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Les GÉNIES 2

Page en construction Mise à jour le 30 avril 2018

 

Nicolas-Jacques Conté

Description de cette image, également commentée ci-après

Nicolas-Jacques Conté

Le jeune CONTÉ s'éprend très tôt de la mécanique et de la peinture. Il dessine au charbon de bois et peint à l'aide des couleurs qu'il fabrique lui-même. L'évêque de Séez Duplessis d’Argentré remarque son talent et la supérieure de l'hôpital de Sées, Mme de Prémesle, lui demande d'enjoliver l'établissement de créations picturales représentant divers sujets religieux qui décorent encore aujourd'hui l’église de l'hôpital.

Sa passion le guide vers l'art du portrait où il excelle rapidement. La clientèle locale est sous le charme des couleurs vives de ces tableaux, pourtant il ne délaisse pas ses études de physique et surtout de mécanique tant il est assoiffé de savoir... La ressemblance de ses portraits et la fraîcheur des coloris, éveille l'attention de l’intendant d’Alençon qui lui conseille de se perfectionner à Paris.

Le portraitiste gagne rapidement de l'argent en vendant ses portraits et il utilise l'argent que rapporte son art pour exercer une seconde passion pour laquelle il démontre de véritables dispositions : la science ! Son esprit inventif fait des merveilles et il va commencer à inventer à val l'eau dans divers domaines... Il avait ainsi créer pour un ami, seigneur des environs d’Alençon, un instrument très simple facilitant le travail de cadastre pour effectuer les plans de sa propriété. Ce fut ensuite l'Académie des sciences qui valida une machine hydraulique de sa conception.  Conté partit donc tenter sa chance dans la capitale.
- 1793 : Le Comité de salut public lui demande de perfectionner les ballons à hydrogène, ces sentinelles volantes qui, période de conflit aidant, renseignent les soldats sur les champs de bataille. Il travaille avec d'autres savants sur la décomposition de l'eau par le moyen du fer. Le "Pouvoir" veut alors substituer ce procédé à l'emploi de l'acide sulfurique, beaucoup trop coûteux. Ses travaux et ses découvertes lui valent le poste de directeur de l'Ecole nationale d'aérostation, à Meudon où il dirige des jeunes ignorant les maths autant que le dessin ou la chimie, mais qui sont pourtant appelés à la création de techniques nouvelles. Conté aborde donc énergiquement différentes sciences pour aborder chimie, physique et mécanique. Il passe ses nuits à dessiner ses projets, enseigne des leçons théoriques et pratiques, faisant exécuter par ses élèves les modèles et les instruments qu'il imagine. Les expériences sont diverses et parfois dangereuses.
 
- 1793 : Malgré son emploi du temps chargé, il suit des cours d'anatomie, de chimie, de physique et de mécanique, tout l'intéresse.
- 1794 : Il participe à la création du Conservatoire national des arts et métiers.
 
La flotte anglaise fait blocus sur les ports français et beaucoup de produits deviennent rares. Parmi eux, le crayon à papier, si utile dans différents corps de métiers, confectionnés à base d'un graphite très pur.

- Mars 1794 : C'est en Angleterre  que cette matière est prolifique, malheureusement. Lazare Carnot convoque alors Nicolas-Jacques Conté devant le Comité de salut public, le sommant de trouver une solution. Il ne faut que quelques jours à ce génie pour résoudre le problème : un mélange de graphite ordinaire et d'argile, cuit à haute température, produira des mines de grande qualité.

1er crayon Conté

Premier crayon Conté : graphite et bois.

 

 
 

   Blaise Pascal (1623-1662) : Traité de géométrie projective à 16 ans.

   Génie universel , grand homme de   sciences et philosophe.

 

 

Né à Clermont, en Auvergne le 19 juin 1623, Blaise Pascal se passionne très jeune pour les débats scientifiques et il participe avec son père au salon de Marin Mersenne, ce père qui correspond avec des scientifiques de toute l'Europe.

  • A 11 ans, Blaise affirme avoir écrit un traité des sons.
  • A 12 ans, il est intégré au groupe de savants qui participe aux salons de Marin Mersenne.
  • Il apprend très tôt la pensée de Descartes mais est gêné par son manque de démonstration.
  • En 1639, il publie un essai sur les coniques où il invente la géométrie projective.

Son père est alors missionné par Richelieu pour rétablir l'ordre en Normandie suite à la révolte des Nus-Pieds.

  • Blaise Pascal est chargé de la levée des impôts et il s'interesse alors à la mise en pratique des mathématiques.
  • Il invente une machine à calculer afin d'aider ceux qui lèvent les impôts.
  • Il se lance dans les questions du vide et renouvelle des expériences faites par Toricelli à la tour Saint Jacques à Paris et à Clermont-Ferrand

Il essaie de mesurer la pression atmosphériques à travers :

  • Traité du vide
  • Traité de l'équilibre des liqueurs
  • Traité de la pesanteur d'air
Il se passionne pour l'assèchement des marais, notamment dans le Poitou.
- 1650 : Il effectue des recherches théoriques sur les probabilités destinées à pouvoir évaluer les risques afin de les maîtriser. Il correspond  alors avec Pierre Fermat et s'interesse à la récurrence (triangle de Pascal).
- 1657 : Huyghens rédige un manuel de probabilité inspiré par Pascal. Il définit ensuite le calcul intégral.

