce par consentement mutuel.
  • 1792 - Grande-Bretagne : En réponse à des écrits de l'Irlandais Edmund Burke critiquant le Révolution française, Mary Wollstonecraft publie A vindication of the rights of women mettant l'accent sur les apports de la Révolution sur la condition féminine.
  • 1793 - France
    • Instauration du suffrage « universel » ; les femmes sont toujours exclues de la citoyenneté au même titre que les mineurs, les domestiques, les aliénés et les religieux cloitrés.
    • Les femmes de Paris coiffées d’un bonnet rouge prennent d’assaut le Conseil Général de la Commune de Paris, avec à leur tête, Claire Lacombe. Elles sont repoussées aux accents d’un discours clairement misogyne du procureur général Chaumette. Dans la foulée de ce coup de force, les clubs politiques féminins sont interdits.
  • 1795 - France : les femmes sont exclues de la vie politique. Tenaces, elles s’installent alors dans les travées réservées au public dans les différentes assemblées et ne manquent jamais une occasion pour émettre des avis en pleine délibération des législateurs. Ces femmes qui occupent littéralement les bancs du public sont vite taxées du nom de « tricoteuses », car nombre d’entre elles pratiquent effectivement le tricot en séance ou entre deux débats.
  • 1804 - France : le Code civil français déclare la femme incapable juridiquement ; elle est sous l'autorité de son père puis de son mari. En revanche, la femme célibataire ou veuve jouit, en théorie, de la plénitude de ses capacités juridiques, droit de vote exclu. En effet, la veuve ayant eu des enfants reste surveillée par un Conseil de famille composé de membres de la famille de son mari. Napoléon, en homme de son temps, n’est pas franchement sensible à la cause féministe et déclare « je n’aime pas les femmes qui se mêlent de politique ».
  • 1807 - France : Claude-Henri de Saint-Simon plaide pour le droit de vote des femmes.
  • 1808 - France : Charles Fourier réclame le droit de vote des femmes et la liberté en amour. Saint-Simon et Fourier sont considérés comme les précurseurs des socialistes.
  • 1810 - France :
    • Le code pénal qualifie l'adultère de délit. L’adultère du mari est puni d’une amende, celui de la femme d’une peine de prison (3 à 24 mois).
    • Le Code pénal punit de réclusion les personnes qui pratiquent, aident ou subissent un avortement. Les médecins et pharmaciens sont condamnés aux travaux forcés.
  • 1816 - France : Restauration monarchique. Abolition du divorce.
  • 1829 - Inde : Le Sati Prevention Regulation Act interdit la pratique de la satî, le sacrifice des veuves qui se jettent dans le bûcher crématoire de leur époux. Cette réforme qui prétend mettre un terme à une pratique vieille de plus de 2000 ans provoque inévitablement de farouches résistances parmi les traditionnalistes, aujourd'hui encore…
  • 1832 - France :
    • Fondation du journal « La femme libre ».
    • Jusque là délit, le viol est désormais un crime, mais c’est le père ou le mari qui est considéré comme lésé…
  • 1835 - France : La militante socialiste Flora Tristan imagine dans son Nécessité de faire bon accueil aux femmes étrangères, la mise en place d’une structure d’accueil et de logement pour les femmes seules. Jusqu’à sa mort (1844), Flora Tristan est la voix par excellence du féminisme-socialisme pendant cette décennie pré-marxiste. Elle assure la liaison entre le « vieux socialisme » et le marxisme et est d’ailleurs considérée par beaucoup comme celle qui fonda, de fait, l’Internationale !
  • 1838 - France : Création de la première école normale d'institutrices.
  • 1839 - France : de retour d’un voyage d’étude au Royaume-Uni, Flora Tristan avoue dans son Promenades dans Londres qu’« en France, de tradition, la femme y est l'être le plus honoré, en Angleterre, c'est le cheval… ».
  • 1844 - France : quelques jours avant son décès, Flora Tristan concède dans une lettre : « que j’ai tout le monde contre moi. Les hommes parce que je demande l’émancipation de la femme et les propriétaires parce que je demande celle des ouvriers ».

 

  • 1848 - France
    • 5 mars. Deuxième république. Rétablissement du suffrage universel après un système censitaire, mais les femmes sont toujours exclues du droit de vote.
