23 février 2012
Bonne fête Lazare

Site mis à jour le
22 février 2012

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Beaucoup d'images et de Mots sont des liens, clique dessus ! Page en perpétuelle évolution !

Homme terreTerrecerveauHomme terre

Le but n'est pas d'inciter l'individu vers une tendance à la paranoïa mais bien d'accentuer les discernements et les regards vers une analyse objective. La plupart d'entre nous est si conditionnée que des oeillères masquent tout ce qui n'est pas dirigé dans un soit-disant ordre établi... Le terme est de réapprendre à ramer afin de diriger sa chaloupe entre les vagues intentionnellement malsaines des dérives de notre futur...

Le psychopathe ne voit aucune bavure dans sa psyché, aucun besoin de changement.

DEMONCRATIE

La Démocratie doit être représentative d'un corpus de théories politiques et de principes philosophiques, rendues publiques, dont un ensemble humain social représentatif assure et organise le fonctionnement , suivant des règles décidées,établies  données, élaborées, appliquées et surveillées par la totalité des membres de cet ensemble, sans privilèges, passe-droits, intolérances ni exclusions.

Aiguail7

 

homme terre feu

- Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend  pour    dépenser encore quand on est   déjà endetté jusqu'au cou... 
- Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'Etat... L'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
- Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ? 

-  Mazarin : On en crée d'autres.

- Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
-Mazarin : Oui, c'est impossible. 
- Colbert : Alors, les riches ?-
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
- Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches... Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être  pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser.. C'est un réservoir inépuisable.

Extrait du « Diable Rouge ".

 

Un Etat propriétaire du monopole de la violence et du pouvoir de légiférer est un Etat de pouvoir absolu donc un Etat totalitaire incompatible avec toutes pensées démocratiques.

Aiguail7

 

 

Le respect, la tolérance et le désir d'avancer existe, la preuve...

 

Histoire de la banque de France

La banque de France est créée le 18 janvier 1800, c'est une société au capital de 30 millions de francs souscrite par le premier consul Napoléon, des membres de son entourage et les plus riches familles françaises. Les 200 actionnaires les plus importants en constituent l'assemblée générale. En contrepartie de son privilège d'émettre la monnaie de la nation, la banque de France assure gratuitement le service de caisse du trésor et consent à des avances à l'état lorsque la situation des finances publiques l'exige.

En 1936, le gouvernement du front populaire donne aux pouvoirs publics des moyens d'intervention plus directe dans la gestion de la banque. Sur les 20 conseillers du conseil d'administration, 2 sont nommé par l'assemblé général, un par le personnel et 17 désignés par l'état.

En 1945, la banque de France est nationalisé, et se voit attribué un rôle de service public. Le capital de la banque est transféré à l'état le 1er janvier 1946.

Les réformes de 36 et 45 ont retiré toute part de gestion aux intérêts privés, mais n'ont pas diminué le rôle de gouverneur vis a vis des pouvoirs publics, ni réduit l'autonomie de gestion de la banque.

En 1971, R.Nixon supprime la convertibilité du dollar : c’est l’abandon de l’étalon or. Désormais les monnaies varient entre elles suivant l’offre et la demande. Il n’y a aucune contrepartie métallique à la monnaie émise !

En 1973, G.D'Estain et G.Pompidou réforment les statuts de la banque, en particulier par l’ article 25 très court, qui bloque toute possibilité d'avance au trésor : « Le trésor public ne peut être présenteur de ses propres effets à l'escompte de la banque de France ». Par cet article la banque de France abandonne donc son rôle de service public. L'état reste quand même le seul propriétaire des actions de la banque. Mais ceci m’est fin aux 30 glorieuses et ouvre la voie à l’endettement de la nation !

En 1976, sans aucune justification économique R.Barre décide que l'état paiera les intérêts de sa dette au-delà du taux d'inflation. Il place ainsi l'état au service des créanciers !

En 1992, l'article 104 du traité de Maastrich interdit aux banques centrales et à le BCE d'accorder des découverts et des crédits à toutes les autorités publiques. Et en 1993, Miterrant et Chirac en application du traité décideront que l'état doit obligatoirement passer par les banques privées pour se financer.

En 1998, la banque de France est intégrée au SEBC (système européen de banque centrale). Les banques privées obtiennent donc un monopole sur le crédit public : pour elles c'est le jack pot ! La dette qui en découle est une pure création au service du capital financier.

Donc, délibérément, l'état a transféré sur le système bancaire privé, son droit régalien de création monétaire. Sans que cela ait donné lieu au moindre débat public, nous avons privatisé l’argent, de sorte que nous, peuple soit disant souverain devons maintenant acheter notre propre monnaie auprès de banques privés !

Source : conscience citoyenne responsable

http://2ccr.unblog.fr/

  

 
Mamie en colère contre Sarkozy
 

 

  JUIN 2010 - ELLE EST PAS BELLE LA VIE !

Dans une période ou beaucoup ont du mal à joindre les 2 bouts, certains ont trouvé un bon moyen de s'en sortir : faire bosser leur  femme !
Le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille dès à présent 2 petites nouvelles au sein de son conseil  d'administration:

Mme Bernadette Chirac, jeune espoir de la finance française, grande spécialiste du luxe à travers le monde, est nommée au  conseil d'administration de LVMH.

Mme Florence Woerth, femme de notre ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la st. Hermès,  filiale de LVMH.

Gageons que cette nomination assurera à son mari une partie de sa retraite et ne l'obligera pas à travailler jusqu'à 63 ans.

Mme Woerth était déjà en charge de la gestion du patrimoine de Liliane Bettancourt, 1ère fortune de France  !!!  petit détail : la participation au conseil d'administration d'une entreprise donne droit à des "jetons de présence"  venant rémunérer ce pénible travail.

Ainsi, Mme chirac recevra 650 000 € par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe français et Mme Woerth 400 000 € !

A part çà, on nous invite à nous serrer la ceinture et à faire des efforts !  "Bling Bling", vous avez dit "Bling Bling" ???

 

 

 

ROYAUTE ?


Et si c'était VRAI

Ponérisation : processus par lequel s’immisce le mal, corrompant un individu ou groupe d’individu, institutions, associations, voire des nations tout entières via les gouvernements et corporatismes.

Pathocratie : littéralement le « pouvoir malade », décrit les régimes totalitaires qui vont contre l’intérêt du peuple au profit des intérêts d’une minorité au pouvoir. Les agissements des pathocraties sont répréhensibles sur le plan moral mais aussi législatif (déportation, génocide, censure etc)


L'Homme parle - La Crise
par Marxsdtf

CE QUE TU REFUSES D'APPRENDRE DANS LE CALME,
LA VIE TE L'APPRENDRA DANS LES LARMES.

  

 
Leçon d'économie :
 
 
Le touriste n'est pas plutôt monté à sa chambre que l'hôtelier court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement cent euros. Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui l'approvisionne en viande. Le paysan, à son tour, se dépêche d'aller payer sa dette à la fille de joie à laquelle il doit quelques passes. Celle ci boucle la boucle en se rendant à l'hôtel pour rembourser l'hôtelier qu'elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l'heure. Comme elle dépose le billet de 100 € sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l'hôtelier qu'il n'aimait pas sa chambre et n'en voulait plus, ramasse son billet et disparaît. Rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu.
N'empêche que plus personne dans le village n'a de dettes.
 
N'est-ce pas ainsi qu'on est en train de résoudre la crise mondiale ?
 
 

Hervey Cleckley (psychiatre américain).

Hervey Cleckley est le premier à avoir proposé une liste de critères diagnostics pour la psychopathie :

  1. Charme superficiel et bonne « intelligence ».
  2. Absence de délire et de tout signe de pensée irrationnelle.
  3. Absence de « nervosité » ou de manifestations psychonévrotiques.
  4. Sujet sur qui on ne peut compter.
  5. Fausseté et hypocrisie.
  6. Absence de remords et de honte.
  7. Comportement antisocial non motivé.
  8. Pauvreté du jugement et incapacité d’apprendre de ses expériences.
  9. Egocentrisme pathologique et incapacité d’aimer.
  10. Réactions affectives pauvres.
  11. Incapacité d’introspection.
  12. Incapacité de répondre adéquatement dans les relations interpersonnelles.
  13. Comportement fantaisiste et peu attirant sous l’emprise de l’alcool, voire sans alcool.
  14. Rarement porté au suicide.
  15. Vie sexuelle impersonnelle, banale et peu intégrée.
  16. Incapacité de suivre un plan de vie.

Les psychopathes sont des humains à tous égards, sauf qu’il leur manque une âme !

 

 

En lisant calmement les définitions de KANT ci-dessous, on se rend compte de la sournoiserie des mots suivant l'interlocuteur. La dénomination de la démocratie pensée par un philosophe , et la conception légiféré par un chef d'état, sont aux antipodes de notre compréhension .

Il est vrai qu'en démocratie c'est le peuple qui décide mais lorsque ce peuple a élu ses représentants, il y a  environ une bonne moitié qui est insatisfaite et  en désaccord avec la politique adoptée, donc avec cette démocratie. Le peuple (le vrai) trouve alors illégitime sa propre pensée bien qu'ayant démocratiquement accordé sa confiance à celles et ceux qu'il élit. La violence exercée par le représentant du peuple l'est sur le peuple (législatif/exécutif). Pourtant si l'on se sent démocrate on se doit de confirmer les lois de la démocratie. Compliqué hein ? Enfin pour moi en tout cas !

Si l'on refuse ce que nous avons nous-mêmes prescrits, nous ignorons le principe démocratique. Alors quel régime ?

