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ÉTRANGES AFFAIRES 2

Page en construction mise à jour le 09 mai 2018

La " bande de la Taille "

Luigi Garbarino, 33 ans, dit "Le Bachin" et Antonio Galetto, 20 ans, dit "Le Bochou"  sont des terrassiers italiens qui avaient pour vocation d'être les chefs de la "bande de la Taille". Ce groupe était constitué de :

  • Luigi, le Leader de la Bande
  • Antonio, son Adjoint Chef
  • Angèle Arèse, Éxécutant
  • Francesco Bellora, Éxécutant
  • Pasquale Montegazzo, Éxécutant
  • Giuseppe Trinchieri, Éxécutant
  • Giuseppe Montalbetti, Éxécutant
  • Jacques Ribetto, omplice et "balance"

- 15 mai 1871 : Le sieur M.Martin, gardien du pont de la Durance est tué à Mallemort, sans motif apparent.

- 19 août 1871 : Oscar Loneux est poignardé à plusieurs reprises près de la Bastidonne. La bande lui dérobe une montre, des vêtements et son portefeuille.

- Nuit du 02 au 03 septembre 1871 : Massacre d'une famille à la ferme de l'Eve, à Lurs dans les Basses-Alpes. André Garnier, Véronique Garnier, leur fille Euphrasie, épouse Sube, et leur nièce Rosa Granier sont égorgés à l'aide de couteaux.

- 25 octobre 1871 : Entre le château d'Albertas et l'auberge de la Moumine, des membres du groupe criminel brisent la tête d'Elzéard Sautel, 44 ans qui est messager à Apt, juste pour le dévaliser.

- 04 novembre 1871 : Marie Julien, veuve Lambot, 76 ans est assassinée à Meyrargues.

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Un fait va éveiller les soupçons de la gendarmerie : Jacques Ribetto, complice patenté du groupe, a acheté les biens de la dernière victime en viager. Du "velours" pour les enquêteurs pour qui l'homme devient le suspect N° 1.

Arrêté, il ne se fait pas prié pour dénoncer ses complices.

- 17 juillet 1872 : Cour d'Assises d'Aix, le procès a lieu pour 14 accusés dont  :

  • Angèle Arèse est condamnée à perpétuité
  • Francesco Bellora est condamné à vingt ans
  • Pasquale Montegazzo est condamné à vingt ans
  • Giuseppe Trinchieri écope de dix ans de réclusion
  • Giuseppe Montalbetti à cinq ans

Quant à la direction de cette bande, Luigi Garbarino et Antonio Galetto, ils sont condamnés à la guillotine.

- 01 octobre 1872 : Il est 02h00 du matin. L'aumônier Du Clôt et le père Garnier, supérieur des Oblats, prodiguent aux condamnés les secours de la religion. Les exécutions vont avoir lieu !

Galetto dira : "J'aime mieux mourir à présent, car plus tard, je commettrais encore quelques crimes." Les deux condamnés s'embrassent mutuellement et embrassent les prêtres. Garbarino s'adresse au public et prononce d'une voix assez ferme : "Je meurs calme et en bon chrétien, j'offre ma vie pour la gloire de Dieu et l'expiation de mes pêchés." Il est le premier à mourir.

Avant d'être basculé à son tour, Galetto tente de parler : "Je ne veux dire qu'un mot... C'est une triste chose que la vie... Quand je suis venu en France, j'avais perdu la foi... Je remercie l'aumônier qui me l'a rendue... Maintenant, je meurs content ! " Mais à la dernière seconde, il gémit : "Je n'ai que 20 ans !" Il se débat lorsque les gardiens le saisissent et ils doivent tirer avec force sa tête dans la lunette devant 3.000 curieux.

 

Le drame de Hautefaye

Cette tragédie se déroule en août 1870, un mois après la déclaration de guerre à la Prusse par la France, le 15 juillet 1870.

Sans doute l'un des pires faits divers du 19ème siècle, une histoire de folie collective qui ne laisse pas indifférent...

Bien que la guerre soit déclarée, ce devrait être jour de liesse dans ce village où a lieu la foire aux bestiaux. Notables et paysans se côtoient mais l'ambiance est ternie par les tourments de l'époque. Des rumeurs circulent sur le fait que des espions prussiens agiraient dans la région où de plus, le situation économique est désastreuse. La sécheresse sévit et nuit aux récoltes. Des incidents ont lieu un peu partout alentour; un employé des chemins de fer est par exemple agressé, soupçonné d'être un espion à la solde de l'ennemi.

