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20 mai 2018

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ANIMAUX DISPARUS

 

Page en construction Créée en 2015  Mise à jour le 30 avril 2018

En 2017 : sur les 91523 espèces étudiées, 25821 sont classées menacées.

Parmi ces espèces :

  • 41% des amphibiens
  • 13% des oiseaux
  • 25% des mammifères

sont menacés d’extinction au niveau mondial. C’est également le cas pour :

  • 31% des requins et raies
  • 33% des coraux constructeurs de récifs
  • 34% des conifères.

Dans cet état des lieux, la France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées : au total, 1235 espèces menacées au niveau mondial sont présentes sur notre territoire, en métropole et en outre-mer.

Source UICN http://uicn.fr/liste-rouge-france/

D'autres se sont déjà éteintes :

Le rhinocéros blanc

Le dernier rhinocéros (mâle) blanc s’est éteint en mars dernier à l’âge de 45 ans. Il s’agissait de l’unique survivant de son espèce. Sa disparition est due aux braconnages importants entre les années 1970 et 1980. La situation était devenue très critique pour l'animal au cours des dernières 24 heures de sa vie. Sudan, qui pesait 2,2 tonnes, n'arrivait plus à se relever et pour éviter que sa souffrance ne se prolonge, l'équipe de soignants a donc décidé de l'euthanasier, non sans une grande émotion. Sudan avait 45 ans. C'est très âgé pour un rhinocéros (en âge humain, 90 ans). D'une certaine façon, il est mort de vieillesse. Sudan souffrait de dégénérescences musculaires et osseuses et aussi d'infections.

Sudan, le tout dernier rhinocéros blanc mâle du Nord est donc mort. L'annonce a été communiquée mardi 20 mars 2018 par ses gardiens : il est mort le 19 mars 2018 et il ne reste plus que deux femelles : sa fille et sa petite-fille.

Dans les années 1990 et au début des années 2000, les derniers survivants, quelques dizaines, dans le parc national de Garamba en République démocratique du Congo, ont été tués pour financer des groupes militaires. Le dernier rhinocéros blanc du Nord en liberté aurait été croisé en 2006. En 2008, le WWF déclarait la sous-espèce comme éteinte à l'état sauvage.

" Sudan était le dernier rhinocéros blanc du Nord né à l'état sauvage", a rappelé le directeur du zoo Dvůr Králové qui l'avait accueilli en République tchèque jusqu'en 2009, soulignant que "sa mort est un symbole cruel du mépris humain pour la nature, ce qui a attristé tous ceux qui l'ont connu ".

Un espoir peut-être : Quand Sudan est né en 1973 dans le parc national de Shambe au Soudan du Sud, il y avait encore 700 rhinocéros blancs du Nord sur la planète. A sa mort, il ne reste plus que... 2 femelles en vie, Najin et Fatu, toutes deux incapables de se reproduire mais pour lesquelles "la science peut tenter de prendre le relais".

Combien d'espèces doivent encore disparaître avant que nous réagissions ?

 

« C’est avec une grande tristesse qu’Ol Pejeta Conservancy et le zoo de Dvůr Králové annoncent que Sudan, le dernier rhinocéros blanc du Nord, âgé de 45 ans, est décédé à Ol Pejeta Conservancy au Kenya le 19 mars 2018 », a annoncé sur Twitter Ol Pejeta avec cette photo. © Ol Pejeta Conservancy

Le quaggua

Le quaggua d’Afrique du Sud, cette sous-espèce du zèbre, a malheureusement été victime de la chasse à grande échelle dans le pays.

Les quaggas ont disparu au XIXe siècle, massacrés par les chasseurs de l'ère coloniale : le dernier est mort dans un zoo à Amsterdam en 1883.