D'abord et tout simplement, ne pas se tromper dès le début dans le choix d'un "candidat". Choisir un représentant qui n'a pas la grosse tête, le suivre au cours de son parcours initiatique politique et social, veiller à ce qu'il exécute un travail  populaire (il n'y a pas de sots métiers) où il s'investit au même titre que ses collègues, pendant ce parcours. Celui-ci doit être poussé par le peuple et non pas s'autoproclamer leader comme un assoiffé de pouvoir et de fortune. Ce genre doit être banni immédiatement car dangereux. Il doit naturellement exprimer des solutions dans les attentes du plus grand nombre des meurtris de la vie, toutes pensées politiques confondues. La population doit comprendre ce qu'il attend lui-même de l'existence et lui accorder crédit s'il est justifié qu'il combat pour cette cause dans la plus grande clarté.

Beaucoup d'individus ont ce profil mais ne sont pas assez  effrontés, n'ont pas le cynisme et la détermination hypocrite que sont les soit-disants critères énoncés par ces mêmes impudents  qui semblent prêts à tout pour atteindre leur but.  Souvent trop francs, trop sincères,  ils sont facilement colériques, ce qui les dessert, toujours au vue de ces critères créés par ceux qui évidemment y entrent.  Les gens caractériels sont pourtant un bon baromètre car si ils tempêtent c'est que tout va mal et, croyez-moi, s' ils gardent le sourire c'est que le ciel est bleu.  C'est  à  nous ensuite d'aider ce promu dans sa fonction de chef, missionné à relever le pays.

Un être qui édicte des lois aux profits des siens n'est qu'un vulgaire dictateur et n'a pas sa place à la tête d'un gouvernement quel qu'il soit ! Le principe est de ne pas prendre à Pierre pour donner à Mohamed ou vice-versa (certains diront si, si ! lol) de ne pas créer de pensées contradictoires, de ne pas provoquer d'inégalités sociales, dénoncer et condamner (c'est urgent) les parachutes dorés. Après, le travail est immense mais l'union fait la force et lorsque tout le monde s'entraide, rien ne peut abattre la volonté du peuple. Voyons plus bas ce qu'il en pense le fameux KANT. En attendant, je fatigue d'observer la vie et d'apprendre des inepties qui se révèlent fausses dès que cela arrange la société. Au début, on avale tout. On lit et on croît ce que l'on lit car c'est écrit ! Mais la vérité est souvent bien plus sombre que ce qu'on nous décrit dans les livres car les auteurs ont de tous temps été censurés ou on écrit leur propre conviction sur des évènements pourtant historiques, idéalisant en fonction de leurs croyances, de leurs idéologies, de leurs tempéraments.

Le mérite des quelques connaissances que j'ai acquis revient à ceux qui ont su décrire objectivement des faits historiques, sans prendre parti, ce qui est rare. Les auteurs pompeux et déjà convaincu sans l'ombre d'une recherche sérieuse et précise, ne m'intéressent pas.  Je ne traduis donc que l'impression exprimé par ces gens  lettrés. D'ailleurs, j'essaye de lire, s'agissant des personnages ou de faits historiques, toutes les versions des partis en cause sur un thème donné ou choisi. Sur Napoléon par exemple, je lirai  les traductions des écrits de Gregory Fremont-Barnes, Todd Fisher, Bernard Cornwell,

The Napoleonic Wars: The Rise and Fall of an Empire et l'exposé de J. Tulard, Napoléon ou le mythe du sauveur, ensuite je lirai un ouvrage d'un opposant de gauche et d'un opposant de droite du même thème etc... C'est, d'après mon humble avis, l'unique façon de cerner la vérité et d'approcher l'essence même de l'histoire vécue. Voici (ci-dessous) un sujet relevé sur Wikipédia ! 

 J'analyse, observe et traduit toujours bien trop les gens qui croisent ma vie. Certains disent que c'est un défaut. Pour ma part j'en suis souvent malheureux. Je dois reconnaître que c'est épuisant mais c'est dans ma nature, c'est inné.  Souvent, l'impression sur un inconnu est si profonde, passé quelques instants, que j'ai la sensation de le connaître d'avant. Voici donc pourquoi je surprend encore certains de mes proches car je peux faire l'éloge d'un individu représentant l'adversité sans pour autant l'accabler. Cela semble contradictoire mais ce travail de reconnaissance permet de cerner la véritable personnalité de chacun. Même sensé être à l'opposé de mes valeurs, je pressens  le mérite ou la valeur cachée d'autrui, sans pour autant adhéré à sa cause.  Point de vantardise ni de fausse modestie, c'est inné. Un don légué par une grand-mère qui prodiguait ses conseils alentour d'une cabane en bois, sur les fortifications des Lilas, Porte des lilas. Des conseils judicieux relatifs à la vie courante, elle consolait plus qu'elle ne réparait mais elle comprenait et savait écouter. Comme elle, à chaque rencontre, il me faut nous séparer opinion faîte... C'est crevant, je suis souvent épuisé car, tel un vieil ordinateur en folie, je rame, amassant tous les détails pour analyse immédiate. Parfois j'ai crû me tromper, mais quelques années vieillissant, il m'a été forcé de constater que la première impression était bien la bonne. Au travers de la CGT, j'ai basculé de grosses pontes au rang de misérable racaille, volant et tirant profit de la condition qui leur était donné... Et j'en aurai pleuré de dégoût. C'est pourquoi les gens qui réunissent toute une communauté comme coupable du fait de la transgression des lois par un seul individu, me bouleverse, me blesse et je saigne profondément au fond de mon âme. Ici, en Brocéliande, je représente au regard des tarés "les parisiensdans leur ensemble", une engeance qu'ils haîssent parce qu'ils ont TOUS été bossés à Paname et souvent dans des organismes tels la RATP ou la sncf, et qu'ils se sentent redevables. Simple non ?.... Une pierre dans mon jardin car ce fait est inexorablement reproduit sur toute l'échelle des valeurs humaines. Un banlieusard fout le feu à une voiture et c'est toute une communauté qui sera livrée à la vindicte populaire franchouillarde italo ibérique porto germanique magyar slave.... Personne n'ira vérifier que la voiture appartient à un arabe, que le mec ne sera pas remboursé si c'est considéré comme un attentat, que le pyromane est un français de souche croisée bâtarde comme le reste de la population, qu'il habite à Auteuil et que son géniteur est Haut fonctionnaire à la Cour des comptes.... Toute une population va être accusée de saccage, et.... la suite, tu la connais.... Et TOUT cela me fait mal car il se passe exactement les mêmes faits partout dans le monde mais les gens se protègent en mettant des oeillères. Ceux qui refusent de s'accepter en tant que bâtard veulent faire payer ceux qui sont différents dans le lieu où ils vivent. Il n'y a pas de zones de stand by. Le schéma est reproduit dans tous les endroits du globe, là où paraît-il évolue la civilisation... Un COMBLE ! Les plus grands philosophes, chercheurs et penseurs sont des hommes de gauche, il y a une raison à cela : Ils ont du coeur ! Ils ne pensent pas que par le pouvoir et la richesse. Ils vivent par les sentiments et les actes. C'est mon point de vue, fruit d'expériences plutôt blafardes, sinon noires et parfois létales. J'ai moi aussi un cancer. Un cancer de la vessie. Je n'ai pas interrogé Dieu (D) mais je respecte la foi de celui qui croît. Respecter la Foi des autres n'est pas faire oeuvre de charité, c'est une EVIDENCE. Chaque être a droit à sa liberté de penser, à sa liberté d'expression. Qui sont ces gens qui s'autorisent à ordonner ce qui est bien ou mal. Le droit à la propriété est au premier arrivé, soit ! Alors toute la terre est aux NOIRS. Dieu à créé la terre et le ciel et fait l'homme à son image, soit ! Alors tous les hommes sont cousins... Notre mère à tous est EVE... Que de conneries... Regardons plutôt cette engeance qui s'est autoproclamée dirigeante de la pensée universelle comme une communauté de masochistes pédophiles et sadiques. L'inquisition, c'est pourtant parlant. Si un tel pouvoir a pu être exercé par l'ethnie la plus prolifique, une autre ethnie pourrait très bien imiter ces horreurs à son propre compte. C'est là bien difficile de s'y retrouver et bien non ! Au contraire, pendant un temps très court, l'hospitalité était prodiguée dans de nombreuses populations sur le globe. Personne ne s'était pourtant concerté et personne ne s'en est jamais plaint. Il est vrai que le jeu de la CONCURRENCE a suffît a faire effondrer l'édifice de bienséance, de tolérance et de  charité humaine et non pas chrétienne... Bon je déborde trop. Comme je voudrais qu'autrui partage une vision plus saine de la vie en communauté... Utopie ?

Vis comme te le suggères ton subconscient, là se cache les vrais mystères comportementaux. Soigner une mère malade, un père agonisant, est un véritable sacerdoce. Si tel est ton destin, il s'accomplira surtout si c'est un devoir familiale. La maladie est une situation qu'il faut avoir enduré pour savoir ce qu'elle coûte. Telle une brûlure, on ne peut mesurer l'ampleur de son mal qu'en le constatant...Par contre il faut  penser à soi car, si tu veux aider longtemps, il faut  te sauvegarder.