Alain Romuald de Monéys d'Ordières, est le fils d'Amédée de Monéys, l'ancien maire de Beaussac. Il gère le domaine du château de Brétanges situé entre Hautefaye et Beaussac. Ce célibataire de 32 ans a été exempté des obligations militaires, du fait de sa constitution physique et donc de la conscription qui survient en 1870. Cependant, ayant manifesté le désir de s'engager pour son pays, il a fait lever cette immunité et prévoit de partir bientôt pour le front de Lorraine. Il est membre du conseil municipal de Beaussac depuis 1865 et premier adjoint de la commune. Sa famille possèdant environ  80 hectares de terres à Hautefaye, il se rend à la foire au titre de gérant du domaine. L'homme est différemment apprécié dans la région...

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Alain Romuald de Monéys d'Ordières

- 16 août 1870 : Alain de Monéys arrive à la foire de Hautefaye en début d'après-midi. Il salue divers connaissances et circule sereinement parmi la foule losqu'il est interpellé par un groupe de paysans. Une dispute éclate car ces gens  accusent son cousin d'avoir déclaré " A bas Napoléon ! Vive la République !" (ou quelque chose dans ce genre). Alain de Monéys défend son cousin mais il est rapidement traité d'espion à la solde des prussiens. Le bouche à oreilles se précise et d'autres quidams viennet grossir ce groupe agressif. Certains se montrent alors très hostiles et les coups commencent à pleuvoir :

  • Pierre Buisson, l'un des paysans antagonistes, vitupère " C'est un Prussien, il faut le pendre, il faut le brûler".
  • Les frères Campot, Etienne et Jean, stimulent la foule et portent les premiers coups, ce qui déclenche l'agression collective.

Alain de Monéys se défend, aidé par deux habitants qui tentent, en vain, de le mettre à l'abri, mais les assaillants sont bien trop nombreux, alcoolisés et haineux.

  • François Chambord décide alors de pendre Alain de Monéys à un cerisier. L'arbre est trop fr^le et la tentative de pendaison échoue.
  • Les paysans le frappent cruellement
  • Il est torturé, reçoit des coups de sabot et de bâton.
  • On tente même l'écarteler.
  • A l'agonie, Alain de Monéys est trainé jusqu'à une marre asséchée où il est immolé.

L'autopsie confirmera que la victime a été brulée vive, c'est horrible mais le pauvre homme était encore vivant lorsqu'il s'est enflammé...

Sur ordre du juge Marchenaud :

  • Une cinquantaine de personnes est interpellée puis interrogée
  • 21 personnes sont inculpées

- 13 décembre 1870 : Comparution des prévenus devant le Tribunal de Périgueux.

L'acte d'accusation détermine la responsabilité indéniable de :

  • Chambord
  • Buisson
  • Jean Campot
  • Léonard dit Piarrouty
  • Mazière

et ils sont condamnés pour homicide commis avec préméditation. Les autres accusés sont jugés pour complicité.

- 21 décembre 1870 : Ça ne traîne pas ! Après délibération du jury, la cour condamne quatre accusés :

  • François Chambort à la peine de mort
  • Pierre Buisson à la peine de mort.
  • Jean Campot à une peine de travaux forcés à perpétuité en Nouvelle-Calédonie.
  • Les autres accusés sont condamnés à des peines allant de 8 ans de travaux forcés à un an de prison.

L'un des accusés, Thibaud Limay, est acquitté mais envoyé en maison de correction. 

- Matin du 6 février 1871 : La guillotine devait être installée au lieu de l'ancienne mare desséchée, endroit où s'est déroulée l'immolation d'Alain de Monéys. Le terrain ne s'y prêtant pas, trop accidenté, l'échafaud fut dressé dans la halle aux bestiaux.

Des témoins qui furent cités au procès et des responsables du lynchage, affirmeront que certains agresseurs ont consommé la chair grillée du malheureux.

Certains participants se sont vantés :  " Nous avons fait griller à Hautefaye un fameux cochon".

Un témoin affirme avoir entendu le maire Bernard Mathieu déclarer " Faites ce que vous voudrez, mangez-le si vous voulez ! ".

Le maire niera farouchement ces propos.

Un protagoniste regretta : " de voir s'écouler la graisse du corps de la victime sans pouvoir la recueillir ".

De là à affirmer qu'il s'est produit du cannibalisme dans cette affaire, il y a tout de même un gouffre !

D'autres sons de cloche :

- Sur un malentendu, on l'aurait entendu dire "A bas la France", raison pour laquelle il aurait été lynché, torturé, brûlé vif et même mangé par des villageois qui le connaissent depuis l'enfance.

- Pris pour un "Prussien", il subit un atroce supplice : le maréchal ferrand lui cloue des fers aux pieds, un voisin lui enfonce sa fourchette dans l'oeil, il est écartelé par ceux-là même qu'il avait salués à son arrivée deux heures plus tôt.

 

Les mystérieux meurtres du lac Victoria en Ouganda

Vingt et un corps de femmes ont été découverts à la périphérie de Kampala et à Entebbe.

Sur le terrain, la police patauge.

Depuis un peu plus de trois mois une série de meurtres de femmes prend désormais une tournure politique.

