|
 
23 février 2012 Bonne fête Lazare Plan du site
|
Mis à jour le 15 novembre 2010 Beaucoup d'images et de Mots sont des liens, cliquer dessus !
Description : 

Le Décor : Saugues, Venteuges, Lorcières, Clavières, Aumont-Aubrac, Grèzes, Saint Alban. 12 paroisses regroupent pas moins de 61 attaques pour un territoire toutefois assez mince : On compte 20 attaques à Saugues et Venteuges, 12 à Aumont, Nozeyrolles et Javols, 9 sur Saint Chély, Saint Alban et Grèze, 7 à La Besseyre Saint Mary, 6 à Paulhac, 5 à Lorcières et 2 sur Clavières. A mi-chemin entre Desges et Saugues se trouve le calvaire de Golgotha. De nombreuses victimes laisseront leurs vies entre ces deux endroits.  NOZEYROLLES La superstition et les croyances les plus saugrenues sont courantes en cette période où la peur sévit dans toutes les chaumes. Les charlatans, sorciers, envoûteurs, et jeteurs de sort en profitent pour ab user de la situation en effrayant les plus crédules. Le Languedoc est persuadé que la bête est l’instrument du diable, donc immortelle. Evidemment, l’église catholique qui est en pleine dégringolade, s’en mêle et colporte son lot de sermons où le loup serait envoyé par Dieu pour punir les paysans de leurs péchés. La population se terre et ne vaque à ses occupations habituelles que groupée. La peur est proclamée souveraine dans la région, Le diocèse prêche la colère divine, le roi est convaincu d'une emphase exagérée mais, craignant une révolte qui mettrait son règne en péril, il consent à envoyer des enquêteurs sur place. Chacun dialogue sur le vrai et le faux de l'histoire dans le Pays et, pendant ce temps, dans le seul mois de Mars, la bête tue huit autres personnes. Les VICTIMES Ce 13 mars 1765, Jeanne Jouve vaque à ces occupations de mère de famille nombreuse, dans son jardin avec trois de ses six enfants. Un bruit inhabituel, une pierre qui roule, la bête est là, tenant le bras de la petite de 14 mois dans sa gueule. Le Mas de la Veissière, près du Rouget de Saint-Alban, est à l'écart et Jeanne sait qu'elle ne peut compter que sur elle-même. Elle.parvient à délivrer la petite en l'arrachant de la gue ule puissante. La Bête se jette alors sur le garçon de six ans, l'enfant hurle. Jeanne attaque la bête avec l'ardeur d'une mère qui défend ses petits. Repoussée, elle y retourne et s'acharne tant de fois que la bête saute la muraille. Les aînés, alertés par les cris de leur mère accourent avec des chiens et mettent la Bête en fuite. L'enfant décèdera cependant de ses blessures. LES VICTIMES| TROIS ANNEES DE TUERIE | | Date | Victimes | Âge | Village | Commune | CONSTAT | | 30 juin 1764 | Jeanne Boulet | 14 ans | Les Ubas | St Etienne de Lugdares. | Tuée par une bête féroce.
Enterrée le 1 juillet. | | 8 août 1764 | Fille | 15 ans | Masméjean | Puylaurent | Retrouvé déchiquetée | | août 1764 | Jeune garçon | 15 ans | alentour | Cheylard-L'Evêque | Retrouvé déchiqueté | | 1 septembre 1764 | Jeune garçon | 15 ans | Pradels | Chaudeyrac | Retrouvé déchiquté | | 6 septembre 1764 | Femme | 36 ans | Les Estrets | Arzenc de Randon | Egorgée, à demi dévorée dans son jardin, | | 16 septembre 1764 | Très jeune vacher | Non précisé | Choisinets | St Flour de Mercoire | Eventré | | 26 septembre 1764 | Fillette | 12 ans | Le Thort | Rocles | Egorgée. Dévorée | | 28 septembre 1764 | Fillette | 12 ans | alentour | Rieutort-de-Randon | Dévorée devant sa chaumière | | 7 octobre 1764 | Femme | 20 ans | Apcher | Prunières | Dévorée. Sa tête fut retrouvée
8 jours après le drame | | 15 octobre 1764 | Enfant | 10 ans | Contandrez | Ste Colombe de Peyre | Thorax béant, évisceré. La tête est détachée du corps | | 19 octobre 1764 | Bergère | 21 ans | Grazières | Saint Alban | Dévorée. | | 25 novembre 1764 | Catherine Vally | 60 ans | Buffeyrettes | Aumont | Thorax béant, évisceré. La tête est détachée du corps | | 7 décembre 1764 | Berger, Martial Mathieu | Non précisé | Auzenc | Paulhac | Dévoré | | 15 décembre 1764 | Catherine Chastang | 45 ans | Sistrières | Védrines St-Loup | A demi dévorée. Tête détachée du corps | | 21 décembre 1764 | Fillette | 12 ans | Le Puech | Fau-de-Peyre | Déchiquetée dans son jardin. La
tête a disparue. | | 24 décembre 1764 | Jeune garçon | Non précisé | Alentour | Chaulhac | Dévoré | | 27 décembre 1764 | Jeune femme | 19 ans | Boussefol | Rieutort de Randon | Dévorée | | ANNEE 1765 | | | | | | | 1 janvier 1765 | Limagne | 16 ans | Le Falzet | Chanaleilles | Dévoré, tête et
Bras disparus | | 2 janvier 1765 | Jean Chateauneuf | 14 ans | Le Mazel | Grèzes | Dévoré | | 6 janvier 1765 | Delphine Courtiol | Non précisé | St Juéry | Fournels | Dans son jardin.
Thorax béant | | 6 janvier 1765 | Jeune fille | Non précisé | Morsange | Maurines | Retrouvée dans les bois, déchiqutée. | | ==> ROUERGUE | | | | | | | 7 janvier 1765 | Fille | Non précisé | Rieutort | Marchastel | Déchiquté | | 12 janvier 1765 | 7 enfants | de 7 à 15 ans | Villaret | Chanaleilles | Combattent et font fuir la Bête. Pas de victimes | | 12 janvier 1765 | Enfant | Non précisé | Le Mazel | Grèzes | Dévoré | | 14 janvier 1765 | Garçon | 13 ans | Lescure | Chapelle-Laurent | Dévoré | | 17 janvier 1765 | Adulte | Force de l'âge | Le Mazel | Grèzes | Son fusil comme gourdin, il fait fuir la bête | | 23 janvier 1765 | Jeanne Tanavelle | Non précisé | Chabanolles | Lorcières | Se défend courageusement mais est égorgée.
Tête à 200 pas | | 23 janvier 1765 | Jeune enfant | 3 ans | alentour | Venteuges | Emporté et dévoré | | 30 janvier 1765 | Fille | 14 ans | Charmensac | St-Just | Gravement blessée. Meurt à St Flour | | 30 janvier 1765 | Fille | Non précisé | Villaret | St Chély d'Aubrac | Dévorée dans les bois d'Aubrac | | 1 février 1765 | Enfant | Non précisé | alentour | Javols | Enlevé ? mais miraculeusement sain et sauf | | 9 février 1765 | Marie-Jeanne Rousset | 12 ans | Mialanettes | Le Malzieu | Attaquée à Vallat, Tête détachée, corps emporté et dévoré | | 17 février 1765 | Garçonnet | Non précisé | alentour | Chapelle Laurent | Presque entièrement dévoré | | 28 février 1765 | Fillette | 8 ans | Chabrier | Arzenc-d'Apcher | Emportée. Pratiquement entièrement dévorée | | Février 1765 | Enfant | Non précisé | non précisé | Penaveyre | Environ ouest de Grandvals | - Rares sont les hommes valides agressés. La plupart des victimes sont de jeunes enfants isolés ou des femmes seules. La bête discerne donc parfaitement la faiblesse du gibier ?- Tout d'abord, la brièveté du temps écoulé entre la décision de traquer la bête et le passage à l'acte,
- la fabrication des 3 balles d'argent, l'empressement pour la bénédiction de l'arme vengeresse,
- la rapide localisation de l'animal,
- le seul tir d'une précision "diabolique", ( la bête est restée inerte ?),
- Le fait qu'une balle fabriquée dans de l'argent est beaucoup moins fiable qu'une balle faite en plomb. La dureté de l'argent ne permet pas au projectile de tourner sur lui-même afin d'accomplir un trajet rectiligne. De plus cette même dureté diminue les dégâts provoqués dès l'impact dans le corps pénétré. Une balle d'argent peut parfaitement traverser un corps vivant sans occasionner de dégâts mortels si elle ne touche aucun organe vital, ce qui n'est pas le cas d'un projectile en plomb qui se déforme souvent dès l'impact et prend une direction aléatoire, et parfois biscornue, à l'intérieur du sujet atteint. La balle partiellement écrasée, augmente de volume et rebondit sur les os dans des directions complètement aléatoires. Ce phénomène a été testé en laboratoire de sciences physiques, sur de la gélatine, puis sur de l'échine de porc. Les résultats furent probants et sans contestation. En forêt, il serait impossible d'atteindre dès le premier coup, un animal en mouvement, à un endroit vital et à cette distance. N'oublions pas que les armes de l'époque n'étaient pas spécialement puissantes.
- De même, il a été testé la puissance des mâchoires de plusieurs animaux vivants à cette époque. Le loup serait incapable de démembrer un corps humain et seule la hyène tachetée, (1.000KG/CM3 ) posséde la force suffisante de broyage pour provoquer de telles blessures. La preuve est donc faîte que le LOUP est parfaitement innocent de ces actes barbares.
- Un chien, le chien est le compagnon de l'homme depuis dix mille ans, aurait-il pu étre dressé pour exercer de telles horreurs. Sans doute pour l'attaque mais certainement pas pour le carnage évoqué. De plus, il aurait été facilement identifié dès le début.
- Si Jean CHASTEL avait possédé une hyène, toute la région aurait palabré sur le sujet. Impossible qu'il ait réussi à cacher un tel animal pendant des années.
- Un homme apparaît donc plus probable dans le déroulement de cette affaire, mais là encore, bon nombre de faits demeurent inexpliqués et nexplicables.
- Comment aurait-il pu disparaître chaque fois sans qu'aucun ne l'ait vu ? Comment a-t-il pu circuler, le corps ensanglanté, sans être remarqué sur une aussi longue période ?
- Seul un esprit pensant a pu non seulement éviter les pièges, les chasses, les traques tout en préservant son apparence. Quand la région est infestée de chasseurs à sa recherche, la bête tue, puis tue de nouveau à plusieurs kilomètres de distance, sans jamais être inquiétée ?
- Les psychopates, tueurs en série, existe aujourd'hui. Il en était de même voici deux cent quarante ans, sans aucun doute. D'ailleurs Gilles de Ray en est un probant exemple. Nulle investigation scientifique n'était alors possible, il fallait prendre les assassins sur le fait pour prouver la culpabilité sauf lorsque cela arrangeait l'Etat ou l'église. Mais c'est un autre sujet... Bien que ?