Des scientifiques font désormais revivre l'espèce en Afrique du Sud, en sélectionnant et en croisant des zèbres, rayés noir et blanc du museau au ventre, mais brun clair uni sur le postérieur. Cet animal semi-rayé est le fruit du travail d'une poignée de scientifiques qui, depuis 30 ans, fait se reproduire des zèbres des plaines moins rayés que les autres, pour concentrer les gènes "sans rayures". La cinquième génération est en tout point semblable au quagga. Les quaggas qui broutent de nouveau dans la vallée de Riebeek n'ont pas été soumis aux traitements qui permettent de donner naissance à des zébroïdes (croisement d'un zèbre avec un autre équidé, jument ou âne par exemple), qui sont des créatures hybrides en général infertiles. Les quaggas du XXIe siècle, eux, vont se reproduire. Pour ou contre, bonne ou mauvaise nouvelle, seul l'avenir le dira...

 

AUROCH

Crâne d'auroch

L'aurochs ou ure, est apparu en Inde au Pléistocène inférieur, il y a environ deux millions d'années et trois sous-espèces se sont largement répandues à travers l'ancien monde :

  • les aurochs européens et moyen-orientaux (Bos primigenius primigenius) ;
  • les aurochs asiatiques ou indiens (Bos primigenius namadicus) ;
  • les aurochs nord-africains " (Bos primigenius africanus, opisthonomous, mauretanicus) ".

L'aurochs de Sicile avait ainsi une taille très inférieure (20 %) aux aurochs continentaux.

L'urus avait la couleur et la morphologie d'un taureau, d'une taille légèrement inférieure à celle d'es éléphants.

  • On ne comptait plus qu'une trentaine aurochs en 1564, vivant en liberté surveillée dans la forêt de Jaktorów, en Pologne.
  • Victimes de maladies apportées par les bovins domestiques, il ne restait que trois mâles et une femelle en 1602.
  • Le dernier mâle est mort en 1620
  • La dernière femelle, dernier aurochs vivant connu, est morte en 1627.

Les principales causes de l'extinction étant, bien sûr, la chasse, la diminution de l'habitat en raison du développement de l'agriculture, et les épidémies provoquées par le bétail domestique.

D'une taille de 1,70 m à 2 mètres, brun-noir, avec une raie pâle sur le dos et une zone plus claire autour du museau. Des cornes de 62 cm à 120 cm, en forme de lyre, inclinées à 60°. Beau trophée, hein, assassin ?

Auroch reconstitué (ce terme est affreux)

L'aurochs reconstitué ou aurochs de Heck : la taille est inférieure à celle de l'aurochs sauvage, les cornes sont nettement plus petites, et la couleur est généralement plus claire. Même si la race "Aurochs reconstitué" a morphologiquement de l'allure et, malgré ce que voudraient leurs créateurs les frères Heck, il est difficile de la comparer avec l'espèce "Aurochs primitif ".

Des scientifiques sont parvenus à faire naitre une génération de zèbres aux caractéristiques similaires à celles du quagga. Une sous-espèce caractérisée par un arrière-train sans rayure, disparue au XIXe siècle. Une équipe de scientifiques a réussi à faire revivre le quagga, ou du moins une version génétiquement semblable à cette sous-espèce de zèbre disparue au XIXe siècle. Cette dernière était caractérisée par un postérieur de couleur beige dépourvu de rayures. Elle évoluait dans les montages escarpées de l’ouest du Cap, en Afrique du Sud, il y a encore quelques siècles.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/quagga/le-quagga-une-espece-eteinte-depuis-130-ans-revient-a-la-vie-en-afrique-du-sud_art37251.html
Copyright © Gentside Découverte
Des scientifiques sont parvenus à faire naitre une génération de zèbres aux caractéristiques similaires à celles du quagga. Une sous-espèce caractérisée par un arrière-train sans rayure, disparue au XIXe siècle. Une équipe de scientifiques a réussi à faire revivre le quagga, ou du moins une version génétiquement semblable à cette sous-espèce de zèbre disparue au XIXe siècle. Cette dernière était caractérisée par un postérieur de couleur beige dépourvu de rayures. Elle évoluait dans les montages escarpées de l’ouest du Cap, en Afrique du Sud, il y a encore quelques siècles.