    • Eugénie Niboyet crée le journal « La Voix des femmes »
    • Les Vésuviennes, femmes parisiennes qui avaient pris les armes lors de la révolution de 1848, revendiquent une Constitution politique des femmes, le port du pantalon, l'accès à tous les emplois publics, civils, religieux et militaires. Ultra-radicales, les Vésuviennes desservent toutefois clairement la cause féministe en réclamant des réformes fantaisistes comme l’obligation du mariage féminin à 21 ans, la mise en place d’un service militaire obligatoire féminin, et le doublement du service militaire masculin pour les hommes qui refuseraient les tâches ménagères. Ces Vésuviennes sont tellement caricaturales qu’elles servent aux hommes hostiles à la cause féministe de parfait repoussoir.
    • Autres féministes de 1848 :
      • Jeanne Deroin, qui tente de se présenter aux élections.
      • Désirée Gay, George Sand qui participe activement au gouvernement de la République. Jeanne Deroin, Eugénie Niboyet, Louise Colet et Adèle Esquiros sont à l’origine de deux journaux féministes : La Voix des Femmes puis L’Opinion des Femmes. Le journal lance la candidature surprise, et illégale, de George Sand ! Cette dernière qui découvre sa candidature dans le journal s’en prend aux « suffragistes » car elle considère l’égalité politique comme secondaire.
  • 1849 - France : Jeanne Deroin tente de se présenter aux élections législatives. Le socialiste Proudhon est l’un des plus virulents opposants à cette candidature féminine : « L'humanité ne doit aux femmes aucune idée morale, politique, philosophique. L'homme invente, perfectionne, travaille, produit et nourrit la femme. Celle-ci n'a même pas inventé son fuseau et sa quenouille ».
  • 1850 - France : la loi Falloux fait obligation pour les communes de plus de huit cents habitants d'ouvrir et d'entretenir une école publique de garçons comme de filles. La scolarité n'est cependant pas encore ni gratuite ni obligatoire.
  • 1851 - France : le premier projet de loi proposant le droit de vote des femmes aux élections municipales voit le jour : il est dû à Pierre Leroux.
  • 1860 - Royaume-Uni : les suffragettes britanniques commencent à mener un combat d'envergure pour obtenir le droit de vote.
  • 1862 - France : Elisa Lemonnier crée l'enseignement professionnel féminin, public et laïque.
  • 1865 - Royaume-Uni : Droit de vote accordé aux femmes pour les élections locales.
  • 1865 - 1870 - Suisse : les universités suisses de Zurich, puis de Berne sont les premières à s'ouvrir progressivement aux femmes. Des jeunes filles viennent de toute l’Europe pour y étudier.
  • 1867 - France : Victor Duruy créé les cours secondaires publics destinés aux filles.
  • 1868 - États-Unis : le droit de vote est accordé aux femmes du Wyoming.
  • 1870 - Inde : Rappel de l'interdiction d'infanticide des filles et obligation de déclarer chaque naissance.
  • 1873 - États-Unis : la première université qui ouvre toutes ses sections aux femmes, à Boston
  • 1874 - France
    • Le travail des femmes est interdit dans les mines et les carrières.
    • Le travail de nuit des femmes non majeures est interdit.
    • Joséphine Andrée, syndicaliste fonde le Syndicat féminin de la couture, premier syndicat féminin.
  • 1875 - France : la Constitution de la IIIe République confirme la privation de droits politiques pour les femmes.
  • 1876 - France :
    • Hubertine Auclert fonde Le Droit des femmes, groupe suffragiste qui devient Le Suffrage des femmes en 1883.
    • Lors du congrès de Marseille, Hubertine Auclert proclame : « Qui dit droit, dit responsabilité, la femme doit travailler, n'étant pas moins tenue de produire que l'homme, vu qu'elle consomme… qu'il y ait pour les deux sexes même facilité de production, et application rigoureuse de cette formule économique : à production égale, salaire égal. »
  • 1879 - France : la loi Bert rend obligatoire l'entretien d'une École normale de jeunes filles dans chaque département français.
  • 1880 - Japon : profitant de l'ouverture du pays à l'Occident, les femmes japonaises manifestent afin d'obtenir des réformes. En réponse à ces manifestations une loi interdit désormais la présence des femmes sur la scène politique.
