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SAGESSE, la Femme 1

Page en construction Mis à jour le 08 aoüt 2017

 

Bertha Sophie Felicitas comtesse Kinský von Chinic und Tettau, ou baronne von Suttner(1843 – 1914), est une pacifiste autrichienne. Elle est la première femme à obtenir le prix Nobel de la paix en 1905.

 

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Descendante d'une famille noble, elle naît à Prague le 09 juin 1843. Son père, Franz Michael Graf Kinsky, décède avant sa naissance et elle grandit auprès de sa mère, Sophie Wilhelmine, qui lui enseigne une bonne éducation; elle parle allemand, anglais, français, italien et voyage beaucoup.

Accroc au jeu, sa mère dilapide la fortune de son père. Bertha a 30 ans lorsqu'elle devient gouvernante chez le baron Karl von Suttner. Elle tombe amoureuse du fils von Suttner, Arthur Gundaccar von Suttner, mais la famille désapprouve cette relation. La baronne la congédie mais  la recommande auprès d’Alfred Nobel qui l'embauche comme secrétaire privée pour une courte période. Le courant passe entre eux-deux et ils se lient d’amitié.

Bertha rentre à Vienne où elle épouse secrètement Arthur Gundaccar, le 12 juin 1876. Son époux, qui est écrivain, est déshérité sur le champ. Le couple se réfugie en Géorgie où la princesse Ekatarina Dadiani von Mingrelien les accueille. Tous deux exercent alors comme traducteurs. La Guerre russo-turque ayant fait son lot de morts, Arthur publie des récits de guerre dans des journaux allemands alors que Bertha, sous le pseudonyme de B. Oulet, oeuvre en tant que journaliste. En 1885 ils se réconcilient avec la famille von Suttner et intègrent le domaine familial.

Bertha se lance alors dans la cause du pacifisme, confiante en la capacité de l’homme à s’améliorer et à ne plus avoir recours à la guerre. Elle publie des essais et des romans pacifistes parmi lesquels Die Waffen nieder! (Bas les armes !), dans lequel elle décrit la guerre du point de vue d’une femme. Le roman est un succès, il sera traduit en 12 langues et fera l'objet d'une adaption au cinéma. Bertha devient l'une des porte-drapeau du mouvement pacifiste.

  • En 1890-1891, Bertha crée la " société de la paix de Venise " (Friedensgesellschaft Venedig)
  • En 1890-1891, une société pacifiste autrichienne, la Österreichische Gesellschaft der Friedensfreunde, dont elle est nommée présidente. Elle occupera cette fonction jusqu’à sa mort.
  • En novembre 1891, lors du congrès mondial pour la paix à Rome, elle est élue vice-présidente du Bureau international de la paix et fonde la Deutsche Friedensgesellschaft (société allemande de la paix).
  • Bertha participe à plusieurs congrès de paix internationaux et réclame la création d’un tribunal d’arbitrage international.
  • En 1899, elle participe à la préparation de la première conférence de La Haye.

 

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Le 10 décembre 1902, Arthur Gundaccar von Suttner meurt à Harmannsdorf. Bertha, trop endettée, est obligée de vendre leur propriété. Elle s’installe à Vienne où elle continue d'écrire pour plaider la Paix.

En juin 1904, Bertha participe à la Conférence internationale des femmes à Berlin.

Elle parcourt de nombreux pays, notamment aux États-Unis où elle est invitée par le président Theodore Roosevelt à la Maison Blanche.

Le 10 décembre 1905, Bertha von Suttner devient la première femme à obtenir le Prix Nobel de la paix, créé en 1901. 

Elle meurt d’un cancer le 21 juin 1914, quelques semaines avant le début de la Première Guerre mondiale dont elle avait prévenu des risques.

Colombe de la paix  5  

Anne-Josèphe Terwagne, connue sous le nom de Théroigne de Méricourt (1762 – 1817)

L'Amazone Rouge

Theroigne de Mericourt

 

Anne-Josèphe nait le 13 août 1762 à Marcourt en Belgique, d’Elisabeth Lahaye et de Pierre Terwagne, laboureur. Sa mère décède alors qu'elle n'a que cinq ans, et elle est confiée à des tantes puis placée dans un couvent. Elle rejoint son père a 12 ans mais ne s’entend pas avec sa belle-mère, elle s’enfuit l’année suivante. Elle devient vachère, servante puis dame de compagnie d’une femme du monde.

Elle part pour Paris, puis Londres et en Italie. C'est à Naples qu’elle apprend la convocation des États généraux en France. Elle rentre immédiatement à Paris, prend le nom de Théroigne de Méricourt et participe à la prise de la Bastille.