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/quagga/le-quagga-une-espece-eteinte-depuis-130-ans-revient-a-la-vie-en-afrique-du-sud_art37251.html
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Le tigre de Java

De petite taille, il se caractérisait par une robe aux rayures fines et serrées, un museau long et étroit avec des carnassières longues. Le tigre de Java aurait été déclaré comme espèce éteinte depuis 1994, la faute à la destruction massive de la forêt qui l’abritait, achevant de lui faire perdre son habitat naturel. J'ajouterai le braconnage, la chasse "sportive", et la destruction pour de simples "fétiches". A gerber !

  • En 1822, le gouvernement emploie des chasseurs professionnels contre le Tigre de Java.
  • Il est estimé qu'entre 1830 et 1860, environ 1 250 tigres et léopards sont mis à mort chaque année à Java.
  • Les Tigres de Java sont quant à eux responsables de 120 décès annuels en 1860 et 30 décès annuels dans les années 1900.
  • Le Tigre de Java est absent sur une grande partie de l'île à partir des années 1940 : la population est estimée à 200 à 300 tigres.
  • Durant les années 1960, les maladies déciment les populations du Cerf rusa (Rusa timorensis), la proie principale du Tigre de Java.
  • Les sangliers, autres proies, sont empoisonnés en masse par des campagnes gouvernementales.
  • À la fin des années 1960, il est toujours possible de tirer des tigres à Banyuwangi dans le Java oriental.
  • Après les insurrections civiles de 1965, et les derniers tigtes tués par des groupes armés, plus aucune observation n'est rapportée.
  • En 1971, une vieille femelle est abattue dans une plantation près du Meru Betiri, la plus haute montagne de l'île.
  • En 1976, des empreintes de trois à cinq Tigres de Java sont relevées à l'est du parc du Meru Betiri.
  • En 1987, une expédition relèvent des fèces, des marques de grattage et des empreintes.
  • L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classe le Tigre de Java comme éteint (EX) depuis 2003...

Le corps et l'âme du tigre avaient (et ont encore) des vertus médicales dans les croyances de Java occidental. À l'Est de Java, on pense que le tigre possède un os en forme d'étoile appelé sengkel, qui contient sa force. Cet os serait situé dans l'épaule gauche et disparaîtrait une heure après la mort. Utilisé comme amulette, il confèreeait une force surhumaine. Une raison supplémentaire du braconnage.

Villageois posant devant un tigre mort

Tigre de Java abattu à Malingping dans la province de Banten en 1941.

 

LE PUMA AMERICAIN

 

Le puma de l'est américain a été déclaré officiellement éteint aux Etats-Unis.

C'est un acte de décès. Le puma de l'est américain a été déclaré mercredi officiellement éteint par les Etats-Unis. Aussi appelé cougar aux Etats-Unis, cet animal était sur la liste des espèces menacées depuis 1973 mais sa disparition était suspectée depuis les années 1930. 

L'OURS D'ATLAS

Cette espèce s’est tragiquement éteinte à la fin du 19ème siècle, suite à la destruction de leur habitat et à la chasse pour le sport.

L’Ours de l’Atlas (Ursus arctos crowtheri ou Ursus crowtheri) était une sous-espèce de l’ours brun, jadis présente dans l’Atlas, de la Tunisie au Maroc. Les derniers individus sont semble-t-il morts à la fin du XIXe siècle.

D’après les descriptions des XVIIIe et XIXe siècles, l’ours de l’Atlas était moins grand que les autres ours bruns, avait un museau plus plat et une fourrure presque noire. Certains considèrent l’ours de l’Atlas comme une espèce en soi (Ursus crowtheri) mais cette hypothèse est réfutable, aucun individu n’ayant été conservé.

