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27 juin 2018

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ÉTRANGES AFFAIRES 2

Page en construction mise à jour le 09 mai 2018

La " bande de la Taille "

Luigi Garbarino, 33 ans, dit "Le Bachin" et Antonio Galetto, 20 ans, dit "Le Bochou"  sont des terrassiers italiens qui avaient pour vocation d'être les chefs de la "bande de la Taille". Ce groupe était constitué de :

  • Luigi, le Leader de la Bande
  • Antonio, son Adjoint Chef
  • Angèle Arèse, Éxécutant
  • Francesco Bellora, Éxécutant
  • Pasquale Montegazzo, Éxécutant
  • Giuseppe Trinchieri, Éxécutant
  • Giuseppe Montalbetti, Éxécutant
  • Jacques Ribetto, omplice et "balance"

- 15 mai 1871 : Le sieur M.Martin, gardien du pont de la Durance est tué à Mallemort, sans motif apparent.

- 19 août 1871 : Oscar Loneux est poignardé à plusieurs reprises près de la Bastidonne. La bande lui dérobe une montre, des vêtements et son portefeuille.

- Nuit du 02 au 03 septembre 1871 : Massacre d'une famille à la ferme de l'Eve, à Lurs dans les Basses-Alpes. André Garnier, Véronique Garnier, leur fille Euphrasie, épouse Sube, et leur nièce Rosa Granier sont égorgés à l'aide de couteaux.

- 25 octobre 1871 : Entre le château d'Albertas et l'auberge de la Moumine, des membres du groupe criminel brisent la tête d'Elzéard Sautel, 44 ans qui est messager à Apt, juste pour le dévaliser.

- 04 novembre 1871 : Marie Julien, veuve Lambot, 76 ans est assassinée à Meyrargues.

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Un fait va éveiller les soupçons de la gendarmerie : Jacques Ribetto, complice patenté du groupe, a acheté les biens de la dernière victime en viager. Du "velours" pour les enquêteurs pour qui l'homme devient le suspect N° 1.

Arrêté, il ne se fait pas prié pour dénoncer ses complices.

- 17 juillet 1872 : Cour d'Assises d'Aix, le procès a lieu pour 14 accusés dont  :

  • Angèle Arèse est condamnée à perpétuité
  • Francesco Bellora est condamné à vingt ans
  • Pasquale Montegazzo est condamné à vingt ans
  • Giuseppe Trinchieri écope de dix ans de réclusion
  • Giuseppe Montalbetti à cinq ans

Quant à la direction de cette bande, Luigi Garbarino et Antonio Galetto, ils sont condamnés à la guillotine.

- 01 octobre 1872 : Il est 02h00 du matin. L'aumônier Du Clôt et le père Garnier, supérieur des Oblats, prodiguent aux condamnés les secours de la religion. Les exécutions vont avoir lieu !

Galetto dira : "J'aime mieux mourir à présent, car plus tard, je commettrais encore quelques crimes." Les deux condamnés s'embrassent mutuellement et embrassent les prêtres. Garbarino s'adresse au public et prononce d'une voix assez ferme : "Je meurs calme et en bon chrétien, j'offre ma vie pour la gloire de Dieu et l'expiation de mes pêchés." Il est le premier à mourir.

Avant d'être basculé à son tour, Galetto tente de parler : "Je ne veux dire qu'un mot... C'est une triste chose que la vie... Quand je suis venu en France, j'avais perdu la foi... Je remercie l'aumônier qui me l'a rendue... Maintenant, je meurs content ! " Mais à la dernière seconde, il gémit : "Je n'ai que 20 ans !" Il se débat lorsque les gardiens le saisissent et ils doivent tirer avec force sa tête dans la lunette devant 3.000 curieux.

 

Le drame de Hautefaye

Cette tragédie se déroule en août 1870, un mois après la déclaration de guerre à la Prusse par la France, le 15 juillet 1870.

Sans doute l'un des pires faits divers du 19ème siècle, une histoire de folie collective qui ne laisse pas indifférent...

