22 octobre 2018
Bonne fête Elodie

Site mis à jour le
27 juin 2018

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INJURES D'ANTAN

 

Page en construction, mis à jour le 11 avril 2018

 

La JACTANCE MÉDIÉVALE

La Bataille de Bouvines, 1214, Tableau d'Horace Vernet, XIXe siècle, gallerie de Versailles

La Bataille de Bouvines, 1214, Tableau d’Horace Vernet, XIXe siècle, gallerie de Versailles

 

Alburostre : Blanc-bec, morveux, insolent. 

– Ambisenestre : Qui a 2 mains gauches, maladroit, lourdaud.

– Argoulet ! Chez les militaires, désignait un soldat de la cavalerie légère, sans grade ni médaille.

– Arsouille : Voyou provocateur, bagarreur et voleur.

– Arrière-Faix de Truie Ladre ! Insulte gravissime.
   Viens de "Arrière-faix " : placenta expulsé après l'accouchement et " truie ladre ", truie malade, infectée, infestée de vermine          répugnant, infecte

- Avoir cuer de lievre : Être lâche

- Avoir l'aiguillette nouée : Ne pas pouvoir coqueliquer, être impuissant, être bloqué sexuellement, ne pas pouvoir bander.

- Bailler à mal : avoir de mauvaises intentions

- Bagasse : putain, ribaude

- Baguenaud : Niais

- Baronnet(te) : insulte pour noble

- Bas : sexe féminin, cul, chatte, vagin

- Bas de poil : couard, froussard, trouillard, lâche, peureux

- Bast : Bâtard

- bast Bâtard : sale bâtard

- Battre le velours : faire l'amour, baiser, tirer, niquer

– Bec à Foin : Stupide qui se croît malin.

- Bellement : Bien

- Biclarel : Loup garou, hirsute, bête poilue

- Bigre : Juron

- Biscotter : peloter, caresser

- Bordelerie : bordel, lupanar, boîte à putes

- Bordelière : Débauchée, salope, fille facile, vicieuse

- Bougre : Individu déchu, Sodimite, hérétique boulgre hérétique

- Bordelière : Débauchée, fille de joie, sale pute

- Bougre : Homosexuel, sodomite, hérétique

- Boursemolle : Impuissant, couilles molles, lâche

- Boutedieu : Juif

- Bouter : Pousser, pousser hors de, virer, ou "mettre", "se la faire" dans un sens obscène

- Bran : merde

- Bric : fripon, coquin

- Broquette : petite broche, pénis,

Cacoglotte : Bavard.

- Ça puire : ça pue

- Caillette : sotte, ignorante.

- Capon : Gueux, poltron, mendiant

- Chapon maubec : poltron à langue de vipère

- Chasser au conil : faire l'amour, baiser, niquer

- Chastron = Châtré

– Châtron : Châtré, eunuque.

– Chevalier de la Rosette : Pédale, homosexuel mâle, gay.

– Chiabrena : médiévale littéralement : « Chiure de merde ».

- Chiche face : Avare, radin, rat

- Coille : Couille, testicule, burne

- Compisser : Souiller d’urine, pisser sur quelqu'un

- Conchier : Remplir d’ordure, souiller, outrager

- Conet : sexe féminin, petit cul, chatte, con, vagin

– Coprolithe ! L'insulte préférée des Trolls (Terry Pratchett)

- Coquart ou Coquard : Nigaud, sot, dupe

- Coquardeau : sot, vaniteux

- Coquefredouille : Juron : sot(te), nigaud(e)

– Coquebert : Benêt, nigaud, empoté, corniaud.

- Coqueliquer : faire l'amour, baiser, niquer

- Coquille : sexe féminin, chatte, con

- Coquin = vaurien, gredin

- Corne bouc : Juron, comme bon sang ou nom de dieu !

- Corne de boeuf  : Juron

– Cornegidouille : Entendu dans la pièce écrite par Alfred Jarry en 1896 : juron favori du Roi UBU.

- Corp-dieu :  Souvent altéré par euphémisme en " corbleu ", tels les quelques JURONS suivants :

  • corbleu (corps de dieu)
  • crebleu
  • jarnibleu
  • maugrebleu, maugrébleu
  • morbleu
  • morguienne
  • mortes couilles
  • palsambleu
  • parbleu
  • par Toutatis
  • rogntudju
  • sacrebleu
  • sambleu
  • sang-dieu 
  • scrogneugneu
  • têtebleu
  • tubleu
  • tudieu  
  • Vain dieu 
  • ventrebille (la)
  • ventrebleu
  • ventre-dieu
  • ventregoi (la)
  • ventre Saint-Gris (le juron préféré d'Henri IV)
  • vertubleu
  • vertuchou

Fig. A. Réunion de Jean-fesse. Musée du Ramier.

Réunion de jean-fesse (Musée du Ramier)

- Couer/coer/coé (Péjoratif) dans ce sens : Epithète appliqué aux anglais qu’on disait " pourvus d’une queue "

 

– Coureuse de Remparts ! Fille de mauvaise vie, grosse pute, putasse prostituée.

– Coquefredouille : Bluffeur, charlatan.

- Craquer les noix : dépuceler, déflorer

– Croque-Lardon : Parasite, écornifleur.

- Crépion : croupion

- Cuides : bourses sans testicules

– Cuistre : Vantard, pédant bélitre.

- Culeter : rouler des hanches, frimer, rouler du cul, attirer les regards avec ses fesses

- Débrisure : Viol, action sexuel de prendre de force

– Dévergoigneuse : Médiéval : " Dévergondée ", sans gêne, culottée

- Dévergogner : faire honte, moquer avec outrecuidance et ironie

- Donzelle : jeune fille non mariée, roturière, femme célibataire

- Drole (mais pas drôle) : garçon, jeune homme sans prétention

- Drôle : Mauvais sujet

- Embrener : souiller, salir, emmerder

- Épée (péjoratif) : Pénis, bite, queue, sexe masculin, gourdin

- Être cousu d'or : être riche 

- En grand bobant : en grande pompe

- s'Escambiller : écarter les jambes, s'allonger et ouvrir les jambes pour présenter son sexe

- Escoiller : Castrer, châtrer, supprimer les couilles, les testicules

- Escoilleur(se) : châtreur, châtreuse, celui ou celle qui enlève les organes génitaux

- Esforcer : violer, abuser, prendre de force

- Esgambiller : avoir les jambes pendantes, écartées pour dévoiler ses dessous ou son sexe

- Esnuer : dénuder, foutre à poil, déloquer

- être gris :   être saoûl, avoir un coup dans le nez, dans la musette

- Faquin : vaurien, gredin, voyou

– Fatrouilleur : Magouilleur, embrouilleur.

- Fémerie : sexe féminin, moule, con, vagin, chatte

- Fendance : sexe féminin, moule, con, vagin, chatte, raie, fente

– Fesse-Mathieu : Argot : Prêteur sur gages, usurier.

- Ficher péjoratif : planter, transpercer, empaler un sexe féminin

– Fifrelin ! " ne pas valoir un fifrelin ", un moins que rien.

- Foimenteor : Traître, judas

- Fol dingo : fou, barjeot, dingue, frappé, siphonné

- folieuse : putain, prostituée

– Forban : Fripouille, vaurien, crapule.

- Fornicateur : Vicieux qui copule avec n'importe qui même avec les animaux, hors règles prêchés par le clergé et la morale.

– Fot-en-cul ou fotre : Du vieux françois : Foutre au cul, sodomisé, enc.lé, sodomite.

- Foutre (de) dieu : juron

- Garczonnière, garçonniere : Fille qui aime " jouer " avec les garçons, fille publique, fille facile et vicelarde

- Gargouilleux,euse : Gueule de gargouille, tête grimaçante, laid, moche.

- Gast-blé : Ravageur de champ de blé, destructeur, briseur

- Gésir en piautre : coucher avec une personne de sexe différent, baiser, niquer

- Godinette : petite débauchée, vicieuse, vicelarde, dépravée

- Godon : Désigne les Anglais

- Gore pissouse : truie + pisseuse

- Gore pissouse : Truie pisseuse

- Gouge : vile catin, sale pute, putain, prostituée, femme publique

– Gougnafier : Impoli, rustre, vulgaire lourdaud.

- Gourgandin : Dragueur invétéré, coureur de jupons, harceleur au toupet incroyable. Intrigant sournois.

– Gourgandine : Courtisane de luxe, petite vicieuse et joueuse, magouilleuse aussi. Intrigante.

– Grigou : Pingre, avare, grippe-sou.

– Grippeminaud : Hypocrite, sournois rusé et profiteur. Lu dans la fable « Le Chat, La Belette et le Petit Lapin » de Jean de La Fontaine.

- Gros-Jean comme devant : piètre vilain, benêt, souffre-douleur, pataud, bedonnant. Se retrouver cloué au pilori. Au Moyen-Âge, nom et prénom sont rares et le surnom le plus descriptif possible est prisé pour désigner l'individu.

- Harpailler : Injurier

- Hélequin : mauvais génie (" maisnie hélequin " : bande de mauvais génies)

- Hontage (livrer son corps) : honte, (se) déshonorer, dévoiler son intimité sans pudeur

- Houlier ou holier, hourier (milieu XIIIèà XVème) : Débauché, paillard, grossier, courtier de débauche, maquereau; homme qui fréquente les femmes de mauvaise vie, les lieux de prostitution. Filou, écornifleur,  floueur, coupeur de bourse.