Les premières descriptions scientifiques de l’animal datent du XVIIIe siècle mais la population était déjà très réduite car les ours avaient été chassés et leur habitat détruit. Vers 1830, le roi du Maroc en possédait un et un autre fut donné au jardin zoologique de Marseille : c’est précisément ce dernier individu qui fut étudié scientifiquement. Le dernier spécimen aurait été tué à la frontière maroco-algérienne dans les années 1870.

 

Le grizzli de Californie

Le dernier spécimen de grizzli de Californie aurait été abattu en 1922. C’était pourtant l’emblème de la région… La raison de sa disparition ? Le danger qu’il représentait pour les hommes... ! ! !

Le Grizzly de Californie (Ursus arctos californicus, California golden bear ou California grizzly) est une sous-espèce éteinte de l'Ours brun (Ursus arctos).

Le grizzly de Californie ressemblait beaucoup, en taille et en couleur, au grizzly de la côte sud de l'Alaska. En Californie, il était pourtant admiré pour sa beauté, sa taille et sa force. Des témoignages de pionniers décrivent des combats sanglants entre des grizzlis et des taureaux à longues cornes où l'ours en colère était souvent gagnant... Un beau loisir pour l'homme... Écoeurant !

En 1866, un grizzly pesant 1 000 kg avait été tué à Valley Center, en Californie, jusqu'à ce que John Lang abatte le plus grand ours du monde (1 320 kg) près de son Ranch à Canyon Country , en 1873.

Il n'aura fallu que 75 ans, après la découverte de l'or en 1848, pour que tous les grizzlis de Californie ne soient traqués et tués. Le dernier grizzly californien a été abattu dans le comté de Tulare, en Californie, en août 1922.

Plus tard, en 1924, un grizzly aurait été vu errant dans une région des monts Sierra Madre ( comté de Santa Barbara ), puis aurait disparu de Californie.

 

 

Le dauphin de Chine

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Encore l’industrialisation humaine, celle de la Chine moderne, qui est la cause funeste de la disparition de cette créature remarquable. Ce dauphin, si particulier, n'a pas supporté la pollution des cours d’eau où il vivait encore en 1998. Une expédition scientifique avait alors estimé à 7 individus le nombre de représentants de l'espèce encore vivants.

Seul représentant connu du genre Lipotes, Lipotes vexillifer faisait partie des très rares espèces de cétacés ayant quitté le milieu marin pour s'adapter à l'eau douce des fleuves. Cette migration c'est produite il y a environ 20 000 ans, quand le Baiji a quitté définitivement l'océan Pacifique, d'où il a complètement disparu, pour remonter le cours du fleuve Chang Jiang (ou Yang-Tse) et s'y installer.

Ce mammifère marin s'était si remarquablement adapté à son nouvel habitat que sa vision et l'acuité de ses yeux s'étaient progressivement réduite. En revanche son système d'écholocation, extrêmement performant, s'était encore plus développé, lui permettant de localiser de petites proies.

Le Baiji mesurait entre 1,40 et 2,50 mètres pour un poids de 100 à 160 kg et était muni d'un long bec pouvant atteindre 60 centimètres et garni de 31 à 38 paires de dents coniques, caractéristique unique pour un mammifère marin. Ses proies favorites étaient des crabes et de petits poissons.

Crâne du dauphin de Chine. Crédit Marine Mammals of the World.

Crâne du dauphin de Chine. Crédit Marine Mammals of the World. 

Le Baiji a été officiellement déclaré espèce en danger en 1979, et sa chasse interdite en 1983. Trop tard, bien sûr, sa population était alors de 300 à 200 individus, estimés entre 1986 et 1990, puis à 13 en 1997 (possible 50 animaux non recensés).

 

Le phoque moine

Le phoque moine des Caraïbes a été la triste victime du développement de l’urbanisation et du tourisme qui ont détruit son habitat naturel.