Aiguail7

 

Aporétique-->  aporie : PHILO, Contradiction insurmontable dans un raisonnement

KANT

P. Deramaix revu et modifié le 23 mai 1998

Pour Kant, la démocratie (pouvoir de tous) présente un caractère aporétique, ce qui le conduit à la catégoriser comme despotique :"des trois formes d'Etat, celle de la démocratie est au sens propre du mot, nécessairement un despotisme parce qu'elle fonde un pouvoir exécutif où tous décident au sujet d'un seul, et, si besoin est, également contre lui (qui par conséquent n'est pas d'accord), par suite une forme d'Etat où tous, qui ne sont pourtant pas tous, décident - ce qui met la volonté universelle en contradiction avec elle-même et avec la liberté" ( note 4 )

 Une telle position exclut catégoriquement la démocratie directe comme une impossibilité logique : "le législateur ne peut être, en une seule et même personne, en même temps l'exécuteur de sa volonté" ; une démocratie où le peuple serait le législateur en même temps que l'exécutif oblitère, en fait, le concept de droit au profit du fait, c'est-à-dire qu'elle instituerait la force exercée par le peuple sur le peuple comme seule source de droit. On en vient ici à un despotisme total (parce que exercé par tout le peuple) fusionnant les volontés particulières en un consensus et abolissant la liberté individuelle au profit du contrôle total.

 Les diverses formes de pouvoir républicain s'inscrivent dans un processus évolutif. Kant argue toutefois que le passage du despotisme au républicanisme est d'autant plus aisé que "le personnel du pouvoir de l'Etat (le nombre de dominant) est petit", laissant aux diverses formes de républicanisme la possibilité d'évoluer historiquement vers une démocratie plus large, sans aboutir cependant - en raison de l'aporie évoquée par Kant - à la démocratie directe. Le régime républicain sera par conséquent toujours représentatif : le peuple acceptera contractuellement de se démettre de son pouvoir au profit de représentants élus, la séparation entre le législateur (les élus) et l'exécutif (l'administration du peuple) étant garantie constitutionnellement. En fait, Kant semble privilégier un élargissement de la représentation ce qui suppose une restriction du nombre de représentants. Le paradoxe est apparent seulement : peu nombreux, les élus devront prendre plus aisément en considération l'intérêt général dans la mesure où leur situation dépend de la volonté d'un plus grand nombre. Cependant, réduire l'exercice du pouvoir à l'autocratie d'un despote éclairé est loin d'être sans danger : à l'objectivité de la volonté générale se substituerait la subjectivité propre du chef d'Etat, qui même élu, imposerait à tous, avec la plus grande légitimité, les mesures élaborées à partir de sa propre singularité. Or, la singularité d'un seul ne saurait se prévaloir d'une légitimité universelle que s'il est fait totalement abstraction, dans l'exercice du pouvoir, des passions et des intérêts privés. C'est porter trop de crédit à la rationalité du prince dont le pouvoir doit, par prudence, être tempéré par celui d'un législateur "collectif".

 La République devra donc évoluer de l'autocratie éclairée à une forme particulière d'aristocratie fondée, sur le mérite plus que sur le rang dévolu par la naissance. L'aristocratie kantienne sera en conséquence une méritocratie fonctionnelle. Dans sa forme achevée, elle sélectionne l'encadrement de l'Etat sur un double critère : une compétence académique reconnue par l'Ecole sera requise de la fonction publique tandis que la compétence politique exigée des représentants et assurée par les formations partidaires, qui préselectionne les candidats, ne pourra être avalisée que par les élus.

 Une autre raison conduit Kant à restreindre aristocratiquement l'exercice du pouvoir : s'il se conquiert volontiers, il ne s'abandonne que sous la contrainte, de sorte qu'il est plus aisé de destituer un monarque despotique que d'en finir avec une démocratie ("c'est impossible d'y parvenir dans une démocratie autrement que par une révolution", écrit-il) où c'est tout le peuple qui doit abandonner sa souveraineté directe au profit de ses représentants. )" 

 Les conséquences de ce distingo dans la critique de l'insurrection sont claires. Cette dernière ne pourrait être légitime que dans la mesure où elle permet le passage d'une forme despotique (démocratique ou non) à la forme républicaine du pouvoir, tandis qu'elle resterait illégitime dans les Etats républicains autarciques ou aristocratiques (méritocratiques) dont l'évolution historique doit s'accomplir dans le respect des formes légales, permettant l'extension graduelle de la représentation populaire et la rationalisation de l'exercice du pouvoir.

 Si nous rejetons l'insurrection comme illégitime dans le cadre républicain, il nous incombera de penser les modalités concrètes de la limitation du pouvoir. Nous sommes placés, que nous le voulions ou non, devant une situation de fait : le législateur voit l'exercice de sa fonction dans une double perspective. D'une part, il cherchera à réaliser la mission dont il est chargé par l'électeur et d'autre part, il travaillera à conserver son rang, autant par la légitime entreprise de persuasion politique que par la plus discutable tendance à orienter sa législation en fonction de son intérêt propre. Quelles limites cette corruption du pouvoir pourra-t-elle rencontrer légitimement sinon dans des dispositions juridiques propres à restreindre le pouvoir du législateur ? Le législateur se verra en conséquence contraint de s'auto-mutiler en quelque sorte pour légiférer dans une plus grande stabilité. Ce travail n'est rendu possible que dans la mesure où un miroir critique est tendu vers la subjectivité du législateur, qui, en fonction et dans l'exercice de sa tâche, n'est peut-être pas à même de faire preuve de la plus grande lucidité. L'opinion publique, expression collective de la volonté populaire, reste trop manipulable et sujet aux affects des passions politiques et des intérêts sectoriels pour pouvoir prendre en charge efficacement cette fonction critique, non pas que la critique du peuple ne doive pas être entendue, mais parce que le murmure populaire se contente de manifester d'une manière symptomatique les dérives du pouvoir. Le caractère symptomal de l'opposition populaire impose une distanciation critique autant à l'égard de celle-ci qu'à l'égard des intérêts propres du pouvoir de sorte que le philosophe, prenons cette fonction au sens large du terme, sera l'agent privilégié d'une médiation entre le législateur et la volonté populaire.


La propriété pour Proudhon est avant tout la possibilité qu'à celui qui détient un capital d'acheter (dans le cas de l'esclavagisme) ou de louer des êtres humains (dans le cas du fermage ou du salariat) .
La propriété, c'est "l'exploitation de l'homme par l'homme". Le prolétariat n'étant pas "un Dieu qu'il faut adorer mais un mal qu'il faut détruire", Proudhon se prononce pour la propriété des moyens de production par les travailleurs eux-mêmes. Il se pose ainsi comme père de l'autogestion ou, pour employer sa terminologie dans "Les Confessions d'un révolutionnaire", de la gestion directe.
D'autre part, Proudhon développe ce qui deviendra l'un des concepts fondamentaux de sa sociologie, celui des forces collectives, irréductibles aux forces individuelles. L'organisation sociale qu'il faut, non pas inventer, mais découvrir dans la société elle-même, devra respecter cette pluralité des individus comme des collectivités.
Un premier mémoire sur la propriété sera suivi de deux autres qui le conduiront devant la cour d'assises. Le jury, se déclarant incompétent pour juger de questions "scientifiques", l'acquitte.

 

Pause pensée

"Nous apprenons qu'il existe une contrée où la mort n'atteindra point l'homme, à l'époque terrible du double cataclysme. Quant à la situation géographique de cette promise, d'où les élus assisteront au retour de l'âge d'or, c'est à nous de la rechercher. Car les élus, enfants d'Elie, seront sauvés selon la parole de l'Ecriture. Parce que leur foi profonde, leur inlassable persévérance dans l'effort leur auront mérité d'être élevés au rang des disciples du Christ-Lumière. Ils en porteront le signe et recevront de lui mission de renouer à l'humanité régénérée la chaîne des traditions de l'humanité disparue. [...] Car c'est à l'aide du feu et dans le feu même que notre hémisphère sera bientôt éprouvé." - Fulcanelli - Le Mystère des Cathédrales

 

 

 Démocratie ? Où ça ?

 

Le corbeau sur un arbre était perché à ne rien faire toute la journée.


Un lapin voyant ainsi le corbeau, l'interpelle et lui dit aussitôt :
Moi aussi, comme toi, puis-je m'asseoir et ne rien faire jusqu'au soir ?
Le corbeau lui répond de sa branche :
Bien sûr, ami à la queue blanche. Je ne vois pas ce qui pourrait, mon beau, de la sorte, t'empêcher le repos.
Blanc lapin s'assoit alors par terre et sous l'arbre reste à ne rien faire. Tant et si bien qu'un renard affamé,
voyant ainsi le lapin somnoler, s'approchant du rongeur en silence, d'une bouchée en fait sa pitance.

Moralité :
Pour rester assis à ne rien branler, il vaut mieux être très haut placé. 

 

 Démocratie simplifiée

 

Le 1er janvier 2009, quelques-uns des vingt-sept Etats membres de l’Union européenne risquent d’être dotés d’institutions rejetées par leur peuple. Le traité de Lisbonne, signé en décembre dernier par les chefs d’Etat ou de gouvernement, devrait alors être ratifié par tous les pays membres de l’Union. La Hongrie, Malte, la Slovénie, la Roumanie et la France l’ont déjà fait.

M. Nicolas Sarkozy avait pourtant déclaré : « Etre un Européen conséquent et un homme politique responsable, c’est ne pas faire après le “non” français à la Constitution européenne comme s’il ne s’était rien passé ! Les Français nous ont adressé un message : je veux en tenir compte. » C’était en juin 2006…

Son élection à la présidence lui ayant apparemment tenu lieu de blanc-seing pour annuler l’expression de la volonté populaire en matière européenne, il vient d’obtenir que plus des trois quarts des parlementaires français adoptent un texte quasiment identique à celui que 54,68 % des électeurs avaient repoussé le 29 mai 2005. Le Parti socialiste aurait pu imposer un autre référendum. Il s’y était engagé ; il y a renoncé.

