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27 juin 2018

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ANIMAUX DANGEREUX 1

Mis à jour le 11 mai 2018

 

ATTENTION DANGER !

 

 

Atrax robustus

Parmi les mygales venimeuses d’Australie, Atrax robustus, connue sous le nom "d'araignée de Sydney" est l’une des plus redoutables. Facilement reconnaissable, car elle ne porte pas de poils, elle est de couleur noire brillante, particulièrement trapue et dotée de crochets massifs pouvant transpercer un ongle ou traverser du cuir. Cette dangereuse citadine habite Sydney où elle pénètre parfois dans les habitations en période orageuse.
Plus petit que la femelle qui atteint 7 cm, le mâle mesure 5 cm. Elle apprécie les jardins et s’acclimate très bien aux régions suburbaines où elle s’installe dans des orifices naturels mais creuse aussi son propre terrier. Elle tisse des toiles nappidiformes, portant des retraites tubulaires et se nourrit principalement d’insectes, cafards, coléoptères, escargots, scolopendres et d’autres araignées, elle peut aussi s'alimenter de grenouilles et de lézards. Les mâles sont solitaires, les femelles sont sédentaires et forment des colonies de plus de 100 araignées.

L'araignée la plus dangereuse du monde

Photo businessinsider

Le venin de cette araignée a de terribles conséquences qui peuvent conduire à la mort. Ce venin est deux fois plus puissant que le cyanure ! Celui du mâle est six fois plus toxique que celui de la femelle. Cette énorme toxicité provient d'une toxine nommée Delta atracotoxin (robustoxine), puissant peptide neutotoxique. Ses crocs aiguisés et l'acide injecté provoquent une douleur insupportable dont la morsure est bien visible. Ce venin attaque le système nerveux, affectant tous les organes, et seulement 0,2 mg est suffisant pour tuer. Les mâles sont très agressifs et attaquent soudainement, continuant de mordre tant qu'ils restent au contact de la peau, injectant de ce fait d'énormes quantités. Les symptômes se produisent entre 10 et 30mn après la morsure :

  • Le système circulatoire devient défaillant
  • des spasmes musculaires apparaissent
  • Déchirure du système digestif
  • 60 minutes sans soin peut se révéler fatidique

Atrax robustus

Atrax robustus. Photo Tirin

En Australie, cette mygale est particulièrement crainte et a déjà plusieurs victimes à son compte. Elle est responsable de plus de victimes que la veuve noire, l'araignée à dos rouges (Latrodectus hasselti). Sa morsure est sans doute la plus douloureuse et la plus dangereuse au monde.

 

La Guêpe de mer

Description de cette image, également commentée ci-après

La cuboméduse d'Australie (Chironex fleckeri) aussi appelée « piqueur marin », « guêpe de mer » ou encore « main de la mort » est une méduse cnidaire au venin mortelle. Il suffît qu'un tentacule entre en contact direct avec notre peau. Sa forme cubique explique son nom et son groupe se divise en 2 familles différentes : chirodropidae et carybdeidae. Elle nage et vit dans les eaux australiennes, aux philippines, ainsi que dans les eaux du sud-est asiatique, dans l'ouest de l'océan Pacifique tropical, du Viet Nam à l'Australie, et à l'est jusqu'en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'espèce est présente tout le long de la moitié nord de la cote australienne. et se nourrit de poissons et de crustacés minuscules. Chaque année, la guêpe de mer prend plus de vie que tous les autres animaux marins réunis.

Difficile à repérer car elle est transparente, ses tentacules très fins sont relativement invisibles mais mesurent plusieurs mètres de long. Elles sont également très rapides : elles peuvent parcourir 2 mètres en une seconde grâce à leurs immenses tentacules :
 

  • Leurs nématocystes ou cellules venimeuses comportent un cil sensible chimiquement au contact avec une substance qui se trouve sur les poissons, les crustacés et les humains.
  • Un tentacule contient des millions de nématocystes, le venin pénètre donc sur une très large surface.
  • Il faut un contact minimum sur 3 mètres de tentacules pour délivrer une dose létale.
  • Ces nématocystes comportent à l'intérieur une fine et longue pointe.
  • Dès qu'ils se déclenchent, la pointe est retournée, son intérieur devenant son extérieur, elle est projetée en 600 nanosecondes, et injecte son venin directement dans la circulation sanguine.
  • Le venin s’attaque simultanément au système nerveux, au cœur et à la peau.
  • En cas de décès, le cœur reste en état contracté.