  • 1881 - France
    • L'enseignement primaire est désormais obligatoire, public et laïque pour tous les enfants : filles et garçons (loi Jules Ferry).
    • Hubertine Auclert lance le journal La Citoyenne.
    • Blanche Edwards est reçue au concours de l'externat en médecine. Des étudiants brûlent son effigie boulevard St Michel.
  • 1884
    • France :
      • La loi Naquet rétablit le divorce, pour faute seulement, pas par consentement mutuel.
      • Clémence Royer, femme de sciences, donne des cours à la Sorbonne.
    • Belgique : Isala Van Diest , première femme médecin belge, est autorisée par arrêté royalà ouvrir son propre cabinet médical
  • 1888 -International  : création du Conseil International des Femmes, (CIF ou ICW en anglais)
  • 1889 - France : Paul Robin crée à Paris le premier centre d'information et de vente de produits anticonceptionnels.
  • 1891 - France
    • Maria Martin crée le Journal des femmes.
    • Fondation du journal quotidien féministe La Fronde par Marguerite Durand.
  • 1891 - Inde : l'âge du mariage est porté à un minimum de 12 ans pour les filles.
  • 1892 - France
    • Le travail de nuit est interdit à toutes les femmes, quel que soit leur âge.
    • Le port du pantalon interdit pour les femmes depuis le Directoire, est désormais possible à condition qu’elles tiennent à la main une bicyclette ou un cheval (cette loi n'a jamais été abrogée, elle est donc toujours d'actualité !).
  • 1894 - Nouvelle-Zélande : le droit de vote est accordé aux Néo-Zélandaises.
  • 1897 - France : les femmes peuvent désormais témoigner dans les actes d'état-civil, et dans les actes notariés.
  • 1900 - France
    • Les femmes peuvent désormais plaider comme avocates.
    • Ouverture aux femmes de l'École des Beaux-Arts.
    • Journée de travail de 10 heures pour les femmes et les enfants contre 12 pour les hommes.
  • 1900 - Japon : la première université féminine est créée au Japon en 1900.
  • 1900 - Égypte : les filles accèdent à l'école secondaire.
  • 1900
    • Tunisie : inauguration de la première école de filles en Tunisie.
    • Belgique : premières libertés économiques des femmes établies légalement, droit à l’épargne personnelle de la femme mariée, droit de signer un contrat de travail et d’encaisser un salaire

XXe siècle : femmes dans le siècle[modifier]

  • 1901 - France : première proposition de loi accordant le droit de vote aux femmes majeures, célibataires, veuves ou divorcées, mais pas aux femmes mariées (dont on ne pourrait être sûr qu'elle vote comme le voudrait leur mari).
  • 1907 - France :
    • La loi permet aux femmes d'être électrices et éligibles aux tribunaux de prud'hommes.
    • Loi sur les biens réservés pour que les femmes (mariées) puissent disposer librement de leur salaire.
  • 1909 - France :
    • Création du congé maternité (8 semaines), mais il n'est pas rémunéré.
    • Les salaires des instituteurs et des institutrices deviennent égaux : première application du principe énoncé par Hubertine Auclert : à travail égal, salaire égal.
    • Grande manifestation à Paris pour le droit de vote des femmes.
    • Création de l'Union française pour le suffrage des femmes.
    • Rappel de la circulaire de 1892. Le port du pantalon n'est plus un délit si la femme tient un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval. La loi sur le port du pantalon par les femmes n'est pas encore abrogée ! Dans les faits, l'usage se répand dès les années 1920 pour devenir courant dans les années 1960.
  • 1910 - France :
    • Les institutrices obtiennent la rémunération de leur congé maternité.
    • Le rapport Buisson propose à la Chambre des Députés le droit de vote et d'éligibilité des femmes.
  • 1911 - France :
    • Au sein du syndicat CGT des employés, création d'une section féminine.
    • Les employées des PTT obtiennent la rémunération de leur congé maternité
    • Marie Curie reçoit le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le radium. Marie Curie est la première scientifique, hommes et femmes confondus, à obtenir deux prix Nobel.
  • 1912 - Chine : Pour réclamer le droit de vote, les femmes chinoises envahissent l'enceinte du nouveau Parlement… sans suites.