Quelques semaines avant les élections européennes de 2004, M. Anthony Blair, soucieux de couper l’herbe sous le pied des eurosceptiques, nombreux au Royaume-Uni, avait promis de soumettre au suffrage universel la loi fondamentale de l’Union. Le successeur qu’il a choisi, M. Gordon Brown, a préféré confier au Parlement britannique le soin de ratifier le traité de Lisbonne.

En juin 2005, les citoyens néerlandais rejetaient le traité constitutionnel européen par 62 % des voix. Pour ne pas risquer de les consulter à nouveau, puisqu’ils ne répondent pas toujours comme il convient, c’est au Parlement qu’il reviendra bientôt, là encore, de ratifier le texte agréé en décembre dernier par le Conseil européen. Au Portugal, enfin, le Parti socialiste avait proclamé lors des élections législatives de février 2005 qu’il soumettrait le projet constitutionnel de l’époque au vote populaire. Le premier ministre José Sócrates a fait machine arrière en prétextant – comme M. Sarkozy, comme M. Brown, comme les socialistes néerlandais – que « les circonstances ont complètement changé. C’est un traité différent ». N’est-il pas « simplifié »?

Une telle désinvolture laisse songeur quand, en France, M. Valéry Giscard d’Estaing concède sans effort que « dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel [mort en 2005], les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils) ». « Il n’y a pas de différence substantielle », a également observé la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, pourtant dominée par le Parti travailliste. Bref, seuls les Irlandais auront droit, en mai ou en juin, à un référendum...

En 1983, François Mitterrand se déclarait « partagé entre deux ambitions, celle de la construction de l’Europe et celle de la justice sociale». Serait-ce désormais la démocratie qui fait obstacle à la première de ces ambitions ? Est-il indifférent que les parlementaires ayant contredit la décision du suffrage universel appartiennent de plus en plus aux classes sociales privilégiées, alors que le « non », en France comme aux Pays-Bas, l’a emporté haut la main dans l’électorat populaire ?

Agrégé de droit public, l’ancien ministre Jack Lang a peut-être répondu à toutes ces questions. Il a estimé qu’il était inutile de« s’empoigner sur des dispositions juridiques que pas même les spécialistes ne comprennent. Et puis, vous savez, un traité, ce n’est qu’un traité ».

Le Monde Diplomatique mars 2008 Serge Halimi

 

 

 

 

Si tu peux …                                                                 

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi ces bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique et destructeur;
Rêver mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent;
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver  ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux,
la Chance et la Victoire
Seront
à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.                                    
                                                                     R. Kipling



Ne fais pas à d'autres ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse !
La liberté des Uns commence où s'arrête celle des Autres !
Respecte l'Autre comme toi-même !
Ne porte jamais atteinte à la
Dignité
d'un être humain !

 

C’est Schiller qui, dans un très bel ouvrage sur la grâce et la dignité, en 1793, dira : la maîtrise des instants à travers la force morale de soi-même et la liberté de l’esprit et l’expression de la liberté de l’esprit dans le monde quotidien, dans le jour de tous les jours s’appelle dignité.

 

Faire l’application de la force morale pour pouvoir se maîtriser et donner le meilleur de nous-mêmes permet de faire jaillir dans l’être humain sa liberté d’esprit et par conséquent, de libérer son identité. Et l’application de cela au jour le jour s’appelle « dignité ».  Toute idée, toute philosophie qui puisse être accompagnée de la notion de dignité ou de la capacité de rendre digne, individuellement et collectivement les hommes est digne de foi et toute idéologie, pensée, philosophie ou religion qui ne permet pas l’émergence de la dignité individuelle et collective est dangereuse pour nous.

F. SCHWARTZ

  
Ce ne sont pas que des mots mais des valeurs aussi nécessaires que fondamentales quant au futur de l'humanité.

Les monstruosités constatées et tolérées dans certains pays ne sont que des relents de digestion hérités d'êtres sanguinaires complètement fêlés que des populations assouvies et terrorisées ont assis sur le trône des horreurs incontrôlables.
Hier, quand l'un donnait les journalistes à bouffer à ses crocodiles (
DADA amin ), l'autre torturait ( Pinochet ) son propre peuple ( CHILI ) pour le faire avouer ! Quoi, on ne sait pas mais il fallait tout dire. En Roumanie, Ceausescu faisait raser les villages par amusement. A présent, d'autres "désorganisent" des corps vivants (Amérique latine, pays de l'EST) pour vendre les organes au plus offrant.  Ailleurs, (Russie, Chine...), on liquide ceux qui dénoncent ces atrocités sans même prendre la peine de cacher ces abominations. On flingue à vau l'eau, on torture, on désagrège, on pollue, on castre, on bouffe même de l'être humain et ... en d'autres lieux la vie suit son cours comme si cette pandémie fatale avait des frontières.
Mais bordel soulevez-vous miséreux, pauvres, malheureux, peureux et soumis !
Ce sont vos propres enfants qui forment les armées de ces tarés qui détruisent l'humanité au nom de leurs folies. Et NOUS ... Ameutons nos voisins, notre famille, nos ami(e)s car c'est le pire des VIRUS qui menace, celui de la puissance dont l'esclavage est le vecteur !
Le choix qui est donné actuellement est la soumission (même dans les métropoles) ou l'exclusion et l'abandon, (la mort en somme) sans autre alternative. Pour les lâches le choix est rapide mais pour celles et ceux dont la conscience est éveillée, c'est l'apocalypse dans le cerveau et les entrailles. Les neurones ne sont plus transmetteurs au sein de ces populations et les oeillères restent l'ultime rempart ? Mon cul ! Car notre tour viendra...
Les bisons gênaient l'agriculture, ils les ont massacrés. Des peuples pacifiques vivaient, sereins sur des terres où les minerais proliféraient, ils les ont massacrés. Tout ce qui fait obstacle au pouvoir de l'argent est détruit, pulvérisé, sans aucun état d'âme !


En Europe, en France aussi...
Les délocalisations et les faillites frauduleuses ayant pour but les cessations d'activité prolifèrent et c'est la preuve du processus commençé. Les malheureux qui crèvent de faim sont la manne idéale pour les vautours de la finance.  Ce sont les animaux de bâts de demain et la ruée du patronat est entamée. Il faut être bien crédule pour s'imaginer qu'un chef d'entreprise va hésiter entre les 35H avec des salaires élevés et des 90H payées avec des cacahuètes. Comme les cacahuètes se mangent, celui qui a faim les accepte. Logique ! Mais ceux qui restent vont avoir faim... alors ? Il faudra se battre pour des ... cacahuètes !
Sans doute créés dans cette intention, les jeux tels que "le maillon faible" définissent bien la situation et l'ambiance qui règne dans le monde du travail, actuellement.
Lorsque l'on fait la razzia au rez-de-chaussée d'un immeuble, ceux qui se trouvent au-dessus descendent bien évidemment d'un étage et ainsi de suite... Alors, à qui le tour ?
Il est donc improbable que les opérateurs, maîtrises ou cadres échappent à cet horrible stratagème quand la première destruction, relative aux pays sous-développés, sera définitivement achevée. Quart monde, tiers monde, DEMI monde et après ? Ceux qui se croient les élus en raison du  monopole de la richesse, vivent grâce à ces mêmes gens qu'ils veulent détruire. C'est un paradoxe aussi connu que celui d'un couple qui s'aime mais se complaît dans la mutilation progressive de son bonheur. En fait, il n'existe pas d'ethnies particulièrement protégées par ce cataclysme, alors ceux qui se croient issus de la cuisse de Jupiter vont en prendre un grand coup. Et oui ! Quand ils vont aux "gogues", ils ne sentent pas la rose et défèquent comme le commun des mortels, non ? L'argent est un maître exigeant qui ne connaît pas la raison ! Pas encore convaincus ? Un autre regard sur le globe, avec un esprit ouvert, pour constater les conséquences des épurations, des conflits et autres
stratagèmes inventés pour gagner la "compétition" du pouvoir suprême !
Les génocides consentis et les exterminations contrôlées ne sont que le fait de décideurs implacables qui manipulent et  orchestrent  des populations amoindries et moralement anéanties. Ces pontifes richissimes, qui se foutent de la misère des autres, oublient que les virus, microbes et autres bactéries mutantes ne choisiront pas leurs proies lorsqu'ils se mettront eux aussi à  oeuvrer pour l'extermination car les charniers qui se multiplient restent désormais à ciel ouvert, "médecins du monde" est pris à parti et prié de déguerpir.
Encore une fois, personne ne sera épargné ce qui prouve la folie de ces décideurs qui sont parfois, et c'est insupportable, mis en place par le peuple qui sera décimé. Rappelons-nous Hitler, ne fût-il pas élu par le peuple ?
Peut-être est-ce "la justice de Dieu" pour certains croyants mais bien trop d'êtres seront anéantis sans même savoir pourquoi ! La plupart  ignore qu'il existe des commissions des droits de l'homme, trouvent utopiques que l'on puisse donner son opinion sans subir des sévices et se courbent encore devant leurs bourreaux. C'est le résultat de l'abêtissement dans les zones éloignées et du conditionnement dans les cités urbaines et les banlieues industrialisées. Une robotisation qui n'est pas de la science fiction !
L'UNION fait la force et une prise de conscience collective sera bénéfique,  de l'huile de coude et des privations aussi mais sommes-nous prêts ?

aiguail7 (TJC)
 

Les plus belles musiques au monde jouées sur un stradivarius daté 1713 pendant 45minutes, par le plus grand violoniste du globe à la station de métro Washington D.C et pourtant ...
Les Américains ont démontré l'indifférence de la population face à la gloire et la beauté !
Cette histoire vraie montre, en plus des questions sur la perception à reconnaître, voir ou constater des évènements, des situations ou des actions, que la plupart des gens sont bien munie d'oeillères comme, humblement, je le prétend. L'égoïsme est malheureusement la lie de l'humanité, cette humanité qui se présente comme la plus intelligente parmi le règne animal mais qui n'a jamais su faire le partage dans l'inné de la "bête". La conviction qui est est mienne représente "l'indifférence" comme bien plus dangereuse que l'abandon des gens à leurs maux...