Blaise Pascal un philosophe mystique ? Il a très tôt un état d'esprit favorable au jansénisme, a le goût de l'effort et est méfiant face à un monde qu'il croit corrompu. Parallèlement, deux de ses soeurs entrent au couvent.
- 1654. A cette date, une crise mystique se produit. Il écrit, sans véritable talent, des ouvrages de polémique pour les jansénistes où il montre les excès des jésuites. Le succès est énorme. Il parvient à débattre avec les jésuites sur un sujet plus théologique dont l'importance de la morale. 
Le pape s'en mêle en condamnant le jansénisme.
Vers 1660, il fait l'apologie de la religion catholique. Ce sera une oeuvre inachevée, publié en 1668, mais erronée et déformée quant à sa teneur. Au XXème siècle, l'ouvrage est réédité dans une version plus conforme à ses idées.
- 1662 : Il meurt après de grandes souffrances.
 

Physicien français, philosophe religieux et grand mathématicien. Pascal fut un enfant prodige enseigné par son père. Pascal a contribué à l'évolution : des calculatrices mécaniques, des concepts de pression, des concepts de vide et l’étude des fluides.

Dans la littérature, Pascal est considéré comme l’un des plus importants auteurs de la période classique française.

Son nom (Pascal) a été donné à l’unité de pression SI, un langage de programmation et la loi de Pascal.

Johann Carl Friedrich Gauss

Carl Friedrich Gauss 1840 by Jensen.jpg

Mathématicien, astronome et physicien allemand, que certains, comme le roi de Hanovre, ont gratifié de « prince des mathématiciens ».

- Karl Friedrich Gauss (1777-1855) : Disquisitiones Arithmeticae à 18 ans.

L’oeuvre de Gauss est énorme, une immensité de nouvelles connaissances. L’anecdote de sa solution au problème de trouver la somme de tous les nombres entiers de 1 à 100 est souvent mise au devant de la scène. Bien qu’il ait très peu publié, on peut citer :

  • sa conjecture sur la répartition de nombres premiers
  • la classification complète des polygones constructibles à la règle et au compas
  • le théorème fondamental de l’algèbre
  • une introduction à l’arithmétique modulaire
  • une description de géométries non euclidiennes
  • plusieurs autres résultats en mathématiques, en astronomie et en physique.

Ce serait contraignant à lire que d'énumérer ses "trouvailles", telle la construction de l'heptadécagon... etc...

le Princeps mathematicorum ("le premier des mathématiciens"), "le plus grand mathématicien depuis l'antiquité", l'influence de Gauss fut  exceptionnelle dans de nombreux domaines des mathématiques et des sciences :

Théorie des nombres, théorie des matrices, algèbre, astronomie, statistique, analyse, optique, géométrie différentielle , géodésie , géophysique , mécanique , électrostatique , champs magnétiques...

E N    C H A N T I E R...

Evariste Galois

Description de cette image, également commentée ci-après

Evariste Galois à l'âge de 15 ans

Mathématicien français, né le à Bourg-Égalité (aujourd’hui Bourg-la-Reine), il est mort le à Paris. Ce n'est pas une erreur de frappe, il est bien mort à 20 ans et 7 mois !

Juste le temps pour donner son nom à une branche des mathématiques dont il a posé les prémices, la théorie de Galois. Précurseur dans la notion de groupe, il est l'un des premiers à mettre en évidence la correspondance entre symétries et invariants. Sa « théorie de l'ambiguïté » vaut toujours au XXIème siècle et a permis, par exemple :

  • à Felix Klein de composer, en 1877, la théorie des revêtements
  • à Alexandre Grothendieck, en 1960, de fusionner théorie de Galois et théorie des revêtements.

Il décède à 20 vingt ans lors d'un duel galant et laisse un manuscrit, élaboré trois ans plus tôt, dans lequel il détermine qu'une équation algébrique est résoluble par radicaux si, et seulement si, le groupe de permutations de ses racines a une certaine structure, qu'on appellera plus tard résoluble. Ce Mémoire sur les conditions de résolubilité des équations par radicaux, publié par Joseph Liouville quatorze ans après sa mort, ainsi qu'un article Sur la théorie des nombres paru alors qu'il avait dix-neuf ans, seront évalués par ses héritiers, et en particulier par Sophus Lie, comme le déclencheur du point de vue structural et méthodologique des mathématiques modernes.

Ce jeune républicain radical s'était engagé dans une société secrète, la "Société des amis du peuple", à la suite des Trois Glorieuses. Ses querelless avec les autorités, tant scientifiques que politiques, le romantisme et les zones d'ombre entourant sa mort prématurée, contrastant avec l'importance reconnue de ses travaux, ont contribué à en faire l'incarnation d'un génie romanesque malheureux et d'une jeunesse prometteuse mais incomprise.

- Evariste Galois (1811-1832) : Mémoire sur les solutions d'équations algébriques, à 18 ans…


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