- Huile de rein : sperme, jute, produit de l'éjaculation

 

Iinnocence : Au moyen âge cela signifiait la pureté absolue, tant mentale et morale, que charnelle. Un individu souffrant d'un problème mental, était qualifié d'innocent. L'innocence liée à la virginité était étroitement rattachée au dogme religieux du pêché originel.

 

Jarnidieu ! Littéralement "je renie Dieu". Juron préféré d'Henri IV

– Jean-Foutre ! ou Foutriquet ! Flemmard, paresseux, fainéant. Loquedu, minable, pisse-vinaigre bon à conchier.

– Je te conchie : Du latin "Concarare" : " souiller avec des excréments ". Je t'emmerde, je te chie dessus.

- Jeu françois : acte sexuel, copulation

- Jointure : accouplement, action de baiser, de niquer

- Laborer ou Labourer : travailler une femme, avec l'équivoque de faire l'amour

- Landie : sexe féminin, "retourne donc à la landie de ta mère"

- Lanterne : sexe féminin, con, vagin

- Licher : lécher, (péjoratif pratiquer un cunilingus)

- Lièvre : Lâche, poltron

- Lober : tromper, faire cocu, copuler ailleurs

- Loudière : prostituée, femme qui s'allonge pour de l'argent (de loud : matelas)

- Louvière : sexe féminin, (refuge du loup, du sexe masculin ?), chatte, con, vagin

- Malcréant : mécréant, impie, païen.

- Mal de cabaret : (avoir le) être saoûl, être bourré

- Male préfixe péjoratif

- Malebête : Monstre brutal et criminel (la bête du Gévaudan)

- Malechevance : Perversité

- Malfé : Diable

- Malefille : Méchante fille, mauvaise

- Malemaisnie : Bande de salauds

- Manant : Villageois rustre, homme grossier, mal élevé

- Malgaigne : brigandage

- Malgreeur : blasphémateur

- Malgripe : brigand, voyou.

- Malhardi : couard, lâche, froussard.

- Malmesert : mauvais domestique, valet, serviteur malhabile.

- Malpensif, malsené : mal intentionné

- Maltaillié : incapable, bouffon

- Malveuilleur, malivole, malivolent : qui veut du mal

- Mamerons : Mamelons, mamelles, seins, poitrine

- Manant : Paysan, vilain, péquenot.

- Manenda : interjection affirmative

- Maroufle : maraud, fripouille, racaille, bélître

- Marcantier : (argot) malandrin pratiquant le chantage sur des passants qu'il accuse de l'avoir détroussé

- Margari : renégat

- Maroufle : maraud

– Maubec :  Chapon Maubec, sans couille, qui n'a pas de couille, rien dans la culotte.

- Menuaille : populace, canaille

- Merdaille : merdeux, gens méprisables

- Menuaille : populace, canaille des bas-fonds.

- Merdaille : personne ou gueux méprisable. Larve, moins que rien.

- Mettre la main au panil, mettre la main au conil : mettre la main au panier, toucher le sexe

- Moinerie : Péjoratif : Ensemble des moines et des religieuses

- Mordiable : juron  

- Mordieu : Juron

- Musardeau : niais, débauché, irréfléchi, sot, imbécile

- Naches : fesses, arrière-train, cul

– Nodocéphale : Littéral : " Tête de noeud "

Orchidoclaste : Littéral : "briseur de testicules" (du grec Orkhis : " testicule " et Klstos : " brisé ")

- Ourses : règles menstruelles en langage populaire, (avoi ses) doches, menstruation, menstrues

- Paillarde : fille rustre et branché

- Paillarder = faire l'amour, baiser, niquer

- Paltonière : fille publique, fille de joie, prostituée

– Paltoquet : Qui a de mauvaises manières, goujat borné, malingre

- Parties : Aiguillettes

- Pendard : vaurien, gredin, sacripant, malandrin

- Pendeloche : membre viril, bite, pénis

– Pétoule ! Occitan littéralement : " Petite crotte ".

- Peurpisser : pisser de peur

- Pharette : carquois, testicule, couille, burne

- Piautre : paillasse; "gésir en piautre" :  baiser avec une personne de sexe diférent

- Piches : testicules, couilles, burnes

– Pisse-Froid : Littéralement "qui pourrie l'ambiance", morose, triste.

- Pisse-vinaigre : Rabat-joie, triste sire, esprit chagrin souple et servile. Léche-cul.

- Pleutre : lâche, sans couille

- Porpisser :  Pisser de peur , pisser dans son froc

- Pucelle : Jeune fille (roturière) non mariée

- Punais : puant, fétide, schlinguant

- Puterelle : jeune prostituée, petite pute, petite vicieuse, jeune salope.

- Putie : Ordure, fumier, pourriture, saloperie

- Ribaud : Débauché, paillard, gaillard, vulgaire, voleur, tricheur, vaurien.

- Ribaud : Souteneur, maquereau.

- Ribaud :   Soldat pillard. Tueur à gage, sbire.

- Ribaude : fille de bas étage, pute sournoise et vicieuse

- Rifler : érafler, écorcher

- Ripailler (faire ripaille) : se goinfrer, manger beaucoup, bouffer, s'empifrer, briffer

- Sac à vin : saoulard, ivrogne

- Saint couillebeau ! Juron

- Sale trogne : sale tête, gueule, drôle de binette, tronche

- Sexe : Bourgeon

- Sottard : couillon, ballot, connard

- Sotte caillette : femme ignorante

– Saperlotte ! : Vient de Sapristi mot grossier dérivé de " Sacristie ".

- Sottard : couillon

– Sycophante : Rapporteur, balance, délateur.

- Truandaille : voyous, truands, canailles, ramassis de gens méprisables.

- Truander : Gueuser, vagabonder, mendier

- Valdenier : vaurien, voyou

- Ventre-Dieu : juron

- Vergonde : honte, pudeur

- Vilain: paysan

- Violement : viol

- Vuiceuse : vicieuse

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Parler médiéval

Avoir usance : Avoir la connaissance

À brule-pourpoint sens : qui est soudain, pertinent et par surprise.

Aller à la brune : Sortir pendant la nuit

Autant ce vaut : C’est tout comme

Avoir cuer de lièvre : Être lâche

Avoir l'aiguillette nouée : Ne pas pouvoir coqueliquer, être impuissant, être bloqué sexuellement, ne pas pouvoir bander.

Oïl, s’il plaît à Dieu : Oui, s’il plaît à Dieu.

" Pique du jour " : L'aube

Peu m’en chaut : Ca ne m’intéresse pas, rien à foutre

Potius mori quam foedari : Plutôt mourir que se déshonorer

Pourvu qu’il donne dans le godant : Pourvu qu’il tombe dans le piège, pourvu qu'il tombe dans le panneau

Bien vaigniez : Soyez les bienvenus

Derechef : Immédiatement, à nouveau

De part chez nous : Ici, à l’accoutumée

Faire des gorges chaudes : se moquer à l'unisson de bouches à oreilles, se moquer méchamment.
Au Moyen Âge, les gorges chaudes sont de petites proies (souris, mulots) que l'on jette vivantes aux oiseau de proie.

Faire la nique à : se moquer de quelqu’un, le narguer. Lui accorder mépris avec hauteur.
Au Moyen Âge, nique est un signe de mépris consistant à hausser le manton avec impertinence.

Faire Ripaille : faire bonne chère, mener joyeuse vie.

Je te créant : Je te donne ma parole, je te jures, je te promets

Mal de cabaret (avoir le ) = être enivré, être soûl ou saoul, avoir trop bu

Mi-figue mi-raisin : D'une part et d'autres, air satisfait tout en étant mécontent. Mélangé de bon et de mauvais.

Mortecouille ! : Pour une mauvaise surprise ! Putain !

N’en pouvoir ni ho ni jo : Ne rien pouvoir y faire. Ne pouvoir avancer ni reculer ! Être impuissant à...

Oyez ! : Ecoutez !

Or i allons : allons-y, partons, en avant !

Peste soit de… : Sois maudit… Que la peste t'emporte !

Que trépasse si je faiblis ! : Je lutterai à mort, mieux vaut mourir que refuser le combat. Que je meure si je recule... !

Ralons joer : Retournons jouer

Repris a forfet : Pris sur le fait

Testuit à moi : Tous sur moi, venez me combattre

Tudieu ! : Pour une mauvaise surprise. Surprenant ! Ben ça alors ! Merde !

Peu me chaut : Je m'en moque, peu m'importe !

Oui da : (XIème siècle et après) : oui bien sur ! Cerainement, évidemment !

Rendre raison, rendre gorge : Fin du moyen âge, début de la renaissance et duivant : Vous me rendrez raison de cet affront. Volonté de se venger, vous allez me le payer ! Peut s'interpréter avec connotation de justice : Je vous ferai rendre raison !

Vocabulaire médiéval

  • Abrayer : Broyer
  • s'Acagnarder : paresser (dans un fauteuil par exemple)

  • s'Accoisser : se taire

  • Acquiescement : Autorisation

  • Adoubement : Cérémonie au cours de laquelle un guerrier était fait chevalier.