Elle marche les 5 et 6 octobre 1789, lorsque des milliers de femmes se rendent à Versailles pour voir le roi et présenter les revendications du peuple à Marie-Antoinette, mais elle ne participe pas aux violences.

Théroigne de Méricourt est vite reconnue, on la surnomme " l’Amazone rouge " (en raison de ses vêtements d’amazone), " la Belle Liégeoise " ou " la furie de la Gironde ".  Elle tient un salon et crée le « Club des Amis de la loi », qui intègre finalement le Club des Cordeliers. Elle se fait messagère du Peuple en l’informant  des travaux de l’Assemblée et devient une figure renommée des tribunes publiques car elle n’hésite pas à exprimer fortement ses opinions.

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Victime d'un lynchage médiatique fin 1790 et très endettée de surcroît, elle rentre en Belgique.

Elle alors soupçonnée de vouloir assassiner Marie-Antoinette, et est arrêtée dans la nuit du 15 au 16 février 1791 pour être incarcérée dans une forteresse en Autriche. Libérée au bout de neuf mois, elle retourne à Paris.

  • Républicaine et féministe, elle s’affirme contre les royalistes et contre la bourgeoisie et, en janvier 1792, elle rejoint les Jacobins.
  • Au printemps, anticipant la guerre, elle tente de mettre en place une " phalange d’amazones "
  • En août, elle participe à l’invasion du palais des Tuileries et y ameute la foule contre le pamphlétaire Suleau.
  • En mai 1793, à l’Assemblée nationale, des femmes jacobines l’accusent de soutenir le chef de file des Girondins, la dénudent publiquement et la fessent jusqu’à l’intervention de Marat.
  • Suite à cet épisode, Théroigne de Méricourt sombre dans la folie. Son frère la fait interner à l’hôpital de la Salpêtrière où elle restera vingt-trois années.

Elle meurt le 23 juin 1817 à l’hôpital de la Salpêtrière.

Sa vie inspirera Charles Baudelaire, Philippe Séguy et un opéra.

Elle "aurait" également inspiré Eugène Delacroix pour son tableau La Liberté guidant le peuple.

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Colombe de la paix  5

Tarenorerer (vers 1800 – 1831), aborigène de Tasmanie, a mené une rebellion contre les colons britanniques en Tasmanie, au cours de la Black War

L'Amazone

Portrait d'une Aborigène de Tasmanie

Aborigène de Tasmanie

Tarenorerer naît aux environs de 1800 près d’Emu Bay, au nord de la Tasmanie, dans la tribu Tommeginer. 

Adolescente, elle est enlevée par une autre tribu aborigène et vendue à des chasseurs de phoques blancs, dans le détroit de Bass qui sépare l’Australie et la Tasmanie. C'est à leur contact semble-t-il qu'elle apprend l’anglais et le maniement des armes à feu.

En 1828, Tarenorerer revient dans sa région natale. Très remontée contre les envahisseurs, elle rassemble des hommes et des femmes d’horizons différents pour les unir à se rebeller et lancer une révolte. Elle a méticuleusement observé les techniques de combat des colons et elle apprend à ses troupes le maniement des armes à feu. Elle conseille de frapper les ennemis lorsque leurs armes sont déchargées et avant qu’ils n’aient eu le temps de les recharger. Elle fomente une guérilla stratégique et ordonne également aux combattants de tuer les troupeaux de bœufs et de moutons afin d'affamer les colons.

C'est en 1830 que la Black War éclate réellement et des massacres ont lieu : à Cape Grim, trente Aborigènes sont tués par des bergers, en représailles pour la perte de leur troupeau.

George Augustus Robinson est alors missionné comme médiateur entre les colons et les Aborigènes, et cherche à appréhender Tarenorerer, mais celle-ci lui échappe.

Capturée plus tard par des chasseurs de phoques, Tarenorerer se retrouve sur l’île Hunter dans le détroit de Bass. Elle tait son identité et s'intègre auprès de colons et d’autres femmes aborigènes qui l'appelle "Mary Anne".

En décembre 1830, elle projette de tuer un des chasseurs, mais son plan est mis à jour. Tarenorerer est embarquée vers l’île Swan, où son identité est démasquée. Robinson, qui la surnomme " l’amazone ", est enthousiaste de cette capture et il la fait isoler, de crainte qu’elle n’incite à la révolte.

Le 05 juin 1831, Tarenorerer décèdera de la grippe.

Entre 1830 et 1834, la "Black War" aurait engendré 1 000 victimes, majoritairement aborigènes.