Résultats de recherche d'images pour « cuboméduse d'Australie »

- Un sérum antivenimeux très efficace existe, mais il n'agit qu'en 15 minutes alors que le venin peut tuer en 5 minutes.

- L'efficacité des anti-venins est aussi discutée. Il est difficile de trouver un anti-venin universel car les protéines produits par les cnidocystes varient selon le type de méduse :

Les bénéfices possibles de l'antivenin pour Chironex sont à étudier pour des piqûres sévères par des cuboméduses. L'antivenin pour Chironex semble avoir très peu d'effet pour le syndrome "irukandji", il ne diminue pas la douleur, et n'est actuellement pas recommandé pour les piqûres de méduses autres que celles de cuboméduses. " (Worldwide deaths and severe envenomation from jellyfish stings, Peter J Fenner & John A Williamson, 1996, Traduction de Daniel Jarrett)

Depuis 1970, un anti-venin CSL (Commonwealth Serum Laboratories) agissant sur les piqûres des cuboméduses est produit en utilisant du sérum de moutons immunisés :

" Le sérum antivenimeux a été développé il y a 24 ans par des scientifiques des Laboratoires de Sérologie du Commonwealth en Australie, qui inoculaient des doses non létales de venin à des moutons. Les moutons produisaient alors des anticorps qui pouvaient être utilisés pour fabriquer du sérum antivenimeux. Les membres du personnel médical des régions côtières du Territoire du Nord et du nord du Queensland ont toujours avec eux le sérum antivenimeux. Le sérum antivenimeux est injecté soit en intramusculaire, soit en intraveineuse.

La respiration se régularise presque instantanément et la douleur se calme en quelques minutes. Les cicatrices sont souvent réduites." » (A killer down under, William Hamner, National Geographic, 1994 — Traduction de Frédéric Mauvisseau).

On peut pourtant aisément se prémunir car la taille des filaments urticants est minuscule et ne pénètre pas une combinaison de plongée. Les baigneurs ne sont par contre pas à l'abri de ses dards...

Ces animaux ne sont pas agressifs, pourtant leur venin est le plus meurtrier de la planète :

  • avec seulement 1,4mg de venin dans leurs tentacules, elles peuvent provoquer la mort d'un être humain.
  • Le moindre frottement avec notre peau déclenche l'action du venin qui agit rapidement sur notre système nerveux.

Après la première réaction apparaissent :

  • une ulcération
  • une nécrose de la peau
  • une douleur similaire à celle que provoque l'acide corrosif.

La personne infectée risque un arrêt cardiaque en seulement 3 minutes.

 

Méduse d'Irukandji

Topelement

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La méduse irukandji est une petite méduse de 2 à 3 centimètres de diamètre, sans doute la plus petite au monde, dont les piqûres provoquent le syndrome d'Irukandji, parfois mortel. On la trouve le long de certaines côtes australiennes, nord de Cairns, dans le Queensland, en Australie

Symptômes : Ses  filaments venimeux mesurent jusqu'à 1 m. Le contact avec ses minuscules fils invisibles provoque des douleures insupportables dans les bras, les jambes, le dos, les reins, des sensations de brûlures sur la peau et le visage, des nausées des maux de tête, des vomissements, une accélération du rythme cardiaque, de l'hypertension, stress intense parfois pendant des semaines...
Rarement mortel, il faut intervenir dans les 20 minutes suivant la piqûre car un arrêt cardiaque est alors probable. 