Aiguail7

 

 

 

 

L’exploitation de la misère : le trafic de sang et d’organes humains. C'est devenu un commerce très prisé et prospère où le crime et les magouilles s'enchaînent, bien que puni lourdement  par les législations des pays dits civilisés. Condamné par toutes les organisations internationales, un lourd tribut risque d'être payé par des pays comme l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Inde et la Chine si ce commerce s'intensifie encore. La barre est déjà haute et les chiffres font frissonnés lorsque l'on fait le constat des victimes et de l'argent bradé à ce sujet :

Neuf mille dollars proposés pour un cadavre frais en Tanzanie et en Zambie ; En Afrique du Sud, 2 000 à 3 000 rands pour un organe vital tel que le cœur ou un rein ; 200 000 FCFA par litre de sang humain au Nigeria. En Afrique, le corps humain peut s’acheter en pièces détachées. La détermination des trafiquants fait peur tant elle rappelle celle des braconiers concernant le massacre de certaines espèces animales. Certains sorciers, amateurs de sacrifices et d’amulettes à base d’organes humains, reviennent en force tant les demandes se multiplient, souvent en faveur  des centres de transplantation en quête d’organes transférables.
Meurtres à répétition et faits divers atroces se multiplient depuis 2001, à Lomé la capitale du Togo . Des dizaines de  femmes et de jeunes filles sont retrouvées mutilées et des conducteurs de moto-taxis sont découverts assassinés, vidés de leur sangs.  Des immigrants igbos, originaires du sud-est nigérian, sont soupçonnés de ces horreurs. L’ambassadeur du Nigeria au Togo, devant l'ampleur horrifique de la population ,  à "fait la morale" à ses compatriotes circulant dans le pays. Le Togo, le Nigéria, l'Afrique du Sud et le Mozambique sont aussi atteints par cette furie destructrice. La Tanzanie et les bordures de la Zambie et du Malawi ne sont pas épargnées. Les médecins sont souvent complices et des patients en état de mort cérébrale ont été victimes de mutilation sans assentiment de la famille. Les morgues sont visitées régulièrement et les hôpitaux, "pas assez surveillés", redoutent même l'enlévement de malades immobilisés. L'Afrique du Sud par exemple, est devenue une plaque tournante dans la transplantation des cornées et surtout des reins. Les cliniques privées sont prisées par les milliardaires américains et européens. Désormais, de jeunes personnes en pleine santé acceptent de vendre certains de leurs organes. Outre Atlantique,  vendre ses organes  est passible de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 50 000 dollars. 
 "Le corps humain, en tout ou en partie, ne peut faire l’objet de transactions commerciales. En conséquence, il devrait être interdit d’allouer ou de recevoir un paiement pour des organes. Il devrait être interdit de faire de la publicité autour du besoin ou de la disponibilité d’organes dans le but de demander ou de proposer un paiement." avait déclaré l'OMS voici plus de quinze ans et pourtant, des annonces de ventes d'organes ont été censurées sur eBay. En 1999, à Liverpool, un éminent professeur avait prélevé, sans l'autorisation des familles,  plus de 850 organes sur de jeunes personnes décédées. Des réseaux de vente d'organes sont découverts et démantelés depuis déjà une vingtaine d'années. Moins onéreux que des mannequins artificiels, des cadavres frais ont été achetés voici quelques années pour tester les résultats de chocs lors d'accidents, par un laboratoire allemand sponsorisé par l'industrie.  automobile. Le tourisme médical est né dans les années 2000, il suffît de se déplacer en compagnie d'un chirurgien dans un pays où ce commerce est toléré et où les organes sont commandés et disponibles. La transplantation est effectuée sur place et le tour est joué ! Russie, Brésil, Inde, Afrique du Sud, Moldavie entres autres sont ainsi des terres d'accueil pour patients en mal d'organes. Cette étude avait été réalisée voici déjà 16 ans et rien n'a sensiblement changé depuis. C'est évidemment la demande qui détermine ses trafics et la recherche médicale ayant démontré qu’une greffe de rein augmente les chances de survie des patients, il est aisé d'imaginer ce que sont prêts à débourser les demandeurs.  Les délais pour obtenir une greffe varis de deux à quatre années  actuellement et il faudra patienter une dizaine d'années dès 2010. La réglementation est stricte en Europe pour l’obtention d’organes à partir de donneurs décédés, mais surtout de donneurs vivants.  Rien qu’en Europe occidentale, 120 000 patients sont régulièrement en dialyse, et près de 40 000 patients attendent une greffe de rein. Les réseaux mafieux souvent en connexion avec le trafic de drogue et la traite d’êtres humains pour l’industrie du sexe (prostitution) ont donc de beaux jours si rien ne bouge et on est en droit de s'interroger car cela fait 30 ans que ça dure ! Tout comme les pays favorables au blanchiment d'argent, certains pays d’Europe occidentale sont en faveur de lois laxistes tolérant ce honteux commerce.

 Le rapport "Trafic d’organes en Europe de l’Est" de Mme Pozza Tasca (Assemblée Parlementaire - Conseil de l’Europe).

 

 

 

4 décembre 1851

Je me lève à 5 h 30. J’ai eu un sommeil fiévreux, inflammatoire, avec battements d’artères intolérables. La crise est affreuse.(...) Un infâme aventurier, élu par une illusion populaire pour présider aux destinées de la République, profite de nos discordes civiles pour déchirer la Constitution, suspendre les lois, chasser, emprisonner les représentants, assassiner par ses satellites ceux qui, en résistant, remplissent le plus sacré des devoirs ; il ose, le couteau sur la gorge, nous demander la tyrannie. Paris ressemble en ce moment à une femme attachée, bâillonnée et violée par un brigand. Si j’étais libre, je m’ensevelirais sous les ruines de la République avec les citoyens fidèles, ou bien j’irais vivre loin d’une patrie indigne de la liberté.

9 décembre 1851

J’ai passé une mauvaise nuit. Le chagrin me poursuit. (...) Le progrès des sciences et de la philosophie a poussé tout à coup l’élite des esprits en Europe à un degré extraordinaire ; les masses sont peu différentes de ce qu’elles étaient au Moyen Age. Nous avons cru pouvoir les saisir par la raison, les intérêts, la dignité nationale, l’amour de la liberté. Rien n’y prend. Les deux tiers des paysans croient plus à leur curé qu’à leur avocat ; la fascination de l’empereur Napoléon est telle encore qu’aucun raisonnement ne la peut dissiper. Le Peuple est un monstre qui dévore tous ses bienfaiteurs et ses libérateurs. Il n’y a pas, comme nous l’avions cru, de peuple révolutionnaire ; il n’y a qu’une élite d’hommes qui ont cru pouvoir, en passionnant le peuple, faire passer leurs idées de bien public en application. (...) Tout prouve bien que, désormais, prendre le peuple pour arbitre de son propre salut, c’est faire métier tout à la fois de dupe et de charlatan.

15 décembre 1851

(...)La France n’est plus rien : Louis Bonaparte est le vicaire des jésuites, le bras de l’Eglise, le très humble serviteur du serviteur des serviteurs de Dieu. (...) Honte à cette nation lâche, pourrie de mercantilisme, à ses royalistes absurdes, à ses jacobins matamores, à sa bourgeoisie égoïste, matérialiste, sans foi ni esprit public, à son prolétariat imbécile toujours avide d’excitations et toujours prêt à toutes les prostitutions. (...) Honte au clergé hypocrite, parjure, artisan de toutes les bassesses et trahisons ; honte à cette armée dénuée d’esprit public, composée de bêtes féroces, à qui depuis vingt ans les guerres d’Afrique servent d’école pour tuer les hommes sans pitié et sans remords. (...) Oh ! cette réaction a démérité de la providence et de l’humanité : rien que sa dispersion à tous les vents ne peut lever son crime. (...) Juin et décembre 1848 ; juin 1849, mai 1850, décembre 1851 : toutes les lâchetés commises, tous les outrages subis l’accusent éternellement. L’élite de ce pays, celui dont la pensée, la conscience faisaient vivre la nation, est morte, proscrite ou bâillonnée. Il ne reste que la cendre !...

21 décembre 1851

Culte de la patrie ! encore une superstition abominable à extirper du cœur des hommes, avec celle du catholicisme et des justiciers. Honneur, Vérité, Egalité, Liberté, Perfectionnement de l’homme et de l’humanité : voilà les dieux ! voilà la patrie ! Hors de là, concitoyens, compatriotes, coreligionnaires, conjurés ne me sont que bêtes féroces et venimeuses. C’est pour cela donc que patrie, religion, tous ces mots ne sont que des mensonges, qui font trébucher la conscience, et fuir la vertu.

