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L'UNIVERS et ses MYSTERES1

   Page en construction : Mise à jour le 03 juillet 2016 

 

L'UNIVERS ET SES MYSTÈRES

 

De nombreux astéroïdes de petite taille dans les parages de la Terre

Mercredi 19 avril 2017 : Des images de l’astéroïde géant 2014-JO25, qui est passé relativement près de la Terre la nuit de mercredi, ont été filmés par les radars de la NASA. L’astéroïde est passé à moins de 1,8 millions de kilomètres de la Terre, un peu moins de cinq fois la distance Terre/Lune, à 12H 20 (temps universel). D'une taille de 600 mètres sur 1,3 kilomètres, il ne représente toutefois pas un danger. De nombreux objets célestes moins volumineux se promènent dans les parages de notre planète. D'autres, identifiés mesurent plus d’un kilomètre, mais il n’en tombe que tous les 500 000 ans en moyenne sur notre planète .

Les images l'astéroïde géant qui a frôlé la Terre dévoilées par la NASA

Son prochain passage est prévu en 2027

* Le dernier gros objet céleste passé près de la Terre était Toutatis en 2014, il avait cinq kilomètres de diamètre.

 

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Présence de vie extraterrestre sur Encelade

Jeudi 13 avril :  Annonce de l’agence spatiale NASA,  Encelade, une lune de Saturne, pourrait être un terrain propice à la vieextraterrestre. Le satellite recèlerait des molécules d’hydrogène, un signe annonciateur de présence de la vie. D'après les scientifiques, les molécules d’hydrogène pourraient provenir de réactions hydrothermales entre la roche chaude et l’eau au-dessous de la croûte de glace de la lune de Saturne.

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L’une des plus grandes découvertes de l’Histoire.

En février 2016, des chercheurs ont annoncé avoir détecté des ondes gravitationnelles pour la première fois. C'est dans la bande de fréquence de l’interféromètre Ligo, qu'ils ont repéré une infime déformation de l’espace temps, provenant de la fusion de deux trous noirs. Ce phénomène physique est appelé "coalescence".

Le détecteur américain Ligo (Laser Interferometer Gravitationnal-wave Observatory) a capté un signal le 14 septembre 2015 à 16h51 TU. Un signal qui vient de très très loin : 1,3 milliard d’années-lumière soit 13 milliards de milliards de kilomètres de nous.

Souvenons-nous qu'Albert Einstein avait prédit le phénomène, voici un siècle dans le cadre de sa théorie de la relativité générale. Les ondes gravitationnelles vont fournir aux astrophysiciens un nouvel outil pour sonder le cosmos ce qui nous promet bien des émotions...Elles vont permettre l’étude de phénomènes qui seraient restés invisibles autrement, telle peut-être la détection de l’onde gravitationnelle primordiale, celle émise juste après le Big Bang.

Un TROU NOIR supermassif

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C'est la fusion de deux trous noirs en un seul qui a permis la découverte des ondes gravitationnelles.Getty Images/Chris Walsh

Mais comment de légères oscillations sur un schéma peuvent-elles permettre d'avancer dans la compréhension de l’Univers ?

"Le nombre de petites bosses dans le signal, leur rapidité, leur intensité : tout ça, c’est très, très riche en information", indique Julie Hlavacek-Larrondo, professeure adjointe à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en astrophysique observationnelle des trous noirs. "Par exemple, dans le cas des deux trous noirs, le signal nous indique la masse des objets avant la fusion, leur vitesse de rotation et la masse du nouveau trou noir après la fusion."

Pour déchiffrer ce message de l’Univers, il a suffi d’utiliser les équations de la théorie de la relativité générale qu’Albert Einstein a publiée, il y a 100 ans.

Les ondes gravitationnelles pourraient aussi permettre d’étudier l’origine de l’Univers âgé de 13,6 milliards d’années. Aujourd'hui avec les ondes électromagnétiques, les scientifiques peuvent seulement retourner jusqu’à environ 300 000 ans après le big-bang. Au-delà de ce seuil, l’Univers est (était lol) opaque.

