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ANIMAUX DANGEREUX 1

Mis à jour le 11 mai 2018

 

ATTENTION DANGER !

 

 

Atrax robustus

Parmi les mygales venimeuses d’Australie, Atrax robustus, connue sous le nom "d'araignée de Sydney" est l’une des plus redoutables. Facilement reconnaissable, car elle ne porte pas de poils, elle est de couleur noire brillante, particulièrement trapue et dotée de crochets massifs pouvant transpercer un ongle ou traverser du cuir. Cette dangereuse citadine habite Sydney où elle pénètre parfois dans les habitations en période orageuse.
Plus petit que la femelle qui atteint 7 cm, le mâle mesure 5 cm. Elle apprécie les jardins et s’acclimate très bien aux régions suburbaines où elle s’installe dans des orifices naturels mais creuse aussi son propre terrier. Elle tisse des toiles nappidiformes, portant des retraites tubulaires et se nourrit principalement d’insectes, cafards, coléoptères, escargots, scolopendres et d’autres araignées, elle peut aussi s'alimenter de grenouilles et de lézards. Les mâles sont solitaires, les femelles sont sédentaires et forment des colonies de plus de 100 araignées.

L'araignée la plus dangereuse du monde

Photo businessinsider

Le venin de cette araignée a de terribles conséquences qui peuvent conduire à la mort. Ce venin est deux fois plus puissant que le cyanure ! Celui du mâle est six fois plus toxique que celui de la femelle. Cette énorme toxicité provient d'une toxine nommée Delta atracotoxin (robustoxine), puissant peptide neutotoxique. Ses crocs aiguisés et l'acide injecté provoquent une douleur insupportable dont la morsure est bien visible. Ce venin attaque le système nerveux, affectant tous les organes, et seulement 0,2 mg est suffisant pour tuer. Les mâles sont très agressifs et attaquent soudainement, continuant de mordre tant qu'ils restent au contact de la peau, injectant de ce fait d'énormes quantités. Les symptômes se produisent entre 10 et 30mn après la morsure :

  • Le système circulatoire devient défaillant
  • des spasmes musculaires apparaissent
  • Déchirure du système digestif
  • 60 minutes sans soin peut se révéler fatidique

Atrax robustus

Atrax robustus. Photo Tirin

En Australie, cette mygale est particulièrement crainte et a déjà plusieurs victimes à son compte. Elle est responsable de plus de victimes que la veuve noire, l'araignée à dos rouges (Latrodectus hasselti). Sa morsure est sans doute la plus douloureuse et la plus dangereuse au monde.

La Guêpe de mer

Description de cette image, également commentée ci-après

La cuboméduse d'Australie (Chironex fleckeri) aussi appelée « piqueur marin », « guêpe de mer » ou encore « main de la mort » est une méduse cnidaire au venin mortelle. Il suffît qu'un tentacule entre en contact direct avec notre peau. Sa forme cubique explique son nom et son groupe se divise en 2 familles différentes : chirodropidae et carybdeidae. Elle nage et vit dans les eaux australiennes, aux philippines, ainsi que dans les eaux du sud-est asiatique, dans l'ouest de l'océan Pacifique tropical, du Viet Nam à l'Australie, et à l'est jusqu'en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'espèce est présente tout le long de la moitié nord de la cote australienne. et se nourrit de poissons et de crustacés minuscules. Chaque année, la guêpe de mer prend plus de vie que tous les autres animaux marins réunis.

Difficile à repérer car elle est transparente, ses tentacules très fins sont relativement invisibles mais mesurent plusieurs mètres de long. Elles sont également très rapides : elles peuvent parcourir 2 mètres en une seconde grâce à leurs immenses tentacules :
 

  • Leurs nématocystes ou cellules venimeuses comportent un cil sensible chimiquement au contact avec une substance qui se trouve sur les poissons, les crustacés et les humains.
  • Un tentacule contient des millions de nématocystes, le venin pénètre donc sur une très large surface.
  • Il faut un contact minimum sur 3 mètres de tentacules pour délivrer une dose létale.
  • Ces nématocystes comportent à l'intérieur une fine et longue pointe.
  • Dès qu'ils se déclenchent, la pointe est retournée, son intérieur devenant son extérieur, elle est projetée en 600 nanosecondes, et injecte son venin directement dans la circulation sanguine.
  • Le venin s’attaque simultanément au système nerveux, au cœur et à la peau.
  • En cas de décès, le cœur reste en état contracté.