  • Adouber : Armer quelqu'un chevalier

  • Affublement : vêtement

  • Affûtiaux : vêtements modestes, parure sans valeur

  • Aiguière : Pendant le haut moyen age et le moyen âge moyen, on prenait, quoi qu'on en dise, soin de son corps. On faisait ses ablutions, on "ondoyait "ses mains avant chaque repas. Le seigneur, l'hôte, faisait "corner l'eau", c'est à dire qu'il donnait l'ordre de souffler dans une corne d'appel, afin qu'une servante apporte l'aigue (l'eau) pour que les convives se nettoient.

  • Aiguillette : Lien utilisé pour fermer divers vêtements, chemises, ou chausses par exemple, qui ont une ouverture, contrairement aux braies qui n'ont pas de braguette.

  • Ajour : ouverture

  • A l'anjorner : Dès l'aube

  • Alegrece, Allégresse : Joie vive et démonstrative.

  • Allaigresse : Agilité, vigueur

  • Allégeance du vassal : Serment de fidélité, acte de soumission et d'obéissance qu'un vassal ou un sujet prêteait à son suzerain. Elle était obligatoirement renouvelée tous les ans pour le vassal, sous peine de sanctionsou même de disgrâce.

  • Alleu : Terre libre exempte de tout et ne relevant d'aucune seigneurie.
  • Annelet : Le Jeu de l'annelet (anneau) se pratique sur un cheval au galop et consiste à enfiler sur la lance un maximum d'anneaux, lors de joutes équestres.

  • Apazimer : apaiser

  • Appéter à : désirer (d'où appétit)

  • Arbalestrie : Arbalète

  • Arbitrage : Jugement souverain du Suzerain dans un conflit opposant deux de ses vassaux.

  • Archère : ouverture défensive, étroite de l'extérieur mais élargie de l'intérieur, percée dans le mur du château et destinée aux archers.

  • Archerie : Art et lieu où l'on tire à l'arc. Département militaire spécialisé dans la fabrication des arcs et des arbalètes.

  • Arder : Brûler

  • Aristocratie médiévale : La noble assemblée, les grands, belles personne, haut personnage

  • Arme d'hast : Fer de combat emmanché au bout d'une hampe, c'est une arme de piéton principalement destinée à faire chuter les cavaliers. Jusqu'au milieu du XIIème siècle, il n'existait pas d'armées de métier et les guerriers utilisés par les Seigneurs étaient le plus souvent composés de serfs.

  • Armes : Couleurs ou armoiries. Au fronton d'un château ou d'un manoir, les couleurs devenaient alors Blason. Sans doute servaient-elles à l'origine à différencier, sur un champ de bataille et en pleine mêlée, les amis des ennemis.

  • Arroi : équipage

  • Assommoir : Situé entre le pont levis et la herse, l'assommoir est une arche surmontée d'un local défensif. Ce local comporte deux trappes.

  • Assouager : calmer, apaiser

  • Attendrézi : attendri

  • Attentement : tentative de meurtre, agression

  • Attrapoire : piège

  • Aulne : Unité de mesure de longueur ancienne. Elle mesure toujours quatre pieds, soit deux tiers d'une toise.

  • Aven : gouffre

  • Avoier : se mettre sur la route, cheminer

  • Avoir cuer de lievre : être lâche

  •  

  • Bachelette : Jeune fille
  • Bailler : Ordonner, demander avec insistance, dire. Rapporter un propos.
  • Bailly, Bailli : Gouverneur. Représentant du roi ou du seigneur exerçant un pouvoir administratif, judiciaire et militaire.Baillis et sénéchaux;bailli de village.
  • Barguigner = marchander, hésiter
  • Balivernes : Mensonges, conneries, propos futiles, discours erronés
  • Bannière : Pièce d'étoffe (Valeur) aux armes et aux couleurs d'un chevalier.
  • Barbette : mentonnière d'une guimpe.

  • Bastaille : Bataille

  • Bataculer : Basculer, bousculer

  • Batelage : Boniment

  • Baudrier : Bande de cuir portée en écharpe de l'épaule droite à la hanche gauche, servant à soutenir le sabre, la dague ou l'épée.

  • Bel : Utilisé comme singulier de beaux et s'employait au masculin : Voilà du bel ouvrage, elle allait voir son bel !

  • Bellâtre : De connotation péjorative : Jeune noble de "bonne mise" et bien de sa personne mais lourd, nigaud et vaniteux.

  • Belliqueux : Agressif, querelleur, combatif.

  • Besson : Jumeau

  • Bisclavret ou Bisclarel : Loup Garou

  • Blason : Symboles d'une ville, d'une région ou d'un pays. A la fin du Moyen-âge les bourgeois et les femmes avaient leur blason. Dès le XIIIème siècle les familles nobles choisissent une phrase en latin ou en langue vulgaire qu'elles associent à leurs armoiries. En héraldique, c'est une description identifiant son porteur et pouvant être représentée sur un écu, une armure, une bannière ou un tabar. On parle également d'armes ou d'armoiries.

  • B L A S O N S  (Les Blasons)  : Court poème, apparu au milieu du XVème siècle, qui célèbre une partie du corps féminin (Clément Marot, Blason du beau tétin, Blason du laid tétin, (1535), Maurice Scève, Le front (1536), Mellin de Saint-Gelais, Blason de l'oeil, (1547), Ronsard, " Marie, vous avés la joue aussi vermeille… ", (1555), Du Bellay, " O beaux cheveux d'argent… ", (1556), Pierre de Marbeuf, L'Anatomie de l'oeil, (1625), Paul Scarron, "Vous faites voir des os quand vous riez, Heleine..." (1610-1660).

    Certains poèmes évoquent le corps dans son ensemble en détaillant consécutivement ses différentes parties ("Marie, vous avez la joue aussi vermeille..." de Ronsard, "L'Union libre" de Breton).
    Le blason se fait aussi parfois satirique : on parle alors de "contre-blason" ("Blason du laid tétin" de Marot, "O beaux cheveux d'argent..." de Du Bellay).

  • Bliaud : vêtement féminin d'apparat se portant par dessus le surcôt.

  • Boisselier : Fabricant d'objet en bois, Ébéniste.

  • Bon gaultier : joyeux luron

  • Bonne pitance : Faire un bon repas, bien manger

  • Bonnet : coiffure aux bords remontés.

  • Bouter : Pousser, jeter

  • Bouvier : Conducteur de boeufs.

  • Braie : caleçon/pantalon, en toile ou cuir. Faisait office de pantalon avec un empiècement pour le fessier, deux jambes de pantalons séparées et amovibles que l'on nouaient à la taille par des lacets de cuir.

  • Braiel : ceinture

  • Bric : Frippon, coquin, maraud

  • Brisons là : Expression signifiant : "cela suffit ". Il suffit.

  • Brocard : Chevreuil mâle mature de belle taille

  • Boucliers : Paradoxalement, le bouclier va diminuer au cours des siècles. À l'origine il était de la taille des guerriers pour ne plus mesurer, avec la targe, que 25 cm et devenir bouclier de poing. En bois, recouvert de cuir et garni de fer, on trouve une échancrure pour le passage de la lance, et maniée uniquement avec le poignet, la targe était totalement intégrée aux mouvements de l'épée.

  • - Les grands boucliers : De son apparition jusqu'au XIIème siècle, il n'existait que le bouclier Normand en forme d'amande. Milieu du XIIème apparaît le grand bouclier triangulaire en forme d'arche d'ogive inversée. (1,60 m de hauteur environ), bouclier lourd et peu maniable. Les rondaches : Boucliers ronds nés au tout début du moyen âge, le grand rondache de guerre, bouclier viking entièrement métallique de forme très bombée.
    Le rondache commun : apparu à la même époque que le grand rondache nordique : beaucoup plus plat et plus petit, parfois en métal, ou  simplement de bois renforcé. Léger et très maniable, efficace lors d'embuscades ou d'échelades.  L'écu, la version triangulaire du rondache. Le rondache fut le bouclier pratiquement exclusif des Turcs et des Sarasins. Les écus d'armes : Réduction du grand bouclier triangulaire de guerre, l'écu est le bouclier du Chevalier , car il y est peint ses armoiries ou "armes", signe de reconnaissance et d'identification.
    Particulièrement utilisé lors de joutes, il permet de repérer immédiatement le combattant.

  • Brodequins : chaussures épaisses en cuir, cloutées

  • Broigne : Cuirasse de cuir renforcées, bouclier archaïque.

  • Brouet : Soupe
  • Brune : Tombée du jour
  • Buissonade : Petit bois, bosquet

 

  • Cailler les sangs (se) : s'inquiéter, avoir peur.
  • Cainsil/Chainsil : fine toile de lin pour chemises et draps.
  • Cale : Coiffe de laine ou de toile que l'on porte en intérieur, coiffure emboîtant le crâne.Coiffe de tête..

  • Caligae : Sandale romaine

  • Calotte : coiffure semi-sphérique.

  • Camail : Pièce de mailles portée par dessus la cale,sur ou sous le casque pour protéger le cou et les épaules. Lambrequin couvrant le casque et l'écu.Petit manteau couvrant les épaules jusqu'à la ceinture; pèlerine à capuchon que le clergé porte en hiver.Vêtement d'homme ou de femme, court, sans manches, muni ou non d'un capuchon.Les pèlerins étaient souvent vêtus ainsi.

  • Camouflet : Subir un camouflet, subir un affront, vxation, humiliation.

  • Casque normand à nasal : Casque conique d'origine celte et ressemblant à un bonnet Phrygien, mais qui se transformera pour prendre la forme d'une arche d'ogive. Au XVème siècle, le casque conique disparaîtra pour laisser place à un casque semi sphèrique descendant en protection sur la base du cou.