Bien que la guerre soit déclarée, ce devrait être jour de liesse dans ce village où a lieu la foire aux bestiaux. Notables et paysans se côtoient mais l'ambiance est ternie par les tourments de l'époque. Des rumeurs circulent sur le fait que des espions prussiens agiraient dans la région où de plus, le situation économique est désastreuse. La sécheresse sévit et nuit aux récoltes. Des incidents ont lieu un peu partout alentour; un employé des chemins de fer est par exemple agressé, soupçonné d'être un espion à la solde de l'ennemi.

Alain Romuald de Monéys d'Ordières, est le fils d'Amédée de Monéys, l'ancien maire de Beaussac. Il gère le domaine du château de Brétanges situé entre Hautefaye et Beaussac. Ce célibataire de 32 ans a été exempté des obligations militaires, du fait de sa constitution physique et donc de la conscription qui survient en 1870. Cependant, ayant manifesté le désir de s'engager pour son pays, il a fait lever cette immunité et prévoit de partir bientôt pour le front de Lorraine. Il est membre du conseil municipal de Beaussac depuis 1865 et premier adjoint de la commune. Sa famille possèdant environ  80 hectares de terres à Hautefaye, il se rend à la foire au titre de gérant du domaine. L'homme est différemment apprécié dans la région...

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Alain Romuald de Monéys d'Ordières

- 16 août 1870 : Alain de Monéys arrive à la foire de Hautefaye en début d'après-midi. Il salue divers connaissances et circule sereinement parmi la foule losqu'il est interpellé par un groupe de paysans. Une dispute éclate car ces gens  accusent son cousin d'avoir déclaré " A bas Napoléon ! Vive la République !" (ou quelque chose dans ce genre). Alain de Monéys défend son cousin mais il est rapidement traité d'espion à la solde des prussiens. Le bouche à oreilles se précise et d'autres quidams viennet grossir ce groupe agressif. Certains se montrent alors très hostiles et les coups commencent à pleuvoir :

  • Pierre Buisson, l'un des paysans antagonistes, vitupère " C'est un Prussien, il faut le pendre, il faut le brûler".
  • Les frères Campot, Etienne et Jean, stimulent la foule et portent les premiers coups, ce qui déclenche l'agression collective.

Alain de Monéys se défend, aidé par deux habitants qui tentent, en vain, de le mettre à l'abri, mais les assaillants sont bien trop nombreux, alcoolisés et haineux.

  • François Chambord décide alors de pendre Alain de Monéys à un cerisier. L'arbre est trop fr^le et la tentative de pendaison échoue.
  • Les paysans le frappent cruellement
  • Il est torturé, reçoit des coups de sabot et de bâton.
  • On tente même l'écarteler.
  • A l'agonie, Alain de Monéys est trainé jusqu'à une marre asséchée où il est immolé.

L'autopsie confirmera que la victime a été brulée vive, c'est horrible mais le pauvre homme était encore vivant lorsqu'il s'est enflammé...

Sur ordre du juge Marchenaud :

  • Une cinquantaine de personnes est interpellée puis interrogée
  • 21 personnes sont inculpées

- 13 décembre 1870 : Comparution des prévenus devant le Tribunal de Périgueux.

L'acte d'accusation détermine la responsabilité indéniable de :

  • Chambord
  • Buisson
  • Jean Campot
  • Léonard dit Piarrouty
  • Mazière

et ils sont condamnés pour homicide commis avec préméditation. Les autres accusés sont jugés pour complicité.

- 21 décembre 1870 : Ça ne traîne pas ! Après délibération du jury, la cour condamne quatre accusés :

  • François Chambort à la peine de mort
  • Pierre Buisson à la peine de mort.
  • Jean Campot à une peine de travaux forcés à perpétuité en Nouvelle-Calédonie.
  • Les autres accusés sont condamnés à des peines allant de 8 ans de travaux forcés à un an de prison.

L'un des accusés, Thibaud Limay, est acquitté mais envoyé en maison de correction. 

