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ATTENTION : Certaines photos peuvent choquer L'AGONIE DE OMAYRA
A la suite de l'éruption du volcan " Nevado del Ruiz ", qui a détruit la ville d'Armero en Colombie en 1985, Omayra reste coincée pendant trois longues journées sous les débris de sa maison. Elle est immobilisée dans la boue et l'eau stagnante... sur le corps de ses proches. Omayra a 13 ans et elle se rend compte de l'impuissance des sauveteurs qui tentent de la sauver. Un seul moyen, lui amputer les jambes sur place, constat terrible qui sera abandonné. Une autre solution était d'aspirer la fange qui l'a submergeait à l'aide d'une pompe turbine, mais le seul engin répertorié était indisponible et à des kilomètres du lieu de souffrance. Ce manque de moyens dans cette région pauvre la condamna. Pourtant, les travailleurs humanitaires, les sauveteurs et les journalistes présents sont unanimes a salué le courage de cette pauvre enfant agonisante sous leurs yeux. Jusqu'à l'ultime moment, Omayra est restée forte. Elle parle aux sauveteurs du retour prochain vers ses études et ses examens. Les caméras du monde entier ont filmé cette agonie en direct. Cette dernière photo a fait le tour du monde et a conduit à une contreverse sur l'indifférence du gouvernement colombien envers les victimes du séisme. Franck Fournier, le photographe, a permis sa publication plusieurs mois après la disparition de Omayra. L'horrible scénario a soulevé l'indignation dans le monde et a crédité la " mondialisation de l'agonie ".
Javier Bauluz, photographe espagnol et lauréat du prix Pulitzer, a pris le cliché de l'indifférence : Des touristes espagnols regardent, totalement indiférents, le cadavre d'un immigrant gisant sur la plage à quelques mètres du lieu où ils pratiquent le bronzage... Cette image démontre l'hypocrisie avec laquelle l'immigration survient en Espagne et partout en Europe. Les premières publications du cliché apparurent dans " La Vanguardia " et dans le " New York Times ". La désapprobation fut générale envers l'Espagne... Pourtant, des années après, qu'est-ce qui a changé ?
Bombardement au napalm par l'aviation américaine sur la population de Trang Bang. Nous sommes le 08 juin 1972, Kim PHUC fait partie de la population civile surpris par l'attaque. Les familles vietnamiennes vivent l'horreur. Les habitants meurent brûlés et Kim a ses vêtements en feu. La fillette de 9 ans s'enfuit alors que ses habits se consument et ce moment est immortalisé par le photographe Nick Ut. Il ne restera pas là à regarder l'horreur. Il va conduire la fillette à l'hôpital où elle sera soignée pendant 14 mois. Elle va subir 17 opérations de greffes de peau. Le cliché montre la souffrance à une telle intensité qu'on peut y ressentir le désespoir et l'atrocité de la guerre. Pham Thi Kim Phuc s'en sortira. Elle s'est mariée et est mère de deux enfants. Présidente de la " Fondation Kim Phuc " dont la mission est de venir en aide aux enfants victimes de la guerre. Elle est ambassadrice pour l'UNESCO et vit au Canada...
Le 1er février 1968, le chef de la police de Saïgon assassine d'une balle dans la tête un guerilla vietcong. Détail de la guerre ? NON ? ce type est fier de tuer un homme dont les mains sont liées dans le dos et il palabre devant ses troupes qui savourent l'instant. Eddie Adams, photographe de guerre, a saisi le moment de l'impacte. Il a déclaré : " Le colonel a tué le prisonnier, j'ai tué le colonel avec mon appareil photo. " Eddie ADAMS, correspondant sur le terrain de 13 guerres, a remporté le pris Pulitzer pour cette photo.
Juin 1984, camp de réfugiés de Nasir Bagh au Pakistan. Steve McCurry, photographe professionnel, investi dans le camp pendant la guerre contre l'invasion soviétique et prend un cliché d'une fillette de 12 ans, Sharbat Gula. Cette photo va faire la couverture du National Geographic en juin 1985. Jusque là rien d'évènementiel. Pourtant, Steve McCurry va chercher à retrouver la jeune fille pendant 17 ans. En janvier 2002, il la rencontre enfin, elle a maintenant 30 ans. Sharbat Gula vit dans un village isolé en Agghanistan. En pachtou (pachto ou pathan) : c'est une femme traditionnelle. Mariée, elle a trois enfants et est de retour en Afghanistan depuis 1992. Elle ignorait bien sûr que son visage fut connu du monde entier.