  • 1917 -
    • URSS : Alexandra Kollontaï - membre du gouvernement bolchévique Russe - est la première femme à faire partie d'un gouvernement.
    • Canada: Droit de vote pour les femmes
  • 1919 - France :
    • La Chambre des députés adopte une proposition de loi pour le vote des femmes, par 329 voix contre 95 : proposition refusée par le Sénat.
    • L'École supérieure de chimie de Paris et l'École supérieure d'électricité s'ouvrent aux jeunes filles.
  • 1920 - États-Unis : Droit de vote à l'échelon fédéral, pour les femmes.
  • 1920 - France :
    • Les femmes mariées peuvent désormais adhérer à un syndicat sans l'autorisation de leur mari.
    • La vente de contraceptifs est interdite par la loi.
  • 1922 - France : Le Sénat refuse d'examiner la proposition de loi sur le vote des femmes, par 156 voix sur 134.
  • 1922 - Japon : Abrogation de la loi interdisant aux femmes toute activité politique.
  • 1923 - France : L'avortement est un délit passible de la cour d'Assises.
  • 1924 - France : Le décret Bérard institue des horaires et des programmes d'études identiques dans les établissements secondaires de garçons et de filles, ce qui créé l'équivalence entre les baccalauréats masculin et féminin.
  • 1925 - France :
    • Création de l'École polytechnique féminine.
    • La Chambre des Députés adopte par 389 voix contre 140 une proposition de loi instaurant le vote des femmes lors des élections municipales et cantonales.
    • Tour de France suffragiste de Marthe Bray
    • Des candidates communistes sont élues aux municipales. Mme Variot siège par exemple au conseil municipal de Malakoff. Ces élues sont finalement écartées par les tribunaux.
  • 1927 - France
    • Les employés des deux sexes des PTT, de la Caisse des Dépôts et Consignations, et les professeurs du secondaire à niveau de diplôme égal ont désormais le même traitement.
    • Une Française mariée à un étranger conserve sa nationalité.
    • L’Assemblée vote une quatrième fois en faveur du droit de vote aux femmes par 396 voix contre 94. Le Sénat fait barrage…
  • 1928 - France : Le congé maternité de huit semaines, avec maintien du traitement, est étendu à toute la fonction publique.
  • 1929 - Inde : L'âge du mariage est porté à un minimum de 14 ans pour les filles.
  • 1930 - France : Les femmes peuvent être juges.
  • 1932 - France : La Chambre des députés vote par 446 voix contre 60 une résolution invitant le gouvernement à faire pression sur le Sénat afin de rendre possible l’adoption du texte sur le droit de vote aux femmes. sans suites…
  • 1935 - France : La Chambre des Députés se prononce pour la cinquième fois pour le vote des femmes par 453 voix contre 124. À nouveau, le Sénat bloque…
  • 1935-1936 - France : Plusieurs communes organisent des scrutins parallèles mixtes aboutissant à faire élire des conseillères municipales supplémentaires ; à Louviers, dont le maire est Pierre Mendès France, six conseillères sont ainsi élues et siègent avec voix consultative.
  • 1936 - France :
    • Le 4 Juin, Blum nomme trois femmes dans son gouvernement. Il s'agit de Cécile Brunschwig, présidente de l'UFSF, Suzanne Lacore et Irène Joliot-Curie.
    • Le 30 juillet, la Chambre des Députés se prononce pour la sixième et dernière fois pour le vote des femmes par 495 voix contre 0. Le gouvernement s'abstient. Le Sénat n'inscrira jamais ce texte à son ordre du jour…
  • 1937 - France :
    • Les femmes sont autorisées à enseigner le latin, le grec et la philosophie.
    • Les femmes mariées peuvent obtenir un passeport sans l’autorisation de leur mari.
  • 1938 - France : L'article 213 du Code Civil de 1804 est réformé et supprime l'incapacité juridique des femmes. Elles ne doivent plus obéissance à leur époux.
  • 1939 - France : Création de brigades policières chargées de traquer les « faiseuses d'anges ». La répression contre l’avortement et la contraception s'accroît. L'une des premières militantes pro-IVG, Madeleine Pelletier, est arrêtée et menée à l'asile, où elle meurt six mois plus tard.
  • 1940 - France  : Vichy, Un décret-loi de Vichy rend très restrictif l'accès des femmes à l'emploi public.