Cette examen rapide a pour but d'évoquer les nombreuses possibiltés afin que tu ais, toi aussi, la possibilité de résoudre le Mystère. En effet c'est l'une des plus grandes énigmes restant à élucider. 102 victimes, ce n'est tout de même pas une mince affaire. L'horreur des faits, la bestialité des actes, force l'imagination a vouloir déceler qui se cache derrière ce macabre et morbide tableau de chasse. Laisse ton esprit vagabonder dans le climat de l'époque. Chacun était dans l'obligation de sortir pour gagner ou trouver son repas quotidien. Quantité de brigands, anciens soldats, déserteurs ou malandrins, hantaient les campagnes et les villes. Si il fallait en plus se protéger des monstres, l'ambiance devait être irréelle. Aller chercher de l'eau devenait une périlleuse entreprise. Tu ouvres la porte de la chaume et très vite le brouillard, de ses ailes impalpables, t'isolent des tiens. Le silence est oppressant car ton esprit en éveil ne décèle plus que les bruits inhabituels alentour. Le cri d'agonie de la proie égorgée t'interpelle mais les cloches rassurantes des troupeaux, tu ne les entends pas. Les battements de ton coeur résonnent comme mille tambours et tes jambes semblent ne plus supporter que tes peurs. La fontaine est au bout du sentier mais l'ombre du chêne semble en interdire l'accès, d'ailleurs elle bouge et prend l'apparence du dévoreur d'enfants, le seau t'échappe et dévale la pente rocailleuse pour se fondre dans la semi-obscurité. Le cri d'agonie se répète, si lugubre que tu tournes le dos à l'insinueux pervers qui t'épie, tu le sais. Des sauts de chevrettes apeurées te ramènent au logis, livide sur le seuil, tu n'oses avouer l'hérissante saveur qui paralyse ton être si épris désormais de l'âtre rassurant. Les flammes vacillent, toi aussi, tu sombres dans les bras de ton père, ce vaillant guerrier dont tu voudrais qu'il fut rédempteur et bourreau de cette angoissante présence... Hé Aiguail, réveilles-toi ! Oh pardon Ami lecteur, je m'étais évadé, imprégné du désir de connaître la palpabilité des frayeurs passées ! Donc : Les autorités firent appel à des chasseurs plus ou moins renommés et organisèrent des battues d'ampleur gigantesque car l'affaire faisait grand bruit dans le Pays. Dragons, louvetiers et porte-arquebuse du roi se succédèrent alors pour débusquer la "Bête" sans résultat probant. Le 20 septembre 1765, un grand loup est abattu par le porte-arquebuse du roi, François Antoine (souvent surnommé, par erreur, de Beauterne). On décide alors en haut-lieu, vu qu'il est le meilleur tireur de sa Majesté, qu'il s'agit bel et bien de La « Bête ». Naturalisé et envoyé à Versailles, l'animal est ensuite déposé au Cabinet du Roi.Pour Louis XV , l'affaire est classée... Lors, en décembre, les crimes reprennent dans la complète indifférence des autorités. De simples coïncidences, disait-on en haut-lieu. Six morts en 1766 et dix-huit durant les six premiers mois de 1767 . Les battues se succèdent sans autres résultats bien que celles de 1765 comptèrent jusqu'à trente mille personnes, paysans et gueux pour la plupart.
APARTE :  Un pays sauvage, le GEVAUDAN : Un territoire de 6 500 km². environ ! Depuis fort longtemps je m'intéresse à ce mystère et une idée a germé dans mon humble esprit ! Il me manque quelques éléments pour étayer cette hypothèse . Des Ami(e)s très proches connaissent mon argumentation sans toutefois savoir exactement ce dont il s'agit car il faut qu'une théorie soit parfaite et exempte d'inepties pour devenir crédible. PATIENCE ! aiguail7 
Bon, alors, voici livrée ma timide théorie : Avant Tout, Regardes cette Vidéo et lis plus-bas, après le rapport d'identité de la bête, les motifs de cette argumentation. Trop de traits, de points communs et de ressemblances coïncident pour ne pas y voir de curieuses similitudes comportementales. "beaucoup plus souple qu’un loup et de la taille d’un veau d’un an, avec une longue échine fauve rayée en long d’une bande plus sombre et tachetée de rougeâtre sur les flans et le ventre. Une sorte de crinière noirâtre se prolongeant sur le cou, une forte gueule très large. Une queue assez longue qu’elle agitait, des pattes fortes et larges munies de griffes de belle dimension". Ou encore : « La gueule semblable à celle du lion, mais bien plus grande (...), elle a deux (dents) en forme de défense, comme les sangliers (...). Sa queue est semblable à celle du léopard (...), son corps est de la longueur de celui d'un veau de 1 an (...). »  Duhamel, qui vit l'animal, le décrit ainsi : « De la taille d'un taureau de 1 an, il a les pattes aussi fortes que celles d'un ours (...), le poitrail aussi long que celui d'un léopard, (...), les yeux d'un veau et étincelants, les oreilles courtes et droites comme celles d'un loup (...). Je crois que vous penserez, comme moi, que cet animal est un monstre dont le père est un lion. » En fait, la description de la bête évolue au fil des témoignages dans le temps. Chacun y amène sa sauce et le loup, évoqué tout d'abord, se transforme au profit d'un animal aux caractéristiques de plus en plus curieuses ! C'est dans une description quasiment identique et donnée par plusieurs rescapés, soit la plus vraisemblable, qu'il faut donc chercher pour profiler le monstre sanguinaire qui dépeuple la région. Celles qui suscitent le plus d'intérêt au point de vue rationnel semblent être les premières car elles étaient proférées sous l'empire de l'angoisse et non pour se mettre en lumière. Alors, pourquoi ne pas procéder sagement en analysant les témoignages recueillis à l'époque et parvenus jusqu'à nous ? C'est fait, me direz-vous ? Sans doute mais toutes les "bonnes" questions à ce propos, ont-elles été traitées avec objectivité ? 
Comme à l'école : 1. Un loup de taille imposante ? a) Tout d'abord, les loups étaient connus et acceptés ou supportés comme voisins. b) Les témoins vivants auraient désigné leur agresseur comme tel, non ? c) Pourquoi les propriétaires envoyaient-ils des enfants si jeunes garder les troupeaux si les loups présentaient un danger ? d) Les loups chassent en meute, et dévorent leurs proies comme le font les prédateurs. e) Les loups ne démembrent ni ne décapitent leurs victimes. Ils ne décapitent pas, ne scalpent pas non plus. Ils mordent rarement, sinon jamais, leurs proies au crâne ou à la face. f) Les loups se seraient sûrement attaqués à des animaux domestiques, ne présentant aucun danger, plutôt qu'aux hommes qu'ils ont toujours craints. g) Un tel prédateur eût été une trop grande menace pour les loups eux-mêmes. Ils n'auraient jamais accepté sur leur territoire de chasse un concurrent solitaire. h) Les griffes s'usent lorsqu'un animal fait un long trajet, pour preuve il suffit de constater l'état des pattes des chiens de chasse en fin de saison. Comment, dans ce cas, accepter le fait de blessures profondes faites par des griffes aiguës sur les enfants lacérés lors des attaques ? 2. Les guerres récentes avaient laissé beaucoup de cadavres sur les sites et les loups s'étaient habitués à la chair humaine ? a) Dans ce cas, comment UN seul loup aurait-il pu ne pas faire la différence entre un cadavre puant et inerte et un homme debout et en pleine santé ? b) Les loups attaquent les proies faibles, blessées ou malades. Non par lâcheté mais par opportunisme car le fait de contrôler leu énergie est vitale pour leur survie La traque d'animaux en pleine santé est une épreuve épuisante c) Le loup fuit l'être humain. Pourquoi, subitement, changerait-il ses habitudes pendant une période donnée, cesserait-il cette macabre activité, puis la reprendrait pour s'arrêter de nouveau complètement ? d) Des loups, attirés par d es cadavres, auraient défendu leurs dîners ? Dans ce cas, de nombreuses empreintes et traces auraient été décelées sur les lieux et auraient levé tout mystère ? e) Comment un loup ou un autre animal peut-il dévorer une proie le matin et recommencer à plusieurs dizaines de kilomètres dans la même journée ? 3. Les balles tirées "glissent" sur la peau de la "bête" ? a) Il ne faut pas oublier le manque de fiabilité des armes de l'époque et surtout les petits calibres employés. Les balles étaient fondues et les tireurs ne faisaient guère mouche à plus de cinquante pas. b) Montcan témoigne le 25 novembre 1764 : « On lui a même tiré quatre coups de fusil à dix pas de distance sans avoir pu l'arrêter.» 4. On ne retrouve jamais la "bête" suite aux attaques ? a) Elle se volatilise sitôt après les agressions et, même blessée, reste introuvable, alors qu'elle perd son sang ? b) Comment disparait-elle ? c) Pourquoi se déplace-t-elle si loin alors qu'elle a des tas de victimes potentielles alentour ?  5. Le garde du corps royal se rend en Auvergne ? a) Pourquoi cet homme intervient-il sur un autre territoire ? b) Pourquoi la "bête" se présente-t-elle à lui, soumise, alors qu'il vient à peine d'arriver et malgré la foule de chasseurs qui prospecte tout autour ? Les hommes sont déployés sur des hectares et celle-ci trouvant sans doute l'individu plus sympa ou ayant lu les petites annonces, s'arrête à quelques pas pour servir de cible en présentant son oeil droit ? C'est une bouffonade !!! Bon, c'est donc un premier jet, une analyse primaire afin d'éclaircir un peu ce mystère... Une explication basique en découlera, suivie pourquoi pas d'une théorie aussi satisfaisante que toutes celles qui sont avancées aujourd'hui ? Un peu de réflexion et l'on s'y recolle... aiguail7 
« L’an 1764 et le 1er Juillet, à été enterrée, Jeane BOULET, sans sacremens, ayant été tuée par la bette féroce, présans Joseph VIGIER et Jean REBOUL. » 
Le Rapport MARIN Document, rédigé au château de Besques par maître Marin, notaire royal, le 20 juin 1767, au lendemain de la mort de "la bête" tuée par Jean Chastel, à la sogne d’Auvers. Il fut retrouvé par Mme Elise Seguin en 1958, aux Archives Nationales (liasse F 10-476, fonds agriculture, destruction des animaux nuisibles).
