23 février 2012
Bonne fête Lazare

Site mis à jour le
22 février 2012

Plan du site

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information."
Albert Einstein

 

 

 RÊVES ET CAUCHEMARS

  

Les quatre éléments du rêve :

La TERRE, le FEU, l'AIR et l'EAU

TERRE : exprime nos acquis, nos richesses, notre origine, notre patrie, nos fondations.
FEU : représente l'énergie, la force, la violence, l'action, le travail, la sexualité.
AIR : s'identifie à l'esprit, l'intelligence, les projets, la communication, les voyages.
EAU : personnifie l'affect, l'émotion, l'amour, la spiritualité.

La symbolique des rêves ressemble à celle des contes.

 

 

 

 STREAP

 

Acronymes parapsychologiques

EHC = Expérience Hors du Corps. Expérience durant laquelle une personne se sent sortie de son corps. Le décor environnant reproduit plus ou moins le monde réel.

EMI = Expérience de mort imminente. Ensemble de sensations décrites par certaines personnes qui ont pu être réanimées après un coma avancé.

OBE ou OOBE = Out of Body Experience. Synonyme : EHC ( Expérience Hors du Corps ). Expérience durant laquelle une personne se sent sortie de son corps. Le décor environnant reproduit plus ou moins le monde réel.

NDE = Near Death Experience. Synonyme : EMI ( Expérience de mort imminente ). Ensemble de sensations décrites par certaines personnes qui ont pu être réanimées après un coma avancé.

PA =
Projection Astrale. Synonyme d'expérience hors du corps dans le vocabulaire ésotérique. 

 

 diaposoleilUV2

CG. Jung et le rêve : psychanalyse et sommeil paradoxal.

Bibliographie, quelques ouvrages de CG Jung : Dialectique du moi et de l'inconscient, L'homme à la découverte de son âme, L'homme et ses symboles, Sur l'interprétation des rêves.

La conception jungienne du rêve s'accorde avec les découvertes avec la neurobiologie moderne et pour Jung, le rêve est une expression de la nature instinctive : l'homme moderne et rationnel a appris à dominer ses instincts. Les couches instinctives fondamentales, toujours présentes, font partie de l'inconscient et s'expriment dans les rêves. Cependant la cloison hermétique établie entre la conscience moderne et le psychisme primitif crée une dissociation :

"Pour sauvegarder la stabilité mentale et même la santé physiologique, il faut que la conscience et l'inconscient soient intégralement reliés, afin d'évoluer parallèlement. S'ils sont coupés l'un de l'autre ou dissociés, il en résulte des troubles psychologiques. A cet égard, les symboles de nos rêves sont les messagers indispensables qui transmettent des informations de la partie instinctive à la partie rationnelle de l'esprit humain. Leur interprétation enrichit la pauvreté de la conscience, en sorte qu'elle apprend à comprendre de nouveau le langage oublié des instincts."

La neurobiologie moderne nous confirme que le rêve se déclenche bien à partir des structures profondes et instinctives du système nerveux central.

Que dit le rêve ? Jung abandonne la méthode freudienne des libres associations qui entraîne toujours très loin du récit du rêve. Il s'en tient aux images et aux idées qui font manifestement partie du rêve. Il tourne autour du rêve et ne s'en écarte guère. Jung cherche à décrypter le message que l'inconscient adresse à la conscience au moyen d'images et de situations en apparence absurdes.

La neurobiologie confirme que le langage du cerveau droit est en apparence absurde : non verbal, alogique, imagé et symbolique, comme celui des rêves.

Fonction créatrice du rêve : tout comme Descartes, Poincarré et Kékulé, Jung constate l'apparition, dans les rêves, d'images et d'idées qui ne peuvent pas être attribuées à la seule mémoire. Certains rêves expriment de nouvelles pensées, jusque là inconnues et inconscientes.

La neurobiologie confirme que le sommeil paradoxal et le rêve correspondent à une activité cérébrale très intense et différente de l'activité diurne.

Rétablir l'équilibre psychique : selon Jung, la fonction générale du rêve est de compenser les déséquilibres psychiques et les attitudes unilatérales de la conscience.

La neurobiologie confirme que l'activité onirique se renforce en période de stress et de déséquilibre psychique.