 

Colombe de la paix  5

Andrée De Jongh, résistante en Chef

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Andrée De Jongh naît le 30 novembre 1916 à Schaerbeek, (une des 19 communes qui composent Bruxelles en Belgique).

Douée pour le dessin, elle suit des études d’arts décoratifs tout en menant une formation pour devenir ambulancière car elle est attirée par le milieu médical. Elle devient dessinatrice publicitaire à Malmédy, ville francophone située dans la province de Liège.

La seconde guerre mondiale est entamée. Andrée vénère une héroïne de la 1ère guerre mondiale, Edith Cavell, une infirmière britannique devenue espionne. Lorsque les troupes allemandes envahissent la Belgique, Andrée s’engage auprès de la Croix-rouge, à Bruxelles, où elle soigne des soldats alliés blessés. C'est trop peu pour son esprit combatif, elle décide alors de rejoindre la Résistance et s’investit dans un premier réseau, qui est vite démantelé. Avec l’aide de son père Frédéric et d'Arnold Deppé, membre de son premier réseau, elle crée alors une filière d’évasion vers l’Espagne qui traverse, par le train, la France occupée.

  • En juillet 1941, un premier voyage guide avec succès un groupe de Belges voulant continuer le combat en Angleterre.
  • En août 1941, Andrée et Arnold voyagent chacun avec un groupe mais Arnold est arrêté en France.
  • A Bilbao, Andrée noue des liens avec le consulat britannique pour assurer, depuis l’Espagne, le transfert des évadés en Angleterre.
  • Les Anglais finissent par lui faire confiance : avec le soutien de résistants, Andrée crée la " ligne Dédée ", reliant Bruxelles à Madrid, qui deviendra ensuite la " ligne Comète ".
  • Jusqu’à la Libération, le réseau permettra l’évasion de plus de 700 soldats, dont 118 accompagnés par Andrée.

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En 1943, Jacques Desoubrie, agent de la Geheime Feldpolizei (service de contre-espionnage allemand), infiltre le réseau Comète.

Le 15 janvier 1943, alors qu’elle accompagne des aviateurs, Andrée est capturée en lisière des Pyrénées. Emprisonnée à Bayonne, elle est dirigée vers Biarritz puis à la maison d’arrêt de Fresnes. Interrogée, elle reconnait avoir fondé le réseau Comète, mais la Gestapo ne la croit pas.

Juin 1943, son père est capturé.

28 mars 1944, il est exécuté.

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En juillet 1943, Andrée est déportée en Allemagne, mutée dans différentes prisons puis vers les camps de concentration de Ravensbrück et de Mauauthsen.

Le 22 avril 1945 elle en est libérée par la Croix-Rouge internationale.

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Andree with Jack Newton, one of the pilots she led to safety.

 

Après la guerre, Andrée s’installera au Congo belge, au Cameroun, en Éthiopie où elle travaillera dans une léproserie puis au Sénégal avant de retourner en Belgique.

Pour ses actions pendant la guerre, elle reçoit

  • la Médaille de la Liberté américaine,
  • la Médaille de George anglaise
  • la Croix de guerre belge.
  • Elle est faite chevalier de la Légion d’honneur française
  • Chevalier de l’Ordre de Léopold belge
  • Nommée lieutenant-colonel de l’armée belge.
  • En 1985, elle est titrée comtesse au sein de la noblesse belge.

André De Jongh meurt le 13 octobre 2007 à l’âge de 88 ans.

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Andrée de Jongh, 90, Légende de la résistance belge

Colombe de la paix  5

Le symbole de la résistance

BOADICÉE

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Statue de Boadicée, héroïne de la patrie, érigée à Londres, œuvre de Thomas

Boadicée (ou Boadicéa, Boudicca, 30 après J.-C. – 61), est une reine du peuple britto-romain des Icenis (peuple britto-romain). Les Icenis vivaient au nord-est de la province romaine de Bretagne, aujourd’hui le Norfolk, au Ier siècle.

Elle épouse le roi Prasutagos qui se voulait allié des Romains, ce qui lui permettait de rester indépendant et de ne pas être annexé. Vers l'an 60, Prasutagos meurt. Il lègue son royaume, censé revenir à ses filles, pour 50% à l'Empire romain. Le territoire est alors totalement envahi par la puissance romaine qui le gouverne. Boadicée est fouettée et ses filles sont violées, les nobles sont dépossédés de leurs terres, et les investissements romains dans la région sont suspendus.

* Le viol de la reine et de ses deux filles, aurait provoqué une révolte généralisé.

