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FEMMES "COURAGE" 5

Page en construction Mis à jour le 16 ocrobre 2017

Une journaliste maltaise tuée ce jour, lundi 16 octobre 2017

par l’explosion d’une bombe placée sous sa voiture.

Daphne Caruana, la journaliste maltaise assassinée après que sa voiture ait été piégée.

Daphne Caruana Galizia

Crédit photo : THE MALTA INDEPENDENT HANDOUT

Acte d'une lâcheté incommensurable, cette lamentable agression prouve la volonté des mafieux à bousculer les lois même par le meurtre de femmes. Cette blogueuse dénonçait la corruption qui gangrène son île. Sur son blog, "Running Commentary", elle dévoilait et signalait les trafics illicites en tous genres, les politiciens véreux, les pots-de-vin, les comptes bancaires offshore, avantages fiscaux pour les sociétés étrangères et bien d'autres illégalités, n'hésitant pas à livrer l’identité de ses cibles.

La blogueuse et journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, a donc trouvé la mort dans l’explosion de sa voiture piégée, payant de sa vie son engagement à aider ses concitoyens et à lutter contre la dépravation. Née le 26 août 1964, Daphne, travaillait comme chroniqueuse dans plusieurs médias maltais, dont "The Sunday Times of Malta". Femme populaire, elle était consultée par plus de 400 000 lecteurs, ce qui représente pratiquement l'ensemble des habitants de Malte. Avec l'aide de son fils Matthew, elle traquait la corruption sans relâche. Matthew était membre du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et leurs révélations avaient provoqué des élections anticipées en juin 2017. Ce funeste lundi, elle écrivait sur son blog, vers 15h : " Il y a des escrocs partout où l’on regarde maintenant, la situation est désespérée", juste 30 petites minutes avant son assassinat. Elle révèlait dans ce billet  la culpabilité évidente de Keith Schembri, le chef du cabinet du ministre de l’énergie, l'accusant "d'escroc" usant et profitant de son influence au gouvernement pour s’enrichir. Malte abrite en effet près de 70 000 sociétés offshore et les sièges des plus grands groupes de jeux de hasard. La journaliste avait aussi exercé sa plume au vitriol contre plusieurs ministres, hommes d’affaires et même à l’épouse du Premier ministre travailliste, Michelle Muscat.

Beaucoup avaient déjà tenté de l'intimider mais elle n’a jamais cédé aux menaces. Un jour elle trouva inscrit sur le mur de sa maison : " Si les mots sont des perles, le silence a plus de valeur…".

Ses détracteurs la nommaient "blogueuse au stylo empoisonné", l'accusant de diffuser de fausses informations par manque d'arguments.

Ses lecteurs la surnommait "la femme WikiLeaks"...  Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, lui a d'ailleurs rendu hommage et a promis une récompense de 20 000 euros pour toute information permettant de retrouver ses meurtriers.

Récemment, Daphne avait été classée parmi les "28 personnalités qui font bouger l’Europe", par le magazine américain Politico.

Lundi 16, Joseph Muscat a qualifié son assassinat de "journée noire pour la démocratie et la liberté d’expression", promettant qu’il n’aurait de cesse "que justice soit faite" et appelant l’île à l’unité, alors que son épouse Michelle Muscat est soupçonnée d’avoir ouvert un compte au Panama pour y abriter, entre autres, des pots-de-vin versés par l’Azerbaïdjan en échange de l’autorisation donnée à une banque azérie de travailler à Malte. Le couple Muscat a toujours nié les faits, accusant Daphne Caruana Galizia d’avoir été manipulée par une lanceuse d’alerte russe. Source Journal Sud-Ouest.

 

Colombe de la paix  5  

Simone Veil, un modèle de courage et d'humanité

L'ancienne ministre Simone Veil, qui avait porté la loi légalisant l'avortement en France en 1974, est morte vendredi matin, 30 juin 2017 à Paris, a annoncé à l'AFP son fils Jean Veil. " Ma mère est morte ce matin à son domicile. Elle allait avoir 90 ans le 13 juillet."

 

Symbole de la Paix, il faut saluer chez cette femme politique, le courage et son audace dans le combat pour la condition féminine.

RESPECT

Colombe de la paix  5

Elle dénonçait la domination hindouiste, qui juge-t'- elle n'était plus une religion mais : "un système de hiérarchie autoritaire dans la société" au sein duquel, " les femmes sont traitées comme des créatures de seconde zone ".

Gauri Lankesh

- 05 septembre 2017 : La journaliste ouvre la porte d'entrée de sa résidence à Bangalore, soudain, trois tueurs à moto l'abatte de trois balles : une balle dans la tête, une dans le cou et une dans la poitrine. Ils ont tiré à sept reprises sur Gauri Lankesh !
 
"J'ai parlé au directeur général de la police et l'ai chargé de mener une enquête rapide et approfondie pour mener les auteurs devant la justice", a annoncé le gouverneur. Ceux qui la suivent et certains de ses admirateurs restent sceptiques sur la volonté réelle d'arrêter ses assassins. " Imaginez que Gauri Lankesh ait été armée et qu'elle ait abattu ses assaillants. Le BJP (parti au pouvoir, ndlr) aurait réuni tant de charges contre elle afin de la garder en prison pour toujours ! " commente un militant communiste.

why do i feel that some of `us' are fighting between ourselves? we all know our ``biggest enemy''. can we all please concentrate on that?