L'anticipation dans le rêve : pour Jung, beaucoup de crises ont une longue histoire inconsciente et les rêves contiennent des avertissements. L'homme s'avance pas à pas sans voir le danger qui s'accumule. Ce qui échappe à la conscience est perçu par l'inconscient qui le traduit en rêve. Il s'agit précisément d'une situation analogue qui apparaît dans le rêve d'Abrahm Lincoln (rêve au chapitre 10).

L'interprétation jungienne du rêve est un travail absolument individuel qui s'en tient strictement au récit du rêve, alors que l'interprétation freudienne s'en éloigne. Il n'existe ni interprétation prédéterminée, ni "guide préfabriqué" pour comprendre les rêves. Il faut explorer le contenu du rêve avec la plus extrème minutie. La seule hypothèse de base est que les rêves ont, par quelque coté, un sens...

"Les rêves ne protègent nullement contre ce que Freud appelle le désir incompatible. Ce qu'il appelle travestissement du rêve est en réalité la forme naturelle de nos impulsions dans l'inconscient... Il n'y a pas de différence entre la croissance organique et la croissance psychique. Comme une plante produit des fleurs, la psyché produit des symboles."

La résistance d'un patient à l'interprétation est, pour Jung, le signe "que quelque chose ne va pas". Elle montre que le patient n'a pas encore atteint le stade où il peut comprendre, ou encore que l'interprétation est erronnée.
Selon Freud, une telle résistance est la preuve des refoulements et de la censure... mais "absence de preuve ne vaut pas preuve".

Les archétypes sont, pour Jung, les dynamismes spontanés et fondamentaux caractéristiques d'une espèce vivante. Ils se manifestent dans les rêves et sont à l'origine de comportements spontanés et relativement universels. Cette définition jungienne des archétypes et leur caractère inné s'accorde avec la "programmation génétique des comportements instinctifs", proposée par M. Jouvet comme fonction du sommeil paradoxal lors de la maturation cérébrale :

"Tout comme le corps humain est une collection complète d'organes, de même nous trouvons dans l'esprit une organisation (fonctionnelle) analogue... L'archétype est une tendance instinctive naturelle, aussi marquée que l'impulsion qui pousse l'oiseau à construire son nid, et les fourmis à s'organiser en colonies.
Si le caractère inné des archétypes étonne, que dire de la complexité des fonctions symbiotiques des insectes, car la plupart d'entre eux ne connaissent pas leurs parents, et n'ont reçu d'enseignement d'aucune sorte."

Ainsi, la neurobiologie moderne et la conception jungienne du psychisme, de l'inconscient et du rêve se complètent pour décrire le sommeil paradoxal et le rêve comme une fonction psycho-physiologique naturelle.

 

L'égo de Freud à Jung

Freud et Jung sont tous les deux médecins, confrontés aux maladies mentales et aux manifestations angoissantes de l'inconscient. Dans certains cas, l'effondrement de l'égo et la destruction du psychisme conscient sous la pression de l'inconscient sont des évidences dramatiques. Freud et Jung insistent l'un et l'autre sur le nécessaire maintien d'une plateforme psychique consciente assez stable pour supporter la puissance parfois destructrice de l'inconscient.
Leurs attitudes sont ensuite diamétralement opposées.

Pour Freud, l'inconscient est une collection de pulsions angoissantes et incompatibles que la conscience doit maitriser et rejeter. Aussi l'analyse freudienne vise à renforcer la personnalité consciente face à l'inconscient. Le rêve, "Voie Royale", n'est finalement guère exploité et interprété, et les récits de rêves sont rares. L'analyste est un modèle et une aide dans cette lutte de l'égo contre l'inconscient.

Pour Jung, l'inconscient est à la fois un élément perturbateur et un moteur de transformation et d'évolution de la personnalité. Le travail analytique tend à éclairer et à intégrer les éléments psychiques inconscients qui se manifestent, en particulier dans les rêves. Dans ce travail de réflexion et de reconstruction, l'égo se subordonne consciemment et volontairement à l'inconscient. L'analyste veille à la stabilité de l'égo et participe à ce travail d'intégration.
Dans les cas où l'analyste rencontre un moi conscient très fragile et un inconscient destructeur (noyau psychotique), l'analyse cherche à fortifier l'égo et à le protéger contre l'inconscient.

 

 

Page précédente Page suivante