Ce rapport soulève autant de questions qu'il n'apporte de révélations et autres éléments susceptibles de progresser vers la vérité : (Un conseil, si vous récitez ce texte à haute voix, prenez bien votre souffle !)Aiguail
Aujourd’hui vingtième jour du mois de juin mil sept cent soixante sept, nous Roch Etienne Marin notaire royal, Bailly de l’abbaye Royale des Chazes, St Arcons, de la Baronnie de Prades, Besques de Charraix, commis à la subdélégation de Langeac, pour le bon plaisir de Monseigneur de Ballainvilliers, Intendant de cette province d’Auvergne, en l’absence de Mr le Subdélégué, sur ce que nous avons appris que Mr le marquis d’Apchier, fort occupé des ravages affreux que faisait depuis plusieurs années une bête féroce sur les frontières de cette province d’Auvergne et de celle du Gévaudan, pour la destruction de laquelle il avait fait une infinité de chasses, mais infructueusement, et qu’enfin cette bête ayant encore paru dans la paroisse de Nozeyrolles et la paroisse de Desges le dix huit du présent mois et dévoré un enfant ce même jour, Mr le marquis d’Apchier en aurait été averti et serait parti ce même jour, dix huit du présent mois, sur les onze heures du soir, avec quelques chasseurs de sa maison et quelques autres de ses terres qu’il assembla précipitamment, en tout au nombre de douze. S’étant transporté dans sa forêt sur la montagne de Margeride, posté ses gens, battu cette forêt et ensuite celle de Mr le marquis de Pons, cet animal féroce se serait présenté sur les dix heures un quart du matin du jour d’hier, dix neuf du présent, à un de ces chasseurs nommé Jean Chastel du lieu et paroisse de la Besseyre, lequel tira un coup de fusil à cet animal duquel il tomba mort au bord de la forêt appelée la Tenazaïre en la paroisse de Nozeyrolles. Mr le marquis d’Apchier ayant fait transporter cet animal à son château de Besques, paroisse de Charraix, nous avons jugé à propos de nous y rendre pour en faire la vérification. Et étant au château de Besques, Mr le marquis d’Apchier nous a fait représenter cet animal qui nous a paru être un loup, mais extraordinaire et bien différent par sa figure et ses proportions des loups que l’on voit dans ce pays. C’est ce que nous ont certifié plus de trois cent personnes de tous les environs qui sont venues le voir. Plusieurs chasseurs et beaucoup de personnes connaisseuses nous ont effectivement fait remarquer que cet animal n’a des ressemblances avec le loup que par la queue et le derrière. Sa tête, comme on le verra par les proportions suivantes, est monstrueuse ; ses yeux ont une membrane singulière qui part de la partie inférieure de l’orbite, venant au gré de l’animal recouvrir le globe de l’œil. Son col est recouvert d’un poil très épais d’un gris roussâtre, traversé de quelques bandes noires ; il a sur le poitrail une grande marque blanche en forme de cœur. Ses pattes ont quatre doigts armés de gros ongles qui s’étendent beaucoup plus que celles des loups ordinaires, elles ont, ainsi que les jambes qui sont fort grosses, surtout celles du devant, la couleur de celles du chevreuil. Cela nous a paru une observation remarquable parce que de l’avis de ces mêmes chasseurs (mot rayé dans le texte) personnes connaisseuses et de tous les chasseurs, on n’a jamais vu aux loups de pareilles couleurs. Il a encore paru à propos d’observer que ses côtes ne ressemblent pas à celles du loup, ce qui donnait à cet animal la liberté de se retourner aisément, au lieu que les côtes des loups étant obliquement posées, ne lui permettent pas cette facilité.
Les proportions que nous avons fait prendre de cet animal sont : Longueur depuis la racine de la queue jusqu’au sommet de la tête : trois pieds (99 cm) / Depuis le sommet de la tête jusque entre les deux grands angles des yeux : six pouces (16,2 cm) / Des grands angles des yeux jusqu’au bout du nez : cinq pouces (13,5 cm) / Largeur d’une oreille à l’autre : sept pouces (18,9 cm) / Ouverture de la gueule : sept pouces (18,9 cm) /Largeur horizontale du col : huit pouces six lignes (23 cm) / Largeur des épaules : onze pouces (29,7 cm) / Largeur à la racine de la queue : huit pouces six lignes (23 cm) / Longueur de la queue : huit pouces (21,6 cm) / Diamètre de la queue : trois pouces six lignes (9,5 cm) / Longueur d’oreille : quatre pouces six lignes (12,2 cm) / Largeur du front au-dessous des oreilles : six pouces (16,2 cm) / Distance entre les deux grands angles des yeux : deux pouces six lignes (6,7 cm) / Longueur de l’humérus : huit pouces quatre lignes (22,5 cm) / Longueur de l’avant bras : huit pouces (21,6 cm) / Longueur de la dernière articulation jusqu’aux ongles : sept pouces six lignes (20,3 cm) / Longueur de la mâchoire : six pouces (16,2 cm) / Largeur du nez : un pouce six lignes (4 cm) / Largeur des mâchelières inférieures : un pouce trois lignes (3,4 cm) / Longueur des incisives : un pouce trois lignes (3,4 cm) / Longueur des mâchelières inférieures : six lignes (1,3 cm) / Longueur des machelières supérieures : un pouce une ligne (2,9 cm) / Longueur de la langue : quatorze pouces depuis sa racine (37,9 cm) / Largeur des yeux : un pouce trois lignes (3,4 cm) / Epaisseur de la tête : sept pouces (18,9 cm) / Jambes de derrière de la première à la seconde articulation : sept pouces deux lignes (19,4 cm) / De la seconde à la troisième articulation jusqu’aux ongles : dix pouces (27 cm) / Largeur des pattes : quatre pouces six lignes (12,2 cm) / De la châtaigne au bout de la patte : six pouces (16,2 cm) / Longueur de la verge : sept pouces (18,9 cm).
La mâchoire supérieure est garnie de six dents incisives, la sixième étant plus longue que les autres,. deux grandes lanières ou crochets éloignées des incisives et de la hauteur d’un pouce quatre lignes (3,6 cm) , d’un diamètre de six lignes (1,3 cm) , trois dents molaires, dont une assez petite et deux grosses, une quatrième molaire plus grosse que les autres et à laquelle est presque unie la cinquième et avant dernière qui est divisée en deux parties dont une s’étend perpendiculairement et l’autre s’allonge horizontalement dans l’intérieur du palais et enfin une sixième molaire.
La mâchoire inférieure est garnie de vingt deux dents : savoir six incisives et de chaque côté une lanière semblable aux supérieures, sept molaires : la première très petite et éloignée de la lanière, les trois suivantes sont plus grandes et semblables à la deuxième et troisième molaire supérieure, la cinquième plus grosse et longue est divisée en trois parties dont l’antérieure est moins longue, la sixième assez grande a deux éminences antérieures et latérales, la septième est très petite et presque égale.
Nous avons remarqué une blessure à trois lignes (0,7 cm) au-dessous de l’articulation de la cuisse droite tant intérieurement qu’extérieurement et avons touché au jarret trois grains de plomb. On nous a assuré que cette blessure devait être celle que lui fit le sieur de Lavédrine, écuyer, par un coup de fusil il y a deux ans ou entour, plus une autre blessure ancienne à la cuisse gauche près de l’articulation, plus une ancienne blessure au-dessus de la paupière de l’œil gauche qui paraît avoir été faite par un instrument tranchant. Enfin cet animal a reçu le coup mortel par un coup de fusil qui lui a percé le col, coupé la trachée artère et cassé l’épaule gauche.
Sur le nombre des habitants de la campagne ici assemblés, les ci-après dénommés ont reconnu cet animal et assuré être le même qui a fait tant de ravages.
Pierre Aret de Servillanges, paroisse de Venteuges, a dit lui avoir tiré, au printemps 1766, le coup de fusil ci-dessus désigné à la jambe gauche.
Jean Pierre Loudes de la Veysseyre, paroisse de la ville de Saugues, âgé de 22 ans, a dit avoir fait quitter prise à cette bête qui tenait une fille du village de Sauzet au printemps 1766, à laquelle bête il porta un coup de baïonnette.
Joseph Regourd, Jean Jacques Laurent et Baptiste Lonjon de Servillanges ont dit lui avoir fait abandonner le nommé Guillaume Barthélémy qu’elle avait surpris en gardant le bétail.
François Laurent, de la Vacheresse, paroisse de Venteuges, âgé de 32 ans, a dit avoir été attaqué par cette bête depuis entour trois semaines.
Joseph Chassefeyre du lieu du Fraisse, paroisse de Chanaleilles en Gévaudan, a dit avoir été attaqué par cette bête, il y a un an. Elle arrêta ses bœufs attelés à un char, il eut beaucoup de peine à s’en défendre quoique armé d’un bigot.
Antoine Plantin, de Servières, paroisse de Saugues, âgé de 40 ans a dit que c’est le même animal qui lui enleva sa fille le deux mars dernier, que l’ayant poursuivie entour cinq cent pas, il la perdit de vue dans un bois et sa fille en fut dévorée.
Barthélémy Simon de Servières, paroisse de Saugues, âgé de 22 ans, a dit être le même animal qui l’avait attaqué dans un pâtural au mois de septembre dernier et auquel il tira un coup de fusil.
Laurent Vidal de Servières, âgé de 17 ans a dit que ce même animal l’avait attaqué en deux différents jours au mois de mai dernier, qu’heureusement il était armé d’une baïonnette, sans quoi il aurait péri. Il a ajouté avoir vu cette même bête dans un pâtural depuis entour quinze jours qui mangeait un enfant de Jacques Meyronneinc.
Antoine Laurent, de Servières, âgé de 12 ans, a dit avoir été attaqué par cette bête il y a un mois et que sans le secours d’un homme il aurait péri.
Jean Bergougnoux, du mas de Montchauvet, paroisse de Saugues, âgé de 48 ans, nous a dit que cette bête est la même qui lui dévora un garçon de neuf ans au mois de mars 1766, qu’il l’avait poursuivie pour lors longtemps, mais inutilement. Il a ajouté que cette bête l’attaqua au mois de mars dernier, qu’il en aurait été dévoré s’il n’avait été armé d’une pelle ferrée.
Anne Chabanel de Viallevieille, paroisse de Saugues, âgée de 17 ans, a dit que cette même bête l’avait attaquée au mois d’août 1766 et qu’elle lui porta en vain plusieurs coups de baïonnette.
Marguerite Dentil, de Viallevieille, âgée de 32 ans, a dit que cette bête l’avait attaquée le carême dernier et que sans une cognée dont elle était armée, elle aurait péri.
Marie Reboul de la Veysseyre, âgée de 19 ans a dit que c’était la même bête qui l’avait attaquée le carême dernier , et nous a montré trois blessures qu’elle lui fit au-dessus du muscle du bras droit et une autre de six pouces (16,2 cm) en longueur depuis le haut du pariétal jusqu’au derrière de la joue et lui emporta l’oreille. La réunion des chairs n’est pas encore faite.
Jean Chassefeyre de la Veysseyre, paroisse de Saugues, âgé de 44 ans a dit que cette bête est la même qui dévorait ladite Marie Reboul et que ce fut lui qui lui fit quitter prise.
Elisabeth Molhérat de la Veysseyre, âgée de 28 ans a dit que c’était la même bête qui dévorait ladite Marie Reboul au secours de laquelle elle accourut avec ledit Jean Chassefeyre.
Antoine Dentil de la Veysseyre, âgé de 14 ans, a dit avoir été attaqué par cette même bête dans un bois le six du présent mois et qu’il lui porta plusieurs coups de baïonnette.
Catherine Freycenet de la Veysseyre âgée de 42 ans, a dit avoir été attaquée par cette bête au mois de juillet 1766.