  • 1941 - France :
    • France Libre. 23 juin. Le Général de Gaulle déclare : « Une fois l'ennemi chassé du territoire, tous les hommes et toutes les femmes de chez nous éliront l'Assemblée Nationale ».
    • Vichy. Les époux mariés depuis moins de 3 ans ne peuvent pas divorcer.
  • 1942 - France : Vichy. L'avortement, qui était un délit devient un crime contre la sûreté de l'État, il est puni de mort.
  • 1943 - France
    • France Libre. Lucie Aubrac est nommée membre de l'Assemblée consultative provisoire.
    • Vichy. Marie-Louise Giraud, une « avorteuse », est guillotinée.
  • 1944 - France :
    • 24 mars. France Libre. Vote de l’Assemblée réunie à Alger du droit de vote pour les femmes par 51 voix sur 67.
    • 21 avril. France Libre. Après un vote de l’Assemblée réunie à Alger, De Gaulle signe l’ordonnance donnant le droit de vote et l'éligibilité aux femmes ! Les militaires de carrière, hommes ou femmes, attendent 1945 pour obtenir le droit de vote.
    • En novembre, l'Assemblée consultative provisoire, pour l'ouverture de sa session à Paris, compte dix femmes.
  • 1945 - France :
    • La notion de « salaire féminin » est supprimée. « À travail égal, salaire égal » s'inscrit dans la législation française. Plusieurs lois rappellent ce principe en 1972, 1983 et 2005, notamment.
    • 29 avril : premier vote féminin, lors des élections municipales.
    • En octobre : premier vote féminin lors d'un scrutin national : 34 femmes élues membres de l'Assemblée nationale constituante.
    • Loi instaurant le congé maternité obligatoire et rémunéré de 8 semaines (2 semaines avant et 6 semaines après l’accouchement). Ce congé est rémunéré à hauteur de 50 % du salaire, 100 % pour les fonctionnaires.
  • 1945 - Japon : Sous l'influence américaine, la loi japonaise admet désormais l'égalité entre hommes et femmes. Droit de vote accordé aux femmes japonaises. Mixité de l'éducation.
  • 1946 - France : le principe d'égalité des droits entre hommes et femmes est posé dans le préambule de la constitution.
  • 1948 - Belgique : droit de vote pour les femmes.
  • 1948 - ONU : La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme reconnaît la pleine égalité entre hommes et femmes. Quelques pays ne ratifient pas la DUDH, en raison précisément de cet article, et beaucoup d'autres n'ont toujours pas harmonisé leur droit interne à la DUDH.
  • 1949 - Chine : Mao interdit la pratique traditionnelle des « petits pieds » qui mutilait les pieds des femmes. Cette tradition datait du Xe siècle et était en nette perte de vitesse depuis le début du XXe siècle.
  • 1952 - International : Convention sur les droits politiques de la femme [1]
  • 1954 - France : Publication de « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan qui fait scandale en raison de son « immoralité ». Sagan réplique en signalant « Aujourd’hui, les jeunes filles écrivent ce qu’elles veulent ».
  • 1955 - France : L'avortement thérapeutique est autorisé.
  • 1955 - Inde : La loi interdit la polygamie. En l'an 2000, on estime que malgré l'interdiction en vigueur depuis 1955, 5 % des Indiens sont polygames.
  • 1956 - France : Création de « la maternité heureuse » qui devient le « Planning familial » en 1960.
  • 1956 - Tunisie : Adoption du Code du statut personnel qui abolit la polygamie et institue le divorce judiciaire notamment. La Tunisie fait figure de pays arabo-musulman le plus avancé dans le domaine de la condition féminine.
  • 1960 - France : Les mères célibataires peuvent avoir un livret de famille.
  • 1960 - Sri Lanka Sirimavo Bandaranaike devient premier ministre, c'est aussi la première fois qu'une femme est premier ministre dans le monde.
  • 1963 - France : La mixité des élèves est instituée, par décret, comme le régime normal des Collèges d'enseignement secondaire.
  • 1963 - États-Unis : La notion « à travail égal, salaire égal » entre dans la législation américaine.
  • 1965 - France : Une femme peut avoir un emploi sans avoir à obtenir l'autorisation de son mari et dispose librement de ses biens propres ; réforme des régimes matrimoniaux.