Résultats de recherche d'images pour « cuboméduse d'Australie »

- Un sérum antivenimeux très efficace existe, mais il n'agit qu'en 15 minutes alors que le venin peut tuer en 5 minutes.

- L'efficacité des anti-venins est aussi discutée. Il est difficile de trouver un anti-venin universel car les protéines produits par les cnidocystes varient selon le type de méduse :

Les bénéfices possibles de l'antivenin pour Chironex sont à étudier pour des piqûres sévères par des cuboméduses. L'antivenin pour Chironex semble avoir très peu d'effet pour le syndrome "irukandji", il ne diminue pas la douleur, et n'est actuellement pas recommandé pour les piqûres de méduses autres que celles de cuboméduses. " (Worldwide deaths and severe envenomation from jellyfish stings, Peter J Fenner & John A Williamson, 1996, Traduction de Daniel Jarrett)

Depuis 1970, un anti-venin CSL (Commonwealth Serum Laboratories) agissant sur les piqûres des cuboméduses est produit en utilisant du sérum de moutons immunisés :

" Le sérum antivenimeux a été développé il y a 24 ans par des scientifiques des Laboratoires de Sérologie du Commonwealth en Australie, qui inoculaient des doses non létales de venin à des moutons. Les moutons produisaient alors des anticorps qui pouvaient être utilisés pour fabriquer du sérum antivenimeux. Les membres du personnel médical des régions côtières du Territoire du Nord et du nord du Queensland ont toujours avec eux le sérum antivenimeux. Le sérum antivenimeux est injecté soit en intramusculaire, soit en intraveineuse.

La respiration se régularise presque instantanément et la douleur se calme en quelques minutes. Les cicatrices sont souvent réduites." » (A killer down under, William Hamner, National Geographic, 1994 — Traduction de Frédéric Mauvisseau).

On peut pourtant aisément se prémunir car la taille des filaments urticants est minuscule et ne pénètre pas une combinaison de plongée. Les baigneurs ne sont par contre pas à l'abri de ses dards...

Ces animaux ne sont pas agressifs, pourtant leur venin est le plus meurtrier de la planète :

  • avec seulement 1,4mg de venin dans leurs tentacules, elles peuvent provoquer la mort d'un être humain.
  • Le moindre frottement avec notre peau déclenche l'action du venin qui agit rapidement sur notre système nerveux.

Après la première réaction apparaissent :

  • une ulcération
  • une nécrose de la peau
  • une douleur similaire à celle que provoque l'acide corrosif.

La personne infectée risque un arrêt cardiaque en seulement 3 minutes.

 

La grenouille Kokoï de Colombie, Phyllobates terribilis venimeuse

source : http://www.dutchrana.nl/

source photo : dutchrana.nl/

Cette charmante petite grenouille, nommée Kokoï de Colombie, Phyllobates terribilis, qui semble inoffensive au premier abord  est en fait une véritable tueuse, elle peut vous anéantir en quelques minutes.  Son corps est enduit d'une substance nommée batrachotoxine, très efficace pour vivre sereinement.

Phyllobates Terribilis est capable de tuer 10 êtres humains avec une seule dose de venin soit 1 milligramme seulement !

Habitat : Grenouille endémique, Colombie. Forêts amazoniennes bordant la côte pacifique de la Colombie. Zone très humide.

Couleur : La plus commune est jaune, mais aussi verte, orange, blanche.

Taille : environ 41 mm à 47 mm mais certaines femelles peuvent aller jusqu'à 55 mm. Femelle plus grande que le mâle.