Pierre Combeuil de la Veysseyre, âgé d’environ 22 ans, a dit avoir vu cette bête il y a deux ans qui tenait un enfant de huit ans qu’elle avait terrassé et qu’elle aurait dévoré sans le secours du père de cet enfant.
Jean Teyssèdre du lieu de Meyronne, paroisse de Venteuges, âgé de 29 ans, a dit avoir été attaqué deux fois par cette même bête depuis entour dix huit mois.
Jean-Pierre Guilhe du Rouve, paroisse de Venteuges, âgé de 40 ans, a déclaré avoir été mordu par cette même bête à la hanche gauche il y a deux ans.
Barthélémy Moussier de Mourennes, paroisse de Venteuges, âgé de 15 ans, a dit avoir été poursuivi par cette même bête le cinq du présent mois.
Jean-Baptiste Bergougnoux de Vachellerie, paroisse de Paulhac en Gévaudan, a dit avoir été attaqué par cette même bête deux fois dans le courant de mai dernier.
Antoine Veyrier de Pompeyreinc, paroisse de la Besseyre en Gévaudan a dit avoir été attaqué par cette bête le cinq du présent mois.
Jean Bourrier du lieu de Pompeyreinc, âgé de 12 ans, a dit qu’étant sur un arbre, cette même bête vint prendre au pied de cet arbre un autre enfant de son âge, que lui y accourut avec un homme qui se trouva aux environs et que cette bête se voyant poursuivie, quitta prise.
Barthélémy Dentil de Septsols, paroisse de la Besseyre, âgé de 50 ans, a dit que cette même bête l’aurait attaqué dans un bois pendant trois fois le même jour, au mois d’avril dernier et qu’elle fit tous ses efforts pour enlever un petit enfant qui était à côté de lui.
Jacques Pignol, de Pontajou, paroisse de Venteuges, âgé de 57 ans, a dit que cette même bête, au mois de mai dernier, se présenta à lui dans un pré et voulait enlever un de ses enfants qu’il avait entre ses bras.
Tout ce grand nombre d’habitants nous ont certifié que le ravage de cet animal était si affreux que depuis les fêtes de Pâques dernières, il aurait dévoré, en, différents endroits des frontières du Gévaudan et d’Auvergne au moins vingt cinq personnes. Toutes les démonstrations ci-dessus ayant été faites, citées, proportions tirées par maître Antoine Boulangier et Court–Damien Boulangier, maîtres en arts de chirurgie habitants de la ville de Saugues, en présence de Monsieur Jean-Baptiste Aiguillon de Lamothe, docteur en médecine habitant de la ville de Saugues, dans la dissection de cet animal, nous ont fait voir que la tête, laissant un vide à ses côtés, imite parfaitement la proue d’un vaisseau et ont tiré de l’estomac un os qu’ils ont dit être la tête du fémur d’un enfant de moyen âge. Ils nous ont aussi fait remarquer que cet animal, depuis la patte de devant jusqu’à l’épine a la hauteur de deux pieds quatre pouces (76,8 cm) et que ses yeux sont de couleur rouge cinabre.
Et nous, ayant requis Monsieur le Marquis d’Apchier et Monsieur le comte d’Apchier son père, s’ils voulaient cet animal es mains et sous le chargement du sieur Desgrignard brigadier de maréchaussée à Langeac ici présent, sur notre réquisition avec deux cavaliers de sa brigade, pour être envoyé à Monseigneur de Ballainvilliers, intendant de cette province, Messieurs les Comte et Marquis d’Apchier nous ont répondu que Monseigneur de Ballainvilliers n’était pas actuellement à Clermont et qu’ils jugeaient à propos de garder cet animal pour en disposer eux-mêmes de la manière la plus convenable.
De tout quoi, nous avons dressé le présent procès-verbal en quatre copies que nous avons signées avec lesdits Sieurs de Lamothe, Boulangier et ledit Sieur Desgrignards et en avons laissé deux à Monsieur le Marquis d’Apchier qui les a requis et une troisième devant être envoyée à Monseigneur de Ballinvilliers intendant.
Fait ledit jour et an que dessus. Le notaire royal Roch Étienne Marin rédige un rapport de l'autopsie qu'il a effectué le 20 juin 1767, au lendemain de la mort de la bête abattue par Jean Chastel. Retrouvé en 1958, ce rapport apporte des précisions sur l'anatomie de l'animal. Sachant qu'un pied fait 33 cm, un pouce 22,07 mm et une ligne 2,25 mm, en voici le détail : Wikipédia nous apprend : | Élément | Taille en pouces/pieds | Équivalent actuel |
|---|
| Ouverture de la gueule | sept pouces | 18,9 cm | | quatre pouces six lignes | 12,2 cm | | Longueur de la racine de la queue au sommet de la tête | | 99 cm | | Longueur de l’humérus | huit pouces quatre lignes | | | Longueur de l’avant bras | huit pouces | 21,6 cm | | huit pouces | 21,6 cm | | Longueur de la mâchoire | | 16,2 cm | | Longueur de la langue | quatorze pouces, racine | | | Largeur à la racine de la queue | huit pouces six lignes | 23 cm | | huit pouces six lignes | 23 cm | | Largeur d’une oreille à l’autre | | 18,9 cm | | Largeur du nez | un pouce six lignes | | | Largeur du front au-dessous des oreilles | six pouces | 16,2 cm | | onze pouces | 29,7 cm | | Largeur des yeux | | 3,4 cm | | Largeur des pattes | quatre pouces six lignes | | | Jambes de derrière de 1ère à 2ème articulation | sept pouces deux lignes | 19,4 | | Epaisseur de la tête | sept pouces | | | Diamètre de la queue | trois pouces six lignes | 9,5 cm | | six pouces | 16,2 cm | | De la seconde à la 3ème articulation jusqu’aux ongles | | 27 cm | | De la châtaigne au bout de la patte | six pouces | |
1 mètre = 3.280 pieds = 39.370 pouces; 1cm = 0.032 pieds = 0.393 pouces 1pied = 0,3048 m; 1 pouce = 0.0254m 1959 et dénommé « pouce technique international », vaut exactement. Un pouce équivaut à 2,54 cm. Il y a douze pouces dans un pied. Un pied vaut donc : 12 × 2,54 = 30,48 cm exactement. Ce rapport, s'il est exact, est riche d'intérêt concernant les mâchoires de l'animal : La mâchoire supérieure est composée ainsi : 6 incisives, 2 crochets et 6 molaires, soit 14 dents. 22 dents. TOTAL : 36 dents. LE RAPPORT EST-IL CREDIBLE ? Le nombre de dents des mâchoires me semble curieux ? Pourquoi seulement 14 dents en haut et 22 en bas ? C'est fort dommage car la ressemblance avec un animal ayant existé était de nature à faire un rapprochement plausible... Ne restait qu'à prouver que le pays d'où était originaire cette bête avait été exploré à l'époque. Mais je n'ai humblement pas dit mon dernier mot et les recherches continuent car si certains éléments ne coïncident pas, rien ne prouve encore que mes déductions soient fausses. Constatant les divergences de témoignages et certaines aberrations dans les descriptions données, pourquoi serait-il exagéré de penser que la vérité ait été falsifiée ? D'autre part, les nombreux coups portés à l'animal ont pu l'âbimer au point de lui casser la dentition. Dans ce cas, il est étonnant qu'Etienne MARIN ait négligé ce détail dans son rapport d'autopsie, non ? Il nous reste à savoir s'il existe des animaux possédant cette curieuse "disgrâce". 
Différence de denture entre le loup et le thylacine Ce rapport est également agrémenté de plusieurs témoignages de personnes reconnaissant l'animal, ainsi que les blessures qu'il possédait. Pourtant, si l'on fait comparaison entre les gravures de l'époque et les dimensions figurant dans de ce rapport, (Longueur de la racine de la queue au sommet de la tête : 3 pieds soit 99 cm), il semble évident que beaucoup d'exagérations sont venues tronquer les témoignages qui, du coup, deviennent moins crédibles. La denture du LOUP : Dès l'âge de 5 mois, il possède une denture définitive de 42 dents, 20 dents pour la machoire supérieure, 22 dents pour la machoire inférieure. Les canines très développées ou "crocs" servent à tuer les proies, les carnassières lui permettent de broyer les os. La mâchoire du loup peut broyer 150 kgs au cm², la pression exercée par la mâchoire d'un chien par comparaison est d'environ 60 kgs/cm². Une hyène : 1.000Kg/cm3...  
