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27 juin 2018

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Le SPHINX

Page créée le 03 mai 2018, mise à jour le 04 mai 2018

 

Doté d’un corps de lion et d’une tête d’homme,

il est devenu le symbole d’une controverse opposant les égyptologues aux géologues.

 

LE SPHINX

Le grand Sphinx de Gizeh est appelé par les Egyptiens "Abu al-Hol " qui signifie : " Père de la terreur ".

Le Sphinx fait face au soleil levant lors des deux équinoxes.
Il a été taillé d’un seul bloc, dans une crête de calcaire. Cette crête comprend un mamelon de roche dure surplombant d’une dizaine de mètres le reste du site. C’est dans ce mamelon que la tête et le cou du sphinx ont été sculptés. Le corps a été taillé dans le calcaire environnant et il
est composé de plusieurs parties distinctes dont chacune ptopose une couleur différente.

Situé sur le chemin menant à la Pyramide de Khephren, ses principales dimensions sont :

  • longueur de 73,5 mètres
  • hauteur de 20,22 mètres
  • largeur maximale de 14 mètres
  • hauteur de la tête 5,20 m
  • largeur du visage 4,15 m
  • largeur de la bouche seule 2,32 m
  • hauteur de l'oreille 1,40 m
  • hauteur du nez : 1,70 m.

Le temps a gravement abimé le grand Sphinx, en particulier à cause de l’érosion provoquée par le sable qui s’amoncelle constamment et qui provoque les 'vagues' qui recouvrent à présent tout le corps. L’homme est également responsable de mutilations : le nez et la barbe ont été cassés par les Mameloukes* qui se servaient de la statue comme cible pour leurs essais militaires ! La barbe est au British Museum de Londres et le nez n’a jamais été retrouvé.

Aujourd'hui, des travaux de restauration sont en cours pour rendre à ce monument tout son éclat.

Ce lion couché à tête humaine était chargé de veiller sur la nécropole de Gizeh. Le visage tourné éternellement vers l'orient serait celui de Khephren recouvert de la coiffe de Nemes (coiffe rayée) réservée aux personnalités royales.
Entre ses énormes pattes se trouve une stèle de granit rose. Taillée directement dans le roc, elle raconte le songe de Thoutmosis IV. Le futur pharaon de la 18ème dynastie qui se reposait à l’ombre d’une pierre, lors d’une partie de chasse, aurait entendu dans un songe une divinité lui promettre la couronne d’Egypte s’il débarrassait le Sphinx du sable qui menaçait de le recouvrir. Thoutmosis, qui obéira, utilisera cet événement pour justifier sa légitimité.

La " stèle du rêve" de Thoutmôsis IV, entre les pattes du Sphinx.

Le texte de la stèle serait celui ci :

Un jour il advint que le fils royal Thoutmosis, qui allait se promener à l’heure de midi, se reposa à l’ombre de ce grand dieu ; la torpeur du sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il s’aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmosis ; je suis ton père, Horakhety-Khepri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t’appartiendra en sa longueur et sa largeur, et tout ce qu’illumine l’oeil brillant du maître de l’Univers. (...) Voilà que maintenant le sable du désert me tourmente, le sable au dessus duquel j’étais autrefois ; aussi hâte-toi vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire.

*Mameloukes : Ils sont issus de la garde servile du sultan Ayyoubide qu'ils renversèrent en 1250 à l'occasion de la 7ème croisade. L'histoire de cette dynastie non héréditaire se divise en deux lignées, les Bahrites (1250-1382) et les Burjites (1382-1517). Ils régnèrent sur l'Égypte, la Syrie et le Hedjaz, vainquirent les Mongols à Aïn Jalut (1260), devinrent les protecteurs des Abbassides rescapés, dont ils recueillirent un descendant à qui ils donnèrent le titre de calife. Ils conquirent les dernières possessions des Francs au Levant. Les Ottomans mirent fin à cette dynastie en 1517.

 

Pour le moment, tous les ouvrages de référence relatent les mêmes faits et la même chronologie :

Le sphinx aurait été sculpté vers 2 500 avant notre ère par Khephren et à son image. Ce monument serait l’image symbolique du roi Khephren mais également le gardien de la nécropole de Gizeh. (Référence Les sites archéologiques Editions Gründ)

En octobre 1992, Schoch présenta ses travaux à la convention annuelle de la Geological Society of America.
Son rapport était clair :

" L’érosion du Sphinx, comparée à celle des tombes de l’Ancien Empire, qui se trouvent à 200 mètres, signifie qu’il a des milliers d’années de plus que les tombes et donc que les pyramides.
Les traces d’érosion sont dues à la pluie et non au vent
".