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Recherches publiées en août 2016 dans la revue Nature :

Une équipe internationale de chercheurs découvre que Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche du Soleil, possède une planète. Baptisée Proxima b, cette exoplanète est rocheuse et d'une masse comparable à celle de la Terre. Elle est située sur une orbite où pourrait exister de l'eau liquide, mais de là à penser l'habiter un jour reste du domaine de l'utopie. Proxima b est donc l'exoplanète la plus proche de la Terre jamais découverte.

Photographie de S. Pete Worden, Guillem Anglada-Escudé, Pedro J. Amado et Ansgar Reiner prise lors de la conférence de presse annonçant la découverte de Proxima Centauri b (24 août 2016).

24 août 2016 à 13 h au quartier-général de l'ESO à Garching (Allemagne), pour annoncer la découverte de Proxima Centauri b. De gauche à droite : S. Pete Worden, Guillem Anglada-Escudé, Pedro J. Amado et Ansgar Reiners

Un côté de l’exoplanète serait donc perpétuellement plongé dans la nuit la plus complète.

Source : Wikimedia Commons

Les calculatrices de Charles Pickering vers 1890 avec en particulier Henrietta Swan Leavitt, troisième depuis la gauche, Annie Jump Cannon, Williamina Fleming debout au centre et Antonia Maury.

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JUNO

JUPITER en vue pour la sonde américaine !

Jupiter photographiée par la sonde Cassini.

L'une des faces de Jupiter photographié par la sonde Cassini

La plus grosse planète de notre système solaire, située à plus de 590 millions de kilomètres de la Terre, devrait avoir de la visite ce 05 juillet 2016. La sonde Juno, lancée par la NASA d'une fusée Atlas V le 5 août 2011, devrait rejoindre l'orbite de Jupiter ce 05 juillet, 04 juillet pour les américains, après avoit parcouru deux milliards 700 millions de kilomètres à travers l’espace.

Sa mission doit durer plus d’un an et les images de l’astre gigantesque majoritairement composé d’hydrogène et d’hélium, 1300 fois plus grand que notre globe et 300 fois plus massif, devraient apporter nombre d'éléments et de réponses aux questions non résolues ou supposés. 

Une caméra en lumière visible, baptisée JunoCam, permettra de rapporter les images.

 

Diagramme de Juno.

Michel Blanc, par l'acteur mais l'astronome qui exerce à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse, s'est confié au magasine Sciences et Avenir :

  • " Nous sommes très impatients et les images de la mission promettent d’être exceptionnelles ! "
  • " Nous avons déjà survolé Jupiter à plusieurs reprises avec les sondes Pioneer, Voyager et surtout Galileo. Mais nous ne l’avons observée qu’en surface. Pour la première fois, nous allons regarder ce qui se passe dans ses profondeurs grâce à la dizaine d’instruments scientifiques embarqués par Juno "

Carnet de bord :

  • Juno se positionnera sur une orbite polaire autour de la planète gazeuse
  • Elle effectuera 37 révolutions pendant une vingtaine de mois.
  • L'orbite polaire doit permettre de couvrir toute la surface pour élaborer une carte fidèle de ses champs gravitationnel et magnétique.
  • Elle doit survoler les couches nuageuses externes à une distance d’à peine 5000 kilomètres.
  • En février 2018, la sonde s'évanouira dans l’atmosphère de Jupiter pour "expirer" afin d'éviter toute contamination des satellites de la planète, en particulier Europe.

Satellites galiléens

Source : NASA/JPL

Les quatre satellites galiléens par ordre de taille : Ganymède, Callisto, Io and Europe.

 

La mission est surtout d'étudier l’atmosphère, la composition, les températures, les mouvements internes, le contenu en eau.

Ce qui apportera des réponses à :

  • La reconstitution de la structure interne, grâce à l’analyse du champ magnétique et du champ gravitationnel de l'astre.
  • À la structure de la magnétosphère jovienne.
  • À la manifestation des aurores polaires.

Nous sommes, à n'en pas douter, impatients de connaître et de voir les premiers résultats.

Aig

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PLANCK apporte sa version et dément

PLANCK n'a donc pas confirmé l'annonce faite en mars 2014 par la collaboration BICEP 2, de l’observation d’ondes gravitationnelles provenant du big bang (autrement dit de la trace laissée sur le ciel par l’Univers au moment de sa naissance ).