Mon humble opinion peut encore intéresser, t'intéresser, passionné(e) que tu es (lol) donc voici cette bête qui a tant bouleversée mon adolescence... Evidemment, la passion, la découverte possible subjuguait la recherche.  Sydney et la Nouvelle-Galles du Sud annonceur» (21 avril 1805), animal tué par des chiens le 30 Mars sur une colline immédiatement contiguë à Yorkton Port Dalrymple. La description est donnée par le lieutenant-gouverneur Paterson : Espèce considérée parfaitement distincte de toute autre création animale connue jusque-là, et certainement le plus puissant et le plus terrible des carnivores voraces jamais découvert sur une partie quelconque de la Nouvelle-Hollande ou de ses îles adjacentes. " Ce prédateur se nourrit exclusivement de chair animale. Lors de la dissection de son estomac, il a été trouvé pour 5 kg de viande de kangourou. Un animal souple et véloce dont la digestion est très rapide. L'œil est remarquablement grand et noir. Le pied possède 5 griffes émoussées; 20 bandes sur le dos, 3 sur la queue, 2 des bandes s'étendent vers le bas de chaque cuisse et de la longueur de la patte postérieure du talon à la cuisse, le pied arrière possède 4 griffes émoussées; Couleur grisâtre, bandes noires, La forme de l'animal est celle de la hyène, mais rappelle le chien-loup. " Carte d'identitée : Classe: Mammifère Ordre: Dasyuromorphia Famille: Thylacinidae Genre: Thylacinus Espèce: Thylacinus Cynocephalus Noms communs: Thylacine, Loup de Tasmanie et tigre de Tasmanie Etrange Dans les années 1965/70, j'ai découvert cet animal dont la représentation figurait au dos d'un livre de BD. Passionné par le " mystère " et tout ce qui l'entoure, j'ai recherché avidement tous les documents et photographies de ce carnivore car, parallèlement à cette période, une émission filmée traitait de la bête du Gévaudan à la télévision française (la RTF je crois) et la description du prédateur correspondait assez bien avec le tigre de tasmanie, mis à part " la queue touffue ". D'ailleurs, il n'y a qu'à comparé les gravures de l'époque pour se faire une idée. J'ai donc consulté beaucoup de récits de voyage dans l'espoir d'y découvrir une éventuelle escale en Tasmanie. Bizarrement, l'Europe bataillait pour la possession des territoires canadiens en cette période 1750, France et Angleterre délaissant d'autres contrées pourtant répértoriées : - Ce n'est qu'au 17è siècle que les premières expéditions pour trouver le continent austral vont évoluer. En 1605,le "DUYFKEN" explore la côte sud de la Nouvelle-Guinée et touche terre à l'ouest de la péninsule du Cap York. Commandé par Willem Janszoon, c'est le premier bateau européen à visiter l’Australie. Janszoon et son équipage descendent jusqu'au cap Keerweer puis découvrent la côte du Cap York et les îles du détroit de Torres. Ils répertorient 300 kms de côte, la future Nouvelle Guinée. Les hollandais accostent le continent austral par hasard. En 1616, Dirk Hartog reconnaît sur le EENDRACHT la côte occidentale de l'Australie. Le 4 juin 1629 le BATAVIA de Pelsaert s'échoue sur cette côte. Enfin en 1642, le hollandais Abel TASMAN reconnaît la terre de Van Diemen (plus tard renommée Tasmanie) et la Nouvelle-Zélande. Il est équipé du HEEMSKEERK et de la "flute" ZEEHAEN pour contourner le sud de l'Australie. explorations de la côte nord du Pacifique en 1741. Curieusement, je n'ai plus trouvé traces d'expéditions vers ces contrées de 1730 à 1760 ? Il faut attendre 1750 pour situer plusieurs expéditions visant à lever le mystère de la "Terra Australis", sensée occuper la moitié sud du globe. * Fin 1766, le DOLPHIN et la corvette SWALLOW font route ensemble.WALLIS aborde seul Tahiti en juin 1767 avec le DOLPHIN. CARTERET empruntera le premier le détroit entre la Nouvelle-Bretagne et la Nouvelle-Irlande. ENDEAVOUR. - L'Ouest canadien est minutieusement exploré par la France de 1730 à 1760 : Pierre Gaultier de la Vérendrye et ses cinq fils, notamment, font neuf expéditions entre 1731 et 1743. D'autres expéditions patronnées par la Nouvelle-France ou par l'Angleterre : Mallet (1739), De Niverville (1751), Henday (1754 à 1755) et Smith et Waggoner (1756 à 1757). Elle indique en outre l'étendue du territoire connu des Européens, et tous les voyages d'exploration par eau, entre 1651 et 1760. Les noms historiques utilisés proviennent de cartes et d'autres documents de l'époque. Cette carte (merci à Ressources naturelles Canada, *La navigation est extrèmement difficile et les navires sont souvent tributaires des vents portants. Pour preuve, le légendaire «galion de Manille» qui effectuera ainsi en une trentaine de mois le tour du Pacifique, entre Acapulco et Manille, pour transporter métaux de la métropole ou soieries chinoises. Au XVIIe siècle, les Hollandais qui prospèrent leurs activités en Indonésie, vise la zone Pacifique. TASMAN multiplie des expéditions en 1642 et 1643 à partir de sa base de Batavia (Djakarta). Il est subventionné par la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales (ou VOC) l. Celui-ci reconnaît la Nouvelle-Zélande et la Tasmanie mais aussi des archipels comme Tonga et Fidji. Au XVIIe siècle, l'Anglais William Dampier, flibustier, s'attaque aux comptoirs espagnols de la région avant de se voir confier des missions de reconnaissance qui lui permettent d'atteindre les îles de la Nouvelle-Bretagne. L'ère de la flibusterie et de la piraterie est entamée ... Bien d'autres explorateurs pourraient être cités bien sûr, la liste n'est pas exhaustive. Mon idée d'alors était que certains aventuriers aient pu rapporter des spécimens de la faune locale pour en tirer profit. Idée saugrenue ? Pas tant que celà ! Qui n'a pas souhaité ramener un souvenir vivant de ses périples à l'étranger ? Tout était à prendre et à vendre en ces temps conquérants, même l'être humain, l'histoire le dira... Ceux qui n'avaient pas trouvé fortune monnayaient n'importe quoi. Pourquoi pas un Thylacine, animal pour le moins exotique qui aurait ravi la curiosité des "Dames" de l'époque. Peut-être un passionné de ce mystère pourrait-il m'apporter des détails ignorés ? 
1760 verra le début des compétitions maritimes entre les Etats en paix pour la possession de nouveaux territoires inconnus. Donc, mon humble théorie, datant des sixtees, tombe à l'eau. Désolé pour celles et ceux qui espéraient un regard nouveau sur cette affaire insolite. J'ai appris depuis que bon nombre de "chercheurs" amateurs avaient suivis cette piste.C'est vraiment décevant car la ressemblance et le portrait faits de la bête coïncidaient parfaitement avec toutes les descriptions de l'époque. Il faut savoir reconnaître que la vérité est souvent d'un accès difficile et maîtresse exigeante d'un ensemble de faits et de preuves vérifiables. Si un seul vaisseau français s'est arrêté un beau matin des années 1760 sur ses terres australes, les traces d'une possible migration du thylacine vers le sol de France reste plausible et des hypothèses seraient permises... 
Illustration du combat de J. Portefaix et ses compagnons contre la Bête. Bibliothèque nationale, Histoire de Fance, 1764
Voici les résumés officiels des procès-verbaux et courriers pendant la période 1764/1767 Les originaux sont disponibles aux Archives du Puy-de-Dôme 
Présentation du contenu :Lettre de M. de Montluc, du 30 janvier 1765, annonçant que la bête a reparu du côté de Saint-Chély et qu'on a décidé une battue générale pour le 7 février ; lettre circulaire imprimée adressée dans les paroisses pour annoncer et organiser la battue ; - lettre de M. Marie, du 9 février 1765, annonçant que 7 paroisses de sa subdélégation sont parties le 7 au matin ainsi qu'il avait été ordonné et qu'elles marcheront jusqu'à la rencontre de celles de Saint-Flour ; - lettre de M. de Montluc, du même jour, annonçant que la chasse n'a pas réussi ; - lettre du même, du 13 février 1765, annonçant que la bête fut lancée le 7, jour de la chasse, à deux lieues de Saint-Chély ; on a vu une autre bête du côté de Saint-Poncy ; - ordonnance de l'intendant, du 13 février, prescrivant une nouvelle battue ; - lettre de M. d'Enneval, gentilhomme de la province de Normandie, envoyé par le roi pour diriger la chasse, datée de Massiac le 21 février 1765 ; - lettre du même, du 4 mars ; - lettre de M. Marie, du 4 mars, rapportant que M. de Verny de la Vedrine, gentilhomme verrier, résidant dans la paroisse de Nozerolles, a déclaré avoir vu passer la bête devant sa verrerie le 12 février dernier ; il prétend lui avoir cassé une patte d'un coup de fusil ; - lettre de M. d'Enneval, du 9 mars, annonçant qu'il attend toujours ses chiens ; - correspondance de l'intendant avec M. de L'Averdy ; - lettre de l'abbé du Rochain, comte de Brioude, annonçant que la bête vient d'attaquer une fille de 25 ans auprès de Ligonès ; - lettre de M. Hébert, datée de Verrières le 22 mars ; il a appris par les gazettes les ravages que fait "la hiène" qui est dans la province ; il conseille une ruse qu'il a vu réussir contre un fort loup-cervier ; - lettre de M. d'Enneval, datée de Saint-Alban le 17 avril 1765 ; - lettre de M. de Montluc, du 24 avril, annonçant que son beau-frère a été rejoindre M. d'Enneval, et proposant de faire distribuer quelques armes à feu dans les villages ; - lettre de M. d'Enneval, datée du Malzieu le 31 avril 1765, informant l'intendant que dans une battue de douze paroisses la bête fut surprise, mais put s'échapper ; dans une seconde battue, on tua une petite louve pesant 40 et quelques livres.  Présentation du contenu :Lettres du chevalier de Montluc et de M. d'Enneval fils, datées de Saint-Alban le 3 mai 1765 : la bête a été tirée et blessée par MM. De Marlet, seigneurs de la Chalmette ; - lettre de M. de Verny de La Vedrine, du 8 mai, sur les ravages de la bête dans les paroisses de Nozerolles et d'Auvers ; - lettre de M. Hébert, datée de Verrières près de Sceaux le 14 mai 1765, indiquant un nouveau stratagème si le premier n'a pas réussi ; - lettre de M. Marie, du 15 mai, annonçant que la bête a attaqué quatre petits garçons du village d'Auverts, paroisse de Nozerolles ; il la mirent en fuite ; - correspondance de l'intendant avec M. de Saint-Florentin et le contrôleur général ; - lettre de M. d'Enneval, du 23 mai, annonçant qu'il y a eu encore une femme dévorée dans la paroisse de Venteuge ; - lettre de M. de Verny de la Védrine, demandant l'autorisation de faire une battue dans son canton avec quelques bons tireurs ; - lettre de M. d'Enneval, juin 1765, au sujet des nouvelles victimes et donnant le détail d'une nouvelle battue ; la bête s'est réfugiée dans les bois de Lorcières ; - lettre de M. de Ballainvilliers, du 24 juin, adressant à M. de Montluc des piques qu'il fera distribuer aux paysans des villages où la bête paraît plus fréquemment. 