Alimentation : insectes, surtout fourmis, termites et coléoptères.

La grenouille Kokoï de Colombie, Phyllobates terribilis venimeuse et dangereuse, en voie de disparition

https://www.flickr.com/photos/widdowquinn

Causes disparition : déforestation, agriculture, exploitation forestière, culture du coca, extraction mines d'or.

Vertébré venimeux insectivore. Les autochtones utilisent son venin enduire les pointes de leurs flèches empoisonnées. La pointe gardera sa toxicité au moins 2 années.

Son unique prédateur est un petit serpent arboricole, Liophis epinephetus, qui est immunisé contre son poison.

Vit en groupe, animal sociable. 20 oeufs maximum fertilisés par le mâle.

Longévité : 5 ans en captivité.

Niveau toxicité : La grenouille est toxique car elle se nourrit d'un coléoptère de la famille des Melyridae. Substance nommée batrachotoxine, peut tuer un homme.

Symptômes : Vive brûlure au contact de la peau du batracien. Parfois mortel si nombreux contacts, sans soin urgent.

NOTA : Le World Land Trust (WLT) et l'ONG colombienne ProAves, travaillent en collaboration afin de faire une réserve de 50 hectares dans la forêt de Choco.

L'Hydrophiinae ou Le serpent de mer

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Les serpents de mer possèdent le venin le plus puissant, plus que celui duserpent taïpan qui est le serpent terrestre le plus dangereux du monde. Ces reptiles uniquement aquatiques conservent néanmoins certaines caractéristiques physiques du serpent terrestre bien qu'ils ressemblent plus à des anguilles : leurs organes sont comprimés de façon latérale et leur queue est en forme de pagaie. Ils vivent dans les eaux des océans Indien et Pacifique et se nourrissent de poissons, de mollusques et de crustacés.

Ils n'attaquent que lorsqu'ils se sentent menacés et c'est assez rare. Les serpents de mer possèdent un venin de 2 à 10 fois plus puissant que celui du cobra terrestre. Sa morsure provoque :

  • des douleurs musculaires
  • des spasmes
  • une somnolence
  • une vision trouble
  • une paralysie respiratoire.

Heureusement, ses dents sont minuscules et ses neurotoxines sont incapables de traverser une combinaison de plongée, ne pouvant atteindre la peau. Il ne reste donc qu'à ne pas mettre la main...

 

Le poisson-pierre

Synanceia verrucosa.jpgSynanceia verrucosa Prague 2011 1.jpgDescription de cette image, également commentée ci-après

 

Le poisson-pierre (synanceia horrida) fait partie avec le poisson-bulle des poissons les plus toxiques du monde marin.

Adulte, il mesure trente à quarante centimètres. Son corps globuleux semble informe et il est couvert d'excroissances cutanées verruqueuses. Sa couleur varit, évidemment, de blanche à violette, souvent brunâtre, parfois jaunâtre ou rosâtre, il présente un mimétisme homotypique, c'est à dire qu'il détient la faculté de se confondre avec son environnement. Sa peau, dépourvue d'écailles, sécrète un mucus dont la fonction est de retenir les débris coralliens et les algues dérivant dans les courants. Ce camouflage le rend imperceptible au milieu des roches couvertes d'algues. Ses nageoires pectorales sont très développées et arrondies, d'un diamètre approchant celui de son corps, et renforcées par de grands rayons robustes et pointus. Sa tête est énorme, elle se termine par une bouche bien camouflée et s'ouvrant vers le haut. Les yeux sont en position dorsale, séparés par un creux.

Treize courtes épines dorsales, reliées à des glandes à venin, qu'il peut dresser brusquement pour piquer un éventuel agresseur et injecter ses toxines puissantes, surmontent le sommet du corps.