En 60 ap. J.-C., Boadicée organise la révolte à laquelle se joignent d’autres tribus environnantes, dont les Trinovantes (l'actuel Suffolk). Tacite rapporte comment, debout  sur un char, elle harangue les soldats en leur disant qu’ "elle ne venait pas, fière de ses nobles aïeux, réclamer son royaume et ses richesses; elle venait, comme une simple femme, venger sa liberté ravie, son corps déchiré de verges, l'honneur de ses filles indignement flétri " et concluait que " femme, c'était là sa résolution : les hommes pouvaient choisir la vie et l'esclavage"...  Boadicée mène des troupes de cent à cent-vingt mille hommes vers le sud, pillant et rasant toutes les villes, dévastant les camps romains et la colonie de Camulodunum, le municipe de Verulamium, et la toute jeune colonie commerciale de Londinium, aujourd’hui Londres ! Plus de 80.000 romains et de celtes sont anéantis.

Boadicée haranguant les Bretons de John Opie.

Le gouverneur Caius Suetonius Paulinus conduit alors les renforts romains qui reprennent le contrôle en 61, lors de la bataille de Watling Street, et réprimandent violemment l’insurrection.

Les causes de la mort de Boadicée sont inconnues. Certaines sources avancent son suicide par empoisonnement pour échapper au déshonneur, d'autres sa mort en captivité suite à ses blessures ou à la maladie.

Source : JL Voisin, " Bouddicca, la Vercingétorix anglaise ", L'Histoire, no 329, mars 2008, p. 60-65

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* Les éléments biographiques sont particulièrement maigres. Les versions de Tacite et de Dion Cassius divergent sur plusieurs points. Pour Tacite, Boadicée est la reine des Iceni ; Dion Cassius dit simplement qu'elle est de race royale. Selon Tacite elle est la mère de deux filles ; Dion Cassius n'en souffle mot. Les deux auteurs divergent également sur la cause de sa mort : par le poison s'il faut en croire Tacite, de maladie selon Dion Cassius. S'il faut en croire Dion, elle agit non seulement en chef de guerre mais également en prêtresse, pratiquant la divination au moyen d'un lièvre et invoquant une divinité nommée Andraste (ou Andate), connue par ce seul texte. WIKIPEDIA.

 

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Hypathie, mathématicienne et philosophe

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Hypatie d'Alexandrie (370 à 415)

Hypatie d’Alexandrie (v. 370 – 415) est une mathématicienne et une philosophe grecque. Férue d’astronomie, elle pratique la théurgie (magie permettant d’entrer en contact avec les dieux). Elle meurt assassinée, sans doute pour son influence.

Fille du mathématicien Théon d'Alexandrie, elle est éduquée par son père, Responsable du Musée d’Alexandrie, éditeur et commentateur de textes mathématiques. Hypatie fait ses études de sciences, de philosophie et d'éloquence à Athènes. Elle travaille aussi dans le domaine de l’astronomie.

Savante, elle écrit des commentaires sur L’Arithmétique de Diophante, sur Les Coniques d’Apollonius de Perga et sur Les Tables de Ptolémée.

Autour de l'an 400, elle prend la direction de l'école néoplatonicienne d'Alexandrie où elle enseigne les préceptes de Platon et d'Aristote à ses étudiants, dont des païens, des chrétiens et des étrangers. Ses cours sont publics et l’assistance est libre.

* L'historien chrétien Socrate le Scolastique rapporte dans son Histoire ecclésiastique (vers 440) :

« Il y avait dans Alexandrie une femme nommée Hypatie, fille du Philosophe Théon, qui avait fait un si grand progrès dans les sciences qu'elle surpassait tous les Philosophes de son temps, et enseignait dans l'école de Platon et de Plotin, un nombre presque infini de personnes, qui accouraient en foule pour l'écouter. ... "

 

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Le 08 mars 415, elle meurt lapidée, démembrée, et brûlée par des moines chrétiens sur ordre de saint Cyrille, évêque d’Alexandrie, probablement à cause de son influence.

Un jour, Cyrille d'Alexandrie, du camp opposé, passant devant chez elle remarqua une grande affluence. Il en conçut de la jalousie et le désir de la faire périr d'une façon déshonorante. Un jour qu'elle sortait de chez elle comme à son habitude, un groupe d'hommes méprisables ne craignant ni le regard des dieux ni la vengeance des hommes la tua et infligea cette immense souillure et honte à leur patrie.