Présentation du contenu :Lettres de M. de Saint-Florentin, des 8 et 14 juin 1765, annonçant que Sa Majesté a pris le parti d'envoyer le sieur Antoine, son porte-arquebuse avec six autres tireurs habiles et de bons chiens ; - lettre de M. Polluche-Lumina, datée d'Orléans le 17 juin 1765 ; - note des objets que demande M. Antoine ; ordres donnés en conséquence ; - lettre de M. d'Enneval, du 21 juin, annonçant qu'il attendra M. Antoine au Malzieu ; - lettre de M. de Montluc, du 22 juin, adressant à l'intendant la peinture de la bête du Gévaudan ; - dessin à la plume rehaussé de couleurs, représentant la bête déchirant un enfant ; au bas : "A Mende chez Abraham Fontanel" ; - lettre de M. Antoine, du 24 juin 1765, annonçant son arrivée à Saugues ; - lettre de M. d'Enneval au sujet des nouveaux ravages de la bête ; lettre de M. Lafont sur le même sujet, datée de Saugues ; - lettre de M. d'Enneval, annonçant une nouvelle attaque contre le cheval du courrier entre Serverette et Saint-Amans ; - lettres de M. Antoine, juillet 1765, exposant les précautions qu'il a prises ; correspondance à ce sujet de l'intendant avec le contrôleur général, M. de Saint-Florentin, M. de Montluc, M. Lafont, subdélégué à Mende ; - ordonnance de M. de Saint-Priest, intendant de Languedoc, datée de Montpellier le 6 juillet 1765, donnant des ordres pour les fournitures à faire à M. Antoine (placard, Mende, veuve de François Bergeron) ; - ordonnance de M. de Ballainvilliers conçue dans le même sens ; - instruction pour les battues par M. Antoine, en vertu des ordres de M. le comte de Moncan (placard, Mende, veuve François Bergeron) ; - lettre de M. Antoine, du 18 juillet, annonçant le départ de MM. D'Enneval ; - lettre de M. Antoine, du 24 juillet 1765, annonçant que la veille un enfant de neuf ans a été dévoré dans la paroisse de Nozerolles. Présentation du contenu :Correspondance de MM. D'Ormesson, de Ballainvilliers, Lafont, au sujet des dépenses que devra faire M. Antoine ; - lettre de ce dernier, du 27 juillet, adressant à l'intendant copie d'un mémoire qu'il envoie au comte de Saint-Florentin pour engager ce ministre à solliciter du roi les secours nécessaires ; - observations présentées à M. de Saint-Florentin, ministre et secrétaire d'Etat, ainsi qu'aux commandants et intendants de Languedoc et d'Auvergne par le sieur Antoine, lieutenant des chasses du Roi ; - lettre de M. Antoine, du 29 juillet, se plaignant qu'on ne l'avertisse pas de suite des passages de la bête. Présentation du contenu :Correspondance de l'intendant, de MM. De L'Averdy, Lafont, etc. Au sujet des secours demandés par M. Antoine ; - procès-verbal dressé par ce dernier de la lutte entre la bête et une jeune fille de Paulhac, Marie-Jeanne Vallet, servante de Bertrand Dumont, curé de la paroisse ; lettre de M. Antoine, envoyant le procès-verbal ci-dessus, le 13 août 1765 ; - lettre du sieur Regnault, adressant de Saint-Germain-en-Laye une caisse remplie de pièges à loups et les hardes et bagages des gardes des Plaisirs du roi ; - lettre de M. Antoine, datée du Besset le 21 août 1765, annonçant que les battues se font mieux grâce à l'aide des cavaliers de maréchaussée ; - procès-verbal dressé par M. Antoine et ses compagnons de la découverte d'une fille de 12 ans, enlevée par la bête au village de la Vachalerie, paroisse de Paulhac et transportée dans le bois d'Almand, le 9 septembre 1765 ; - autre procès-verbal par le même, du 12 septembre, de l'attaque du nommé Gouny, muletier, par la bête sur la route de Saint-Flour à Paulhac ; - autre procès-verbal du même, du 13 septembre, contenant les déclarations faites par deux jeunes garçons de la paroisse de Teissèdre qui ont été attaqués par la bête et ont pu la mettre en fuite ; - procès-verbal du 14 septembre : une petite fille a été emportée au hameau de Pepinet, paroisse de Ventuéjols ; - lettre de M. Antoine, du 17 septembre, annonçant qu'il a renoncé aux battues ; - procès-verbal dressé par M. Antoine et ses compagnons de la chasse qu'ils ont faite le 19 septembre 1765, dans les bois de l'abbaye des Chazes ; - lettre de M. Antoine, du 23 septembre, priant l'intendant de faire peindre la bête telle qu'elle est ; - réponse de l'intendant, annonçant qu'il fait peindre l'animal et qu'il le fera embaumer ; M. de Ballainvilliers remarque que plusieurs des caractères que présente l'animal sont propres à l'hyène d'après M. de Buffon ; - lettre du même, du 28 septembre, annonçant qu'il poursuit la veuve et les enfants du grand loup qu'il vient de tuer ; correspondance à ce sujet de l'intendant avec MM. Bertin, de Maupeou, de Saint-Florentin ; procès-verbal de la préparation pour conserver le loup en question que l'on envoie à la Cour, par M. Jaladon, chirurgien à Clermont ; - lettre de M. Antoine, datée du Besset le 5 octobre 1765, annonçant qu'il continue à suivre la louve et les louveteaux dans les bois de l'abbaye des Chazes ; - lettres adressées à M. Antoine, de Versailles, par sa femme et sa fille, le félicitant du succès de sa chasse ; - procès-verbal (imprimé) fait en présence de Madame de Lugeac, abbesse de l'abbaye des Chazes en Auvergne, de M. Lafont, de M. Pic, curé de cette paroisse, des sieurs Pélissier, Regnauld et Dumoulin, gardes-chasse de la capitainerie royale de Saint-Germain-en-Laye, des sieurs Lesteur et Lachenay, gardes-chasse de S. A. S. Mgr le duc de Penthièvre, et des sieurs Lafeuille et Berry, valets de limiers de l'équipage de la Louveterie du roi, concernant la mort de la louve blessée par le sieur Regnault et tuée par deux paysans de Langeac, à environ vingt pas de l'endroit où M. Antoine avait tué le grand loup ; - correspondance de l'intendant avec le duc de Choiseul, le contrôleur général, MM. Bertin et de Saint-Florentin ; M. de Ballainvilliers adresse à M. de Saint-Florentin le portrait de l'aniaml ; M. de Saint-Florentin annonce qu'il l'a fait voir au roi et remercie ; - lettre de M. Antoine à l'intendant, datée de Versailles le 28 décembre 1765. Présentation du contenu :Pièces justificatives des dépenses faites par MM. Antoine, Lafont, de Montluc, etc. ; - ordonnances de l'intendant ; - correspondance de l'intendant avec ses subdélégués, le contrôleur général : M. d'Ormesson ; - pièces relatives à l'embaumement du grand loup par M. Jaladon. Présentation du contenu :Lettre de M. Fournier, curé de La Besseyre-Saint-Mary, du 6 décembre 1765, racontant la lutte soutenue contre la bête par deux drôles de sa paroisse, l'un âgé de 6 à 7 ans, l'autre de 13 à 14 ; - lettre de M. Ollier, curé de Saint-Sébastien de Lorcières, chanoine de Sainte-Geneviève, du 28 décembre 1765, prétendant que l'on n'a pas tué l'animal qui avait fait tant de ravages ; la bête a dévoré le 21 décembre Agnès Mourgues, de la paroisse de Lorcières, âgée de 12 ans ; - correspondance à ce sujet de l'intendant avec MM. D'Ormesson et de L'Averdy ; - lettre de M. de Montluc, du 26 janvier, au sujet des nouvelles adressées par le curé de Lorcières ; - nouvelle lettre de M. Ollier à l'intendant, du 7 février 1766, au sujet des reproches que lui a faits M. de Montluc d'avoir envoyé au ministre une relation des accidents survenus dans sa paroisse ; - réponse de l'intendant ; - procès-verbal des blessures reçues par Jeanne Delmas, le 14 février 1766 ; - procès-verbal de la mort d'une petite fille de 6 ans, de la paroisse de Clavières ; - lettre de M. Gibergues, curé de Clavières, du 26 avril 1766, donnant la description d'une seconde bête qui a paru dans sa paroisse ; - lettres de M. de Boissieux, au sujet de deux enfants attaqués par la bête à Pinols et Desges ; - "Relation sincère et exacte des évènements fâcheux qui sont arrivés pendant le cours de l'année 1765, par la bête féroce dans la paroisse de Lorcières, diocèse et élection de Saint-Flour" par M. Ollier, curé de Lorcières ; - "Description de l'antropophage ou de l'animal féroce qui désole et ravage le païs des frontières du Gévaudan et d'Auvergne que l'on caractérise de monstre en sa nature" par le même M. Ollier. Une étude sérieuse de Alain BONET qui accepete que certains documents soient librement présentés si la source de ces informations y figurent. Voilà donc qui est fait et toutes les sources seront citées : La propriété intellectuelle des parties non documentaires de cet ouvrage, ainsi que des transcriptions personnelles, revient à Alain Bonet. « La Bête du Gévaudan: Chronologie et Documentation raisonnées » est
diffusé libre de droits de reproduction pour toute personne et tout support, sous condition que le nom de
l’auteur soit mentionné comme tel avec chaque copie, intégrale ou partielle, de l'oeuvre, et qu’aucune utilisation
commerciale n’en soit faite. Introduction « Je sais que je ne sais rien. » Ces paroles de Socrate résument parfaitement l’impression ressentie après
des années de recherches sur la Bête du Gévaudan, matérialisées par le présent ouvrage.
Pourquoi en suis-je venu à m’intéresser à la Bête ? Je ne saurais vraiment le dire. Oh, je peux retrouver
quelques éléments qui expliquent comment: un dossier dans la revue « Okapi » lorsque j’étais enfant; ma
grosse déception au sortir du « Pacte des Loups, » qui m’a poussé à chercher ce qui avait vraiment pu se
passer; la demande d’une amie américaine qui m’a demandé de lui raconter une « légende » française.
Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui en définitive peut pousser quiconque à investir temps et énergie dans un
fait divers, finalement peu remarquable au vu des nombreux cas de « bêtes » de l’histoire de France, dont
certains ont duré plus longtemps ou comptent plus de victimes?
Bien sûr, il y a le mystère. Plusieurs centaines de personnes attaquées, des dizaines de morts, sans que
l’on ait jamais réussi à savoir ni pourquoi ni comment. L’inconnu provoque le désir d’enquête, le besoin de
dégager une explication rationnelle. Le mystère est un défi, et l’homme aime à se mesurer au défi.
L’inconnu fait peur. La Bête est d’autant plus terrifiante qu’elle demeure mystérieuse. Tenter de l’identifier,
de la définir, de mettre un nom sur sa menace, c’est la réduire à un phénomène mesurable, contrôlable.
Sans doute subsiste-t-il en moi un enfant terrifié; c’est lui qui presse le pas dans les rues le soir quand dans
la pénombre les bruits se font menaçants et que je sais, contre toute raison, qu’autour de moi rôdent des
monstres. En traquant la Bête, j’inverse les rôles; en l’identifiant, je la dompte.
Il y a le devoir de mémoire. Nous ne pouvons plus grand-chose pour les malheureuses victimes, tuées, dévorées,
marquées dans leur chair et dans leur âme, sinon ne pas les oublier. Quels qu’aient été les responsables
des attaques, ils nous ont échappé. Les carcasses même des animaux identifiés comme « la Bête » ont
disparu, nous laissant sans réponses, sans certitudes, sans preuves. Il ne pourra y avoir ni jugement, ni réparation.
Mais nous pouvons nous souvenir, nous pouvons tâcher de comprendre ce que les contemporains
n’ont pu comprendre, et leur rendre ainsi le peu de justice qu’il est en notre pouvoir de dispenser.
Il y a, bien sûr, le fait que de toutes les Bêtes, celle du Gévaudan, largement médiatisée au moment même
des faits, est la plus célèbre. Sacrée reine parmi les assassins, son noir prestige l’emporte sur celui d’autres
monstres plus meurtriers. C’est également celle sur laquelle nous possédons le plus de documents, celle dont
la piste, pourtant vieille de 240 ans, reste la moins malaisée à suivre.
Le spectre de la Bête, enfin, hante toujours le Gévaudan. Les lieux de ses crimes sont encore visibles. Partout
ses représentations guettent le voyageur, en embuscade sur son passage. Les familles portent toujours
les mêmes noms; les descendants, dont on peut rencontrer certains, ont transmis le souvenir, quand d’autres
Bêtes ont été oubliées.
Il y a peut-être des raisons plus sombres, moins avouables, mais indéniables. La célébrité de la Bête,
comme celle de Jack l’Eventreur, repose, il ne faut pas l’oublier, sur la mort, la souffrance, le carnage des
innocents. Qui dira ce qui, dans notre attrait pour ces affaires, relève de la compassion, ou d’un attrait morbide
et voyeuriste ? Il nous faut reconnaître, pour le déplorer sans doute, que Thanatos est un grand séducteur.