- Matin du 6 février 1871 : La guillotine devait être installée au lieu de l'ancienne mare desséchée, endroit où s'est déroulée l'immolation d'Alain de Monéys. Le terrain ne s'y prêtant pas, trop accidenté, l'échafaud fut dressé dans la halle aux bestiaux.

Des témoins qui furent cités au procès et des responsables du lynchage, affirmeront que certains agresseurs ont consommé la chair grillée du malheureux.

Certains participants se sont vantés :  " Nous avons fait griller à Hautefaye un fameux cochon".

Un témoin affirme avoir entendu le maire Bernard Mathieu déclarer " Faites ce que vous voudrez, mangez-le si vous voulez ! ".

Le maire niera farouchement ces propos.

Un protagoniste regretta : " de voir s'écouler la graisse du corps de la victime sans pouvoir la recueillir ".

De là à affirmer qu'il s'est produit du cannibalisme dans cette affaire, il y a tout de même un gouffre !

D'autres sons de cloche :

- Sur un malentendu, on l'aurait entendu dire "A bas la France", raison pour laquelle il aurait été lynché, torturé, brûlé vif et même mangé par des villageois qui le connaissent depuis l'enfance.

- Pris pour un "Prussien", il subit un atroce supplice : le maréchal ferrand lui cloue des fers aux pieds, un voisin lui enfonce sa fourchette dans l'oeil, il est écartelé par ceux-là même qu'il avait salués à son arrivée deux heures plus tôt.

 

Les mystérieux meurtres du lac Victoria en Ouganda

Vingt et un corps de femmes ont été découverts à la périphérie de Kampala et à Entebbe.

Sur le terrain, la police patauge.

Depuis un peu plus de trois mois une série de meurtres de femmes prend désormais une tournure politique.

- 29 et 30 mai 2017 : Quatre corps de femmes sont trouvés à Nansana, périphérie ouest de Kampala.

Depuis mai, les corps affreusement mutilés d'au moins 20 femmes ont été retrouvés dans deux zones du comté de Wakiso. La plupart étaient jeunes et beaucoup ont été violées et étranglées, certaines ont été démembrées.

La police ougandaise n'a aucune piste malgré l'interpellation de dizaines de personnes ces dernières semaines. Une douzaine d’agressions sexuelles suivies de meurtres, quatre cas de violences domestiques, une vendetta familiale et quelques assassinats à caractère rituels, selon le porte-parole de la police, Asan Kasingye. Ces crimes n’avaient jusqu’à maintenant pas de liens directs entre eux.

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- Jeudi 07 septembre 2017 : Un homme d’affaires d’Entebbe a été arrêté, après avoir été dénoncé par des voisins. Son portable contenait des photos de femmes ressemblant à certaines victimes mais il a affirmé qu'elles lui avaient été envoyées par un inconnu. Le commandant de police de la division à déclaré : " Nous suspectons qu’il y a une organisation derrière ces crimes ". Des similitudes entre les crimes commis à Entebbe, ont été dévoilées par la Presse locale : visages tuméfiés des victimes, introduction de bouts de bois dans les zones génitales.

- Jeudi 07 septembre 2017 : Selon le ministre de l’intérieur, qui s’est exprimé ce jour devant le Parlement, un des suspects officiellement inculpé serait lié aux Illuminati, une secte sataniste.

Officiellement, neuf corps ont été retrouvés autour de Katabi. Mais un journaliste local, Georgewilliam Kakooza, pense que le chiffre réel est bien plus élevé.

"Les premiers corps ont été trouvés en février, mais personne n'a remarqué les similitudes. Certaines des femmes étaient des prostituées et elles étaient pauvres", explique-t-il.

Suite à la découverte du vingt et unième cadavre à Nansana, une pétition Internet a été créée, et le Parlement a décidé de cesser ses activités tant que le gouvernement ne prendrait pas de dispositions efficaces.

