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FEMMES "COURAGE" 2

Mis à jour le 20 septembre 2016

Les femmes ont le droit de ne pas être violées !

11.599 cas de viols sur mineurs en cinq ans au Maroc

Photo h24info.ma

Après avoir été violée et mariée de force à son violeur, Amina Filali, 16 ans, s'est donné la mort. Quelques mois plus tôt, cette adolescente marocaine avait pourtant hurlée sa désespérance. L'odieuse réalité est que ce mariage a été encouragé par la loi.

En effet, les législations algérienne, marocaine et tunisienne incluent des dispositions discriminatoires envers les victimes de violences sexuelles, les désignant à l’opprobre comme honteuses alors qu'elles devraient assurer la protection de leurs sujets. Les criminels sexuels profitent de ses failles dans la législation pour se soustraire aux poursuites...


Janvier 2014 : Près de deux ans après la mort d’Amina, le parlement marocain s’est prononcé à l’unanimité en faveur de l’abrogation de la clause permettant aux hommes accusés de viol d’échapper aux poursuites s’ils épousaient leur victime, dans les cas où celle-ci était mineure. Malheureusement, les législations en Tunisie et en Algérie ne se sont pas encore conformées à cette abrogation..

Elles placent, et c'est évidemment très contestable, les notions "d’honneur et de dignité" de la famille au tout premier plan, écartant totalement les souffrances psychologiques et les besoins des victimes de violences sexuelles.

Une affaire a pourtant provoqué l’indignation en Tunisie : Une femme de 27 ans, Meriem Ben Mohamed (pseudonyme), a déclaré avoir été violée par deux policiers à Tunis en septembre 2012. Au lieu d’ouvrir une enquête à la suite du dépôt de plainte, les autorités l’ont accusée de comportement indécent.

Les victimes de violences sexuelles se retrouvent isolées et complètement démunies car vers qui s’adresser pour avoir de l’aide ?

aig

Bougies 7619966

Amnesty International vise à obtenir que non seulement elles reçoivent le soutien dont elles ont besoin, mais aussi pour qu’elles aient les moyens de saisir la justice. Une femme ou une jeune fille qui tombe enceinte à la suite d’un viol ou d’un inceste doit avoir accès à des services d’avortement sûrs et légaux. Contraindre une personne à mener à terme une grossesse survenue dans ces circonstances est une forme de traitement cruel, inhumain et dégradant. L’accès des victimes à la justice suppose aussi que les policiers, les juges et les professionnels de la santé soient formés de manière appropriée et agissent envers elles avec tact, dans la confidentialité et sans discrimination.

Si l’on pose la question suivante : « Le viol d’une femme ou d’une jeune fille est-il une chose acceptable ? », tout le monde répondra : « Non». Et pourtant quand Amnesty International  fait campagne en faveur des droits des victimes de viol et d’autres formes de violence sexuelle, on nous accuse d’encourager les comportements sexuels répréhensibles. Dire que l’on est contre le viol et feindre d’ignorer le sort tragique des victimes de violences sexuelles, c’est ne pas mettre ses actes en accord avec son discours.

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Amnesty International France
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Khadija, adolescente de 17 ans, originaire du village de Skhour Rhamna, situé près de Benguerir, où elle occupait une petite chambre qu'elle louait dans un quartier populaire de la ville située à 70 km au nord de Marrakech

Khadija Souidi, 16 ans, a été violée par huit hommes, puis torturée. Ses agresseurs remis en liberté la menacent de publier la vidéo de son martyr : la jeune Marocaine s’immolera par le feu 30 juillet 2016.

Photo s2.lemde.fr/image

Elle a été séquestrée fin 2015 pendant 48h, subissant un viol collectif commis par huit individus qui, de plus, ont enregistré diverses séquences de l'agression sur leurs téléphones mobiles.

Le "procès" sera bâclé et les agresseurs ressortiront au bout de 7 mois d'incarcération, juste pour les besoins de la procédure, quoi !...

Libres, les agresseurs n'ont pas tardé à effrayer leur vistime et à lui faire du chantage via les enregistrements pornographiques qu'ils avaient gardés dans leurs mobiles.

Face à la honte généralisée qui se profilait, Khadija a tenté une première fois de se suicider en se jetant sur les rails du train. Sauvée de justesse, elle a malheureusement récidivé trois semaines plus tard, le 29 juillet : elle s'est versée de l’essence sur sa tête et s’est immolée par le feu en pleine rue ...

" " Que le Feu consumme ce corps souillé devenu sale et impur " "... fût sans doute son ultime et si triste pensée !

C'est en effet sous le regard d'une société complice que d'odieux détraqués peuvent pratiqués ce genre de maltraitance. Les victimes sont en réalité coupables et rejetées comme des pestriférées... C'est pathétique !

Transportée au CHU de Ibn Tofail à Marrakech, Khadija a succombé 36h plus tard à ses brûlures.