11 janvier 1852

Certes, nous avons tenté une grande chose quand nous avons appelé dix millions de citoyens à participer à la chose publique ; quand nous avons tenté cette grande initiation, qui devait mettre un terme aux scandales de tous les anciens pouvoirs. Les masses ont bafoué leurs initiateurs : le prolétaire grossier a voté, non sans ingratitude, non sans malice, contre ceux qui lui offraient cette extension de la liberté. Quelle honte peut en rejaillir sur nous ? Pourquoi l’apôtre serait-il déshonoré parce que, n’employant que la persuasion et la liberté, on lui oppose l’outrage, la persécution et la violence ? Le populaire français se déclare indigne de la liberté politique ; il revient à sa servitude et à son humilité ; il déclare ennemis publics ceux qui croyaient l’émanciper à sa guise ! (...)

1er mars 1852

Je puis dire ce que je pense de l’hypothèse qui consiste à prendre pour juges souverains, législateurs et inspirateurs, ceux-là mêmes qu’il s’agit pour la société d’éclairer, d’éduquer, de faire vivre, de conduire, etc., qui place dans la multitude inerte et passive l’intelligence et l’autorité ; qui reconnaît comme possédant toute vertu, toute raison, toute bonté, la partie la plus nombreuse et la plus pauvre des nations, conséquemment la plus arriérée, la plus ignorante, la plus vicieuse, la plus ingrate.(...) C’est le suffrage universel et direct qui a tué la République, c’est la multitude qui, après avoir abandonné, trahi ses représentants, s’est donné un maître ; si l’expérience de 1799 et 1804 n’a pas suffi, il ne tiendra pas à moi que celle de 1852, précédée de celle des siècles, ne suffise. (...) Il est prouvé que le peuple est d’inclination favorable au despotisme, hostile à la liberté : aussi, toutes les tyrannies se comportent de même, et n’ont qu’une politique : détruire les classes moyennes, dites bourgeoises, et ne laisser qu’une classe ignorante, lazzaronique, avec une aristocratie de robe et d’épée, et un clergé pour contrepoids. (...) Voilà le plan ourdi par le jésuitisme en 1852 ; voilà le complot dont Louis Bonaparte est l’exécuteur.

15 mai 1853

L’œuvre du XIXe siècle sera plus grande sans comparaison que celle de 1789, sous tous les rapports, plus grande de toute la différence qu’il y a entre la négation et l’affirmation, la destruction et l’édification. Hâtez-vous donc, bourgeois, d’achever votre œuvre industrielle, et que l’esprit humain, qui n’est point tout entier dans vos machines et vos comptoirs reprenne ses droits ? Croyez-vous que vous puissiez vivre longtemps de vos agios, de vos primes, de vos escomptes, de vos hypothèques ? Croyez-vous, malgré toutes leurs merveilles, que la pensée de l’homme puisse se contenter de tout ce machinisme ? Que nous serons satisfaits quand nous aurons à foison des compagnies de mines, canaux, chemins de fer, des banques de crédit, dépôt, épargne, assurance, circulation, escompte, compensation ; et le travail garanti, et la vie à bon marché ? (...) Tout cela est matière ; c’est le corps social : l’âme n’y est pas. C’est d’âme que nous avons besoin. Eh bien ! regardez laquelle vous vous faites !...

2 avril 1854

Le coup d’Etat du 2 décembre a définitivement ouvert pour la France une ère nouvelle ; il a marqué ce second pas décisif dans la carrière de l’indifférentisme. Après 1814, la France s’aperçut qu’elle était devenue indifférente en matière de religion ; et c’est en vain que la Restauration, comme aujourd’hui l’Empire, essaya de galvaniser le cadavre du christianisme. (...) Maintenant, après une série d’essais politiques (quatorze changements de gouvernement en soixante-cinq ans), elle est arrivée à l’indifférence politique, ou dynastique, comme elle était arrivée à l’indifférence religieuse. C’est-à-dire qu’en France on comprend que la forme du gouvernement n’est rien, que c’est une question secondaire, que le gouvernement est chose subalterne, que la chose capitale n’est pas l’ordre dans l’Etat, mais l’ordre dans les intérêts. La loi est athée et anarchique  : telle est la vraie France depuis 1852. C’est contre cette nécessité que la tourbe des écrivains de tous les partis se raidit follement.

9 juillet 1858

La France acculée.Elle l’est de toutes manières. Vis-à-vis de l’étranger, l’isolement se reforme : Angleterre, Autriche, Prusse, Allemagne, Belgique, Suisse et Piémont, le pape même, tout nous est hostile ! Il ne nous reste que l’alliance douteuse et très dangereuse de la Russie. (...) Au-dedans : finance, commerce, industrie, agriculture, nous ne pouvons plus faire un pas en avant. La popularité est épuisée ; la bourgeoisie déconsidérée ; la plèbe haïe et méprisée ; les partis usés. Nous tourbillonnons. On parle d’une restauration orléaniste. De sorte que, depuis 89, nous aurions eu quatre dynasties, en comptant la République pour une, tour à tour installées, renversées, et restaurées : huit au total ! (...) Qui a produit cela ? Les corruptions de la France bourgeoise ; la surexcitation des appétits ; l’erreur des gouvernements qui tous appuient tantôt sur la force ou le machiavélisme, tantôt sur les passions et les intérêts ; jamais sur le droit. (...) Pauvre bourgeoisie ! En n’obéissant qu’à la cupidité elle a creusé sa fosse, comme le trappiste en jeûnant et se mortifiant. Elle a perdu honneur et argent. Sa mission était belle, pourtant, lucrative même. Servir de moniteurà la plèbe ; présider à l’éducation de l’ouvrier et du laboureur ; les initier à la science, à la vie politique et sociale ; choisir dans ses rangs de beaux et honnêtes garçons, de belles et sages filles pour maris et femmes à leurs héritiers, et rafraîchir le sang de leur progéniture ; mettre un terme à la vieille barbarie, enlever cette rouille qui nous déshonore. (...) Mais non : il faut de l’exploitation, des serfs à ces mangeurs. Oh ! elle mérite d’être châtiée, dépouillée. (...) En 1852, tous applaudissaient à ce gouvernement incomparable, qui créait comme par enchantement les trésors, faisait un pont d’or aux bourgeois, faisait gagner tout ce qui voulait spéculer, doublait les capitaux, etc. (...) Maintenant les gogos se lamentent ; ils accusent, ils se déchaînent contre l’empereur, qui ne leur a que trop bien obéi.

 

L’infréquentable Pierre-Joseph Proudhon

Que connaît-on de la pensée de Pierre-Joseph Proudhon, deux cents ans après sa naissance, le 15 janvier 1809 ? Une formule : « La propriété, c’est le vol ! », mais guère plus. Celui que Charles Augustin Sainte-Beuve décrivait comme le plus grand prosateur de son temps, ou Georges Sorel comme le plus éminent philosophe français du XIXe siècle, ne trouve plus asile que dans les librairies libertaires et sur les rayonnages d’érudits. A la différence d’autres penseurs et écrivains de la même époque — Karl Marx, Auguste Comte, Jules Michelet, Victor Hugo ou Alexis de Tocqueville —, les grandes maisons d’édition le dédaignent.

Le centenaire de sa naissance, en 1909, n’était pourtant pas passé inaperçu. Le président de la République, Armand Fallières, s’était rendu à Besançon, lieu de naissance de Proudhon, pour inaugurer une statue en bronze du « père de l’anarchisme ». Les sociologues durkheimiens, les juristes, les avocats républicains de la laïcité, des théoriciens du syndicalisme révolutionnaire et même des royalistes antiparlementaires s’intéressaient alors à lui.

Mais la vague anarcho-syndicaliste reflue rapidement. Les intellectuels et ouvriers qui appréciaient Proudhon avant la Grande Guerre tentent après la révolution russe de le transformer en un anti-Marx. Les pacifistes favorables à la création de la Société des Nations invoquent ses idées fédéralistes. De leur côté, des partisans de Vichy récupèrent certains aspects corporatistes de sa pensée afin d’asseoir la légitimité de leur régime. Cela ne suffit pas à sauver la statue de Proudhon, fondue par les nazis durant l’Occupation, mais le crédit du penseur auprès des progressistes s’en trouva durablement affecté.

D’autant que l’après-guerre favorise en France la domination intellectuelle du marxisme à gauche et relègue au second plan d’autres sources, pourtant très riches, de la pensée sociale du XIXe siècle. Exit Proudhon, donc, qui cherchait un moyen terme entre la propriété privée (appropriation exclusive des biens par des particuliers) et le communisme (appropriation et distribution égalitaire des biens des particuliers par l’Etat).

D’où sort ce précurseur d’une « troisième voie » anarchiste ? Né d’un père tonnelier-brasseur et d’une mère cuisinière, Proudhon se montre très doué pour les lettres classiques avant de devoir, en raison des problèmes financiers de sa famille, abandonner ses études pour travailler comme imprimeur. Grâce aux encouragements de certains Francs-Comtois, il obtient une bourse de trois ans de l’Académie de Besançon pour poursuivre des recherches linguistiques et philologiques. Proudhon mesure alors les écarts de classe et d’expérience qui le séparent des membres de cet institut censés suivre ses recherches, à Paris. Il perçoit aussi les limites des tentatives de théoriciens libéraux de la Restauration et de la monarchie de Juillet pour asseoir la souveraineté sur les « capacités » supérieures des possédants.

C’est l’époque du suffrage censitaire : qui possède vote pour élire quelqu’un qui possède encore plus que lui. Face au droit inviolable et sacré de propriété, la réalité de la misère, celle du paupérisme, contredit les espoirs des libéraux lorsqu’ils cherchent, au même moment, à enraciner l’ordre social dans le droit civil des particuliers.