Son nom est tiré des aborigènes irukandji et de nos jours, seules deux espèces sont identifiées :

  • Carukia barnesi
  • Malo kingi

La plus petite du monde est aussi l’une des plus meurtrières. Elle peut délivrer une piqûre 100 fois plus puissante que celle d’un cobra. Mesurant moins d’un centimètre cube.

 

La Physalia Physalis

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Appelée galère portugaise, la Physalie n'est pas une Méduse mais un Siphonophore. Composée d'une centaine de polypes suspendus à un flotteur, elle peut mesurer plus de 10 mètres de long et laissent traîner des tentacules d'un pourpre vif ou bleu.

En effet, ce n'est pas un organisme unique, mais toute une colonie de centaines de polypes.
Sous le corps flottant se trouvent des grappes de polypes reproducteurs et digestifs.
 
Quatre types de polypes ont chacun leur rôle : reproduction, digestion, production du poison.
  • Le corps mesure jusqu'à 30 cm.
  • Les tentacules mesurent 20 mètres en général mais peuvent atteindre 50 mètres.
  • Le corps, transparent, peut être rose, bleu ou violet.
  • Cette créature est composée d'environ 90 % d'eau.
  • Elle ne nage pas. Une crête en haut du flotteur ( pneumatophore) joue le rôle d'une voile qui permet à la colonie de se déplacer en fonction des vents et de la marée.
  • Le flotteur est gonflé d'air et de dioxyde de carbone.

En cas de danger, le pneumatophore se dégonfle pour permettre à la Physalie de s'immerger.

La Physalie est capable de capturer des proies de la taille d'un maquereau. Elle paralyse ses victimes à l'aide de son venin, lesquelles sont aspirées par les polypes digestifs et ingérés.
Le poisson-clown (et d'autres poissons) se nourrit pourtant de ses tentacules car il a la capacité de produire un mucus protecteur. Les tentacules de la Physalie sont constamment régénérés.
La Physalie vit dans les mer tropicales et subtropicales : Océans Atlantique, Pacifique et Indien, mers des Antilles et mer des Sargasses.
Le venin de la Physalie est très toxique.
Les longs tentacules peuvent infliger une douloureuse brûlure aux nageurs.Même morte, échouée sur la plage, le pouvoir irritant de ses tentacules reste intact.
 
 
La Crinière de Lion
 
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Cyanea capillata ou méduse à crinière de lion, est de couleur jaunâtre ou marron et peut mesurer jusqu’à 50 cm de diamètre. Beaucoup plus venimeuse que la cyanée bleue. L'ombrelle porte 150 tentacules longs d’environ 1 m.

Symptômes :  Sensation de brûlure suivie par une douleur importante, gonflement et rougeur de la peau. La douleur et le gonflement disparaissent après une quinzaine de minutes. Une trainée rouge vif est observée pendant plusieurs jours.

Nausées, douleurs abdominales, sueurs profuses et crampes musculaires.

La guèpe PEPSIS

Cette guêpe s’attaque à une tarentule. Et elle fait très mal. © Astrobradley, Wikimedia Commons, DP

© Astrobradley, Wikimedia Commons, DP 

Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des Pompilidae (guêpes chasseuses d'araignées). Les guêpes Pepsis sont originaires d'Amérique mais on en trouve en Australie, en Afrique et de l'Inde jusqu'au sud-est asiatique. Les pompiles sont des guêpes chasseuses d'araignées. La fameuse " Tarantula hawk " s'attaque aux tarentules. La douleur de sa piqûre est électrique et atteint le niveau 4 sur l'index Schmidt. Les espèces de ce groupe sont connues pour être classées à la deuxième plus grande valeur dans l'index Schmidt de pénibilité des piqûres d'hyménoptères

Cette guêpe chasse les tarentules qui constituent leur principale source de nourriture, mais il arrive qu'elles piquent les humains, entraînant parfois la mort. Leur dard est rempli d’une neurotoxine qui paralyse leur proie qu'elles consomment en l'état. Ces petites guêpes tuent des douzaines d’êtres humains chaque année.