  • Castel : Château, Manoir

  • Cercle de tête:  parure

  • Cervellière : Calotte de métal destinée à protéger le cerveau ! Avec ou sans nasal, le nasal étant une pièce métallique
    longue et étroite, plate ou en cornière, destinée à protéger le nez.

  • Cervoise : bière faite avec de l'orge ou d'autres céréales comme le méteil ou le pois sec et peut être parfumée avec des herbes aromatiques comme la menthe (sans houblon).

  • Chaffourrer : barbouiller, griffonné, défiguré

  • Chainse (le) : longue chemise de toile fine à larges manches, à porter sur la chemise du dessous

  • Champs clos : Espace clos aménagé pour duel officiel, tournoi ou joute.

  • Chape à aigue : pélerine fermée à capuchon, assez imperméable

  • Chapel de fer : (chapeau de fer) : Le chapel de fer est une cervellière à large bord destinée à dévier les coups d'épée au visage.

  • Chapeler : Frapper rudement en combattant, tailler en pièces. (1347). Fin XIIIème siècle

  • Chapelain : Prêtre exerçant dans une chapelle, logé et nourri par son seigneur.

  • Chaperon : coiffure constituée d'une capuche, d'un camail et d'une cornette.

  • Chapon maubec : poltron à langue de vipère

  • Charcuitier : Artisan qui vendait de la char cuite, (chair cuite).

  • Charitable : Faire preuve de charité, généreux, compatissant.

  • Charmement : Enchantement, envoûtement, magie

  • Charmogne : Sortilège, charme

  • Charon : menuisier qui réparait des charrois (chariots).

  • Charrois : Chariots.

  • Chausses : culotte d'homme. Sous vêtement masculin des jambes, se passant sous les braies.
    Sorte de bas de coton réservés aux Chevaliers, Seigneurs, bourgeois et notables.

  • Chaussures : en cuir à semelle de bois ( origine Gauloise)

  • Chef : Tête, commandeur, supérieur

  • Chemise : vêtement porté directement sur la peau; en laine : vulgaire, en cainsil : normale, en soie : noble. La chemise du vilain était confectionnée avec de la toile grossière. Celle du chevalier était faite dans une fine toile de lin ou de soie.

  • Chevalerie : La noblesse d'épée, la petite noblesse.

  • Chevrette : Femelle du chevreuil.

  • Chevrillard : Jeune chevreuil mâle

  • Choir : Tomber

  • Cingler : fouetter
  • Clabauder : bavarder avec médisance, à tort et à travers, médire
  • Clémence : attitude généreuse : être clément.
  • Clerc : Prêtre versé dans la législation et le droit.
  • Cliquailles : argent, écus
  • Clouficher : clouer
  • Coi : calme
  • Couard : peureux
  • Coiffe : coiffure enserrant le crâne mais pas le visage.

  • Coiffure à cornes : coiffure constituée de deux lobes

  • Colporteur : Marchand à pied itinérant.

  • Conchier : Outrager

  • Conin : Lapin.

  • Convoier : Voyager ensemble

  • Coquin : Au moyen âge, le mot coquin désigne un marginal, un bandit, un malandrin.

  • Cordelier : Religieux de l'ordre de Saint-François d'Assise, nommés ainsi à cause de la cordelière à trois nœuds qu'ils portent serrée autour de leur taille

  • Cordier : Fabriquant de cordes : à ne pas confondre avec un cordelier

  • Corne : On en distingue deux types : la corne faisant office de contenant et la corne pour avertir. L'une servît de verre jusqu'à l'an 1000 et on y versait le vin ou l'hydromel. L'autre était utiliser pour alerter ou prévenir. La corne d'eau, la corne de chasse, la corne de guerre.

  • Corvée : Journées de labeur collectives gratuites (d'hommes et de bêtes de somme) dues au seigneur (jusqu'en 1789) par les serfs, les roturiers, afin d'assurer l'entretien et l'exploitation de ses biens et domaines.

  • Cotelles : robe

  • Cotillon = jupes de dessous et jupons

  • Cotte : Courte robe de laine à manches étroites, portée sur la chemise. Tunique frappée aux armes du chevalier, (blason brodé), passée par dessus la cotte de maille.

  • Cotte d'armes :Vêtement de guerre. Chemise protectrice, plus ou moins longue, faite de mailles de fer ou d'acier entrelacées.Casaque de peau que portaient les Chevaliers par-dessus leur cuirasse ou leur cotte de mailles.

  • Couard : lâche, trouillard

  • Couche : Lit, sorte de paillasse de crin et de toile pour le repos.

  • Couleur : Avant le combat dans un tournoi, morceau d'étoffe (faveur) qu' une Dame nouait à la lance du chevalier servant qui la représentait. L'expression "avoir la faveur ou être en faveur" vient directement de cette action médiévale.

  • Coulon : Pigeon

  • Cour : Basse cour : cour en ré de chaussée d'un château à deux niveaux.

  • Cour : Haute cour : Assurant spécifiquement la protection du donjon, la haute cour constituait une ligne de défense supplémentaire

  • Courroux : Colère.

  • Courtines : Murs d'enceintes. Muraille de pierre, (crénelée ou non), séparant deux tours flanquantes ou deux tours d'angle.

  • Coutil : grosse étoffe de chanvre utilisée pour le labeur et servant aussi à doubler certains vêtements

  • Coutilles : Armes des coutiliers : Dague courte et large ou arme d'hast longue et à large à lame dite " langue-de-bœuf ".

  • Coustilleux, Coustilleux, Coutilier : Homme d'arme utilisant une coutille (40 cm environ). Afin de faire tomber les Chevaliers ennemis de leur monture, le coutilleux était spécialisé dans le tranchage des jarrets des chevaux. Homme de pied dont les armes d'hast et de main étaient une coutille avec laquelle il tranchait les jarrets des chevaux de l'ennemi pour les faire chuter.

  • Courtoisie : Délicatesse, galanterie. Amour courtois : Amour idéal, philosophique, spirituel et souvent platonique.

  • Couvre-chef → voile, turban.

  • Créneau : partie évidée d'un crénelage de muraille.

  • Criement : Cri, hurlement

  • Croisades : Expéditions des chrétiens européens dont les habits portaient une croix d'étoffe cousue devant et derrière leur habit, entreprisent au Moyen Âge pour délivrer la Terre Sainte des occupants musulmans. Expédition contre des hérétiques. Guerres saintes contre les Infidèles.

  • Cuer : Coeur

  • Cuir : Peau tannée de bœuf, de brebis, parfois de loup ou de cerf.
  • Curés, curaillons : ceux qui sont à la tête d'une paroisse, gens de robe
  • Dague : Poignard ou épée courte en usage du Moyen Âge au xviiiesiècle, dont la lame aiguë et plate pouvait pénétrer au défaut de la cuirasse et à travers les cottes de maille. Souvent confondu avec le poignard, la dague était en fait une petite épée mesurant entre 40 et 60 cm suivant les modèles.

  • Dague de chasse : Contrairement à la dague de combat plus longue et plus étroite, la dague de chasse est plus courte et possède une lame large.

  • Daguet : Jeune cerf.

  • Damas : Soie diaprée ton sur ton

  • Dame : femme mariée
  • Damelot : damoiseau, jeune homme
  • Damoiselle, Damoiseau : jeune fille noble non mariée, jeune enfant
  • Débonnaire : Accueillant, paisible, un air débonnaire : un air serein, joie de vivre naturelle.
  • Déconfier : Trahir
  • Déduit : Plaisir charnel
  • Défait : Être défait : être battu, perdre, subir la défaite.
  • Défroques : Vêtements crasseux et laids
  • (Se) Dégengler : Se moquer
  • Demander quartier : Dans un combat singulier, le chevalier qui se trouve à merci peut demander quartier à son adversaire : C'est à dire qu'il se reconnaît vaincu et demande l'arrêt du combat.
  • Denier :Le denier équivalait à deux mailles ou 1/12e de sol soit 1/240e de livre. Cependant, ce cours a pu être soumis à de nombreuses modifications sous l'action des réformes monétaires royales. Correspond à une pièce de billon d'environ 1 g.
  • Derechef : à nouveau
  • Destrier : Cheval assez lourd mais très maniable, il est attitré au chevalier.
  • Devinance : Divination
  • Devise : Pensée, maxime, cri de ralliement.
  • Devise des chevaliers français : " Mon joie Saint Denis, que je trépasse si je faiblis ". Cette devise est véritable et fut rendue populaire par le film "les visiteurs". Le cri de guerre : "mon joie Saint Denis " est associé à la devise. Celle ci met en exergue la force comme valeur fondatrice. Signification : " si je deviens faible je mérite ma mort, car on ne peut vivre sans être fort ".
  • Deweteie : Tablier de grosse toile

  • Diantre : Marque l'étonnement, l'admiration ! C'est en quelque sorte une altération du terme : Diable, que certains avaient peur de nommer à l'époque.

  • Dîme : Gratification en nature, selon un pourcentage déterminé. Impôt sur les récoltes (parfois le dixième) prélevé par le clergé ou la noblesse.Dîme royale, impôt d'église.

  • Disgrâce : On lui prête deux significations : Tomber en disgrâce signifie qu'un vassal a perdu la confiance de son suzerain et tous le savantages lui sont alors retirés : fiefs, terres, présents, et parfois bannissement  et exil.
    La seconde signification du mot traitait la laideur ou à la malformation physique, tares courantes au Moyen Âge.