Après les journées de juin 1848, il devient l’homme le plus diabolisé de son temps

Convaincu que la distribution des richesses au sein de la société importe davantage que la représentation politique, Proudhon ne voit pas dans l’élargissement du suffrage prôné par les républicains une solution suffisante au problème des inégalités sociales. Cette constatation l’amène à l’économie politique.

Il estime que la valeur d’une chose doit être évaluée selon son « utilité », c’est-à-dire ses effets sociaux, réels et matériels. Ses contemporains économistes, soucieux de la circulation des richesses à travers les échanges, la définissent indépendamment des besoins de subsistance des producteurs. « Les produits s’échangent contre les produits », dit alors Jean-Baptiste Say (1767-1832). Ce qui revient à dire que la vente des marchandises est favorisée par le commerce d’autres marchandises et que, en dernière instance, les produits valent ce qu’ils coûtent. Assise sur des conventions, la valeur n’a pas de base fixe.

Selon Proudhon, elle s’étalonne par conséquent à l’aune de son utilité. Bien entendu, l’idéal de l’équilibre entre production et consommation reste souhaitable, mais, pour y arriver, le produit vendu et le travail que ce produit incorpore doivent se trouver constamment en adéquation. Or la nature juridique de la propriété fait obstacle à des échanges égalitaires car la richesse reste concentrée entre les mains des propriétaires, rentiers et capitalistes. Il conviendrait donc de lire la loi des débouchés de Say (l’offre crée sa demande) d’une manière beaucoup plus révolutionnaire.

Curieusement, ces thèses attirent des économistes libéraux contemporains, tel Adolphe Blanqui, frère de Louis Auguste, le révolutionnaire. Leur caractère iconoclaste paraît en mesure de jeter un pont entre la critique des socialistes (auxquels Proudhon reproche d’écrire des amphigouris néochrétiens exprimant des sentiments vagues et bien-pensants, comme la fraternité) et celle des économistes, juristes et philosophes de l’ordre établi.

Sur ce terrain, Marx lui-même a apprécié la théorie de la plus-value que Proudhon formulait dans Qu’est-ce que la propriété ? (1840) : « Le capitaliste, dit-on, a payé les journées des ouvriers ; pour être exact, il faut dire que le capitaliste a payé autant de fois une journée qu’il a employé d’ouvriers chaque jour, ce qui n’est point du tout la même chose. Car, cette force immense qui résulte de l’union et de l’harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts, il ne l’a point payée. Deux cents grenadiers ont en quelques heures dressé l’obélisque de Louqsor sur sa base ; suppose-t-on qu’un seul homme, en deux cents jours, en serait venu à bout ? Cependant, au compte du capitaliste, la somme des salaires eût été la même. Eh bien, un désert à mettre en culture, une maison à bâtir, une manufacture à exploiter, c’est l’obélisque à soulever, c’est une montagne à changer de place. La plus petite fortune, le plus mince établissement, la mise en train de la plus chétive industrie, exige un concours de travaux et de talents si divers, que le même homme n’y suffirait jamais. »

Sans doute Marx partageait-il aussi la critique que Proudhon avait faite de ce que, dans ses manuscrits de 1844, il appellerait le « communisme grossier ». La rupture entre les deux hommes, qui se fréquentaient à Paris, intervint en 1846. Marx ne tarda pas à exprimer ses sarcasmes envers un auteur qui préférait, comme il le lui écrivit dans sa lettre de rupture, brûler la propriété « à petit feu ». Il considérait le désir de Proudhon de réconcilier prolétariat et classe moyenne pour renverser le capitalisme comme l’inclination d’un « petit-bourgeois constamment ballotté entre le capital et le travail, entre l’économie politique et le communisme ».

A la suite de la révolution de 1848 et de l’instauration de la IIe République, Proudhon est élu député et siège à la commission des finances de la Chambre. Il y réclame la création d’une banque nationale, capable de centraliser la finance ; la monnaie, gagée sur la production, n’y aurait qu’une valeur purement fiduciaire (le franc est alors gagé sur l’or). Il réclame aussi la réduction des taux d’intérêt, d’escompte, et celle des loyers et des fermages. Après les journées de Juin, ces propositions lui valent le statut d’homme le plus caricaturé et diabolisé de son temps par la presse bourgeoise.

Les projets proudhoniens de réforme se soldant par un échec, leur auteur va mener une réflexion sur les apories de la représentation politique. A ses yeux, l’expérience de la IIe République a représenté l’émergence d’une oligarchie élective au sein de laquelle les députés ne sont pas de réels mandataires, le consentement des citoyens aux lois n’étant qu’indirectement exprimé lors des élections législatives.

La plupart du temps, le peuple demeure donc impuissant face à ses délégués, qu’il ne peut sanctionner qu’en refusant de les réélire. De fait, la coupure entre élus et électeurs se creuse rapidement. Et Proudhon témoigne : « Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on appelle une Assemblée nationale pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l’état d’un pays sont presque toujours ceux qui le représentent. » (Les Confessions d’un révolutionnaire, 1849.)

Le prolétariat devrait créer des associations fondées sur le principe de mutualité

Mais son analyse va au-delà de ce simple constat : il estime que la Constitution de 1848 confère trop de pouvoir exécutif au président de la République et que l’évolution vers une dictature est inéluctable. Emprisonné pour avoir dénoncé l’affaiblissement de l’Assemblée et les menées de Louis Napoléon Bonaparte (3), déçu ensuite tant par la couardise de la bourgeoisie face au coup d’Etat du 2 décembre 1851 que par la popularité du régime impérial dans les classes populaires, Proudhon observe avec amertume, de sa cellule, l’installation du Second Empire (lire « [16665] », les extraits de ses carnets inédits).

A sa libération, en 1852, il s’élève contre la concentration des richesses — liée aux concessions des chemins de fer et aux connivences des spéculateurs à la Bourse — entre les mains de quelques-uns. Proudhon doit, en 1858, s’exiler en Belgique afin d’éviter un nouvel emprisonnement après la publication de son ouvrage anticlérical De la justice dans la Révolution et dans l’Eglise. Il ne regagne Paris qu’à la fin de sa vie, plus pessimiste que jamais quant au caractère « démocratique » du suffrage universel.

Dans ses derniers écrits avant sa mort, le 19 janvier 1865, il dénonce même l’inutilité des candidatures ouvrières. Le prolétariat devrait rompre avec les institutions « bourgeoises », créer des associations fondées sur le principe de mutualité et institutionnaliser la réciprocité. Bref, inventer une « démocratie ouvrière ».

Si on laisse de côté certains aspects des conceptions de Proudhon (antiféminisme, misogynie, voire antisémitisme), hélas fréquents chez les socialistes du XIXe siècle, sa pensée demeure d’actualité. Notamment compte tenu du climat de scepticisme face au fonctionnement du système démocratique dans les pays capitalistes avancés. Car il n’est pas certain que les intérêts des classes populaires et travailleuses soient aujourd’hui mieux « représentés » par les partis politiques qu’à l’époque de Proudhon...

Dans toutes les tentatives actuelles visant à « moderniser » le socialisme, existe-t-il une place pour une idéologie prônant une rupture de classe radicale mais pacifique ; exigeant l’organisation de la société en fonction d’une division du travail mutualiste et visant à une moindre différenciation des salaires ; recherchant la justice en se souciant de l’économie ; préférant la représentation socioprofessionnelle à un suffrage universel toujours susceptible de dégénérer en césarisme ; déclarant la guerre aux spéculateurs et aux grandes fortunes ; prêchant un fédéralisme radicalement décentralisateur et non point libre-échangiste ? Ou Proudhon n’est-il surtout destiné qu’à ceux, plus marginaux et moins médiatisés, qui préfèrent les cercles libertaires aux plateaux de télévision ?

En attendant l’improbable venue du président de la République à Besançon pour célébrer, le 15 janvier 2009, le bicentenaire de la naissance de Proudhon, on peut simplement espérer que ce penseur et ce militant retrouve une partie de la renommée qui était la sienne il y a cent ans.

Source Le Monde Diplomatique janvier 2009 Edward Castleton

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Franco, Francisco (1892-1975)
Hitler, Adolf (1889 - 1945)
Hussein, Saddam (1937-2006)
Milosevic, Slobodan (1941-2006)
Mussolini, Benito (1883-1945)

Oliveira Salazar, Antonio (1889-1970)
Pinochet, Augusto (1915-2006)
Sar, Saloth (Pol Pot) (1925-1998)
Staline, Joseph (1878-1953)
Zedong, Mao (1893-1976)

 

Un professeur  a proposé un jour un petit examen surprise à ses élèves.
Une révision générale somme toute classique, à l'exception d'une question curieusement insolite :
Quel est le prénom de la femme de ménage de l'école ?

Sans doute une blague ou une question piège songèrent la majorité des étudiants présents.Pourtant chacun se souvînt qu'elle était grande, les cheveux foncés, la cinquantaine, mais quel était son nom ? Cette dernière question resta sans réponse.
Un étudiant a demandé si cette dernière question comptait pour la note de l'examen.

" Absolument " a répondu le professeur.
Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens.
Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins, même s'il s'agit simplement
d'un sourire et d'un bonjour."

Qui aurait pu oublier telle leçon ? 

Au fait, elle s'appelait Marie !

 

Article 225-1 du code pénal.