- Aucun des géologues présents à l’assemblée ne réfuta les preuves apportées.

- Par contre, les égyptologues crièrent au scandale quand Schoch attribua un âge d’environ 7 000 ans avant notre ère au Sphinx.

Une chose est certaine, quelle que soit la date exacte, l’étude du climat au Sahara permet d'affirmer sans nulle contestation que ce monument n’a pas pu être érodé par la pluie à partir de 2 500 avant notre ère.

Dans cette affaire subsiste un paradoxe inouï, il est évident que  les géologues n’ont aucun intérêt à préciser une date plutôt qu'une autre ou à falsifier des résultats d'analyse et pourtant les égyptologues refusent catégoriquement de prendre en considération les preuves apportées :

  • Les traces d’une érosion éolienne ne sont absolument pas comparables à celles d’une érosion causée par la pluie.

ce qui semble fortement ennuyer les égyptologues.

Considérant la théorie officielle, des ouvrages de référence mentionnent que le Sphinx a été sculpté à l’image de Khephren :

  • Un groupe d’experts légistes de la police new-yorkaise réfute toute ressemblance entre les deux visages.

Selon la méthode employée lors des enquêtes criminelles délicates, la reconstitution faciale des deux visages conclue que :

" Le Sphinx n’est en aucun cas un portrait de Khephren".

Cette théorie est à l'évidence difficile à accepter par les égyptologues. Admettre une date antérieure à 3 500 avant notre ère, quant à la construction du sphinx, revient à considérer que l’histoire de l’Egypte ancienne, dans sa globalité et telle qu’elle est inculquée dans les universités, est entièrement fausse. Oups !
Notre évolution ne serait donc pas celle qui nous est enseignée officiellement depuis toujours ?

Un véritable capharnaüm, un cataclysme dans les théories conventionnelles, une remise en cause planétaire !

Une première objection des égyptologues  :

" Si le Sphinx a été construit par une civilisation inconnue et plus ancienne que celle des égyptiens, que sont devenus les vestiges de cette civilisation ? ".

Ce qui est tout à fait recevable mais n'annihilie nullement le rapport des géologues qui est, malheureusement pour les historiens, irréfutable.

  • Khephren n’a pas pu construire ce monument.
  • Mais il l’a de toute évidence restauré.

Il est inconcevable que des "scientifiques" refusent des éléments irréfutables qui mèneraient à la vérité. Nous avons le droit de savoir, et les historiens n'ont qu'à mettre leur orgueil de côté lorsqu'il s'agît de rectifier des inexactitudes probantes. Comme beaucoup d'entre nous, je suis atterré par ce manque de discernement et encore plus suspicieux envers certaines catégories " d'enseignants". Peu de gens intègres ont en réalité respecté les populations, préférant les laisser dans l'inculture que de leur transmettre l'authenticité de l'Histoire...

Image illustrative de l'article Houni

Le pharaon Houni de la 3ème dynastie, par exemple, a franchement le type malien. Les bâtisseurs supposés des pyramides de la 4ème dynastie aussi, et leurs noms originaux ont vraiment une consonnance africaine

Sans crier au complot, c'est une fois de plus la preuve qu'on nous balade pour mieux nous exploiter et que nous sommes corvéables à merci tant physiquement que mentalement. Ce n'est que mon opinion mais elle a le mérite de reléver de constats édifiants au fil de ce site... et de mes expériences...

D'ailleurs l’égyptologue français E. Amélineau du Collège de France a entrepris d’énormes fouilles dans la région d’Abydos (sud de l’Egypte) :

Son véritable but fut de découvrir la population venue du sud, ayant fondé la civilisation égyptienne, sous la direction de Narmer (le Pharaon unificateur de la Haute et de la Basse Egypte, vers 3 200 avant J. C.). Ses résultats ont levé le voile sur l’une des pages de l’histoire de l’humanité : l’épopée du peuple ANOU.

Suite à ses travaux, Amélineau avait déclaré :

"Des diverses légendes égyptiennes, j’ai pu conclure que les populations établies dans la vallée du Nil, étaient de race nègre, puisque la Déesse Isis est dite être née sous la forme d’une femme rouge noire, c’est à dire, ainsi que je l’ai expliqué, avec la couleur café au lait que présentent certains individus de race nègre dont la peau semble avoir des reflets métalliques de cuivre" ( extrait de "Prolégomènes à l’étude de la religion égyptienne", 1916, éd. Leroux).