  • Donjon : Tour maîtresse du château. Tour la plus épaisse et la plus haute, le donjon reste l'ultime défense d'un château. Jusqu'au XIIème siècle, c'est dans le donjon que résident le Seigneur et sa Mesnie.

  • Doublet : gilet, piqué et ouaté protégeant du froid, se portant au dessus de la chemise

  • Douves : fossés remplis d'eau, le plus souvent, et qui entourent un château.

  • Drap : Tissu en toile, laine, lin ou soie
  • Drapier : Marchand d'étoffe
  • Droit de pillage : C'était pour le soldat une récompense, un droit coutumier, une compensation en quelque sorte accordée par le Seigneur dont il dépendait.
  • Ébaubi : être surpris.

  • Écu : Petit bouclier triangulaire

  • Esbaudir (s') : s'exclamer, rire.

  • Écarlate : Étoffe de grand prix.

  • Échanson : personnage très officiel chargé du choix et de l'ordonnancement des vins durant un repas de réception. Sommelier à notre époque

  • Échauguette : littéralement "guetter au chaud". Petite guérite de pierre construite en surplomb, souvent située à l'angle d'une des murailles du château fort et pourvue d'un fenestron ou d'une archère. Excellent poste d'observation qui protégeait aussi la sentinelle des intempéries.

  • Échelade : Attaque d'un château au moyen d'échelles

  • Échevins : Conseillers municipaux, grand Echevin : Maire.
  • Enceinter : rendre enceinte
  • Écu : En France, cette pièce apparaît en 1263, à l'origine le nom d'écu est attribué à des monnaies en or valant trois livres tournois. Dès la fin du règne de Louis XIII, l'édit de 1640 institue le terme " écu blanc " pour désigner une grande pièce d'argent, toujours d'une contre-valeur de trois livres (ou soixante sols) et inspirée du thaler.
  • Écuelle : Elle apparaît aux  environs de 1350 et commence à remplacer très progressivement le tranchoir.
  • Écuyer : Au service personnel du chevalier, serviteur et homme de confiance. Jeune noble ayant pour charge d'accompagner le chevalier à la guerre, de porter son écu, de l'aider à prendre les armes, à se désarmer en attendant que lui-même soit armé chevalier.
  • Enfant : enfançon (bébé), marmot (tout jeune enfant), jouvenceau ou jouvencelle (garçon ou fille entre 7 et 10 ans environ)
  • Engaillardir (S') : prendre des forces, se muscler.
    S'en regaillardir : reprendre des forces, se remettre d'une navrure, d'une maladie ou d'une grande émotion.
  • Engineur : Artisan spécialisé dans la conception d'engins pour assiéger l'adversaire. Deviendra "ingénieur".
  • Enhardir (S') : Littéralement : prendre de la hardiesse, soit reprendre courage, confiance, goût à la vie.
  • (s') Enquerre : Cherche à savoir, enquête.
  • Épées : Jusqu'au milieu du XIIe siècle, les simples soldats ne portent pas l'épée, celle-ci étant le privilège du Chavalier, preuve de son adoubement. L'homme d'arme est alors armé d'un bouclier ou d'une hache, d'une masse, soit d'une dague et d'un bouclier, ou bien d'une arme d'Hast.
    Dès la seconde moitié du XIIe siècle, le "fantassin" est muni d'une arme dite "de taille" afin de porter des coups mortels à l'ennemi. Ses blessure portées à la base du cou se nomment "taillants", et sont portés de haut en bas. Le fer de l'épée de taille est large et l'on se sert du  tranchant de la lame qui d'ailleurs broie et arrache plus qu'il ne coupe.
    - Les épées "d'estoc", (renaissance), sont élégantes et effilées. Elles transpercent par la pointe. 
    - L'épée à une main, est nommée "cadette", cadetta et Espagne, et appelée "petite" ou "jouvencelle" en France. C'est l'arme préférée du Chevalier. Au combat elle est utilisée avec un bouclier. Apparu dès le Ve siècle, elle perdurera jusque vers la fin du XIVe.
    - L'épée à deux mains, ou épée d'arçon, ou brand car on la brandit, (XIVe,XVe). Épée d'arçon car elle se fixait à l'arçon de la selle. Sa  grande taille et son poids devenait des inconvénients en espace fermé. Principalement utile à cheval où elle tournoyait pour détruire, elle était trop souvent utilisé lors de duels de justice, ou en terrain découvert. Le Chevalier s'en servant alors en dernier recours, car
    l'arme était transportée par un roncin avec le reste de son armement. Cet écuyer qui gardait la monture, était prêt à tendre l'arme à tous moments des combats.
    - L'épée à une main et demie, la bâtarde, est intermédiaire entre la petite et le brand. Souvent utilisée avec des gantelets, son arrivée  coïncide avec l'apparition des armures de plates qui sont composées de plaques de métal et fixées sur des sangles ou des armatures de cuir. On utilise le terme "armure " à partir du XVIIIème siècle, pour désigner les protections de plates recouvrant tout le corps, alors qu'elles étaient inutilisées depuis pratiquement un siècle. Auparavant l'accoutrement était nommé "harnois". Redoutable car extrèmement maniable, sa force de frappe et son poids font des ravages pour briser armures et membres de l'adversaire.
  • Éperon : Instrument métallique ajouté à la chaussure et garni à l'arrière d'une pointe acérée ou d'une molette, que le cavalier enfonce dans le flanc de sa monture pour l'exciter.
  • Épousailles : Mariage.

  • Épousailler : Épouser

  • Équipage : Troupe équipée en tenue d'apparat

  • Ensauver (S') : fuir, s'enfuir, partir, se barrer, dégerpir.

  • Enrager : être en rage : être furieux, fulminer, écumer.

  • Escafinon : chausson qu'on portait à l'intérieur de chaussures ou de bottes

  • Esbigner (s') = s'échapper, se sauver, battre en retraite
  • Escagacer : Emmerder, ennuyer, irriter

  • Escorge : fouet

  • Escoffion : Sorte de coiffe formée d'un coussinet posé sur les nattes et garni de rubans ou d'écharpes tombantes

  • Escuyer : Écuyer

  • Esmoignoner : Mutiler, estropier
  • Esnuer : dénuder
  • Espier : Épier
  • Esplumoire : Écritoire qui servait aussi à ranger le matériel d'écriture et avant tout les plumes d'oie.
  • Esponger : Éponger

  • Estoc : pointe de l'épée
  • Estomac : Panse, bedaine
  • Estriller : Etriper
  • Étendard : Petit drapeau du XIV et XVe siècle dont l'extrémité est en forme de V.
  • Être à merci : Dans un combat où deux adversaires sont face à face, moment du combat où le vaincu est livré au bon plaisir de son adversaire. Il se trouve alors "à sa merci".
  • Et Tôt : Bientôt
  • Etuves = bains publics (employant des servantes et pourvus de lits)
  • Faément : enchantement

  • Faer : Ensorceler, enchanter

  • Fait néant : fainéant, faignasse

  • Fame : Gent féminine en général

  • Faon : Petit du chevreuil, du daim, et du cerf.

  • Fatrouiller : Bavarder à tort et à travers, jacasser

  • Félon : Traître, perfide, fourbe.

  • Félonie: Traîtrise, tricherie, malhonnêteté.

  • Féminage : féminité
  • Fermail : Broche qui fermait et maintenait le manteau

  • Ferrir : manier l'épée, (le fer). Sans coup ferrir : sans combattre

  • Festoyer : Faire un festin, ripailler, faire bonne chair.
  • Fèvre : Forgeron
  • Ficher : planter, transpercer, empaler
  • Fillot(e) : Fils, fille

  • Flairement : empaler
  • Fléau d'arme : Tout simplement copié sur le fléau d'arme de battage des paysans, le fléau Français est en métal. Arme contondante du moyen-âge comprenant un manche court et une chaîne terminée par une masse métallique armée ou non de pointes. Les fléaux à boules lisses ou à pointes sont plutôt d'origine Anglo Saxonne et Germanique. Les fléaux à trois boules et munis de pointes, les "Scorpions," sont exclusivement d'origine Allemande. Les Chevaliers de France préféraient combattre avec une masse.
     
  • Fleurer : Sentir

  • Fesses : Cul, fondement

  • Foimenteor : Judas, traître
  • Foimenteur : Parjure
  • Fol : Fou au sens clinique du terme.
  • Fol dingo : Fou, chabraque, toqué, piqué

  • Foutredieu : Juron

  • Francherepue : Repas rassasiant, grosse pitance

  • Froidure : Fraîcheur

  • Futaine : Tissu de coton d'origine orientale.
  • Gabelle : Impôt sur le sel. Impôt indirect, prélevé sur des articles de production industrielle ou agricole, denrées de luxe. Gabelle sur les draps, le vin, les épices, le blé. Impôt indirect, très impopulaire, prélevé sur le sel, monopole d'État sous l'Ancien Régime.

  • Gaillard : Fort.

  • Galoches : Chaussure grossière de cuir, à semelle de bois épaisse, qui protège du froid et de l'humidité.

  • Gambison : Gilet de toile matelassé qui se passait sur la chemise et donc sous la cote de maille. Vêtement unisexe fait d'étoffe rembourrée et piquée, ajusté et privé de manches et couvrant les hanches. Jaque rembourrée portée jusqu'au xvesiècle, soit sous la cotte de mailles ou la cuirasse, soit comme seule défense du corps.

