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Poissons étranges

Page en construction mise à jour le 26 avril 2018

 

ABYSSES

Ce terrifiant petit poisson des abysses intrigue la science© (Photo : Asher Flatt/NESP Marine Biodiversity Hub/CSIRO

Ce poisson-lézard a été retrouvé dans les filets des pêcheurs scientifiques qui exploraient les fonds marins près des côtes australiennes.

Depuis le 15 mai 2017 une équipe internationale de 40 scientifiques a pris le large, au sud des côtes de l’Australie. L’expédition s’est concentrée sur une zone situées entre 1 000 et 4 000 mètres de profondeur, là où la vie reste un mystére pour l’homme : les abysses.

Les chercheurs espéraient la découverte d’animaux rares et ils ont été servis par un florilège de nouvelles espèces de poissons, d’étoiles de mer, de mollusques, de crabes, d’éponges, de vers marins, d'araignées marines…

- 04 juin 017 : L'équipe remonte une créature aux allures de monstres sont les mâchoires sont pourvues de dizaines de dents aiguisées. C'est une espèce de poisson-lézard  de 70 cm, de couleur blanchâtre. Son nom scientifique est : Bathysaurus ferox ou Bathysauridae.

Apparenté aux poissons-lézards, le Bathysauridae est le tyran des abysses, il englouti à peu près tout ce qui croise son chemin !

Le Bathysauridae présente les mêmes caractéristiques physiques que les autres poissons-lézard :

  • Corps allongé
  • Tête effilée et aplatie
  • Bouche largement fendue et inclinée vers le haut
  • Les yeux sont disposés sur la partie supérieure de sa tête, disposition typique des espèces qui s’enfouissent partiellement au fond du sable tels les " prédateurs guetteurs". John Sparks, spécialiste et conservateur au Muséum américain d’Histoire naturelle explique : Ils s’enfouissent sous le sable ou les sédiments, restent immobiles, et si quelque chose nage au-dessus d’eux, ils se jettent dessus pour l’avaler. »

(Photo : Asher Flatt/NESP Marine Biodiversity Hub/CSIRO)

Ce poisson des abysses a été remonté grâce à d’immenses filets, traînés par bateau, : qui ratissent dans les parties les plus profondes de l’océan. Plus de sept heures sont indispensables aux équipes de biologistes marins pour descendre et relever ces chaluts spéciaux.

 

Créatures de abysses

C'est à la fin du XIXème siècle que débute l'exploration des fonds océaniques avec des moyens évidemment archaïques. L'explorateur William Beebe se passionne pour l'exploration des fonds marins, ce qui l'amene à travailler à l'invention de la bathysphère en compagnie d'Otis Barton.

  • En 1930, il descend à 183 m au large de Nonsuch Island (Bermudes).
  • En 1934, il établit un record de descente à 923 m.
  • Beebe effectua au total 35 plongées dans la bathysphère.
  • Années 1950, elle fait un nouveau bond en avant, grâce au bathyscaphe conçu par Auguste Piccard.
  • En 1960, l'un de ces submersibles descend au cœur du Pacifique à 10.916 m de profondeur, dans la fosse des Mariannes, l'endroit le plus profond de la planète.
  • En 1980, l'exploration s'accélère, alimentée par des révélations scientifiques majeures.

Le XXIe siècle devrait nous apporter quantité d'informations sur la vie dans le milieu abyssal et se soulever le voile de mystère qui l'enveloppe.

Filmer par un sous-marin du Monterey Bay Aquarium Research Institute (MBARI)

Enfin une vidéo sur la baudroie des abysses, (le Black seadevil en anglais). Cette espèce assez rare vit au large de la Californie. Cette créature d'aspect horrifique a été filmée à environ 600 mètres de profondeur mais vit habituellement entre 1000 et 3000 mètres de profondeur.

 

 

Ce poisson est toutefois sans danger pout l'être humain, il ne mesure que 3 et 20 cm malgré sa mâchoire impressionnante qui forme comme une cage pour capturer ses proies. Le mâle utilise ses fameuses dents pour s’accrocher à la femelle comme le font sur terre les crapauds, et s'accoupler. 

 

baudroie abyssale poisson monstrueux

 

Le fossile d’une étrange espèce

Ils ont découvert une créature sous-marine vieille de 480 millions d’années

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fossile d’une étrange espèce a été retrouvé au Maroc. Cet animal marin, qui ressemble à un gros crustacé et s’alimentait comme une baleine vivait il y a presque 500 millions d’années

Au Maroc, des chercheurs de Yale et d’Oxford ont découvert un crustacé de deux mètres de long, qui hantait les mers voici quelques 480 millions d’années. et se nourrissait comme le font les baleines aujourd’hui. Cette créature "aurait été l’une des plus grandes à vivre à cette époque" selon la zoologiste Allison Daley, un des auteurs de l’étude, de l’université d’Oxford.

Des épines qui filtraient les aliments

Cette étude, menée par des scientifiques des universités d’Oxford (Grande-Bretagne) et de Yale (États-Unis), a été publiée mercredi dans le journal Nature. Le monstre marin portait sur sa tête un réseau d’épines qui filtrait les aliments et serait donc la plus ancienne représentante connue des géants aquatiques qui se nourrissent en filtrant l’eau de mer.

 
Cette espèce fait partie d’une famille d’animaux marins aujourd’hui disparue

Cette nouvelle espèce a été nommée Aegirocassis benmoulae d’après le nom du chasseur de fossile marocain Mohamed Ben Moula, qui a effectué les fouilles au Maroc. Elle fait partie de la famille disparue des anomalocaridides, des animaux marins apparus il y a 520 millions d’année. Cependant, jusqu’ici la plupart des anomalocaridides découverts étaient des prédateurs qui se trouvaient au sommet de la chaîne alimentaire, plus proches de nos requins actuels.

Cette nouvelle espèce d’anomalocaridide ressemble plus à nos baleines qui elles aussi filtrent l’eau de mer à travers leurs fanons pour recueillir le plancton, mais qui sont elles de la famille des mammifères.

Un lointain cousin des arthropodes

Peter Van Roy, un des autres auteurs de l’étude de l’Université de Yale, a utilisé une nouvelle méthode d’analyse des fossiles qui a permis d’avoir une vision en 3D de l’animal, tel qu’il devait être quand il régnait sur les océans, sur des fossiles trouvés au Maroc et venant des collections du Musée Peabody de Yale, du Musée royal de l’Ontario et du Smithsonian à Washington.

L’étude des fossiles, qui sont plats comme des fleurs séchées dans un livre, ne donne habituellement pas tant de détails. Cette étude a ainsi pu montrer que l’Aegirocassis benmoulae avait également des sortes de nageoires de chaque côté de son corps.

Ces nageoires seraient les ancêtres de la double rangée de pattes caractéristique des arthropodes, invertébrés recouverts d’une carapace comme les crustacés, les araignées et les insectes. Ce qui fait des arthropodes les plus proches cousins du désormais disparu Aegirocassis.


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