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27 juin 2018

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ANIMAUX DISPARUS 1

Page en construction mise à jour le 1er mai 2018

 

Le LION de l'ATLAS

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Lionne et lion de l'Atlas

Le lion de l'Atlas ou lion de Barbarie était doté d'une crinière sombre et noire, beaucoup plus volumineuse que celle de ses cousins africains et couvrant jusqu'au milieu du ventre. C'est un félidé mesurant 3,30m/3,60m et 1,20m au garrot pour un poids de 200 à 240 kg.

Les Romains utilisaient des lions de Barbarie dans leurs amphithéâtres lors des combats de gladiateurs. Au Moyen Âge, les lions conservés dans la ménagerie de la Tour de Londres étaient des lions de Barbarie, (tests ADN sur les deux crânes conservés dans la tour depuis 1937).

Voici seulement un siècle, ce lion survivait encore à l'état sauvage au nord-ouest de l'Afrique : Algérie, Tunisie, et Maroc

Le dernier spécimen sauvage fut vraisemblablement abattu en 1942 à Taddert (versant nord du Tizi n'Tichka).

Lion, photographié en Algérie par Alfred Edward Pease vers 1893

L'espèce est éteinte à l'état sauvage mais quelques spécimens, (environ 90, descendants des lions de la ménagerie royale de Rabat au Maroc) sont encore conservés dans certains parcs zoologiques, comme ceux de Rabat où subsistent 22 ou 35 (?) spécimens très bien entretenus et même multipliés par 3 naissances, en décembre 2011.

 

LION du CAP

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L'unique photo connue d'un lion provenant du Cap. Jardin des plantes de Paris, en 1860.

Autrefois présent dans les prairies herbeuses du Sud de l’Afrique, les chasseurs ont réussi à éteindre cette espèce en 1865. Quel exploit !

Les mâles avaient une énorme crinière sombre, s'étendant derrière les épaules et couvrant le ventre, une frangefauve autour de la face, et des oreilles dont les extrémités étaient de couleur noire. Ils vivaient dans la province du Cap, dans les environs du Cap, où d’ailleurs les derniers spécimens sauvages ont été aperçus.

Son extinction est surtout due (devine ?) à la chasse. Les chasseurs de trophées s'en sont donnés à coeur joie pour le massacrer, son impressionnante crinière noire étant très appréciée. Le lion du Cap a disparu si rapidement après le contact avec les Européens qu'il est vraiment improbable que la destruction des habitats ait été un facteur important. Il était aussi victime de l'hécatombe de ses proies qui se raréfiaient depuis les safaris endiablés des destructeurs de la faune terrestre. Je suis agnostique, mais pourvu qu'il existe une justice immanente, sinon divine...

Chassé à outrance par les Boers, les colons anglais, les chasseurs tireurs de "tout ce qui bouge" et les sportifs qui l'ont tout simplement traqué jusqu'à l'extinction.

  • Le dernier spécimen aperçu à l'état sauvage fut tué en 1858.
  • Le dernier lion considéré comme un lion du Cap est mort en captivité en 1865.
  • En 1876, l'explorateur tchèque Emil Holub a acheté un (possible) jeune lion du Cap mais il est mort après deux ans de captivité.

Un mâle adulte atteignait 3 mètres de longueur et pesait 250 kg. Les femelles, plus petites mais toutefois corpulentes avait un poids moyen de 150 kg. Les jambes de ces fauves étaient proportionnellement plus courtes que celles des autres lions.

Un dessin à l'encre sur toile d'un lion du Cap de Rembrandt, datant de 1650 à 1652, actuellement situé dans le Musée du Louvre. Pour mieux se souvenir ?

 

Le TIGRE de BALI

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Tigre de Bali abattu à Gunung Gondol (nord-ouest de Bali, novembre 1911)

Le tigre de Bali (Panthera tigris balica), harimau Bali en indonesien ou samong (ancien balinais), était une espèce de tigre endémique à l'île de Bali en Indonésie. Espèce disparue avec le tigre de la Caspienne et le tigre de Java, le tigre de Bali s'est éteint fin 1937.