  • Garce : fille (rien de péjoratif, féminin de garçon)
  • Garcelette : jeune fille
  • Gargamels : Gorges
  • Gare loup, Garol : Loup garou
  • Gausser (se) : Se moquer, rire de quelqu'un.
  • Gent(e) : Joli(e), agréable, noble, gentil
  • Géniture : Descendance
  • Giberne : Besace
  • Gibier de potence : Brigand, malandrin méritant la corde.
  • Giguedouille : Danse, gigotement, trémoussement, gesticulation
  • Gonfanon : Étendard du XII et XIIIe siècle.
  • Goupil : Renard
  • Goupillon : C'est une boule d'acier munie de pointes aiguës et emmanchée sur une hampe de deux bons mètres de longueur. Arme d'attaque, entre la masse et l'arme d'hast.
  • Gourdasse : Gourde, sotte
  • Grand : Au moyen âge, qualifiait indifféremment un terme masculin ou féminin : la grand messe, la grand foire.
  • Grègues : Chausses

  • Gris : saoul
  • Guère : Peu : il n'était guère solide, pas beaucoup : je n'ai guère de sympathie pour lui..
  • Guerroyer : Combattre
  • Guet : Patrouille d'hommes en armes sous les ordre du prévôt
  • Guêtres : Enveloppe de cuir ou d'étoffe recouvrant le haut de la chaussure et le bas ou l'ensemble de la jambe

  • Gueuse : fille pauvre
  • Gueux : homme pauvre, porte faix, mendiant, lépreux.
  • Guignon : Malchance, guigne, mauvais oeil

  • Guimpe : sorte de grand voile enserrant totalement le visage et retombant sur le cou, les épaules et la poitrine.
  • Hache commune : Petite hache à fer biseauté qu'on maniait d'une seule main. Indifféremment utilisée à pied ou à cheval, et souvent accompagnée d'un rondache par l'infanterie.

  • La grande hache de guerre : Tenue à deux mains et utilisée uniquement par les piétons. Fer plat.

  • Hamois : Paquetage du soldat : cotte de mailles, baudrier, armes de poing.

  • Hampe : Manche d'un étendard, d'une lance ou d'une arme d'hast.

  • Hanap : Pichet d'étain muni d'un couvercle basculant articulé, il est apparu à la fin du XIVe siècle.

  • Haranguer : Exciter et interpeller la foule ou ses soldats par un discours vindicatif.

  • Hapôticaire : Pharmacien

  • Haubergeon : Petit haubert dépourvu de manches et de capuchon, descendant à mi-cuisses que portaient les gens de pied lorsqu'ils combattaient. Fabriqué spécifiquement pour les archers, certains Chevaliers l'avaient adopté pour sa légèreté.
  • Haubergier : Artisan qui fabriquait des cottes de mailles, des hauberts et des haubergeons.
  • Haubert : Type de robe masculine médiévale. Armement : robe réalisée dans un tissu de mailles annulaire (Cotte de mailles annulaire et Cotte de mailles), destinée à la protection corporelle. Cotte de maille longue couvrant tout le corps et s'enfilant par dessus le gambison. (Fin du XIe siècle et début du XIIe).
    En place du haubert et accompagné du camail, certains se vêtaient d'un haubergeon.
  • Haut-de-chausses : caleçon
  • Hélequin : mauvais génie, bande de mauvais génies
  • Hénin : coiffure en forme de cône rigide, dont le sommet peut être tronqué.

  • Héraut d'arme : Officier public chargé de transmettre les messages importants, de régler les jeux et les cérémonies et de s'occuper des blasons.

  • Herse : massive grille de fer constituant, après l'assommoir, la seconde défense de la porte d'entrée principale du château. Elle est baissée verticalement en cas d'attaque à l'aide d'un treuil.

  • Heurter : Au moyen âge, et jusqu'au XIX e siècle, cogner à une porte qui était alors munie d'un heurtoir de fer ou de bronze.

  • Heusses : hautes bottes imperméables en cuir souple rouge ou noir

  • Hobereau : Jeune faucon. Péjoratif : Jeune noble sans terres, prétentieux, vaniteux et ignorant. Frimeur, vantard.

  • Hommage : L'hommage était un serment de fidélité mutuelle entre un Suzerain et son vassal

  • Homme, Femme : rombier une rombière, compaing, compère, commère (non péjoratif)

  • Hontage (livrer son corps à) : honte, déshonorer
  • Houblon : Vigne du Nord, couleuvrée septentrionale, salsepareille indigène ; plante servant à la préparation de la bière.

  • Houppelande : Robe ou manteau long et ample, aux manches larges et évasées, démesurées, qui traine à terre

  • Housseaux : bottes.

  • Hypocras :Vin épicé au miel, à la cannelle, à la cardamone et au gingembre, se consommant chaud ou froid.

 

  • Intendant : gestionnaire général du domaine du Seigneur, et ce, à tous les niveaux.

  • Ire : (1680). Courroux, colère.

 

  • Jacob (se conseiller à ) : être lâche
  • Jactance : Débit de paroles, Bavardage incessant
  • Jeu françois : acte sexuel
  • Joiler : Accueillir
  • Jointure : accouplement
  • Joliette : la jolie
  • Joute : Manifestation équestre et spectacle incluants concours de tir à l'arc, jeux de lisse, saltimbanques etc…
    La joute proprement dite est un combat équestre, amical et courtois, le plus souvent pour l'honneur ou l'amour d'une dame.
  • Jouvence : Jeunesse
  • Jouvenceau : jeune homme (péjoratif)
  • Jouvencel, jouvencelle : Jeune homme, jeune fille (roturière) non mariée
  • Jovente : jeune fille
  • Lacrimable : Déplorable, lamentable

  • Langueur : Déprime, mélancolie, tristesse.

  • Laie : sentier forestier
  • Lance : Petit groupe d'hommes en arme
  • Lance de vénerie : Arme de chasse du piqueur. Contrairement à la lance de guerre dont le fer est étroit et effilé, le fer de la lance de vénerie est large de façon à rester fiché dans le corps de la proie.
  • Le jour d'hui : Ce jour
  • Leû : Loup.
  • Leurre : Petit sac de cuir ou de grosse toile rempli d'une bourre de crin, et revêtude fourrure ou de plumes. Utilisé en fauconnerie
  • Liées : jeu du moyen âge réservé aux femmes lors des divertissements de joute et fêtes de village.
    Le jeu : 2 à 3 équipes étaient en lisse et dans chaque équipe les deux partenaires sont liées par une cheville avec un foulard. La première  équipe arrivée à un point fixé à gagné. Beaucoup de chutes amusaient ce petit monde !
  • Lieue : Unité de distance : 23km environ.
  • Liesse : Fête
  • Lisse : Balustrade de bois séparant deux camps lors d'un tournoi.
  • Lit d'alcôve :  lit fermé par des tentures de coté appelées courtines.
  • Lober : Tromper
  • Louvetier : Maître-chien, Homme qui s'occupe de la meute de chien du Seigneur. Grand louvetier :Officier de la maison du Roi s'occupant de la louveterie
  • Lovinave : Qui tient du loup
  • Luminer : Illuminer, éclairer
  • Lunage : Soumis à l'influence de la lune
  • Lycanthropie : Aliénation mentale dans laquelle on voyait au Moyen Âge la manifestation d'un pouvoir maléfique. Délire dans lequel le sujet se croit transformé en loup.
  • Mage : magicien, chaman, savant parfois religieux, guérisseur, médium, devin.

  • Magne : grand, "tour magne" grand donjon
  • Main droite : Dextre, main de dieu
  • Main gauche : Senestre, main du diable
  • Maîstre : Artisan  (moyen âge du XII et XIIIème siècle), artisanat, corporatisme, Maîtres d'apprentissage.
  • Mal(e), mau (préfixe) : mauvais(e)
  • Mal beste : Mauvaise bête, bête du Gévaudan par ex.
  • Malandrin : Bandit, truand.
  • Malaventure : Mésaventure, malchance, malheur
  • Malcréant : mécréant
  • Mal de cabaret (avoir le ) : être saoul
  • Maldisance, maldire : médisance, médire
  • Malencontre : mauvaise rencontre
  • Malice : Au moyen âge cela désignait l'intelligence du Malin : le diable. Etre plein de malice, c'était être inspiré par le Diable
  • Malin et maligne : Qui vient du Diable. Maligne désigne aussi une fièvre ou une tumeur.
  • Mal pas : Mauvais pas, embûche, traquenard, embuscade, piège.
  • Mamerons : Mamelons, mamelles
  • Manant, Manante : habitant d'un village / (péj.) : homme grossier, rustre, personne non noble, de basse extraction, marot.
  • Mander : ordonner, demander
  • Mânes : Âmes des morts

  • Mangeailler : manger

  • Mantel : manteau d'hiver ou de cérémonie, couverture.

  • Maréchal de lisse : Le maréchal de lisse était chargé de faire respecter les règles en champ clos : tournoi, duel, joute.

  • Marteau d'arme : Association du marteau de chaudronnier et du piolet en quelque sorte, marteau à un bout et pic recourbé à l'autre, c'est une arme d'attaque efficace pour transpercer les armures et les cuirasses.

  • Masure : Terme non péjoratif désignant une maison

  • Marri : Être marri : être peiné : fort marri, repentant, contrit.