(Loi nº 2001-1066 du 16 novembre 2001 art. 1er Journal Officiel du 17 novembre 2001)

(Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 4 Journal Officiel du 5 mars 2002)

  « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »

  « Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales à raison de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de l'apparence physique, du patronyme, de l'état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des mœurs, de l'orientation sexuelle, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales. »

 

 

    *  http://www.social.gouv.fr

    * http://www.hri.ca

    * http://www.droitshumains.org

    * http://fr.news.yahoo.com

    * http://www.ecri.coe.int

 

 

Des êtres humains... Oui ! Oui !

   
Des êtres humains ! Oui, oui !  



 

Union Européenne

Campagne active contre la torture

(source inconnue)

L'Union Européenne (EU) lance une campagne de lutte contre la torture sous toutes ses formes à travers le monde

Le conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE, réuni lundi dernier à Strasbourg, a adopté de nouvelles orientations, suivie par la commission, invitant notamment les pays tiers à respecter la dignité humaine. "Aucun gouvernement ou pays, quelque soit son niveau de développement ou son régime politique, ne peut justifier sur son sol l'existence de la torture qui est l'une des plus répugnantes et des plus viles des violations des droits de l'Homme " a déclaré M. Chris Patten, commissaire européen chargé des relations extérieures, après l'adoption du rapport par le conseil des ministres. L'UE a sérieusement pris en compte le dernier rapport d'amnesty international qui signale la pratique de la torture dans 150 pays dont 70 en font une pratique courante.

L'Algérie est citée parmi ces derniers. La particularité de cette nouvelle campagne de l'UE relève de sa volonté de la concrétiser sur le terrain. Ainsi les ambassadeurs de l'EU dans les pays tiers sont invités à signaler régulièrement l'existence de tortures et de mauvais traitements : ces comptes rendus ainsi que ceux des ONG ou témoignages de citoyens seront analysés par le Conseil des ministres. L'UE conditionnera sa coopération et ses rapports bilatéraux sur la base de ces rapports et de ces comptes rendus. Son dialogue politique avec les pays tiers prend ici toute sa signification. Sans aller jusqu'à l'ingérence directe, les pays de l'Union appelle les Etats et gouvernements à respecter les normes et traités internationaux d'abolition de la torture (et de la peine de mort) et d'une manière générale les droits de l'homme. Ils insistent sur "l'obligation de disposer de mesures de sauvegarde relatives aux lieux de détention et de garanties juridiques nationales, y compris de visites de contrôle, l'établissement de procédures de plaintes et de rapports de tortures et de mauvais traitements".

L'UE invite, en particulier techniquement et financièrement, les Etats tiers à des cycles de formation pour les fonctionnaires de police, les militaires, les médecins et hommes de loi pour la lutte contre l'impunité et la mise en place d'un dispositif de réparation et de réadaptation en faveur des victimes. Rappelons que l'UE a depuis 1994 dégagé 20 millions d'euros pour sa politique "d'initiative européenne pour la démocratie et les droits de l'homme". Une nouvelle aide d'un montant de 12 millions d'euros a été retenu pour cette année 2001, dont 6 pour les pays de l'Union et 6 pour des pays tiers.

 

 

« Seize ans après [l’interruption du processus législatif en 1991], on vit avec plus de restrictions que du temps du parti unique. Moins de liberté d’expression et de libertés syndicales, plus de pression sur les partis politiques et une fraude généralisée [aux élections]. » Cette déclaration émane de M. Abderrazak Mokri. Bien que son parti islamiste soit membre de l’alliance gouvernementale, le vice-président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) reconnaît que, depuis l’arrivée de M. Abdelaziz Bouteflika à la présidence, les libertés et les droits des Algériens ont considérablement régressé.

Après l’échec de la grève de la faim menée par des enseignants contractuels, du 14 juillet au 23 août dernier, pour demander leur intégration au sein de l’éducation nationale et le paiement des salaires non versés — parfois, depuis trois ans —, le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) organise des sit-in une fois par semaine devant les sièges des wilayas (préfectures), et une fois par mois devant la présidence de la République.

A chaque rassemblement, la même réponse policière : coups de matraques, gaz lacrymogène et arrestations. Tout en sachant que cela ne changera rien à la situation sociale des enseignants, le syndicat persiste à occuper la rue. « En Algérie, déclare M. Mohamed Mecheri, le champ des libertés s’est rétréci. Depuis dix ans, la société a peur de la répression. C’est aux militants syndicaux de briser le mur de la peur de manière pacifique. » Le chargé de la formation syndicale au Snapap est optimiste sur un point : « Nos actions s’élargissent et la société se mobilise. »

En 2007, environ deux cents journalistes ont été poursuivis en justice pour « diffamation ». Parmi eux, le directeur du quotidien Le Matin, désormais interdit. Mohammed Benchicou a passé deux ans derrière les barreaux. A sa sortie, ses livres sont censurés comme tout ce qui touche à l’Etat. Les œuvres de Boualem Sansal sont interdites et l’écrivain Amine Zaoui a été limogé de la direction de la bibliothèque d’Alger. Les descentes policières pour interrompre des conférences publiques ne sont pas rares dans les espaces culturels.

La liberté d’expression chèrement acquise durant les années 1990 a pratiquement disparu. A ce propos, le célèbre chroniqueur du Soir d’Algérie, Hakim Laâlam, condamné à six mois de prison ferme pour un de ses articles, déclare : « A la radio (…) je sais que certains [journalistes] ont d’énormes problèmes (…). On leur demande gentiment d’enlever les termes comme “terroristes”, d’édulcorer (…) Cela répond une fois pour toutes aux “hésitants” qui nous disaient, il y a quelques années : “Attendez, le président n’est pas islamiste !”

De l’ère Bouteflika, les islamistes sortent en effet renforcés par la stigmatisation des différences. A Tiaret, dans le centre-ouest algérien, plusieurs chrétiens ont été arrêtés et déférés en justice pour « pratique non autorisée d’un culte non musulman ». Un délit inexistant dans le Code pénal, tout comme cet autre délit — « non-respect d’un fondement de l’islam, le ramadhan »— pour lequel six hommes de Biskra (au sud-est d’Alger) ont été condamnés, le mois de septembre dernier, à quatre ans de prison ferme, avant d’être relaxés en appel. Les six accusés avaient été surpris par les forces de l’ordre en train de manger avant la fin du jeûne. Autre phénomène apparu depuis l’investiture de M. Bouteflika, les lieux publics font l’objet d’« opérations d’assainissement ». Il s’agit de chasser ou d’arrêter les « couples illégitimes » comme ce fut le cas l’été dernier sur les plages de Skikda.

En une dizaine d’années, l’Algérie est revenue à l’ère de la « pensée unique ». L’opposition est complètement muselée. Les partis démocrates, loin de riposter au diktat du président, s’enlisent dans un mutisme qui les fait oublier de leurs électeurs. Quand le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ou le Front des forces socialistes (FFS) organisent des marches en Kabylie, leur bastion, pour célébrer le Printemps berbère, ils ne réunissent guère plus de 200 personnes chacun. Ce type de manifestation est actuellement inimaginable dans les autres régions du pays.

L’actuel chef de l’Etat a ordonné une réforme partielle de la Constitution pour répondre à la loi française sur le « rôle positif du colonialisme » par une loi portant sur « la protection des symboles de la glorieuse révolution de novembre [1954]  » et renforcer les droits politiques des femmes. Ce sont là les arbres censés cacher la forêt.

Le véritable objectif de ces modifications, pour lesquelles un référendum a été jugé inutile, est de permettre à l’actuel président de briguer un troisième mandat en avril 2009. Cerise sur le gâteau, le poste de chef du gouvernement est remplacé par celui de premier ministre. M. Bouteflika s’est donné les pleins pouvoirs : il compte ainsi en finir avec tous les acquis démocratiques des années 1990, qui n’ont coûté que… 200 000 morts.

Le monde Diplomatique février 2009 Ali Chibani


 

Une campagne présidentielle, ça coûte cher. Celle de Nicolas Sarkozy, particulièrement. Problème, le plafond des dépenses pour le premier tour est limité à 13,7 millions d’euros. Alors pourquoi ne pas les augmenter ? C’est chose faite. Selon un décret paru en catimini le 1er février au journal officiel, « le montant du plafond des dépenses électorales est multiplié par le coefficient 1,18 pour les élections auxquelles les dispositions de l'article L. 52-11 du code électoral sont applicables ». En clair, le plafond des dépenses pour le premier tour de l’élection présidentielle est porté à 16,16 millions d’euros (+18%, soit plus que les 10% d’inflation moyenne depuis 2002 avec un taux moyen de 2%), et 21,59 millions d’euros pour le second tour (au lieu de 18,3 millions). Détail d’importance : le décret vient du premier ministre, du ministre de l’Economie et… du ministre de l’Intérieur. Pour Eric Woerth, trésorier de la campagne du candidat UMP, « il n’y a aucun rapport entre la fonction et le candidat. Zéro lien. C’est une actualisation comme à chaque élection », tranche-t-il.

On se souvient que le congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy, porte de Versailles, à Paris, avait coûté la bagatelle de 3,5 millions d’euros, soit près d’un quart des dépenses autorisées alors pour le premier tour. Mais pour alléger l’addition, l’entourage du candidat UMP avait trouvé une combine : la première partie du congrès, avant que Nicolas Sarkozy ne prenne la parole, a été pris en charge par l’UMP. Pour la seconde, à partir du moment où le candidat a commencé son discours, les frais ont été reportés sur les comptes de campagne. Un tour de passe-passe financier qui devait donner un peu d’air aux dépenses de campagne. Mais grâce à l’allongement du plafond, ce n’est plus de l’air, c’est l’Himalaya.










 

 

 

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