Le phoque moine avait le corps long et fuselé, ce qui lui permettait une nage rapide sa forme étant hydrodynamique. Comme tous les pinnipèdes, une épaisse couche de graisse le protègeait du froid, lui donnant l'aspect "gros nounours", mais contrairement à la plupart de ses cousins vivant dans les eaux très froides, le phoque moine des Caraïbes vivait dans des eaux tropicales, beaucoup plus chaudes.

Les autres phoques, à taille égale, pèsent entre 200 et 300 kg, le phoque moine des Caraïbes n'en pesait que 160 kg, pour une taille de 2 mà 2,40 m. La femelle était plus svelte. Un épais pelage, gris presque noir sur le dos et beaucoup plus clair sur le ventre, la couleur sombre se confondant avec le fond de mer et la couleur claire de son ventre se confondant avec celle du ciel, d'en-dessous, ce qui constituait un excellent camouflage contre les prédateurs. Les poils resserrés et courts ne laissaient pas passer l'eau, le protégeant du froid.

C'était un animal carnivore dont le seul prédateur était le grand requin blanc, mais l'homme voulait bien sûr être cité...

Après la découverte de l'Amérique, au XVIème siècle, l'homme a commencé à explorer la mer des Caraïbes. Ces marins venant de très loin avaient évidemment besoin de ressources, de nourriture, et d'huile pour les lampes afin de s'éclairer. Le phoque moine fut donc une bénédiction car il fournissait de la viande et de l'huile, et il était aisé de le massacrer une fois à terre.

Puis les hommes ont décidés de chasser le phoque moine en grande quantité, à mesure que l'exploration des Caraïbes et de l'Amérique progressait. Dès lors le nombre de phoques a commencé à diminuer. A la fin du XIXème siècle, déjà, c'était une espèce rare.

Début du XXème siècle, seuls quelques colonies de phoques moines survivaient éparpillés dans les Caraïbes. La dernière grande colonie a vécu près du Yucatán, et a été exterminée en 1911 quand plus de 2 000 phoques ont été tués par les pêcheurs.

Le dernier phoque moine capturé a été tué en 1922, en Floride. Le dernier groupe de phoques moines encore vivants a été vu pour la dernière fois en 1952, aux environs de la Jamaïque. Personne ensuite n'a jamais revu un phoque moine des Caraïbes en vie.

Le Phoque tropical ou phoque moine des Caraïbes a disparu depuis 1952. Cette espèce a été classée sur sa liste rouge des espèces éteintes, en 1994, par l'UICN.

 

Le dodo

Il est l'emblème nationale de l’île Maurice, le dodo ou dronte, cet étrange oiseau géant a été exterminé par les colons et les marins qui ont envahi l’île sauvage.

Le Dronte de Maurice (Raphus cucullatus), est plus connu sous le nom de dodo, c'est une espèce d'oiseaux endémique de l'île Maurice. Il appartient à la famille des Columbidae, comme les pigeons, et vivait dans les forêts ou les plaines de l'île. Il mesurait environ un mètre pour un poids moyen de 10,2 kilogrammes. Découvert en 1598, c'était un oiseau lent, dodu et pacifique. D'un plumage bleu gris il était pourvu d'ailes atrophiées jaunes et blanches, et d'un panache identique de quelques plumes à l'arrière. Des pattes jaunes comportant quatre doigts, trois à l'avant et un à l'arrière, munis de grands ongles noirs. Son bec crochu avait une tache bleue caractéristique à son extrémité et une rouge sur la mandibule inférieure et sa tête, noire ou grise, possédait deux plis importants à la base du bec.

Le dodo s'est éteint à la fin du XVIIème siècle avec l'arrivée des Européens, moins d'un siècle après sa découverte. Sa disparition, survenue à l'époque moderne, est directement et encore imputable à l'activité humaine.

