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Beaucoup d'images et de Mots sont des liens, cliquer dessus ! Page en perpétuelle évolution ! Clique sur la panthère L'homme eut si peur du pouvoir féminin qu'il accusât la femme de sorcellerie dès qu'elle émît une forme d'intelligence ou de génie. Chaque femme ayant des aptitudes mystiques ou intellectuelles passait pour bizarre, curieuse ou même folle. Il n’y a pas si longtemps, la femme était ignorée et passablement rejetée de l’alentour des auteurs, des créateurs, des penseurs, des artistes, des découvreurs, de la politique et du pouvoir. Quant au corps de la femme, il reste si mystèrieux qu'il effraye encore beaucoup d'hommes. Il représente la gestation et est, de ce fait, sacralisé Pour certains il incarne même des forces souterraines ou cosmiques, intérieures, des peurs irraisonnées ou surnaturelles mais reste l'arcane du pouvoir féminin. Les femmes symbolisent l’amour et le pouvoir de donner la Vie. Elles défient le temps, la mort, la patience et l'obstination.. Jamais résignées ni passives, elles vont au terme du but fixé, endurant toutes les souffrances, se nourrissant de l’espoir, de l'espérance et de l'attente. Dans le mythe de Gilgamesh, c’est l’amour d’une femme qui éveille Enkidou et qui fait d’un sauvage un être humain, capable de cueillir la fleur de l’immortalité en ne doutant point de sa maîtresse. C'est Ariane qui détient le fil libérateur, la voie de l’intuition ou le chemin de l’initiation, qui permet à Thésée de trouver la sortie dans le labyrinthe, soit de quitter son obscurité intérieure et de se diriger vers la lumière, vers une vie supérieure. Au cours de son voyage initiatique et aventureux à souhait, Ulysse pactise avec Circé, est l'hôte de Nausicaa et succombe à Calypso, femmes mythiques mais c’est une autre femme, Pénélope, qui l’attend patiemment en filant le temps. Dans la Divine Comédie, Béatrice guide Dante vers le paradis à travers l’enfer et le purgatoire. Le fait que la "femme" qui dans l'esprit de l'homme commande à sa destinée semble bien révèlateur d'une faiblesse et d'une crainte ancestrale dont l'homme se défend par la violence.
Remontons dans la Genèse féminime pour constater le rôle essentiel de cet être bienfaisant
Homo Erectus Homo Habilis Louis Leakey (1903-1972) et sa femme Mary (1913-1996) découvrent le premier crâne d'Australopithecus en Tanzanie, dans la gorge d'Olduvai en 1959. D'autres restes appartenant à Homo habilis et Homo erectus sont déterrés.
LUCY Lucy. Reconstruction de son visage par le Field Museum de Chicago.
Découvert en 1974, à Hadar sur les rives de la rivière Awash, par les paléontologues Yves Coppens, Don Johanson et Maurice Taïeb, le squelette presque complet d'un Australopithecus afarensis vieux de 3 M.A., et baptisé Lucy est mondialement célèbre. Lucy doit son pseudonyme à la chanson des beatles (Lucy in the sky with Diamonds) qui était émise à la radio lors de sa découverte. Ce sont les restes d'une femme que beaucoup ont crédité de "première Femme". Elle vivait certainement sur les hauts plateaux d'Afrique de l'Est. Mary Leakey découvre en 1978 des empreintes de pieds vieilles de quelques 3,5 M.A. à Laetoli en Tanzanie, démontrant que la position "debout" était déjà fonctionnelle à cette époque. Homo Rudolfensis fut trouvé près du lac Turkana il y a 2,5 M.A. L'endroit de cette découverte prouve les conditions extrêmes de sécheresse à cette période et les raisons de recherche de proximité à l'eau des hominidés.
Crâne d'Homo rudolfensis. © David L.Brill Premier artisan de l'espèce Homo à fabriquer des outils en pierre qui lui ont permis de briser les os et les crânes des proies pour atteindre la moëlle et le cerveau. L'esprit inventif était à ses prémisses. Quand Lucy s'en mêle... La place de la femme dans ce mode de vie différent s'est sans aucun doute révélée bien plus primordiale que les historiens du XIX et XXème siècle ne voulait l'admettre. C'est toujours selon un humble avis d'observateur. Lors des longues traques pour capturer du gibier, le clan restait, c'est évident, sous la protection des femmes. Les vieillards étaient trop "vieillards" et les enfants trop "jeunes" pour assurer la garde des campements. Il fallait donc que ces femmes est l'instinct, le courage, la force de défendre les faibles tout en assumant d'autres tâches nécessaires à la survie. Elles devenaient la convoitise des mâles d'autres clans, la proie des carnivores tout en restant défenderesses de leurs "familles". Si ce n'est pas là subvenir et participer à l'évolution de l'espèce des hominidés, que cette persévérence d'assistance et de préservation... A bien réfléchir, est-il préférable de partir chasser en compagnie d'hommes forts et armés ou de rester terré, apeuré parmi des gens faibles et sans défense ? Où est le courage ? Même enceintes, ces futures mères n'étaient pas épargnées, l'époque le voulait. La tare était l'odeur que ces "femelles" dégageaient lors de leurs cycles ou leurs grossesses. Ces émanations renseignaient et attiraient les prédateurs . L'Homme culpabilisait-il la Femme de cet état de fait ? Emprunter la fourrure et la peau des animaux pour se couvrir lorsqu'ils étaient dépecés a pu venir spontanément mais peut-être est-ce une femme qui, pour tromper l'odorat d'un prédateur, s'est recouverte de l'effluve d'un autre ? C'est en lisant dans un quotidien que des voleurs s'étaient recouverts de défécations de félins pour apeurer les chiens de garde d'une grande surface que l'idée m'est venue que des femmes aient pu avoir la vie sauve grâce à ce stratagème bien plus simple qu'il n'y paraît, car très utilisé dans la nature si l'on y regarde de plus près. Les chiens ne se vautrent-ils pas dans les restes de cadavres en putréfaction ? Les animaux, chassés initialement pour leur viande, étaient déchiquetés avec les dents alors qu'un éclat de silex ou d’une autre pierre dure pouvait facilement découper le gibier afin d’utiliser sa peau et sectionner des morceaux. C'est de toute évidence celui ou celle qui partageait la pitance qui dût en être le découvreur... Il est sûr qu'une femme restant au campement n'a pas pu inventer les pièges ou les armes pour attraper du gibier non ? Alors pourquoi des hommes, souvent absents, auraient penser à créer dans un domaine géré essentiellement par des femmes ? Il est plus opportun de croire que ce sont les êtres disposant du labeur à effectuer qui trouvent les solutions adéquates à plus d'efficacité. L'homme a sans doute la conquête du cheval mais la femme à la conquête de lui avoir appris à courir pour attraper ce cheval. Voilà qui je pense résumera l'idée initiale à ce propos. Cette opinion de la participation plus qu'essentielle de la femme dans l'histoire humaine n'est que le fruit de constatations évidentes gardées secrètes pendant des générations et ignorées dans les livres d'écoles privées, publiques et surtout religieuses.
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