Il est parfois confondu avec le "faux-poisson pierre", Scorpaenopsis diabolus, mais aussi avec les poissons-scorpions genre Scorpaenopsis et Pterois, ou certaines rascasses, tous venimeux mais moins dangereux que le vrai. Ils vivent dans les eaux de l'océan indien et du Pacifique et s'alimentent de petits poissons et de crustacés.

Le venin de ces animaux est situé sur les piques des ailes dorsales, anales et pelviennes et contient des neurotoxines, ainsi que des cytotoxines très meurtrières et aussi toxiques que le venin du cobra. La piqûre provoque :

  • des irritations
  • des maux de tête
  • des spasmes intestinaux
  • des vomissements
  • d'une hypertension artérielle.

Non traitée, cela peut entraîner :

  • une paralysie musculaire
  • des convulsions
  • une arythmie cardiaque
  • des arrêts cardiaques
  • De fortes douleurs insupportables dans tout le corps.
  • Une longue et douloureuse convalescence dans le meilleur des cas.

 

La pieuvre à anneaux bleus, Beauté Fatale

La pieuvre à anneaux bleus

La pieuvre, ou poulpe, à anneaux bleus (Hapalochlaena maculosa) est un céphalopode de la famille des Octopodidae. On la trouve notamment sur les côtes de l'Australie.

Les pieuvres à anneaux bleus ne mesurent pas plus de 20 cm, donc peu impressionnantes, mais elles possèdent un sérieux atout, l'un des venins les plus mortels du monde animal. D'une teinte marron foncé elles se caractérisent par leurs anneaux de couleur bleue et noire qui brillent intensément lorsqu'elles se sentent menacées. Leur habitat se trouve dans les eaux du Pacifique et leur nourriture se compose de petits crabes et des langoustines, car cette demoiselle a des goûts de luxe !

Le Poulpe Bleu-Bagué

Le venin neurotoxique de leur morsure produit :

  • tout d'abord des picotements
  • puis une paralysie respiratoire s'installe
  • Suit une paralysie motrice
  • La mort peut survenir en une quinzaine de minutes.

Le Poulpe Bleu-Bagué

Aucun antidote n'existe contre sa morsure souvent létale :

Les bactéries sécrétées dans ses glandes salivaires produisent suffisamment de venin pour tuer 26 personnes en quelques minutes.

L'escargot Marbré de Cône

L'escargot Marbré de Cône

Joli petit escargot marbré se distinguant de ses cousins terrestres par la facheuse manie d'injecter un venin mortel lorsqu'on le dérange.

De la famille des Conidae, Conus marmoreus est une espèce de mollusque. Il a sa place parmi les cônes venimeux et est particulièrement dangereux pour l'homme.

D'une taille maximale de 15 cm, la coquille est noire et teintée de multiples triangles blancs mais la répartition et la couleur peuvent varier en fonction des hybridations. Les triangles peuvent s'étaler les uns sur les autres et la couleur noire disparaître totalement; la coquille est alors d'un rose plus ou moins clair, avec parfois des nuances orangées : (Conus marmoreus suffusus - Sowerby III, 1870), est une forme endémique de la région de Bourail en Nouvelle-Calédonie.

Cet escargot vit dans les eaux chaudes et salée de l'océan Pacifique et les baigneurs sont évidemment attirés par sa beauté avec une tendance inconsciente à les ramasser, ce qui peut malheureusement leur coûter la vie. C'est un animal nocturne qui se dissimule  sous les pierres ou dans le sable dans la journée à 10 ou 20 m de profondeur.

Son appareil venimeux est une fine trompe qu'il arme d'un harpon muni de dents et avec lesquelles il tue sa proie.

La piqûre de cet escargot se traduit par des douleurs intenses, un engourdissement, des gonflements.

Ce sont des symptômes assez graves car ils peuvent faire une paralysie des muscles, vous pouvez aussi avoir un changement de vision et de grosses difficultés respiratoires. Mais aussi un œdème, là où vous avez tenu l'animal.

Une seule goutte de son venin peut tuer 20 personnes.

Aucun anti-venin n'existe contre le venin de cet escargot.


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