  • 1965 - Tunisie : Nouvelles réformes de la condition féminine en Tunisie : égalité des salaires, scolarisation obligatoire pour les filles et les garçons de 6 à 12 puis à 16 ans, interventions contre le port du voile. Ces réformes voulues par le président Bourguiba malgré de fortes résistances des milieux traditionnalistes sont expliquées par un discours : « Il faut rendre la femme tunisienne à sa société pour qu’elle puisse jouer convenablement son rôle d’épouse, de mère et de citoyenne ; elle doit rattraper des siècles de retard pour vivre en femme du XXe siècle. »
  • 1965 - Algérie : Manifestations importantes de femmes algériennes afin de réclamer des réformes, mais l'exemple tunisien ne fait pas école.
  • 1966 - France : La loi interdit de licencier une femme enceinte et pendant les 12 semaines suivant l'accouchement.
  • 1966 - Algérie : Le débat sur l'adoption d'un code de la famille tourne court. Le projet de réforme est abandonné.
  • 1967 - France : 28 décembre. la contraception est autorisée par la loi Neuwirth.
  • 1968 - Vatican : Le pape Paul VI condamne le recours aux méthodes de contraception dans son encyclique « Humanae vitae ».
  • 1969 - France : Le Mouvement des Femmes (futur MLF) voit le jour un an après les évènements de mai 1968. Première action d’éclat le 26 août 1970 avec 8 femmes (dont Monique Wittig) déposant au pied de l’Arc de Triomphe des fleurs pour la veuve du soldat inconnu.
  • 1970 - France :
    • La loi stipule que désormais « les deux époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille » : c'est la fin de la notion de « Chef de famille » et de l'autorité paternelle, remplacée par l'autorité parentale.
    • Ouverture de l'École polytechnique aux femmes.
    • Le congé maternité est indemnisé à 90% du salaire brut par la sécurité sociale (ou assurance maladie/CPAM) soit en gros, le salaire net.
  • 1970 - Royaume Uni : La notion « à travail égal, salaire égal » entre dans la législation britannique.
  • 1971 - France :
    • Publication dans « le Nouvel Observateur » du « Manifeste des 343 » regroupant les signatures de 343 femmes affirmant avoir subi un avortement et appelant les autorités à prendre en compte cette réalité : les femmes avortent, et souvent dans des conditions de sécurité lamentables. Le « manifeste des 343 » qui devient vite le « manifeste des 343 salopes » réclame l’avortement libre.
    • Dans l'enseignement supérieur, les filles rattrapent les garçons en nombre.
  • 1971 - Suisse : les Suissesses peuvent désormais voter au niveau fédéral
  • 1972 - France :
    • La loi réaffirme la reconnaissance du principe de l'égalité de rémunération entre les hommes et les femmes, pour des travaux de valeur égale.
    • Huit femmes sont reçues à Polytechnique ; le major de la promotion est Anne Chopinet.
    • Égalité des droits des enfants légitimes et naturels.
    • Possibilité pour les femmes mariées de contester la paternité du mari et de reconnaître un enfant sous son nom de naissance.
  • 1973 - France :
    • La mère peut, comme le père, transmettre sa nationalité à son enfant (légitime ou naturel).
    • L'éducation sexuelle fait son apparition dans les programmes scolaires.
  • 1973 - Algérie : Mécontentes de la teneur du Code de la famille à nouveau en débat, les femmes algériennes font capoter le projet de réforme qui prévoyait le maintien de la polygamie ou l'interdiction de se marier avec un étranger.
  • 1974 - France :
    • Création d’un Secrétariat d’État à la condition féminine.
    • L’assemblée de l’épiscopat français se prononce contre l’avortement.
    • La pilule est remboursée par la sécurité sociale. Les mineures peuvent l'obtenir gratuitement au centre de planification.
    • 20 décembre. Après de très houleux débats, vote par l’Assemblée de la loi Veil sur l'IVG par 277 voix contre 192.
  • 1975 - ONU : l'année 1975 est déclarée année internationale de la femme par l'ONU et la première conférence internationale qui leur est consacrée est organisée à Mexico. Déclaration de la décennie de la femme (76 - 85)
  • 1975 - France
    • 17 janvier : promulgation de la loi Veil autorisant l'interruption volontaire de grossesse.