 

La grenouille Kokoï de Colombie, Phyllobates terribilis venimeuse

source : http://www.dutchrana.nl/

source photo : dutchrana.nl/

Cette charmante petite grenouille, nommée Kokoï de Colombie, Phyllobates terribilis, qui semble inoffensive au premier abord  est en fait une véritable tueuse, elle peut vous anéantir en quelques minutes.  Son corps est enduit d'une substance nommée batrachotoxine, très efficace pour vivre sereinement.

Phyllobates Terribilis est capable de tuer 10 êtres humains avec une seule dose de venin soit 1 milligramme seulement !

Habitat : Grenouille endémique, Colombie. Forêts amazoniennes bordant la côte pacifique de la Colombie. Zone très humide.

Couleur : La plus commune est jaune, mais aussi verte, orange, blanche.

Taille : environ 41 mm à 47 mm mais certaines femelles peuvent aller jusqu'à 55 mm. Femelle plus grande que le mâle.

Alimentation : insectes, surtout fourmis, termites et coléoptères.

La grenouille Kokoï de Colombie, Phyllobates terribilis venimeuse et dangereuse, en voie de disparition

https://www.flickr.com/photos/widdowquinn

Causes disparition : déforestation, agriculture, exploitation forestière, culture du coca, extraction mines d'or.

Vertébré venimeux insectivore. Les autochtones utilisent son venin enduire les pointes de leurs flèches empoisonnées. La pointe gardera sa toxicité au moins 2 années.

Son unique prédateur est un petit serpent arboricole, Liophis epinephetus, qui est immunisé contre son poison.

Vit en groupe, animal sociable. 20 oeufs maximum fertilisés par le mâle.

Longévité : 5 ans en captivité.

Niveau toxicité : La grenouille est toxique car elle se nourrit d'un coléoptère de la famille des Melyridae. Substance nommée batrachotoxine, peut tuer un homme.

Symptômes : Vive brûlure au contact de la peau du batracien. Parfois mortel si nombreux contacts, sans soin urgent.

NOTA : Le World Land Trust (WLT) et l'ONG colombienne ProAves, travaillent en collaboration afin de faire une réserve de 50 hectares dans la forêt de Choco.

 

 

La Fourmi Balle de Fusil (Paraponera)

La Fourmi Balle de Fusil

Leurs morsures ont été décrites comme les plus douloureuses de tous les insectes. On l’appelle la fourmi balle de fusil parce que sa morsure ressemble à une blessure par balle et palpite immédiatement comme une plaie.

Très connue en Amérique centrale et du Sud, ces fourmis y sont craintes et respectées, elles sont énormes à tous les égards, beaucoup atteignent jusqu’à un pouce de long. Elles possèdent des pattes collantes leur permettant de grimper sur n’importe quelle surface. Cette fourmi est armée d'un long dard dont la piqûre, d'un effet instantané, est extrèmement douloureuse pour l'humain. Le venin, de la poneratoxine, un peptide neurotoxique et de l'acide formique est particulièrement efficace.

Elle est appelée " la fourmi 24 heures " car selon l'endroit où l'on est piqué, le temps de douleur varie. Cette atroce douleur qui irradie dans tout le membre touché est parfois accompagnée de spasmes et peut perdurer plus de six heures.

Justin Orvel Schmidt, entomologiste américain, a établi une échelle qui va de 0 à 4, relative à la pénibilité des piqûres d’hyménoptères. Pour tester l'intensité du mal, il présenta l'un de ses membres à un grand nombre d’entre eux dont pratiquement tous les types d'abeilles, de guêpes et de fourmis. Ce classement couronna la Fourmi Paraponera en tête de ce classement avec une note de 4,0+.

La piqûre est décrite dans l'échelle de la douleur de Schmidt comme : une douleur pure, intense, brillante.