Moment d'inconscience ou courage ecxeptionnel, cet homme va rester debout devant la colonne de chars qui doit impérativement avancer. En chine, la désobéissance est synonyme de mort. Le conducteur du char de tête ne va pas avancer malgré l'ordre impétueux. L'homme est seul, il reste au milieu de la route devant les monstres d'acier. Il semble porter un sac dans chaque main. Le char de tête essaie à plusieurs reprises de contourner l'homme mais celui-ci se place à nouveau sur sa route. Alors le rebelle grimpe sur le dessus du premier char et a une très courte conversation avec un militaire de l'engin. De multiples versions varient : " Pourquoi êtes-vous là ? Ma ville est en chaos à cause de vous", " Faites demi-tour et arrêtez de tuer mon peuple" et, plus simplement : " Partez". Des vidéos montrent que des témoins apparemment anxieux ont ensuite éloigné l'homme pour l'entraîner dans la foule. Les chars ont ensuite poursuivi leur progression. Il aurait été identifié comme un étudiant de 19 ans se nommant Wang Weilin. Rien est prouvé ! Il a aussi été dit qu'il fut éxécuté. L'homme anonyme va devenir l'icône de l'Armée Populaire de Libération. Le gouvernement chinois utilisera l'image comme un symbole de compassion de la part de l'Armée Populaire de Libération. Cette photo a été prise lors du soulèvement de 1989, place Tiananmen, par Jeff Widener de l'Assiociated Press. Intitulé : L'homme de Tian'anmen, Tank man (l’Homme au tank) ou encore The Unknown Rebel (Le Rebelle inconnu) surnom de l'homme resté anonyme, mais mondialement célèbre, le cliché fera le tour de la planète. *Le 15 avril 1989, la mort de Hu Yaobang provoquent des troubles importants et 10 000 étudiants se regroupent sur la place de Tiananmen. Ils veulent la démocratie et dénoncent la corruption du pouvoir politique. Dans les jours qui suivent, des milliers de manifestants se joignent aux étudiants. La manifestation se déroule dans la liesse de chants et de danses. Dès le mois de mai, le mouvement s'amplifit. Plus de 400 000 personnes et le mouvement s’étend dans Pékin. Deux immenses manifestations regroupent près d'un million de personnes. Des autres villes comme Shanghai ou Canton suivent le mouvement. Les ouvriers organisent des débrayages dans les usines, les employés manifestent avec conviction. - 19 mai, le gouvernement décide de réagir et il décrète la loi martiale.Des étudiants entament alors une grève de la faim pour pacifier mais défendre leur idéal. - 20 mai, les soldats tentent de faire évacuer la place, pourtant ils reculent plutôt que de faire couler le sang et ils fraternisent même avec la foule. - 23 mai, le portrait de Mao Zedong, qui surplombe Tiananmen est maculé d’encre. - 100 000 personnes tiennent encore la place à la fin du mois de mai. - Nuit du 2 juin, l’armée attaque en force. Malgré les victimes le mouvement tient bon et la place n’est toujours pas évacuée. " Une fillette réchappée du massacre a été frappée à coup de crosse et son crâne défoncé". " Les chars ont foncé sur la foule en écrasant sous leurs chenilles les étudiants". Des rescapés témoignent : " J’ai vu les soldats s’affairer sur la place. Ils avaient d’immenses sacs en plastique et, ils y fourraient les corps des étudiants". " Les militaires n’ont pas autorisé la Croix-Rouge à se rendre dans la ville pour sauver les blessés ". " Les soldats ont tiré sur une ambulance qui a brûlé". Li Peng, vice-Premier Ministre, annonce une normalisation : " il faut le traduire par des arrestations, la torture, des rafles." " Des milliers de morts, l'armée a tiré au jugé sur la foule désarmée." Le présentateur de Radio Pékin qui a dénoncé ces faits a aussitôt éré limogé. Des bûchers sont alors allumés dans les hôpitaux, sur ordre du gouvernement, afin de camoufler l'ampleur de la tuerie, car c'est bien d'un massacre qu'il s'agit. On appelera ce mois de l'horreur " le printemps de Pékin " .
Aujourd'hui, malgré l'essor nouveau de la Chjne, des scandales et affaires morbides sont authentifiées : Un trafic lucratif qui dure depuis longtemps : Si un tout petit pourcentage de chinois s’enrichit, ce n’est pas le cas de l’immense majorité des paysans.