    • La loi Habby, en créant le collège unique, réaffirme l'obligation de mixité dans l'enseignement primaire et secondaire, tant pour les élèves que pour les enseignements : « Tout enseignement et toute spécialité professionnelle… sous réserve des dispositions du Code du travail, sont accessibles aux élèves des deux sexes. »
    • La loi sanctionne désormais les discriminations fondées sur le sexe, en particulier en matière d'embauche, et garantit l'accès à l'emploi des femmes enceintes.
    • La loi soumet à un accord commun entre les époux le choix du domicile conjugal.
    • La loi supprime également la possibilité laissée au mari de contrôler les correspondances de son épouse.
    • Instauration du divorce par consentement mutuel.
    • Ouverture du refuge Flora Tristan pour femmes battues à Clichy.
  • 1979 - Iran : La Révolution islamique iranienne impose le port du voile aux femmes. Ce symbole devient alors clairement politico-religieux et devient l'étendard de l'islamisme à travers le monde. À signaler que le port du voile islamique était en perte de vitesse dans le monde musulman depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Débat, aujourd'hui encore, sur l'obligation religieuse de ce code vestimentaire ou sur son caractère archaïque. La Révolution islamique apporte également le droit de vote aux femmes, dès 16 ans.
  • 1979 - Algérie : Les femmes algériennes sont interdites de sortie du territoire national si elles ne sont pas accompagnées d'un « tuteur » (père ou mari).
  • 1980 - International 2e Conférence mondiale de la décennie des Nations unies pour la femme : égalité, développement et paix (Copenhague)
  • 1980 - France : Le congé maternité est porté à 16 semaines minimum (6 semaines avant et 10 semaines après l’accouchement) avec versement complet du salaire. À partir du troisième enfant, le congé maternité minimum est de 24 semaines.
  • 1981 - Algérie
    • 8 mars. Manifestation des femmes algériennes contre l'interdiction de sortie du territoire valable depuis 1979. Elles obtiennent gain de cause et cette mesure disciminatoire est levée.
    • septembre. Le gouvernement soumet au parlement un Code de la Famille rédigé dans le plus grand secret. Texte et méthode sont rejetés par les femmes algériennes qui manifestent jusqu'au retrait du projet de loi en janvier 1982.
  • 1982 - France :
    • Les femmes d'artisans ou de commerçants peuvent choisir entre trois statuts : conjoint collaborateur, salarié ou associé.
    • Remboursement de l'interruption volontaire de grossesse par la Sécurité Sociale.
    • Un projet de loi prévoit d'instaurer un quota de 25 % de femmes pour les listes de candidatures. Elle est rejetée par le Conseil constitutionnel.
  • 1983 - France :
    • Loi Roudy sur l'égalité professionnelle hommes/femmes. Rappel de la notion « à travail égal, salaire égal ».
    • Suppression de la notion de « chef de famille » en droit fiscal.
    • Ratification par la France de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
  • 1984 - France :
    • Le congé parental est ouvert à chacun des parents salariés sans distinction de sexe.
    • La loi confie aux deux parents la gestion conjointe des biens de leurs enfants mineurs.
    • Désormais, les parents ont la possiblité d'ajouter au nom patronymique de l'enfant le nom de son autre parent (en général celui de la mère).
  • 1984 - Algérie : Adoption en force d'un Code de la Famille insatisfaisant pour les femmes algériennes : maintien de la polygamie, répudiation possible et mariage avec tuteur matrimonial obligatoire pour la femme majeure.
  • 1985 - International : 3ème Conférence mondiale sur les femmes de l'ONU (Nairobi)
  • 1988 - Tunisie : Pacte National qui réaffirme l'égalité entre hommes et femmes. Le président Ben Ali est le digne héritier du président Bourguiba sur la question de la condition féminine et les réformes égalitaires s'accélèrent.
  • 1989 - Tunisie : Ratification par la Tunisie de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
  • 1990 - France :
    • Le mouvement américain pro-life, c'est-à-dire anti avortement, essaime en France. Première attaque d’un commando anti-IVG à la maternité des Lilas (93).
    • L'utilisation du RU 486, technique médicamenteuse de l'IVG est autorisée en milieu hospitalier.