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Il a démontré ainsi que la population africaine qui a colonisé la vallée du Nil se nommait les "Anous". Descendant graduellement le Nil ce peuple a fondé (entre autre) les villes d’Esneh, d’Erment, de Qouch et surtout d’Héliopolis. Il prouve que le symbole fondamental permettant d’écrire le nom des Anous (aounou, iounou), à savoir le pilier (iou), est utilisé pour écrire le nom des villes citées ci-dessus :

  •  iounet = Enesh,
  •  iounaswt = Hermonthis,
  •  iounou = Héliopolis, etc.

Analyse logique puisque le pilier IOU des IOUNOU ou ANOUS a été utilisé pour identifier spécifiquement le peuple fondateur de ces villes. Il écrit dans ses "Fouilles d’Abydos" :

"Toutes ces villes ont le signe caractéristique qui sert à écrire le nom des Anous. C’est aussi dans un sens ethnique qu’il faut expliquer l’épithète d’Anou appliqué à Osiris. En effet, dans un chapitre qui sert d’introduction aux hymnes à Ra et contient le chapitre XV du Livre des Morts, il est dit en parlant d’Osiris, "Salut à toi ! ô Dieu Ani dans la contrée montagneuse d’Antem, ô grand Dieu épervier de la double montagne solaire" (...) Si Osiris était d’origine nubienne, quoique né à Thèbes, il serait facile de comprendre pourquoi les évènements de la lutte entre seth et Horus se déroulent en Nubie. Quoi qu’il en soit, il est frappant que la déesse Isis, d’après la légende, ait précisément la couleur de peau qu’ont toujours les Nubiens, que le Dieu Osiris ait pour épithète ce qui me semble un ethnique indiquant son origine nubienne, observation qui ne me semble pas avoir été faite encore".

Comme le souligne le professeur sénégalais Cheikh Anta Diop (dans Nation nègre et culture), en langue africaine "diola", "An" signifie "Homme" ; Ainsi, Anous voudrait tout simplement dire "les hommes".

De plus :

  • Ani ou Oni désigne, le titre du roi du Nigéria (c’est aussi le titre d’Osiris)
  • Añi est aussi le nom d’un peuple de la Côte d’Ivoire dont les rois portent le titre d’Ammon.

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Ce ne sont pas des coïncidences mais des liens historiques. Les Anous, peuple d’agriculteurs et d’éleveurs de bétails, s'avèrent être les fondateurs de la civilisation Egyptienne. Amélineau souligne :

"Ces Anous, nous l’avons vu par la tablette du Caïre, étaient une population agricole, faisant de l’élevage en grand, le long du Nil dans des villes murées où ils s’enfermaient pour se défendre. C’est à cette population que l’on peut attribuer sans crainte d’erreur, les livres les plus anciens de l’Egypte, le Livre des Morts et les Textes des Pyramides par conséquent, tous les mythes ou enseignements religieux, je dirai presque les systèmes philosophiques déjà connus et qui sont toujours appelés égyptiens (...) Ils avaient déjà fait l’essai de l’écriture, car toute la tradition égyptienne attribut cet art à Thot, le grand Hermès, qui était un Anou, comme Osiris qui est appelé proprement l’Onien (...) Il est donc certain que ce peuple connaissait déjà les principaux arts ; il en a laissé la preuve dans l’architecture des tombes d’Abydos, notamment de la tombe d’Osiris et dans ces tombes ont été trouvés des objets portant la marque indélébile de leur origine, comme les ivoires sculptés, comme cette petite tête nubienne qui fut rencontrée dans une tombe voisine de celle d’Osiris, comme les petits récipients en bois ou en ivoire en forme de tête de félin, tous documents publiés dans le premier volume de mes "Fouilles d’Abydos" (...) La civilisation égyptienne, cela ressort parfaitement de ce qui précède, est non d’origine asiatique, mais d’origine africaine, d’origine négroïde quoique cette assertion puisse paraître paradoxale. On n’est pas habitué, en effet, à doter la race nègre ou les races voisines de trop d’intelligences, d’assez d’intelligence même pour avoir pu faire les première découvertes nécessaires à la civilisation, et cependant, il n’y a pas une seule des tribus habitant l’intérieur de l’Afrique qui n’ait possédé et qui ne possède encore l’une quelconque de ces premières découvertes ! "