* 17 octobre 412 : Patriarche d'Alexandrie, neveu et successeur de Théophile, Cyrille s'attache à éradiquer le paganisme, le judaïsme et ce qu'il considère comme des hérésies : il écrit contre les Ariens et les Antiochiens, et fait fermer les synagogues et les églises des novatiens. Il anéantit ainsi la communauté juive et s'en prend de la même manière aux autres communautés chrétiennes qualifiées d'hérétiques. Ces mesures brutales l'opposent à Oreste, préfet d'Égypte (chrétien lui aussi), et sont l'occasion de pogroms et autres scènes sanglantes, au cours desquelles périt en 415 la philosophe Hypatie, victime d'un lynchage.

Image illustrative de l'article Cyrille d'Alexandrie

Cyrille d'Alexandrie

L'Empereur, Théodose II, est contraint d'ignorer ces événements car c'est justement son représentant Edesios qui s'est laissé corrompre. Edesios a commandité et payé pour cet assassinat, (et bien d'autres méfaits) attirant ainsi sur lui et sa famille l'opprobre dont sa descendance subira les conséquences.

Toujours d'après Socrate le Scolastique : " Sa vertu, tout élevée qu'elle était, ne se trouva pas au-dessus de l'envie. Mais parce qu'elle avait amitié particulière avec Oreste, elle fut accusée d'empêcher qu'il ne se réconciliât avec Cyrille. Quelques personnes transportées d'un zèle trop ardent, qui avaient pour chef un Lecteur nommé Pierre, l'attendirent un jour dans les rues, et l'ayant tirée de sa chaise, la menèrent à l’église nommée Césaréon, la dépouillèrent, et la tuèrent à coups de pots cassés. Après cela ils hachèrent son corps en pièces, et les brûlèrent dans un lieu appelé Cinaron. Une exécution aussi inhumaine que celle-là couvrit d'infamie non seulement Cyrille, mais toute l'Église d'Alexandrie, étant certain qu'il n'y a rien si éloigné de l'esprit du Christianisme que le meurtre et les combats. "

"Cela arriva au mois de mars durant le carême,  en la quatrième année du Pontificat de Cyrille, sous le dixième Consulat d'Honorius, et le sixième de Théodose"

Elle a 45 ans et ne s’est jamais mariée ; la légende la dit vierge.

A cause de l’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie, aucun des travaux d’Hypathie ne nous est parvenu.

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Colombe de la paix  5

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Élise Rivet nait le 19 janvier 1890 à Draria, en Algérie. Elle est fille d’un officier de la marine française et elle débarque en France à l'âge de vingt ans.

En 1913, à 23 ans, elle rejoint la communauté de sœurs infirmières de Notre-Dame de Compassion à Lyon. Elle  devient mère supérieure de ce couvent en 1933, et prend alors le nom de Mère Marie Elisabeth de l’Eucharistie.

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Après la chute de la France face à l'Allemagne nazie, elle entre en guerre contre l'ennemi à sa façon :

  • Elle commence à cacher des réfugiés pour les soustraire à la Gestapo.
  • Elle utilise son couvent comme façade pour cacher des armes et des munitions en faveur du Mouvements unis de la Résistance.
  • En liaison avec le cardinal Gerlier, elle participa au sauvetage d'enfants juifs, à partir de 1941.
  • Elle fournit de faux papiers aux résistants recherchés

Le 24 mars 1944, son assistante Mère Marie Jésus et elle sont arrêtées sur dénonciation et interrogées par la Gestapo. Elle est emprisonnées à la prison de Fort Montluc à Lyon. C'est ici qu'elle rencontre Andrée Rivière-Paysan, qui dira d’elle :

" C’est au réfectoire que je vis pour la première fois Mère Elisabeth dont la personnalité et le rayonnement remontaient les plus déprimées. Elle accueillait les nouvelles pensionnaires avec son sourire calme qui nous réconfortait après le choc de l’arrestation et de la prison. Toutes rassemblées auprès de notre Mère, comme nous l’appelions, nous ressentions une sécurité, un soutien moral, une lueur d’espoir surnaturelle et pensions que plus rien ne pouvait nous arriver."

Trois mois ont passé lorsqu'elle est emmenée à Romainville puis transférée au camp de concentration de Ravensbrück, près de Berlin en Allemagne, où on lui enlève son habit de religieuse et où on la soumet aux travaux forcés. Prévoyant la défaite, les nazis commencent une extermination forcée et les chambres à gaz fonctionnent à fond...

Mère Marie Élisabeth de l'Eucharistie périt ainsi, dans une chambre à gaz, quelques semaines avant la fin de la guerre le 30 mars 1945.

En 1997, Élise Rivet est nommée Juste parmi les nations.

Colombe de la paix  5


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