    • La loi reconnaît qu’il peut y avoir viol entre époux.
  • 1992 - France :
    • La loi Neiertz sanctionne le harcèlement sexuel sur le lieu de travail.
    • La loi du 22 juillet réprime les violences conjugales. Aggravation des peines pour les époux ou concubins coupables de violences familiales.
    • Au nom de l’égalité, dénonciation par la France de la convention n° 89 interdisant le travail de nuit des femmes.
  • 1992 - Europe : Une directive européenne fixe à 14 semaines la durée minimum du congé maternité pour les salariées de l’Union. La France (16 à 24) et le Danemark (jusqu’à 28) sont les plus avancés sur ce thème.
  • 1992 - Inde : La loi prévoit que 30 % (minimum) des sièges d'élus locaux ou régionaux soient réservés aux femmes.
  • 1993 - France
    • L'autorité parentale devient conjointe, quelle que soit la situation des parents (mariés, divorcés ou concubins).
    • Dépénalisation de l'auto-avortement.
    • Le tribunal de Bordeaux prononce des peines de prison ferme pour les membres d’un commando anti IVG.
  • 1993 - Tunisie : Réforme du Code de la Famille : Le devoir d'obéissance au mari disparaît tandis que les époux divorcés sont parfaitement égaux en droit. L'adultère n'est plus considéré pour une circonstance atténuante en cas de tentative d'assassinat.
  • 1995 - International : 4ème conférence mondiale de l'ONU à Beijing, en parallèle le forum des ONG sur les femmes à Hairou (près de Beijing) : 30.000 participantes
  • 1995 - Vatican : Le Pape Jean-Paul II renouvelle l’interdiction de l’avortement dans son encyclique « Evangelium Vitae », jetant notamment l’opprobre sur les États « tyrans » qui autorisent ces pratiques.
  • 1997 - France : Lionel Jospin déclare dans son discours de politique générale : « Il faut permettre aux Françaises de s'engager sans entrave dans la vie publique. Dans ce domaine, le progrès passe d'abord par l'évolution des mentalités et le changement des comportements. Une révision de la Constitution, afin d'y inscrire l'objectif de la parité entre les femmes et les hommes sera proposée ».
  • 1998 - France : La loi détermine « les conditions dans lesquelles est organisé l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ». En décembre, le gouvernement rend public un projet de loi qui prévoit 50 % de candidates pour les scrutins de liste. Pour les élections législatives, les partis doivent également présenter 50 % de femmes, sous peine de sanctions pécuniaires.
  • 1999 - France : En janvier, le Sénat rejette le texte sur la parité en politique au nom de l'universalisme républicain.
  • 2000 - France :
    • Le Conseil constitutionnel valide le texte sur la parité.
    • Loi sur la contraception d'urgence : pilule du lendemain en vente libre en pharmacie, gratuite pour les mineures.
    • 2001 - France : Le délai légal pour procéder à un avortement passe de 10 à 12 semaines.
    • 2001 - Afghanistan : Le régime Taliban qui bafouait les droits de la femme depuis près de cinq ans est renversé par les Américains. L'évènement ne met pas pour autant fin au port traditionnel de la Burqa.
    • 2003 - France
      • Fondation de l’association « Ni pute, ni soumise ». Ce mouvement mixte dénonce la situation des filles et des femmes dans certains quartiers difficiles.
      • Le 3 août, arrivée à Paris de la Marche des « Ni putes, ni soumises » après un Tour de France dans plus de 20 villes.
    • 2004 Janvier - Australie : Le Parlement australien se propose d'examiner une loi accordant un congé - maternité payé aux Australiennes salariées. Jusqu'à ce jour, il n'existait pas de congé - maternité en Australie.
    • 2004 Février - Maroc : Entrée en vigueur du nouveau Code de la famille ; il établit dans certains domaines une égalité de droits entre les conjoints, il limite la polygamie et la répudiation, et enfin il porte l'âge légal du mariage des femmes à 18 ans.
    • 2005 Mai - Koweït : droit de vote pour les femmes.
    • 2006 Mars - France : Vote à l'unanimité d'une loi qui porte l'âge légal du mariage des femmes à 18 ans (au lieu de 15 ans) afin de lutter contre les mariages forcés.
  •  WILKIPEDIA




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