D'ailleurs statues et bas-reliefs sont aussi des sources précieuses d’information à ce sujet. Amélineau les analyse aussi objectivement 

"On y voit quatre femmes habillées de longs jupons, en tout semblables à ces négresses que l’on représente encore dans les tombes de la XVIIIème dynastie, dans le tombeau de Rekhmara notamment (...) Les femmes d’origine nègre n’étaient pas dépaysées au milieu des animaux de leur pays et alors se pose de nouveau la question : comment les égyptiens de cette époque pouvaient-ils connaître les animaux spéciaux au centre de l’Afrique, ainsi que les habitants de cette Afrique centrale s’ils étaient des asiatiques, des sémites entrée dans la vallée du Nil par l’Isthme de Suez ? La présence constatée des animaux susdits et des nègres sur les ivoires que je viens de décrire n’est-elle pas la preuve convaincante que les conquérants de l’Egypte étaient venus du centre de l’Afrique ?" (Tiré de Prolégomènes).

La remarque d’Amélineau relative au pilier "iou" (flèche surmontée de deux plumes ou deux roseaux), signe distinctif des Anous, a été consolidée, comme l’a souligné l’égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop lors de la conférence du Caire en 1974, par la découverte du professeur Petrie à Abydos, d’une image représentant un Anou. Il a par ailleurs aussi attesté que les principales villes égyptiennes comportent bien dans leur rédaction l’insigne des Anous, le pilier "on" ; "ou", "iou". Ceci concorde même avec les rituels sacrés égyptiens.

En effet, chaque année, les Egyptiens réalisaient un grand pèlerinage vers la Nubie, leur terre d’origine, en portant les statuts de leurs Dieux et en réalisant 3 arrêts (ou stations) significatifs :

  • 1ère station : iounou resit (Héliopolis du sud).
  • 2ème station : iounou ta séti (Héliopolis de la terre de Nubie).
  • 3ème station : iounou ta neterw (Héliopolis de la terre des Dieux). Elle se trouve dans la région d’origine des nubiens-éthiopiens, celle où les Dieux ont crée leurs ancêtres, près de la région des grands lacs.

Le premier Nôme d’Egypte se trouve aussi en terre nubienne.

Source : http://kamitewoman.over-blog.com

D'autres vont plus loin :

Certains historiens avancent que le grand Sphinx de Gizeh pourrait être l’entrée d’une cité souterraine secrète construite par une civilisation perdue. C’est une théorie provocante qui ne peut pas être facilement écartée.

 

Deux d'entre-eux, Gerry Cannon et Malcolm Hutton, suggérent que le Grand Sphinx de Gizeh avait une jumelle, une nouvelle théorie plutôt controversée  : Ils croient qu’une ville souterraine est cachée sous le Sphinx. (The Giza Plateau Secrets and a Second Sphinx Revealed),  et que d’anciens tunnels forment un immense labyrinthe qui mène à une métropole souterraine.

Cannon et Hutton pensent également, mais comme beaucoup d'historiens, que la tête du Grand Sphinx a été changée depuis sa construction. Ils soulignent que, tandis que le corps du Sphinx est fait de calcaire, la tête est taillée dans une substance fabriquée par l’homme.

tête du grand sphinx

Le Sphinx où l'on remarque une anfractuosité au-dessus de la tête.Photo Crédit : Garry Cannon

La tête et la face du Sphinx ont dû être changées de sa forme originale bien après la première sculpture du monument. Il n’y a pratiquement aucun dommage et aucune érosion sur sa tête par rapport à son corps.” explique Cannon.

Ce qui est vrai et constaté par ceux qui l'ont étudié. Pourtant, les autorités égyptiennes nient avoir connaissance de telles découvertes. Selon elles, il est impossible d’enquêter sur ces allégations car les chambres sont bouchées, ou remplies d’eau.

Zahi Hawass, ancien ministre d’État chargé des antiquités, a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y avait rien sous le Sphinx :

" Le Sphinx a traditionnellement été daté du règne de Khafre, le bâtisseur de la seconde pyramide du plateau de Gizeh. Cette datation est basée sur son emplacement à proximité du complexe pyramidal de Khafre et sur la similitude de son temple, le temple du Sphinx, avec le temple inférieur de Khafre. En effet, de nouvelles preuves confirment que le Sphinx et son temple n’ont pas été inclus dans le plan original développé par Khufu, mais ont été intégrés dans le plan comme une nouvelle composante architecturale par son successeur, Khafre, probablement pour des raisons cultuelles."


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