" C’est ce chantage qui a poussé Khadija au suicide", affirme Omar Arbib. Le représentant de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à Marrakech, qui a eu accès aux documents de l’enquête, explique que les analyses ont révélé " des traces d’agression à l’arme blanche, des marques de fouet et autres atrocités commises sur son corps ".

" Le viol a été constaté à l’hôpital, mais le tribunal de Ben Guerir n’a pas pris en compte l’expertise médicale, ni demandé la saisie du téléphone portable sur lequel le viol a été filmé", s’indigne Omar Arbib.

Des centaines de tweets ont accompagné le hashtag #ripkhadijasouidi (rip : pour rest in peace, « paix à son âme ») et plusieurs manifestations ont eu lieu devant le tribunal de Ben Guerir au Maroc.

La mobilisation de 22 associations marocaines, réunies dans le collectif "Printemps de dignité" et qui se sont constituées partie civile dans l’affaire, a décidé le parquet à rouvrir l’enquête début août. Un procès en appel a également débuté le 29 août à Ben Guerir contre neuf personnes poursuivies pour « chantage », « exploitation », « menaces envers une mineure » et « non-assistance à personne en danger ». Le neuvième homme est soupçonné d’avoir participé au chantage à la vidéo, après le viol.

Ce collectif a aussi obtenu l'ouverture d'un second procès en appel à la cour pénale de Marrakech, beaucoup plus compétente en ce domaine.

Un des agresseurs y a déjà été condamné à la peine maximale de vingt ans de prison. Concernant les autres prévenus, le tribunal attend l’expertise du portable sur lequel le viol a été filmé.

Le procès de Marrakech est ajourné au 20 septembre.

Le responsable de l’AMDH affirme : " Il faudrait légiférer, imposer des peines plus sévères et, surtout, interdire aux agresseurs d’approcher à nouveau des enfants".

En effet, au Maroc, le viol sur une personne majeure est sanctionné de 5 à 10 ans de prison et par 10 à 20 ans sur une personne mineure.

Sources : Ghalia Kadiri le Monde, AFP, HuffPost Maroc Omar Arbib et Ismail Azzam, correspondant de CNN au Maroc.

NOTA :

Les suspects seraient au nombre de six : " Connus pour leur appartenance dans le trafic de drogues, ils auraient enlevé Khadija et l'auraient violée dans un village à mi-chemin entre Benguerir et Marrakech", selon Omar Arbib.

" L'un des agresseurs n'a été interpellé que deux mois plus tard, alors qu'il était en train d'abuser d'un garçon mineur ", selon Omar Arbib.

Suite à leur procès, ils ont été placés en liberté conditionnelle : " D'après mes informations, des personnes influentes sont intervenues en leur faveur", raconte Omar Arbib. Les six hommes ont alors fait pression sur Khadija pour qu'elle abandonne les poursuites judiciaires en la menaçant de diffuser la vidéo qu'ils ont filmée lorsqu'ils l'ont violée.

C'est face à ce chantage que la jeune fille est passée à l'acte le 29 juillet. L'hôpital Ibn Tofail de Marrakech avait constaté des brûlures au troisième degré.

L'autopsie pratiquée à la suite de son décès a révélé qu'elle était enceinte.

Les militants marocains manifestent le 8 mars 2014 © AI

Manifestants marocains 08-03-2014

 

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Fatiha, la cinquantaine, était vendeuse ambulante devant les portes d'un marché populaire dans la petite ville de Kénitra, au nord de la capitale marocaine.

L’affaire remonte au samedi 9 avril dernier. Le caïd aurait violenté une femme en déchirant son voile et en la giflant. Fatiha était vendeuse de crêpes, sa marchandise a été confisquée et elle a été emmenée à la Moqataâ. Se sentant humiliée, elle a décidé de s’immoler par le feu en signe de protestation. Elle s'est dirigée vers une droguerie, a acheté un liquide inflammable et s'est immolée devant les regards des autorités réfugiées dans leur local. Insoutenable vision, sauf pour l'un d'entre eux qui a filmé l'horreur jusqu'à ce que le feu ait raison du corps de Fatiha. Personne n'a tenté d'éteindre les flammes, on voit juste un adolescent qui tente de retirer les habits enflammés.

Fatiha s’est immolée par le feu pour protester contre la hogra et l’humiliation de la part du caïd de Kénitra...

La calvaire de « Mmi Fatiha » n’est pas fini puisqu’elle a été emmenée à l’hôpital de Kénitra où elle souffrira plus de 24 heures sans recevoir les soins nécessaires, (témoignage de sa fille). Transférée ensuite au CHU de Casablanca le dimanche, elle a succombé à ses brûlures, après 48 heures, le lendemain.

Bien évidemment, elle a payé de l'inefficacité du système de soins public défaillant. Les urgences de Kénitra, voire même de Casablanca, n'ont connu aucune amélioration notable sous le règne de l'actuel ministre de la Santé qui est lui-même réanimateur et chef de service des urgences de Casablanca.

Ce triste évènement en rappelle un autre qui s'est passé en Tunisie en décembre 2010. Il met encore en évidence l'injustice sociale que subissent les populations modestes dans la Pays...

Manifestants marocains

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