L'Hydrophiinae ou Le serpent de mer

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Les serpents de mer possèdent le venin le plus puissant, plus que celui duserpent taïpan qui est le serpent terrestre le plus dangereux du monde. Ces reptiles uniquement aquatiques conservent néanmoins certaines caractéristiques physiques du serpent terrestre bien qu'ils ressemblent plus à des anguilles : leurs organes sont comprimés de façon latérale et leur queue est en forme de pagaie. Ils vivent dans les eaux des océans Indien et Pacifique et se nourrissent de poissons, de mollusques et de crustacés.

Ils n'attaquent que lorsqu'ils se sentent menacés et c'est assez rare. Les serpents de mer possèdent un venin de 2 à 10 fois plus puissant que celui du cobra terrestre. Sa morsure provoque :

  • des douleurs musculaires
  • des spasmes
  • une somnolence
  • une vision trouble
  • une paralysie respiratoire.

Heureusement, ses dents sont minuscules et ses neurotoxines sont incapables de traverser une combinaison de plongée, ne pouvant atteindre la peau. Il ne reste donc qu'à ne pas mettre la main...

 

Le poisson-pierre

Synanceia verrucosa.jpgSynanceia verrucosa Prague 2011 1.jpgDescription de cette image, également commentée ci-après

 

Le poisson-pierre (synanceia horrida) fait partie avec le poisson-bulle des poissons les plus toxiques du monde marin.

Adulte, il mesure trente à quarante centimètres. Son corps globuleux semble informe et il est couvert d'excroissances cutanées verruqueuses. Sa couleur varit, évidemment, de blanche à violette, souvent brunâtre, parfois jaunâtre ou rosâtre, il présente un mimétisme homotypique, c'est à dire qu'il détient la faculté de se confondre avec son environnement. Sa peau, dépourvue d'écailles, sécrète un mucus dont la fonction est de retenir les débris coralliens et les algues dérivant dans les courants. Ce camouflage le rend imperceptible au milieu des roches couvertes d'algues. Ses nageoires pectorales sont très développées et arrondies, d'un diamètre approchant celui de son corps, et renforcées par de grands rayons robustes et pointus. Sa tête est énorme, elle se termine par une bouche bien camouflée et s'ouvrant vers le haut. Les yeux sont en position dorsale, séparés par un creux.

Treize courtes épines dorsales, reliées à des glandes à venin, qu'il peut dresser brusquement pour piquer un éventuel agresseur et injecter ses toxines puissantes, surmontent le sommet du corps.

Il est parfois confondu avec le "faux-poisson pierre", Scorpaenopsis diabolus, mais aussi avec les poissons-scorpions genre Scorpaenopsis et Pterois, ou certaines rascasses, tous venimeux mais moins dangereux que le vrai. Ils vivent dans les eaux de l'océan indien et du Pacifique et s'alimentent de petits poissons et de crustacés.

Le venin de ces animaux est situé sur les piques des ailes dorsales, anales et pelviennes et contient des neurotoxines, ainsi que des cytotoxines très meurtrières et aussi toxiques que le venin du cobra. La piqûre provoque :

  • des irritations
  • des maux de tête
  • des spasmes intestinaux
  • des vomissements
  • d'une hypertension artérielle.

Non traitée, cela peut entraîner :

  • une paralysie musculaire
  • des convulsions
  • une arythmie cardiaque
  • des arrêts cardiaques
  • De fortes douleurs insupportables dans tout le corps.
  • Une longue et douloureuse convalescence dans le meilleur des cas.

 

La pieuvre à anneaux bleus, Beauté Fatale

La pieuvre à anneaux bleus

La pieuvre, ou poulpe, à anneaux bleus (Hapalochlaena maculosa) est un céphalopode de la famille des Octopodidae. On la trouve notamment sur les côtes de l'Australie.

Les pieuvres à anneaux bleus ne mesurent pas plus de 20 cm, donc peu impressionnantes, mais elles possèdent un sérieux atout, l'un des venins les plus mortels du monde animal. D'une teinte marron foncé elles se caractérisent par leurs anneaux de couleur bleue et noire qui brillent intensément lorsqu'elles se sentent menacées. Leur habitat se trouve dans les eaux du Pacifique et leur nourriture se compose de petits crabes et des langoustines, car cette demoiselle a des goûts de luxe !