Le grand pingouin

« Ils sont, comme les manchots, entièrement privés de la faculté de voler, n’ayant que de petits bouts d’ailes, garnis à la vérité de pennes, mais si courtes qu’elles ne peuvent servir qu’à voleter ». Buffon, Histoire naturelle des oiseaux, tome IX.

Le grand pingouin d’Atlantique a été exterminé par l’Homme en moins de 200 ans. Reculant de plus en plus vers le nord en raison des activités humaines, ce dernier a souvent été chassé pour sa chair savoureuse ou utilisé comme appât pour la pêche.

Le grand pingouin était capable de plonger à 200 mètres de profondeur, contre 30 mètres chez l’homme qui dispose d’un volume pulmonaire 2 à 3 fois plus importants. Cette extraordinaire capacité était unique dans le monde des oiseaux, l’Atlantique n’étant pas un bassin de plaisance !

Les conditions climatiques qui règnent sur cet océan sont souvent épouvantables, la brume s'installant pour de longues périodes, les pluies sont d’une violence insondable et les vents mauvais et glacials. Imperturbable, le grand pingouin se satisfaisait pourtant de ces éléments...

1844, date fatidique de son extinction.

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Deux grands pingouins nageant, Dessin de JJ Audubon, dans Les Oiseaux d’Amérique.

 

Le MOA

Reconstitution d'Aepyornisà Pietermaritzburg (Natal Museum), Afrique du Sud

Dinornithidés signifie " oiseaux terribles ". Nommés aussi "moas", c'étaient des oiseaux fossiles, inaptes au vol, qui vivaient en Nouvelle-Zélande. D'un poids de 12 à 250 kilogrammes selon les espèces, ils pouvaient atteindre une taille de 3,6 m. Seuls oiseaux totalement dépourvus d'ailes, ils ont disparu après l'arrivée des ancêtres des Maoris dans l'archipel, au XIIIème siècle. Les Maoris pratiquèrent une chasse particulièrement intensive sur les moas et leurs œufs. D'immenses dépôts d'ossements, retrouvés par les archéologues, ont confirmé les hypothèses des zoologues : les neuf espèces de dinornithidae ont rapidement disparu, incapables de résister à ce prédateur qu'est l'homme.

Les moas avaient pour prédateur l'aigle géant de Haast.

 

  Homme au côté d'un squelette beaucoup plus haut à forme d'autruche

Richard Owen présentant un squelette de moa.

AIGLE géant de HAAST

Description de cette image, également commentée ci-après  Résultats de recherche d'images pour « AIGLE géant de HAAST »

Aigle géant, Harpagornis moorei, pesait de 10 à 15 kg et son envergure atteignait 2 à 3 mètres. L’aigle géant de Nouvelle-Zélande n’hésitait pas à s’attaquer au moa, le plus grand herbivore de l’île, pourtant 10 à 15 fois plus lourd que lui. Bizarrement, ce géant est apparenté à un groupe de petits aigles, les Hieraaetus, dont font partie l’aigle nain et l’aigle botté, qui pèsent environ un kilo.

 

 

Sa disparition est estimé vers 1400-1500 après J.C. , donc après l'arrivée de l'homme. Les Maories ont connu ce géant et cohabité avec lui quelques centaines d'années. D'ailleurs, leurs légendes parlent d'oiseaux géants capables d'emporé un homme :le"Pouakai".La taille de l'Aigle de Haast permettait sans aucun doute l'attaque sur les habitants de l'île et il serait donc la partie réel de la légende maorie, un prédateur mythique. Malheureusement il a certainement disparu à cause d'eux, n'ayant plus de proies, de moas, pour se nourrir pensent certains scientifiques, dans ce cas pourquoi n'a-t-il pas fait des maories sa principale nourriture ?

Une autre hypothèse étant que la technique de culture brulis pratiquée par les Maories, consistant à détruire des biotopes par les flammes pour ensuite cultiver ces mêmes terrains, aurait détruit totalement l'habitat de l'Aigle de Haast, le condamnant ainsi à disparaître.

 

 


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