Les images des observations du satellite européen Planck se multiplient ! Le satellite Planck livre sa vision de l’après Big bang et dévoile un constat colorié de l’Univers primordial mais aussi celui de la Voie Lactée, notre galaxie. Parmi les nouveautés théoriques, La principale, et nouvelle théorie, est un changement substantiel de la chronologie des évènements cosmiques qui ont suivi le Big bang.

Polarisation du rayonnement cosmologique fossile (crédit : ESA and the Planck Collaboration )

Image de la polarisation du rayonnement cosmologique fossile sur la totalité du ciel (source : ESA and the Planck Collaboration )

Ces ondulations suggèrent l’orientation de la lumière, ou “polarisation”, et renseignent sur les évènements ayant suivi cette libération et ne représentent pas, comme on pourrait le croire, les différences de température de la lumière que l’Univers a libérée environ 380 000 ans après sa naissance, et qui sont, elles, matérialisées par les couleurs. Les photons, pendant leur déplacement dans cet univers en pleine expansion, ont rencontré des atomes de matière agissant comme des filtres polarisateurs. Ils montrent ainsi comment la matière s’est organisée dans les premières centaines de millions d’années après le Big bang

Planck nous livre une beauté enchanteresse du Cosmos et de la cosmologie. L'image de la carte de l’Univers global est sublime : une forme ovoïdale bariolée des couleurs bleu, jaune, turquoise, orange et rouge qui représentent les températures différentes des rayonnements émanant de l’époque du Big bang voici 13,77 milliards d’années (Rayonnement cosmologique diffus ou Rayonnement fossile ou encore CMB).

Zoom sur une région de l'espace montrant la polarisation des la lumière du Big bang (Credits: ESA and the Planck Collaboration)

Zoom sur une région de l’espace montrant la polarisation de la lumière à peine 380 000 ans après le Big bang (Source : ESA and the Planck Collaboration)

Source : Sciences et vies, Sciences Astrophysiques

Cette "chevelure" chuchote aux astronomes un secret (via un calcul de densité de la matière présente) : les premières étoiles sont apparues quelque 550 millions d’années après le Big bang, soit 100 millions d’années après ce qu’on estimait jusqu’ici (450 millions d’années). Ce seul résultat résout une énigme qui hantait les spécialistes :

  • La polarisation des photons est liée à un phénomène nommé “réionisation” : alors que l’Univers était encore tout jeune, et les premières étoiles et galaxies encore en formation, des atomes déjà constitués et formant une sorte de brouillard cosmique (période dite d’Age sombre) ont à nouveau été divisés en leurs constituants élémentaires (électrons, protons, neutrons). Et ce, grâce aux rayonnement très forts émis par les premières étoiles et galaxies alors en formation. Le problème était que la réionisation, si elle avait démarré seulement 450 millions d’années après le Big bang, n’aurait pas pu être expliquée par le seul rayonnement des étoiles et galaxies.
  • Car ces jeunes étoiles et galaxies n’étaient alors pas assez nombreuses, au regard de la forte densité d’atomes libres dans l’Univers, bloquant la diffusion de la lumière ionisante (Age sombre). C’est du moins ce qu’affirmaient les observations des galaxies les plus anciennes effectuées par le télescope Hubble. En déplaçant de 100 millions d’années ce phénomène, la densité de matière diffuse étant plus basse (à cause notamment de l’expansion et de l’agglomération de matière en îlots), la lumière émise par les étoiles et galaxies en formation suffit à expliquer en grande partie le processus de réionisation. Exit, donc, la question d’une autre source d’énergie – exotique – qui aurait contribué majoritairement à la réionisation.

Zoom sur la Voie Lactée et son champs magnétique (ESA

Zoom sur la Voie Lactée et son champ magnétique (ESA/collaboration Planck)

Mais Planck a fourni d’autres images fortes, la Voie lactée, notre galaxie, qui permettent de connaitre en détail son environnement magnétique, plus précisément la structure même de son champ magnétique (ainsi que le montrent les images suivantes) :

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Images de la polarisation de la poussière interstellaire de notre Galaxie. Les couleurs indiquent l’intensité de l’émission (Crédits : ESA/collaboration Planck/M.-A. Miville-Deschênes/CNRS)

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