  • Masse : À l'origine simple gourdin de bois, c'est sans nul doute la plus ancienne des armes d'assaut. Renforcée plus tard de métal et de pointes meurtrières, presque entièrement métallique vers le XIIIème siècle, elle sera ensuite remplacée par la masse à ailettes du XIV au XVIème siècle.

  • Mâtin : gros chien
  • Membru : Aux mains vigoureuses

  • Ménestrel : Poète et musicien

  • Menuaille : Canaille, populace, fripouille

  • Merdaille : Merdeux, gens méprisables
  • Merlon : partie pleine d'un crénelage de muraille.
  • Merveille : Chose surnaturelle, foncièrement maléfique et mauvaise.
  • Meschine : Servante, au XIVème.
  • Mesnie : Famille et proche entourage du Seigneur.
  • Mettre la main au panil, mettre la main au conil : mettre la main au panier
  • Mesttre : Mettre

  • Meurtrière : Ouverture étroite par laquelle ont "meurtris" l'ennemi, (comme la navrure, la meurtrissure signifie blessure).

  • Mie : Femme aimée, chérie.

  • Mignette, mignotte : gracieuse, caressante, mignonne
  • Mire : Médecin
  • Moigner : mutiler
  • Moinerie : les moines et les religieuses
  • Mordiable : juron
  • Mordieu : juron
  • Mortaille : La mort, décès. Aller à la mortaille : se jeter dans la bataille

  • Mortir : Tuer, assassiner, étriper
  • Moult : Beaucoup. Nombre (eux)
  • Mule : Se dresse bien mieux que le mulet. Il était fréquent de voir un écuyer monté sur une mule, et parfois même, des chevaliers peu fortunés la chevaucher, surtout jusqu'au XIIème siècle.

  • Mulet : Utilisé somme le sommier, mais moins résistant et beaucoup plus têtu.

  • Navré : Blessé, être navré à la jambe ou à la tête.

  • Navrure : Blessure

  • Nenni : non, que nenni !

  • Niticorace : Oiseau de nuit, hibou

  • Noblesse : Moyenne et grande : noble naissance, noble lignage. Grande Noblesse : Princes et Rois : De haut lignage.
  • Noctalement : À la nuit
  • Non point :Certainement pas !
  • Nourrice : Aucune Dame "de bonne naissance", ne donnait le sein à son enfant à cette époque, elle confiait ce soin à une femme des communs venant récemment d'accoucher. Notre nounou.
  • Nuisant : Nuisible
  • Nuitée : La nuit, l'espace d'une nuit
  • Nuiteux : Qui aime la nuit
  • Occire : tuer

  • Octroyer : Donner, faire l'octroie : faire présent, offrir.

  • Odir : Entendre

  • Officier tranchant : Fonction honorifique attribué généralement aum eilleur des écuyers de la Mesnie Seigneuriale.

  • Ombreux : qui fait de l'ombre
  • Olifant : Cor
  • Once : Mesure de quantité. L'once était une mesure de précision affectée à la mesure des toutes petites quantités.
  • Orfèvre : Bijoutier

  • Orfrois : broderies

  • Ost : Armée royale, impériale. Service armé de plusieurs jours dans l'année, que le vassal devait à son suzerain

  • Occire : Mettre à mort

  • Oyant : (de Ouïr) entendant

  • Paillarde : fille rustre, dégourdie et osée, grivoise qui aime les plaisirs de la chair et la joyeuse vie
  • Paillarder : faire l'amour
  • Pal : Supplice du pal, instrument de torture : Pieux épointé servant à transpercer tout vif un condamné par l'anus, et le livrer à une mort lente et atroce.
  • Palefrenier : celui qui s'occupe du palefroi.
  • Palefroi : cheval de parade.
  • Paltonière : fille publique
  • Pâmoison : Tomber en pâmoison : se pâmer, évanouissement syncope. Se pâmer de, chavirer, défaillir. Éprouver, sous le choc d'une émotion, une peur ou un ravissement si intenses qu'ils mènent au bord de la paralysie ou de l'évanouissement.
  • Pantalon : Braies, Chausses
  • Par matin : Très tôt
  • Par tans :Sous peu
  • Pas d'arme : Défi amical que lançait un chevalier à tous les chevaliers de la région ou de passage lorsqu'ils passaient devant le lieu où il campait. Ses combats sportifs devinrent, avec le temps, de plus en plus violents.
  • Patte à miel : expression populaire pour désigner un ours
  • Pèlerine : manteau chaud d'hiver
  • Pietonner : Marcher

  • Péager : Payer un droit de péage

  • Pentacol : Collier

  • Peuple : Populace, petites gens

  • Pieds : Mesure de longueur :
  • En Europe occidentale l'étalon de longueur date du règne de Charlemagne, à la fin du VIIIe siècle.
  • Le pieds (équivaut à 32,4 cm).
  • le pan (distance entre l'extrémité du pouce et celle de l'auriculaire d'une main aux doigts écartés est équivalent à 24,8 cm.)
  • le mille vaut mille pas de cinq pieds (environ 1620 mètres)
  • la toise vaut six pieds (environ 1,95 m)
  • le pied vaut douze pouces.
  • le pouce vaut douze lignes
  • la ligne vaut douze points.
  • la perche correspond à un carré de 18 pieds de côté.
  • un arpent vaut 100 perches (soit environ 34 ares)
  • Mesure de longueurs du moyen âge au 17e siècle
    Pied : Egal à 12 pouces ou 0,298 mètre. Egalement au moyen âge 32,36 centimètres
    Vers les années 1650/1700
    Aune : Ancienne mesure de longueurs de 3 pieds et 8 pouces ou 1m20 (1.188 mètre)
    Vers les années1650/1700
    Verge : 2 mètre 98
    Vers les années 1650/1700
    Brassée : Mesure des deux bras étendus qui est ordinairement de 5 pieds ou 1,490 mètres
    Pouces : Egal à 1/12 pied de roi
    Palme : Mesure valant 12,36 centimètres
    Au moyen âge
    Coudée : Mesure valant 52,36 centimètres
    Au moyen âge
    Paume : Mesure valant 7,64 centimètres
    Au moyen âge
    Toise : Environ 2,00 mètres
    Au moyen âge
    Empan : Mesure valant 20 centimètres
    Au moyen âge
    La Canne : Mesure valant 124,72 centimètres
    Au moyen âge

     
  • Piéton : Soldat d'infanterie, homme d'arme à pied.

  • Pieux : faire preuve de piété, religieux, dévot, croyant.

  • Pilori : Poteau ou appareil tournant sur un pilier situé sur une place publique, auquel on attachait un condamné, avec un carcan au cou, pour l'exposer aux regards de la foule et marquer ainsi son infamie et le signaler à l'indignation publique, au mépris. Une rotation de la roue, maintenue dans le plan horizontal, présentait la face du condamné successivement à tous les points de la place.

  • Pinte :0,952 litre

  • Pique : Arme d'hast.

  • Piqueur : Tueur qui égorge la proie au cours d'une chasse à cour.

  • Piquier : Homme d'arme se servant d'une arme d'hast : la pique.

  • Pitable : pitoyable, piteux, faible
  • Pitoyer : avoir pitié, s'attendrir
  • Pitre : Pitre attitré du seigneur : Bouffon farfelu vêtu d'un costume insolite de couleurs vives, ce farceur était chargé de distraire son Maître et prenait la liberté de dire de façon grinçante ce que bon lui plasait et à qui il voulait.
  • Plaisement : plaisir, drôlement, ridiculement
  • Pleutre : lâche
  • Point : Pas, je n'en ai point, je n'en ai pas.
  • Poltron, Peureux
  • Pontlevis : pont mobile de bois servant de passerelle au dessus des douves du château mais aussi de protection.
  • Potence : Équerre de bois reposant sur une estrade où était fixée la corde servant à pendre les condamnés.
  • Pourfendre : Transpercer, traverser d'une lame d'épée
  • Poularde : Poule, volaille

  • Pourpoint : Veste à manches longues ou étroites.

  • Prestement : Rapidement, vite fait, tout de suite
  • Preux : Brave, courageux
  • Prévôt : Collecteur d'impôts, (officier de police). Le prévôt avait la charge de faire régner l'ordre.
  • Prud'homme : Maître d'armes et enseignant qui apprend aux damelots tout ce qu'un Seigneur ou un chevalier doit savoir.
  • Pucelle : Jeune fille (roturière) non mariée
  • Punais : puant, fétide
  • Puterelle : jeune prostituée
  • Quérir : Chercher : Aller quérir : aller chercher, faire quérir : faire chercher.

  • Question (La) : Torture.

  • Questionner : Torturer.

  • Quête : Recherche, ambition, démarche vers un aboutissement relatif à l'amour, vengeance, recherche divine, du sacré, amitié, pouvoir.

  • Quiet : L'inverse d'inquiet : Être quiet c'est être habiter par la sérénité, la quiétude..

  • Quintaine : Mannequin d'entraînement en paille, vêtu tel un épouvantail, portant un casque de combat, et muni sur le bras
    droit d'un bouclier et sur le gauche d'un sac de sable ou un fléau d'arme, le tout fixé sur un axe rotatif près de la lisse.

  • Quolibet : Plaisanterie moqueuse et souvent méprisante.