D'un poids plutôt faible comparativement à ces grands cousins : mâle adulte : 90 à 100 kg, femelle adulte : 65 à 80 kg. et d'une longueur de 2,20 à 2,30 m pour le mâle et 1,90 à 2,00 m pour le femelle, le tigre de Bali avait une courte fourrure de couleur semblable à ses cousins tigres mais avec moins de bandes que les autres sous-espèces et parfois même de petites taches noires entre les bandes. Des motifs propres à l'espèce ornaient sa tête.

La technique de chasse favorite consistait à utiliser un grand piège en acier dissimulé par une chèvre ou un muntjac servant d'appât, puis à tirer à bout portant sur le tigre. Quelle jouissance pour ces trépanés du cortex...

Pendant la période coloniale néerlandaise, des européens en provenance de l'Ile de Java ont organisé des parties de chasse désastreuses, ou plutôt des massacres jouissifs. Inspirés par une mentalité destructrice, ces sadiques, à l'instar d'E. Munaut, armurier de Surabaya qui a massacré à lui seul plus de 20 tigres de Bali, en quelques années.

Les derniers survivants ont été retranchés dans la partie ouest de l'île, notamment dans la zone qui deviendra le Parc national de Bali Barat, à partir de 1947. Une mesure bien trop tardive pour le tigre de Bali...

Le dernier survivant fut une femelle adulte, tuée le 27 septembre 1937 à Sumbar Kima dans l'ouest de Bali.

Les missions d'observation organisées depuis sont toujours restées vaines...

Le tigre de Bali n'a jamais pu être capturé vivant, ni filmé. Quelques crânes, des peaux et des ossements sont conservés dans certains musées,  le British Museum de Londres détient la plus grande collection, avec deux peaux et trois crânes.

 

Nesophontidae

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Cette famille d’insectivores est constituée d’un seul genre et 9 espèces dont tous les membres sont aujourd’hui éteints. Peu expansif, il ne demandait rien à personne et se la coulait douce à Cuba et dans les îles du coin en gobant des mouches, quand des Ibériques zélés ont débarqué avec leurs gros bateaux au début du XVIème siècle, quelques rats clandestins étaient du voyage et ont exterminé l'espèce en moins de temps qu'il ne faut pour le dire...

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Boa fouisseur de l'île Ronde

Bolyeria multocarinata, unique représentant du genre Bolyeria, est une espèce de serpents de la famille des Bolyeriidae. En français elle est appelée Boa de l'île Ronde de Dussumier, Boa fouisseur de l'île Maurice ou Boa fouisseur de l'île Ronde

Description de l'image Bolyeria multocarinata.jpg. 

Cette espèce est endémique de l'île Ronde, un îlot à quelques kilomètres au nord de l'île Maurice et n'a plus été observée depuis 1975, elle est présumée éteinte par l'UICN.

Le boa de l’Île Ronde, connu comme le Keel Scaled Boa, est une espèce en voie de disparition. C'est l’une des victimes, vers 1860, de l’invasion des rats, entre autres, sur l’îlot. Seul membre survivant de la famille des Bolyeriade , une variété unique à l'île Maurice et le seul vertébré de la planète à avoir deux articulations dans la mâchoire, une pour ouvrir et fermer la gueule, l’autre pour rabattre la mâchoire. Le plus long spécimen mesuré fait 1m50. Les femelles sont plus grandes et l’espèce a une durée de vie d’une trentaine d’années.

 

Photos lemauricien.com

Une équipe de spécialistes de la National Parks and Conservation Society (NPCS), sous l’égide du ministère de l’Agro-Industrie et de la Mauritian Wildlife Foundation (MWF), en collaboration avec les membres du Durell Wildlife Conservation Trust (DWCT) du Royaume-Uni, ont procédé en 2012 à la capture d’une centaine de boas sauvages de l’Île Ronde (Cassea Dussiemerii) en vue de les réintroduire sur le Coin de Mire. Ces boas sauvages retrouveront le Coin de Mire, plus de 150 ans après avoir failli s'éteindre, soit depuis 1860. L’éradication des rats de cet îlot situé au large des côtes nord du pays, à permis cette réintroduction.