Le général Jeje Odongo, ministre ougandais de l’intérieur, a évoqué une autre piste que celle avancée jusque-là par la police :

" Dans le cas des meurtres de la municipalité de Nansana,huit des neuf femmes ont été assassinées par une bande criminelle à des fins de sacrifices rituels. Le principal suspect, Ibrahim Kawesa, a avoué qu’il avait été contraint par Phillips Tumuhimbise à tuer douze femmes pour obtenir du sang (…) dans le but d’accroître la richesse du commanditaire". Quant à ceux d’Entebbe, a poursuivi le ministre, ils seraient l’œuvre d’"un tueur en série qui s’appelle Katongole, lui-même lié aux Illuminati ".

Il faut avouer que c'est une accusation régulièrement utilisée lorsqu’on veut dénigrer une personne en Ouganda. Selon le Ministre, au moins 44 suspects ont déjà été arrêtés, dont 22 officiellement inculpés... Très curieux en effet ...

Rose est membre d'un groupe de surveillance d'une dizaine de personnes qui patrouille chaque nuit dans les environs de Katabi, sur une péninsule s'enfonçant dans le lac Victoria.

Elle explique avoir vécu toute sa vie à Katabi, à 35 km au sud-ouest d'Entebbe, mais parmi ceux qui l'accompagnent, certains sont des itinérants venus trouver un travail intérimaire.

"Ils viennent et partent, et on ne connaît pas la plupart d'entre eux", observe-t-elle. A 22h00, la patrouille, accompagnée d'un policier, se met en marche pour contrôler les voitures et les fouiller mais aussi pour vérifier les papiers d'identité.

"Depuis que nous avons commencé à patrouiller, il n'y a pas eu de corps", affirme Rose. Les patrouilleurs atteignent une carrière où de jeunes  enfants jouent au football dans la journée; ils s'arrêtent solennellement à l'endroit où le corps partiellement décomposé d'une femme de 31 ans, Faith Komugisha, fut découvert en juin.

"J'ai eu peur quand j'ai vu l'état dans lequel était le corps", admet Gilbert Besigye, le commandant de police qui accompagne la patrouille. "Sa peau était devenue blanche, elle avait un bout de bois dans les parties intimes, un sein avait été découpé, comme son visage. C'est comme si le tueur avait fabriqué un masque".

- Certains pensent à des "meurtres rituels"

Pour le porte-parole de la police nationale, Asan Kasingye, " il n'y a pas de tueur en série en liberté ". Il a récemment mis cause "un gang criminel organisé ayant de forts liens avec des meurtres rituels", lors d'une conférence de presse.

Le chef de la police ougandaise, Kale Kayihura, a assuré quant à lui "maîtriser la situation". Sûr que ça rassure !

 

Le charcutier dépeceur

 

Le bourreau Beranger Brouns et sa victime Christelle Leroy

Béranger Brouns est un commerçant apprécié de tous ses clients, bon père de famille, c'est un passionné de 4X4. Un homme simple à première vue, menant une vie normale, pourtant un jour de février, tout a dérapé....

- Début 2004 : Christelle Leroy cherche un emploi de vendeuse. Elle se présente un jour chez un commerçant charcutier du quartier St Martin, dans le Xème arrondissement de Paris. Dès que Béranger Brouns remarque l'entrée de la jeune femme dans sa boutique, c'est le coup de foudre. Bien qu'il soit marié et père de deux grandes filles, il est subjugué par sa nouvelle vendeuse et à peine à dissimuler son attirance.

Le patron et l'employée débute une relation amoureuse seulement un mois après l'embauche. Pour Élodie, l'une des trois soeurs de Christelle : " C'était vraiment de l'amour au commencement de cette liaison qui durera une année. Mais très vite cette passion chaotique fut perturbée par de fréquentes ruptures, suivies de réconciliations aussi soudaines. Pour elle et pour son fils, Béranger était prêt à tout, il la couvrait de cadeaux et s'était porté caution pour l'appartement qu'il leur avait trouvé, à quelques pas de son travail, pour qu'ils soient plus proches de lui ".

Cette passion est si dévorante que Bérenger Brouns fait même accepter sa liaison à son épouse, Laurence, qui tente de se persuader qu'il s'agit d'une passade sans conséquence.