Il n’y a pas une seule raison pour s’intéresser à la Bête, mais bien plusieurs motivations mêlées, et bien
malin celui qui saurait identifier précisément les siennes. Je sais que j’en suis incapable. La réponse la plus
honnête qui me vienne à l’esprit est celle de Mallory questionné sur son désir de gravir l’Everest: « Parce
qu’il est là. » La Bête a existé; nous ne savons pas ce qu’elle fut. Elle est notre Everest inconquis.
Voilà donc six ans que j’enquête. Mon premier mouvement fut de parcourir l’Internet à la recherche d’informations
pour établir une première documentation. Puis la lecture de l’ouvrage de Michel Louis m’offrit
une interprétation lumineuse du mystère. Celui de Chevalley sembla le confirmer. Armé de ces indications,
j’entrepris la rédaction d’un premier ouvrage.
Puis, les sources s’accumulant, je me rendis compte d’incohérences entre elles. De toute évidence, les
listes de victimes comportaient des erreurs, des doublons. D’une source à l’autre, un même document était
tronqué, cité différemment, presque toujours dans le sens de la thèse fétiche de l’auteur. Des sources romanesques étaient utilisées au même plan que des documents historiques. Ma foi envers les diverses théories énoncées s’effondrait à mesure que je découvrais chez chaque nouvel auteur des documents passés sous silence
par les précédents. Au mieux, les recherches étaient insuffisantes ou trop peu critiques; au pire, il y
avait manipulation et mauvaise foi manifestes.
5
Je décidai alors de reprendre mon travail à zéro. Je ne pouvais plus faire confiance aux « historiens »; il
me fallait rechercher les documents originaux, les éditer dans leur intégralité, les analyser, les critiquer en
cas de besoin, les agencer, travail qui semblait n’avoir jamais été effectué (du moins sous une forme accessible
au public.)
La présente chronologie/documentation est le résultat de ce travail. Résultat toujours temporaire, car si je
pense avoir recensé et édité la plus grande partie des documents ayant déjà connu une publication, ainsi que
plusieurs documents originaux, il reste à dépouiller une masse importante d’archives inédites – et chaque
document nouveau est susceptible d’apporter, outre des précisions, des modifications parfois importantes à
l’interprétation du corpus déjà traité.
L’établissement de celui-ci, bien entendu, a nécessité un certain nombre de jugements de ma part. Il m’a
fallu collationner des fragments éparpillés chez plusieurs auteurs, présentant parfois des erreurs de sources,
de dates, de transcription. Les documents originaux ne sont pas non plus exempts de tels défauts. Parfois
surgissent des incohérences, certaines paraissant irréductibles. Il m’a fallu alors décider d’une version plutôt
que d’une autre, proposer des corrections, effectuer des déductions – ou reconnaître un obstacle insurmontable.
Pour indiquer clairement ce qui ressort de mes interprétations et de mes choix, et permettre à d’autres de
suivre mon raisonnement et éventuellement de le contester, j’ai pris le parti d’accompagner les documents
de notes personnelles et de commentaires signalant, expliquant et justifiant ces interventions. Certaines ont
depuis été confirmées par l’étude de documents obtenus ultérieurement, d’autres ont été infirmées. Des lecteurs
en ont critiqué un certain nombre, et j’en ai modifié plusieurs en conséquence. En cela également, ce
travail est en perpétuelle évolution.
Néanmoins, en son état actuel, cette compilation est à ma connaissance la plus importante actuellement
directement accessible au public. Les documents y sont présentés sous la forme la plus complète qu’il m’a été possible de reconstituer, et je me suis gardé de toute censure.
Paradoxalement, mais peut-être inévitablement, l’un des résultats de ces six ans de recherches est que je
suis plus loin que jamais de pouvoir suggérer une solution. Parce que j’ai pu confronter autant de documents
de sources toutes aussi fiables (ou peu fiables...) les unes que les autres mais aux conclusions contradictoires,
il m’est honnêtement impossible aujourd’hui de pouvoir affirmer: « Voici ce que fut la Bête, voici
son histoire réelle. » Je pense que personne ne le peut. Nous avons tous des idées et des hypothèses, mais
personne ne peut à ma connaissance attribuer, preuves à l’appui, une identité à la Bête. La plupart des théories
proposées à ce jour font en général un excellent travail de critique des hypothèses concurrentes, un petit
nombre d’entre elles sont intéressantes ou stimulantes en elles-mêmes, mais aucune n’est entièrement satisfaisante,
aucune ne tient la route jusqu’au bout, et la plupart sont obligées pour demeurer cohérentes soit de
faire appel à des suppositions que rien ne vient étayer, soit d’ignorer volontairement une partie des documents.
On ne trouvera donc pas ici de solution au mystère. Que fut la Bête ? Je ne sais pas.
Je peux être un peu plus affirmatif, mais à peine, sur ce que la Bête ne fut pas. Ce ne fut pas, par
exemple, un sadique déguisé. Aucun témoignage, aucun survivant d’attaque, n’a jamais rapporté d’éléments
en ce sens, et trop d’observations sont incompatibles avec cette idée. Est-ce à dire pour autant qu’aucun
tueur humain n’a jamais agi en Gévaudan durant cette période ? Certes non. Mais au mieux il fut une « partie » de la Bête; et aucune preuve ne permet de l’affirmer.
Pas de solution miracle, donc; mais pour quiconque désire sérieusement chercher la vérité dans l’affaire
de la Bête du Gévaudan (par opposition à ceux qui cherchent à étayer une idée préconçue), un corpus aussi
complet et exact que possible est nécessaire, et c’est là toute l’ambition du présent travail. A toi, lecteur, de
l’exploiter à présent.
Alain Bonet, 24/04/08
Notes explicatives
1) Le texte est codé selon 5 couleurs:
Documents officiels d'époque, ou affirmation basée sur.
Documents non officiels d'époque.
Historiens, pas de documents d'époque en ma possession ou présentés.
Contexte historique.
Commentaires personnels, sources non évaluées.
Au sein des documents, les corrections, notes ou problèmes d’édition sont signalés entre crochets.
2) Mes commentaires personnels sont autant d'appels à l'aide, sous forme de corrections, compléments, suggestions,
discussions, etc.
3) Le code des sources est comme suit:
André La Bête du Gévaudan
Aubazac La Bête du Gévaudan
Aubazac2 La Bête du Gévaudan 2
Balmelle Un recueil inédit sur la Bête du Gévaudan
Barnson h ttp://www.labetedugevaudan.com
Bierre Écriture du fait divers et mythification
Blanc Représentations du Gévaudan dans le Courrier d’Avignon
Boyac Plaidoyer pour le loup; Le loup acquitté.
Buffière La Bête du Gévaudan.
Bulletin Bulletin de la Société des Lettres, Sciences et Arts de la Lozère. Années 1967, 1968, 1969.
Colin Défense et illustration du comte de Morangiès; Vingt années de loups meurtriers autour de
Lyon.
Crouzet La grande peur du Gévaudan
Cubizolles Loups-garous en Gévaudan
Dumas Michel Dumas, contributions sur la liste de discussion.
Expo Expositions à la Maison de la Bête à Auvers, été 2004, 2005.
Fabre La Bête du Gévaudan
G1, G2, etc. Gazette de la Bête N°1, 2... (Jean Richard).
Généal43 http://chabanne.brigitte.free.fr/loups/Documents/index.html
Joubert Chroniques de l’Abbaye des Chazes
Jullien La deuxième mort de la Bête du Gévaudan
Kempf Loups et louvetiers dans l’Orne
Lagrave Jacques Portefaix, un enfant au temps de la Bête du Gévaudan, Les Dits de la Bête,
Autres Dits de la Bête (pour les fac-similés de documents, le reste étant romancé).
Liste Liste de discussion http://fr.groups.yahoo.com/group/la_bete_du_gevaudan/
Louis L'innocence des loups
Mazel La Bête du Gévaudan à travers 250 ans d’images
Moriceau Histoire du méchant loup
Moriceau2 La Bête du Gévaudan
Parbeau La Bestia del Gebaudan
Pays Site « Au Pays de la Bête du Gévaudan » http://perso.club-internet.fr/shoes/
Perro Créatures Fantastiques du Québec
Pourcher La Bête du Gévaudan, véritable fléau de Dieu
Ragache Les loups, mythes et légendes
Richard Compléments iconographiques, historiques et bibliographiques, in Fabre.
Séité La Bête du Gévaudan dans les gazettes
7
Société Bulletin historique de la Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire, 2009.
Soulier La bête du Gévaudan, le CD-Rom
Traces Sur les traces de la Bête du Gévaudan (Topo-guide FFRP); collaboration de Jean Richard.
DND Documents non datables (voir après la chronologie).
J’ai également tiré des documents de la brochure: « Au loup ! La Bête du Gévaudan et autres loups auvergnats » éditée par le Conseil Général du Puy-de-Dôme (Cahiers des Archives). Les autres sources sont citées
de manière indirecte lorsqu'elles apparaissent chez les auteurs ci-dessus.
4) De très nombreuses informations figurent chez plusieurs auteurs. Par souci de clarté, je n'en ai en général
retenu qu'un dans les sources. Le choix de l'auteur reflète souvent le moment auquel j'ai eu accès à ses ouvrages.
Pas de favoritisme !
5) Lorsque je dispose d'illustrations, elles sont indiquées sous le format [Illustration]
6) Par facilité, on a employé le terme « La Bête » pour l’animal désigné comme responsable des attaques
(les témoignages concordent tous en ce que chaque attaque n’a été le fait que d’un seul animal). Cela ne préjuge
ni de la nature ou de l’identité de l’agresseur réel de chaque attaque, ni du nombre effectif total d’agresseurs.
7) Pour des informations concernant les protagonistes avant ou après l’affaire, voir les entrées individuelles
de l’index.
8) Par avance merci de toute critique et/ou commentaire. Ce travail est loin d'être fini, dans la forme comme
dans le fond, et ne saurait être mené à bon terme sans aide. Édition des textes: les documents transcris ici provenant d’autres auteurs respectent l’édition de ces auteurs, à l’exception de quelques corrections de bon sens (coquilles ou erreurs manifestes). Ces corrections donnent
parfois lieu à des commentaires.
Afin de faciliter la consultation des documents, deux points ont parfois été modifiés:
- Rectification et normalisation de l’orthographe.
- Introduction de majuscules systématiques aux noms propres.
- Introduction d’une ponctuation minimale.
N’étant pas paléographe, j’ai pu commettre des inexactitudes en transcrivant (ou omettant de transcrire)
certaines variations, telles que u/ü, y/ÿ, etc. L’emploi de majuscules aux noms communs (Bête ou bête) n’est
pas non plus facile à déterminer. Toute analyse plus précise de ces phénomènes serait la bienvenue. 