  • Rapiner : Voler, piller

  • Ribaud : Débauché, paillard, gaillard. Souteneur. Soldat pillard. Voleur, tricheur, vaurien. Tueur à gages
  • Ribaude : fille de bas étage, prostituée
  • Rifler : érafler, écorcher
  • Ripailler : Bouffer copieusement, manger à sa faim
  • Ripailler : se goinfrer, bouffer
  • Rober : Voler, (a donné le mot dérober), piller, chiper, piquer...
  • Robeur : Voleur, détrousseur, griveleur.
  • Rochet : Tout petit trident métallique de fer doux, aux pointes arrondies, et sertie à l'extrémité de la lance de joute pour casser au premier choc.
  • Roncin : Mi sel mi trait, le roncin est un cheval tout terrain : très résistant, rapide et polyvalent, le roncin était souvent choisi pour les longs voyages.
  • Roncine : jument
  • Rondache : Bouclier rond. nés au tout début du moyen âge, le grand rondache de guerre, bouclier viking entièrement métallique de forme très bombée.
    Le rondache commun : apparu à la même époque que le grand rondache nordique : beaucoup plus plat et plus petit, parfois en métal, ou  simplement de bois renforcé. Léger et très maniable, efficace lors d'embuscades ou d'échelades.  L'écu est la version triangulaire du rondache. Le rondache fut le bouclier pratiquement exclusif des Turcs et des Sarasins.
  • Roture : Personnes non nobles, gens de basse extraction.
  • Roturiers : Personnes non nobles, artisans, marchands, bourgeois.
  • Routier : Individu à la fois un homme de guerre de métier et brigand endurci

Sceau

Sceau du XIIIe siècle : Raymond de Mondragon reçoit l'hommage d'un de ses vassaux. (Archives nationales, Paris.)

Ph. Jeanbor © Archives Larbor

  • Sabots : chaussures en bois

  • Sac à vin : saoulard
  • Sale trogne : sale tête
  • Sans respit : Sur le champ

  • Sayon : vêtement de pluie de paysan, cape à capuchon

  • Sceau : Cachet prouvant l'identité et authenticité et faisant office de signature. Il est apparu vers -4000, en Mésopotamie, des sceaux-cylindres qui permettaient d'imprimer en relief sur de l'argile fraîche; une garantie en somme sur  l'identité de l'auteur du document...  Constitué au Moyen âge par un cachet de cire imprimé par un tampon dont le motif devait être difficile à copier,  chaque ville avait son sceau. Dès le XIème siècle, et parallèlement au notariat, apparaît le " sceau pendant". Par son ordonnance de Fontainebleau en 1554, Henri II promulgue la signature obligatoire chez les notaires (signum nominis).

Moulage du contre-sceau du grand sceau de Louis XIV, roi de France. Archives Nationales SC-D116 bis.

  • Serf : Paysan, servile, propriété du seigneur

  • Seigneur / Monseigneur : Noble de haut rang remplissant une fonction importante, dignitaire près du monarque

  • Sénéchal : Officier chargé de l'intendance de la maison d'un seigneur, d'un chevalier.Ancêtre de notre économe.

  • Sentence : Punition de justice

  • Serge : tissu

  • Servantaille : domesticité, ensemble des serviteurs
  • Si fait : Assurément, certes.
  • Sodomite : Homosexuel, (Sodome et Gomor), Gay
  • Soie : tissu de Chypre, rare et cher au Moyen Age, Damas

  • Sommier : Cheval de somme. Travailleur de force il ne recule devant aucune charge. Surtout utilisé pour le portage et le transport des marchandises.

  • Sorceresse : Sorcière

  • Sotie : Pièce de théâtre

  • Sottard : couillon
  • Sotte caillette : femme ignorante, gourde
  • Souplette : Soupe, potage

  • Suières : chaussures

  • Suivance : Suite de domestiques, de serviteurs

  • Suppôt de Satan : Serviteur du diable.

  • Surcot : Longue tunique sans manche de belle étoffe. Parfois simple jaquette, doublée quelquefois de fourrure.
    Tunique passée sur l'armure, portant les armoiries. Vêtement féminin il se porte par dessus la chemise de lin.

  • Suzerain : Seigneur dirigeant une région dont dépendaient d'autres seigneurs inférieurs par le rang.

    Tabard, tabairt ou tabar : Vêtement, manteau court et ample, à manches formant ailerons, à fentes latérales, porté par dessus l'armure ou la cotte de maille.Tunique brodée d'armoiries portée par les hérauts d'armes. XIIIème siècle
  • Taho : Cri pour exiter les chiens, taïaut
  • Taille : Imposition levée sur les personnes, sur les biens. Elle fut longtemps perçue par les seigneurs sur leurs serfs et censitaires, levée aussi parfois par eux pour le compte du roi, et qui, au xvesiècle devint uniquement royale, permanente, et fut alors toujours une des principales ressources du budget.
  • Talc (Toile de) : toile très fine

  • Talmelier : Boulanger

  • Tapinois : En se cachant

  • Targe : Petit bouclier de 25 cm, c'est une arme de poing. En bois, recouvert de cuir et garni de fer, on y trouve une échancrure pour le passage de la lance, et maniée uniquement avec le poignet, la targe est totalement intégrée aux mouvements de l'épée.

  • Tavernier : Cafetier.
  • Taxes : La taille, la corvée, la tonlieu, la dîme (impôt d'église), la gabelle (impôt sur le sel).
  • Tête : Teston, chef
  • Tétin : Mamelle, tétine

  • Thorax : Poitrail

  • Tiretaine : mélange de lin et de laine

  • Titres seigneuriaux : Vavasseur, Baron, Comte, Duc, Prince et le Roi ou Souverain.

  • Toise : La toise est une unité de longueur ancienne qui correspond toujours à six pieds, soit deux verges ou une aune et demie , soit 1, 949 m

  • Toiser : Regarder et détailler quelqu'un avec insistance en le jaugeant.

  • Tonlieu : Taxe imposée aux marchands pour le passage ou l'entrée de leurs marchandises en divers endroits (ponts, villes, portes, etc.), ainsi que pour les places occupées dans les foires.

  • Toque : coiffure constituée d'un fond circulaire ou ovale et d'un rebord

  • Toquer : Heurter, frapper
  • Toster : Griller, rôtir

  • Tot a tire : D'affilée

  • Tour flanquante : C'est la tour qui se trouve sur le flanc du château entre deux tour d'angles.

  • Tourmenteur : Bourreau, tortionnaire
  • Tournoi : Duel équestre au cours duquel plusieurs chevaliers s'affrontaient en champ clos, l'un contre l'autre ou par groupes, à cheval ou à pied, avec lance, pique, épée ou massette, en présence d'une brillante assemblée.
  • Tout fourré : Expression populaire pour désigner l'ours
  • Train : troupe en marche avec armes, bagages et équipement, d'où l'expression : "mener grand train"
  • Tranchoir ou Tailloir : Plaque ronde, rectangulaire ou carrée en bois, en verre ou en métal (argent ou or pour les plus riches), garnie d'une ou de plusieurs épaisses tranches de pain rassis pour absorber le jus des viandes, la sauce et les graisses. Jusqu'au XIVe siècle l'assiette n'existait pas encore, et on appelait "assiette" une succession de services au cours d'un repas : une assiette de viandes en sauce, une assiette de viande grillée, etc. On mangeait dessus avec ses doigts.
     
  • Tristeusement : Malheureusement

  • Troncher : Trancher, couper
  • Troubadour : Poète et musicien
  • Trouiller : Avoir peur, avoir les genoux qui flageolent

  • Trousser : Fouiller les jupes, peloter sous la jupe, faire son affaire

  • Trouvère : Poète et Musicien.

  • Truandaille : Canaille, ramassis de truands

  •  

  • Usurier : prêteur sur gage pratiquant un taux d'usure, (intérêts).

  •  
  • Vaillance : Courage, bravoure, hardiesse.
  • Valdenier : Vaurien, voyou
  • Valet loge à pain et à pot : Petit vassal
  • Vassal : Seigneur de rang inférieur devant allégeance au suzerain
  • Vasselet : Petit vassal
  • Vautre : Chien de chasse
  • Vavasseur : Le plus petit vassal, Intendant jusqu'au milieux du 13ème siècle.

  • Velours : Étoffe de coton, laine, soie, etc.
  • Venaison : Terme culinaire qualifiant la viande de gibier ainsi que son mode de préparation : "cuir en venaison" signifie  mariné puis cuit à la broche. (Haute) venaison :Chair de gros gibier (cerf, chevreuil, sanglier). Basse venaison :Chair de petit gibier (lièvre, lapin).
  • Ventraille : Entrailles, intestins

  • Vêpres : Soir

  • Vergogner : Faire honte, moquer publiquement

  • Vergogne : Honte
  • Vergogner : Faire honte
  • Vergonde : Honte, pudeur
  • Verrine : Verrière, vitrail
  • Vêture : Vêtement
  • Vilains : Paysans, manants, paysans libres et affranchis.
  • Vinasse : Vin de piètre qualité

  • Vinasse gouleyante : Bon vin

  • Vis : Axe d'un escalier dans une tour de défense, la vis se trouvait toujours à gauche afin de gêner l'ennemie lorsqu'il déguennait son épée freinant ainsi sa progression.

  • Vineux : Qui contient du vin
  • Violement : Viol
  • Violentement : Violemment, avec force brutale

  • Viron : Autour, environ
  • Vitement : Rapidement
  • Voile : Pièce d'étoffe recouvrant la guimpe.

  • Vuiceuse : Vicieuse

 

 

 

 

 


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