Le premier bonze connu en Europe a s'être immolé par le feu s'appelle Thich Quang Duc,, il est né en 1897. Le 11 juin 1963, il s'est sacrifié dans une rue de Saïgon, pour protester contre la répression anti-boudhiste ordonnée par le président catholique Diem. Tandis que son corps brûle, dévoré par les flammes, le bonze reste immobile et ne crie pas. D'autres moines ont suivis ce principe sacrificiel. Curieusement, sa dépouille a tout de même été incinérée, selon la tradition boudhiste. Au cours de la crémation, son coeur est resté en l'état. Il est considéré comme un Saint et c'est à la " Reserve Bank of Vietnam " que son coeur est conservé comme une relique. La photo a été prise par Malcom BROWNE
Cette photo a, elle aussi, fait le tour du globe. L'horreur de la situation est accentuée par l'immobilité de l'image. Le corps squelettique de cet enfant, épuisé par le manque de nourriture, agonisant dans un angoissant isolement, tandis que la silhouette sombre d'un vautour patiente pour lui arracher les yeux et lui dévorer le coeur. C'est horrible et l'on peut se demander jusqu'où le professionnalisme d'un photographe peut aller ? Cette photographie est " l'oeuvre " de Kevin Carter qui a remporté le prix Pulitzer à cet effet. Cette petite fille agonise sous les yeux du vautour et du photographe dans la région de Ayod au Soudan. J'ai pour ma part beaucoup de mal à concevoir qu'on peut penser à prendre une photo en de telles circonstances, mais c'est un autre débat. Quatre mois après la prise de ce cliché, accablé par la culpabilité (?) et perturbé par une forte dépendance à la drogue, Kevin Carter s'est suicidé !
Photographie de Richard DREW Attentats du 11 septembre 2001 contre les "World Trade Center" à 09:41:15 Cet homme a choisi le grand saut plutôt que mourir asphixié et brûlé...
Insurrection de Puerto Cabello, en 1962, au Venezuelan état de Carabobo. L'aumônier Luis Maria Padilla relève un soldat blessé lors des affrontements. Au moment où l'insurgé dit au padré : " Aidez-moi mon Père ", il reçoit à nouveau une balle...
Amazonie en 2009. Cette photo a été prise à MANAUS par Luiz Vasconcelos qui a obtenu le 1er prix de la catégorie " Genéral News Singles ". Une femme paysanne tente de s'opposer aux brigades policières brésiliennes qui évacuent, de force, les terres investies par 200 paysans... Cette femme courage appartient au mouvement " Sans Terre " de Manaus, Amazonie.
Photo prise le 26 décembre 2004 lors du tsunami géant qui a dévasté la côte de l'île de Sumatra. La vague est estimé d'une hauteur de 32 mètres. La photo a été récupérée dans un appareil photo numérique et l'auteur du cliché a sans doute péri immédiatement après avoir appuyé sur le déclencheur.
Ce cliché intitulé : " Dites adieu à la guerre ", est l'oeuvre de Victor Jorgensen et a été pris le 14 août 1945 à Time Square. Cette infirmière et ce marine américain ne se connaisse pas. Au vue de ce fougueux baiser, beaucoup ont pensé qu'ils étaient partenaires pourtant ce sont des étrangers qui savourent la victoire ( et autre chose sans doute ).
Voici le célèbre photo du " Ché ", prise par Alberto KORDA le 5 mars 1960. Elle ne fut publiée que 7 ans plus tard ! Guevara était alors âgé de 31 ans. Il assistait à l'enterrement des victimes de l'explosion de la Coubre. Ce regard sombre, scrutant le lointain, a fait le tour de la Terre. Considérée comme la photo la plus célèbre et l'icône graphique du monde du XXème siècle par l'Institute off Art du Maryland (USA), elle figure parmi le classement des dix plus grands portraits de tous les temps et représente le symbole universel de la rébellion.
Photo de Stanley Forman, le gagnant de deux Prix Pulitzer. En 1976, dans la catégorie "Spot News Photography" il remporte le prix pour une série de photographies montrant une jeune femme et sa fille de deux ans chutant d'un balcon effondré lors d'un incendie.
Photo de Michael CLANCY (Journal USA Todat). La main d'un enfant, Samuel Alexander Armas, serre le doigt du chirurgien à travers le trou pratiqué dans l'utérus de la maman, lors d'une chirurgie foetale.
Photo du cadavre d'Emmett TILL, cet adolescent de Chicago dans l'Illinois qui fut sauvagement assassiné dans la région du delta du Mississippi. Ce meurtre provoqua des manifestations importantes d'où naquit le " Mouvement Américain pour les Droits Civiques ".
Photo de Lawrence Beitler. Après le lynchage du 7 Août 1930, la pendaison de Thomas Shipp et Abram Smith dont le seul tort fut d'être noirs. Photo tiré de l'album personnel d'un " soldat d'Einsatzgruppen "et intitulée : " Le dernier juif de Vinnitsa ". Ce tortionnaire fini de remplir un charnier en Ukraine en 1941... La victime semble totalement hors du temps...
Enterrement d’un enfant inconnu, devenu l'icône du plus grand désastre industriel mondial provoqué par la société chimique américaine Union Carbide.
Photo dont l'auteur a reçu le prix Pulitzer en 1996, Charles H. Porter Associated Press. Chris Fields, pompier de son état en Oklahoma, porte secours à une enfant de un an, Baylee Almon, qui est mourante.
Filmé à Gaza par un cameraman de France2, Muhammad Al-Durrah, 12 ans, va recevoir une balle et mourir sous les yeux de son père, grièvement blessé, qui tente de le protéger.
et toujours...
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