Le Poulpe Bleu-Bagué

Le venin neurotoxique de leur morsure produit :

  • tout d'abord des picotements
  • puis une paralysie respiratoire s'installe
  • Suit une paralysie motrice
  • La mort peut survenir en une quinzaine de minutes.

Le Poulpe Bleu-Bagué

Aucun antidote n'existe contre sa morsure souvent létale :

Les bactéries sécrétées dans ses glandes salivaires produisent suffisamment de venin pour tuer 26 personnes en quelques minutes.

L'escargot Marbré de Cône

L'escargot Marbré de Cône

Joli petit escargot marbré se distinguant de ses cousins terrestres par la facheuse manie d'injecter un venin mortel lorsqu'on le dérange.

De la famille des Conidae, Conus marmoreus est une espèce de mollusque. Il a sa place parmi les cônes venimeux et est particulièrement dangereux pour l'homme.

D'une taille maximale de 15 cm, la coquille est noire et teintée de multiples triangles blancs mais la répartition et la couleur peuvent varier en fonction des hybridations. Les triangles peuvent s'étaler les uns sur les autres et la couleur noire disparaître totalement; la coquille est alors d'un rose plus ou moins clair, avec parfois des nuances orangées : (Conus marmoreus suffusus - Sowerby III, 1870), est une forme endémique de la région de Bourail en Nouvelle-Calédonie.

Cet escargot vit dans les eaux chaudes et salée de l'océan Pacifique et les baigneurs sont évidemment attirés par sa beauté avec une tendance inconsciente à les ramasser, ce qui peut malheureusement leur coûter la vie. C'est un animal nocturne qui se dissimule  sous les pierres ou dans le sable dans la journée à 10 ou 20 m de profondeur.

Son appareil venimeux est une fine trompe qu'il arme d'un harpon muni de dents et avec lesquelles il tue sa proie.

La piqûre de cet escargot se traduit par des douleurs intenses, un engourdissement, des gonflements.

Ce sont des symptômes assez graves car ils peuvent faire une paralysie des muscles, vous pouvez aussi avoir un changement de vision et de grosses difficultés respiratoires. Mais aussi un œdème, là où vous avez tenu l'animal.

Une seule goutte de son venin peut tuer 20 personnes.

Aucun anti-venin n'existe contre le venin de cet escargot.

 

L’Ascaris Lombricoïde (Parasite)

Nématode du genre des ascarides l’ascaris lombricoïde, (Ascaris lumbricoides), est un ver parasite intestinal qui provoque l’ascaridiose, maladie strictement humaine.

L’ascaris lombricoïde est beaucoup plus fréquent dans les zones tropicales et subtropicales ainsi que dans les régions où hygiène laisse à désirer.

L'ascaris des chiens et des chats  appartient à d'autres ascarides (Toxocara canis chez le chien, Toxocara cati chez le chat), provoquant la toxocarose, qui peut aussi infester l'homme.

Un milliard de personnes sur terre sont infectées par l’ascaris lombricoïde, dont 350 millions gravement atteintes provoquant quelques 60 000 décès annuels. Ces ascaris mortels infestent votre corps suite à l'absorption d’eau ayant été exposée à de la matière fécale humaine et infestent l’hôte, provoquant de graves maladies. Communs dans les régions où l’assainissement est insuffisant, comme en Afrique subsaharienne et sous les climats tropicaux. Les infections sont d'autant plus graves que l’infestation est importante. Evite donc toute ingestion d'eau non qualifiée de potable...

 

L’Ornithorynque

Ce mammifère de l'ordre des monotrèmes pond des œufs, sa mâchoire est cornée et semblable à un bec de canard, sa queue évoque un castor et lui sert à la fois de gouvernail dans l'eau mais c'est aussi une réserve de graisse, il a des pattes de loutre.  La surprise des premiers explorateurs est assez compréhensible lorsqu'ils ont observés l'animal pour la première fois. Une autre de ses particularités : C'est l'un des rares mammifères venimeux, sur les pattes postérieures, le mâle est muni d'un aiguillon libérant un venin assez puissant pour tuer un animal de la taille d'un canidé ou de paralyser un membre humain.