 

Le RHINOCEROS NOIR

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Le Rhinocéros noir (Diceros bicornis), qui vit en Afrique, est la seule espèce du genre Diceros, l'un des quatre genres de rhinocéros. Le rhinocéros noir d'Afrique de l'Ouest, sous-espèce Diceros bicornis longipes, fut déclarée éteinte le par l'UICN.

Le plus petit des deux espèces de rhinocéros africains, c'est un herbivore qui peut atteindre une longueur de 3,50 m et une hauteur au garrot de 1,60 m pour un poids de  . Le record est détenu par un mâle pesant 2896 kg. Il possède deux cornes, celle de devant étant un peu plus longue (50 cm, et dans des cas exceptionnels plus de 1 m). L'odorat est très développé et l'ouïe est bonne, contrairement à la vue qui est désastreuse, le rhinocéros ne distingue vraiement les formes que jusqu'à une distance de 20 mètres. Il peut pourtant dépasser une vitesse de 50 km/h à la course et se révèle plutôt agile au vue de sa masse. La lèvre supérieure du rhinocéros noir est adaptée pour saisir le feuillage en l'arrachant tandis que celle du rhinocéros blanc est plate et convient beaucoup mieux pour brouter de l'herbe.

Le rhinocéros noir a déjà été réintroduit en Afrique du Sud, au Malawi, au Swaziland et au Rwanda car les populations locales y avaient été exterminées.

De 1970 à l'an 2000, la chasse moderne a décimée la population du rhinocéros noir et l'espèce est devenue très rare. Le braconnage a eu raison des récalcitrants car il a continué à alimenter un commerce profitable. La corne du rhinocéros est extrêmement convoitée par des acheteurs d'Extrême-Orient ou yéménites, qui sont disposés à la payer des sommes considérables pour deux raisons spécifiques :

  • La médecine chinoise traditionnelle (TCM) lui prête, une fois réduite en poudre, des vertus médicinales visant à accroître la puissance sexuelle et à faire baisser la fièvre.
  • Au Yémen, c'est l'orgueil qui l'emporte car un poignard à manche en corne de rhinocéros noir est un symbole traditionnel de virilité que tout membre de l'élite sociale se doit de posséder.

Des garde-chasses de certaines régions ont pensé endormir les rhinocéros pour leur couper les cornes afin de les protéger des bracos mais en vain. La méthode s'est révélée inutile car les braconniers n'hésitaient pas à abattre l'animal privé de cornes pour ne pas perdre de temps à suivre à nouveau sa trace. Il a fallu garder certains rhinocéros noirs 24/24h par des garde-chasses armés.

  • En 1970 les animaux viennent de captures de jeunes, telles qu'on les pratiquait en Afrique jusqu'à ces années 1970. Pour ces captures, il était fréquent d'abattre la mère pour l'empêcher de protéger son petit.
  • en 1970 on pense qu'il y avait encore 65 000 à 70 000 rhinocéros noirs
  • en 1980 il n'en restait plus que 15 000
  • en 1980, en République centrafricaine, il y avait encore 3 000 individus qui ont été exterminés en seulement quelques années.
  • en 1990 environ 3 000
  • en 1995, le nombre est tombé à seulement 2 500
  • En 2001 il restait sur l'ensemble de l'Afrique une population de 3 100 rhinocéros noirs
  • en 2004, il est remonté à 3 600

- Des chiffres tragiques : 1 238 en Namibie, 437 au Kenya, très rares en Tanzanie...

- Le rhinocéros noir a totalement disparu de beaucoup de pays.

- Le rhinocéros noir, victime du braconnage, a maintenant disparu d'Afrique occidentale

- Une étude de 2006 n'a pas pu trouver de représentant vivant au Nord Cameroun et a avancé l'hypothèse que la sous-espèce du rhinocéros noir d'Afrique de l'Ouest était éteinte.

- En novembre 2011, cette sous-espèce fut déclaré officiellement éteinte par l'UICN.

Le sauvage libre étant éradiqué, il reste les captifs :

  • Depuis 1941, un élevage de rhinocéros noirs est couronné de succès au zoo de Chicago
  • En 1956 le premier jeune rhinocéros européen est né à Francfort-sur-le-Main.
  • Le jardin zoologique de Berlin est connu dans le monde entier pour son élevage et ses naissances régulières.

 

 


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