- 29 et 30 mai 2017 : Quatre corps de femmes sont trouvés à Nansana, périphérie ouest de Kampala.

Depuis mai, les corps affreusement mutilés d'au moins 20 femmes ont été retrouvés dans deux zones du comté de Wakiso. La plupart étaient jeunes et beaucoup ont été violées et étranglées, certaines ont été démembrées.

La police ougandaise n'a aucune piste malgré l'interpellation de dizaines de personnes ces dernières semaines. Une douzaine d’agressions sexuelles suivies de meurtres, quatre cas de violences domestiques, une vendetta familiale et quelques assassinats à caractère rituels, selon le porte-parole de la police, Asan Kasingye. Ces crimes n’avaient jusqu’à maintenant pas de liens directs entre eux.

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- Jeudi 07 septembre 2017 : Un homme d’affaires d’Entebbe a été arrêté, après avoir été dénoncé par des voisins. Son portable contenait des photos de femmes ressemblant à certaines victimes mais il a affirmé qu'elles lui avaient été envoyées par un inconnu. Le commandant de police de la division à déclaré : " Nous suspectons qu’il y a une organisation derrière ces crimes ". Des similitudes entre les crimes commis à Entebbe, ont été dévoilées par la Presse locale : visages tuméfiés des victimes, introduction de bouts de bois dans les zones génitales.

- Jeudi 07 septembre 2017 : Selon le ministre de l’intérieur, qui s’est exprimé ce jour devant le Parlement, un des suspects officiellement inculpé serait lié aux Illuminati, une secte sataniste.

Officiellement, neuf corps ont été retrouvés autour de Katabi. Mais un journaliste local, Georgewilliam Kakooza, pense que le chiffre réel est bien plus élevé.

"Les premiers corps ont été trouvés en février, mais personne n'a remarqué les similitudes. Certaines des femmes étaient des prostituées et elles étaient pauvres", explique-t-il.

Suite à la découverte du vingt et unième cadavre à Nansana, une pétition Internet a été créée, et le Parlement a décidé de cesser ses activités tant que le gouvernement ne prendrait pas de dispositions efficaces.

Le général Jeje Odongo, ministre ougandais de l’intérieur, a évoqué une autre piste que celle avancée jusque-là par la police :

" Dans le cas des meurtres de la municipalité de Nansana,huit des neuf femmes ont été assassinées par une bande criminelle à des fins de sacrifices rituels. Le principal suspect, Ibrahim Kawesa, a avoué qu’il avait été contraint par Phillips Tumuhimbise à tuer douze femmes pour obtenir du sang (…) dans le but d’accroître la richesse du commanditaire". Quant à ceux d’Entebbe, a poursuivi le ministre, ils seraient l’œuvre d’"un tueur en série qui s’appelle Katongole, lui-même lié aux Illuminati ".

Il faut avouer que c'est une accusation régulièrement utilisée lorsqu’on veut dénigrer une personne en Ouganda. Selon le Ministre, au moins 44 suspects ont déjà été arrêtés, dont 22 officiellement inculpés... Très curieux en effet ...

Rose est membre d'un groupe de surveillance d'une dizaine de personnes qui patrouille chaque nuit dans les environs de Katabi, sur une péninsule s'enfonçant dans le lac Victoria.

Elle explique avoir vécu toute sa vie à Katabi, à 35 km au sud-ouest d'Entebbe, mais parmi ceux qui l'accompagnent, certains sont des itinérants venus trouver un travail intérimaire.

"Ils viennent et partent, et on ne connaît pas la plupart d'entre eux", observe-t-elle. A 22h00, la patrouille, accompagnée d'un policier, se met en marche pour contrôler les voitures et les fouiller mais aussi pour vérifier les papiers d'identité.

"Depuis que nous avons commencé à patrouiller, il n'y a pas eu de corps", affirme Rose. Les patrouilleurs atteignent une carrière où de jeunes  enfants jouent au football dans la journée; ils s'arrêtent solennellement à l'endroit où le corps partiellement décomposé d'une femme de 31 ans, Faith Komugisha, fut découvert en juin.

"J'ai eu peur quand j'ai vu l'état dans lequel était le corps", admet Gilbert Besigye, le commandant de police qui accompagne la patrouille. "Sa peau était devenue blanche, elle avait un bout de bois dans les parties intimes, un sein avait été découpé, comme son visage. C'est comme si le tueur avait fabriqué un masque".

- Certains pensent à des "meurtres rituels"

Pour le porte-parole de la police nationale, Asan Kasingye, " il n'y a pas de tueur en série en liberté ". Il a récemment mis cause "un gang criminel organisé ayant de forts liens avec des meurtres rituels", lors d'une conférence de presse.

Le chef de la police ougandaise, Kale Kayihura, a assuré quant à lui "maîtriser la situation". Sûr que ça rassure !


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