C'est un animal semi-aquatique et endémique de l'est de l'Australie et de la Tasmanie

 

Chilopoda

Chilopoda

Lithobius forficatus est un chilopode

Les chilopodes ou centipèdes (Chilopoda) sont une classe d'arthropodes myriapodes communément appelés " mille-pattes " (tout comme les diplopodes qui peuvent mesurer jusqu'à 38,5cm mais dont la morsure n'est que toxique). Le premier des nombreux segments dotés d'une paire de pattes est muni d'une paire d'appendices transformée en crochets à venin appelés " forcipules". La morsure des plus grandes espèces est fortement douloureuse mais peut-être très dangereuse chez l'enfant.

Ces mille-pattes terrestres sont prédateurs d'autres arthropodes et de vers. Ils vivent en milieu humide car leur cuticule ne possède pas de couche de cire leur permettant de résister à la déshydratation. Ces espèces sont dîtes lucifuges car ils fuient la lumière.

Ils jouent un rôle important pour l'humus des sols.

 

Le Monstre de GILA (Heloderma suspectum)

Monstre de GILA Par I, Blueag9, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2292282

D'une taille pouvant atteindre une soixantaine de centimètres, c'est l'un des rares lézards venimeux au monde. Sur fond noir, sa couleur varie du rose à l'orange et au jaune, du noir moucheté de couleur ou en bandes transversales.

Moins venimeux que son cousin le lézard perlé (Heloderma horridum), sa morsure n'est normalement pas mortelle pour l'homme, mais il ne lâche pas prise facilement lorsqu'il a mordu, ses dents étant légèrement recourbées vers l'arrière, le temps d'injecter sa salive.

Le lézard perlé

Description de cette image, également commentée ci-après

Lézard perlé PD-user University at Buffalo

Le lézard perlé (Heloderma horridum) est une espèce de sauriens de la famille des Helodermatidae. Appelé Lézard perlé, Héloderme mexicain, Héloderme granuleux ou Héloderme horrible, ce lézard est ovipare et se rencontre au Mexique et au Guatemala.

Il est carnivore et se nourrit surtout d'œufs d'oiseaux et de reptiles, mais il intègre à son menu de petits oiseaux, des insectes, des mammifères, des grenouilles et des lézards.

C'est le second lézard venimeux américain, mais d'autres individus de ce genre, tels les varans et les iguanes et en d'autres lieux, secrètent du venin qu'ils inoculent dès la première morsure car les muscles de ses mâchoires compressent des glandes qui expulsent ce venin. La bave provoque chez la proie une forte chute de pression artérielle. Ce venin est similaire à celui de certains serpents, tels que le crotale. Ce venin est hémotoxique et peut provoquer des insuffisantes respiratoires, les décès humains sont assez rares.

Nota : Aucun antivenin n'est connu contre la morsure d'un Dragon de Komodo. La plaie doit être nettoyée rapidement et de puissantes doses d'antibiotiques administrées. Une plaie non traitée provoque une nécrose pouvant nécessiter l'exérèse de la zone nécrosée, voire l'amputation du membre touché. Certainss composés de sa salive ont des propriétés liés au diabète, à la maladie d'Alzheimer et même au SIDA. L'un de ces composés est commercialisé pour son action bloquante de la croissance de cellules cancereuses.

Des glandes salivaires situées dans la mâchoire inférieure sont reliées à un canal qui part de chaque glande vers des dents rainurées et il injecte son venin en mordant sa victime comme son cousin ci-dessus.
Les invertébrés sont globalement insensibles à ce venin. Ce n'est pas le cas des vertébrés. Chez l'Homme on constate de très fortes douleurs pouvant durer 24 heures, un œdème local, une chute de la pression artérielle, des suées et une faiblesse généralisée.
Le Lézard perlé est immunisé contre son propre venin.

 


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