Portrait d'Antonietta Gonsalvus par Lavinia Fontana Pour celles et ceux qui croient en l'existence des Loups-Garous ou autres métamorphoses de l'homme en animal, voici quelques données permettant des recherches dans ce sens : L'hypertrichose est le symptôme d'un dérèglement hormonal se manifestant, chez l'homme ou la femme, par une pilosité envahissante sur une partie du corps. La maldie peut-être congénitale et se manifester dès l'enfance. A ne pas confondre avec l'Hirsutisme qui ne se développe qu'à la puberté. Il est probable que ces cas de pilosité excessive ont alimentés les légendes relatives à de brusques changements morphologiques d'individus, les jours de pleine lune. De nombreux cas ont été recensés depuis le 16ème siècle. Pedro Gonzales serait l'un des premiers justement étudié, répertorié et peint au XVI ème siècle. Le tableau représentant ce phénomène d'hypertrichose se trouve à Vienne, au Kunsthistorische muséum. L'hypertrichose est aussi connue sous le nom de "syndrome D'Ambras", du nom du château d' Ambras, ancienne résidence d'été de Ferdinand II de 1566 à 1570, près d'Innsbruck où figure la collection dite d'Ambras.     
1- Madeleine Ventura avec son mari et son fils, de Jusepe de Ribera, peint en 1629-31 et visible à Tolède. 2-Viola. 3- La femme à barbe du film Freaks de Ted Browning (1932). 4- Pedro Gonzales (Petrus Gonsalvus), pére d'Antoniette, peint par Lavinia FONTANA. 5- Zénora. Julia Pastrana, Clémentine Delait, ont aussi été exposées au public. 
 
 
Ulysse Aldrovandi, médecin et professeur de l'Université de Bologne en 1592, examina les Gonzales puis décrivit leur cas dans un livre, illustré de gravures sur bois, intitulé " Histoire de Monstres ".
L'image ci-contre est tirée de ce livre Monstrorum historia cum paralipomenis historiae omnium animalium Bartholomaeus Ambrosinus. - Bologne, N. Tebaldin, 1642 (cote BIUM 881)
La lycanthropie clinique est une maladie psychiatrique dans laquelle le patient se croit transformé en loup ou, par extension, en tout autre type d'animal. Ce nom est tiré de la légende du loup-garou et il s'agit d'une zoopathie. Les premiers faits éxaminés médicalement remontent au XVIème siècle : Jean WIER est né en 1515 ou 1516 à Grave, Duché de Brabant et est décédé en 1588 à Tecklenburg. Il était médecin, opposant à la chasse aux sorcières et a longuement étudié la lycanthropie. Il explique alors la maladie comme la manifestation d'un phénomène imaginaire et décrit les malades comme des êtres au teint pâle dont les yeux sont profondément enfoncés et la langue fort sèche. Du même avis, Jean de Nynauld publie en 1615 : De la lycanthropie, transformation et extase des sorciers" mélancholie ou folie louvière à cause de ceux qui en estoient atteints pensent être transformés en loup ou en chien." Deux siècles plus tard, Collin de Plancy, libre penseur influencé par Voltaire, définit dans son Dictionnaire infernal, publié en 1818, lalycanthropie comme une « maladie qui, dans les siècles où l’on ne voyait partout que démons, sorcellerie et maléfices, troublait l’imagination descerveaux faibles, au point qu’ils se croyaient métamorphosés en loups-garous, et se conduisaient en conséquence. Les mélancoliques étaient plus que les autres disposés à devenir lycanthropes, c’est-à-dire hommes loups. ». Le Dictionnaire infernal est l'œuvre majeure de Jacques Auguste Simon Collin De Plancy , écrivain français, né en 1793 à Plancy-l'Abbaye et mort en 1887. Il est a auteur de nombreux ouvrages sur l'occulte, l'insolite et le fantastique. Cette croyance, définissant que l'on puisse se transformer d'un corps humain en celui d'un loup, est une zoopathie, à savoir un symptôme d'une maladie psychiatrique en cours. La structure de ce délire est de type paraphrénique. Ainsi en France : - 1521 : trois hommes accusés de lycanthropie sont brûlés vifs à Besançon. - 1573 : Gilles Garnier est accusé de lycanthropie. Il fait des aveux (sans doute sous la torture) et est brûlé vif. - 1578 : Jacques Rollet est brûlé vif, accusé de lycanthropie par le Parlement de Paris ! - 1804 : un dénommé Maréchal est accusé de lycanthropie et condamné aux galères car on a banni le bûcher. Il existe aussi : La thérianthropie ou zooanthropie existe dans un cadre de croyance spirituelle ou mythologique. On peut la décrire comme la transformation complète ou partielle d'un être humain en animal et vice versa. Les proportions sont diverses et peuvent s'appliquer simplement à la queue ou au corps entier d'animal et se terminer par une tête humaine. Cette croyance puise ses racines dans le chamanisme et est à l'origine de légendes telles que le nahualisme et la lycanthropie. Elle apparait.sur d'anciens dessins préhistoriques, comme dans la grotte des Trois-Frères en Ariège. La thérianthropie décrit un personnage mélangeant des traits humains aux capacités ou traits empruntés à d'autres animaux. L'exemple probant est le lycanthrope, hybride mi-homme mi-loup, mais on constate que pratiquement tous les dieux égyptiens sont aussi des thérianthropes. Le Marteaudessorcières Paru à Strasbourg en 1486 ou 1487, Malleus Maleficarum, longtemps réservé qu'aux seuls inquisiteurs de l'Eglise, est sans doute l'ouvrage de textes sur la démonologie le plus usité durant deux siècles. C'est le bréviaire des chasseurs de sorcières dans toute l’Europe, le livre le plus connu sur le sujet. Il est sans aucun doute indispensable pour la compréhension de la sorcellerie du XVe au XVIIe siècle et de son essor européen. Pour une meilleure approche et une compréhension exacte sur la démonologie et ces croyances. Il est capital de connaître les raisons, les conséquences et les témoignages de certaines catégories d'individus qui ont crû réellement à l'existence d'êtres diaboliques, divins, féeriques et surnaturels. Leur foi en cette indicible croyance est essentielle pour celui qui recherche à prouver l'authenticité ou la supercherie des faits relatés et parvenus jusqu'à Nous, Nous les insatiables curieux des mystères ! C'est ainsi seulement que l'on peut saisir pourquoi des gens sont persuadés de l'existence d'êtres au pouvoir étrange, et voyager alors dans des dimensions intemporelles où tout semble réalisable même ce que l'on pensait "inexistensiel". Ces témoignages matériels, où la pensée et l'opinion de l'intéressé nous sont livrés, apportent la justification à notre intérêt et deviennent indispensables à la compréhension ou à la démystification de l'offrande qui nous est offerte. Il faut se sublimer, se donner, se justifier, devenit tolérant et savoir écouter, comprendre l'inadmissible et parrainer l'impossible pour tolérer que l'impensable puisse paraître réel et que la réalité devienne improbable. Là, enfin, tu pourras te projeter pour admettre ou refuser le présent de l'incommensurable aspect de la raison ou du délire de l'esprit humain. Si tel est ton souhait, il faut en accepter les règles et ne pas dire je rêve si tu rencontres un ange, mais aussi ne pas dire c'est un complot si le charlatan est mis au pilori lorsqu'il est surpris au trucage. L'objectivité se révèle indispensable et croire sans preuves est comme boire sans eau. Un mirage, une image subliminale d'un esprit tordu qui un jour a créé l'horreur pour assouvir ses sombres desseins et t'as mené là où il le voulait pour mieux aspirer ton âme. Se poser les questions essentielles et en tirer profit sans opinion surfaite, en libre conscience, sans le moindre remord. Aiguail7 Des espèces que l'on croyait disparues ! Ces experts sont partis dans l'espoir de retrouver les traces d’une centaine d’espèces préjugées éteintes en Amérique Latine, en Asie et en Afrique (dix huit pays en tout). Plus d’un tiers des amphibiens, les plus primitifs de tous les vertébrés terrestres, sont menacés d’extinction à cause de la perte de leur habitat, du changement climatique et des maladies. Certaines n’ont plus été revues depuis plusieurs décennies. Diana Fisher a retracé, dans le journal Proceedings of the Royal Society B, la liste de 180 mammifères considérés disparus de la surface du globe depuis l'an 1500. « Dans le passé, les gens ont été très heureux de redécouvrir des espèces que l’on croyait jusque là disparues mais ils n’ont pas regardé plus loin et n’ont donc pas réalisé que cette situation ne devait rien au hasard ». Pourtant précise-t-elle, à l'instigative de son collègue universitaire Simon Bloomberg, 67 d’entre eux ont pointé depuis, le bout de leur museau. Cela représente plus du tiers des animaux concernés et ce sont d’abord les espèces ayant perdu leur habitat qui ont le mieux résisté. Elles se sont adaptées à de nouvelles conditions, contrairement à d'autres, anéanties par des prédateurs. Des espoirs subsistent de retrouver, entre autres, la chauve-souris à face de singe de Berg, jadis établie dans les îles Salomon, et le gaufre à poches d’Alcorn, un petit rongeur du Mexique. La salamandre du Turkestan (région d’Asie centrale), fut observée pour la dernière fois en 1909. Du 18 au 20 octobre 2010, à Nagoya (Japon), les Nations Unies tiendront un sommet sur la biodiversité au cours duquel les Etats seront conviés à se fixer des objectifs à l’horizon 2020. Des mesures d’urgence essentielles pour faire face à ce que certains scientifiques appellent déjà la sixième grande vague d’extinctions de l’histoire de l’humanité… 



  Relevé sur le Net ? ? ? Le fils Chastel avait été fait prisonnier par les barbaresque et, par la suite, émasculé par eux.
Plus tard, libéré contre rançon, mal dans sa peau, il aurait élevé une portée de louveteaux dont la
mère avait été tuée... Leur taille, adulte, était supérieure à la normale... Leur maître es envoyait
dans des directions opposées agresser les gens, sans doute pour se venger de son infirmité... ce qui
explique qu'à une heure près, des attaques avait eu lieu à 100 km de distance, ce que ne comprenait
pas les gens qui se sont occupés de ce drame... La portée a été réduite au fur et à mesure, tuée
par les différents intervenants. 
Au 20ème siècle quelques récits font état d'apparition de loups-garous : En 1925, dans un petit village alsacien proche de Strasbourg, un jeune garçon fut accusé d'être un loup garou... En 1930, un "loup-garou" terrorise la banlieue parisienne, à Bourg-la-Reine... En 1946, une bête mystérieuse ravage une réserve navajo, en Amérique du Nord. Elle présente tous les aspects et caractéristiques d'un loup-garou... En 1949, à Rome, une enquête est dilligentée concernant des témoignages relatant une apparition de loup-garou. En 1957, à Singapour, une série d'agressions terrorise la population et une énigme s'impose aux autorités anglaises : des pensionnaires d'un foyer d'infirmières sont agressés par des loups-garou... Ce mystère reste entier... En 1975, les journaux anglais rapportaient la tragique histoire d'un jeune homme de dix-sept ans qui se croyait sur le point de se muer en loup-garou. Pour mettre un terme à ses souffrances morales, il se plongea un couteau à cran d'arrêt dans le cœur. NOTE : On ne peut pas assimiler les loups-garous aux lycanthropes. Ce terme dérive du grec lycos, c'est-à-dire “loup” et anthropos qui signifie “homme”. La lycanthropie désigne une maladie mentale où le sujet se croit, à tous égards, transformé en loup, mais ne subit aucune transformation physique. 
    
  
              
   
 |