Dans l'un de ses derniers "posts" elle s'interrogeait : « Pourquoi donc est-ce que je ressens que certains d'entre nous combattent contre nous mêmes ? Nous savons pourtant tous qui est notre plus grand ennemi. Pouvons-nous réfléchir à cela ? »

Née en 1962, elle était rédactrice en chef d'un magazine hebdomadaire. Dans ses articles, Gauri Lankesh critiquait les nationalistes hindous; elle dénonçait la domination violente et les discriminations contre les musulmans et les intouchables. Elle prêtait aussi sa voix et sa plume aux opprimé.e.s et particulièrement aux femmes, dénonçant le système de castes et celui des élites en général.

Elle dénonçait aussi la désinformation concernant le sort réservé aux Rohingyas, ces musulmans de Birmanie persécutés par le pouvoir de Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix et autrefois soutenue par les militants des droits humains du monde entier. Une politique ségrégationniste soutenue par le parti au pouvoir en Inde. « Les ‘terroristes’ Rohingyas ‘tueraient des Hindus, brûleraient leurs maisons et leurs temples ? Lisez et vérifiez. Pas de fake news ! »

Sa franchise suscitait l'admiration autant que la détestation. On la traitait de "maoïste" ou on lui lançait qu'elle était confite dans sa haine des Hindous. Un rejet de sa personne qui s'exprimait encore aussitôt après sa mort comme le remarque Olivier Dalage, journaliste à RFI, fin connaisseur de l'Inde et de ses journalistes : "Certains semblent trouver qu'être dans l'opposition justifie l'assassinat de Gauri Lankesh".

Colombe de la paix  5

Katia Bengaga, assassinée parce qu'elle refusait de porter le voile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- 28 février 1994 : Katia Bengana, une jeune fille de 16 ans native d’El-Kseur, près de Béjaïa, est assassinée par des islamistes dans la commune de Meftah, une petite ville dans la Mitidja, qui esit alors surnommée par les islamistes " les territoires libérés ", en raison de la quasi absence de l’Etat dans cette région où le GIA régne en maître absolu.  Elle est restée depuis l’icône, le repère de ces jeunes filles qui ont refusé de céder au diktat de la vague verte qui a déferlé sur les rivages du pays au début des années 1990.

C’est dans ce contexte de terreur où pratiquement tous les hommes paraissent soumis pour sauver leur peau, que la jeune Katia est à plusieurs reprises menacée de mort afin de la contraindre à se voiler. Elle refuse d’obtempérer, affichant une détermination insupportable pour les islamistes, ce qui avait impressionne ses professeurs, ses camarades et une population subissant au quotidien le cauchemar de l’obscurantisme religieux. Elle veut être libre, elle veut être digne, elle veut être femme et est froidement et lâchement assassinée pour ses covictions, par une horde d'individus  barbus sans pitié.

Depuis, accédant à l’immortalité, Katia est devenue un symbole de résistance et d’épanouissement pour toutes les femmes et tous les hommes épris de démocratie et de liberté.

Dans le département de l’Isère, en France, la mairie de Villefontaine a déjà baptisé une des rues de cette petite ville du nom de Katia Bengana, un geste de reconnaissance à ce symbole de résistance, devenu universel étant régulièrement cité dans de nombreuses rencontres internationales portant sur les bouleversements que connait la planète depuis quelques décennies.

 

 

Elle fait figure désormais de ces femmes courages, ces résistantes, ces martyres qui ont refusé d’obtempérer à la régression, en refusant de porter le voile islamique. “Plutôt mourir que porter le hijab !”, aurait-elle confié à sa sœur. Excellente élève, selon les témoignages de ses proches, Katia était constamment menacée par une bande d’islamistes qui la menaçait sur le chemin de son lycée. Elle venait de s’ajouter à une longue liste des martyrs de l’intolérance dont Kamel Amzal, assassiné en novembre 1982 à la cité universitaire de Ben Aknoun par une bande d’intégristes alors qu’il collait une affiche appelant à une AG d’un comité autonome, le célèbre journaliste Tahar Djaout, assassiné le 26 mai 1993 près de chez lui à Baïnem, ou encore l’éminent psychiatre Mahfoud Boucebci tué trois semaines plus tard, au mois de juin 1993. Aujourd’hui encore, en dehors de ses proches et de quelques poches de résistance, son pays ne lui a toujours pas rendu justice. La réconciliation nationale, ajoutée à l’amnésie, ne s’accommodant pas des hommages aux “empêcheurs de penser en rond”. Mais pas partout. Dans le département de l’Isère, en France, le maire de Villefontaine a baptisé, il y a une année, une des rues de cette petite ville du nom de Katia Bengana, un geste de reconnaissance à ce symbole de résistance. Mais surtout pour que nul n’oublie, soutient Mustapha Hadjal, invité lors de l’inauguration de la plaque commémorative. “Katia voulait être digne, mais surtout vivre libre”, a-t-il témoigné dans un court discours en présence du maire, Raymond Fessaguet. “Notre espoir est que l’histoire se penchera un jour sur cette période noire de l’Algérie qui a vu la fine fleur décapitée au nom de l’idéologie intégriste”, a-t-il dit. Un espoir. Simplement.

 


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