Mais tout ne va pas comme le croît Béranger :

Christelle étouffe. Béranger est bien trop possessif et trop présent bien qu'il ait un foyer familial. Mais il n'entend pourtant pas abandonner Clémence et ses deux filles, cette vie lui convient très bien. Pour Christelle c'est irraisonnable d'espérer l'avenir avec cet amant que Lucas n'aime pas. L'enfant jalouse en fait cet homme qui n'est rien pour lui et qui lui vole l'amour de sa Maman.

- Dimanche 20 février 2005 : Une furieuse dispute éclate entre Christelle et Bérenger dès le début d'après-midi. Christelle est à bout de nerfs car elle veut rompre pour le bonheur de son enfant. À cela s'ajoute l'avortement qu'elle a subi dernièrement et elle est fermement décidée à le quitter définitivement. Elle le lui dit, il n'accepte pas et tente de l'agripper, elle lui colle une baffe, il la giffle...

Personne ne reverra plus Christelle, Lucas et le cocker femelle Mabelle...

La mère de Christelle, Liliane, se souvient :
" Très vite, nous avons compris que quelque chose de grave s'était passé. Christelle m'appelait quasiment tous les jours, et là, plus rien.
Son portable était toujours en dérangement. Nous avons immédiatement soupçonné Bérenger, puis, finalement, nous avons douté. Pendant quatre mois, il est venu chez nous, en pleurant notre fille disparue, jurant qu'il n'était pour rien dans sa disparition. Mais nous avions raison,
hélas.
"
Le premier suspect étant souvent un proche "d'une supposée victime disparue", quatre mois de piteux mensonges ne suffiront pas à disculper le traiteur qui sera placé en garde à vue. Ses aveux sont rapides :

  • Il a étranglé Christelle, le jour de la dispute.
  • Comme le petit Lucas était présent, c'était un témoin gênant qu'il a fallu éliminer. Il l'étrangle donc.
  • Curieusement, Mabelle le cocker, subira le même sort.
  • Il déplace les corps dans son arrière-boutique, et rejoint sereinement sa femme vers 16 heures.
  • Il patiente jusqu'au départ de sa femme qui est infirmière de nuit et travaillle ce même soir
  • Il retourne à sa boutique parfaire son crime.
  • Se protégeant de son tablier de charcutier, il découpe les deux corps avec ses outils de travail.
  • Pendant quatre jours il va jeter les morceaux humains en les disséminant dans les poubelles des Xème et du XXème arrondissements de la capitale. 
  • Il ne lui reste que les deux têtes, vestiges trop comptomettant qu'il est préférable de bien dissimuler. Il les place donc dans seux seaux où il coule du ciment avant de les balancer dans la benne du marché Saint-Martin, où il possède un stand.

De ce procès, la famille Leroy n'attend pas grand-chose, outre que le meurtrier présumé : " soit puni pour ce qu'il a fait et reste longtemps en prison ". " Ni Bérenger ni sa famille ne nous ont témoigné le moindre regret depuis deux ans, continue Liliane. Mais au fond, même s'il nous demandait pardon, pour moi, c'est très clair : il n'y en aura jamais. "

- 23 février 2007 : Jour d’ouverture du procès de Brouns : Bérenger Brouns, traiteur italien au marché Saint-Martin, à Paris, condamné en 2007 à trente ans de réclusion criminelle.


" Notre drame, à ce jour, c'est que nous n'aurons jamais leurs corps, se désolent les Leroy. Tout a été brûlé à 2 000° avec les ordures... "

Nota : Jean-Pierre Getti, président de Cour d’Assises à la Cour d’Appel de Paris,

Daniel Zagury, expert psychiatre,

Jean-Marc Fedida, avocat de Bérenger Brouns.

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Christelle, 26 ans,  tient dans ses bras Lucas, son petit garçon de 4 ans.

 

Une plaque à la mémoire de Christelle et Lucas a été posée sur le caveau familial, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

 

Les amants de Vendôme

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Denise LABBE est née le 17 mars 1926 à Melesse, près de Rennes. Son enfance fut assez difficile bien qu'issue d'une famille honorable dont le père était facteur.

Sa scolarité s'effectue dans une pension à DOL.

- 1940 : Décès de son père alors qu'elle est âgée de 14 ans. Le traumatisme est grand pour cette jeune fille reconnue comme très intelligente et la situation met un terme à ses ambitions étudiantines. 

Elle cesse dès lors sa scolarité pour subvenir aux besoins de sa famille et travaille comme "bonne à tout faire" chez un boucher.

- 1944 : La France est occupée et elle trouve un emploi de couturière, enfin, elle raccommode du linge dans une usine. Pour améliorer sa condition, elle suit des cours du soir.

Particulièrement instable sentimentalement, elle fréquente plusieurs étudiants avant de renconter un interne de l'hôpital de LORIENT qui la met enceinte. Celui-ci, par manque d'argent, part pour l'Indochine d'où il reviendra fatigué et alcoolique. Denise a accouché d'une petite Catherine pendant cette absence et sa mère est venue l'assiter pour l'occasion mais la séparation est inévitable avec le médecin. Elle passe le concours de l'institut nationale de statistique à RENNES et obtient un emploi de secrétaire dans cette ville où le scandale est ainsi évité car à l'époque, il était très mal vu d'être "fille-mère" !!!

Catherine est un beau bébé blond aux yeux bleus

Elle est mutée à PARIS et comme la plupart des mères célibataires de l'époque, confie Cathy à une nourrice à VILLELOUVETTE en Seine-et-Oise, chez Madame LAURENT. Denise est décrite par la nourrice comme une mère attentionnée, qui se prive pour payer l'hébergement de sa fille et faire les voyages en train chaque semaine pour lui rendre visite. Cathy est une enfant adorée de sa mère et du couple nourricier qui s'émerveille du trousseau brodé main que la petite a reçu de sa mère. Toutefois, la vie de mère célibataire est compliquée et promet Denise à une existence morose, à moins de trouver un père à sa fille, et d'avoir enfin une vraie vie de famille.

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Denise Labbé travaille comme secrétaire à l’INSEE (institut national de la statistique et des études économiques) et élève seule sa petite-fille, Cathy, âgée de deux ans. En 1954 lors d’un bal rennais, elle croise le chemin de Jacques Algarron, un sous-lieutenant fraîchement sorti de Saint-Cyr dont elle tombe éperdument amoureuse. Sept mois passent, l’homme se révèle narcissique, pernicieux, jaloux, et manipulateur. Animé par une philosophie bien particulière du couple idéal, il souhaite s’assurer que sa compagne éprouve suffisamment de sentiments pour lui. Ainsi, dans le but de sublimer et de glorifier leur amour, il persuade Denise de sacrifier sa fille, née d’une précédente relation. Denise, sous son emprise, et par peur de perdre son amant, s’exécute. Après trois tentatives ratées, elle noie son enfant dans une lessiveuse, le 6 novembre 1954.

Les deux anciens amants comparaissent devant la Cour d’Assises du Loir-et-Cher en 1956. Denise Labbé est condamnée à une peine de travaux forcés à vie et Jacques Algarron à une peine de 20 ans de travaux forcés.

Pour Jean Cocteau, c’est « le procès du siècle ». Pour André Breton, c’est « l’affaire des grands égarements de l’esprit »…

C'est le procès le plus retentissant de l'après-guerre, celui d'un couple infanticide, le meurtre prémédité de son enfant par la mère Denise LABBE, et la responsabilité morale du crime pour l'amant Jacques ALGARRON. Jean COCTEAU a dit que c'était le procès du siècle. Denise LABBE a avoué avoir noyé dans une lessiveuse sa fille bien-aimée de deux ans, Cathy. Jacques ALGARRON est accusé de l'y avoir poussée par des écrits enflammés dans lesquels il parlait de sublimer leur amour dans un acte fou : le sacrifice de l'enfant.

 


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